■"'.l^i î'-'A*.'.'- i Digitized by the Internet Archive in 2011 witii funding from University of Toronto littp://www.arcli ive.org/details/dictionnairedesp03zl PUBLICHTIONS DE LK FACULTÉ DES LETTRES DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG LÉON ZÉLIQZON Professeur honoraire au Lycée de Metz Fascicule Î2 DICTIONNAIRE DES PATOIS ROMANS DE LA MOSELLE TROISIÈME PARTIE N - Z EN DÉPÔT: LIBRAIRIE ISTRA, Maison d'Édition Strasbourg, 16, rue des Juifs — Paris, 57, rue de Richelieu GREAT BRITAIN, BRITISH EMPIRE, UNITED STATES Oxford Univbbsitt Phess Amen Corner, London E. C 4 1924 Prix LE DICTIONNAIRE DES PATOIS ROMANS DE LA MOSELLE est publié avec le concours de l'Université de Nancy et de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Metz. Il bénéficie d'une subvention du Conseil Général de la Moselle et de la Fondation Cunitz. OUVRHGES SOUS PRESSE. P. MONTET, La vie privée des Égyptiens sous l'Rncicn Empire. G. COHEN, Le Livre de scène du Mystère de la Passion, jouée à Mons en 150L M. LANGE, Étude critique sur le comte de Gobineau. E. PONS, Le thème et le sentiment de la nature dans la poésie Anglo-Saxonne. E. PONS, La jeunesse de Swiît. E. HOEPFFNER cl P. ALFARIC, La Chanson de sainte Foy, poème en langue d'oc du XI' siècle, études critiques, texte, traduction, notes et fac-similé. SUITE DES PUBLICATIONS DE LA FACULTE DES LETTRES DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG (voir le début au dos du volume) Fasc. hors série. BIBLIOGRAPHIE ALSACIENNE, Revue critique des Publications concernant l'Hlsace, I, 1918—1921, un vol. XH, 302 pages ... 20 fr. BULLETIN DE LA FACULTÉ DES LETPRES DE STRAS- BOURG, paraissant le premier de chaque mois pendant 1 année scolaire: n™ 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 (Novembre l',)22— Mai 1923), chaque numéro 1 fr. 50. Abonnement annuel 10 fr. Cliché PRILOT. Mfl7,. Paysan lorrain DICTIONNAIRE DES PATOIS ROMANS DE LA MOSELLE DU MEME AUTEUR: Lothringische Miindarten (Supplément I à l'Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1889). Ans der Wallonie (Supplément à l'Annuaire du Lycée de Metz. 1893). Die Mundart von Malmédy (Zeilschrift fi'ir ronxanische Phi- lologie, t. XVII, 1893, p. 419 et suivantes). Glossar iiber die Mundart non Malmédy (Zeilschrift fi'ir ro- manische Philologie, t. XVllI, 1894, p. 247 et suivantes). Mundartliches ans Malmédy (Beitrâge zur romanischen Philo- logie, Festgahe fur Gustai> Grôber, Halle 1899). Patoislieder ans Lothringen (Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, XIII, 1901, p. 124 et suivantes). Textes patois recueillis en Lorraine, en collaboration avec M. G. Thiriot (Supplément IV à l'Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1912). Zur lothringischen Volkskunde (Annuaire de la Société d'His- toire et d'Archéologie lorraine, XXV, 1913, p. ()7 et suivantes). La Famille ridicule, comédie messine en vers patois du début du XVIIP siècle, nouvelle édition (Supplément V à l'Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1910). Cet ouvrage est sorti des presses de /IMPRIMERIE X. FUCHS, A. MOSB.\CH, suce, à SAVERNE, le P^mars 192i. Il a été tiré à 1500 exemplaires. Droits (!« traduciion et de reprodoctioi rèseriéi pour tODi lei pajs. PUBLICHJIONS DE LR FACULTÉ DES LETTRjES DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG Fascicule 12 LÉON ZELIQZON Professeur honoraire au Lycée de Metz DICTIONNAIRE DES PATOIS ROMANS DE LA MOSELLE TROISIÈME PARTIE N-Z EN DEPOT: LIBRAIRIE ISTRA, Maison d'Édition Strasbourg, 15, rue des Juifs — Paris, 57, rue de Richelieu GREAT BRITAIN, BRITISH EMPIRE, UNITED STATES Oxford Univbrsity Press Amen Corner, London E. C 4 1924 Ouvrage publié avec le concour.'^ de l'Université de Nancy, de la Sociélé d'Histoire et d'Archéologie de Metz. avec une subvention du Conseil général de la Moselle et de la Fondation Cunitz. 30 NAB - 466 - NflC N Nabièssc \nabges M, N, nobyes I, r\, s. f. — Noblesse. Nacc \nas M, N, nos I, P, F, S, Y\, s. m. et f. — Noce. I bé -, / groûs ~ : eiine bêle - , eune groûsse - , une belle n., une n. riche. Ç'at le - Champagne, lo chin èl le kègne, c'est la noce Champagne (?), le chien et la chienne. Se dit d'une noce où il n'y a pas d'invités. Lés fous font lé ~ et lés séjes le minjenl, les fous font la n. et les sages la mangent. — I.a noce dure d'habitude deux jours. La veille, pendant que le liancé ap- porte une paire de beaux souliers à sa future, les garçons d'honneur font retentir l'air de coups de fusil et de boites; ils recommencent le lende- main de bonne heure. .\près le ma- riage religieux, la mère de la mariée, ou à son défaut une proche parente, attend la mariée sur le seuil de la maison où se fait la noce et lui re- met, selon sa fortune, une pièce d'or ou d'argent. C'est ce qui s'appelle rcitcclieu (racheter) la mariée. A la lin du repas, les filles et les garçons d'honneur, un verre de vin à la main, viennent inviter la mariée à la pre- niicre danse en faisant un compli- ment de circonstance. Nous en don- nons un spécimen recueilli à C.orny: Mèdèmc et inonsieu lés mèrics, pèranls et èmins dés dous cotiès, mo keûr reus bègc lo bminjo. Ç'ot èineu le permission de lortos lés Jans que m' voce dcvas lo monsieu èl mèdème le mèriâye. I-n-tj è dous. treûs s'minnes, j'â élu dans vole me èl j'â v'hi kiè ène fieûr, mâs j'â vu qu' le fieûr n'oterit m' pas tolè. J'â élu veûr èiiou ç' qu'èle oleût et j'â èprins qu'èle oteût è vote tauije èl è vole hone èl chère compègneye. Et vos, mèdème lé mèriâye, que j'â l'oneûr de bwere è vote santèye, je v'nans vos prèyè po l'oneûr de citèle tauyâye. Je v' remèrcians po lés hâ- cèles et lés guèhhons. Por vos, lés monsieus et lés dèmes, lé bâle ot por vos èl vote piâhi. Un invité répond: V l'èreûz, v'rèreûz, mâs é condicion qu' v' oleûz chanté ène piote chanson. Madame et monsieur les maries, pa- rents et amis des deux côtés, mon cœur vous donne le bonjour. C'est avec la permission de toutes les gens que me voici devant monsieur et madame la mariée. Il y a deux, trois semaines, j'ai été dans votre jardin et j'y ai voulu cueillir une fleur, mais j'ai vu que la llcur n'était plus là. J'ai clé voir où (ce qu") elle était et j'ai appris qu'elle était à votre table et à (en) votre bonne et chère compagnie. Et vous, madame la mariée, que j'ai l'honneur de boire à votre santé, nous venons vous prier (inviter) pour l'honneur de celte labiée. Nous vous remercions pour (au nom des) les filles et les garçons. Pour vous, les messieurs et les dames, le bal est pour vous et votre plaisir. I Vous l'aurez, vous l'aurez, mais à NHC — 467 - NAN condition que vous allez chanter une petite chanson. Nâcedant [nâsdà M], s. m. — Nom d'une pomme très acre. Voir Acc- dant. Nachance, voir Nahhance. Nachèlc, voir Nahhèle. Nàcheu [nâsœ . . gén.], v. tr. — Mâchonner; manger en mordillant; manger par gourmandise; être friand. Nachon [nasô S], s. m. — Nain. Nâchon [nâsô . . gén. (nasow F)], s. m. — 1" Qui est difficile pour le manger; friand. 2° Enfant chétif, délicat. Nâchon, voir Nâkion. Nachow, voir Nâchon. Nâci [nàsi . . S, V], v. tr. — Agacer. Voir Acieu. Nacieu [nasgœ N, N, nosyç . . I, P, F, S, V], V. intr. — Nocer, faire bombance. Nâcion [nàsyô . . gén.], s. f. — Race; engeance; famille. Ç'at eune peute " qu' lés payes, c'est une vilaine engeance que les poules. Nahhance [nâxàs . . M, N], s. {. — 1° Naissance. 11 est encore souvent d'usage d'entendre, pendant un ac- couchement, l'invocation suivante. Bwin Sint-André, fèyeûz qu'i soûrte auss' vite qu'i n-è rantré, bon S'-An- dré, faites qu'il sorte aussi vite qu'il est entré. 2* au pi. Parties génitales des juments et des vaches. Nahhèle [nàxel M, N], s. f. — Nacelle. Nàhi [nâyi V], v. tr. — Noircir. Voir Neûhieu. Nahion [nâyyô N], s. m. — Noyau. Voir Nawion. Nàjâye [najay . . M, I, P, N], s. f. — Plongée, brasse de nage. Nâje [lias . . S, F], s. f. — Neige. Voir Nave. Nâjè [nâje . . S], v. intr. — Neiger. Voir Navcr. Nâjeu [nàjœ . . M, I, P, N, naji F, S, nojye, -yœ V], v. intr. — Nager. Najous [naju S], adj. — Neigeux. Voir Navous. Naju [naja M, N], s. m. — Terrain sans pente. Nâkiâd [nâkyà . . M,I, P, JV, nâkyoïo F], s. m. — Personne qui mange en mordillant; qui mange peu; qui est difficile pour la nourriture. Nâkieu [nàkyœ . . M, I, P, F, N], V. intr. — 1" Mordiller; manger du bout des dents ; faire le difficile. 2» Ronger. Nâkion [nâkyô N, nàsô . . S, V], s. m. — 1» Trognon de fruit. J'è fèt d' minjier mo k'mot, f n'è pis qu' lo nâchon, j'ai fait de manger ma pomme, je n'ai plus que le trognon. 2» Bébé; mioche, jeune enfant chétif. Nâkiow, voir Nâkiâd. Nakré [nakrë' M, nçkrë' . . I, P, F, S, V], s. m. — 1" Saillie des articu- lations phalangiennes des doigts. 2° Excroissance d'une plante. Nalicu [nâlyœ . . M, I, P, N], v. tr. — Arracher la nielle des blés. Name [nâm M, N, nam-nçm I, P, nqm F, nçm-nqmç S, nam-nem-neme- nomi V], loc. adv. — N'est-ce pas? On dit Name, Nome, quand on tutoie qqn., Nemcu M, N, Nèmè, Nomi S, V, quand on dit vous à qqn. Voir Meu. Nânasse [nSnas S], s. f. — Appareil en fer armé d'un crochet à trois branches. Voir Lânâhhe. Nanètc, Naniche, Nanon [nânet- nânis- nânô . . gén.], n. pr. — Anne. Voir Niniche, Nichon. Nanfé [nàfê- M, I, P, N], s. m. — 1» Enfer. Po tortos lés diâles don -, I n'an dèmoûdrè m', pour tous les diables de l'e., il n'en démordra pas. 2" Carabe noir. N/\N — 468 NHT Nanhulc [nfiyiï/ M, I, P, X], s. f- — Femme mal mise. Nâni [nâni M, N, S, nâni-nàni V], adv. — Nenni. Voir Ninntn. Nanichc [nanis F], s. f. — Sotte. Naniche, Nanon, voir Nanète. Nanni, voir Ninnîn. Nanon-granjambe |n(ïnô gràjàp . . M, I, P\, s. m. — Sorte de croque- niitainc qui sert à efTraycr les enfants. Nante |/ià/ M, I, P, X], adj. - Fa- tigué; épuisé; haletant; rendu. Nantèyc [nâtrij M, I, P (iiotei/ Rom- bas), nàHy F, nàlêij-nàlhj S, nêtêtj Y], s. f. — 1" Lentille. 2« Tache de rous- seur. Voir Gru. 3" Germe de l'œuf. •1" Balancier de l'horloge. Nantèyeu [nàteyœ . . M, I, P, A'|, adj. — Marqué de taches de rous- seur. Nâpiâd [luipyà . . S], s. m. — Per- sonne qui est diflicile sur la nourri- turc. Voir Nâchon. Napiat [luipya M, \, napyo S\, adj. — Rabougri. Nâpicu [luipyœ . . M, S\, v. intr. — Grignoter; manger sans appétit; faire le diflicile. Nâpion {nàpyô . . M, I, P, X\, s. m. — Enfant au berceau. Napiot, voir Napiat. Naqui \nûki . . M, I, P], v. intr. — Naître. J' nnqyins à le mimme oïlre, nous sonnncs nés à la inèiue heure. On dit ordinairement: V'nîn au monde. Nâr \nâr V\, adj. — Noir. Voir Neûr. Nâreus [nârœ lang. prop. mess.], adj. — Difficile sur la nourriture. Voir Nèrous. Nârion [nâryô V\, s. m. — Petit nuage noir. Voir Neiârion. Narote \nârot V], s. f. — Noiraude. Voir Neûrate. Nârous [nâru . . M, S, S, nâra . . /, P, F], adj. — DifTicile surla nour- riture. Voir Nèrous. Nas [na M, N, nç I, F, nçiu P, nô LandrofT, no S, no V\, adj. poss. — Nos. Nasâd [nazâ F\, adj. — Nasillard. Nâsau [nàzô LandrolTl, s. m. — Morve. Nâsier {nâzye . . Y, S], v. intr. — Parler du nez. Voir Nèsieu. Nat [na M, N, no I, P\, s. m. — Notre; un membre de la famille: le père, le mari, le fils aine de la maison, etc. Lo poûre ~ , le poûre nate, le pauvre garçon, la pauvre fille. Nat' [nat M], adj. — Net; rasé; nettoyé, sans souillure. Natâre [nalcir M, N, notâr I, P], s. m. — Notaire. On-n-é fat v'nîn V -, on a été quérir le n. (auprès d'un mourant). Natchi, voir Natieu. Nate [nat M, N, not I, F, S, nol Y, now P], adj. et pron. poss. — Notre ; nôtre. Nate [nat M, N, not I, P, F, S. V), s. f. — Plain-chant, musique. Nater [natê^ . . M, \, note . . I, P], V. tr. — Annoter. Nateuyemant [natrrymà M, no- Içymà I], s. m. — .\ction de net- loyer. Natiéje [nalycs M, \\ S, nolyês . . /, P, F[, s. m. — Nettoyage. Natieu [natyce . . M, N, S, notyç . . I, P, Y, ncelyi-nolyi F[, v. tr. — Nettoyer; peler; éplucher, ébousiner; monder. Natieu [natyu M, N, S, notyn . . I, P, F], s. m. — Ouvrier (|ui net- toie, cureur. Natiûre [nalyùr . . M, N, S, notyûr I, P, F], s. f. — Épluchures; mau- vaises herbes. NftU — 46^ - NAW Naumeune [nômœn M, nômen I, P], s. m. — Ignorant; novice; niais. 'L oleût ~ dans F mèriéje, elle igno- rait ce qu'était le mariage. Voir flumeune. Nause, Nausé [iiôs-nôzëi M, I, P, F, N], s. f. — Morve ; matière visqueuse et mucilagineuse. 'L afatit le è lojos le ~, cet enfant a toujours la mouchure. Nave [naf M, iiof I, nof-nôs P, nos F, naf-nôs N, nûs-nâos-nôs S, nâs V], s. f. — Neige. / gouré d' ~ , une pelote de n. ; - de coucou, dernière neige au début du printemps. - de fèvriyeu vaut donfom'reû, n. de février vaut du fumier. Naver [navê' M, nove . . I, P, nêji -nôji F, navce-nainjœ N, nâoje'-nâji- nâoji-nôji-nâove' S, nojye,-gœ V], v. intr. — Neiger. 'L è navé sus nas télés, Hio poûre uieus', il a neigé sur nos tètes, mon pauvre vieux (nos cheveux ont blanchi). S'i nave an mars, maleûr es fruts, s'il neige en mars, malheur aux fruits. Navicu, voir Naver. Navious, voir Navous. Navous [navu-naju M, nçvu-nçju . . I, P, navyu N, naju S], adj. — Neigeux. Nawat [nawa M], s. m. — Nom de l'index. Voir Deûy. Nawate [nawat-nowat M, N, nowçt I, P], s. f. — Petite noue (petit pré). Nâwe [nâiv-now M, N, now I, P], s. f. — Noue, pli de terrain où des- cendent les eaux des terres environ- nantes; ancien lit d'un cours d'eau, sol gras et humide cultivé en prairie pour servir de pâturage. Nawé [nawê'-nçwê'.. M, I, P, N, nçwf . . I, P, F, nawe-nwç . . S,nuwç V], s. m. — Noël. - et le Sint Jan pèr- téjent l'ènâye: treûs mwès d'vas, treûhh èprès, N. et la Saint-Jean partagent l'année ; trois mois devers (devant). trois mois après. Quand-i fût kiér lo Jo d' ~ , i f'rè kiér dans le grinje, quand il fait clair le jour de N., il fera clair dans la grange (la récolle sera mauvaise). Si le nutâye de ~ al kiére, n-g ère wâ d' Jèvés sus le tére, si la nuit de N. est claire, il n'j' aura guère de javelles sur la terre. Tiêr nomvè, lier jèvè, clair N., claire javelle. E ~ , au lâron, è Pâques, sus lés compons, à N., sur le pas de la porte, à Pâques, sur les tisons (s'il fait doux à N., il fera froid à Pâques). Valili -, blanches Pâques, vert N., blanches Pâques. È ~ , si on wèt dés bowlotes, È Pâques dé freûd on grulote. A N., si on voit des moucherons, à Pâques, on grelotte P. Si on s'preumwfne au s'io è ~,è Pâques, bèn' on s'chaufrc, si on se promène au soleil à N.. à Pâques, bien on se chaulfera P. È ~ , lo saut d'i vé, aus reûs, d'i-n-oûre, aus chandeCdcs, de dous\ à N., le saut d'un veau, aux Rois, d'une heure, à la Chan- deleur, de deux (croissance des journées). — Quand-on-n-é di jâué èprès lés âbres dons lés-ovants d' ~ , col qu'-n-èré dés frits l'ènege d'èprès, quand il y a du givre après les arbres pendant les Avents de N., c'est qu'il y aura des fruits l'année suivante V. Nawéje [nawëS-nçwës M, N, nçwës . . I, P, F], s. m. — Nouage; aboutage. Nawèl [nawçl-nowel M, nowel I, P\, s. m. — 1" Noël, cantique qui se chante à Noël; il n'en existe plus dans toute notre contrée. M. le D"" de Westphalen a encore réussi à en trouver plusieurs, dont le suivant, très intéressant à tous égards, qu'il a recueilli, il y a un bon nombre d'années, à Vezon, de la bouche d'une bonne vieille de quatre-vingt- dix ans: NAW 3 Mo4'l. s- "'• — Noisetier. Voir Nuhati. Néhh, Néhi, voir NeQhh, Neûhi. Néhote \nc-{ol V|, s. f. — Noisette. Voir Nuhate. Néhoté \nefOle V|, s. m. — Noi- setier. Voir Nuhati. Néjes |;i<\'i J/|, s. f. pi. — Fesses. Néji [nèji F\, v. intr. — Neiger. Voir Naver. MËM 473 NEU Nème, Nèmè [nem-nçmç S, neme V], loc. adv. — N'est-ce pas? Voir Name. Nènè, Nènîn [neiiT . . M, I. P, N, nenq S], s. m. — Tétin. Nènote [nfnpŒoyeuvre-grande], s. f. — Epingle. Voir Nonnate. Nèpe [nfp gén.], s. f. — Nappe. 'L è fat corne Chan le Sèvète, 'l è minjeu Jusqu' è le -, il a fait comme Jean la Savate, il a mangé jusqu'à la n. (il a tout mangé). T'nèz bon le ~, tenez bon la n. (paroles que prononce la mère en jetant sur la table les pommes de terre cuites à l'eau, pour qu'elles ne tombent pas à terre) V. Népc {nêp M, I, P, N, nëf-nêp F, nêf S), s. f. — 1» Nène. On dit ordi- nairement Cul de chîn. 2" Parfois le fruit de l'églantier. Nèpéje [nçpës S], s. m. — Linge de table. Voir Mèpéje. Népi [nêpi M, I, P, N, nêfi F, S\, s. m. — Néflier. Nèrèle [nçj-çZ M, I, P, N], s. f. - Narine. Nèrène, voir Nèreune. Nèrcune [nqrœn M, N, neren I, P\, s. f. — Narine. Nér [nêr gén. (nerf V)], s. m. — Nerf (muscle). Sa fâre hècheii V ~ , se faire tirer le n. (l'oreille). Nèrîyc [n^ny M\, s. f. — Narine. Nèrous [nfru . . M, I, P, N, nârçiv F, nâru S], adj. — Difficile sur la nourriture; délicat sur la propreté des aliments. Et pus wète et pus ~ , et (d'autant) plus sale et (d'autant) plus difficile. A Metz, dans le lan- gage populaire, on dit Nâreûs. Nèrvous [nqrvu . . M, 7, P, A'], adj. — Nerveux. Nés [ne M, I, P, N], forme con- tractée pour ne les. J' nés vieus m', je ne les veux pas. Nèsau [nçzô M, I, P, N], s. m. ~ Morve. Voir Nause. Nèsiâd [nezyà . . M, I, P, N], s. m. — Nasilleur; bavard inintel- ligible. Nèsieu [nçzyœ . . M, I, P, N, nâzyi . . S, V], v. intr.' — 1» Nasiller. 2» Tra- vailler mollement. Nèsse [nçs gén.], s. f. — Nasse. 'L at prîns corne i p'hhon dans le ~ , il est pris comme un poisson dans la n. (il est dans une mau- vaise affaire). Nèsu [nezti M, I], adj. — Mor- veux. Net [ne V], s. f. — Nuit. Voir Nut. Nèteure, voir Nètiîre. Nétîc [netî V], s. f. — Nuitée. Voir Nutâye. Netot [n(e)lo M, I, P, N, neio S, V], adv. — Pour sûr. N'y vâr me au mwins. — J' n'y v'râ m' ~, n'y va pas au moins. — Je n'irai sûre- ment pas. Nètûre [nçtiir M, I, P, S, netœr- nçtùr N], s. f. — 1" Nature; espèce. R'hîn d'vahh ~ , raisin d'espèce verte. 2» Nudité. Cwèche H se ~ , cache lui sa n. Bue. Neûch, voir Neûhh. Neuhate [nœ-^alS\, s. f. — Noisette. Voir Nuhate. Neûhh [nôêx-nûx S, nêx-nœx V], s. m. — Noix. Voir Hhalat. Neuhhe [nœx N], s. f. — Rondelle qui s'applique à la bobine d'un rouet à filer. Neflhi [ncêfi S], s. m. — Noyer. Voir Nawi. Ncûhi [nôêfi S, nëyi-ncë-fi V], s. m. — Enfant malingre, chétif. Que paure ~ afant, quel pauvre enfant malingre 1 Neûhicu [nœ-^ycp . . M, I, P, N, ncérsi F, nô-^i S, n5-(i V], v. tr. — Noicir. Neûhion [nœyyô N], s. m. — Ou- vrier barbouillé, noir comme un charbonnier. - 474 NEU Neujate, Neujètc \nœjal S, nœjçt F], s. f. _ Noiselle. Voir Nuhate. Ncûji \iiœji S\, s. m. — Noyer. Voir Nawi. Ncûjicu, voir Ncûhicu. Neûle |/i), V. tr. — Noircir. Voir Ncûhicu. NOI 477 Noion [nçyô V], s. m. — Noyau. Voir Nawion. Nôje [nos I, P, N, S], s. f. — Neige. Voir Nave. Noji [nçji F], s. m. — Noyer. Voir Nawi. Nôji, Nojier [nôji F, S, nojije V], V. intr. — Neiger. Voir Naver. Nôji, voir Nôtii. NojiGr [nojye Y], v. intr. — Nager. Voir Nâjeu. Nojous [nojii . . I, P], adj. — Nei- geux. Voir Navous. Nokâye (an) [nokaij P], loc. adv. — Se dit d'une éclielle qui est appuyée contre un arbre, un mur, etc. Nokré \nokrêi . . I, P, F, V], s. m. — Phalange du doigt. Voir Nakré. Nom [nô gén.], s. m. — 1° Nom. — fté, n. jeté (sobriquet). 2° So- briquet, sottise. I m' è dit dés ~ , il'm'a dit des sottises. Nombrcr [nôbrê' . . M, I, P, N], v. tr. — Énumérer. Nome, Nomi [nom P, nomi V], interj. — N'est-ce pas? Voir Name. Non [nô M, I, P, N], forme con- tractée pour ne le. J' ~ viens m', je ne le veux pas. Nouante [nonàt gén.], adj. num. — Quatre-vingt-dix. Nonantieume \nonâttjœm . . M, I, P, F, N, nonàtim S, nonâtyem, -ijœm V], adj. num. ord. — Quatre-vingt- dixième. Nonate, voir Nonnate. Nônau [nônô M, I, P, F, N], s. m. — Homme irrésolu, sans fermeté, sans éducation. Nonerèye [nonrêy M, I, P, N], s. f. — Couvent de femmes. Nonfât [nôfâ . . M, I, P, N], adv. — Point du tout. Voir Siîât. Nonfcrâ [nôfrâ M, N], adv. — Nenni, je ne le ferai pas. Ce mot NOR et le précédent s'emploient étymo- logiquement. Nongote (au, è) [nôgot M, 1, P, N, S], loc. adv. — Sans voir clair, dans l'obscurité, vers la brune. / wèyeùt kiër' au ~ corne de jo, il voyait clair à la brune comme le jour. — Été an -, être dans un endroit non éclairé S. Nonnate [nônat M, nônot I, nenot Moyeuvre- Grande, nunej-nunot F, nônat N, nonat S, nônot V], s. f. — Épingle. Les épingles étaient autre- fois le souvenir que la jeune fiancée offrait à ses compagnes dans la chapelle de la Vierge, le dimanche précédant le mariage. Il est passé en proverbe que la jeune fille qui met l'épingle à la couronne de la mariée sera elle-mêne mariée dans l'année. Les fabricants d'épingles se disaient à Metz nonnetiers. Nonne [non M, I, N[, s. f. — 1» L'heure de midi. 2» Repas de midi. Nonnctieu [nôntyœ M, N], s. m. — Épinglier. Nonnote, voir Nonnate. Nonon [nonô M, I, P], s. f. — Nonne, religieuse. Nonon(ke) [nonô(k) gén.], s. m. — Oncle (terme familier). Nonôre [nonôr M, I, P, N, S], n. pr. — Éléonore. Nônote, voir Nonnate. Nonrer [nôrëi . . M, I], v. intr. — Dire non, refuser. Nons [nô Landroff ], adj. et pron. pers. — Nos. Voir Nas. Nôr [nôr S[, adj. — Noir. Voir NcQr. Nôrâd [nôrâ . . S], adj. —Noirâtre. Voir Neûrâd. Nôrate [nôrat S], s. f. — Noiraude. Voir Ncuratc. Nôrion [nôryô S], s. m. — Personne barbouillée. Veir Neîiron. - 478 — NOS NOW Nos [nç gén.], pron. pers. accentué. — Nous. Por ~, pour n. Nos [no I, F, S, now P, no V], pron. poss. et adj. — Nos. Voir Nas. Nôsè [nôzç-nôzi S, nozi V], \. tr. — Oser. J' n' è nOzi, je n'ai osé. Voir Oûser. Not \no I, P\, s. m. — Ne s'em- ploie que dans l'expression : lo poûre ~ , le pauvre garçon, etc. Voir Nat. Notâre [nplâr I, P\, s. m. — No- taire. Voir Natâre. Note [not I, P, F, S, Y], pron. poss. et adj. — Notre; nôtre. Voir Natc. Note [not [, P, S, V], s. f. - Plain- chant. Voir Nate. Notcrïe [nolrî Y], s. f. — Loterie. Voir Laterèye. Notèyemant [noieijmà I, P], s. m. — Action de nettoyer. Voir Na- teuyemant. Notèye [notey Bombas], s. f. — Lentille. Voir Nantèye. Notiè |/io^//ç . . /, /', /•■- Y\, V. tr. — Nettoyer. Voir Natieu. Notiéje [notyês . . I, P, F], s. m. — Nettoyage. Voir Natiéjc Notiou l/i()///ii ■ ■ I, P, F\, s. m. — Ouvrier qui nettoie. VoirNatiou. Notiûre [notiiûr I, P], s. f. — Kplu- churcs, etc. Voir Natiiire. Noud, Nouke [nu . . gén. (nii-mik X)], s. m. - 1" Nœud, floc de ruban. 2" Nceud de la gorge, pomme d'.Xdam. 3" Bourgeon do la vigne. An tèijcnl le vègne au dousieume ~, on taille la vigne au deuxième bourgeon. Nounète, Nounote \nunçt-minpt F], s_ f. _ l-;piiij;lc. Voir Nonnatc. Nouricyin [mirisyè M, I, miri.si/i S], adj. — Nourricier. Lo pcrc -, le père n. Nourtin [mirtc M, N], n. pr. — Northen, vill. de l'arr. de Boulay. Nouvale, voir Novèlc. Nouvé, voir Nové. Nouvelote, voir Novclate. Nouwâye ln(u)u>âij . . M, iV, S, n(u)wây I, P, nuwcy V), s. f. — Nuée, orage, ondée, averse; parfois ou- ragan. Nouwè [n{u)wq S, V], s. m. - Noël. Voir Nawé. Nouwé [nnwe Y], s. m. — Noyer. Voir Nawi. Nouwè [niiwe Y], v. tr. — Nouer. Voir Nawer. Noûyon [nûyô F], s. m. — Noyau d'un fruit. Voir Nawion. Novc [nof I, P], s. f. - Neige. Voir Navc. Novè [none . . I, P], v- intr. — Neiger. Voir Navcr. Nové [novêi . . M, I, P, A', S, mwê F, novye Y\, adj. — Nouveau; neuf. / - èbit, un habit neuf. Tôt ~, tôt hé, tout n., tout beau. Novelate [novlal M, N, mwlot I, P, mwlot F, nœvlat S, nevlçt V], s. f. — 1" Agnelle. Nas bèrbis n'ont fût qu' dès ~ l'ènâye le, nos brebis n'ont fait que des a. cette année. 2» Personne cliétive, malingre V. Novèle [npvel . . gén. (nuvat F)], s.J. — Nouvelle. Je n' panrâs m' mile francs d'owor zwoyi dés hones noi'éles inlè, je ne prendrais pas mille francs d'avoir entendu (pour ne pas avoir entendu) de bonnes n. comme cela V. Noviâd [npryâ Y], s. m. —Vrille, tarière. Voir Oviâd. Noviè, voir Nové. Novous [npini . . /, P\, adj. — Neigeux. Voir Navous. Nowd [nnw P, F\, s. m. — Nœud. Voir Noud. Nowale [npwat M, N, nowçt I, P], s f _ Petite noue. Voir Nawatc. Nowc l'ioïc .W, /. F, iV], s. f. — Noue. Voir Nâwe. Nowé |/ioioê' . . M, I. P, P. A'I. s. m. — Noël. Voir Nawé. 479 - NOW NUR Nowéje [nçwës . . M, I, P, F, N], s. m. — Aboutage. Voir Nawéje. Nowèl [nçiuel M, I, P], s. m. — Noël. Voir Nawèl. Nower [nçwë' . . M, I, P, F, N], V. tr. — Nouer. Voir Nawer. Nowi [nçwi M, I, P, N], s. m. — Noyer. Voir Nawi. Nowiau, Nowion [nowyô M, I, P, nçwijô-nûyô F], s. m. — Noyau. Voir Nawion. Nowious Inowiju . . M, I, P, N], adj. — Ilabougri. Voir Nawious. Nowous [nçwii . . M, I, P], adj. — Noueux. Voir Nawious. Nowreii [nowrœ M, I, P\, n. pr. — Norroy. Voir Nawreiï. Nows \now P], pron. pers. adj. et pron. poss. — Nos, nôtres. NowSre [nowiir M, I, P, N], s. f. — État d'un enfant racliitique (nou- ure). Voir Nawûre. Nowyi [nowyi M\, n. pr. — Nouilly. Voir Nawyi. Noyé [nçye . . I, P, F, V], v. tr. — Noyer. Voir Nayeu. Noyéle [noyêl V], s. f. — Nielle. Noyemant [noymà I, P, F |, s. ni. — Action de se noyer. Voir Nayemant. Noyon [noyô V\, s. m. — Noyau. Voir Nawion. Noyon [nçyô V], s. m. — Morceau de bois trop lourd qui reste au fond de la rivière. Noyu \noyû I, P\, s. m. — Terrain marécageux. Voir Nayu. Nu \nû M, I, P, F, N, ni-nû S, ni V], adj. - Nu. Nû [nfl S], adj. — Neuf. Voir Nieu. Niich [nûs P], s. f. — Noix verte. Nuéje [niiycs . . gén.], s. m. — Nuage. Nîif [ml/ S], adj. num. — Neuf. Voir Nieut. Nuhate {nii'xat . . M, N, niiyot I, P, nœjet-niïjet F, nœjat-fnal-Jnat . . S, ne-{çtV], s. f. — Noisette. Vahhe ~, verte n. (coquerelle). Groûsse ~, grosse n. (aveline). Ènâye de ~, ènâye de fèhhates, année de n., année de maillots. Voir Larant. Lo bwin Dieu anvaye dés ~ aus çiis qu' n'ont pus d' dants, le bon Dieu envoie des n. à ceux qui n'ont plus de dents. (Souvent on a de grands revenus quand on est trop âgé pour en jouir). Voir Ènâye, Jan (sint). Nuhati [nûyati . . M, N, niiyoti I, P, nûjçli-nûjoti F, n(e)yate-jnati S, nehçte V], s. m. — Noisetier. Nûhh [nuxMJl s. f. —Petite bobine qui s'applique à la bobine d'un rouet. Niîhh [nù-i S], s. f. — Noix. Voir Neiîhh. Nujate, Nujati, Nujète, Nujèti, voir Nuhate, Nuhati. Nûji Inûji S], s. m. — Noyer. Voir Nawi. Nûre [nûr M, I, P, F, N], v. tr. — Nuire. / ;i' faut m' ~ è pèhhoûne, il ne faut n. à personne. Nûri \nuri M, I, P, N, nîri-nûri S, nycri-nyœri V], v. tr. — Nourrir. - eune vièye hèyeune, n. une vieille haine. I n'y è d' si piat m'ti que n' nârihèsse so mate, il n'y a de si petit métier qui ne nourrisse son maître. Nûr et s' fiène, ce crat an dreumanl, nourris et sème, cela croit en dormant (la bête qu'on nourrit et le champ qu'on sème croissent pendant le sommeil du laboureur). Ç' n'at m' le keje qu' nùr l'oOhion, ce n'est pas la cage qui nourrit l'oiseau. Nûrihant [nùriyà . . M, I, P, N], adj. — Nourrissant. Nûrïe [nâny S], s. f. — Élève, action d'élever des bestiaux. Fâre dés ~, élever des bestiaux. Nùrihéja [/iti/-(Yës . . M, I, P, N, nûrisas F], s. m. - Action de nour- rir et d'élever des bestiaux. NUR Nûrijant, Nûrijéje, Nurissaje, voir Nûrihant, Nûrihéjc. Nusant \nuzà M. I, P, X, nizà-nfizâ S,ni:ô V\, pron. ind. — 1» Personne. / n'y è ~ s' til, il n'y a p. à la maison. 2" Personne indolente, in- souciante. Ç'at i -, c'est une per- sonne indolente, qui n'est propre à rien. Nut |/iH M, I, N, nœ'-nû P, nœ-nû F, nœ . . S, ne V], s. f. — Nuit. Neûre -, noire n. Bone ~ v' don Du, bonne n. vous donne Dieu (bonne nuit). Lo Iroii d' le ~, le trou (la tombée) de la nuit. I-n-è le ~ , un à la n. (un soir). Lo pè ~, le par n. (pendant la nuit). E le -, 480 - NYI tortos lés raim sont gris, (à) la n., tous les matous (chats^ sont gris. Nutâye \niiltiij M, N, nûlây I, P, niitây-niituj F, nœtày-ncftêy S, nelî- nèll V\, s. f. — Nuitée; nuit. Lé - n'ai m' /' èniin d'pèhhoûne, la n. n'est l'amie de personne. Nutîe, voir Nutâye. Nuvénc [niivên S\, s. f. — Neu- vaine. Voir Nieuvinne. Nuvlme \nihnm S], adj. — Neu- vième. Voir Nieuvieume. Nwèsscvèle \nwesvel M, I, P, N], n. pr. — Noisseville, vill. de l'arr. de Metz. Nyinniatc \ncnal M], s. f. —Per- sonne nonchalante. Voir Niannian. 0?2;'^- LJiJ' OBL — 481 OHH o Obli [çbli gén.], s. m. — Oubli. Ôbliji [ôbliji . . F, S, V], v. tr. — Obliger. Voir Oûblijeu. Ôbrik [ôbrik S], n. pr. — Obreck, vill. de l'arr. de Château-Salins. Obrové [obrové V], s. m. — Abreu- voir. Voir ÈbreuYu. Obrové [çbrçvç V], v. tr. — Abreu- ver. Voir Èbreuver. Ôcâd lô"kâ N], s. m. — Jars. Voir Oîicâd. Ochcroye, voir Ohheroye. Ochés Içsê' M], s. m. pi. — Os de l'échiné (le riz accommodé avec les os de l'échiné est un plat fort estimé). Ocheû [osôè F], adv. — Hier. Voir Èhhcû. Ochli [çsli I, P], s. m. — Vase à vinaigre. Voir Ahhli. Ochon, voir Ohhon. Ochtrant, voir Ohhtrant. Ocoutè [okutq Y], V. tr. — Ecouter. Octôbc[pA-/ôpgén.],s. m. — Octobre. Lés trouwands roborous lèchent aus rets mêjè lo mèyou, Po roborè' au tams molot, i vaureût misas été fou. Les paresseux laboureurs laissent aux rats manger le meilleur, pour labourer au temps mou, il vaudrait mieux être fou. (Dicton du mois d'octobre) P. Oculissc [çkûlis gén.], s. m. — Ocu- liste. Odile [ô''dil . . N, S, V], n. pr. - Odile. Voir Oûdile. Ofance [çfàs I, P, V], s. f. — En- fance. Voir iifance. Ofant [ofâ I, P, V], s. m. — Enfant. Voir flfant. Ofantiyéje [ofàtigês . . I, P, V], s. m. — Enfantillage. Voir flfantiyéjc. Ofri [ofri gén.), v. tr. — Offrir. Come f n'èrite meu de m'n onkyin, j" n'a ofri qu' i dobe dans V pièt, comme je n'hérite pas de mon oncle, je n'ai offert qu'un double (centime) dans le plat (à la messe de l'enterrement). Ogoutè [ogut^ Y\, v. tr. — Goûter. Ogrous [ogru I, ô^gru N], adj. — Heureux. Voir Hgrous. OgroQseté [ogrûstê' I, ô^igrûstê' N], s. m. — Bonheur. Voir flgroiîscté. Ôhé [ô"-(ë' N, pYÇ-ô«YÇ • • S, oye V], s. m. — Oiseau. Voir Oiïhé. Ôheleu \ô"'[lœ N], v. tr. — Tendre des pièges. Voir Oûheler. Ohh [px N], s. m. — Porte. Voir Euhh. Ohh [ô"x M, N], s. m. — Ours. Voir Oûhh. Ôhhe [ô"x N], s. f. — Cheville de fer traversant l'essieu. Voir OShhe. Ôhhe [ô"x N, ôx S], s. m. — Orge. Voir Oiihhe. Ohhenè [çxne . . /, P], v. tr. — Ourler. Voir flhhener. Ohheroye (px''py • ■ /, -P], s. m. — Oseille. Voir Ahheraye. Ohhon [pxô . . /, P], s. m. — Ourlet. Voir flhhon. Ohhli [px/i ■ . /, PJ, s. m. — Vase à vinaigre. Voir Khhli. Ohhtrand [çxtrà . . M, I,P, N], s. m. — Moyen artificiel ; tour de main. 31 OHî - 482 - ONF I canal i -. il connait le truc (il sait s'j' prendre). Ôhclion 1ô"y/.(/ô A'], s. m. — Grosse ccnlaurcc. Voir Oiîhclion. Ôhîn |ô"vr A'I, s. ni. — Personne ou chose ennuyeuse. Ôhion |ô"Ti/ô A', oyijô S], s. m. — Petit oiseau. Voir Oiihion. Ojion, voir Oiâhion. Olan Ip/â /, P], s. m. — Klan. Voir fllan. Olant \olâ I, P], adj. — Agréable, avenant. Voir /\lant. Olâye lolûi/ . . I, P, F, olêji V], s. f. — Allée. Voir i\lâye. Ole !()"/ A', 5/ S], s. f. — Huile. Voir Oûle. Olcmand [olnu'i I, P, V], s. m. — Allemand. Voir allemand. Ole \ole . . L P, F, y\, V. inlr. — .MIcr. Voir Alcr. Ole \ôlè' . . S), s. m. — Huilier. Voir Oûlicu. Olénc \olcn P, olen F], s. f. — Ha- leine. Voir Alinnc. Oleus (0/(1' S], adj. — Huileux. Voir Olous. Oléye, voir Olâye. Oliche [olis F\, s. f. — Fruit de Talisier. Olichèt Içlise M, /), s. m. — 1" Char- donneret. 2* Lubie, baliverne. Ôlicu |f)"/(/fF A'), V. tr. — Huiler. Voir Oûlieu. OlîJG Içffs F], s. f. — Olive. Voir i\live. Olînguièsse [nlînijes I, P\, s. ni. — .Mun. Voir Alînguièsse. Olinne [olèii /), s. f. — Haleine. Voir Alinne. Olive, voir rtlîve. Olivète \olhH;l F, S\, s. f. — Chose de peu d'importance. Voir Alivatc. Olmègne, Olmèlc |o/()ir;i, olmçl I, P\, s. f. — Lame de couteau. Voir Almèle. Olonde, Olonne, Oloûne \<>lôl V, olôn-nlûn l\, s. 1'. — .Mène. Voir fliloûne. Olwote lolwot 7, P, V], s. f. — Alouette. Voir fllwote. Omâyc [oninj/ . . M, I, P, A', S], s. f. — Hommce (mesure de vigne). Ombc [<)/' F, S, Y\, s. f. — Ombre. Voir Onrbe. Ombriyéjc, voir Onrbéje. Orne [oin M, I, P, A', iim F, ôin S, Y], s. m. — Homme. Xale ~, notre h., se dit en parlant de son frère .U. Lés ~ r'xanent ans kèijons, Les pus duhhs ç'at lés mions. Les h. ressemblent aux caillons, les plus durs sont les meilleurs. L' bon- ome fat le bone fome, le bon h. fait la bonne femme. D'peus Péris jusqu'é Rome, Ç'at tous' dés-omes. Depuis Paris jus(|u'à Kome, c'est tous des h. (les h. sont les mêmes partout). Voir Hèdi. Omercu lomrœ-nomrœ S], n. pr. — Ommeray, vill. de l'arr. de Chà- teau-Salins. Lés-èdièsscs d' ~ , les pies d'O. (sobriquet). Omcteu [omtœ S, onite V], s. m. — Métier de tisserand. Omounè \omnnç V|, v. tr. — Fm- niener. Voir Èmwinncr. On lô .V, /, P, A'I, forme con- tractée de: a/1 lo. — l" S'emiiloie pour n;i lo: I d'mc.re on v'icje, il demeure dans le villa^je. Jieudi on mèlin, jeudi matin. 2" Le. J' von (Hrà, je vous le dirai. Onche loi V|, s. f. — Robinet de cuve. Voir Anche. Ondâye \ôàùy . . M, A', S, ôdâij /, P, F. V'I, s. f. — Ondée, averse. Onétc \onêt /, P], adj. — Honncle. Voir AntStB. Oniîtrcmant, Onétrémont |o;ic/;r- nià. S, onclremù V), adv. — Hon- nèlcment. Onétretè |o;ic/rr/ç . . .S, onetrclç V], s. f. — Honnêteté. Onfiè [<)/'//;• V|, v. tr. — Lnllcr. Voir Anfieu. ONF - 483 - ORS Onîîcmant [ôfimà V], s. m. — Gon- flement. Voir flnfeuycmant. Ongant [ôgâ M, I, P, F, N], s. m. — Onguent. Ç'at dans lés piats l'pins que s' treuvent lés bons -, c'est dans les petits pots que se trouvent les bons o. (Il ne faut pas dédaigner les gens de petite taille). Onîn [onî I], n. pr. — Orny. Voir flnîn. Onkyîn [ôkgî . . M, I, P, N, ôkî Sj, s. m. — Oncle. Parfois on dit aussi Oncltn. Onou [onu M, I, P], s. m. — Hon- neur. On dit aussi Oneûr. Onrbe [ôrp M, I, P, N, ôp F, S, V], s. m. — Ombre. Voir Èlombe. Onrbéje [ôrbês . . M, I, P, N, ôbriyês S], s. m. — Ombrage (sens propre et figuré); ombre. I dote s'n ~, il craint son ombre (il est très peureux). 'L al si jalons d' se fome qu' lés-omes de pin d'èpice li bèycnt ~ , il est si jaloux de sa femme que les hommes de pain d'épice lui donnent o. Onsc [ôs V], s. f. — Boulon de la voiture. Voir Oûhhe, Ché. Onson \ôsô N], s. m. — Oison. Voir Oûsson. Ontrè [ôtre V], v. intr. — Entrer. Voir Tlntrer. Ontréyc [ôtrêy V], s. f. — Entrée. Voir Antrâye. Onze [ôs gén. (gôs S, V)], adj. num. — Onze. Opèratou \opqralu . . M, I, P, N), s. m. — Charlatan ; dentiste qui opère sur les places publiques. Opitâ, Opitau [opilâ . . S, opild P], s. m. — Hôpital. Voir Èpetau. Opoutè, Opoutiè [oputq-oputye V], V. tr. — Apporter. Voir Èpoûtcr. Opoûsicu [opûzyce . . M, I, P, opuzw F, opô^zyœ -çpûzyœ N], adj. — Opposé. Ç'at l' opoûsèye de s'n orne, quand' lu hèche è hâre, leye tire è hôte, c'est l'opposée de son mari, quand lui tire à droite, elle tire à gauche. Opoutchè, voir Èpoûter. Ôr [ô"r N, or S, V], s. m. — Or. Voir Oûr. Oranje de pohhé [oràs de p{ç)fê' M, /), s. m. — Orange de cochon (pomme de terre). Ordon [ordô S, V, urdô F], s. m. — Partie de forêt destinée à être coupée. Oréje [près . . gén.], s. m. — Orage. Lés-alondrèles volent sus tere, i fat tofiant, falans awer d' l' ~, les hiron- delles volent sur terre, il fait étouffant, nous allons avoir de l'o. Ôrerèye [ôTrêy N, ôrn(y) F, S, V], s. f. — Bijouterie. Voir Oûrcrèye. Ôrfelîn [ô^rfelî N, çrfelî . . S, V], s. m. — Orphelin. Voir Oûrfelîn. Ôrieu [ôTyœ N], adj. — Exact à l'heure. Voir ÈoQricu. Ôrikète [ôTiket N, ôriket S, V], s. f. — Sorte de gâteau à la crème. Voir OûrikètG. Ôri lace [ôri las Metz], interj. — Cri du marchand de lait dans les rues de Metz, au 18« siècle. Oriote [oryot /, P], s. f. — Oreillette (sorte de champignon). Orjant [orjâ V], s. m. — Argent. Voir Èrjant. Ôrkèsse [ôurkes N], s. m. — Or- chestre. Voir Oûrkèsse. Orlè [orle . . S, V], v. tr. — Ourler. Voir Ahhener. Orlèt [orle S, V], s. m. — Ourlet. Voir Ahhon. Orlouji, voir Oûrlojeu, Relouji. Orme [orm I, P], s. f. — Orme. Voir Arme. Ormwére [ormwêr Vergaville], s. f. — Armoire. Voir flumâre. Oroye [orçy I, P, F, çrôy V], s. f. — Oreille. Voir fl.raye. Orson [orsô S, P, V], s. m. — Hérisson. Voir Eurson. , s. f. — Erable s. m. — Osselet. s. f. Oseille. ORV Orvûre \orimr X], s. f. — Panier en paille dans le(iiicl on con.serve les œufs frais ou les fruits sécliés. Os' \çs I, P, F, S, V], s. m. — Os. Os Imrè, ou bien lèbCire, os|Hibis/. Voir As'. Oseu [ôuzoe A'], v. tr. — Oser. Voir Oûser. Oseroyc [ozroij P des bois. Osselet InsloI, P], Voir flssclat. Oseuye [ozœy /•"], Voir Âlhatc. Ôsson (ô^sô .V) Voir Oûsson. Oslincr {nslinêi Agacer, irriter. Otang [otà V], s. m Étang. Otassc [ô"tas X Voir Oûtasse. Otlhhe \olîx V] Otondc \otôl VI, Voir Ètandc. Oûbèyissance [ûhçijisâs M, I], s. f. — Obéissance. Oïibèrje [l'ibcrs M, l, P, ô"bçrs-ûbers X, ëbçrs S, V\, s. m. et f. — Auberge. Oûbèrjisse [ùberjis M, I, P, ô"- berjis-ûbqrjis X, ôbqrjis S, V], s. m. — .Vubergiste. Oublijcu {fiblij(r . . M. I, ûbliji F, S, V\, V. tr. — Obliger. Oûcâd |ûA-o . . M, I, oii'kâ-ûkâ P, ô"M-ùk(i X\, s. m. — .lars. Oucâsieu [tikâzijœ . . M, I — Occasionner. Oucâsion [ukàzyô M\, s. f. casion. Oûchc, voir Oûhhe. Oûchclat, voir OiJhhclat. Oiidiance {Cidijàs M, I \, s. f. dicnce. Oûdile (Sinte) {ûdil M, I, P, ûdil- ûdJy X, ôdil-ûdil S, ôdil V|, n. |)r. — Ste-Odile. Né le jour de la Ste-Odile, niais, sot. L c v'nin au 484 - OUJ s n . — Oison. M, n V. tr. — m — Et ang. Voir s f. — Hôtesse. s. V. f. tr. - Ortie. .\llcndre. V. tr. — Ot — Au- nwnde lo jo d' lé Sinte - , il est venu au monde le jour de la .Ste-Odile (il est peu intelligent). Oïidîyc, voir Oiîdile. Ouficieu Infisyœ . . M, I, P\, s. m. — O (licier. Ougmanler \ngmàtè< . . M, l, P, pgnuiliv-açimàlcf X], v. tr. — Aug- menter. Voir Raugmentcr. Oûhé [n-(ê' M, I, P, ô"Y<"'-''Yf' '^'. prç . . S, Off V), s.m.— 1" Oiseau. - (/' le moût, o. de la mort (chouette). Voir Jane. 2" Oiseau de maçon. Oûheler Inylci . . M, I, P, ô"-(l(e- ûyliy X], V. intr. — Tendre des pièges pour prendre des oiseaux. Oûhelion \ii-(lyô . . M. I. P. ô^-lyô- rr,'///(") .V|, s. m. —Grande centaurée. Oûhh (ilx M, h "X-ô-'x *V|, s. m. — Ours. Mwinnoii d' ~ , meneur d'o. Voir Ours. Oûhhe |ilx . . M, I, P, ô'-x-ûx X], s. f. - ('.heville de fer qui traverse l'essieu et maintient la roue. Voir Ché. Oûhhe |(îx • • il, I, I\ t'irs F, ô''x-ûx X,ô-xS, wos r|,s. m. et f. — Orge. Dans le dicton suivant, on dilOûrje. H lé St. Joûrje, Ilène lés-oûrjes. A la St-Georges, sème les orges. Oûhhelat [w/Ja . . M, fi/Jo /, P], s. m. — Polit oiseau. X-y <• au Innis i-n ~ (/«' dit : Corne i f fat. fâs li, il y a au bois un o. qui dit: Comme il te l'ait, fais-lui. Voir Coucou. Oûhi . . |hv' ■ • '^l' n. "■ !>'■• — Olgy, vill. de l'arr. de Metz. Oûhion [û-iyô . . M, I, P, ojyô F, ô"yyo-û-[yô X, oyi/ô .S|, s. m. — 1" Pe- tit oiseau. - de bones novèlen, o. de bonnes nouvelles (bavard, rap- poi-teur). 2» Oiseau de maçon. :î" Ivnfant en bas âge. Oûjé, voir Oûhé. Oûjeler, voir Oûheler. Oûjelion, voir Oûhelion. Oûji, voir Oûhi. OUJ 485 OUS Oujion, voir Ouhion. Oûle |û/ M, I, P, ô'>l-m N, ôl S, wçl V], s. f. — Huile. ~ de cotre, h. de coude (coups de bâton). ~ d'aspf'c, i)lantain. - rfe p/ere, pétrole. Ç n'aleîil m' dés lûtes è l -, ce n'é- taient pas des tartes à l'h. (c'étaient des choses très importantes). Tcii fus eiine grimèce corne i rèt qii' bwct d' r~, tu fais une grimace comme un rat qui boit de l'h. / n'è pus d' ~ dans se rtmie, il n'a plus d'h. dans sa lumière (il va mourir). — Ç'ol d' le nutnre wolc, èle né féme kiè, c'est de la mauvaise h., elle ne fume pas clair (elle n'éclaire pas bien) V. Oaierèye {airvij M, I, P\, s. f. - Moulin, magasin à huile. Oûlieu [Cdyœ . . M, I, P, RU F, ô^lyw-îdijoe N, ôlç . . S, wole V\, v. tr. — Faire de l'huile. Wolè le féyîne, faire de l'huile avec de la faîne. Oûlieu [ûlyœ . . M, l, P, fUi F, zwilye V\, s. m. —- Huilier. Ouline [ulin F\, s. f. — Chenille. Oûlion [ûlyô M, I, P\, s. m. — 1" Petite cruche en grès qu'on em- porte aux champs. 2" Petite cruche à huile. Oume [um F], s. m. — Homme. Voir Orne. Ounète [unet F], adj. — Honnête. Voir Anéte. Ounou [nmi Vernier], s. m. — Honneur. Oûr {ûr M, I, ô-r-ûr N, ôr S, Y], s. m. — Or (métal). Oûrde {Cirl M, I], s. m. — Ordre. Oûrdinârc [ûrdinâr . . M, /], adj. — 1" Ordinaire. D' ~ , d'o., ordinaire- ment. 2» s. m. Habitude. I jeiire corne i pètearé, ç'at s'n -, il jure comme un pâtre, c'est son h. Ourdon [iirdô F], s. m. — Partie de forêt destinée à être coupée. Voir Ordon. Oûrc [ûr . . gén.), s. m. — HeUre, È ç't -, à cette h. (maintenant). Bèycu l'~ qii' l' al, donner l'heure qu'il est (souhaiter le bonjour). OQrcrêye \ûrrêy M, I, P, ô"rrêy- ûrrêy N, ôrrTy F, S, V], s. f. — Bi- joux; bijouterie. J'alans ans -, nous allons aux b. (acheter l'anneau et le cadeau de noce). Oîirèyeu \rirçyœ . . M, I, P\, s. m. — Oreiller. Voir Keusstn. Oûrfclin \ûrfell . . M, I, P, ô^rfelT- ûrfelî N, orfell . . S, V], s. ni. — Or- jjhelin. Oûrgue [Cirk /•'), s. m. — Orgue. Voir Argue. Oûri |û/-i M, /], n. pr. — Aouri, hameau qui dépend de Villers-Ston- court, arr. de Melz. Oûrieu [ûryoe . . M, I, P, ô^ryce- ûryce iVJ, adj. — Exact à l'heure. Voir Èoûrieu. Oïirikète [Firikçt M, I, P, ôuriket- ûrikçt, ôrikçt S, V], s. m. et f. — Sorte de gâteau à la crème. Oûrje, voir Oùhhe. Oïirkèsse [Cirkqs M, I, P, ôTkqs- ûrkçs N], s. ni. — Orchestre. Oûrli|i7;-/(M/, /], n. pr.— Orly, ferme située près d'Augny, arr. de Metz. Oûrlojcu [ùrlojce . . M, I, P, ôTlçjœ- ûrlojce N, orluji F, orloji S\, s. m. — Horloger. OQrni [Cirni M, I\, n. pr. — Orny, vill. de l'arr. de Metz. Ours' [iirs gén.], s. ni. — Ours. Quand V - monteur ses coûnes, ç'at ca po hhis s'minnes d' freûd, quand l'o. montre ses cornes, c'est encore pour six semaines de froid. Voir Oflhh. Ourseule [arsqsl M, N, irsil V], n. pr. — Ursule. Ourson [ursô F\, s. ni. — Hérisson. Voir Eurson. OQser [ûzëi . . M, I, P, F, ô^zœ- ûzœ N\, V. tr. — Oser. — Part, pass.: oûsé-oûsu. Voir Nôser. ous 486 - OVR Oûsson [ûsô M, I, P, nsô-riyô-m/sô F, ôusô-ûsô N, ôsô S, ôsô-ôyô-zoyôV], s. ni. — 1" Oison. 2" Niais, imbé- cile. Veiis wèyeûz qu' dans note can- lon i n' maïuine mcii iV ~ , vous voyez que dans notre canton il ne manque pas d'o. (d'imbéciles). Ouf [ut M, /), inferj. — Va-t'en! A la porte ! Out \u gén. (on V)], s. m. — Août. Groûs broùyârd an-n ~ , sine depiâive, gros brouillard en a., signe de pluie. S'i pieut lo quinze don mwès d'out, \"èreriz bèn ûhiè d'rampyir vos bi'rous. S'il pleut le quinze du mois d'à., vous aurez bien aisé de remplir vos barils P. Dedans lés chams lo çou que dreum'i-è, I poîi pus tâd s'an repantirè. Dedans les champs celui qui dor- mira, un peu plus tard s'en repen- tira. (Dicton du mois d'août) P. Oïîtasse [ûtas M, I, P, ôulas-rdas N], s. f. — Hôtesse. Oute [ut, après une voyelle ynt M, I, P, F, yut S, V], adv! — Plus loin; dehors; sauf, hors de danger. 'L at youte, il est passé, il a dis- paru, il n'est plus, il est mort. Lo tams qu'at youte, le temps qu'il fait dehors. / n' faut m' dire houp ! qu'an n' sint -, il ne faut pas dire houpl avant qu'on ne soit dehors (hors de danger). Quand, au jeu de quilles, la boule passe à travers les quilles sans en faire tomber, on dit: 'J^ ot youte! V. Oatèl [iVel M. I, P], s. m. — Autel, Voir Auté. Outiyéje [utiyês S\, s. m. — Ou- tillage. Voir Eutcuyéje. Ouvra', voir Ovrer. Ouvri, voir Ovri. Oûyat [ûya M, X, ûyo I, P], s. ni. — Sot, idiot. Voir Loûyat. Oûyate \ûyat M. ûyot I, P, ô"yat- ûyat iV, ôyal S], s. f. — 1" Petite oie. 2° F'eninie sotte. Oûyc 1»;/ M, I, P, F, ônj-ûy S, ôy S, zwoy V|, s. m. et f. — Oie. Ele lone lo cul corne eunc ~ qu' i>â au miryuèt, elle tourne le c. comme une oie qui va au muguet (elle fait des manières). Çlè li va corne eune yuHe è eune ~ , cela lui va comme une guêtre à une oie. Pieume è pieume, l'oûye al pieumâye, plume à plume, l'oie est plumée (on s'ap- ])auvrit à force de dépenser). — N-é âhliiant d'bones béles-méres que n-é d'roûjes zwoyes, il y a autant de bonnes belles-mères qu'il y a d'o. rouges. Eté an procès ovon lés zwoyes, être en procès avec les o. (avoir une très petite moustache) V. Oiiyèsse [ûyes P], s. f. — Motte de terre. Oiîyi \ûyi M, I, oye-ûyi P, oyii F, ô''yi-ûyi N, ôyi S, zwpyi V\, v. tr. — Knlendre. Que l' b'win Dieu v'oûyèsse, que le bon Dieu vous entende! Oiïyon, Oûyesson, voir Oûsson. Ovér', voir Ovri. Ovèrrieu [overryœ Delme], v. intr. — Travailler. Oviâd |p('j/« V), s. m. — Vrille, tarière. Tiat ç' que sort di bôs po cbyi? — L' ~ . Qu'est-ce qui sort du bois pour cli . . . — La t. (devi- nette). Voir Noviâd. Ovicumenîe |oi'(/a';)i;i7y .V), s. f. — Vieillerie, antiquité. Ovlîe \ovlï V], s. f. — Aiguillée. Voir ftwièye. Ovon |o('ô l'I, prép. — Avec. Voir Èva. Ovoûyc Ipoiï^ V], s. f. — Aiguille. Voir Hweuyc. Ovrè, voir Ovri. Ovréje [ovrês . . gén. (uvras F)\, s. m. et f. — Ouvrage. L' - èprand l'ovri, l'ouvrageapprend rouvrier(en forgeant on devient forgeron). L' ~ comande l'ovri, l'o. commande l'ou- vrier (qui se met courageusement au travail est entraîné par le travail OVR - 487 - OUY même). Ç' nat m' bwin d' fùre l' ~ qu' fat pâw è s'nude, il n'est pas bon de faire l'o. qui fait peur à son maître. Ovrer [ovrê' . . M, I, P, N, livra- F], V. intr. — Travailler. Faut bcuii ~ por so vive, il faut bien tr. pour son vivre (pour vivre). Fâre et dèfare, ç'at tojos ovré, faire et défaire, c'est toujours travailler. Ovri Ipwi M, I, P, iV, ovrç' . . S, ovre V], s. m. — Ouvrier. Ovri \ovri-oi'êr M. I, iwri F], v. tr. — Ouvrir. Voir Devér'. Ovrïrc [oiu-Tr M, /, P, N], s. f. — Ouvrière. Ovrous \ovrii V], adj. — Heureux. Voir flgrous. OvTU [ovrû M, I], s. m. — Ouvroir; atelier. Owate [owat M, N, çwot I, P], s. f. — Produit non rectifié de la distil- lation. Voir Awatc. Owâye [oway . . M, I, P, N], s. f. - Eau grasse de cuisine. Voir Âwâye. Owdu [owdû F\, n. pr. — Audun- le-Ticlie. Voir /ludu. Owc \ow M, I, P, N], s. f. — Eau. Voir Awe. Owô [çwç /], V. Ir. — Avoir. Voir flwer. Owebènitiè, Owbèniticu [oivbçnityç I, P, owbçnityœ M, A'], s. m. — Bé- nitier. Voir Awbènitieu. Owéne lowên P\, s. f. — Avoine. Voir ilwinnc. OwGf, Owér' lowêi . . M, I, P, X, çwcr F\, V. tr. — Avoir. Voir Awer. Oweuycu [ow{œ)ij(£ . . M, I, P, N\, V. tr. — Mettre le 01 dans l'aiguille. Voir flweuyeu. Owgnon [owiiô Woippy], s. m. — Noyau. Voir flhion. Owi \Qwi M, I, P, X], s. m. — Evier. Voir Awi. Owieûs |o(('(/têM,/],adj. — Aqueux. Voir Awieûs. Owièye [owijëy M, I\, s. f. — Ai- guillée. Voir Awièye. Owinne [owèii M, /], s. f. — Avoine. Voir Awinne. Owion [owyô N], s. m. — Noyau. Voir "iwion. Owiu [oiDyû M, X\. s. m. — Pièce de pressoir. Voir i\\viu. Owjîre [oivfîr M, I, P, X], s. f. — Aiguière. Voir ÂwjTrc. Ownin |p((»;ir M, I], n. pr. — Au- gny, vill. de l'arr. de Metz. Owone |p(i'o/i V], s. f. — Avoine. Voir flwinne. Owor \owor V\, v. tr. — Avoir. Voir flwer. Owoiïrc [ounir Gorze], s. f. — Panier à œufs. Owrc \owr P, F], s. f. — Heure. Voir Oûrc. Oy [oy I, P\, particule allirniative. — Oui. Voir Ay. Ôyate \ô"yat X, ôyal S\, s. f. — Petite oie. Voir Oïiyate. Ôyc [ô"y X, ôy S], s. f. — Oie. Voir Ouye. Oyè [oyç P\, V. tr. — Entendre. Voir Oûyi. Oyi [û"yi X, ôyi S\. v. tr. — En- tendre. Voir Oûyi. Ôyon |ô(/ô V), s. m. — Oison. Voir Oûsson. Oyu [oyii F\, v. tr. — Entendre. Voir Oûyi. PK — 488 - PAL Pa [pa F, S, V], prép. — Par. Voir Pè. Pâ Ipû-pâo S, pâ V], s. ni. — Pieu. Voir Pau. Pace que [pas kç S, pas kc V\, loc. conj. — Parce que. Voir Pècc que. Pâchat \pcisa S, pâsô V\, s. m. — Terre qui s'attache à la chaus- sure quand on marche sur un sol humide. Voir Pauchon, Pawetèyc, Poûtâye. Pachate [pasat M, N, S. posol I, P, poset F], s. f. — Pochette. Pachate \pasal M, A', S\, s. f. — Cenelle. Pache [pas N], s. f. — Cenelle. Voir Patchc. Pache, voir Pahhc. Pache \pas M, S,pps V], s. f.— Poche. Lo çu qu' n'è m' dons sous dans se ~, ne cort meu Iwin, celui qui n'a pas deux sous dans sa p. ne court pas loin. Voir Maie. Pâche, voir Pâhhe. Paché [pasê F,S\, s. m. — Paisseau. Voir Pèhhé. Pachela' \pasUv F\, v. tr. — Echa- lasser. Voir Pèhheler. Pachelow [paslow F\, s. m. — Ou- vrier qui plante les paisseaux. Voir Pèhhelou. Pacherèyc, voir Pahherèye. Pachetâyc {paslày M, N, S, ppstûy I, P], s. f. — Contenu d'une grande cuiller de métal. Eune ~ de pons- sate, une pochetée de houillie. Pachi, voir Pahhi. Pachi [pasi M], s. m. — Buisson ou arbuste d'aubépine. N-y è i nin \ d' faiii'ales dans ç' ~ le, il y a un nid de fauvettes dans ce buisson d'aubépine. Pachi \pasi M, N], s. ni.— Saligaud. Pachieu, Pachon, voir Pahhieu, Pahhon. Pachon \pasô F], s. f. — Portion alTouagère. Voir Pahhon. Pachon [pâsô V],&. m. — Babouche. Voir Pauchon. Pâchonè [pâsone V|, v. intr. — Marcher dillicilemenl |)arce qu'on a des Pauchons aux chaussures. Pachou, voir Pahhou. Pachoûne \pasûn F\, s. f. — Per- sonne. Voir Pèhhoûnc. Padèri [padçri S], s. m. — Le der- rière d'une maison, la cour. Voir Pèdèyeu. Padi |jB(i(/i M, padi I, P, pardyq F], intr. — 1» Pardi (espèce de juron). 2" Sobriquet donné aux habitants de Vittoncourt. Padri, voir Pèdèyeu. Padu [padii S], s. ni. — Perdu. Lés ~ de Solzcling, les p. de S. (sobriquet). Pâfér' [pâfcr S, pâfye V], s. m. — Palfer. Voir Paufé. Pafeurlîn {pâfœrU . . M, N, S, pa- ferli . . I, P, V\, s. m. — 1» Soupe très épaisse; gros plat de légumes. 2» Femme sale. Pâfiè, voir Pâfér'. Pâhè [pàyç . . S\, s. m. — Brème (poisson). Pâhé \pâyêi . . M, I, P\, adj. — Taché, qui commence à pourrir. Kas grond'lnres sont pâhvyes, nos PflH — 489 " PflL pommes de terre commencent à pourrir. Pahhe [pax . . M, N, S, pçx I, P, F, V], s. f. — Pêche. Pahhe [pâx ■ • M, I, P], s. f. - 1° Palette, partie charnue du porc contenant l'omoplate. On l'enfouit pendant une nuit au milieu de la viande hachée et assaisonnée pour la fabrication des cervelas, afin qu'elle s'imprègne de ses sucs, ou on la sale simplement. On l'enferme dans une vessie et on la fait légèrement fumer. Elle est ensuite suspendue dans un endroit sec et réservée pour être mangée aux Rois, au Mardi-gras ou à Pâques, cuite avec des légumes. Mais c'est surtout le jour du Mardi- gras que ce morceau est mis au pot pour satisfaire à l'ancien rite. A la fin du repas, le plus jeune garçon de la famille, tenant en main la palette, montait sur le toit de l'habitation et, de là, il la lançait au loin sur le sol en prononçant à voix haute cette espèce d'invocation propitia- toire : Oh! loup! Tyins, loup, val tè pâhhe, Teu n'an-n-èrés pus d'vant pâques! Qu' lés Mes, lés - oûrjes, lés awinnes [et lés vègnes de ç't èiiâye Sînt auss' beun' grenâyes Qu' mè panse al beun' soûlâiie ! Tyins, loup ! Val té pâhhe ! (ter). Oh 1 loup ! Tiens loup, voilà ta p., tu n'en auras plus avant Pâques ! Que les blés, les orges, les avoines et les vignes de cette année soient aussi bien grainées que mon ventre est bien rempli ! Tiens, loup, voilà ta p. I Voir Loup. Pâhhe [p&x . . gén.], s. f. — Paix. R'mate le ~, remettre la paix (paci- fier). Pâhhe et yâhhe [p&fcyàx . . M, 1, P, N V], loc. adv. — Paix et aise (paisiblement et à l'aise, tranquille- ment, quelquefois lentement). Je m' preumwinneûs ~ et yâhhe mo d'hant : Cornant vâs-f pcsser mo lindi, je me promenais paisiblement me disant : Comment vais-je passer mon lundi? Pahhé [paxê . . S\, s. m. — Paisseau. Voir Pèhhé. Pahherèye [pa^rêy . . M, N, ppxi'Çy I, P\, s. f. — Pêcherie. Pahhi \pax (0 S|, loc. adv. — Par ici. Voir Pèhhé. Pahhieu \paxyœ . . M, N, S, poyjyç . . I, P, V], V. tr. — Pêcher. Pahhion, voir Pahhon. Pahhon [paxô M, N, S, pçxô I, P, pasô F, pa-fô-pe,x» Femme lontjue et sèche. Palate, voir Palache. Palâyc Ipcli'ij M, \. pelOij F, palU'iy . . S, pnltcii V\, s. f. — Pelletée. Pale !/«(/ M. iV|, s. f. — Poêle, fourneiui. Pale [pal M, X, pol I, I', F, ptnrl, Landroir, pûl S, pôl Y\, s. ni. — 1" Chambre d'habitation, souvent la belle chambre, où il y a un ou deux lits montés, et qui se trouve toujours sur le devant. 2" Veillée dliiver .S. Voir Crègne, Paléje. Pâ\e[pâl . . S, V\, s.f. — Pelle. Voir Paule. Paie [piitc' . . M, S, S, polç , . /, P, F, V|, adj. — Pelé, chauve. Lès ~ iV Lidrcipiin, les p. de L. (sobriquet). Paie Iptile S\, loc. adv. — Par là. Voir Pèle. Pâle [piilç' S\, s. m. — I-^paule de porc. Paléje IjxilPs S, pôles V\, s. m. — 1" Veillée d'hiver; ensemble de per- sonnes réunies dans une chambre pour y nier ])endant les soirées d'hiver. 'L ont lui pi/in drot/diis dons :ir pôlvje, ils ont beaucoup de veilleurs dans leur veillée. 2" Réu- nion de jeunes gens. Pâléjc [pâlH M, X, S, pâWs . . I, P, V\, s. m. — Parlage, langaf,'e. Pâlemant [pâlmà M, pâlniâ I \, s. m. — Parole. Palenéje [palnës M, X, ppinês . . I, I'\, s. m. — Pèlerinage. Paler |/>«/ê' . . M, X, S. pple . . /, P, F, Y], v. tr. — Peler; éplucher. Teti m' pales lo vante, tu me pèles le ventre (lu m'ennuies). — Té m' pôles le ch'nle di dôs, tu me pèles l'échiné du dos (tu m'agaces) V. Paler l/ndc' M\, v. tr. — Hamasser avec la |)ellc. Ptdcfiz nus i/rond'hTrcs, ramassez nos |)ommes de terre avec la pelle. Voir Pauler. Pâler [paie' . . M, X, pi'dç . . I, P, V|, V. intr. — Parler. I (/iir/ihon pCde (■■ ennc bâcèlr, un garçon parle à une jeune tille (il lui fait la cour). J' piVe corne Sinl Poîi, pè le boche, je parle comme St. Paul, par la bouche. Pâlanl pè (au) rèspi-l, parlant par(au) respect (révérence parler) /. n' sèreûl m' ~ ni clmnlcr, il ne sau- rait p. ni chanter (il est aphone). Faille de ~ , an meiirenl sans con- fession, faute de p., on meurt sans confession (faute de demander, on risque de ne rien obtenir). — Teii prdcs de bin Ion, lès chins n' teu mod'ront m' es talons, tu parles de bien loin, les chiens ne te mordront pas aux talons (tu es plus hardi de loin ([ue de près). An n' pâlanl rin, rin n'an d'tnnl, en no parlant rien, rien n'en devient (on n'obtient rien). / pâle è veûde, il ])arle à vide (à tort et à travers). X-è armàtœ S], s. m. — Tailleur. Voir PÈrcmanti. Paremont \parinù V], s. m. - Pare- ment. Voir Pèremant. Parère, voir Parîre. Parèycmdnt linirri/iuà S, pareijntô V|, adv. — Pareillcniont (pareil). Mo Jotlè n'ol m' piirèipuonl ijii' lo vote, mon jardin n'est pas pareil au vôtre V. Parîond \parfô F], adj. — Profond. Voir Pèrfond. Partondow [parfCniow F\, s. 1'. — Profondeur. Voir Pèrfondou. Pârieu [pûnjœ . . gén.J, v. tr. — Parier. Pârieu Ipûri/w . . gén.), v. tr. — 1" Défoncer un terrain et en extraire les pierres. 'L è pârieu s'champ, il a extrait les pierres de son champ. 2" Bêcher ou piocher prol'ondément. (." n'ot pis hochicr, ç'iè, ç'ol ~ , ce n'est pUis bêcher, cela, c'est défoncer le sol V. Pârin \parè . . gén.), s. m. — Par- rain. C'est au p. que revenait le soin d'acheter les dragées et d'en donner à sa commère. 11 lui devait aussi un houcpiet, et des cadeaux à son filleul, ainsi qu'à la mère. Voir Lo bctonic 325 et suivants: Yal dés pivès d' seuke bijin fins, d' que ramplir so jiron : Val (itixsè po m' pneid i bé drèpé (l'nios'line : Val i bonal d' dantcules qn' c, ma fwè, bone mine; V'aletl: vcûr que, ç' jo ce, f n'a m' ouhliijè Fanchon : Val i bc groûs pin d' seuke que tyaul benn' i jambon ; Val i mochu bradé que deurrè dcs- ènâfies : Val po bèyè ans jans dous groûs secs de drèjâties. An n'iè-t-i, més-èmins? je n'sus m' i pârin d' boas. Voilà des pois de sucre (dragées) bien fins, de quoi remplir son giron; voilà aussi, pour mon filleul, une belle couverture de mousseline ; voilà un bonnet de den- telle qui a, ma foi, bonne mine; vous allez voir que, ce jour là, je n'ai pas oublié Fanchon (l'accouchée): voilà un beau gros pain de sucre qui vaut bien un jambon; voilà un fichu brodé qui durera des années; voilà i)our donner aux gens ) sri M, X], s. m. — Oise troglodyte. Pâte [pût . . gcn.], s. f. — Pàtc. Voir Pin. Patéje [paies M, N, polês . . 1, /', F], s. m. — Potage. Patèlccsse \patekes M, polekes I\, s. ni. — I-Ispèce de fromage cuit. Patela' \pallw F], v. tr. — Faire des pa(|uets, au jeu de cartes. Pater [paie- . . M, N, S, pôle . . I, P, F, V], V. tr. et intr. — Pétor, faire un pet; faire un bruit sul)it et éclatant; faire claquer. Lo loiu-ir è paie i coup qu'à fTil loriot traml)ieu, le tonnerre a claqué un coup qui a fait tout trembler. Teu n'as n>' ca utaç' (pie r loup è patc, tu n"es pas encore où le loup a pété (tu n'es pas encore ijarvenu où tu espères). Lés dants m' patint d' freûd, les dents nie claquaient de froid. Quand- an l'cuijenl - pus haut (pic /' cul, i faut fâre i trou au d'sus, quand on veut j). plus haut que le c . . . , il faut faire un trou au-dessus (il ne faut pas dépenser au-delà de ses moyens). / raut niieus ~ an société (jue (/' crarer dêycu lé hâije, il vaut mieux p. en société que de crever derrière la haie (il n'est pas bon (le .se gèner^. / fâl ~ lé corjci/c, il fait claquer le fouet. - lé talc. Dans certains villages de la Nicd, le jour de la fête, les patres des vil- lages voisins venaient faire claquer leurs fouets devant les maisons pendant le repas. On leur don- nait ensuite de la tarte. 2» Crever. Eune véche patâije, une vache qui a crevé par suite de météorisation. Paterasse [patras M, N, polros I, P, pçléês S], s. f. — 1° Bois qui pétille, éclate avec un petit bruit réitéré. 2" Hs|)èce de saule très fragile et i\m pète (|uand on la brûle. Voir Pètcûse. Paterèye [palrêy M, polrçij I, P], s. f. — Poterie. Patèsse [paies M, polçs I, P], s. f. — Pétarade; éclat de tonnerre. Patcû, voir Patu. Paleura' [palœrw F], v. Ir. — Pâ- turer. Voir Pèteurieu. Pateuraje [paieras F], s. m. — Pâturage. Pateurc [patœr F\, s. f. — Pâture. Pateuré [palœrë F], s. m. — Pâtre. Voir Pètcuré. Pâteuse, voir Patu. Pâticr \pât!je,-tiœV, pâlyi-pâlsi S], V. intr. — Pâtir. Pâtious [patyu . . M, I, P, pâtu V], adj. — Pâteux. Patirâd [piitirà . . M, I, P, F\, s. m. — Souffre-douleur. Ç'at i -, l'afant lé, c'est un s., cet enfant. Pâtis \pàti M\, s. m. — Petit tas de pierres amassées dans les vignes. Voir Pèquîn. Pâtous, voir Pâtious. Patou I patu M, X, S, polu . . I, P, F], s. m. — 1" Pétcur. / .t' sauue corne i -, il se sauve comme un p. 2" adj. Qui éclate. Picrc palrassc, pierre qui éclate au feu. Patougnacous [pâtunaku Brulange], adj. — Se dit de ce ([ui colle aux dents, par ex. de la pâte de guimauve, de la glu, etc. Patouyeu [pâtuyee M], v. intr. — Barboter des pieds et des mains dans les llaciues d'eau. Voir Pè- trauyeu. Patrachcvau {patrasfô M\, s. m. — (Colchique. - 497 - PUT PAU Patrake [pâtrâk . . M, I, P], s. î. — Espèce de pomme de terre. Patrasse [palras M, N, potros I, P], s. f. — 1" Espèce de saule dont le bois pète quand on le brûle. — 2° Pierre qui éclate au feu. Patrasse [palras S], s. f. — Bou- vière. Patrat [patra Pontoy], s. m. — 1» Silène à calice enflé. 2" Jouet fait d'une branche de sureau, avec lequel les enfants lancent des bou- lettes de papier mâché. Patreuyeu | patrœyœ M, potrq'yq I, P, patriijqs N, patriyi S], v. tr. et intr. — 1" Pétiller, crépiter. L' /u c'mance è -, le feu commence à crépiter. Patrimwéne [ patrimwên S], s. m. — Patrimoine. Voir Pètrcumweune. Patriyeu, voir Patreuyeu, Pè- trauycu. Patrouyâd [patruyâ F], s. m. — Personne qui patauge. Voir Pètroyâd. Patroityi [patruyi S, V], v. intr. — Patauger. Voir Pètrauyeu. Patu [patii M, potii I, P, F, patcë- palii N, palœs S], s. m. — Branche de sureau dont on a enlevé la moelle ; les enfants, à l'aide d'un bâton approprié, y chassent, par la pression de l'air, des tampons de tilasse qui s'échappent avec un bruit sec. Quand on y met de l'eau, on l'appelle TrînsûrG. Patwès [pdtwç M, N, palwe I, P], s. m. — Patois. Voir Pèyis. Pau [pô M, I, P, F, N, pci-pâ" S, pâ V], s. m. — Pal; pieu; piquet; pilotis; morceau de bois solide qui sert de levier. Pauchon [pôsô M, I, P, N, posa S, pâsô V], s. m. — 1° Babouche ; pan- toufle ; espèce de petite sandale, faite de paille tressée, qui se met dans l'intérieur des sabots en hiver; morceau de toile ou de drap dont les ouvriers entourent leurs pieds en guise de chaussettes; bas. Dans le patois messin, on dit souvent Paus- son. 2" Boue qui s'attache à la chaussure quand on marche sur un sol humide. Voir Makiate, Pawe- tèye, Poûtâye. Pauciamant [pôsiamà M], adv. — Patiemment. Pondant près de chis mivès, Fanchon, tojos trompâye, Etand ~ le chèrmante jornâye, pen- dant près de six mois, Fanchon, tou- jours trompée, attend p. la char- mante journée. C. H., III, 154. Pauciance [pôsyâs M, I, P, F, N, pâsyàs S, V], s. f. — Patience. Paufé [pôfêi M, I, P, F, N, pâfër S, pâfye V], s. m. — Pal fer, levier en fer. Paul [pô"l N], n. pr. — Paul. Voir Poil, Poiil. Paulate [pôlat M, N, pôlet I, P], s. f. — Petite pelle. Fig. 62. Paulâye [pôlày . . M, I, P, N], s. f. — 1° Pelletée. 2» Repas donné, après le pressurage, à ceux qui font le vin. PaulG Ipôl M, I, P, F, N, pal . .S, V], s. f. — Pelle à long manche sur laquelle on met la pâte à enfourner. Voir Fonûre. Paule-maulc [pôl mal M, I, P], s. m. — Pêle-mêle. 32 PHU — 498 — PAW Paulcr [pôlci . . ^r. I, P, X, pâle . . S, Y], V. tr. — Ramasser avec la pelle, nettoyer. Paulole, voir Paulate. Paumàye Ipômàij . . M, I, P, \, pâmâi/ . . S, pâmcy V\, s. f. — Gifle, coup (le poing. Voir Paiimusse. Paume | paru M, I, P, N, pâm-pâom S, pâm V], s. f. — 1" l'aime; buis. Lés ~, les P. (dimanclic des Ha- meaux). Voir Pâmetè, Pampègne. Freûdes ~, chaiidvs Prupics, di- manche des Rameaux froid, Pâques chaudes. Voir Pampîes. 2" E|)i ; fétu ; paille. Pauméje [pômès . . M, /, P, N], s. m. — Creux de la main. PaumÈje [pôniës . . M, I. P, X, pâmâij-pâmcs S\, s. ni. — l-"pis de blé sur pied; ensemble de l'épi. Lés biés ont l'ènâye ceu i bé - , les blés ont de beaux épis celte année. Voir Pâmâye. Paumiè [pôinnç }'\, s. m. ~ Ar- brisseau de buis. Paumîn [pô/ni' J/|, s. m. — Sapin dont on tire les palmes pour le di- manche des Rameaux. Paumusse |/Jô;?i/i.s .1/, /, P\, s. f. — Gifle. Voir Pauraâye. Paupègne [pôpçn Xovéant], s. f. — Buis. Paupelcrèye \ ix'ipçlrëi/ M], n. pr. — La Pa|)clerie, ferme qui dépend de la commune de Marly, prés de Metz. Paupicu \pôp!i(v . . M, I, P, X, pûpi S, pâpycrUW Y], s. m. -— Pa- pier. - lachanl, \t. léchant (p. buvard). Paupière \pr>p[]cr M, l, P, X, pâ- pîr S, pôpi/ot \'|, s. f. — Paupière. Paupiote, voir Paupière. Paupli [pôpli M, f, P\, s. m. — Papetier. Paurat lpô"ra X, para S, pôro V], s. m. — Pauvret. Voir Poiïrat. Paure [pôT N, par S, V], adj. — Pauvre. Voir Poûre. Pauromc {pôTom N, pôrom S], s. m. — Petit crapaud. Voir Poûrome. Pause \pô"s X\, s. f. — Pause. Voir Poûsc. Pausieu \pù":yir X],\. intr. — Pan- ser, faire une pause. Voir Poiiser. Pausson [pôsô M\, s. m. — Ba- bouche. Voir Pauchon. Paussu \pôsil I, P], adj. — Ventru. Se dit surtout des bétes à cornes. Pautes (aus) [pôl M, I, P\, loc. adv. — Très loin. 'L al ans -, il est loin. Anvatjeu aus ~, envoyer au loin (au diable). Pauton[/)ô/ô S], s. m.— Personne caduque. Pautrenafc \pôlrçnat M, X, pôlre- nol l, P], s. m. — Palcnôtre. Dire ses -, ronronner, en parlant du chat. Pautron [pôlrô M, I, P, X], s. m. — Patron. - mincie, aube du jour. Pavau (pncô Audun-le-Tiche|, adv. — Par là. Voir Pèle. Pavion, voir Pawion. Pâw [ pâw-pow M, pnw I, P, F, pâu'-patoii X, pâw S, pter Y], s. f. — Peur. J' l'a -, j'ai peur de lui. Fâre - è dés sitits, faire p. à des saints (être très laid). Voir Loup. Pawcler l pawlè'-powlc' . . M, X], V. tr. — Pelleter. Pawcr Ipdit'ê'-powêi . . M, X, powe . . I. P], V. intr. — Avoir peur. Pawetèyc \ paivlêy-powlêy M\, s. f. — Terre qui s'attache à la chaussure. Voir Pauchon. Pawin [pawi-powi M, X, powt . . I. P], s. m. — Paysan, rustre (lerme de mépris). Pawion | pawyô-poiinjô M, X, powi/ô I, P, papi/ô Dcstry, pamjô S {papœijô MarthiDI, s. m. — 1" Papillon. — d' chou, p. blanc qui annonce le printemps. 2" Lambrequin d'un ciel de lit. PflW - 499 - PEC Pawou, voir Pâw. Pawr [pawr-powr M, pçwr I, P], s. m. — 1" Gros paysan allemand. 2° Grossier personnage. Pawrous [pawrii-powru M, N,povru . . I, P, F, pawrii-pœru S, poi'ruV\, adj. — Peureux, timide, craintif. Pawyi [pawyi M], n. pr. — Pouilly, vill. de l'arr. de Metz. Payasse [payas M, I, P\, s. m. — Personne paresseuse. Payât [paya Sablon], s. m. — Pe- tite colline. Payate [payât M, N,poyçl I, P, F], s. f. — 1" Barre transversale qui sert à tenir en équilibre le timon de la voiture. Voir Ché, Èpayate, Sîrïe. 2" Support. 3» Poulie (Hé- milly). Payot [ payç lang. pop. mess.], s. m. — Lit. Pchot [psoV], adj. — Petit. Voir Piat. Pé [pe V], s. m. — Pou. Voir Pu. Pè [pe M, I, P, N, pa F, S, pç-por V], prép. — Par. - nat, p. (de) nuit. - d'vas: 1° Par devers (vers, aux environs de). Pé d'vas l' novèl an, vers le nouvel an. 2» A travers. - d'vas lés champs, à travers les champs. — / vieut awor lo pa d'sis tôt paliot, il veut avoir le dessus tout partout (le meilleur) Gondrexange. A noter: Pèrjo, par jour. I Irèvèye è qiièrante sous pèr jo, il travaille à quarante sous par jour, (por jo, por an, par jour, par an V). VoirPèr. Pé [pë S], s. f. — Pie. T'es eune langue de ~ bôgne, tu as une langue de p. borgne (tu es une bavarde). Pé [pëi M, [, P, N, pç! S, pye V], s. f. — 1° Peau. ~ fronciâye, p. froncée, ridée (rides). Lés-as' H Irawent le ~, les os lui trouent la p. (il est très maigre). / toûwreût i pu po an-n-awer le ~ , il tuerait un pou pour en avoir la peau (c'est un avare). I n-y è pus d' ~ d' vèches que d' " d' vés è le tèn'rèye, il y a plus de p. de vaches que de p. de veaux à la tannerie. / n-y va pus d' ~ d' vèches que d' ~ d' vés au mèrcheu, il y va plus de p. de vaches que de p. de veaux au marché. Dèyou f ' que vyinl l'ègné, ranvà le ~ , d'où vient l'agneau, là retourne la p. (bien mal acquis ne profite pas). — Je n'vourè m' Il protè mè ~ , je ne voudrais pas lui prêter ma peau (propos libre d'une femme qui voit un homme démesurément gros et lourd) V. 2" Femme dévergondée, de mauvaise vie. Le f orne le, ç'at eune ~ , cette femme c'est une dévergondée. 3° Produits d'un vomissement occa- sionné par l'intempérance. Lés ~ ne s'ront m'chéres ç't anâye ce, on-n-an-n- è fât tout plé avant-ocheu au bacanâl. Les peaux (jeu de mots) ne seront pas chères cette année, on en a fait tout plein avant-hier au baptême F. Pè d'coucou [pe t kuku F], s. m. — Résine qui coule de certains arbres : cerisiers, etc. Pë fpê' P, pê F], s. m. — Pain. Voir Pin. Pèce [pqs M, /, P, pçs-pyœs N], s. f. — 1" Pièce, petit morceau d'é- toffe, etc., employé pour le raccom- modage. 'L è tojos le ~ po boucheu r trou, il a toujours la p. pour boucher le trou (il a la réponse). 2" Pièce de terre. 3" Intervalle de temps. Pèce que [p^ske gén., paske S, paske y], conj. — Parce que. - ç'at tant qu' teu n'vleus m' m'ècouter, p. c'est tant que tu ne veux pas m'ècouter (il y en a de trop). Pèchate voir Pèhhate. Pèche [pes V], s. f. — Perche. Voir Pîrche. Pèche, voir Pèhhe. Péché, voir Pèhhé. Pèche [pës S, V\, s. f. — Pèche (fruit). Voir Pîhhe. PEC - 500 — PEH Péché [pëSe V], s. m. — Pêcher (arbre). Voir Pïhhi. Pèchelat, Pècheler, Pèchelou, voir Pèhhclat, Pèhheler, Pèhhelou. Pècheu, voir Pèhhcu. Pèchône, Pèchonnc.voir PèhhoQnc. Péchot [peso V], s. m. — Person- nage que les enfants croient (iislin- giier dans la lune. Voir Pcûchat. Péchote \pesot V|, s. f. — Partie de la schlitte. Voir Hhlite. Pèchoiine, voir Pèhhoûne. Pède [pët M, I, P. X, pert F, pëk- pêl-pêls S, pyçt V\, v. tr. — Perdre. - le bèrlate, p. la tète. / treiwe tôt ç' que n'ai m' pedu, il trouve tout ce qui n'est pas perdu. Lés pédants pèyent l'èmande, les perdants payent l'amende. Pèdèyeu \pçdeyœ . . M, I, P, \, padri F, paderi S\, s. ni. — l" Le derrière de la maison (la cour). 2" Le derrière d'un volatile. Pédje, voir Péde. Pégnâyc [pênây . . P, F, N\, s. f. — Peignée. Voir Pingnâye. Pégnc [pên P, F, N, S\, s. m. — Peigne. Voir Pingnc. Pégne [pên S], s. m. — Rayon de miel. Voir Peugne. Pégnè [pênç . . P, F. \\ S], v. tr. — Peigner. Voir Pingneu. Pégnîe \pêmy S\, s. f. — Peignée. Voir Pingnâye. Pegnon [pçnô M\, s. m. — Brin d'osier, propre à servir de lien. Pègnon \penô I, P], s. m. — Pi- gnon. Voir Peugnon. Pégnu Ipënii P, X\, s. m. -• Pei- gnoir. Voir Pingnu. Pèhhant (/»çx.à S\, adj. — Insuppor- table. Pèhhate Ipçxal X], s. f. — Sorte de coléoptère. Pèhhate \pcxal S], s. f. - Bluet. Pèhhc Ipçx . . M, r, P, X\, s. f. - l» Peste. 2" Abcès, ulcère. Péhhe Ipëxfi], s. f. — Pêche (fruit). Voir Pîhhe. Péhhe [pêxS], s. f. — Perche (lon- gue pièce de bois). Voir Pîrche. Pèhhé I /)çx<"' . . M, !, P, X, pn^ë'- pasê> . . F, S, poxç V], s. m. — Paisscau, échalas. Drefit corne i ~ , droit comme un p. (comme un I)i(|uct). Piaillé corne i ~, planté comme un ]). (tout droit). Péhhé \pcxe . . S], s. m. — Pécher. Voir Plhhi. Pèhhclat Ipfx/a . . M, N, pçxlç I, P], s. m. — Petit paisseau. Voir Fratrîn. Pèhheler [pçxlë' . . M, I, P, X, paslw F], V. tr. — 1" Échalasser. 2" Ramcr(dcs pois, des haricots,etc.). Pèhheleu, voir Pèhhi. Pèhhelou [pçyhi . . M, I, P, X, paslow F\, s. m. — Ouvrier qui plante les échalas en terre. Pèhheu I pçxK . . M, I, P, X, pax(i) S. poyX') ^1. '>t'^'- — Par ici. - bèlih, ici bas. Pchhi, voir Pwès. Pèhhi [peyj M, peyjœ X\, adj. — Rassasié. J' sus -, je suis r. Péhhier [peyjie V], v. inlr. — Pisser. Voir Peuhhicu. Pèhhlé IpeyJê' ^'1. s. m. - Mélange d'avoine et d'orge. Pèhhlcu, voir Pèhhi. Pehhô [p(e)yô" Rémilly], s. ni. — Putois. Voir Fchhoû. Pèhhon [pçyô X], s. f. — Portion alFouagère. Voir Pahhon. Pèhhonne, voir Pèhhoûne. Péhhonlét [pcyôtc V|, s. m. — Pissenlit. Voir Peuhhanlit. Pèhhote \peyol I, P. pcyol X], s. f. — Urine. Voir Pcuhhatc. Pèhhoûne | pçyjin -pç/ôn . . M, I, X, pçyjiu P, pasûn-pçsôn F, person-pçr- sôn S, persan V), s. f. — Personne. Ne s'emploie que comme jironom indéfini, avec la signilication de nul, aucun. Quant au substantif fran- PEK 501 - t>EM çais personne, il est toujours traduit en patois par le mot Jans. PékG [pêk S], V. tr. — Perdre. Voir Péde. Pékc, voir Péte. Pèkeus [pekœ S\, s. m. — Trou. Voir Pètcheus. Pclat [pela Pontoy], s. m. — Petite écluse au bout d'un gué, d'un lavoir. Pelatâye [p{e)latày . . M, I, P, V], s. f. — Pelletée. Pelatâye [pêlatây M, N, pêlay S\, s. f. — Contenu d'un poêlon. Pelate lp(ç)lal M, N, p(e)lçt I, P\, s. f. — 1" Pelote. 2° Coussinet sur lequel sont fixées les aiguilles, les épingles. Pélatc Ipëlat M, N, pêlol I, P], s. f. — 1" Petite poêle à frire. 2" Sou- vent, battoir à lessive. Pelaton [p(e)[alô M, N], s. m. — Peloton de fil. Pélâye, voir Pelatâye. Pèldrau [pçldrô N], s. m. — Perdreau. Péle [pël gén.], s. f. — Poêle à frire. Lo pus ammèrdé, ç'at V ci qii' tijint r cul d' le -, le plus ennuyé, c'est celui qui tient le fond delà p. Voir Eugnon.— Ç'o/ cél' que tijint lo cul d' le ~ que lo pis châd, c'est celui qui tient le c... de la p. qui a le plus chaud (c'est l'intéressé qui est le plus exposé). Pelé [pelé V], s. m. — Dosse dont une extrémité est très épaisse. Pèle [pçlç M, I, P, N, pale S, pçle V\, adv. — Par là. ~ bèhh, p. là- bas. Voir Pavau. Pèlerîn [pelrî S, Vj, s. m. — Pèlerin. Voir Palerîn. Pèlerinéje [pçlrinês S, V], s. m. — Pèlerinage. Voir Palerinéje. Peleusse [pelœs S], s. m. — Vilain garçon. Pèlissâdc Ipçlisàt . . M, I, P, F, N, V, p^lisâl-pçlisâk-pçlisâts S], s. f. — Palissade. Pelisse Ipelis M], s. f. — Fétuqué rougeâtre. Pélon Ipêlô M, I, P, N, S], s. m. — Poêlon. Pélon {pêlô M, I, P, N, palô S], s. m. — Pelle en bois. Pèmer \pçmê' . . gén. (pamw F)], V. intr. — 1" Pâmer. / pèm'rè d'or- gueuil,i\ pâmera d'orgueil. S'emploie surtout dans le sens erotique. 2" Avoir très soif. J' pcme de seû, je pâme de soif. Penâboûs [pçnâbû M, pçnâbû I, P, penûbô''-penâbû N, penâbô S\ ,s. ni. — l" Nerprun purgatif ou raisin de chien. 2" Orme S. 3" Troène (Gorze). Pènâde [pçnàt M, N, S, pçnât I, P, V\, s. f. — Panade. Pènâhhe [pènùx Pontoy], s. f. — Mauvaise haleine. Penant \penà Destry], adj. — Qui a l'âge d'être sevré. Voir Pènissant. Pènaris [pçnâri M, N], s. m. — Panaris. PènatG [pénal Pontoy], s. f. — Morceau de fil. Pènâye [penây . . gén.j, s. f. — 1» Coupon. Se dit surtout des tissus. - dé tiére, pièce de terre V. 2" Bas de robe; pan de chemise. 3» Guenille, loque. 4" Diaphragme du porc. Pènâye [pçnây M], s. f. — Plumage. Pêne [pçn I, P], s. f. — Épine. Voir Peune. Pêne [pen M, I, P], s. f. — ÉtotTe grossière qui servait à confection- ner les vêtements des pauvres. A Metz, on appelait, au moyen-âge. Champ à panne le cimetière des pauvres de l'Hôpital St. -Nicolas. Pêne [pën 1, P, F, N, V], s. f. — Poutre. Voir Pinne. Pêne [pën V], s. m. — Peigne. Voir Pingne. Pêne [pën P, F, S, V], s. f. — I Peine. Voir Pinne. PÈN — 502 — PEQ Pèné Ipenë' . . gcn. (pané F)\, s. m. — 1" Pan ou bas de robe ; ])artie inférieure de la eiieniise. Ce mol s'emploie souvent aussi, d'une ma- nière plus générale, ])our désigner les habits. An cul ~, en c. pané, le derrière seulement recouvert d'un pan de chemise, en chemise. 'L è craté ses ~, il a crotté ses habits. 'L è lojos dés guèhhons deye so ~ , elle a toujours des garçons derrière son p. Se dit d'une jeune (ille coquette. Les vieux Messins disent Pané. Voir Pènâye. 2" Guenille, loque. 3" Éclaboussure de boue, au bas d'un jupon. Pènelinéje \pcntinês Haboudange], s. m. — Pèlerinage. Voir Palerinéje. Pèneiis Ipenië llémillyl, s. m. — Fourré d'épines, dans une foret. Pènéye [pencij Y], s. f. — Sillons qui ont été bien creusés et qui se présentent bien. / fèl bon oté as chcinis dons tes grosses ~ , ;i-(" ri/in è r'wodè, il fait bon alleiaux cham])s dans les sillons qui se présentent bien , on n'a pas besoin de les ixaminer. Pèni, voir Pènieu. Pèni Ipçn/ gén. (pani F)], v. fr. — 1" Sevrer. 2" Au part, passé, se dit d'une vache, d'une chèvre qui n'a plus de lait. Fne vèchc pcnTe, une vache qu'on ne trait plus Y. Pèniat {pçiia M, pçno l, P], s. m. — Petit panier. Lés ~ (''îô M, /]. s. m. — Hrin d'osier. Pèniot, voir Pèniat. Péniote |/)r/îp/ Y\, s. f. — Homme sans cournge, poule mouillée. V n' oirs qii'vne ~, vous n'êtes qu'une ])oule n)ouilléc. Pènissanl |pç;iisY7 M, N, penâ Des- try], adj. — Enfant qui a l'âge d'être sevré. Pènot, voir Pénal. Penous \p(e)nu M, \, pçnu . . I, P, F\, adj. — li])ineux. Pènut Ipenii M, I, P, S, pand-panœ- panœ' . . S, ponê V], s. m. — Nuit. Pepa Ipçp'i M, N, S, pepa f, P, F, popû Y\, s. m. — Pa|)a. Pèpâye, voir Pèpèyc. Pèpeune [pepœn M, pçpen /], s. f. — Grande cuiller. Voir Papine. Pèpèyc [pcpÇ'ij M. I, P, N, pçley -pipûy F, pçpây LandrolT, pepêy-pf- pTy S, pepï Y], s. f. — Pépie. An val cime (pi' n'è m' le -, en voilà une qui n'a pas la p. (c'est une l)avar(7'/ê' . . M, I, P, \, pp- pyolç Y], V. intr. — Manger comme les chèvres. Péplier [peplye \'|, s. m. — Peu- plier. Voir Popli. PèquG \p<;k M, I, P\, s. f. — Piquette. Voir Piquatc. Pèquèt \prkç gén.), s. m. — Paquet. Pèquîn, Pèquis \pekt M, peki P, K, S\, s. ni. — 1" Pàquis, terrain où vont iiaître les bêtes de la com- mune. Nale ~ at d'maré Irèhhe, notre p. est demeuré en friche. PER - 503 - pe6 2° Endroit rempli de pierres et de broussailles. 3" Petit tas de pierres ramassées dans les champs. Pèr \per M, I, P, N, par F\, prép. — Ne s'emploie que dans quelques expressions: ~ lu, p. lui (tout seul). / s'an va tôt ~ lu, il s'en va tout seul. ~ aules vaijes, ~ aulefiuès, p. autrefois (autrefois). ~ insi, p. ainsi (par conséquent). ~ ma fwè, p. ma foi (ma foi). ~ hèsâd, p. hasard. Voir Pè. Pèrâde [pçràl . . gén.], s. f. — 1» Parade. 2" Bibelot; bijou V. Pèrale [pçral M, N, pçrpl I, P, pardi V\, s. f. — Parole. 'L al è dous ~ , il est à deux p. (on ne peut se fier à lui). Le ~ li crat dans le boche, la p. lui croît dans la bouche (c'est un beau parleur). Quand' lés ~ sont disses, l'ûwe bénite at fûte, quand les p. sont dites, l'eau bénite est faite (on ne reprend pas sa parole). Pèrant [perâ M, I, P, N, para V, porâ V\,s. m. — 1" Parent. 2» Cousin. 3" Ami. /s n' se féjionl pis lé griméce, is sont ~, il ne se font plus la moue, ils sont (de nouveau) amis V. Pèranté [peràtë' . . M, I, P], s. f. — Parenté. Qu' mé ~ aleusse au diâbc, éle ne vi/int cheuz meu qu' po m' seucieu, que ma p. aille au diable, elle ne vient chez moi que pour me sucer. PèrantéJG {pçrâtës . . M, I, P, N, parâtes S, pçràtês V], s. m. — Parenté ; lignée ; famille. 'L è i bwin ~, il a une (il est d'une) bonne famille. Pèrâte [peràl . . gén. (perâ \'}], s. m. — Paràtre. Voç' note ~ , voici notre p. Se dit quand l'hiver va commencer V. Pèray [peray M, N, perçy I , P, parëy V], adj. — Pareil. Ç'at don ~ au minime, c'est du p. au même (c'est la même chose). Pèrâyc [pçrây M], s. f. — Pommé, poire mûrie au grenier. Voir Pèrer. PèrchatG [persat .S|, s. f. — Petite perche. Pèrchate [persat S|, s. f. — Petite perche (poisson). Voir Pïrchate. Percé [perse' M\, adj. — Mouillé jusqu'aux os. Perde, voir Péde. Pferdon [pçrdô M, I, P, N, pardô S, pordô V\, s. m. — 1" Pardon. 2" Son de la cloche qui annonce la mort imminente de qqn. Pèrdoner [perdçnê' . . M, I, P, N, pardunai F, pardçnq . . S, pçrdçne V\, V. tr. — Pardonner. Pèrdris [pçrdri M, I, P, N, pçrderi V[, s. m. et f. — Perdrix. Perdu [pçrdii M, I, P, F, N], adj. — Perdu (fou). Rïre comme i ~ , rire comme un f. Père [pêr . . gén.], s. m. — Père. Fûre au nom du ~ , faire le signe de la croix. Fâre ~ et mère, faire p. et mère (jeter des cailloux plats à la surface de l'eau pour faire des ricochels). / ~ pleut nûrl dd:e afants et dôze afants n' pieuncnl nûri zouV ~, un p. peut nourrir douze enfants et douze enfants ne peuvent nourrir leur p. Père [perë V], s. m. — Empois. Voir Pèru. Pèrèdis [pçrqdi gén.], s. m. — l» Paradis. - pèsse nanfé, p. passe enfer (sorte de jeu). 2" Reposoir du Jeudi-Saint, de la Fête-Dieu. Léyans V bwin Dieu au ~, ç'at se pièce, laissons le bon Dieu au p., c'est sa place (ne pas invoquer tou- jours le bon DieuV Pèrelinéje [perlinës S, V], s. m. — Pèlerinage. Voir Palerinéje. Pèremant [permà M, I, P, N, parmô V[, s. m. — Parement. Pèremanti [pçrmâti M, I, P, N, parmâtœ S, pçrmête V], s. m. — Tailleur. Voir Cosou. PER - 504 - PES Pèrer Ipçrê' . . M, I, P, F, N, S], V. tr. — Parer; préparer. Pèrcr Iperê' . . },'én.|, v. intr. — Mûrir après la cueillette. J' i>âs maie — nus pwéres, je vais faire mûrir nos poires. Voir Joûti. Pèrèsol [perfsol M, I, P, A'|, s. ni. — Parasol, ombrelle. Pèrète \perqt gén.|, v. intr. — Paraître. Part pass.: pèrètit et pèru. Pèrcii Iperœ M, I, P, N, para S\, s. m. — Cloison. Voir Èpèreû. Pèreû [pçrœ P\, s. m. — Flèche de lard. Pèrcii [perœ S], s. m. — Empois. Voir Pèru. Pèrfond {pqrfô M, I, P, N, parfô- perfô F], adj. — Profond. Voir Rufond. Pèrîondir [pçrfôdir M\, v. tr. — Approfondir. Perfondou [pqrfôdii . . M, I, P, K, parj'ôdow F\, s. f. — Profondeur. Voir Aufontou. Péris [pf! gén.J, n. pr. — Paris. On va è ~ pè los les ch'niins, on va à P. par tous les chemins. Pèrisate [périra/ M], s. f. — Pa- risette (plante). Pèrisyin [perizyè gén.|, n. pr. — Parisien. Perlante (so) [pqrlàtç V\, v. pron. — Se dandiner. Pèrlîn [péril M, /), s. m. — Espèce de rossignol. Pèrmate [permat M, N, pçrmol I, P\, V. tr. — Permettre. Pèrnèle \pernçl /«"], s. f. — Prunelle. Voir Peunèle. Pèrnous [pernii . . I, P\, s. m. — Preneur. Voir Peurnous. Pèrouquèt [pçrukç M, I, P], s. m. — Perroquet. Pèroy, voir Pèray. Pèrpèlc Ipçrpçl S\, s. m. — AITaire. / n' conul m' so -, il ne connaît pas son a lia ire. Pèrpèye, voir Pèrptn. Pèrptn [pçrpî M, I, pçrpçy P, pçrpc S\, s. m. — Parpaing. Pèrsîn [pçrsl . . gén.], s. m. — Persil. - (/■ colicuvc, p. de couleuvre (cigiie). - d' ciyonyne, p. de cigogne (p. sauvage). T' mèrches sus /' - po fârc anrèjeu V cèrfcu, tu marches sur le p. [jour faire enrager le cer- feuil (tu marches très lentement). Pèrsône |/)çr.sô/i S, V|, s. f. — Personne. Voir Pèhhoûnc. Pèrtchi, voir Pèrti. Pèrtéje [pertes . . M, I, P. W, parlês- pçrlës S, porlês[, s. m. — Partage. Pèrtèjeu [pertejœ . . M, I, P, N, parteji-perlçji S, porlejyey, ce V), v. tr. — Partager. Pèrtèyc [pçrlêy . . gén.|, s. f. — Partie de cartes. Fâre le -, faire la p. Cjouer aux cartes). Pèrti [perti M, I, P, N, pçrti-pe(r)lsi S, parti V), v. intr. — Partir. Pèrtot \pertç> M, I, P, F, X, parto- patso S, poto-polso-potyo V[, adv. — Partout. Tôt potiot, tout p. V. Pèru [pçrù M, I, P, N, perœ S, perc V], s. m. — Empois, apprêt fait d'eau et de farine, qui sert aux cordonniers et aux tisserands. Pour le faire, on se servait de la farine folle qui s'échappe et se répand ])artout dans le moulin. Pèruquieu [perûkyœ . . M, I, P, perûky(e-p(;ruty F, petri- petûrç . . S, petrit;e,-!iœ V|, v. intr. — Pâturer, ])acager. Pèlcîis |/)ç/'7' M, I], s. m. — Malotru. PèteiïsG [7)<7(7'S S\, s. f. — Espèce de saule. Voir Paterassc. Peteut lpel(e S\, adj. — Petit. Voir Petiat. Pétéyc [/)r7(7/ V|, s. f. — Petite ordure. Voir Peutâye. Pèlèye [petêu F\, s. f. — Pépie. Voir Pèpèyc. Pcliat \pettja M, N, pqîijo I, P, F, ])etœ-j)etiia S, pele-petijo V], adj. — l'élit. Voir Piat. Pètieu [pel'jec S\, s. m. — Trou. Voir Pètcheu. Pèttn \pçlï M, /|, s. m. — Patin; pantouile. Petiot, voir Petiat. Pètiou [pçti/n V\, s. m. — Chilfon- nier. ^1 - PET PEU Pctoncot \p(e)tôko N, S\, n. pr. — Pettoncourt, vill. de l'arr. de Château- Salins. Lés marchands d' fwiii de ~, les niarchauds de foin de P. (so- briquet). Pètoyâd Ipetçyà . . M, I, P], s. m. — Enfant très potelé. Pètrauyéje [petrôyês . . M, I, P], s. m. — Action de patauger. Pètrauyeu [pçtrôyœ . . M, I, P, pçtruye V], v. intr. — Patauger, marcher dans la boue, dans des flaques d'eau. Voir Patouyeu. Pètreumeunc [pçtrœmqen M, pelrœ- mçn I, P, pqtrqsmqn-pqtrœmœn N], s. m. — Pièce de monnaie de peu de valeur, qui avait anciennement cours à Metz (qui représente l'image de Saint-Pierre, de Peterniânnchen). Pètreuyeu [petrqeyœ . . M, N, petrçye I, P, patriyi S], v. intr. — Pétiller; crépiter. Lo fu pètreuye, le feu pétille. Voir Patreuyeu. Pètrèye [pelrêy M\, s. f. — Étin- celle pétillante. Pétri \pqlri S], v. tr. — Pétrir. Voir Preti. Pétri, Pètriycu, voir Pèteurieu. Pètronïye (sinte) [pçlrotiïy M, I, P, N], n. pr. — Ste-Pétronille. Quand-i pieiil è Sinte Pètronïye, Lés r'hîns s'an vont an gn'nJyes, quand il pleut à Ste-P., les raisins s'en vont en guenilles. PètroûlG [petrûl M, I, P, petrô"! N, petrôl S, V\, s. m. — Pétrole. Pètroyâd {pqtrçyâ . . M, I, P, N, patruyâ F], s. m. — Personne, en- fant qui patauge. Péts [pë V], s. m. — Puits. Voir Puhh. Pètu [pçtû N], adj. — Trapu. Pètuher [pqtuyëi . . M, I, P, N, pçtsœyi S], V. tr. — Percer ; trouer. Pèturé, Pèturéje, Pèturcr, voir Pètcuré, Pèteuréje, Pèteurieu. Peu [pœ S], s. m. — Pou. Voir Pu. Peublic [pœblik M, I, P, N, piblik V], adj. — Public. Peûch [pœs S], s. m. — Puits. Voir Puhh. Peûchat Ipœsa M, plsâ F, peso V], s. m. — Personnage que les enfants croient voir dans la lune. Pcuchanlit, Peuchate, Peuchâye, voir Peuhhanlit, Pcuhhate, Peuhhàye. Peuche [pas V], s. f — Perche (longue pièce de bois). Voir Pîrche. Peuche, voir Peuhhe. Peucherat, Peuchieu, voir Peuhhe- rat, Peuhhieu. Peuchiater, Peuchnater [pœsyatç . . S, pœsnatë' M], v. intr. — Manger du bout des dents. Voir Piuchater, Pissenè, Pissenotè, Pussenater, Pus- sieu. Pcuchote [pœsol V], s. f. — Partie de la schlitte. Pcuchu, voir Peuhhu. Peuciatâd [pœsyatà . . S\, s. m. — Vétilleur. Voir Puciatâd. Peuciatè [pœsyatç . . S\, v. tr. — Épucer. Voir Puciater. Peuciater, voir Peuchnater. Peugnate [pœfiat M], s. f. — Poignée de chanvre que l'on file. Voir i\ugate. Peugne Ipœn M, N, pêiï S], s. m. — Rayon de miel. Peugnon [pœiiô M, N, peiïô I, P], s. m. — Pignon, mur latéral de la maison. Peûhh [pwx . . S], s. m. - Puits. Voir Puhh. Peuhhanlit [pœxàH . . M, I, P, N, pœyfilœ S, pejfile V], s. m. — 1° Pis- senlit, sorte de salade. 2" Fleur jaune qui pousse près des ruisseaux. Peuhhârd, voir Peuhhate. Peuhhate [pcexat . . M, N, S, pœxçt pçxçt /, P, pisçt F, pexçt V], s. f. — Urine. Dans M, on entend aussi Peuhhârd, p(^xàr. PEU — 508 - PEU Peuhhâye [pifX^iH ■ ■ ^!, A ^. ^'. S, pisâij F], s. f. — Urine aboiuhintc; écoulement d'urine. Peuhhe [jurx ■ ■ M, h 1\ A', S|, s. f. — Pissat. Pcuhherat \paexra . . M, X, pœ^jo I, P\, s. m. — Pissat. Le sini Mrdâd è tûcheu so ~ , sinI Barnabe li casse lo né:, la Sl-Médard a lâché son p. (il commence à pleuvoir), saint B. lui casse le nez (la pluie cesse). Peuhhieu [p(pyjjœ . . M, I, N, p-pyow M, X, pypw I, P, pyowf-pyûf P, plîi-plïi-plûf F, pyâw-pyâow-pyow S, pyô V\, s. f. — Pluie. / chetil d' le ~ è rèvâhhe, il tombe de la pluie à verse. Èprès le -, lo bé lams, ou èprès le -, lo chaud vyinl, après la pluie, le beau temps, ou, après la pluie, la chaleur vient. Fâre le - et /' bé tams an mimme lams, faire la pluie et le beau temps en même temps (rire et pleurer). - don mèlin n'è pwinl d' deurâye, pluie du matin n'a pas de durée. - de midi, laborou reste sotit, phiic de midi, labou- reur reste à la maison. / fâl roje au s'ia couchant, ç'al po d' le - au land'min. il fait rouge au soleil couchant, c'est pour de la p. le lendemain. - è Sint Tièbaut, Bonsse tes toncs an haut, - è l'Esancion, Bousse lès ca pus Ion, |)Uiie à St- Thiébaut, pousse tes tonneaux en haut (au grenier), pluie à l'Ascen- sion, pousse-les encore plus loin. Les kènârds pionjent, lo broûyârd monte, ç'at sine de -, les canards |)longcnt, le brouillard monte, c'est signe de pluie. Le - don mètîn et le yuioûre dés poûres jans n' deure meu lonlams, la pluie du malin et la gloire des pauvres gens ne durent pas longtemps. Voir Règat. — Lé piô di mèlin n' innoye mi /' pèVrin, la pluie du matin n'ennuie pas le pè- lerin (n'est pas de longue durée) V. Piawer [pyawc'-pyowêi . . M, X, S\, V. intr. — Piauler; pleurer, geindre. Piâyâd [pyâyà . . gén.], s. m. — Enfant qui se plaint, qui crie toujours. Piayant [pyayà . . M, X, pyoyà I, P\, adj. — Pliant; souple; docile. Piâyc [pyày. ■ gén. {plây F)], s. f. - Plaie. Piayéje [pyayês M, N, S, pyoyês . . I, P, y\, s. m. — Action de plier. Piayeu [pyayœ . . M, X, S, pyoyç . . [, P, V], V. tr. et intr. — Plier, ployer. Piâyeu [pyàyce . . gén.], v. intr. — 1" Piauler; pleurnicher ; piailler. 2° V. tr. Gronder, réprimander S, V. Lés véyes grand mères piâyont tojos, les vieilles grand'mères grondent toujours V. Piayèye Ipyayëy M\, s. f. — Levée au jeu de cartes. Piayon [pyayô M, X],s. m. — Petit pli à une étofTe. Piayon [pyayô M], s. m. — Mor- ceau de bois qui sert à tourner la charrue. Piayou [pyayu M, X, S, pyoyu I, P, Y], s. m. — Plieur. Piayûre [pyayfir M, pyoyùr I, P, pyayivr-pyayûr X\, s. f. — Paille (]ui sert à lier la vigne. Voir HhoQ. Picaté Ipikatï'i . . M, X, dçpikotç . . S\, adj. — Marqué de la petite vérole. Voir Debacaré. PIC - 513 PIE Pîcate Ipîkat Pontoy], s. f. — Bleuet. Voir Pîhhate. Picâyon Ipikàyô M, N, S], s. m. — Picaillon; en général, monnaie, argent. 'L è dés -, il a de l'argent. Pice \pis S, V], s. f. — Puce. Voir Puce. Pîce [pis S], s. f. — Pièce. Voir Pièce. Picéle [pisêl-pîsël V], s. f. — 1° Jeune fille qui va chanter les tri- mazaus. Voir Poûse. 2" Coccinelle. Pîncéle (bis), monter mé dé quel cote que je m' mérîrè, rirè (ter) .' Ot p' di cote dé...? C. (bis), montre-moi.de quel côté je me marierai, rirai (ter). Est-ce du côté de....? (on nomme plusieurs villages) V. Pîchâd [pïsâ F], s. m. — Personne que les enfants croient voir dans la lune. Voir Pcûchat. Pichalit(pwa/i F], s. m. — Pissenlit. Pichalit [pisaliF], s. m. — Fourmi. Voir Freumtn. Pichat [pisa M], s. m. — Lange. Voir Pihhat. Plchate [pîsat M], s. f. — Bluet. Voir Pîhhate. Pichâye Ipisâg F], s. f. — Urine. Voir Peuhhâyc. Pïche [pis M, I, P, N], s. f. — Pêche (fruit). Voir Pîhhe. Pichenat [pisna M], s. m. — Petit vin. Pichi [pLsi F], v. intr. — Pisser. Voir Peuhhieu. Plchi [pîsi M, I, P, N], s. m. — Pêcher. Voir Plhhi. Pichote [pisot F], s. f. — Urine. Voir Peuhhate. Pichu [pisâ F], s. m. — Pissoir. Voir Peuhhu. PTd \pî S\, s. m. — Pied. Voir Pieud, Pidance [pidâs M, N], s. f. — 1° Tout ce qui se mange avec le pain. 2° Aliment trop copieux. I-n-ieu, ç'at byin, dous', ç'at mieus, treûs, ç'at -, un œuf, c'est bien, deux, c'est mieux, trois, c'est trop copieux. Pidolatc [pidolat S, pidolot \^, s. f. — Toupie. Voir Pidoûle. Pidôle, voir PidoiîlB. Pidoûle [pidûl M, I, P, pidô"l-pi- dîil N, pidôl S, V], s. f. - 1» Petite toupie de buis en forme de cône, armée de fer, que les enfants font tourner sur sa pointe à l'aide d'un fouet. 2" Toupie en forme de navet qu'on fait tourner rapidement sur sa pointe en lui imprimant un mouve- ment de rotation à l'aide d'une cordelette enroulée qu'on déroule rapidement. Piè Ipye V], s. f. — Peau. Voir Pé. Pié [pge V], s. m. — Mèche de lampe. Pié Ipyê' P], adj. — Plein. Voir Pyin. Pièce [pyes gén.|, s. f. — Place. / n'y è pwint d' bone ~ po lés trouivands, il n'y a point de bonne place pour les paresseux (partout ils trouvent qu'il y a trop à faire). Que va è Mes', péd se -, qui va à Metz, perd sa place. Se dit quand on prend la place de quelqu'un qui vient de quitter son siège. Pièce [pyes M, I, P, N, pis S, pyes V], s. f. — Pièce d'argent. Panre le - , prendre la pièce (ac- cepter un cadeau corrupteur). Piéche [pyës P], s. f. — Planche. Voir Planche. Piéchi [pj/êsi P], s. m.— Plancher. Voir Pianchi. Piècieu [pyesyœ . . gén. (j)lasi F)\, V. tr. — Placer. / pièce d' l'èrjant tas lés jos, il place de l'argent tous les jours. Pied [pye I, P, F, pye V], s. m. — Pied. Piède [pi^t i], v. tr.— Perdre. Voir Péde. 33 - 514 PIE Pièfond Ipiiçfô M, I, P, \\, s. m. - PInfond. Piètondou {pijçfmin M, I, P, X, pin- fimow F\, s. m. — Plafonncur. Pièhant Ipna" 'S. V|, :ulj. - Plai sant. Voir Piahanl. Pièhi Ipnçyi S, V], s. m. — Plaisir. Voir Piâhi. Piémc Ipuêm V], s. f. — Plume. Voir Pieume. Piémè Ipi/i'inç V|, v. tr. — Plumer. Voir Pieumcr. Piémon Ipi/cmô V], s. m. — Edre- don. Voir Pieumon. Piéne Ipijcn P, \. S], adj. - Pleine. Voir Pyinne. Pièpecot \pmpkQ M. I, P, X\, n. pr. — Plappccourt, l'crme près de Servigny-lès-Ra ville. Piér Ipiiër V), v. inlr. — Pleuvoir. Voir Pieiir. Pièrat [pijera M, N, pnçro I, P, plra .S'I, n. pr. — Pierre. Pièrâyes \pyçrây . . M, /, P, A'|,s. f. pi. — Pierres fines, bijoux. Piére \p;iêr M, I, \, pner-pucr P, p7r S, pijer-pijœr V\, s. 1'. — 1" Pierre. ~ au hcnr'son, p. en hé- risson (pierres plaeces les unes à côlé des autres sur une route en construction). Lés ~ sont ciiihhes sus los l('s ch'mins, les p. sont dures sur tous les chemins ^iI faut tra- vailler partout). Eiinc ~ jclâijc ii'è pus d'qiiâwe, une p. jetée n'a plus de queue (on ne peut la retenir, pas plus tpi'une parole qu'on vou- drait ne pas avoir prononcée). /;/(' frcûlpaïu-e doits ~ (;;i.s(/;ic. elle ferait prendre deux p. ensemble (elle a un lanf>aj;e mielleux, persuasif). Sinl-Piérc et sint Paul juciwioiis, ii-ij è po èprès Irautc Jos (Idiij'roiis. St.-Picrrect St. -Paul pluvieux, il y a pour après trente jours danj^ereux.— Le piotlve, è le Sinl-Pivrc, iioiic lés nuhotes et breule lés-aïucnes, la pluie, PIE à la Saint-Pierre, noie les noisettes et brille les avoines P. Lés piercs momjont, j'èrans d' le piô, les p. se mouillent, nous aurons delà pluie V. 2" Partie du pressoir où coule le vin. Voir Chaucu. Piéri \puen V|, v. intr. — Pourrir. Voir Piiri. Pièrejus \pmrjii .V|. n. pr. — Pierrejeux, ferme près d'Orny, arr. de Metz. Piérevelè's \p\icrvlê'\, n. pr. — Pierrcvillers, vill. de l'arr. de Metz. Pièt |/)!/ç .1/, /, P, 'VI. :>'1J- - ''•"'• Chvûr è ~ vante, tomber à p. ventre. Pièt [pije gén.], s. m. — Plat; jila- teau. Mate lés piats - dans lés (jrands, mettre les petits p. dans les i^rands (faire de .grands prépa- ratifs pour une fête, une réception). Piète |/);/ç/ V), s. f. — Perte. Voir P6tc. Piètecot l/n/ç/A-o .U, A'|, n. pr. — Plappccourt, vill. de l'arr. de Metz. Piètcnaye {pijçtnau . . M, I, P, X\, s. f. — Platée. Piètcrôyc Ipuçtrçu M, /, P, N\. s. f. — IMalilude, bassesse, chose vile ; salo|)erie. Piètevèle l/'i/ç/i'Ç/ M, /. /'I. "• I"'- — Plappcvillc, vill. près de Metz. Anciennement, on disait, à Metz, Platcvillc. - 515 PIE PIE Piétine [pgetin S], s. f. — Fer à repasser. Voir Plètc. Piéton Ipgetô I, P, S, pgetô-pyœtô V], s. m. — 1» Facteur. Voir Pieuton. 2» Partie de la schlitte V. Pieud {pijœ M, N, pge I, P. F, pi S, pye-pyœ V], s. m. — Pied. D' ~ an qwète, de p. en quatre (des pieds à la tète). - chaud, moût (premier vin tiré); - d' boc, angé- lique sauvage; - d'chète, gnapha- lium dioïdide; - d'i/ri/on, ellébore fétide. - d' Jésus, lotier; - d' lieuve, sorte de trèfle ; ~ d'mohhe, p. d'alouette. Pieuhhe \pyœx M, N], s. f. — Perche (bois long et mince). Voir Pïrche. PieulG [pyœl M, N], s. f. — Attache qu'on entortille autour de l'éche- veau pour qu'il ne s'embrouille pas. Pieule {pyœl M, N], s. f. — Sorte d'insecte qui vit dans l'eau. Pieumârd [pyœmâr . . M, I, P, N, S], s. m. — Plumet. Pieud-de-sante [pyqetsàt M], s. m. — Petit sentier. Voir Pieussante. Pieumat fpî/œma M], s. m.— Plumet. Pieumâyc [pycemày . . M, I, P, N, S], s. f. — Contenu d'une plume. - d'anke, plume remplie d'encre. Picume \pyœm M, I, P, N, plœtn F, pyœm S, pyêm-pyœm V], s. f. — Plume. An-n-ont pwint d' ~ sans àive chaude, on n'a pas de p. sans eau chaude. Lés bêles ~ font lés bésjanes, les belles p. font les beaux oiseaux (l'habit fait le moine). Ç'at le ~ don lit que V hoûye, c'est la p. du lit qui t'appelle (se dit de quelqu'un qui bâille). Le ~ l'am- poûte, la p. l'emporte. Se dit à un chasseur qui manque son gibier au vol. A'^e pé, ne châ, ne sang, ne as'; ç'at bwin po lés grands et lés piats ètç'atfât pofâre wingneu d' l'èrjant ? — Ç'at lé pieume. Ni peau, ni chair, ni sang, ni os; c'est bon pour les grands et les petits et c'est fait pour faire gagner de l'argent ? La plume (devinette). Pieumer [pgœme . . M, /, P, N, S, plqemœ F, pyeme-pyœmq V], v. tr. — Plumer. - le grînve, p. la grive (se dit du repas que font les bat- teurs en grange à 3 h. Va du matin). - lé grand grînve, p. la grande grive (se dit du repas que font les domestiques, la veille de Noël). Picumessé [pgœmsë- . . M, N], s. m. — Coussinet. Picumon [pgœmô M, I, P, N, S, plœmô F, pyemô-pyœmô V], s. m. — Édredon. A Metz, on dit communé- ment Plumon. Pieumûre [pgqemur . . M, I, P, N], s. f. — Épluchure. Pieûr [pyœr M, 1, N, pyœr-pyûr P, plôér-plûr F, plur Landrotf, pgîr- pyur S, pyêr-pyœr V], v. intr. — Pleu- voir. - corne grale, p. comme grêle (en abondance). I pieul corne tos lés diâbes, il pleut comme tous les dia- bles (très fort). Ç'at vrâ conte i pieut don badin, c'est vrai comme il pleut du boudin (c'est un mensonge). Z)' min, i pieûrè qu' lés chïns bwêront tôt dreût, demain, il pleuvra (si fort) que les chiens boiront tout droit. — Lés chins minjont d' /' iebe, i piéré, les chiens mangent de l'herbe, il pleuvra V. Pleure [pyœr V], s. f. — Pierre. Voir Piére. Pieussante [pyœsàt M], s. f. — Petit sentier. Voir Pieud-de-sante. Pieuter [pgœtë' . . M, I, P, N], v. intr. — 1" Se propager; se multi- plier; pulluler. Se dit des plantes. 2" Travailler beaucoup ; aller vite en besogne tout en faisant bien. Lés-ovris pieutent ferme, les ouvriers travaillent ferme. Pieuton [pyqetô M, N, pgçtd I, P, S, pyetô-pyœtô V], s. m. — Facteur. PIE 516 - PIN PiGutrâye Ipnœtrâij Pontoy], s. f. — Pierre qui s'attache à la chaus- sure. Voir Pauchon. Picuvale Ipijfrnal M, X, pyœi'ol 1, P\, s. f. — Pluie fine. Pieuvc {pycrf M, I, P, N], adj. — Pleutre, lâche. Pieûvc Ipijœf 3/, iV], s. f. — Lèvre. Picuvote, voir Pieuvate. Pi eu vous Ipycyi'ii . . M, I, P, \], adj. — Pluvieux. Picuyon Ipijiynô M, .V, piieijô I, P], s. m. — Botte de chanvre pliée et tressée. Pieuyon [pycpijô M, X], s. m. — Morceau de bois qui sert à tourner le centre de la charrue. Piévi |/);/('('( ri,v. Ir. — Supporter facilement ; trouver agréable. On pici'ôr co bin le choloii âlwdc, on supportait encore bien la chaleur aujourd'hui. Piévîn [pi/ei'i V], s. f. — Pluie de longue durée. Pièyon, voir Pieuyon. Pife \pif M, I, P\, s. m. - 1" Fri- niou.s,se; gros nez. Wcle ~, sale f. 2" Vieux gourmand. Pihhat \pixa . . M\, s. m. — Linge que l'on place sous les enfants pour recevoir les urines; par extension, le pan de la chemise, exposé à être mouillé de la même façon. Pîhhatc \p7xnl--M, \,pTbal l'ontov], s. f. — Hluet. Plhhate [pixel M, X\, s. f. - Kau dont on humecte les yeux malades. PThhate [plyât M, X, ptyol I, P], s. f. — Petite pèche ffruit). Pîhhatc \ pixel M, X, p7xol . . I, P], s. f. — Sorte de jilante. Pîhhc \ptx . . M, I, /', X, PCX S, pcs l'I, -s. f. — Pèche (fruit). Pîhhi Ipixi ■ ■ M. I, P, X, pPxO S, pOsç V], s. m. — Pécher (arbre fruitier). Pihhote, voir Plhhate. Pihoiis Ipitû V], adj. — 1» Hon- teux. 2° Soucieux; chagriné; indis- posé, mal â son aise. Xule Jclïne ot pihofise, notre poule est malade. Pijon [pijô M, I, P, X, pijô V], s. m.— Pigeon. Viens l' eune pare de ~? — .ih .' lés i>al anvolàs.' Veux-tu une paire de p. '? — .\h ! les voilà envolés ! (Jeu pour amuser les enfants. On croise les doigts les uns sur les autres, puis on les écarte brus- quement). Pilant, voir Pilu. Pilé IpilC" M, I, P, X\, s. m. - Lampe ornementée qui supporte un cierge (terme d'église). Pilèt \pile M, I], s. m. — Grosse bille à jouer. Pilote! Pilote \pllol Y], inlerj. ~ Cri pour appeler les poules. Pilou [pila . . M, I, P, X], s. m.— Pileur. Pilu Ipilii M, I, P, X, pila S, Y], s. m. — Pilon ; mortier (moulin à café ou à poivre S, V). A pilan, au p. (très, bien, beaucoup). 'L ot rcchc â ~, il est très riche V. Pîmpachc, Pîmpan Ipipuii-pipè . . S\, s. m. — Cenelle. Voir Patchc. Pîmpenerèye \pipcnrcij M, I, pipifiêr V|, s. f. — Pépinière. Pîmpeurnèle [pipaerncl . . M, I, P, X\, s. f. — 1» Pimprcnellc. 2" .leunc tille éveillée, fringante. Pin \pc gén. (pê' P, pê F)\, s. m. — Pain. - r'crawi, pain rassis; - (iiichanlf, p. à cacheter; ~ d'cottcon, alléluia, jilante qui llcurit vers Pà- (|ucs; - (/' crèpaud, sorte do cham- pignon; - (/';/fliy.s' (p. de chèvre),gui; - d'jaiic(\i. d'oiseau), langue de fem- me (sorte de plante); - mu/ij(moisi), condamine des prés; - lt Pitolè, voir Pitaler. Piton [pilô M], s. m. — Partie de la voiture. Voir Ché. Pitwès [pitwf . . Bécliy], s. m. — Putois. Voir Fehhou. Piucliater [pyûsatêi M\, v. intr. — Manger avec défiance, comme en épluchant. Voir Peuchnater. Piilchc [pyûs S], s. f. — Pluie. Voir Piâwe. Piiir Ipyur S], v. intr. — Pleuvoir. Voir PieOr. Piuvantè [pyûvàte . . S], v. intr. — Pleuvoir et venter en même temps. Pivète [ pivet F], s. f. — Ecorce de saule mince et courte dont les enfants tirent un son strident. Pivôle [pivôl Destry], s. f. — Pivoine. Voir Pioîïne. Piyeu [pii)y(f . . gén.], v. tr. — 1° Épier, se former en épi. 2° Gla- ner les épis après la moisson. Piyon [piyô S], s. m. — Petite parcelle de terrain. Piyou [piyu M, I], s. m.— Voleur. Placi [plasi F], v. tr. — Placer. Voir Piècieu. Plâdi [plâdi F\, v. tr. — Plaider. Voir Piadieu. Plâdiow [plâdyow F], s. m. — Plaideur. Voir Piâdiou. Plafounow [plafunow F], s. m. — Plafonneur. Voir Pièfonou. Plâjant ( plâjàF], adj. — Plaisant. Voir Piâhant. Plâji [plûji F], s. m. — Plaisir. Voir Piâhi. Plaku [plakù F\, s. m. — 1° Ins- trument qui sert à battre la terre fraîchement mise dans la grange, pour l'affermir et l'aplanir. 2" Pelle qui sert à presser le fumier sur la voiture. Planchi [plâsi F], s. m. — Plan- cher. Voir Pianchi. Planté [plâtê F], s. m.— Plantain. Voir Piantin. ^2i - PLÉ Plantow [plàtow F], s. m. — Planteur. Voir Piantou. Plantu [plâlti F\, s. m. — Plantoir. Plaque [plak V], s. f. — Plaque de fonte qui protège le mur du fond du foyer. Voir Tèque. Plâre [plâr F\, v. intr. — Plaire. Voir Piârc. Plate [plat . . gén.], s. m.— Plâtre. Platèrnâye [platernây F], s. f. — Marmitée. Platine [plàlin M], s. f.— Langue; babil (familier). Plâtrou [ plàtru M, N, S, plâtru . . I, P, F, V], s. m. — Plâtrier. Plâye [plâg F\, s. f. — Plaie. Voir Piâye. Plé [plêi P, plê F], adj. — Plein. Voir Pyin. Pléche [plês F], s. f. — Planche. Voir Planche. Pléchi [plêsi F], s. m. — Plancher. Voir Pianchi. Pléchote [plêsçt F], s. f. — Plan- chette. Voir Pianchatc. Pléne [plên F], s. f.— Platane. Voir Plinnc. Pléne [plên V], s. f. — Plane (outil de sabotier). Voir Pyinne. Plète [plçt M, I. P, N, pyetin S], s. f. — Fer à repasser. Plète [plet M, I, P, N[, s. f. - Pierre plate plus ou moins arrondie, dont les enfants se servent dans certains jeux. Voir Galiche. Pleuma' [plœmw F], v. tr. — Plumer. Voir Pieumer. Pleume [ploem F], s. f. — Plume. Voir Pieume. Pleumon [plœmô F], s. m. — Edredon. Voir Pieumon. Plcumessîeu [plqemsyœ M, N], s. m. — Plumasseau. Voir Pieumessé. Pleur [plôêr F[, v. intr. — Pleu- voir. Voir Pieflr. Pleurîsîe [plœrTsî F], s. f. — Pleurésie. Voir Piirîsïe. t>LI - 522 - POH Plinne | pli'n M, I, l>t(ii 1\ />'<'"- ! plën Af|, s. f. - Platane. Plis \pU V|, adv. — Plus. Voir Pus. Plomcsak [ploiumk V|, s. m. — Knl'aiil bien portant, mais lro|) louiil. Qui tjrâs ~, quel j^ros enlanl. Ploûe, Ploûve [plû-plûf l-'\. s. I'. — Pluie. Voir Piâwe. Ploiïr Iplùr F\, v. iiilr. — Pleu- voir. Voir Picûr. Ploûve, voir Ploûe. Plûc \plii F\, -s. f. — Pluie. Voir Piâwe. Plumon Ipliiiuù lan^<. pop. mess.], s. m. — Lit de plumes l'ail avee le gros duvet et les pluuies de l'oie. Voir Picumon. PlQr [plûr F, Landroff], v. intr. — Pleuvoir. Voir Pieûr. Pc \po V\, prép. — Par. Voir Pè. Po [po M, I, P, \, pu F, po S, pu V], prép. — Pour. Devant un pron. pers. accentué, on dit por. Por In, p. lui. Por /' hlinr. p. |le| sûr (sûrement). Pô l/'ô" iV, /)ô F, S, V], adv. — Peu. Voir Pou. Pochate [posai M\, s. 1'. — (".enelle. Voir Patche. Poche, voir Pohhc. Poche, voir Pôhhc. Poché, voir Pohhé. Pochelat, Pochcler, Pochcli, Poche- lîre , Pochenat , Pocherèye , voir Pohhclat Pohhelcr, Pohheli, Pohhe- lïre, Pohhenal, Pohhcràye. Pochèssion, voir Pohhèssion. Pochetâye | poslûii I, P ), s. f. — Contenu d'une grande cuiller de métal. Voir Pachetâye. Pochète \posci P\, s. f.— ("enelle. Pocheulerèye, voir Pohhculerèye. Pochi [posi M, I\, s. ni. — Per- sonne sale, saligaud. Pochiè, voir Pohhiè. Pochion, voir Pohhion. Pochon, voir Pohhion. Pochonerlye, voir Pohheulerèye. Pochote \p<}^>l /, /'|, s. f. — Po- elielte. Voir Pachate. Pochou |/>o.s"u . . /, P, V|, s. ni. Pêcheur. Voir Pahhou. Podé \podvi M\, inlerj. — Paiilicu. Poficu \pofiin- . ■ M, I. P, N\, v. intr. — Pouller, éclater de rire en faisant des efforts pour se con- traindre. Pogn [ppn M, /, /', iV, piiù F, S\, s. 111. — Poing. Pognat [poila M, X, poùo I, /', piiùa S], s. m. — 1" Poignet. 2" Seizième partie du bichet. Pognèye [pont'tj M, I, P, X, pniihi F, S, piim V], s. f. — 1" Poignée. Eunc ~ d' min, une p. de main. Eune - d' satTses. une bordée de sottises. Pognot, voir Pognat. Pohhe [ppx . . /, /', F, V\, s. f . — Pèche (action de pécher). VoirPahhc. Pôhhc [pôx . . S, pwps V], s. m. — Porche, corridor. Pohhè I pçxç y\, s. m.— Paisseau. Voir Pèhhé. Pohhé I p(o)xci . . M, I, P, \, S, y, pitsc F], s. m. — Pourceau, co- chon. - (/' mer, cochon de nier (cochon d'Inde). A'ohi (/' /' -, nom d'un c. (juron). 'L ni èvûre comc i ~ , il est avare comme un c. Lcs-atijes font firogneu les -, les auges font grogner les c. (les auges, selon qu'elles sont vides ou pleines, font grogner les c.; les gourmands s'oc- cujient toujours de In table). Lo çh(/u' n'è qit'i - /' fût (/rris, celui qui n'a qu'un c. l'engraisse (les parents qui n'ont qu'un enfant ont bien soin de lui). An n'uniirèhlicnt mcu lés - cra (/' rriivc kicre, on n'en- graisse ])as les c. avec de l'eau claire. Quand' lo - al Irap i/rôs, i saule lo ran, quand le c. est trop gras, il saute hors de la cabane. An l'roni âque de li, si les piats ~ ne V POH — 525 PÔL minjent, on fera quelque chose de lui, si les petits c. ne le mangent pas. 2» Personne sale, saligaud. 3" Per- sonne d'une avarice sordide. Pohhelat [pçxla . . M], s. m.— Por- celet. / n'y è si piat ~ que n'èye ses tranle sèt' oss'lals, il n'y a si petit p. qui n'ait ses trente-sept osselets. Pohheler [pçxlê' . . M, I, P, N, pu-flç V\, V. intr. — l» Mettre bas, en parlant de la truie. 2" Gâcher la besogne, faire mal son ouvrage. / n' labore meu, i pohhenle, il ne laboure pas, il gâche le travail. PohhGleûre, voir Pohhelîre. Pohheli [pçxli ■ ■ M, I, P, N], s. m. — Porcher. Pohhelîre [pp/fîr . . M, I, P, N, pçxlœr S, puflêr V], s. f. — Matrice de la truie. Pohhenat [poyna . . M\, s. m. — Porcelet. Pohherèye [pçxfçy- • L P], s. f.— Pêcherie de poissons. Voir Pahhe- rèye. Pohhèssion [ppxçsi/ô . . M, I, P, N, S], s. f. — Procession. È le Fêle- Dieu, léle ~ , télé f'nau, à la Fête- Dieu, telle p., telle fenaison. Pohheulerèyc [pçxqelrêy-pçxcpyrêy . . M, I, P, S, pox(xlrêy-pçx<^''''êy- posonrçy N\, s. f. — Cochonnerie, se dit de tout ce qui est commun ou qui a très peu de valeur (fami- lièrement). Pohheurerèye, Pohheuyerèye, voir Pohheulerèye. Pohhi [pçxi V], adv. — Par ici. Voir Pèhheu. Pohhi [pçxi P], V. intr. — Pisser. Voir Pcuhhieu. Pohhiè [poxyç . ■ I, P, V], v. tr. — Pêcher. Voir Pahhieu. Pohhion [pçxyô . . M, I, P, N,puxy5 S], s. m. — Porcelet; cochon de lait. Ç'at corne le fiauve don roje ~ , c'est comme le conte du c. rouge (plaisanterie qui consiste à annoncer le conte et à répondre par des coqs- à-l'àne à ceux qui vous posent des questions). Pohhon [ p(p)xô . . M. I, P, N, p(o)xô- p(u)xô . . S, V], s. m. — Poisson. 'L al maleureûs corne i ~ sus l' Irin, il est malheureux comme un p. sur la paille. 'L è èlrèpé i groûs — , mâs 'l ateûl pûri, il a attrapé un gros poisson, mais il était pourri (il a cru épouser une femme riche, mais il s'est trompé). Lés grands ~ minjent lés piats, les gros poissons mangent les petits. Pohhon [ poxô. . I, P], s. f.— Portion affouagère. Voir Pahhon. Pohon [pçtô N], s. m. — Poison. Voir Pwèhon. Pohhou [ppx'i . ■ I, P, V\, s. m. — Pêcheur. Voir Pahhou. Pokant [pokàS], adv.— Pourtant. Voir Portant. Poke [jopA- M], s. f. — Grosse main. Poke [pok M, I, P, N, poket P, F], s. f. — 1" Pustule de petite vérole. 2" Au pi., petite vérole. Pôke [pôk S], s. f. — Porte de grange. Voir Poûte. Pokète, voir Poke. Polâd [polâ Y], s. m. — Palet dont on se sert au jeu de la galiche. Polak [pçlâk . . M, I, P, N], s. m. — Homme malpropre, grossier. On dit ordinairement : wèle ~, sale p. Polâs [polâ V], s. m. — Palais de la bouche. Voir Palâs. Polat [pola M, N, polo 1, P, pula S], s. m.— Tige herbacée. Polat [pçla M, N, polo I, P, pulç F, polo-pnlàV], s. m. — Brin, fétu. ~ d'sawcjnon, tuyau de sureau, dont on a enlevé la moelle, qui sert à maintenir l'aiguille sur laquelle la tricoteuse prend la maille. Ç'ié n' vos route meu settl'mant i ~ de m'n POL 524 POL èslime, cehi iic vous ôte pas sciilo- iiuMit un l). (le mon cstinie C. //, 111,98. (juaiui on trouve deux 1). de paille en eroix sur son passaf^e, il faut les séparer alin d'éviter un malheur. Polc Ipnl, P, y, pôl V\, s. m. — Chambre d'habitation. Voir Pale. Polè !/»()/(' V|, adv.— Par là. Voir Pèle. Polè|/)0/ç V],adj.— Pelé. Voir Paie. Polà \pole . . I, P, /•'. V|, V. Ir.- Peler. Voir Palcr. Pôléje Ijiôlcs V|, s. m. — Veillée d'hiver. Voir Paléje. Polèliè {pnlçliir Bue.|, s. m. — Poulailler. Voir Poycrôyc. Polenéjc | poinvs I, P \, s. m. — l'èlerinaj^e. Voir PalGnéjc. Polére, voir Polîre. Polerèye \pplrrii M \. s. f . — Pou- lailler. Voir Poyerèye. Polerîn [polrî . . I, /'|, s. m. — Pèlerin. Voir Palerîn. Polerinéje \ polrinPs . . I, P\, s. m. — Pèlerinage. Voir PalerinÉje. Polèssc [polies I\, s. f. — l'xor- chure. Voir Palèsse. Polèt |/)()/ç M\, s. m. — Poulet. Poletàye , Poletèsse | pollûi] I, polli'nj-jxilh^s P\, s. f. — Terre (jui se détaehe de la semelle du soulier. Voir Paletàye. Poletéyc [pollen V|, s. f. — Pel- letée. Voir Palâyc. Polefihhe | pol(7y_ /'], s. f.— Pelure. Voir Paloîjhhe. Poleûr [/)(p)/(Tt M, I, P, N\, v. tr. — Pouvoir. An fonncnt coinc an pienncnl, an n' fonncnt meu corne an viennent, on l'ait eoninie on peut, on ne l'ait pas connue on veut. Voir PovGÛr. Polèyc {polêij M, I, P, A'I, s. 1'.-- Poulie. Polhhon \polyS' ^ !■ ^- ni.— ICelie- lon. Voir Pahhon. PoHche [pçUs M, I, P, N], s. f. — Pouliche. Polie \ poli/c.-ijœ V|, s. ni. — Ser- polet (on en fait une tisane contre le rhume). Brtien ( V|, s. m. — Pelle en bois qui sert à enta.sser le fumier sur la voiture. Voir Palon. Polot [polo I] s. m.— Sarbacane, faite d'une baguette de sureau dont on a enlevé la moelle, avec la(|uellc les enfants souillent des graines dures. BOL — 525 — POP Polot, voir Polat. Polotc [pçlot V], s. f. — Épaule de porc. Voir Palate. Polou \polu I], s. m. — Pelle qui sert à entasser le fumier sur la voiture. Voir Palou. PoloiihhG [polûx I, P\, s. f. — Pelure. Voir Palouhhe. Polpéliére [polpelijër V], s. f. — Rougeole. Voir Popeliûrc. Poltrèt [poltre V], s. m. — Por- trait. Voir Portrât. PolQche [poliis F], s. f. — Pelure. Voir Palouhhe. Pomâye [pomàij . . gén.], s. f. — Salade pommée. Pômon [pômô F], s. m. — Pou- mon. Voir Mou. Pompadoiir [pôpàdûr . . M, I], n. pr. — Pompadour. Ç'al pis qu' mèdème ~, c'est pire que madame P. (c'est une personne très préten- tieuse). Ponçate {posât M, N, pôsot I, P], s. m. — Passerelle. Poncé Ipôsê' M, I, P], s. m. — Ponceau. A Metz, on appelait ainsi le pont sur la Seille qu'il fallait tra- verser pour aller de la rue du Poncet à la place St-Sulpice; il existe encore à l'état de ruche fermée, entre la rue Mazelle et la nouvelle rue de la Seille. Ponchat [posa M], s. m.— Poing. Voir Pogn. Pondrasse [pôdras M, N, pôdrgs I, P], s. f. — Pondeuse, poule qui pond beaucoup. Ponéle [pçnèl S], s. f. — Prunelle. Voir PeunèlG. Ponérc, voir Poneûre. Ponêt [ponë F], s. m. — Nuit. Voir Pènut. Poneii [ponôt M, I, P. N], n. pr. — Pournoy, vill. de l'arr. de Metz. Deux villages portent ce nom, P. la Grasse et P. la Chétive. Poncû [pçnœS], s. m.— Pondeur, garçon qui aime à faire des ouvrages qui conviennent plutôt aux femmes. Poneûre [ponœr-ponêr S, poriêrV], s. f.— Oviducle, conduit par lequel l'œuf sort de l'ovaire. Se dit des poules. Poneûre, Ponéye, voir Ponûrc. Ponjous [pôju . . gén.], adv. — Spongieux. Ponou Iponu . . M, I, P, N], s. m. — Pondeur. Ponou [ponii . . I, P], s. m. — Personne qui est en retard. Voir Panou. Ponre {par gén.],v. tr. — Pondre. Pontcû Ipôlœ iM, I], n. pr. — Pontoy, vill. de l'arr. de Metz. Pontieufreû [pôlijfffrôë M, pweiiji- frœ I, P], n. pr. — Pontiffroy, nom d'une rue à Metz. Ponûre [poiiîir M, I, P, ponœr- ponCir N, poiiër-poiiœr S, poney V], s. f. — Ponte. Popâ [popâ V\, s. m. — Papa. Voir Pepa. Popate \popat M, N, popgt I, P], s. f. — Bouillie, soupe. Popâye Ipppfvj . . M, I, P\, s. f.— Poupée. Voir Pope. Pope [pop gén.], s. f. — Poupée. V n'ateûz m' tortos dés ~, vous n'êtes pas tous des p. (il faut être moins sensible). Pôpèliè, voir Popli. Popeliûre [popelyûr - porpelûr - prgprijœl M, I, pvopijœl-propehjœr P, porpelûr - propehjiir - propelijœr N, pjrpelûr S, polpelyêr-porpehjër V[, s. f. — Rougeole; variole. Voir Rojate. Pôpiote [pôpygt V[, s. f. — Pau- pière. Voir Paupière. Popiotè [popyole V[, v. intr. — Manger comme les chèvres. Voir Pépier. PopU [pçpU M, I, P, N, pœpelye- pôpelyç F, pœpli-pçrp S, pepliye- POQ - 526 - pipUye V], s. m. — Peuplier. 'L al lonf corne i ~ d'Holande, il est long comme un ]>. de Hollande (il est très grand). Poquè |/)oA-c M, I, P, X, S, piik-itm F, porkii>c-/>iirkii>ç V\, conj. — Pour- quoi. Ponjwè mi, p. |)as? V. Por { por V], prép. — Par. Voir Pè. Porant \porà V], s. m. — Parent. Voir Pèrant. Porantéje [poràlêx V], s. ni. — Lien de parenté. Voir Pèrantéje. Pôrat [pô"ra X, para S \, s. m. — Pauvret. Voir Poûrat. Poratc [ponil M, X, S, pprot I, P, poret-punl-piintl F, purat S, piirol V |, s. f. — Poireau. Valih corne ciiiie quâive de ~, vert comme une queue de p. Porâye [poràij . . M, I, P, X], s. f. — Poireau; légume en général. Porchat [porsa M], s. m. — Petit porc. Porchûre, voir Porhhûre. Pordon [pordô V], s. m. — Par- don. Voir Pèrdon. Pordonè [pnnionç V], v. tr. — Pardonner. \'oir Pèrdoner. Pore l/wur iV|, s. f. — Poudre. Voir Poûre. Pore {pO"r X, par S, V], adj. — Pauvre. Voir Poûre. Pore Iporî" . . gén.|, s. m.— 1" Poi- reau (légume). 2" Verrue; excrois- sance. Porète, voir Porate. Pôretè {parle S], s. f. — Pauvreté. Voir Poûreté. Poreminté [pormèle V], s. m. — Tailleur. Voir Pèremanti. Porhhûre [porxRr . . M, I. P, A'|, v. tr. - Poursuivre. PorichinÈle \porisinel l'|, s. m. — Policliinellc. Voir Pourichinèle. Por jeter {pprjçlê' . . M, I, P, F, iV], V. tr. — Crépir. / porjenle to miilih de m' jèdin, il créjiit le mur de mon jardin. POR Porjeton [porjetô-porstô M, N], s. m. — Crépi. Porjèyc {pprjçy M, X], s. f. — Ciboule, ciboulette. Porjon Ipprjô M, I, P, X], s. m. — 1» Cibouielte, 2» Poireau (dans le double sens de légume et de verrue). Porkèmâle \porkemàl . . gcn.], s. m. — 1" Verrat. 2» Grossier per- sonnage (injure). Porlacheu (so) [porla^œ M, X, piirlçsi F\, V. jiron.— Se pourlécher; s'embrasser. Pornèlc [pprnçl M, f, P, F, X], s. f. — Prunelle. Voir Peunèle. Pôrous \ pô"ru X ], adj. — Pou- dreux, poussiéreux. Porous I /)ô"ru iV), adj.— Peureux. Voir Poûrous. Porpc, voir Popli. Porpé \pprpêS\,s.m. —Pourpier. Voir Propieu. Porpéliérc, Porpclûre, voir Po- peliûre. Porpeu, Porpier [porpce . . S, por- pijc V), s. m. — Pourpier. Voir Propicu. Porqwè, voir Poquè. Porsinguieu [porsèngir M], s. m. — Sanglier. Voir Sanguieu. Portant \ porta M, I. P, X, pokâ- portà .S"|, adv. — Pourtant. Portéje \ portés V], s. m. — Par- tage. Voir PèrtéJG. Portèjicr [porlç/ijc-yœ V], v. tr. — Partager. Voir Pèrtèjeu. Portèréje [portercs . . I, P], s. m. — Propriété communale. Portcûre |/)or/œr S], s. f. — Ma- trice de la truie. Voir Pohhelîre. Porti [pprti M, portyi S], s. m. — Portier. Porteuse Ipprlns M], s. f. - Por- teuse. Voir Auguirc. Portrât Ipprtni . . .V, /. P, X, S, poltre V), s. m. — Portrait, POR - 527 - POT Portrâtûre ]portràtur . . M, I, P], s. f. — 1" Portrait. 2° Personne laide. Porvieu [porinjce . . M, I, P, N, porwâr V], v. tr. — Pourvoir. Porwâr, voir Porvieu. Pos {po I, P], adj. — Épais. VoirPas. Pôsieu [pô":ijce N], v. tr. — Poser. Voir Poûsieu. Posse [pos I, P], .s. f. — Plaisan- terie de mauvais goût. Voir Passe. Posse [pos M, I, P\, s. f.— 1" Poste (bureau). 2" Diligence. Posson [posa I, P, F\, s. m. — Pot de terre avec anse. Voir Passon. Possou [posu . . I, P\, s. f. — Épaisseur. Voir Passou. Pot Ipo I, P, F, V], s. m. — Pet. Voir Pat. Pot [po I, P, F, S, V], s. m. — Pot. Voir Pat. Potâd [pçtâ . . M, I, P (polo No- véant)|, s. m. — Personne qui a une grosse lèvre. Potârd [polâr I, P, V[, s. m. — Pétard. Voir Patârd. Potat [pota M, N, S, polo I, P, V[, s. m. — Petit pot ; vase à onguent. ~ d' mohhal, p. à moineau qui s'accroche au mur extérieur de la maison. — Celés que fètjonl lés ~ lés poulionl â morchié, ceux qui l'ont les p. les portent au marché (chacun est responsable de ses actes et doit en supporter les conséquences^ V. Potate [polal M, polol I, P, polal- polyal S, pulijot F], s. f. — Porte, petit anneau dans lequel l'agrafe entre et est retenue. Potate [polal M[, s. f. — Trou ; fossette que font les enfants pour jouer aux billes. Voir Pote. Potate [pô"lal N[, s. f. — Petite porte. Voir Poûtate. Potâye [polàij . . gén.], s. f. — Pot- au-feu; potée; légumes que l'on cuit avec le pot-au-feu. ~ rf' chin, potée de chien (pot-au-feu dans le- quel on ne met que des légumes).— Lo boyon fèl V gohhon, le poleije fèt le bâcéle, le bouillon fait le garçon, la potée fait la jeune fille V. Voir Boyon. Potâye [pô"/a(/ jY], s. f. — Terre qui s'amasse sous les souliers. Voir Pauchon. Potâye [pôulay N[, s. f. — Portée de truie. Voir PoUtâye. Pôtche Ipôts S], s. f. — Porte de grange. Voir Poûte. Potché [pplse V], s. m. — Trou. Voir Pfetcheu. Potchot [potso V[, adv.— Partout. Voir Pèrtot. Pot de camp [polkà S, pollcà F], s. m.— Pot en fer blanc dans lequel on porte la soupe aux champs. Pote [pot M, N], s. f. — Fossette que font les enfants pour jouer aux billes. Voir Potate. Pote [pol gén.], s. f. — Lèvre; lèvre ])endante; moue; grimace. En général, le mot désigne les lèvres de la bouche, quand on ne distingue pas exj)ressémcnt la lèvre supérieure ou la lèvre inférieure. Fâre le ~, faire la grimace. R'iachieu ses ~, relécher ses 1. (passer sa langue sur les lèvres). Bèyeii au Irèvés clés ~ , donner à travers les 1. (soulTleter). Pôtc [pù< N, pôl S], s. f.— Porte de grange. Voir Poûte. Potè [pôle- . . S, pôle V\, s. m.— Marchand de faïence ambulant. Voir Teupenîn. Potè [pote . . I, P, F, V[, V. intr. — Peter. Voir Pater. Potè [pptç . . S, p(o)lœ N], V. tr. — Porter. Voir Poûter. Poté [pote V], s. m. — Trou. Voir Pètcheu. Potéje [potês . . I, P, F, V], s. m. — Potage. Voir Patéje. Potèkèsse [potvlf)/es /, P\, s. f. — Péta- rade. Voir Patèsse. Pctéye [potcij V], s. f. — Légumes cuits au lard. Pot lu \pô fii /•"], s. II). — Pot-au- feu. PotiatG, voir Potate. Potiate {ppli/dl S\, s. f. — Petite |)orte. Voir PoQtiate. Potié Ipoli/e V], s. ni. — Trou. Voir Pètcheu. Potiè \poli/e S], V. tr. — Porter. Voir Poïiter. Potieu Ipoli/ie M, 'V, pplije I, P \, s. m.— Fond de culotte. Lo ~ pand è tire, le f. pend à terre (se dit quand le fond de culotte est trop bas et trop large). An cirririnl néc pour remiilir le rôle de Trimâsat. Ce nom n'était en usage que dans queUpies villaf^es du pays messin. Voir Trimàsdt, PicÉle. Poûsieu Ipûziicc . . M, /, P, pô"zij(e-priz!jce N, pâze . . S, V\, v. tr. — Poser; déposer. Poussât [pnsii M, N, S, piiso l, P. F, y\, s. m. — Poussière. Fârc don POU - , faire de l'embarras. Voir Fwôriat, PoussiatG, PoussTrc, Rojc. Poussate \pusat M, X, pnsot I, P, pui/at S\, s. f. — .leune salade qui présente deux ou trois feuilles, pro- venant d'un semis sur couche. Poussate \piisnt M, X, piisol I, P\, s. f. — Bouillie faite de farine de gruau, délayée dans du lait; on y ajoute un (tuf et on l'assaisonne d'un peu de sel. File csl réservée aux enfants ou aux malades. Ilho- fieii (souITler) dés ~. se dit de la respiration tranquille et cadencée d'un dormeur, surlout des vieillards icouipnrée au bruit que fait la bouillie en mijotant). Poussàyc \pusâii . . gen.), s. f. — Poussée de travail; cOTort; élan. 'L ont trèuèijen etinr hone ~ , ils ont travaillé une bonne poussée (ils ont abattu beaucoup de besogne). Wè- ijans, ca eune bone ~ et j" èrans fat, voyons, encore un petit effort et nous aurons fini. Voir Pousse. 2» Volée de coups. Pousse \pns M, I, P. X\, s. f. — Flan. Punre einw ~, prendre un élan. Voir Poussàyc. Pousseur \piis(vr F\, s. ni. sonne qui pousse, (|ui excite excite Pcr- - de à la tr. — l-"pous- X, pitsiiol I, Iwirii/c, personne qui dispulc. Poussctè |/)ii.s-/ç V seter. PoussiatG \pusi/at M, P\, s. f. — Poussière. Poûssïbc Ipûslp M, I, pô''slp-prtstp X\, adj. — Possible. Poussieu \piisijêne S], v. pron. — Se promener. Voir Pro- mwinner. Pranzi \pràzi . . S, V], v. intr. — Se dit des bêtes à cornes qui repo- sent en ruminant, vers l'heure de midi. Cette pause a lieu, autant que possible, près d'un ruisseau ou d'une forêt. Voir Pregneu. Pranziés, Pranzieûs | pràzyôè S, pràzye V], s. m. — 1" L'heure du repos des bêtes, à midi. 2» Terrain où elles reposent et ruminent. Voir Pregnu, Pregniire. Prârèye [pràrêy . . M, I, P, N, prân(y) S, V\, s. f. — Prairie. Prat [pra M, N, S, prç I, P, V, pre F], adj. — 1" Prêt. On dit aussi ; Prat' au masc. . . . niàs lu n'an-n-al wà prat', I cwèche dans so kieûr çou que con- [tyint le late, mais lui n'en est guère prêt (de se fâcher), il cnche dans son cœur ce que contient la lettre C. H., m, Hl. 2" Vêtu, habillé. Pratèjeu \pratqjqe M, prçtçjç I, P], V. tr. — Protéger. Prater [pratë' . . M, S, prçtç . . I, P, prêta' F, pratce-prœtœ N\, v. tr. — Prêter. An n' pratent qu'ans riches, on ne prête qu'aux riches. Ç' n'at m' lés çus qu' trèvèyent lo pus' que pratent aus-autes, ce n'est pas ceux qui travaillent le plus qui prêtent aux autres (plus l'argent est difficile à gagner, moins on se décide à s'en dessaisir). Praycule [praycel M], s. m. — Sorte d'herbe (prèle?). Pré [prë' . . gén. (prê'-prqe N)], s. m. — Pré. Voir Chemtn. Prèbande [prçbàt S], s. f. — Provende. Voir Proviande. Prèbieune [prçbyœn M], interj.— Pardieu. PRE - 534 PRE Prècaler [prçkalC'i . . M. A', prç- kolç . . I, P], V. tr. — 1" Avertir. 2" Supplier. Prècèptou [prçsçpdi . . M, I, P\, s. m. — 1" Précepteur ; 2" percepteur. Prechatcr, Prèchotô \ prçsalt-i . . M, N, pn;,so/f . . /, P\, v. intr. — Faire un petit ou un mauvais sermon. Prècolè, voir Prècaler. Prècoup [prçku M, I, P. prckow- prçku N], adv. — Ensuite, alors (après coup). Prèfâryin Iprçfûryc . . M, /], s. m. — Pré St-Symphorien, au bas de l'Ksplanade, à Metz. Pregneu [preiuy .V, A', prçùe I, P\, V. intr. — Parquer; paître dans les champs. Se dit aussi des bêtes qui ruminent en reposant. Voir Pranzi. Prcgnu [preniï M, N, prçnii I, P], s. m. — Hndroit où les vaches le- posent en ruminant. Voir Pranzieûs. Pregnûre | prenùr . . M, N, prçniir I, P\, s. r. — Temps de repos laissé, vers midi, aux bêtes. lÂicheûz lès bcles an ~. lâchez les bêtes pour qu'elles se reposent. Prèhh, voir Près. Prémé, voir Premtn. Premîn [ piçmî . . M, I. P, N, premi F, prçnur . . S, preme V\, adj. — 1" Premier. Lo ~ ynèhlion, le premîre bûcèle, le garçon et la de- moiselle d'honneur. Lo ~ èritw, lo ~ servi, le p. arrivé, le p. servi. 2" Prochain. iUrçx S) |, adv. — Prés. Tôt prèh]), tout p. Près !/)(■<• M, I. P, N], prêp. — Après. Prcsant | prezâ M, N, prçzà I, P], s. m. — Présent, cadeau. Se dit des cadeaux que les invités à une noce apportent aux jeunes mariés et à leurs familles; ils consistent sur- tout en victuailles destinées à corser le festin. Mds ç n'ai ica lorlol, je n' sonjuns m' mis ~, mais ce n'est pas encore tout, nous ne songeons pas aux [). Prèsèrpine \preseipin P\, s. f. — Feninie renuianle. Voir Prosèrpine. Prèsse-piére [près pycr M, I, P\, s. m. -- Passe-pierre (salicorne). Prèssi |/);r.si P, F\, v. tr.— Pres- surer. Prèssu {pnisii P, presirç S], s. m. — Pressoir. Voir Chaucu. Prèssurou {prçsiiru Bue.], s. ni.— Vij^neron cjui pressure le vin. Prèsswè, voir Prèssu. Prête I /)/•("/ {,'én.|, s. m. — Prêtre, curé. / n' fâl m' aler si vile è l'ofrande lie peur d' ranvahiti /o - , il ne faut pas aller si vite à l'offrande, de peur de renverser le p. (il ne faut pas aller trop vite en besogne) S. Preteu, voir Prater. Prètèxe {prçteks gén. (protçks V)], s. m. — Prétexte. Preti [preli M, \\ prçti I, P, pelri S\, v. tr. — Pétrir, manier de la pâte, de l'argile. Quand-an-z-onl ~, i faut anfoner, quand on a pétri, il faut enfourner (quand on a com- mencé une chose, il faut la finir). Prètiquc [pretik gén.|, s. f. — Pratique, client. Prctou d'èrjant \pretu d çrjà M\. s. m. — Prêteur d'argent (banquier). I PRE — 535 - PRI Preu [prœ N\, s. m. ~ Pré. Voir Pré. Preûche [prœS M, I, P, jV, prâs S, V], s. f. — 1» Sermon. 2" Oflice et sermon protestants. Preûclieu [prcêsq: . . M, I, P, xV, prâsi . . S, V\, V. tr. — Prêcher. Sans rijin fâre, i sint l'èreïit preûchè, sans rien faire (.sans aucun résultat) un saint l'aurait prêché /. Preûchou | prœSii . . M, I, P, jV, prâsii S, V|, s. m. — Prédicateur. Preûchu [prœsû M, I, P, N], s. m. — Chaire à prêclier. Preudant [prœdù M, I\, adj. — Prudent. Preutit [prœfi M. I, P, N], s. m. — Profit. Preunèle [prœnçt M, I, P, F, N], s. f. — Prunelle. Voir Peunèle. Preussc [proes M, 1, P, N \, n. pr. — Prusse. Preuve, voir Proïive. Preuve \prœi>ê' M\, s. m. — Lieux d'aisances. Preventn [ prçi'iû M, N, prevnî . . I, P, prevni S, V |, v. tr. — Prévenir. Preuver [prqsi'ë' C. IL, 1, 154|, v. tr. — Prouver. Lés larmes, corne des rus, coiinl sus [vate veséje, El chèkin d'jent loi haut: ce preuve [qu' l'ai sêje. Les larmes, comme des ruisseaux, couraient sur son visage, et chacun disait tout haut : ça prouve qu'elle est sage. Voir Prover. Prèveûr, Prèvôr | prçvœr M, I, P, F, N, prçvôr S ], v. tr. — Prévoir. Prèyé [preijê' M, N], s. m.— Préau. Prèyeu | pri'ijœ . . M, I, P |, v. intr. — Prier. Foijeûz-v', H dil-èle, alenz v's an, Je v'an prcye, fuyez(-vous), lui dit-elle, allez-vous en, je vous en prie. C. H., ii, 132. Prèyeule \preycel M], n. pr. — Ferme de Préyel, près d'Augny (arr. de Metz). Prifât [prifà . . M, I, P, N], s. m. — Forfait (prix convenu). Prîhieu | prÏYiiqe . . gén. {prç-(e V)\, v. tr. — Priser, estimer, apprécier; vanter. Yeus n' con'cheûz m' Jinon, li répond [Chan Heurlin, On n'an fût pus corne lèije, aussè f le prïje èl f l'imme. Vous ne con- naissez pas Ginon, lui répond Chan Heurlin, on n'en fait ])lus comme elle, aussi je l'estime et je l'aime. C. IL, VI, 180. Prihon | pri-;ô gén.] , s. f. — Prison. Prihonicu [pri-{onyœ . . gén.J s. m. — Prisonnier. Cinqnanle jan- darmes n' Ireuv'rinl m' i ~ , cinquante gendarmes ne trouveraient pas un p. Se dit quand il y a beaucoup de désordre dans une chambre et qu'on ne pourrait rien y trouver si on y cherchait quelque chose. Prïjieu, voir Prîhieu. Prijon, Prijonieu, voir Prihon, Prihonieu. PrîncerèssB [prîsres Bue], s. L — Princesse. Prîncerèyc (râwe d' le) \prîsrçy M, I \, n. pr. — Hue de la Princerie, à Metz. Prîne \prTn S, V], s. f. — Prune. Voir Prune. Prïné \prTne . . S, V], s. m. — Prunier. Voir Prîinîn. Prînse [pris M, I, N, S, pris F, Y], s. f. — Prise de tabac. Prîntams [pillà . . M, I, P, N\, s. m. — Printemps. Voir Tams. Au commencement du printemps, les enfants se rendaient de verger en verger, tenant à la main des torches de paille allumées et criaient, arrivés sous les arbres : Pus d' frais que d'feuyes! Ensuite ils chantaient les paroles suivantes : PRI - 536 PRO Bwin-n-an que r'vyinl, qu' v è-i)uîU' don fini, lor - los les byiiis. Dés nti- hurs/jo lés biiç-lat's, dés lihu-hiispo lésfiuèhh-nals. Bivin-n-an i>eiis re-i'ijint. Bon an qui revient, (|u'il vous apporte du ])ain, tous les biens, des noisettes pour les jeunes lilles, des noix ])our les garçons. Bon an vous revient. Prînzieu \prîzy(i' . . M, I, N, pn- zê' . . P, F, S, prizç V], V. tr. - Priser du tabac. Prînzou {prîzii M, I, P, N, prTzû- pnzow P, F, pnzii S, V], s. ni. — Priseur (personne qui prise du tabac). Pris Iprigén. {/tri' V)|, s. m.— Prix. Prîsâd, voir Prînzou. Prise, Priser, Prîsou, voir Prînze, Prînzieu, Prînzou. Prise [pris V|, s. f. — Nappe d'eau formée par un barrage près d'une scierie; les flotteurs y pré- paraient leur radeau avant de le faire dévaler dans la rivière. Priyére l/Jni/trgén.], s. f.— Prière. Pâtèr po cliorêyes, Ai'é Maria po yrôs fuiirâs, J' m'èrcomande û bon Dié, Je m' fous di diCde, Je sûle on tél. Pater par charretées, Ave Maria par grosses corbeilles, je me recom- mande au bon Dieu, je me f . . . du diable, je saule au lit {Halliyny). Priyeu [priyœ . . gén.], v. Ir. et intr. — Prier. - /' bu>in jo, sou- haiter le bonjour. Voir Prèyeu. Priyou, priyoûse [ priyu M, /], s. m. — Prieur (celui qui prie), pri- euse. Probande, voir Proviande. Procès, voir Pracès. Proche, voir Prache. Prochèssion, voir Prohhèssion. Procurou \prok(n)ni . . I, P\, s. m. — l'rocureur. Voir Pracurou. Prodûre | prpdtir M, I, P, F, N, S |, V. tr. — Produire. Prohè, voir Prihieu. Prohhèssion | proyj'syô . . M, l, P, N, S\, s. f. — Procession. Prokièmâcion [ prok-ycmasi/ô . . M, /, P. A'I, s. f. - Proclamation. Prokièmcr | prpkyenivi . . M, f, /', iV|, V. ti". — Proclamer. Prokièmou [prokyqnui . . M, I, P, A'I, s. m. — Celui (]ui proclame les Vausenates. Promasse Ipromns . . M. I, P, X, S\, s. f. — Promesse. - d'èi'ocal, ~ de soûlon, p. d'avocat, p. d'ivrogne. Promate, Promotc \promat M, A', .S, pronwt I, P, y, prumel F\, v. tr. — 1» Promettre. - ç'iit date, |). c'est dette (qui promet est tenu à tenir sa |)romesse). / promut pus (/' benre que d' pin, il promet plus de beurre que de pain (monts et merveilles). — Promole èl mû l'ni, Ç'ot le coutlme di pèyis. P. et mal tenir, c'est la coutume du pays. V. 2" Allirmcr, assurer. ./' lo prom(ds que j' sus byin è pyinde, je t'assure que je suis bien à plaindre. Promounâde, Promounè, voir Pro- mwinnâdc, Promwinncr. Promwénàde, Promwéner, voir Promwinnàde, Promwinner. Promwinnâde [prpmwènat . . M, PRO - 537 - PO I, prçmwênât P, prumnât F, pro- mivênàt-promwènàl N, pramwênût S, prçmunût V], s. f. — Promenade. Promwinner (so) [ prçmwènê' . . M, I, promwênç! P, prûtnna' F, prç- mwênqe-prçmwënœ N, parmwêne- pramwênç . . S, prçmunç V], v. pron. — Se promener. Prône, voir Proûne. Prôneu, voir Proûner. Prononcieu [pronôsyce . . gén.], V. tr. — Prononcer. Prope {prçp gén.], adj. — Propre. — come i sou, corne qwèle sous, p. comme un sou, comme quatre sous (très propre). Propelieure, Propeliûre [propelyqer — propelyûr . . P, N], s. f. — Rou- geole. Voir Popeliûre. Propeté Iprçptëi . . M, I, P, N], s. f. — Propreté. - n'at m' vice, ç'at Salope qu' 'l è dit è 'sè mère, p. n'est pas vice, c'est Salope qui l'a dit à sa mère. Propicu [propyœ . . M, I, P, F, N, pçrpê . . S, porpye V], s. m. — Pourpier (renoncule rampante). Dans M, on entend aussi Proprieu. Propieule [prçpyoel P], s. f. — Rougeole. Voir Popeliiîre. Propoûsicion [prçpûzisyô M, I\, s. f. — Proposition. Proprieu, voir Propieu. Prosèrpine [prçzerpin M, I. P, N, prçzerpin F], s. f. — 1" Femme remuante et habile. 2" Mégère; diablesse. Prêt [prç I, P, Y], adj. — Prêt. Voir Prat. Protèjè, voir Pratèjeu. Protè [prp/ç . . /, P], v. tr. — Prêter. Voir Prater. Protèxe [prçleks Y], s. m.— Pré- texte. Proucès [prus^ M, I, P\, s. m. — Procès. Voir Pracès. Proudïgue [prudîk M, I\, adj. — Insolent. I Proumcnàde, voir Promwinnâdc. Proumena' (so), voir Promwinner. Proumète, voir Promate. Proûne [ prûn M, I, P, prô''n-prûn N], s. m. — 1» Prône. 2° Réprimande ; recommandation. Proîîner ( prùnë' . . M, I, P, prô"- nœ-prCmœ N], v. tr. — Prêcher; réprimander ; reconmiander. Proupriètare [prupriyetâr . . M, 1, P], s. m. — Propriétaire. Prouve [ prûf M, I, P, prœf-prûf N, prçf S, prôf Y], s. f. — Preuve. Prouvidance [pruvidàs M, I, P], s. f. — Providence. Proiâye [prûy M, I], s. f.— 1" Proie. 2" Profit, gain. An -, en p. Provan [prçvà M, I, P, N, S\, s. m. — Provin. Prove, voir Prouve. Prover [prçvë' . . gén. (pruvcv F)], V. tr. — Prouver. Voir Preuver. Provegneu ( prçv(e)nce M, N, prç- veiiq . . I, P, S], v. tr. — Provigner. Proviande [praoyât M, N, prçbât S, prçbàt V], s. f. — Provende (pro- vision de vivres). Provieu [provyœ . . M, I, P, N\, V. intr. — Pourvoir. Prûnc I prûn M, I, P, N, prTn-prun S, prTn Y], s. f. — Prune. DifTé- rentes sortes de p. : 1" Dèmasine. 2» Halerasse. 3"Afâran/'e(printanière). 4» iVeûr dèmâs. 5° Peunèle. 6" Puce- late. 1° Rinne-Guiaude. 8» Qwètche. 9» Sinte-Kètrîne. Voir ces mots. Prûné, voir Prûnîn. Prûniau [prûnyô M, /], s. m. — Pruneau, prune. Bianc come i ~ lève, blanc comme un p. lavé (très noir). Priinîn [prûnî . . M, I, P, N, prùni F, prTnê-prûnë . . S, prTne Y], s. m. — Prunier. Pu [pu M, I, P, F, N, pœ S, pe V], s. m. — lo Pou. / bauye come i ~ boûgne, il bâille comme un p. borgne. 'L al pus béte que ses ~ , il est plus 538 - PUA PUR bêle que ses p.— J' monte â iiwètnme, f ivès eune bêle ptvite èl dés eavalijis qii' s'y pvamwéneni? — Le tète et 1rs peus, je monte au quatrième, je vois une Ijelle plnine et des eavaliers qui s'y pronièiicnl? — La lète et les poux (devinelte) S. Voir Bâyon, M«lu. 2" Semence d'une plante aquati(|ue (jui s'attache aux vètc- menls. Puant I />/;('/)<' .1'. '■ !'■ l"' 'V. ^I- «l'j- — 1» Puant. 2" Hautain, orgueilleux. Puanter [pii(!i)àtêi . . M, I, P, /•', A' ], V. intr. — Puer. Puantou I /)(70/)<î'i' ■ ■ M. A I'. I\ X \, s. f. - Puanteui-. Puce I piis M, I, /', F, .Y, pis-piis S, pis V|, s. r. - Puce. Illioficii clés ~ dans l'iinuje, souiller des |). dans l'oreille (l'aire jieur). 7. è lès -, il a les ]). (il a peur). 'L itt r'Iros- siâye come eune loriinrusse de ~ . elle est retroussée comme une tueuse de p. Se dit d'une femme retroussée d'une luanière excessive. Pucelate, Pucelote | pûslut M, piis- lot I, P\, s. f. — Petite prune vio- lette précoce. Puch, voir Puhh. Pûchat Ipiisa M, S', pûso I, P, /•'], s. ni. — Pouce. Nom des doif^ls dans le lanjîaj^e enfantin : 1" PUchat. 2" Lâche-pal. 3" (irand demj. i" Mèd'- cin. ;> Piat euiiiUn. Pûchat, voir Pûhhat. Pucheu \piisty . . M, I\, v. tr. — l-".plucher. Puchièye [piisyëy .V, /, /', A'|, s. f. — Pincée; |)rise de tabac. Pûchol, voir Pûchat. Puciatad | piisyala M, \\ piisyotii I, P, jiœsyalà . . S\. s. m.— Vétilleur, personne minutieuse au travail. Voir Puciatou. Puciate | pfisyal M, X, piisyot I, P\, s. f. — Puceron. Puciater {piisyatêi . . M, A', piisyole , . /, P, pœsyatç . . S\, v. tr. — 1" l'^pucer. 2" V. intr. Chercher avec beaucoup de soin; travailler avec minutie. Voir Pucicu. Puciaterèye [piisyalrçy M, X, pû- si/olrçy /, l'\, s. f. — l-lnfantillage ; vétille. Puciatou Iptisyaln X, X, , piisyot ii . . I, P\, s. m. — Vétilleur. Voir Puciatad. Pucieu {pïisyœ . . M, /, P, X\, v. Ir. — 1" l']pucer. "2" V. intr. Tra- vailler avec minutie; travailler len- leuient à un ouvrajje délicat. Voir Puciater. Puciotâd, Puciote, Puciotè, Pucio- terèye, voir Puciatad, Puciate, Pu- ciater, Puciaterèye. Pu-de-préte \pii l prît M, /, P], s. m. — Cloporte. Puhh l/Jiïx M, I, /', /•'. A', pw- pây S\, s. m. — Puits. Quand' ten meur'rès', an n' bouch'runs m' eu lés -, quand tu mourras, on ne bouchera pas encore les p. (tu n'es pas si important). Lés fèyous d' j>eûhli de JurelTse, les faiseurs de puits de Juvelise (sobriquet) S. Pûhhat, Pûhhot \piiya . . M, X,pPi/p l, P\, s. m. — Petit puits; trou où 11 \ a u-{yœ . . I, P, /■', .V. pâ-;iS, i>u-(ye,-yœ\, v. tr. — 1" Puiser. 2" V. intr. .\voir des souliers qui prennent l'eau V. Pûhieus \pû-;i;œ X, S\, n. pr. — l'u/ioux, vill. lie l'arr. de Château- Salins. Pûjieu, voir Pûhieu. Pùjieus, voir Pûhieus. Puné Ipiuiéi . . .1/, A'|, s. m. — .\îné. Punéle |/>iui("/ .S'I, s. f. — Prunelle. Voir Peunèlc. Pûrcrèye \pùrrêy .V, /, P\. s. f . — Pourriture. Purésîe, voir Purîsîe. Pûri \pùri M, I, P, N, pTri- piiri S, pyeri V], v. intr. — Pourrir. PUR 539 — PWE Purïsîe [pùrîzly M, I, P, N, plœ- rïzi-pûrîzi F, ptirëzî S, pirêzî Y\, s. f. — Pleurésie (souvent dans l'accep- tion de fluxion de poitrine). / n'ètrè- preût m' dous - dans eune jonCiye, il n'attraperait pas deux p. dans une journée (il ne se foule pas la la rate). Purjater, Purjotè (se) [pûrjatê' . . M, N, pùrjçtç . . I, P\, V. pron. — Se purger. Pus [pû-pœ M, I, P, N, pi-pû S, pi V\, conj. — Puis. Et pis, et pus, et p. (alors, ensuite). Pus [pii M, I, P, F, N, pi-pû S, pi-pli V], adv. — Plus. ~ / teu wès, ~ j" t'imme, p. je le vois, p. je t'ai- me (myosotis). — Et pis qii'on-n-in-n é et pis qii'on-n-in voiirât, et p. on en a et plus qu'on en voudrait. Dans le Vosgien, on dit tant pis que, avec la même signification. Pusieûrs \piizyœr M, I, P, F, .V|, adj. — Plusieurs. Pussenat [pûsna S\, s. m. — Petit poulet. PussGnater [piisnalë' . . N, S], v. intr. — Manger comme un poussin (très peu). Voir Peuchnater, Pisse- nè, Pissotè. Pussîn [piisî . . M, I, P, N, pisî- ptisî . . S, pisî Y\, s. m. — 1" Pous- sin. 2» Poulet V. Pussovant {piisçuâ M, I, P, N, pùsuvà F], adv. — Nenni ; au con- traire. Puteuy [ptitœy N], s. m. — Putois. Voir Fehhou. Puyeu [piiyœ . . M, I, P, N], v. intr. — Puer. Puyeu [pûyœ . . M, I, P, F, N, puyi . . S, V], V. tr. — Chercher les poux. Puycûs, voir Puyous. Puyous \piiyu . . M, I, P, N, piiyôë'pûyçw F, puyu S, V], s. m. — 1" Pouilleux, gueux, misérable. Èva lés ~ an n' wingnent que dés pus, avec les p. on ne gagne que des poux (on ne doit pas rechercher la mauvaise société). 2" Fier, orgueil- leux. / ~ sans l' sou, une personne fière qui n'a pas le sou. Pwâve, voir Pwéve. Pwèch, Pwèchiant, Pwèchieu, voir Pwèhh, Pwèhhiant, Pwèhhicu. Pwèhaut [pwexô M, /], s. m. — La plus forte poutre du pressoir. Pwèhh [pwe-i . . M, I, P, S,pwçx N, V], s. f. — Poix; résine. 'L at eune ~ , c'est une p. (un crampon). N-y è ryin corne le ~ po fâre Irawer i kiou, il n'y a rien comme la p. pour faire trouer un clou (pour amener un furoncle à maturité). — L'âme le, ç'ol ène pwohh quand' 'l ol dons ène inûhon, cet homme, c'est une p. quand il est dans une maison (il n'en sort plus) V. Pwèhhiant |pH'f;f;/« . . M, I,pçxyàN], adj. — Gluant; collant. Pwèhhe Ipwçx M\, n. pr. — Poixe, annexe de Servigny-lès-Ste-Barbe. Pwèhhieu \piv^xij(f ■ • M, I, P, piuçxyœ N\, V. tr. — Enduire de poix. Pwèhon, Pwèjon [pwe-^ô-pwejô M, I, P, pivçyô-pwOYÔ-poyô N, pwçzô S, Y], s. f. - Poison. On-z-ont byin râjon D' hoûyè lés lomvanjes i danj'rous pwèjon, on a bien raison d'appeler les louanges un dangereux poison. C. H., I, 169. Pwèl [pivel M, I, P, S, pwol N, pwol Y], s. m. — 1" Poil. Bianc ~ , blanc p. (qui a des cheveux blancs). ~ de satré, p. de sorcier (duvet). ~ chèyant, p. tombant (la mue). — Gue- gner i bon pwol, gagner un bon p. (de l'embonpoint) Y. 2" Un peu, un brin, une goutte. J' n'a m' i ~ de trin è bèyeu è nate vèche, je n'ai pas un brin de paille à donner à notre vache. Is m'ont bèyeu i ~ de sope, ils m'ont donné une goutte de soupe. PWE - 540 - PWl Pwèlc linuçl I.nmlrofri, s. m. — La plus belle ch;iiiibre. Voir Pale. Pwèlous [pwçlii . . M, I, l\ S, Ijwetn-pii'olu A', pwoUi V\, aiij. — Poilu; velu. - coinc i loup, poilu conitne un loup. Pwénc, Pwénieu, Pwénous, voir Pwinne, Pwinnieu, Pwinnous. Pwérate {pwPral M, X, S, piuêrol I, P, F, pworol \'\, s. ni. — Poire sauvage qui perd son àprelé en devenant blette. Minjcii le - man- ger la p. (être immobile en haut du Chèrgatu). Pwérati [pivërali M, .V, pioêroli /, P\, s. ni. — Poirier sauvage. Pwére !/«('(";■ /, P. F, pwor \'\, s. f. — 1" Poire. ~ Iruiiynanle, poire étranglante; - d'angciililie, p. d'an- goisse (p. sauvage); ~ de tere, p. de terre ( topinambour). Ce n'cote (/tw dés ~ biasscs, ça ne coûte que des p. blettes (presque rien). / faut wèder eune ~ po le seû, il faut gar- der une p. pour la soif (il faut être économe). Lé ~ clieiil tiuaiul èle at meure, la p. tombe quand elle est mûre .S. Pivore dé bon Dieu, p. du bon Dieu (fruit de l'aubépine) V. 2* Sorte de jeu de course, appelé à Metz «la poire». 3" 1-lspéce de dartre qui apparaît sur la bouche des brebis, et qui s'étend parfois jusqu'au dessous des oreilles. Pwéri [pu'êri M, I, P, F. X, piucrê . . S, pwore V), s. m. — Poirier. - (i' champéfine, p. de Champagne (petit nuage). Fûre lo ~ forcini, faire le p. fourchu (se dresser ver- ticalement, pieds en l'air, tète à terre). Fûre lo ~ mècabé, faire le p. macchabée (même signilication). Jadis il y avait des poiriers sau- vages plantés sur le territoire de chaque village; les fruits étaient partagés entre les habitants. Pwès Ipwe M, I, P, F, S, V, pwa-- pwo X\, s. ni. — Pois. - d' p'hhi. pois grillés avec des épices ou sautés au beurre; ils étaient offerts comme goûter au VausGnat par sa Vausenate, pendant la visite traditionnelle que le jeune homme fait dans l'a prés-midi (lu dimanche qui suit la ])i'Oclania- tion des valentins. .Villeurs, les - d' p'hhi ^e préparaient de la manière suivante: avec de la farine, du lait, du Ijcurre, du sucre et un peu de levure, on fait une pâte à beignets, qu'on étend fort minceaumoyend'un rouleau. Dans celte pâte, on découpe avec un dé à coudre de petites ron- delles qu'on fait cuire comme des beignets. ~ d' seuke, dragée; - è boquèl, gesse des jardins. Ç'at le fiou dés -, c'est la fleur des p. (c'est la crème des hommes). Pwèson, voir Pwèhon. Pwét, voir Pwint. Pw(5te \pwel \'\, s. f. — Punaise. Voir Peute. Pwéte, Pwétiant, voir Pwintc, Pwintiant. Pwètièfreû [pwetfiçfriê I, P], n. pr. — PonlillVoy. Voir Ponlicufrciï. Pwètrau \i)welrô M, I \, s. m. — Pièce de charpente dans un pres- soir. Voir Chaucu. Pwètrimwène \pu>elriinwçn Pon- toy, palrimwên S\, s. m. — Patri- moine. Pwètrine [pwçlrin M, I, P, F, X, iniutrin S, V], s. f. — Poitrine. Pwcus, voir Pwès. Pwéve Ipwêf M, J, P, X, pwûf F, l)wiil'S, puii'i'r V], s. m. — Poivre. Pwince [pwès F, \'\, s. f. — 1" Élan que l'on prend en courant. // ai'cul ène fameuse ciilole, i pèrneut dés ~ , il avait une fameuse culotte, il prenait des élans (il était ivre) F. 2° lîout de temps. Ène hone - dé loms, un bon bout de temps \'. Pwinne [pmèii M, /, puiêii P, F, S, pwên-iiu'èit X, pwon V\, s. f. — l'eine. Èprès le -, /è joûye, aprèg PWI 541 PYI la peine, la joie. Lo ça qu' n' è pwint d'~ an charche celui qui n'a point de peine en cherche (on n'est jamais content de son sort). Sans pwinne, Pwint d'awinne. Sans peine, point d'avoine (on n'ob- tient rien sans peine). Pwinnieu {pwèiiœ . . M, I, pwêmje P, pwënœ-pwënœ N\, v. intr. — Pei- ner. / m' pwinnieûl d' veûr âque anlè, il me peinait de voir une telle chose. Pwinnous [pwënu M, I, pwënçw P, pwënii-pwëna N, pwëne S], adj. — Peiné; triste; chagrin. Pwint [pwë M, I, N, pwê P, F], adv. — Point, nullement. ~ dejè, p. déjà (pas tout à fait). / n'è pwint d' sang d'zos lés-ingues, il n'a p. de sang sous les ongles (il n'a pas d'amour propre). Pwint [pwë gén. (pô Y)], s. m. — Point. È pwint, à peine, tout juste, pas davantage. 'L ont è ~ i trou d' mauhon, ils ont à peine un trou de maison (ils ont à peine de quoi se loger). — Bon-n-è ~, bon à p. (comme il faut). Fere è ~, faire à point (se conduire convenablement). Se mère lo pèrnôr sis tortos lés ~ , sa mère le prenait sur tous les p. (de toutes les façons). Pwinte Ipwêt gén. (pwêt P, F)], s. f. — 1" Pointe, extrémité amincie d'un objet. 2" Objet dont l'extrémité est amincie; spécialement, clou. 3" Au figuré: È le ~ don jo, au p. du jour. Pwintiant [pwëlyà M, I, pwêtyà P], adj. — Pointu. Par extension: Em; ~, œil qui vise. Pwo [pwç V\, s. m. — Porc. S'em- ploie surtout comme injure. Voir Pohhé. Pwochc [pwos V], s. m. — Porche. Voir Pôhhe. Pwohh, voir Pwèhh. Pwohhieu, voir Pwèhhieu. Pwohon, voir Pwèhon. Pwol, voir Pwèl. Pwolous, voir Pwèlous. Pwonc, voir Pwinne. Pwore, Pworé, voir Pwére, Pwéri. Pwos [pwç N[, s. m.— Pois. Voir Pwès. Pwote [pwot V], s. f. — Porte. Voir Poûte. Pyéne [pyën P], s. f. — Plane, outil de sabotier. Voir Pyinne. Pyin [pyë gén. (pyê' P, plë-plçn F)], adj. m. — Plein. Tôt ~, tout p. (en grande quantité). - ijâqiie, p. quel- que chose (beaucoup de choses). - corne i-n-yeu, p. comme un œuf. 'L at ~ d' dates, ~ d' puces came i chin, il est p. de dettes, p. de puces comme un chien (il est très en- detté). ~ de rwâlious, nuis pwint d' âdious, p. de personnes qui re- gardent, mais point qui aident. Voir plus bas, le féminin. Pyinchate [pyësat S), s. f. — Plan- chette. Voir Pianchate. Pyinche [pyès S, Y], s. f. — Plan- che. Voir Planche. Pyinchi [pyèsi S[, s. m. — Plan- cher. Voir Pianchi. Pyinde [pyët M, I, N, S], v. tr. et pron. — Plaindre ; se plaindre. Pyinne \pyën-pyët M, I, pyën P, S, pyën-pyën N, pyët Y], adj. f. — Pleine. Pyinne [pyën M, I,pyên P, plên V[, s. f. — Plane, outil de sabotier. Lés sabotiers polissant lés sobots ovon le pléne, les sabotiers polissent les sabots avec la p. Y. Pyinne [pyën M], s. f. — Faux platane. Voir Plinne. Pyinte, voir Pyinne. Pyir [pyir S], v. intr. — Pleuvoir. Voir Pieûr. QVh — 542 - QUfl Q Qua' \kai F\, pron. inler. — Quel. Voir Que. Quad [/.(( M\, conj. — Quand. Voir Quand. Quâmand |A(l//i« . . gén.|, s. ni.— 1" Personne qui sollicite toujours cl avec bnssossc. 2'- Mendiant S, V. Quamander {kâiuàdc' . . gén.), v. intr. — 1" Quémander. 2" Men /, P, F, kfiii) S, kû V], s. f. — Queue. È le - don loup, à la queue leu Icu. (A)nic lé ~ d' vèchc, ce va an r'cohh- iiint, comme la q. de vache, cela va en raccourcissant. Quad le chîve lei'c Ir quâwc, ç'al po le grale ou le jnCuve. Quand la chèvrelève la queue, c'est pour la grêle ou la pluie. Quad lé roje leune è eune tele, èle ne pivinl d' ~ , èl quad èle è eunc ~, èlc n'è pwinl d'iclc, (juand la lune QUA 543 - QUE rousse a une tête, elle n'a point de q. et quand elle a une q., elle n'a point de tête (elle est toujours dangereuse). Quand-an paient don loup, an-z-an veunent le ~, quand on parle du loup, on en voit la q. Voir Piére. Eune ~ palâije anteur dous culs pwolous, une q. pelée entre deux c . . . poilus? — Un timon entre deux chevaux (devinette). Quawé [kawê'-kowêi M, kçwq . . I, P, V, kawœ-kawç N, kawç . . S], adj. — Qui a une queue. Quawé [Voir le mot précédent], adj. — Quia étéaiu- putédela queue; d'où : crapaud (Gon- dre.range), lièvre. I chin ~ , an n' sé- riât m' lo panre è le quâwe, un chien sans queue, on ne saurait le prendre par la queue (ou il n'y a rien, le roi perd ses droits). Quâwe-chète [kâw-kçw sçt M, N, kçw set I, P], s. f. — Queue de chat (prèle). Quâwe-d'ècrieu \kâw d ekriijœ M, N], s. f.— Queue d'écureuil(fétuquc). Quàwe-d'èguèssG \kûw (kow) d çges M, I], s. f. — Queue de pic (frac). Quâwe-de-loup \kâw-kow d lu M, N], s. f. — Queue de loup (bouillon blanc). Quâwe-d'ome [kfiiu-kow d om M, N, kow d om I, P\, s. f. — Queue d'homme (aubergine). Quâwe-dc-rèfin \kâw d' rçfè Don- jeux], s. f. — Ce qui reste dans l'alambic après la distillation. Quâwe-de-renâd [kâai-kow de r'nâ M] s. f. — Queue de renard (amaranthe à longs épis). Quâwe- de -rète [kâw-kçw d ret M, N, kow d ret I, P], s. f . — Queue de rat (tabatière à couvercle, munie d'une lanière de cuir qui sert à soulever le couvercle). Quawénef/cawë/i jl/J,s.f. — Harnais. Quawer [kawë'-kowêi . . M, N, kçwq . . I, P, F, V, kawq . .S], v. tr. — 1" Casser, couper la queue d'un objet et d'un animal. 2° Cueil- lir. ~ dés ç'ilfihes, c. des cerises. Quawi [kawi-kowi N, kawi S], s. m. — Récipient de la pierre à ai- guiser. Voir Bohé. Quawiâd [kawyà-kgwyà M, N, kowyà I, P], s. m. — Animal qui secoue toujours sa queue. Quawiâd [kaunjà-kounjà M, N], s. m. — Individu qui passe et repasse tou- jours dans le même endroit. QuawiatG [kawyat-kçwijat M, N, kowygl I, P\, s. f.- Petite queue. S'emploie presque uniquement pour désigner une pomme de terre de petite espèce. Quawieune [kawycen-kowycen M, X, kowijçn I, P\, s. f. — 1" Pierre à aiguiser la faux. 2" Petite bande (ob- longue) d'un étang. 3" Bout de champ. 4" Parties génitales de la femme. Quawîre \kannr-kowir M, kowel CGorze)], s. f. — Ne se rencontre que dans l'expression: Jouer è le mère ~ (sorte de jeu de billes). Quawyi \kaw'ji . . S \, v. intr. — Aller çà et là, passer et repasser dans le même endroit. Voir Quawiâd. Ouawyinnc [kawyên-kowyèn M, koîvijèn L kowjjên P, kawyën-kowyèn N, 'kowyêr'vi, s. f. - 1» Petite queue; queue de cheval. 2» Crou- pière. 3" Prolongement d'une voiture, par derrière, en forme de queue. Monter è le ~, monter à la Q. Que [ke M, N, S, ke-ke I, P, ke F, ke V], pron. rel. — Qui; dont; à qui ; que ; avec, par, etc., suivis d'un pron. rel. Le poiile ~ lés chés ont pèssé, la porte par laquelle les voitures ont passé. Lo gaèhhon - j'â v'nin èva, le garçon avec lequel je suis venu. Lés chams qui n'y ère sus chèque, les champs sur chacun desquels il y aura... — L'ôme quéfè bèti lo chin, l'homme dont j'ai battu QUE - 544 - QUI le chien. L'âme que j'i bègéVâmonde, l'homme à qui j'ai donné l'aumône V. Que \kê'-kê M, I, N, kç- P, ka' F. kê S, V], pron. inler. — 1" Quel, quelle, quels, quelles. - orne, q. homme. - chalou, quelle chaleur. On dit aussi Quel. 2" Lequel. - al ç, lequel est-ce? On dit aussi loqiiél, lèqnéle, etc. Que |Aç M, \, I, P, F], pron. intcr. — Quoi? De ~, de quoi? On dit po que et po qwè. ~ fâre, q. faire? QuGgnoiilâye [kenùlây . . M, /], s. f. — Qucnouillce. Quegnoûle \krnril M, I, P, Àr/îô"/- kemil X], s. f. — 1» Quenouille. 'L è dés Jambes corne dés -, il a des jambes comme des q. Couhhieùz i>' et s' fileCi: vale ~, taisez-vous et filez votre q. S'emploie quand on dit à une femme de se taire. Voir Qucnâye, Quiane, QuioQle. 2" Rose trcmièrc, a[)])clcc aussi rose pa- pnne (papale). 3" Tournesol. Quel, voir Que. Quenâye \k(e)nuy . . M, I, P, \, S], s. f. — 1" Quenouille. Voir Ètopes. 2o Colonnes (l'une des c|ualre) du lit d'autrefois. Voir Quegnoûle. Quenayîe,Quenoyîe,\ oirQuianèye. Quèqucs, Quèqueunes, Quèquînk [kek-kçkren (voir Eune), A^'AfA- . . gén., (kêken-kêkîk V)|, pron. ind. — Quelques; eiuelques-unes; quel- qu'un ; quelques-uns. Quèranne, voir Quèrante. Quarante |ATr«/ .1/, /, P, X, karàl F, S, karâl-kçràt-keràn V\, adj. num. — Quarante. Quèranticume [kçràli/œm M, X, P, kçràliiçm I, karàtijem F, karàHm S, karâtiirm, -iiœm l'|,adj. num. ord. — QuaranticTiic. Quèrantîn [kcràH M, I], s. m. — Girollce. Quérc, quèri |Aê/-ATn' M, I, P, F, N\, V. tr. — Quérir, chercher. 'L è . gén. (ketç-lsçlç- — Quêter. V], adj. num. — anvieu - d' Vâwe, il a envoyé q. de l'eau. Voir Qwérc. Querouyc [kçnuj S), s. f. — Réu- nion de femmes. Voir Qwârayc. Quèrtieu | kerlijœ . . M, 1, P, X], s. m. — Quartier, caserne. Quête [kel gén. (kel-lsçt-tget S)]. s. f. — Quête. Quêter \ketê' . tyetç . . .S)], V. tr. Qaètôhhe \ket5x Quatorze. Voir Qwètoûre. Quètou [ketii . . gén. (ketu-lsçtu- tyçlu S)], s. m. — Quêteur. Queîie \k(7--ls(ê-tyôê S\, s. f. — Queue. Voir Quâwe. Qucûse \k(ês M\, s. f. — Pierre à aiguiser avec son étui. Voir Quawi. Qugnon \kiiiw M, I, kiriô-kûnô P\, s. m. — 1" Quignon. - âral M, N, kwârot I, P], s. f. — Mesure de terrain. Qwârayc [kivàray M, N, kwâroy I, P, F, ktvârây-keruy S, kwâroy V], s. f. — Réunion de Temmes qui travaillent ou causent devant la porte, dans la rue ; visite ou con- versation entre voisins. On n' fût pus qu' d'y été an ~ , on ne fait plus que d'être en Q. (on est tou- jours sur le seuil de la porte en train de causer). Qwâriâd [kwârià . . gén.], s. m. — Celui qui aime à Qwâricu. On dit aussi Qwâricu. Qwârieu [kwâryœ . . gén.], v. intr. — Bavarder sur le seuil de la porte, aller bavarder dans le village, com- mérer. Qwâriou, voir Qwâriâd. Qwâron [kwarô . . M, I, P], s. m. — Portion de terre qui provient d'un héritage. Qwâroye, voir Qwâraye. Qwât [kwâ . . M, I, P, N], s. m. — Portion de terrain. Qwate, voir Qwète. Qwâte [kwàt . . M, I, P, N, kwàt- kivqt S], s. f. — 1° Quarte, mesure de terrain; la quatrième partie du setier pour les liquides, ou du resal ou muid pour les grains. Qwatelèye [kwàtlçy M], s. f. — Pommes de terre coupées par quar- tiers et préparées au beurre chaud. Quatèrbcuche, voir Qwètrepâye. Qwatyi [kwatyi S, kwotye,-yœ V], s. m. — Quartier, morceau, fragment. ~ d' c'motes, m. de pomme de terre. Qwatôhhe, voir Qwètoûre. Qwatrîme, voir Qwètricume. Quawâd [kawà Guermange], s. m. — Caillou. Qwè [kwe gén.], pron. inter.— Quoi. Voir Que. Qwèchtè, voir Qwètchi. Qwére [kwêr M, I, P, F, N, kwêr- kiveri S, V], v. tr. — Quérir, cher- cher. Voir Quérc. Qwèrtaut [kwçrtô M, I, P, N], s. m. — Quartaut. Voir Qwèté. Qwètche [kwets gén.], s. f. — Quetche (prune oblongue tardive). — bohhèye, q. gâtée, moisie. Qwètchi [kwe(t)si M, I, P, F, N, kwqlsce-kweste' . . S, kwqtse V], s. m.— Arbre qui porte des quetches. Qwète [kwet gén. (kwat F)], adj. num. — Quatre. Qv^èté [kwetëi M, I, P, N], s. m. — Quartaut. - d' pweres, q. de poires. Qwèteler [kwelW M], v. tr. — Couper en quatre. Qwètèbroche, Qwètètrepâye, voir Qwètrepâye. Qwèteron [kwetrô gén.], s. m. — Quarteron; en général, le quart d'une mesure quelconque : quart d'une livre; d'un cent; d'un champ, etc. Trôze ~ font le dozinne dés cos- sons, treize q. font la douzaine des marchands de volailles ambulants. Pivint tant d'èfâres, i n' faut m' tant d' heure po i ~, pas tant d'affaires, il ne faut pas tant de beurre pour un q. (ce n'est pas si important). Qwèti [kiveti M, N, S], s. m. — Quart d'un fruit : quartier de pom- me, de poire, etc. 35 QWE — 546 — Qwètin, voir Qwtnttn. Qwètôhhe, voir Qwètoûrc. Qwètoûre [kwçtûr M, P, kalûrs F, k-tnçtôT-kuieirtr N, ktvatôx-kwçtôx S, kçlûy^ V], iidj. num. — Quatorze. Qwètrcbcuche, voir Qwètrepâye. Qwètrebeûsse lkii>^lrçb(rs M, P\, s. ni. — Jeu de colin-maillard. Qwètrepâye [kw^trepây-ku/çlçtre- pàij - kwelrçba's - kutç Irej/cii/ M, ktve- treiHi!/ /, P. katçrba's F, kwelçlrçpiii/ X, kçlrçpcii-kivçlrepily-kwçtebrçs S\, s. m. — Lézard. Le nom de cet QWO animal change presque à chaque village. Qwètriyeumc [kivetriyœm M, X, P, kwetriijçm I, kwalrJm-kivçlnm S, kwçtriijem V\, adj. num. ord. — Quatrième. Qwètwassér' {kwetwiisêr M, I], s. m. — Kau-de-vie de quetchcs. Qwîntîn (sint) [kiinlî M, I, kwçlë P], n. pr. — St-Quentin, côte près de Metz. Qwotier, voir Qwatyi. Fis. 64. RA 547 - RftB R Râ [râ . . gén.], s. m. — 1" Rai. / faut mate i ~ è le rieûye de note ché, il faut mettre un r. à la roue de notre voiture. 2" Rayon de soleil. Râ [râ . . S, V], s. m. — Matou. Voir Rau. Râ [râ V], s. m. — Idée folle, saugrenue. Rabâbouyi [rabâbuyi S, rebàbiiye,- yœ V], V. intr. — Répondre impo- liment et durement. Rabâbouyi [rabâbuyi S[, v. intr. — User de subterfuges. Voir Râ- bouyc. Rabachi [rabasi F, S, rabasye V[, V. tr. — Rabâcher. Voir Rèbèjeu. Rabachi [rabasi F], v. tr.— Baisser. Voir Rèbèhhieu. Rabachow [rabasoiv F], s. m. — Rabâcheur. Voir Rèbèt-jou. Rabat-jou [rabaju F[, s. ni. — Abat-jour. Voir Rèbèt-jou. Râbe [râp M[, s. m. — Gras de la jambe; le haut de la hanche. Ràbeusse [râbœs Nébingl, s. m. — Matou. Voir Rau. Râbi [râbi S], s. m. — Bardane. Voir Kicuton. Râbicu [ràbyœ . . M, I, P, N, rebî S], s. m. — Arrête-bœuf (ono- nis épineux; bugrane). Râbicu [rcibyu M], s. m. — Flam- bée. Voir Rambiou. Râbicu [ràbyu . . M, I, P, N], s. m. — Nom que l'on donne à ceux qui vont ramasser du bois dans la forêt (péjoratif). Rabistokelai [rabistçklœ F], v. tr. — Rafistoler. Voir Rèmistaker. Raborasse [rabnras M, N, robçrçs I, rçbçwrçs-rçboros P, raburos F, raboras-raburas S, rçburos V], s. f. — Femme de laboureur, de culti- vateur. Raboréje [raborês M, N, roborês . . I, P, raburas F, rabçrës-raburês S, rpbiirês V], s. m. — Labourage. Voir Laboréje. Raborer [rabçrê' . . M, N, robçrç . . I, rçborê'-rçbçrë' P, raburw F, rabore-rabiire . . S, roburç V], v. tr. 1» Labourer, cultiver. Po ~ an tams molat, i faiireût été fou, pour 1. en temps mou (humide, pluvieux), il faudrait être fou. On dit aussi : Rèborer. 2" Bêcher la vigne. Voir Laborer. Raborou [raboru M, N, rçboru I, reborow-roborow P, raburow F, ra- boru-raburu S, roburu V], s. m. — Laboureur, cultivateur. Lés feus d' ~ sont nôbes, dés jantiy ornes, les fils de cultivateurs sont nobles, des gentilshommes. Dans nos cam- pagnes, les gros cultivateurs for- maient anciennement, pour ainsi dire, une caste à part; ils ne se mariaient qu'entre eux. Rabot [rabg S], s. m. — Rabot. Voir Rèbat. Rabotâd, Rabotow [rabçtâ F, ra- botow], adj. — Raboteur. Voir Rè- batou. Rabctè [rabot^ . . S], v. tr. — Raboter. Voir Rèbater. Rabouraje, Rabourasse, Rabou- réje, Rabourai, Rabourou, Rabourow, RflB — 548 RAC voir RaborassG, Raboréje, Raborcr, Raborou. Râbouye [rnbiiy . . F, S], s. f. — Ramille, briiuiillc. Ces fagots n' volont m'chér, ç' n' ot <■ fâl lolè eune ~ qu' m'è ainbiawlc, il a fait là une clarté qui m'a ébloui. Voir Ranviou. Rambon [râbô M, I, P, F, N], s. m. — Pomme de rambour, variété estimée à la campagne, - è sèC coûtes, r. à .sept cotes (calville). Ç' nul m' èfâre è pials pohhions d'miii- Jeu dés ~ , è munns qu'is n'sinl pûris, ce n'est pas affaire à petits cochons de manger des r., à moins qu'ils ne soient pourris (cette chose n'est pas pour toi). Rambonîn [ràbçiiî . . M, I, P, /•, iVl, s. m. — Pommier à rambours. Rambonsenè {ràbôsnq . . S, rèbôs- ne y\, V. tr. — Gonfler. Quand-on mol lés piémes û s'io, ce lés fèt - , quand on met les plumes au soleil, ça les fait gonfler V. Ramboudré \râbiidrê' . . I, Pj, adj. — Qui a une a|)parence négligée ou maladive. Rambouler [ràbulc-i . . M, I, P, F, N, S], V. tr. — Écarter; élargir. Se dit ordinairement des tas de foin. Ramboura' [rùbiira' F], v. tr. — Rabrouer. Rambrèssieu [ràbrçsyœ . . M, /, P, N], V. tr. — Embrasser. Voir Hm- brèssieu. Râmè |rH/ïjç . . S], v. intr. — 1» Réfléchir. 2" Etre mécontent. Râmeussc {râmœs S\, s. f. — Ren- gaine. Voir Raumeusse. Ramiau Iriimyô . . M, /], s. m. — Ralai. lièyeu don ~ , donner du b. (fouetter). Voir Rèmon. Ramcnéye [ramnëy V], s. f. — Glas funèbre. Raméye \i-amêy Y], s. f. — Vache qui a des barres, des lignes sur le corps. Raminer \rùniinci . . gén.), v. intr. — P Ruminer. 2* Réfléchir; cher- cher à se rappeler qqch. Voir Ré- miyer. 3° Se plaindre constamment, ne jamais avoir assez S, V. Ramisse [rcimis lang. pop. mess.], adj. — Remuant. J'cwayés qn'vote p'iil ai'él été au catcchisse ? Ma fri, non, note Charles él ancôre trop ~ , ce s'ra pour Vaiiéye prochéne. Je RAM - 555 - RflM croyais que votre petit avait été au catéchisme? Ma foi, non, notre Cliarles est encore trop r., ce sera pour l'année procliaine. Voir Re- misse. Ramistoltè, Ramistoukyi [ramistç- ke S, ramistukiji F\, v. tr. — Rafis- toler. Voir Remistaker. Rammeyatcr Iràineyatê' . . M, N, râmqyçtç . . I, P, ràmayotç . . S], V. tr. — Emmailloter de nouveau. Rammolâde [râmolàt . . M, I, P\, s. f. — Action d'aiguiser. Rammolate [ràmolat M, N, ràmo- Içt I, ràmolot-remçlçt P, ramolat 5], s. f. — Pierre à aiguiser. Voir Ro- bouhote. Rammoler {râmçlêi . . M, I, re- mçle . . S], V. tr. — Rémoudre. Voir Rammoûre. Rammolou [ràinola . . M, I, N, râmçlçw-rqmçlow P, ramulow F, ra- mçlu S, romçlu V], s. m. — Ré- mouleur, gagne-petit. Rammonceléje [ràmôslês M, I, P, râmôslê's-rqmôslê's P], s. m. — Ac- tion de butter les pommes de terre. Voir Remolenéjc, Remoutréje. Rammonccler [ràmôslê' . . M, I, N, râmôslê'-reniôslçi P, ramôslai-rçmôs- lœ F, rmôslç . . S, V], v. tr. — Butter les pommes de terre. Voir Remolencr, Remoutrer. Rammoûre {ràmûr M, I, ràmçwr- rçmûr P, râmôT-râmûr N, ramdr S, rçmor V\, v. tr. — Aiguiser. / n'sét m' ni tonde ni ~, il ne sait ni ton- dre ni aiguiser (il ne sait rien faire). Voir Raguji, Rammoler, Robouhier. Rammwinner [ramwènëi . . M, I, P, N], V. tr. — Ramener. Voir Mwinner. Ramolate, Ramolcr, Ramolou, voir Rammolate, Rammoler, Rammolou. Ramon [ramô F], s. m. — Balai. Voir Rèmon. Ramôre, voir Rammoûre. Ramote [ramot F], s. f. — Ramille. Voir Rèmate. Ramoulow, voir Rammolou. Ramouna" [ranninw F], v. tr. — Ramoner. Voir Rèmoner. Ramouna', voir Rammwinner. Ramounote [ramiinot F], s. f. — Perche pour ramoner. Voir Rèmau. Ramounow [ramunow F], s. m. — Ramoneur. Voir Rèmonou. Ramounûres [ramunar F\, s. f. — Balayures. Voir Rèmonûre. Rampâd [ràpà M], s. m. — Rem- part. ~ dés-Armands, r. situé autre- fois, à Metz, près de la Porte des Allemands. Rampanre [râpâr M, I, P, repâr F], V. tr. — Rallumer. Rampant, Rampât, Rampe [ràpà- râpa . . M, I, P, N, S, vàp F\, s. m. — Lierre; par extension, toute plante rampante ou grimpante. Voir Lâhhe, Rankelére, Rondate. Rampèyou [ràpi^yu S, rëpeyu V], s. m. — Rempailleur. Rampiayeu [ràpyayœ M, ràpyçyç I, P, rplpyi F, ràpyayce-rpyayœ N, rpyayi S\, v. tr. — Replier; plier. J'vons r'ployi noie bwâye, nous allons p. notre lessive F. Rampièceter [râpyeslëi . . M, I], V. tr. — Rapiécer. Cal rampièç'té, espèce d'injure qui s'applique à un pauvre diable dont les fonds de culotte sont chargés de pièces. Rampiècieu [ràpyçsyœ . . M, I, P, N, S], V. tr. — Remplacer. Rampiècieu [râpyesyœ . . M, I, P, N], V. tr. — Rapiécer. An rampiècent i-n-èbil, an n' rampiècenljèmâs l'oneûr, on rapièce un habit, on ne rapièce jamais l'honneur (jeu de mots). Rampieumer (so) [ràpyœmëi . . M, I, P, N, raplœma' F, rèpyemç V], v. pron. — 1" Se dit des oiseaux dont les plumes repoussent. Voir So Rampoyeu. 2" Regagner ce qu'on avait perdu. RrtM — 554 RRN Rampieutener [ràpuirlnêi M\, v. tr. — 1* Refaire un |)ie . . M, I, P, N, radçsi F, ràdçsç . . S\, V. tr. — Labourer un champ en rejetant la terre sur les bords. Randouyat [ràduya S], s. m. — Faux pli. Voir Redoyon. Randrcût [ràdrœ M, I, P, N, rlêdrà V], s. m. — Endroit, côté par lequel on regarde une chose. Voir Hn- dreût. Randûchieu, voir RandûhhiGu. Randûhhieu {ràdâxyœ . . M, I, P, N\, V. tr. — Endurcir. Randûre [ràdûr . . M, I, P, F, N], s. f. — Rendement. Se dit souvent par ironie. C'at eune bêle ~, c'est un beau r. (c'est qqch. de beaul). Ranfècheler, Ranîèhheler [râfeslê'- ràfejlë' . . M, I, P, N, rafasi F], v. tr. — Emmailloter. RanÎGuyemant [ràfœymà M, N, râ- fçymâ I, P], s. m. — Gonflement. Ranfieu [ràfyœ . . gén. (ràflw F)], V. intr. — 1° Renfler. Fàre ~ /' côrsèt, faire r. le corset (mettre une jeune fille dans une position inté- ressante). 2» V. pron. Se renfler; se vanter. I s' ranfeuye, il se glorifie. Ranîiou [ràfyu . . M, I, P, N, rà- fliir F\, s. f. — Enflure. Ranfiou [ràfyu . . M, I, P, iV|, s. m. — Vantard; fanfaron. Ranîla', Ranflîire, voir Ranfieu, Ranfiou. Ranfoncieu [ràfôsyœ . . gén. (rë- fôsye V)], V. intr. — Renfoncer. Ranframer [râframèi . . M, I, P, N], V. tr. — Renfermer. Voir Framer. Ranfus [ràfû M, I, P, N], s. m. — Refus. / m'è bèyeu V ~, il m'a donné (j'ai essuyé) un refus. Ranîuser [ràfiisëi . . M, I, P, N], V. tr. — Refuser. Ranglè [ràglq V], v. intr. — Râler. Voir Rangueyeu. Dans le lang. pop. mess., on dit aussi Rangler. Rangolè [ràgolç . ..S, règçle V], V. intr. — Mugir. Se dit du vent. Rangrèchicu, voir Rangrèhhieu. Rangregnon [ràgrenô M, N, râgre- nô I, P], s. m. — Personne qui mau- grée, qui se démène. Rangrèhhieu, voir Rngrèhhieu, v. intr. — Engraisser. R/\N - 556 Rangrinji {ràijrcji /•'), v. tr. — En- granfwê' . . M, X, roivç . . f, P, F\, V. tr. — Oter de sa place, retirer. / râiue lés grond'bî- res don fu, il relire les pommes de terre du feu. Rawnâd [rawnà-rçwnà M, X, row- nâ I, P, râwâ-râinà . . S, V|, s. m. — 1" Personne qui fourgonne tou- jours; qui touche à tout. 2" Homme qui s'occupe des travaux du ménage. Rawnâd [rawnà-rçwnà M, X, rçw- nâ I, P], s. ni. — Homme de mau- vaise vie. Rawner \rawnë'-rownê> . . M, N, rowne . . I, P\, v. intr. — 1" Re- muer la braise dans le four avec le fourgon. / raweune lojos, il four- gonne toujours. 2" Chercher partout, fouiller; toucher à tout. Rawner [rawnê'-rownê' . . M, X, rowne . . I, P], v. intr. — 1° .Se dit des chattes qui sont en chaleur. Lés chèles raweuncnt èprès lés raus, les chattes désirent le matou. 2" Courir les filles. Voir Rawer. Rawnou \rawnu-rownn M, X\, s. m. — Coureur de filles. Rawon [rawô-rowô ^f, X, rpwô I, P\, s. m. — 1" Le plus gros mor- ceau de bois d'un fagot; rondin. 2" Tison. Raws' [raws-rows M, X\, interj. — A la (lorlc! Rayâd [raya . . S\, s. m. — Sen- tier dans les vignes. Rayât [raya M, X, royo I, P\, s. m. — Rigole d'irrigation; rigole; ruisseau. Râyat [râya-râoya S], s. m. — Petit fourgon qui sert à remuer la braise. Voir Rauyat. Râyate [rayai M, rayâ's S], s. f. — Colchique d'automne. Voir Vayatc. Rayate [rayai M, X, roypl I, P\, s. f. — 1» Raie; sillon. 2" Ruelle. Raye [ray M, X, roy I, P, F, rây S, rôy y\, s. f. — 1" Raie; ligne tra- cée sur le papier; sillon. Fàre dés bonis d' ~ , faire de petits travaux. 2" Rigole d'irrigation. Raye [ray il], s. f. — Racine d'un arbre. Raye [rây . . S, rây Y], s. f. — Ivnsemblc de personnes de peu de valeur morale. Raye [rây M, X, rây I, P\, s. f. — Rave ; radis. RHY . . S, V], s. m. - 563 - REB Râble. Râyc [râg Voir Rauye. Rayeu [rayœ M, N], s. m. — Rayé (se dit des tissus). Râyéje [ràyês M, N, rayes . . I, P, râyn(y) S], s. m. — Action d'arra- cher. Le râyerîe dés peiimes de tere, l'arrachage des pommes de terre S. Rayer, voir Rauyeu. Rayeu [rayœ M, N, royç . . I, P, F], V. tr. — Rayer, tracer. Râyeu [râyq: . . M, N, S, râyç . . I, P, F], V. tr. — Arracher; déra- ciner. ~ dés nalieures, arracher les mauvaises herbes. ~ aus yrond'bTres, a. les pommes de terre. Voir Rachi. Au figuré : - lés-euys, écarquiller les yeux (faire de grands yeux). ~ dés-euys corne eiine chète dans eune ;)otTre, rouler des yeux comme un chat dans une gouttière. Rayeune [râyœn M\, s. f. — Reine. Ne s'emploie que dans les expres- sions: Le ~ dés bous, dés prés, la r. des bois, des prés (plantes). Rayeûse, voir Rayate. Râyèye \râyçy . . M, 7, P\, s. f. — Rayon de soleil qui perce un nuage. 'L è quand mimme fât quèques ~ de s'ia aujdu, il y a quand même eu quel- ques rayons de soleil aujourd'hui. Râyi \râyi . . S, V\, v. tr. — Tirer la braise du feu. Voir Rauyeu. Rayon [rayô M, N, S, royô /, P], s. m. — 1" Sillon ; espace entre deux sillons d'un champ. J'â planté mes pwès an ~, j'ai planté mes pois en s. 2" Rigole. 3" Rayon de miel N. Râyou [ràyn . . gén.], s. m. — Celui qui arrache. Iminje corne i ~ d'hâyes, il mange comme un arracheur de haies (il mange beaucoup). Râyu [ràyù . . M, /, P, N\, s. m. — Terrain en pente, mis en culture. Râyu [râyû P\, s. m. — Chaîne qui sert à attacher une roue à la voiture pour empêcher celle-ci de glisser pendant le temps de glace. Rayure [ragûr . . M, N, S, rçyùr I, P, F], s. f. — 1" Rayure. 2» Étoffe rayée S. Razwa [raziva F], s. m. — Rasoir. Voir Rèzwè. Ré [rêi P, rë F], s. m. — Rein. Rè [rç M, /, P], s. m. — Hotte en sapin. Sa contenance est de 40 litres; c'est l'unité de mesure pour le vin. Le R. sert aussi à la cueil- lette et au transport des fruits. Voir BèhhâwG, Tandelîn. Rebâ, voir Rcbau. Rèbabener [rebàbnëi . . M, N], v. tr. — Raccommoder de vieux effets. Rèbâbouycr \rebcibuye,-yœ V], v. intr. — Répondre impoliment. Voir Rabâbouyi. Rebâde [r(e)bât M], adj.- Trapu, ramassé. Rèbat [reba . . M, /, P, N, rabç S, robç V], s. m. — Rabot. Rèbatâye {rebatày M, rebotây /, P], s. f. — Tirade (litanie de choses désagréables). Eune ~ (ie satîses, une longue suite d'injures. Rèbater [rçbatêi . . M, N, rçbçtç . . /, P, rabote . . S, robotç V], v. tr. — 1» Raboter. 2" Rabâcher; gromme- ler. Rèbatous [rehatu M, N, rebotu . . rabotâ-rabotow F, rabçtà . . S], adj. — lo Raboteur. 2» s. m. — Celui qui répète souvent la même chose. Rebau [r(e)bô M, I, P, N, rebâ S], s. m. — Objet mis au rebut; par ex- tension, grappe de raisin dépouillée de ses grains. Rebaukâd [r(e)hôkâ . .M, I, P, N], s. m. — Celui qui répond avec in- solence. Rebaukcr [r{e)bôkëi . . M, /, P, iV], V. tr. — 1» Reprendre qqn. dans une conversation, lui donner la ré- plique; rabrouer. 2o v. intr. Ré- pondre grossièrement ou avec in- solence. REB — 564 - REB Rebaukiou \r(e)bôkya . . M, I, P, A'], s. m. — Celui qui murmure. Rebauvèle \r(e)bôvql M\, n. pr. — L.ibavilie, ferme située près d'Antilly, arr. de Metz. Rcbawcr [r(e)bawê'-r{e)bowê' . . M, N, rebowç ■ ■ /, P\, v. intr. — Tancer, réprim;inder, rabrouer. / l'è jali- nuiiil r'bdwè, il l'a joliment tancé. Rèbèhhicu, Rèbèchicu [rçbçyjjqe-re- bçsyœ gén. (rabasi F)\, v. tr. et intr. — Baisser. / ffil bé, lo bié va ~ , il fait beau, le blé va b. (de prix). Rèbèjeu [rebejœ . . M, I, P, N, ra- basi F, S, rabasye V), v. tr. — Ra- bâcher. Rèbèjou [rebeju . . M, I. P, N, ra- basow /*"], s. m. — Rabâcheur. Rebeler [r(e)belê' . . gén.), v. intr. — Se rebeller; regimber; se révolter; résister; reculer. Se dit aussi des chevaux qui ne veulent pas avancer. Rebèncr [r(e)benê' . . M, I, S\, v. Ir. — Labourer un champ en reje- tant la terre sur les bords. Voir Randosselcr. Rèbèt [rebç M, I, P, N\, s. m. — 1" Rabat d'ecclésiastique. 2" Couture rabattue. Rèbètancc [rebçtàs M, I, N], s. f. — Rabais. Rèbëte [rehçl gén.), v. tr. — 1» Ra- battre; rabaisser; rabattre une cou- ture. 2" Battre la faux pour l'aiguiser. Rèbètemont \rçbçlmô V], s. m. — Ensemble des outils qui servent à battre la faux. Rebéti \r(p)bêti Y], v. tr. — Abêtir, abrutir. Rèbètïe \rçbçlî V\, s. f. — Cou- ture simple de deux morceaux d'é- toffe. Rèbèt- je [rçbejo M, I, P, X, ra- baju F\, s. m. — .\bal-jour. Rèbèt- joûye, Rèbèt-jôye \rebq jmj M, I, rçbç jôij S\, s. f. — Armoise. Rèbèt-vwès |rçèei'wç M, I, P, N], s. m. — Abat-voix. Rebcuchc [r(e)b«i M, I, P, A'), s. m. — Reproche. Rèbcuche, voir Rèbcuhhe. Rebeuchieu \r(e)bœxii(f . . M, I, P], V. tr. — Rabâcher; reprocher. RèbeuhhG \rebœx . . M, I, P, N, rôbix y], adj. — Robuste. Rèbeuhhe [rçbnpx . . A'], adj. - Re- vèchc; acariâtre; maussade. Rébcus' Ircbffs M. I, P, A'], s. m. - Rébus; calembourg; jeu de mots; sornette. Rebcutelâyc [r(e)b(etlay . . M, I, P, N\, s. f. — Quantité; kyrielle; ti- rade (péjoratif). Eiinc ~ d' saiïses, une q. d'injures. Rcbcuter \r(e)boete . . M, I, P], v. tr. — Suppléer. Rebcuyc (an) [r(e)bcey M, A'|, loc. adv. —En morceaux ; cassé ; démoli. Rebèyeu, voir Bèyeu, v. tr. — Rendre; redonner. R'bèye lo ju lé, redonne ce jeu. Rèbî [rçbi S\, s. m. — Arrête-bœuf. Voir Râbieu. Rebianchi [r(e)byàsi gén.), v. tr. — Reblanchir. Rèbiatc \rebyal . . M, I, P, A', ra- biiypt], s. f. — Petite attelle de bois. Rèbiater [rçbyatê' . . M, S\ S, rq- byote . . I, P\, v. tr. — Ramasser les copeaux. Rebiaudè [r(ç)/).i/ôrfç V|, v. intr. — .\l)par:iitre en scintillant. Se dit des étoiles, d'une femme (au ligure). Rebiaudiant \r{ç)bijôdyà \'l, adj. — Eblouissant. Rebifièsse \r{ç)bifyes M. I, P\, s. f. — Action de se rcbilTer. Rèbigater, Rèbigolè [rçbiyatci . . M, K, irbifiolç . . I. P], v. tr. — Restau- rer; réparer; remettre en bon état. Rèbîn [rebi M, I. N], s. m. - Rabbin. Rèbiotè, voir Rèbiater. Rèbiyeu [rçbiij(r . . gén.], v. tr. — Réprimander; dire son fait à qqn. Se maiwâsc langue lo fâl savant ~, REB _ 565 - REB sa mauvaise langue le fait souvent réprimander. Rebolâyc (è le) {r(e)bçlây . . M, I, P, N, rebulçt F], loc. adv. — A re- culons. Reboler [r(e)bçlê' . . gén. (rbulw F)], V. tr. — 1° Rebrousser ; mettre à l'envers. 2" River (un clou). 3" Émousser. Efin de H ~ ses grinfes [de halére, J'â chwèsi loi exprès lo [grand mate Monîn. Qu'at anca pus voleur. Afin de lui émousser ses griffes de buse, j'ai choisi tout exprès le grand maitre Monin qui est encore plus voleur C. H., V, 81. Reboler [r(e)bçlë' M], v. intr. — Être de mauvaise humeur. Rèboli [rçbçliP], adj. — Retroussé. 'L è i néz toi ~ , il a un nez tout r. Rebôlon [r{e)bôlô M, I, P\, s. m. ^ Rebord ; retroussis. Rebombâdc \r(e)bôbâl Gorze], s. f. — Espèce de salsifis. Voir Bom- bâde. Rèborèi [rebçrç' P\, v. tr. — La- bourer. Voir Raborer. Rèbot, Rèbotâye, voir Rèbat, Rè- batâye. Rebotener [r(e)bçtnë' . . M, I, P, N, V, rbulnw . . F, S], v. tr. — Rebou- tonner. Rcboter [r(e)bçlê' . . M, I, P, N], V. tr. — Remettre, replacer. Se dit du rebouteur. Rèbotcr, voir Rèbater. Rebotous [r(e)bçlu . . M, I, P, N, rbutœ F], s. m. — Rebouteux. J'è- vans ètu veûr lo ~ , nous avons été voir le r. Voir Remèniou. Reboufier [r{e)bufye,-yœ V], y. tr. — Repousser durement. Reboulai, voir Reboler. Reboulâyc [r(e)bulày . . M, I, P, N], s. f. — 1" Averse de pluie. 2" Averse d'injures. Rcbouler |[/-(e)fcu/ê' . . M, I, P, N], V. tr. — Repousser. / m'è r'boulé si f'oûrl qui m'è fal cheûr, il m'a poussé si fort qu'il m'a fait tomber. Reboulète, voir Rebolâyc. Reboursau lr(e)bursô M, I, N], s. m. — Rebroussoir. Reboussâde [r(e')busât N\, s. f. — Action de se rebitfer. Reboussieu [r(e)busijœ . . gén.|, v. tr. — 1" Repousser. 2" v. intr. — Revenir sur ses pas; être chassé dans une direction conlraire. Le feumûge rebousse, la fumée est re- foulée (par l'effet du vent). Reboutena', voir Rebotener. Rebouwer \reb(u)wê' . . gén.], v. intr. — Couler une seconde fois la lessive. Rebower \r(e)bçwë' . . M, 1, P, N], V. tr. — Tancer. Rèbowrosse [rebçwros P], s. f. — Femme d'un laboureur. Voir Rabo- rasse. Rebraker (so) lr(e)brakê' M, rbrçkç . . I, P\, V. pron. — Protester. / so r'brake v'ianli, il proteste volon- tiers (il n'est jamais content). Rebrasa', voir Rebrèsicu. Rebrèsieu [r(e)brezyœ . . M, /, P, r(e)brezce-r(e)brç:yœ N, rbrazœ F], v. tr. — 1" Rétamer un ustensile de cuisine. 2» Ressouder. Rebreudcr \r(e)brœde' . . M, I, P, N], V. tr. — Rebrider un cheval. Rebreukicu [r{e)brcekgœ . . M, I, P, iV], V. tr. — Réparer un chemin avec des matériaux tels que des cailloux, des pierres. Rebriké \r(e)brikë' . . M, I], adj. — Vif, dégourdi. Rcbrochous, Rcbrohhous[r(e)Z)/-osu- r(e)brçxu], adj. — Revêche; intrai- table. Rebrokè, voir Rebraker. Rebrouchieu, Rebrouhhieu [r(e)- brusyœ-r(e)bruxyœ M, I, P, N\, adj.— Attristé ; renfrogné. REC Rcbroutè \r(c)hrulç I\, v. Ir. — Remettre. Rebuter [r((:)biilêi . . M, I, P, N, S], V. tr. — Hebuter, mal recevoir qqn., le gronder. Rebuter [rebiilê- . . M, I, P, N, S\, \. intr. — Revenir jouer à partir du but. Rècacouyi \rekakuiji . . S, V], v. tr. — Grommeler. Rècacouyi (so) [rekakinji S], v. pron. — Se monter en ménage. Reçakieu, voir Çakicu, v. tr. — Recercler les tonneaux. Rècalat \r(e)kala M\, s. m. — Ré- collet; couvent des R., qui se trou- vait autrefois dans les locaux occu- pés par le bureau de bienfaisance, rue des Récollets et rue de la Fon- derie, à Metz. Recale [rçkal M, N, rekol I, P, rç- kôU S], s. f. — Récolte. Recaler, voir Caler, v. tr. — Re- coller. Rèce \rçs gén.), s. f. — Race; en- geance (péjoratif); génération; li- gnée. 'L at d' le rèce des pus, i faut /' louiver po V fûrc meuri, il est de la r. des poux, il faut le tuer pour le faire mourir (il a la vie dure). Voir Race. Rècène, Rèccnè, Rècènon, voir Receune, Rèceunc, Reccuncr, Re- ceunon. Rècénous [rçsenu V], adj. — Qui a beaucoup de racines. Receunatc [r(e)senal . . M, I, P, N], s. f. — Goûter. Receune \r(e)sqen M,N, resçii I, P\, s. f. — (!;ollalion après souper. A neuf lieures avait lieu la ])etite R.. jjetite collation que cliiique veilleuse a|)porlait avec elle. Au mois de mars, avant de se séparer, les Crègnerasses de la même Crègne faisaient un |)etit festin, la grande R. Receune [rçsœn . . M, N, rçsçn I, 566 REC P, rasçn I, rçsïn S, V], s. f. — Ra- cine. Receuner \res{e)nê' . . M, \, resne . . I, P, rçsnci'-rçsina' F, rsene-rsinç . . S, rsine V|, v. intr. — 1" Faire une col- lation après souper, surtout pendant les veillées d'hiver où l'on filait. 2" Faire le repas du goûter. Receunon \r(ç)sçnô M, N, rsenô I, P, ersenô-rsenô Y], s. m. — Colla- tion après souper; petit repas qui se prend en revenant de la messe de minuit, le jour de Noël. Dans le pays messin, il était ordinaire- ment composé de jambon, de tûte et d'échaudé. Chez les pauvres, la tûle était remplacée par la meuchale. J'alans fâre lo ~ , nous allons fêter le réveillon. Reccûr [r(e)s(iêr M, I, P, F, N, rsûr S, rscwor . . V], v. tr. — Recevoir. Fât èrcéu'or lès-eguions corne des compliniaiils, il faut r. les méchan- cetés déguisées comme des com- pliments. Voir Recieûr. Rccéwor, voir Rcceiïr. Rcchachi, voir Chacheu gén., v. tr. — Resécher. Recharche |r(ç)s(j;s M, N, rsors I, P\, s. f. — Recherche; perquisition. An-z-on fût dés ~ cheuz lu, on a fait une perquisition chez lui. Rechâssi \r(e)sâsi . . S, V], v. tr. — Regarnir d'acier un outil à pointe acérée. Voir Ranchaussieu. Rechat {r(e)sa . . M, I, P, N, rosa . . S, ro.sp V'I, s. m. — Habillement en général; habit en forme de queue de morue, que portaient les anciens, aux jours de fêles; vête- ment de dimanche, de cérémonie. Réchaud |rç.sô . . M, N\, s. m. — Ré- chaud. REC - SôT - REC Rechaufieu, voir Rehhaufieu. Rechaufièye, voir Rehhaufièyc. Rechaussieu (r(f).sôs;/œ N\, v. tr. -- Recrépir un mur. Voir Ranchaus- sieu. Rechauyeu, voir Rchhauyeu. RèchG [rçs M, I, P, res V], adj. — Riche ; fortuné. 'L al ~ corne i viens Crésiis', il est riche comme un vieux Crésus. Ç'ot dés -, is sont milionéres ! — Couhhe té, is n' sot m' sélmont mile toneres, insi, ç' n'ot m' pou été milionéres, c'est des r., ils sont millionnaires. — Tais-toi, ils ne sont même pas mille tonnerres (juron), ce n'est pas pour être mil- lionnaires V. Rèchc \rçs M, I], s. m. — Forme à fromage. Voir Rèhhc. Rèche \rçs M, I\, s. f. — Maladie du cuir chevelu, espèce de teigne. Rèche 1res M, I\, s. f. — Versoir de la charrue. Voir Chèrâwe. Rèche \rçs gén.], s. f. — Reste. Voir Rèhhe. Rechegnerèye \r(e)seiîrçy M, N, rsçnr?ij I, P\, s. f. — Singerie ; gri- mace. Rechegnèsse \r(e)senes M, N, rsç- nqs I, P, rïinçs S], s. f. — Singerie. Rechéje, Rechéjè, voir Rcchinje, Rechinjcu. Rechegneu [i'(e)senœ M, N, rsçfie I, P, rsiiii F, S, rsene,-œ V], \. tr. — Répéter par dérision ce que qqn. dit; imiter le ton, les manières ri- dicules de qqn., le singer. E cause que f bègueuge, i m' rechegneût, parce que je bégaye, il me singeait. Rechemeler [r{e)semlë'-resmelëi . . M, I, P, N], V. tr. — Ressemeler. Voir Rchhcmeler. Rèchéjote, voir Rechinjate. Rechèmer [r(e)sçmê' . . M, I, P, N], V. intr. — Se dit d'un cliou dont on a enlevé la tête et dont le pied produit un nouveau rejeton. Rèchemîn [rçs(e)mT M. I, P, N], adj. — Economisé. Voir Rèhhcmîn. Rechèper, voir Rchhèper. RechèrJGu [r(e)sqrjœ . . M, I, P, N], V. tr. — Recharger. Rèchèsse [rçsçs M, I, P], s. f. — Richesse. Rèchèt [rçsç M, I, P, N\, s. m. — Repas que font les fileuses chaque année le soir de la Sie-Agalhe, leur patronne, quand elles cessent de filer. Rèchetate [rçstat S], s. f. — Rachat, cadeau du valentin à sa valentine, à l'occasion de la visite tradition- nelle qu'il lui fait dans l'après-midi du dimanche qui suit la proclama- tion des valentins. Voir Yausenat. Rècheter \reste' . . gén.], v. tr. — 1" Racheter. 2" Apporter un cadeau à sa valentine, le dimanche qui suit la proclamation des valentins. Rècheû [resôé S], adj. — Placé. Voir RèhheQ. Rèchevi \rqsvi gén. (resevi V)\, v. tr. — Achever. Rèchi \rqsi S], v. intr. — Tousser. Voir Rèhhi. Rechignèsse, Rechigni, voir Re- chegnèsse, Rechegneu. Rechinjate [r(e)sèjat M, N, S, resc- jçt I, V, rçsêjçi P\, s. f. — 1» Re- change. J' in-n-è è le ~ , j'en ai de r. (de quoi rechanger à volonté) V. 2" Petit changement. Rechinjâwe [r(e)sèjâw-resèjow M, N, resëjçw I, resèjly S], s. f. — Mens- trues. Rechinje [r(e)sês gén. (resês P)], s. f. — Rechange. / n'è m' tôt pgin de ch'minhhes è le ~, il n'a pas beau- coup de chemises de rechange. Rechinjeu (so) [r(ç)sèjœ . . gén. (rsêje P)], V. pron. — Changer d'ha- bit, de linge. Rechinjîe, voir Rechinjâwe. Rcchinjowe, voir Rechinjâwe. Recherche, voir Recharchc. — 568 REC REC Rechoûwemant, Rechoûwcr, voir RehhoQwcmant, Rehhoûwer. Rèchtik [reslik V], s. m. — Mets qui se compose de pommes de terre frites (familier). Rechtreûr [reslrcêr M, I, P\, v. tr. — Kétrécir. Voir Rehhtreûr. Rechute \r(ç)siil M, J, A'), s. f. — Visite inattendue. Je n'ai entendu ce mot que dans l'expression : J' èvans d' le ~ , nous avons du monde. Recieûr {r(e)syœr M. I, P, N], v. tr. — Recevoir. Voir Receûr. Rècîne [rçsin S, V], s. f. — Ra- cine. Voir Rèccune. Recinè, voir Receuner. Rèclaméye [rekiamêy V], s. f. — Grande quantité. Ène ~ dé j'iînes, une grande q. de poules. Recochicu, voir Recohhieu. Recoder [r(e)kodêi . . gén.), v. tr. — Remettre en mémoire; mettre au courant; enseigner; instruire. Ç'at lu que r'codé nas-afants, c'est lui qui a instruit nos enfants. — Part. pass. : Qui a reçu des conseils. Recoder [r{e)kodê' . . gén.], v. tr. — 1» Raccommoder de vieilles choses. 2" Par ext., réconcilier. Recohhieu [/•(e)AoxJ/op . • M, h P, N, rakusi F, rakçxi-rçkçxi S, rekçxi V], v. tr. — Raccourcir ; abréger ; écour- ter; diminuer. Rcçokiè lr(e)sokijç I, P], v. tr. — Recercler les tonneaux. Voir Rc- çakieu. Rècole [rekol I, P\, s. f. - Récolte. Voir Recale. Recelé [r(e)kole . . I, P\, v. tr. — Recoller. Voir Recaler. Recomance \r{e)k{ç)mù& gén. {rkç- mùs V)], s. f. — Action de recom- mencer. Lo land'min, i' al de -, le lendemain, c'est à recommencer (c'est la même chose). Rccomancicu [r{e)k(o)iiiàsyœ . . gén. (rçkumàsi F)], v. tr. — Recom- lueucer. Quand' lo prèle é fat d' prâchier, i lïèrcomonse pis, quand le prêtre a fini de prêcher, il ne recommence plus. Expression qui signifie : je refuse de répéter ce que j'ai dit V. Recomanderasse [r{e)koniàdras . . M, I, P, A'I, s. f. — Femme qui tient un bureau pour nourrices. RccomandîchG,Recomandîhhe|r((')- komùdTs-r(e)komâdîx ■ ■ jV, /, P. ^'\, s. f. — 1" Recommandation. 2» Ar- gent que l'on donne au berger pour les premiers jours de garde, afin qu'il ait bien soin des bêtes. Récomonce, voir Recomance. Rècomovîdéje [rrk(o)mridës . . M, I, P, X, rakomôdês S\, s. f. — Rac- commodage. Rècomoûdieu [rçk{o)mûdyœ . . M, I, P, racumudœ F, rek(o)nwdyœ-ix- k(o)mridyœ X\, v. tr. — 1» Raccom- moder de vieilles choses. 2" Par extension, réconcilier. RècomoQdou [rçk(o)nmdu . . M. I, P], s. m. — Raccommodeur. Rècompansieu [rçkôpàsyœ . . M, I, P, N], v. tr. — 1" Récompenser; donner une compensation. 2" Re- valoir. Rècompanson [rqkôpàsô M, I], s. m. — Récompense; compensation; dédommagement. Mè pût n'ai ni groûsse, mâs j'â èvu i pial ~ , ma part n'est pas forte, mais j'ai eu une petite compensation. Reconahhe, voir Conahhe, v. tr. — Reconnaître. Reconate \r{e)konal Hue], v. tr.— Reconnaître. Reconnechance, Reconnchhance \r{ç)kçnsàs-r{ç)konyXis . . M, l, I', K\, s. f. — Mémoire. / n'è wâ de ~, il n'a guère de m. Rcconfoût [r{e)kôfû M, I, P], s. m. — Maison de refuge. Rècontéje [rekôlês . . gén.), s. m. — Racontar. REC - 569 - MC Raconter [rçkôtêi . . gén.], v. tr. — Raconter. Recoquiè [r(e)kçkye I, P], v. tr. — Habiller. J'â vu lé bêle mèriâije qu' oteût bèn' rècoquiûye, j'ai vu la belle mariée qui était bien habillée. Jaclot, 1853, 24. Recoquieu (so) [r(e)kokgœ . . M, I, P, rakokyi F, S], v. pron. — Se re- coquiller; se recroqueviller; se re- tirer au fond. So ~ au fin fond de s' keugnat, se retirer au fin fond de son coin (se retirer entièrement). Voir Recoycu. Recor lr(e)kçr M, I. P, S\, v. tr. — Passer la vigne en revue. Je r'corans nate vègne, nous passons notre vigne en revue. RQçôr \r(e)sôr S\, v. tr. — Rece- voir. Voir Receûr. Recorbeler [r{e)korheW . . M, I, P, N], V. tr. — Remettre des jantes aux roues d'une voiture. Recorder \r(e)kçrdei M], v. tr. — Épeler. / r'corde ses laies, il épelle ses lettres (il apprend à lire). Recos {r(e)ko V\, s. m. — Le pre- mier dimanche après la fête. Voir Relcûve-sèle. Recosiner lr(e)kçzinëi . . M, I, P], V. tr. — Se remettre avec des pa- rents avec lesquels on s'était brouillé. Rècoumanci, voir Recomancieu. Recoupe [r(e)kup M, I, P\, s. f. — Blé recroquevillé par suite de la sé- cheresse. Recouper [r(e)kupë' . . gén.], v. tr. — 1" Recouper. 2° Couper les branches de la vigne avant la ven- dange M, I, P. Recoûr \iie)kûr M, I, P, S], v. tr. — Herser une seconde fois. - dés- awinnes, herser une seconde fois l'avoine. Rècousâd [rçkttzâ F], s. m. — Dé- nonciateur. Voir Rankeusâd. Recouse, voir Cotise, v. tr. — Recoudre. Recouse [rç/fiiiç Y], v. tr. — Dé- noncer. Voir Rankeuser. Rècousc-polot [rekus pçlç V], s. m. — Rapporteur. Voir Rankeuse- potâd. Recousèsse [r(e)kuzçs M, I, P, N, S, V, rkuzûr F], s. f. - l» Couture. 2° Cicatrice. Rècousou [rekuzu V], s. m. — Dé- nonciateur. Voir Rankeusâd. Recousîire, voir Recousèsse. Recouycr [r(e)kiige,-Uûe V\, v. tr. — Recueillir ; accepter. J'â r'couyé lés- èfronts corne dés compliinants, j'ai accepté les affronts comme des com- pliments. Recouycû lr(e)kuyôè S], s. m. — Espèce de jale. Voir Rekeuyu. Recouyi \r(e)kuyi V], v. tr. — Ra- masser les fruits tombés d'un arbre. Recovrant [r(e)kovrà M, I, P], adj. — 1» Agile; habile. 2o Dispos. Rccovri, voir Covri, v. tr. — l" Recouvrir. 2" Couvrir. Recovrou [r{e)kçvru . . M, I, P, N], s. m. — Recouvreur. Voir Ra- cayon, Recwètou. Recoyeu (so) [r(e)kçyœ . . M, I, P], V. pron. — Se recroqueviller. Voir Recoquieu. Recrahhe, voir Crahhe, v. intr. — Recroître. Recrampi (so) [r(e)krâpi M, I, P, N], V. pron. — Se recroqueviller. Rccràs [r(e)krà M, A'], s. m. pi. — Restes. Èch'ler dés - , acheter des restes. Recrawer [r(e)krawê'-r(e)krçivê' . . M, N, r(e)krowç . . I, P], v. tr. — Morigéner, tancer. Recrawi [r(e)krawi-r(e)krowi I, P\, adj. — Mouillé. Se dit surtout du sol. R e cr awïr e [r(e)krawlr-r(e)kro wTr M, N, r(e)krowïr I, P\, s. f.— Lessive. Recreupcheu (so) [r(e)krœpsœ . . M, I, P, N], V. pron. — Se recroque- viller; se ratatiner. RED - 5tO RED Recripaté, Rècripotè \r(e)kripalê' . . M, X, irkripoir . . I, P], iulj. - Hidé; racorni. Récrire, voir Écrire, v. Ir. — Kcrire. Rècriyou \rrkriiiii V|, s. m. — Crieur puldic. - (/' iancan, c. de vente. Recrower, Recrowi, Recrowïre, voir Rccrawer, Recrawi, Rccrawîrc. Rècugni (se; |;TAii/îi F\, v. |)ron — Se fouler un nienil)re. - lu nu" se fouler la main. Recule [r{e)kiil M, I], n. pr. — Hercule. 'L at j'oCirl conw i -, il est fort comme un H. Rccfire, voir Cure, v. Ir. — Ue- cuirc. Recuri |;-(<')A(ï;/ S\, v. tr. — Curer. Voir Rekeurieu. Recurou {r(e)kiiru S\, s. m. — Ou- vrier qui cure. Voir Rekeuriuu. Recwachi, voir Recwècheu. Kecwècheu, voir Cwècheu, v. Ir., — Cacher; couvrir de terre; ense- velir. R'cwècheù: ixis grond'huTs, couvrez vos pommes de terre. Recwèter [r{ç)ku>çlC' . . M, I, }', N\, v. tr. — Ué|)arer; recouvrir un toit. Voir Ralire. Recwètou l/-(<')Ai()ç/u . . M, I, J>\, s. m. — Couvreur. Voir Rèkèyow. Recwètou [ri,ç)kwçtu M, 1\, s. m. — Haconteur. Rèdater [rçdulc' . . M, X, rçilolç . . I, P, S, Vj, V. inlr. — Uadoler. Réde {rcl V\, adj. — Fier. Voir Reûde. Rcdechande, voir Redelihandc. Rèdèglisse [rnlçi/Us liéclix |, s. m. — Héglisse. Voir Regôlisse. licdchhande, voir Dehhandc f^én., v. inlr. — Hedescendrc. RèdÈhi [ri;de-(i . . S, rad(f(i V\, v. intr. — Tarder. Rèdèji, voir RèdÈhi. Redener \iie)dnè' . . M, 1, J', X]. v. tr. — Redonner; rendre. Vatc vin mV red'né le vèije, votre vin m'a rendu la vie. Redevance \r(e)di>(is S, rdevàs V|, s. f. - Redevance, ce que l'on doit. Eté an ~ , avoir des dettes. Redevér', voir Devér', v. tr. — Rou- vrir. A/(" piàije s'è red'vê, ma plaie s'est rouverte. Redeveûr, voir Deveûr, v. tr. — lîedevoir. Rèdicule \redikid M], adj. — Con- Irariant. Redire, voir Dire, v. tr. et intr. — Redire. Redobeuyemant [i\L')d(^bœyniù M, \, r{e)dobeymû I, P\, s. m. — Re- doublement. Redobieu, voir Dobieu, v. tr. — Redoubler. Voir Randobieu. RÈdoci \rvdçxi M, J, rçdowxi P\, v. Ir. — 1" Radoucir. 2" .\paiser; calmer. Ele s'uniponle pu des ryins, nuis clc so r'docit lot-auss'toru, elle s'emporte pour des riens, mais elle se calme tout aussitôt. Redonder [r(e)dôdè- . . M, I, P, X\, V. intr. — 1" Rebondir. Li' picre H è chu sus le lête, èl pus '/ è r'dondc, la pierre lui est tombée sur la tète et |)uis elle a rebondi. 2" Retentir; faire écho. Redôr [r(e)dôr S], v. tr. — Rede- voir. Voir Redeveûr. Rèdowsi, voir Redoci. Rcdoûyeu \r(ç)druj(y . . M, I. /', iV|, v. tr. — Tromper. J'û treuvé m' mâle, cil-èl m' è r'doûyeu, j'ai trouvé mon maître, celui-ci m'a trompé. Redoyeu \rl,ç)do!jiy . . f^én.], v. Ir. — Replier. Redoyon [r(ç)do!iô M, I, P, X, rù- duiia S\, s. m. — Faux pli. Redrassieu, voir Drassieu, v. tr. — 1" Redresser. / s' redrasse corne i juu sus i haut d'i jarhon, il .se re- dresse comme un coq sur le haut ! d'une échelle. Voir Jarhon. 2" Répri- REF - 571 - REG mander; corriger. 3° v. pron. Faire le fier. RcîâfG, voir Fâre, v. tr. — 1" Re- faire; raccommoder; réparer; guérir. 'L è yâque è -, il a qqch. à répa- rer (il n'est pas en bonne santé). 2° Vendre. J'â r'fat dis francs, j'ai vendu pour dix francs. 3" Tromper. J'â ètu r'fcit, j'ai été trompé. 4" Ré- pondre. 5° V. pron. Se glorifier; se vanter. / n' so r'fât m, il ne se vante pas (il est modeste). Refâte \r(e)fàt . . gén.], s. f. — Gain ; produit; réalisation en argent; en général, produit d'une vente de céréales, de bestiaux. I comte se ~, il compte son gain. Rèîe [ref S], s. f. — Fourgon. Voir Rafe. Rèfè [refe . . S, V\, v. tr. — Ar- racher. Voir Rafer. Refèyerasse \r(e)fçijras . . M, N, S, r(e)feijros I, P, rfeijîr \'\, s. f. — Raccommodeuse. Eiine bone ~ vaut miens qu' dons feuirasses, une bonne r. vaut mieux que deux fileuses. Refèyerosse, Refèyîre, voir Refèye- rasse. Refèyou \r(e)fçyii S], s. m. — Rac- commodeur. Refiari, Refieuri [r(ç)fijari-r(e)fija'ri M, N, r(e)fyçri-r(e)fyceri I, P, r(ç)- fyceri S], v. intr. — Refleurir. Reficheu [r{e)fisce M], v. tr. — Vexer. Rèfilate [refilât S, rçfdot V], s. f. — Pierre douce qui sert à enlever le morfil. Refiler [rçfdèi . . S, V, rafdw F], V. tr. — Enlever le morfil. Rèfiner \refmê> . . gén. (rafiiiw F)], V. intr. — User de mauvaises finesses, de subterfuges. Refiori, voir Refiari. Réflexion [r(e)/7çA-syô M, N], s. f. — Réparation à une toiture. E vieuyes jans, è vieuyes mauhons, I faut tojos dés réflexions. A vieilles gens, à vieilles maisons, il faut toujours des réparations. Refolou \r(e)fçlu . . M, I, P, N], s. m. — Machine à refaire les cercles d'une roue. Refondu [r(e)fôdu N\, s. m. — Etameur., Rèfourèjeu, Rèîoflrer \rçfurçjœ-re- fûrê' . . M, I, P, N, rafowrai F\, v. tr. — Affourager. ~ lés bèrbis, donner du fourrage aux brebis. Rcfoûrmer \r(e)frirmëi . . M, I, P\, V. tr. — Réformer; déclarer im- propre au service militaire. Refrachemant, voir Refrahhemant. Rèfrâdi, voir Refreûdieu. RGfrahhcmant \r{ç)fraxmà . . M, N, refroymà I, P, rafra^mà S), s. m. — Rafraîcliissement. Refrahhieu \r(ç\fra-/jjœ . . M, N, re- f''ÇxyÇ J' P' rafra-ii-rçfrayj S, refrç^i V], v. tr. — Rafraîchir. Rèfrâlant [rqfrûlù V], adv. — En grande quantité. N-é dés prTnes ~ sis l'îdire, il y a des prunes en grande quantité sur l'arbre. Rcframcr, voir Framer, v. tr. — Refermer. Refreiideuyemant \r(e)frœdœymà M, I, P, rafrôdismà S\, s. m. — Re- froidissement. Refreûdieu \r(e)frcëdyce . . M, I, P, N, rafrâ'di F, rafrôdi-refrôdi S, rç- frâdi V\, V. intr. — Refroidir. An r'freûdianl, le cwène randiihheuye, en refroidissant, la couenne devient dure. Rcîreiidiou [r(e)frœdyii . . M, I, P, N], s. m. — ÉtoutToir. Rèfrôdi, voir Refreûdieu. Rètrohhemant, Rèfrohhiè, voir Re- frahhemant, Refrahhieu. Rèfromè, Rèfrouma', voir Refra- mer. Refûsieu [r(e)fûzyœ . . M, I, P, N], V. tr. — Refuser. Règakté [rçgaktë' . . M, N], adj. — Attifé (péjoratif). - 572 REG Regandinne [r(e)(iàdên M, I, r(e) gàdên P\, s. f. — Higaudon ; iiar extension : gaudriole. Règat [rçfia M, \, rçgo I, P, rmjo S], s. m. - 1" Grenouille (jui se fait entendre le soir, au printemps. Quand' lés - (jneillriil, ç'(ij po d' le piâiue, quand les g. crient, c'est pour de la pluie. Quand' lés ~ yiietdent è le SinI Joûrje, is sont miss' lonlums sans pus nueûler, quand les g. crient à la S'-Georges, ils sont aussi longtemps (?)sans plus crier. 2» Cochon de petite taille; personne de petite stature. 3» Femme bavarde. Règat [reya M, N, rçgo I, P], s. m. — 1" Le plus gros morceau de bois qui se trouve dans un fagot. 2» Partie de l'échelle. Voir Ché. Regoboycu \r(e)fioh(o)ijœ . . M, I, P, \\, V. tr. — 1" Remettre à sa place; arranger de nouveau; restau- rer. '2" Habiller de neuf. Rcgôboycu [r(ç)!iôboijcB . . M, /, P, N], V. inlr. — Mal répondre. Rcgognon [iiç)yonô M, I, P\, s. m. — Heste d'un bon repas. Regôlissc [r(e)tjôlis M. ret/ôlis I, P, F, reyôlis-redçytîs A', arkôlis S], s. m. — Kéglisse. Voir Èrgôlisse. Règot, voir Règat. Règotant [rçnotù M, /, P, X\, adj. — Ragoûtant; api)élissant. S'em- ploie toujours accompagné d'une négation. Ç' n'at m -, ce n'est pas r. Regotion [r(e)golyô M, I, P], s. m. — Dernière traite de la vache. Regourai [i\e)gurw F], v. tr. — Rebuter. Règout |m/ii gén.|. s. m. — Ragoût. Règrandir [rvgrûdl(r) M, regràdi- rcgràili/r I, nigrùdijif A'], v. inlr. — Augmenter. Li-s jonâyes rèyroiidi'nl, les journées augmentent. Règransc [rçgrâs gén. (ragiàs-ir- gràs S)], s. f. — Allonge, pièce pour allonger. Règransicu [n^yràsyœ . . M, I, P, REG X, ragrâzi-regrâzi S, regràzi Y], v. tr. — Allonger; prolonger; ragran- dir. Règranzi, voir Règransieu. Regrawi (se) \r(e)gniwi-r(e)growi M, A'|, V. pron. — 1" Se récréer. 2" Se rétablir. Rcgrenon [r(e)grçnô M, A'|, s. m. — Gratin de bouillie. Voir Grenon. Regripcheu \r(e)yripsœ . . M, I\, v. tr. — Saisir; empoigner; tenir; rattraper; reprendre. J'aleûs cheûr, i m'è r'yripclifu, j'allais tomber, il m'a retenu. On dit aussi Règripcr. Regroboyeu (so) \r(e)yroboyœ M, K, riiyioboye I, P\, v. pron. — Se refaire; réparer ses forces. Rcgronsieu [r(e)yrôsyœ . . M, I, P, A'|. V- tr. — Rebuter. Rggrôssieu, voir Rcgroûssieu. Regroûssieu \rie)yrûsyœ . . il, I, P, r(e)yrôsyœ-r{e)yrHsyœ N, rayrôsi- reyrôsi S, reyrôsye, -yœ \'|, v. intr. ~ 1" Devenir de nouveau gros. 2" v, Ir. Agrandir V. Regrowi, voir Regrawi. Réguc [rëk M, I, P, N\, s. f. - Règle. Reguèjeu \r(e)yei(p . . M, I, P, A'], V. tr. — 1" Recouvrer; regagner. 2» Retirer de la terre. Rcguèrir (so) [r(e)gçn(r) M, I, P, A'I, V. ])ron. — Guérir. / n so r' yucrirè m', i n'è m' besan d'aler au mcd'cin, il ne guérira pas, il n'a pas besoin d'aller chez le médecin. Rcgueuye-meusé (è) lr(e)yœy mœ- :c' . . M, I, P, N, S), loc. adv. — A souhait, en abondance, tant qu'on veut, jusqu'à plus soif, jusque par dessus la tête. Rcgueuyeu [r(e)y(pyq;-regyt£ M, N, l't-yd')!/? ■ ■ h P, i'ey(i)yi . . F, S, V], V. intr. — 1° Renvoyer la boule et redresser les quilles. 2» Riposter V. Regueuyou [iie)ya'yu M, A', r(ç)- gçyu . . 1, P, r(e)yiyu 6"J, s. m. — REQ 573 REH Garçon qui, aujeu de quilles, renvoie les boules et redresse les quilles. Regueyaumcr [r(e)geyôm& . . M, I, P, N], V. tr. — i" Rabrouer. / /' è rûd'mant r'gueyaiimé, il l'a rude- ment rabroué, il l'a très mal ac- cueilli. 2" Couvrir de confusion. Rcgugni [r(e)giini F], v. tr. — Fouler un membre. Voir Rekeugneu. Reguianer, voir Quiancr, v. tr. — Glaner une deuxième fois. Reguicheu [r(e)gisœ . . gén.], v. tr. — 1° Retenir; saisir; empoigner; rattraper. 2" Repousser ; remettre qqn. à sa place; faire dévier un objet V. I v'iôr èm' bête; 'l ovôr lancié s' c5p,j' H è r'guichié s' boton ovon lo myin, il voulait me battre; il avait lancé son coup, j'ai repoussé son bâton avec le mien. ReguichotG [r(e)gisçt V], s. f. — Réplique. Règuieu [rçgyœ . . M, I, P, N], v. intr. — Jouer à la glissade. RéguiGu [rëgyœ . . M, I, P, A'], v. tr. — Régler; tracer des lignes. Regutncheu (so) \r{e)gUœ . . M, I, P, N, ragèsi F], v. pron. — S'ha- biller proprement. Reguinè [r(e)ginç V], v. tr. — Lorgner, regarder à la dérobée. Regutngate, Regutngote lr{e)gîgat M, r(e)gîgot I], s. f. — Redingote. Règuionant (tôt) [regyonà V], loc. adv. — Se dit d'objets réunis en grande quantité. RèguTsu, voir Règwïsu. ' Reguiyi,Reguiyou,voirReguGuycu, ReguGuyou. Règûycu [regûyce M, N\, v. tr. — Aiguiser. Tyins, val mè coû, règûye tè sarpe, tiens, voilà ma pierre à ai- guiser, aiguise ta serpette. Règuiu [rçgyû S], s. m. — Glissoir. RègwTsu [regwîzii M, I, rçglzû P], s. m. — Pierre à aiguiser. RehantGr [r(e)hâtêi . . M, I, P, N, S], V. intr. — Reprendre l'habitude. Rèhâssi, voir RehaussiGU. RGhaussÎGU [r(e)hôsyœ . . M, N, rqhôsyç I, P, F, rahâsi-r^hâsi S], v. tr. — Rehausser. 'L ont r'haussiea zoule mauhon, ils ont rehaussé leur maison. / r'haasse ses sarmates, il rehausse ses sarments. ~ dés mats, T. des mots, les prononcer distincte- ment et à haute voix. Rchèchcu lr(e)hesœ . . M, /, P, N\, V. tr. — Retirer; relever; recher- cher. - le mèriâye, r. la mariée. Au sortir de l'église, la mère du marié, ou à son défaut une proche parente, attend, sur le seuil de la maison où se fait la noce, la ma- riée, et lui remet, selon sa fortune, une pièce d'or ou d'argent. Dans d'autres villages, cette formalité se fait à la fin du repas, avant la danse. Les jeunes gens et les jeunes filles s'emparent alors de la mariée, et le marié, pour entrer en possession de sa femme, est obligé de racheter la mariée. RGhèle [r(e)rel P], s. f. - Ridelle de voiture. Rchèncr \r(ç)hçnëi . . M, I, P, N], V. tr. — Ensemencer de nouveau. Rchèpcr \r(e)hepêi . . M, I, P, N], V. tr. — Reprendre. RehèpGr \r{e')hepê' . . M, /], v. tr. — Repasser; traverser de nouveau. 'L è r'hèpé l'rii, il a repassé la ri- vière. RehGU (fârc) [r(^e)hœ M, I, N], loc. verbale. — Etre à bout d'arguments (ne savoir plus rien dire que Heu, Heul RèhhâféyG, voir RèhhaufièyG. Rèhhâr frçxâr V], v. intr. — 1» Lais- ser reposer un liquide. L' àwe le ot brouyîe, fat le lèhhier ~ , cette eau est troublée, il faut la laisser déposer. 2° Diminuer de volume en séchant. Se vos v'ioz iinmounè tortot lo fivin le d'ène choréye, fat qu' vos otondinhhe qu' '/ otéhhe rèhhè, si - 574 REH REH vous voulez emmener tout ce foin, il faut que vous attendiez qu'il ait diminué de volume. RehhauFieu, voir Hhaufieu, v. tr. — HëclKuilTer. Rehhaufièyc [r{e)y/}f!l'^!l ■ ■ ^l< ^. ^'. N, raxâfêy-rçxâfê!/ . . S\, s. f. — Poussée; poursuite vive. Rchhauyeu, voir Hhauycu, v. tr. — (Hisser de nouveau. Rèhhc \rey_ M], s. f. — Versoir. Voir Chèrâwc. Rèhhe |rçx . . gén.|, s. m. — Reste. Torlol por meii et /' - por iws, tout pour moi et le r. pour vous. Grofis "'■f^f. gioûs vante et V ~, gros vi- -sage, gros ventre et le reste (à l'a- venant). Se dit d'une grosse per- sonne. Rèhhe |;rx • • M, /], s. m. - Forme à fromage. Voir Hhenon. Rehhemeler [refemlë'-rçxmelêi . . gén. (rasmekî F, rcymelc . . V)), v. tr. — Ressemeler. Voir flnhhemeler. Rèhhemîn \rçynn . . M, [, F, X], adj. — l-:conomJsé; épargné. Ç at tojos ç'iè (/' ~. c'est toujours cela d'économisé. Rèlihèper, voir Hhèpcr, v. inlr. — 1" Réch:i[)per; ccha|ipcr; se sau- ver. 2" V. tr. Sauver; recueillir. - I piat melti d'eune grande giiièce, recueillir (faire) un petit miroir d'une grande glace. On dit aussi Rèhhèpi. RèhhcQ {rrx<7' . . S, rex? V]. adj. — Placé, inslallé ; re])osé ; tranquille. Rèhhi |;çx' • • -S', V], v. inlr. — Etre fort enrliumé; tous.ser. Se dit surtout des l)éles. Rchhoûwemant | /■(<■)/."(("»<; . . M, I, P, N], s. m. — Action de sécher. Rchhoûwcr, voir Hhoîiwer, v. tr. et inlr. — 1" Kssuxer. 2" Sécher. Vas /)'.s-0(//i('.v rehlinûii'cnl, vos lia hits séciient. L'âr al r'/ihoûttianl, i fût don hâle aujdu, l'air est séchant, il fait du hàle aujourd'hui. Lo tams r'hhoûive, le temps sèche (se remet au beau). Rehhtreûr \r{e)yjrfêr . . M, I, P], V. tr. — Rétrécir. V'alefi: fâre - rax soles, vous allez faire r. vos souliers. Rèhhus Ireyji \!\. adj. — Rassis; calmé; maître de soi; mûri par l'expérience. Rehîn \r(ç)fî . . M, I, P, F, X, re- ■{î . . S, V], s. m. — Raisin. - d' chin, r. de chien, fruit du troène com- mun. - d' (piètie, r. de chèvre, chèvre- feuille; - de r'nâd, r. de renard, fruit du troène commun. Dénomi- nations patoises des variétés de raisins: Franc neûr ; m'nn neûr: pial neûr: (jrons neûr; vahh nier, franc noir; menu noir; petit noir; gros noir; vert noir;yeiin. r(e)knt/i '. '. S, V], v. tr. - 1" Hamasser les fruits tombés d'un arbre; 2" Attraper au vol un objet lancé, le recevoir adroitement. 3" Ré- unir le linge qu'on a suspendu pour le faire sécher, -l" Rechercher les fruits lai.ssés après la cueillette. 5" Ramasser les brins de la vigne qu'on a taillée. Rckcuyu |r(ç)/,vt>i/i'; M, \\ r(e)keijii I, P, rekmjw S, rekuijë V], s. m. — Espèce de récipient que l'on dispose sous le robinet d'un tonneau pour y recueillir le vin. Rekèyotc, voir Rekeuyate. Rèkèyow Irçkct/oiv P, nikai/ow P], S. m. — Couvreur. Voir Recwètou. Rekiawer, voir Kiawer, v. tr. — Recloucr. Rèkièmer {rçki/enu" . . M, I. P, rekiiçnuy-rçti/çnui' \ \, v. tr. — Ré- clamer. Rèkièri (so) Irçkyeri M, I, P, rç- kijeri-retyerqe N, relsçri-rçtyeri S, re- li/eri V|. v. pron. — S'éclaircir. .Se dit du temps. Lo tonis s' rctiére, le tcni|xs s'éclaircit. Rekilè, voir Rekeulcr. Rèkipèrè' [rekipçrç' . . P, V], v. tr. — Récompenser. RekioiirG, voir KioQre, v. tr. — Refermer. Rèkmônîn Irçkmôm . . M, I, P, raknninè F\, s. m. — Kcume que produit le beurre en fondant. Voir Raguégnon, Râkion, Rèsîn, Tron. Relache-dôy (è) lr(ç)las dôij S\, loc. adv. — A relèche-doigts, à gogo (se dit d'un mets que l'on aime, de sorte qu'on lèche encore .ses doigts, après en avoir mangé). Relacheu \r(ç)lasœ . . M, N, S, r(e)- losç I, P, F, r(e)losye V], v. tr. — 1" Lécher; laper. Ç'ol corne lo polot di r'nâd, toi vede èl loi r'iochic, c'est comme le pot du renard, tout vide et tout léché (il n'y a plus rien). 2" v. pron. Se lécher, s'embrasser (au figuré). Rélâd [rcla . . M, I, P, X], s. m. — Grognon. Relanki . . . (sus) \r(e)làki M, I, P. iV], v. intr. — Ne |)lus vouloir de qqch., en être dégoûté. 'L è ~ sus s'n ovréje, il n'a plus voulu conti- nuer son ouvrage (il en était dé- goûté). Rclâs [r(e)là Attilloncourt), s. m. — l\elais (division d'un travail à effectuer). J'â ca dons ~ po awer fat. j'ai encore deux r. pour avoir terminé. Rélâs \relâ V\, s. m. — Déversoir d'un étang. Relavâye, Rclavûrc, voir Relèvûrc. Réle \rël M. I, P, F, N], s. f. - 1" Pente abrupte. 2" Terrain étroit en pente très inclinée, planté d'her- bes ou de haies, qui se trouve entre des champs labourés. Reléhi \r{ç)leri V], v. intr. — Re- luire. Voir Relûre. Rèicmèi [rçlmç' . . P, S], v. tr. - Rallumer. Voir Ranlemcr. Rèlcr {rçlêi . . M, I, P, X], v. intr. — Grommeler, grogner. / réle tojos, il grogne toujours. Releûve-sèle \r(ç)lwf sel M, I, P, X, S], s. f. — 1» Petite fête qui se célèbre le dimanche qui suit la fête patronale et qui en reproduit les divertissements variés. Voir Rccos. 2" Repas qu'on otfre à de jeunes époux à la noce desquels on a assisté. 3° Repas des noces d'or. Relèvate |r(f)/ri'fi/ M, X. S, r(e)- Içt'ol /, /'. V|, s. f. — Torchon qui sert à laver la vaisselle. Rclèvâyc \r(e)lçi>ây . . M, /, /', X, rçltwây F\, s. f. — Tas de vais- selle à relaver. I REL — 577 — REL Relfevéjc [r(e)levès . . M, I, P, N, S], s. m. — Action de relaver. Relever [r(e)lvë'-rl(e)vê' . . gén.], V. tr. et intr. — 1" Lever (en par- lant de la pâte) V. Le pâte le é ma fête, èle n'èrléve mi, cette pâte est mal faite, elle ne lève pas. 2" Faire ses releva illes. 3" v. tr. Répri- mander. / s'è fâl ~ il s'est fait re- mettre à sa place. 4o Bénir les rele- vailles. Lo prête l'è rel'vée, le prêtre a béni ses relevailles. Relcvrasse [r(e)levras M, N, r(e}- I(e)vros I, P\, s. f. — Personne qui garde une femme en couches. Relèvu \r(e)leini M, I, P, N], s. m. — Torchon avec lequel on essuie la vaisselle. Relèvûre [r(e)lçvùr . . M, I, P, N, S, r(e)lai)tir F], s. f. — Eau qui a servi à laver la vaisselle. Relèyon [r(e)leyô M, I], s. m. — Restes d'un repas. Rclihant, voir Reluhant. Relincier lr(e)lêsije V, r(e)lësi S], V. tr. — Rincer. Voir Rîncieu. Relindrât \r(e)lèdrà V], s. m. — Endroit. Voir Randrcût. Rclinvièhh [r{e)lëvyej_ V], s. m. — Envers (opposé de l'endroit). Voir ilnvéhh, Rêvés. Rcliou [r(e)l]ju . . gén.], s. m. — Relieur. Reliquats [r{e)lika M, rnigâ V], s. m. pi. — Reliefs d'un repas. Vos sov'neûz v' d' le heuche et dés ~, vous souvenez-vous de la huche et des r. (que vous n'avez pas eus)? Famille ridicule, V, 1. RelTre, voir Relûre. Relochè, Relochicr, voir Relacheu. Relôje, Relôji, voir Reloiije, Re- loiîji. Rèlojicr [rqlçjye, -yœ V], v. tr. — Soulager; aider; tirer d'embarras. Rèlompè '[r^lôpç-erlope V], v. tr. — Couper en biais .,61 coller en- semble, (planches, etc.) Rélotc [rêlçt V], s. f. — Avant- train de la charrue. Reloujc \r{e)lûs M, I, P, r(e)lôs F, rie)lô''s-r{e)lûs N, r(e)lôs S, V], s. f. — Horloge ; pendule. Quand' le r'iôje sîne pandanl l'élévâcion, ç'ot qu'-n-èré in mwot dons le s'mene, quand l'hor- loge sonne pendant l'élévation, c'est qu'il y aura un mort dans la se- maine V. Fig. 67. Fig. 68. Reloiîji lr(e)lûji M, I, P, orluji F, r(e)lô''ji-r(e)lûji N, r(e)lôji-orloii S, r(e)loje V\, s. m. — Horloger. Reluhant, Relujant [r(e)/«i'à-r(e)- liyà - rie)liijà M, I, P, F, N, r(f)- liiyâ-r(e)Ui'(yà S, r{e)li-{à V], adj. — Reluisant; éblouissant; éclatant. ~ corne d' le swè, r. comme de la soie. Relûre lr(e)mr-r(e)nr M, I, P, F, N, S, r(e)le-{i-r(e)[ïr V], v. intr. — Re- luire. Ç n'at m' tortot d' l'oûr çou qu' relit, ce n'est pas tout de l'or ce qui reluit. Reliîré [r(e)lûrë' M], adj. — Rusé; roué. Voir ÈrlQré. 37 REL - 578 - REM Relututu-dc-bawate [r(e)lûtûlu d(e) baival M], s. m. — 1» Cosse de blé, qui reste après que le charançon a vidé le grain. 2" Chose de peu de valeur. Rèmâd \rçmà . . M, X, V], s. m. — lo Michette que l'on fait avec la raclure du pétrin et le reste de la pâte qui a servi à faire le pain. Voir Toûtat. 2" Gâteau fait avec des poires sèches, que l'on prépare pour Noël. Remambrancc lr(e)màbrâs M, I, N, rmàbràs V], s. f. — Souvenir. Remate, voir Mate, gén., v. Ir. — 1" Remettre. Aleùz ~ , allez r. Se dit aux traqueurs qui cherchent dans la neige des traces de gibier. So ~ , s'asseoir. R'maleûz v', asseyez-vous. 2f' Vomir. Rèmate [rçmat M, \\ remol I, P, ramol F], s. f. — Raniille. Rèmau [remô . . M,I, P, X, ramunot F], s. m. — Perche qui sert à ra- moner. Voir Rèmon. Rcmaunîn [r(e)m5ni . . M, I, P, X], s. m. — 1" Romarin; raifort cultivé. 2" Sapin. Rèmâyc [remày . . gén.], s. f. — Tas de branches avec lesquelles on doit faire des fagots. Voir Raraan- dîhhc. Rème [rçm gén. (rem V)], s. f. — 1° Rame (petite branche que l'on plante en terre pour soutenir les plantes grimpantes). Voir Rimmc. 2" Rameau ; rejet. Remègnerosse [r(e)menros I, P], s. f. — Rebouteuse. Rèméje [remês . . gén,|, s. m. — Ramage; bavardage. Rèmèjeu [rçmçjœ . . gén. (ramaji F)], V. tr. — Rabâcher. Rèmèjou {rçmeju . . gén.|, s. m — Rabâcheur. Remèniou \r(e)menu . . M, 1, P, X], s. m. — Rebouteur. Voir Rebotou. Rèmcr [rçmé' . . gén.], v. intr. — 1° Ramer (être condamné aux ga- lères) J5ijc. 2" V. tr. Fourgonner. - /' fohh, remuer la braise dans le four. 3" Ramer (soutenir des plantes grim- pantes avec des rames). Remerciyeu \r(e)mçrsiyqe . . gén.], V. tr. — Remercier. Réméré, voir Remeûrc. Remèskegneu [r{ç)mçskenœ . . M, X, r(e)meskçne I, P\, v. tr. — Rafis- toler. Rèmèsse [remçs M, I, P], s. f. — Ce qu'on a ramassé. Val don bous de lote ~ , voilà du bois de toute provenance (qui a été ramassé de tous les côtés). Voir Ramasse. Rèmèsse |r('mç.s M, I, P, F, X, S\, s. f. — Réprimande, semonce ac- compagnée de coups. Rèmèssieu {rçmçsyœ . . gén.], v. tr. — Ramasser; rassembler. Eiitie poije rèmèsse ses pussins d'zos ses- aules, une poule rassemble ses pous- sins sous ses ailes. O! qu'il y éveût dés jans rèmèssès, oh! qu'il y avait de gens rassemblés /. Rèmèssieu pè sâjon, Depansieu èva râjon. Font eune bone mauhon. R. par saison (au bon moment), dé- penser avec raison font une bonne maison Flèvy. Rèmèssieure, voir Rèmèssiire. Rèmèssûrc [rçmçsùr M, /, P, re- mcsyœr-remesœr-remçsrtr X, remq- sifr-rçmesùr S\, s. f. — 1° Ramassis; salmigondis. 2" Chose abandonnée ou de peu de valeur; restes de cé- réales, de trèfle, etc., ramassés avec le râteau. Remeuchenûrc, voir Remohhcniire. Remeûre \r{e)mcêr S, r(e)mêr V\, s. f. — Action de labourer un champ une deuxième fois. Voir Remouwer. Rèméyes [remëy V], s. f. pi. — Planches qui protègent un mur exposé au vent, à la pluie. REM - 579 Rémi [r(e)mi M, I, P, N], n. pr. — Rémi. È le sint ~, lés pèrdraus sont dés pèrdris, à la St.-R., les per- dreaux sont des perdrix. Remicheu (so) [r(e)niisœ . . M, I, P], V. pron. — S'accrocher à qqch. Remînse, voir Remise. Remise [rie)mîs-r(e)mîs . . gén.], s. f. — Remise; délai; retardement. Ç' at tojos dés - et pwint d' cârasse, c'est toujours des r. et point de carrosse (on remet toujours à plus tard; jeu de mots sur remise). —Lés forts ~ né vèlont ryin, fât bête lo fié di toms qu' 'l ot châd, les longs atermoiements ne valent rien, il faut battre le fer pendant qu'il est chaud V. Remisse [rçmis M, I, P, N], adj. — Remuant; vif; pétulant; étourdi; taquin ; agité ; impatient ; emporté ; difficile à élever. Se dit surtout d'un enfant. A Metz, les anciens disent encore Ramisse. Voir Rèmus. Rèmistaker [remistakêi . . M, N, rqmistçke . . I, P, rabistokla-ramis- tukiji F, ramistoke . . S], v. tr. — Rafistoler. Rèmistakôye [rçmistakêy M, N], s. f. — Salmigondis (se dit de toutes sortes de chosesj. Rèmistokè, voir Rèmistaker. Rémiyer, Rémiyi, voir Rèmuyi. Remochener, Remochenou, Remo- chenûre, voir Remohhcner, Remo- hhenou, Remohhenïire. Remodieu (so) [r(e)modyœ . . M, I, P, N], V. pron. — S'améliorer. Remohhener, voir Mohhencr, v. tr. — Glaner. Remohhenou, voir Mohhenou, s. m. — Glaneur. J'imme miens veûr i loup qu'i ~, j'aime mieux voir un loup qu'un g. (celui-ci tire sou- vent aux gerbes). Remohhenûre [r(e)mçxnûr . . M, I, P, N, r(e)mœsnùr F], s. f. — Ac- tion de glaner. REM Remolenè {r(e)mçlne ■ ■ S, V], v. tr. — Butter les pommes de terre. Voir Rammonceler. Rèmolote [remolot P], s. f. — Pierre à aiguiser. Voir Rammolate. Rèmolow [rçmolow P], s. m. — Rémouleur. Voir Rammolou. Remombrance, voir Remambrance. Rèmon [remô P, S, ramô F], s. m. — 1» Rameau; balai. / nieu ~ va tojos bèn', un balai neuf balaye tou- jours bien. — T' ares d' laqimwe de ramon quand tè rantèrrés, tu auras du manche du b. quand tu rentreras (tu auras des coups) F. Voir Handlûre. 2° Longue perche garnie de ses branches, dont on se sert pour ra- moner les cheminées. Voir Rèmau. Rèmon |remô P, S\, s. m. — Sorte d'ancienne danse. Une personne tenait en mains un manche et une autre un balai. Il s'agissait, en dan- sant, de mettre le manche dans le b. Rèmonosaqui [rçmonosaki M, N], s. m. — Jeu d'enfants qui consiste en ceci : Ramenez, dit le maître du jeu. (Je) sais qui, (je) sais qui, disent les autres joueurs. Celui qui est désigné est ramené à coups de mouchoirs. Sa(s) qui, wallon sakî, latin sapio qualem (Ch. Bruneau). Rèmoncelè'je [remôslps P], s. m. — Action de butter les pommes de terre. Voir Rammonceléjc. Rèmoncelli [remôsle . . P, F], v. tr. — Butter les pommes de terre. Voir Rammonceler. Rèmoner [re/npnê' . . M, I, P, N, ramunai F\, v. tr. — 1» Balayer. 2» Ramoner. 3» Fouiller. Rèmoner [rçmçnëi M, /, P], v. intr. — Grommeler; bougonner. Rèmonîre [remçnîr M, I, P, N], s. f. — Champ de genêts à balais. Rèmonou [rqmçnu . . M, I, P, N, ramunçw F, ramçnu-rfmçnu S], s. m. — Ramoneur. REM 580 - REN Rèmonou [rçmonu . . M, I, P], s. m. — Grognon. Remonter |r(f)mô/ê' . . gén.], v. intr. — 1" Henionter. 2" Augmenter; encliérir. Remonts [r(e)mô M], s. m. pi. — Enchères. Rèmonûre [rçmçmir . . M, I, P,N, nimtinùr F\, s. f. pi. — Balayures. Rèmote, voir Rèmate. Remoûdieu [r(e)mûdyœ . . M, I, P, N], V. tr. — Apaiser. Rèmoûrc In-nnîr P, F], v. tr. — Aiguiser. Voir Rammoïirc. Remous [rçnui . . M, I, P, N\, adj. — Branchu. Remoutréjc lr(e)mulrës S], s. m. — Action de butter les pommes de terre. Voir Rammonceléjc. Remouwâd [r(e)miuvà M], s. m. — Qui renme sans cesse. Rcmouwcr \r(e)muwêi . . gén.], v. tr. et intr. — 1" Remuer. / n' pieut ~ ni pieuds ni pètes, il ne peut r. ni pieds ni pattes (point du tout). So ~ corne dés fouyanis qu'ont pedii zouV trou, se remuer comme des taupes qui ont perdu leur trou. Quand' lés prêles rcmoûwenl, ç'at po d' le piâwe, quand les curés remuent, c'est pour de la pluie. Se dit des curés, lorsqu'aprcs Pâques ils vont au synode. Il paraîtrait que ce jour- là ou le lendemain il pleut souvent. — / r'moûwe corne in nièhh qu'on-n-é hoyé sis le quoùe, il remue comme un ver auquel on a marché sur la queue. / n' fâl m' - le miède que fiâre, il ne faut pas r. la m... qui pue V. 2" Faire en automne la deuxième culture. Rèmûre [rçmùr . . M, I, P, N], s. f. — Rameau. Rèmus [rfmiï /], adj. — Pétulant, touche à tout. A Met/., on dit Ra- misse. Voir Remisse. Rèmuyi \rçmiiyi-rçmiyiS, rqmiye V], V. intr. — Ruminer. Voir Raminer. Remwinner, voir Mwinncr, v. tr. — 1" Ramener. - pè i ch'min qu' n'é pwint d' piéres, r. par un chemin qui n'a pas de pierres (faire l'impossible). 2* Éconduire, ren- voyer, rebuter. Remyi [r(e)myi M, N, rçmyi I, P], n. pr. — Rémilly, vill. de l'arr. de Metz. On entend aussi Rèmli. Renâd \r(r)nà . . gén.], s. m. — Renard. Trou de ~ , tanière. Fâre dés ~ , faire des r. (vomir). 'L ateût hontous corne i ~ , il était honteux comme un r. (il était très honteux). J' fus corne lo ~ , f n'an-n-â qu' lo r'ivâd, je fais comme le r., je n'en ai que le regard (les raisins sont trop verts). / n' me faut m' pus d' lams po f 7è qu'è i ~ po sauter eune hûye, il ne me faut pas plus de temps pour cela qu'à un renard pour sauter une haie. 'L ë le malèdèye d' i -, I minj'reût heun' eune paye, se '/ an- n-èveût yeune, il a la maladie du r., il mangerait bien une poule, s'il en avait une (il n'a pas les moyens d'obtenir ce qu'il désire). Rcnâdè> [r(e)nâdç' P\, v. intr. — Vomir. Voir Renèder. Renafiâd \r(e)nafyà M, N, r(e)no- fyâ I, P, r(e)nifyâ . . S], s. m. — Renitleur. RenafièssG \r(e)nafyes M, N], s. f. — Renillcmcnt. Renalieu [r(e)nafy(r M, N, r(e)nofye I, P\. v. intr. — Renifler. Renâkiâd \r{ç)nhions - font lés manres nuls, les bons r. font les mauvaises nuits. ftEP 585 - ÎÎE]^ Rcpèsser [r(e)pqsêi . . gén.], v. intr. — 1" Repasser; revenir. / n'y è ryin que n pèsse et ne r'pèsse, il n'y a rien qui ne passe et ne repasse (niliil novi sub caelo). 2" v. tr. Re- passer le linge. Rcpèsserosse, voir RepèssGiîse. Repèsscûse lr(e)pesœs gén. {r(ç)pes- rçs V)], s. f. — Repasseuse. Rcpèssu \r(e)pçsù M, I, P, N], s. ni. — Fer à aiguiser de boucher. Repetiater, Repètiotè [r{e)petijatê' . . M, N, S, r(e)petyotç . . /, P\, v. tr. et intr. — Rapetisser. Se dit surtout d'un enfant qui ne grandit pas, qui reste faible. L'afant le n'è- mande meu, f creûs qu'i r'peliale, cet enfant ne grossit pas, je crois qu'il rapetisse. Repiaquer \r{e)pyake> M\, v. tr. — Réprimander, blâmer. Repiati {r{e)pijati M, N, r(e)pyçti I, P], V. tr. — Rapetisser. Repiau (lârc) [r(e)pyô M], loc. ver- bale. — Être rainpeau, faire au jeu le même nombre de points. Repiayeu, voir Piayeu, v. tr. — Replier; plier. Voir Rampiayeu. Repîcetè, voir Repieuceter. Repiècieu [r{e)pyçsyœ . . gén.|, v. tr. — 1° Replacer. 2" v. pron. Se remarier S. Rèpîére, voir Rèpirc. Repieuceter \r(e)pyqsstêi . . M, N, rfpyptf I, P, r(e)pîstç . . S\, v. tr. — Rapiéceter. Rèpicumer (so) [rçpyœmê' . . M, I, P\, V. pron. — Se rétablir. Voir Rampieumer. Repîraper [r{e)pîpe< . . gén.], v. tr. — Parer, embellir d'atours. Rèpinou [rqpinu . . M, 1, P, N, rapinii . . F, S, V], s. m. — Marau- deur. Repinte, voir Repante. Rcpioncr lr(e)pyçnêi . . M, I, P, N], V. tr. — l^Étamer. 2" v. intr. Répéter toujours la même chose; rabâcher. Repionûre lr(e)pyonur . . M, I, P, N\, s. f. — Déchets qui restent après le rétamage. Rèpiot [repyç I, P], s. m. — Rot. Voir Reupiat. Repioti, voir Repiati. Repiquer {r(e)pikêi . . M, I, N, S, ne)pekçi-r(e)pikç' P\, v. tr. — l» Re- piquer. 2" Enterrer (par plaisanterie). 'L al v'piqué, il est enterré. Repioyè, voir Repiayeu. Rèpîrc [repîr M, I, P, reptr-repyêr N\, s. f. — 1» Marque de séparation que l'on fait dans un bois, en tail- lant ou pelant des brins de distance en distance. 2" Passage, sentier à travers un bois ; percée. Voir Vîrâye. Rcployi, lr(e)ployi F], v. tr. — Replier. Voir Rampiayeu. Rcpogneu [r(e)ppnœ M\, v. tr. — Frictionner, masser avec le thénar de la main. Répohhi (so) [repoli V], v. pron. — S'épaissir. Voir Èpassieu. Réponde [repôt gén. (rapôl-rçpôt S)\, V. tr. — Répondre. Repopèye [r{ç)popçy M, I, P], s. f. — Chose insignifiante. Reporjctcr \r(e)porjetë' . . M, I, P, iV], V. tr. — Recrépir. Report, voir Rèpoiirt. Repôsieu, voir RepoQsieu. Repôswér, voir Rcpoîisu. Rèpoter, voir Rèpoïiter. Rèpoiirt \repûr M, I, P, rçpô"r- repùr N, rapôr-repôr S, repôr V], s. m. — 1" Bonne nouvelle. 2<> Pro- cès-verbal. Rèpoiirt è [rçpûr M, I, P, rapûr F, rçpô"r-rçpùr N, repôr S, V\, loc. prép. — Par rapport à, à cause de. ~ è lu f n'èvans m' soûrti, à cause de lui nous ne sommes pas sortis. Repoils [r(e)pû V], s. m. — Ré- cipient oii l'on met les ordures mé- nagères. Rcpoiis [r{e)pû M, I, P, r{e)pô<^ r(e)pû N, r{e)pô S, V], s. m. — Repos. REP - 584 - RES Rcpoûsâyc [iie)pri:âij . . M, I, P\, s. f. — Hepos. J'alans fâre euiie bone -, nous allons bien nous reposer. Repoûsieu [r(e)pûzyœ . . M, I, r{e)- pûzye-rçpûzç' P, repuzw F, r(e)pô"- zyœ-iie)pûzyœ N, r(ç)pôze . . S, V\, V. inlr. — Reposer. Repoûsu [r(e)prizu M, I, P, r(e)pû- zwe-r(e)p5zivêr N], s. m. — 1" Re- posoir (lieu préparé pour qu'on s'j' repose). 2» Autel préparé sur le passage de la procession, le jour de la Fête-Dieu. Rèpoûtcr, voir Poûter, v. tr. — Rapporter. Repoycu lr(e)poyœ M, r{e)pçyç I, P], V. tr. — 1» Remplumer (au ligure). 2* Rétablir (au propre). Rcprache lr(e)pras M], s. m. — Renvoi ; éructation. Reprachcu lr(e)prasœ M, N, r(e)- prçsç . . I, P, F, S, V\, V. intr. — Causer des renvois. Lo bodiii qti' fâ minjeu me r'prache tôle le jonâye, le boudin que j'ai mangé me cause des renvois toute la journée. Repratcr [r(e)pratë' . . M, N, rç- prolç . . I, P, V, rapralç-repratq . . S], V. tr. — 1" Arranger; préparer; mettre à point. 2" Faire la troisième culture; préparer les terres pour ensemencer les blés; les endosser en labourant. Rèprater [rçpratê' . . M, N, rçprç- Iç . . I, P, V, raprate-reprate . . S\, v. tr. — Revêtir. Reproché, voir Repracheu. Rèprotè, voir Repratcr, Rèprater. Rèprovcr [reprçvê' . . M, I, P, N, raproi'ç-rçprovç . . S\, v. tr. — Ks- sayer de nouveau. Rèprovignè [rçprooinç P\, adj. — Rétabli. Se dit d'un malade. Rèpsôdeu, Rèpsôdcrèye, voir Rèp- soïider, RèpsoQderëye. Rèpsoûdcr [rçpsûdëi . . M, 1, P, rçpsô"d I, P, ratê- rçtë F, r{a)tç . . S, r(q)tç V], s. m. — 1» Râteau. Rètè d' /5s, r. de faux, faux garnie d'une sorte de râteau qui sert à couper les denrées. 2" Râtelier où l'on met le foin et la paille. Quand-i n-yè pus ryin on ~ , lés-ânes so bètent, quand il n'y a plus rien au r., les ânes se battent. Retèchi, Retèhhou, voir Retèhhi, Retèhhou. Retèhhi [r(e)/çxi . . M, I, P, N, S], V. tr. — Rempailler. Eune chlre re- tèhhâye, une chaise rempaillée. Retèhhou [iiç)tçvi ■ ■ JW. ■^. P> ^'. S], s. m. — Rempailleur de chaises. Rètelâye [rqUày . . M, I, P, F, rat- làg-rçtlày . . S], s. f. — 1» Tout ce qu'on peut rassembler avec le râ- teau. 2» Quantité de fourrage qu'on donne en une fois aux chevaux dans le râtelier. 3» Rangée de grosses dents. Rèteléje [rçllëà . . M, I, P, N, rât- lës-rçtlës S\, s. m. — Ratissage. Rèteler [rçtlê- . . M, I, P, F, N, ratle-rçtlç . . S], v. tr. — Râteler; ratisser. Rételon [retlô V], s. m. — Partie du râteau adaptée au manche et munie de dents. Kételot [rëtlç V\, s. m. — Roitelet. Voir Reûtclat. RètGlou [rqthi . . M, I, P, N, rât- lu-rçtlu S], s. m. — Râteleur. Retèméje [r(e)tçmës . . M, I, P, N, S], s. m. — Étamage. Retèmcr [r(e)/ç/nê' . . M, I, P, N, ralamœ F], v. tr. — Etamer. Retèmou [r(e)tçnm . . M, I, P, N, S, rataniçw F\, s. m. — Étameur. Retcnâwe, Rctcnowe lr(e)tnâw- r(e)lnçw M, N, r{e)tnçw I, P], s. f. — Mémoire. 'L è le ~ duhhe, il a la m. dure. Rctenîn, voir Tenîn, v. tr. — 1° Re- tenir. Part, pass.; Discret; réservé; modéré ; sobre. 2" Se souvenir. Retenûre \r{e)tnûr . . M, I, P, N\, s. f. — Culière (partie du harnais). Rctèper [r(e)/j;pê' . . gén.], v. tr. — Retaper; arranger; accommoder; coiffer; habiller. Rètèpoyeu \retepoy(e . . M, I, P, N, ratapuyi F, S\, adj. — Habillé de neuf. Voir Rèpèpoyeu. Rètèra', voir Retîricu. Rètére, voir Rèteûre. Reteteum lr(e)tetœm Pontoy], s. m. — Étameur ambulant. Rèteûre [rçtcêr S, rçlër V], s. f. — Souricière. Voir Rètûrc. Rctiaweu [r(e)tyawœ . . N, S], v. tr. — Reclouer. Voir Rekiawcr. Rètièmcu [rçtyemqe N\, v. tr. — Réclamer. Voir Rèkièmer. Rètièreu (so) {rçlyeroe N, retyeri S, V], V. pr. — S'éclaircir. Voir Rèkièri. Rètihicu, Rètïjicu [retîyyœ-rçtîjycf.. M, I, P, N, rçtrî-ii S, rçtreyye, -yœ V], V. tr. — Attiser. Voir Ètîhieu, Rètinde [rftèt M, I\, v. tr. — At- teindre; attraper. Retîntome lr{e)tîlçm . . M, I, P, N], s. m. — Réplique. Retîrieu [iie)tîryœ . . gén. (rçlçrw F)], V. tr. — 1» Copier; dessiner; photographier. Ç'at s' père toi r'tï- rieu, c'est son père tout ressemblant (tout craché). 2» v. intr. — Ressem- bler. / r'tïre d'èprès s'n onke, il ressemble à son oncle. Retiuri [r{e)tyiiri S\, v. tr. — Ré- curer. Voir Rekeurieu. Reto \r{e)lç M, I, P, N], s. m. — 1» Retour. 2" Ruse. Dés ~ , 'l an-n-è pyin s' sèc, des r., il en a plein son sac. S" Clou de cheval; vieux clou. 4° Tour. Chèkin è s' ~ , cha- cun à son tour (tour à tour). RET - 58« - ftET' Retonâye [r(e)tontiii . . gén.], s. f. — 1" Retour du printemps. 2° Four- rage que l'on a retourné sur le chainj) pour le faire sécher. 3» Hépartic; réplique; riposte. 4* Action de ra- mener une bête à l'endroit où elle doit pâturer. 5" Jeu des «nrdiensdes bestiaux. 11 se joue ordinairement à la chevillette. On fait six trous en terre, disposés trois par trois. Les joueurs ont chacun trois brins de bois qu'ils placent à tour de rôle dans un trou. Il s'agit pour eux d'en mettre trois en ligne et d'empêcher l'adversaire d'en faire autant. Celui qui perd est chargé de la corvée dite Retonâye, il va re- loiirner les vaches. On peut rem- placer les chevilles par des noix, des cailloux, n'importe. 6" Volée de coups. Rctoner, voir Toner, v. tr. — 1" Retourner. - /' J'toin, r. le foin ; retourner une pièce de terre ense- mencée qui a n'a rien donné. 2" Boule- verser; troubler. 3" Rabrouer. I s'è fût ~ , il s'est fait r. 4" Emiiècher les bêtes de faire du dommage, ô" V. intr. Retourner, revenir sur ses pas. Rctonilre lr(e)lçnùr . . gén. (r(e)- lurmr Y)\, s. f. — 1» Détour. 2« Ré- plique. 'L è dés bones ~, il a de bonnes r. 3" Bourde; mensonge. Voir Tornûre. Retoper [r(r)topêi . . gén.|, v. tr. — Refermer avec violence ; boucher. 'L è r'topé V trou d' le hâye, il a bouché le trou de la haie. Retoquè [ri^çUokç . . I, I'\, v. tr. — Rejjousser. Voir Retaquer. Retoquè (so) [r(eUokç . . [, ]>\, v. pron. — Se revêtir de neuf. Voir Retaquer. Retoquè [r(e)tokç V], part. pass. — Se dit du pain qui n'a pas réussi. Voir Retaquè. Rctournîrc, voir Retonûre. Rclouyâde \r(e)tuytit . . M, I, P, N. S], s. f. — Réponse un peu vive et rude. Retoûycu [r(ç)liiyœ . . M, I, P, r(e)lO"yœ-r(e)lûyœ X], v. tr. — 1" Re- tourner les éteules pour réense- mencer un champ de la même cé- réale. 2" Rembarrer qqn.; rabattre le caquet de qqn. 3" Battre les cartes. Retôyeu, voir Retoûycu. Rètrâci, voir Retreûcieu. Retranche [retràs Y], s. f. — Petites lattes. Retrât [r(e)trà . . M, I, P, X\. part, pass. — Retrait, retiré. 'Lai byimme corne i ~ d' tere, il est pâle comme un déterré. Retrât \iie)trà M\, s. m. — Lieux d'aisances. Voir Preuve. Retrâts \r{e)trâ . . gén.], s. m. pi. — Sorte de farine bise et mêlée de son, qu'on retrait de la moulure de blé et qu'on donne à manger aux porcs. Rctréhieu, voir Retrîhicu. Rètrèper [rqtrçpê' . . gén. (retrçpç V)\, v. tr. — Rattraper; rejoindre. Rclrèqué \r(e)trçki" . . M, I, P, N, r(ç)/r/A-«' F], adj. — .arrangé; en bon ordre; habillé de neuf. Rctrèssautemant \r(e)lrçsôtmà M, I\, s. m. — Rebondissement. Retrcîicieu \r(e)trœsyœ . . M, I, P, iV, ratrûsi-retrôsi S, retrâsi V], v. tr. — Rétrécir; amoindrir. Rètrîhi, voir Rètrïhieu. Rctriké [r(ç)trikêi . . gén.], adj. — Qui a les manches de chemise re- levées. Rètrionè [rçtriyone . . S\, v. tr. — Lésiner. Rètriqua', voir Rctrèqué. Rètrôci, voir Retreûcieu. Retrognons \r(e)lronô gén.|, s. m. pi. — Troisième farine, tirée du son ; elle est de moindre valeur (|ue les Retrâts et ne sert plus qu'aux amidonniers. RET 589 Rètropè, voir Rètrèper. RetrossG [r(e)trçs M, I, P, N], s. f. — Retroussis (pli dans le haut de la jupe). 'L è fal dés ~ dans se cote, elle a fait des r. dans sa jupe. Retrossieu [r(e)trçsgqe . . gén.], v. tr. — 1» Retrousser. 'L ot r'trossîe corne ène toûrosse dé pices, elle est retroussée comme une tueuse de puces V. 2" Réprimander. /' m'a fat bramant ~, je me suis fait joli- ment r. 3* Diminuer S, V. Retûde, voir Tûdc, v. tr. — Re- tordre. Rètûre [rçtùr . . M, I, P, F, N, rç- tôêr S, rçtêr V], s. f. — Ratière; souricière. Rctus [r(e)tû M, I,P, N], adj. - 1» Retors ; rusé ; entêté. Nate chète at r'tûse, notre chat est rusé. 2" Ma- lingre. Val dés p'hhés -, voilà des porcs m. Reû [rœ M, I, P, N, rô-rwç S, rwç V], s. m. — Roi. Lés ~, la fête de l'Epiphanie. Quad lo s'ia at luhant lo Jo dés ~ , lo mèyat vyint sus lés tits, quand le soleil est luisant le jour des r., le millet vient sur les toits. Voir Lînk. Lés neûrs ~ , les r. noirs ou aussi : lés ~ mèhhrés, les r. mâchurés. Se célèbrent huit jours après. Voir Rwè. Ce jour, les enfants assistaient à l'office, la tète ornée d'une couronne en papier argenté, un sceptre en bois doré à la main, et le visage mâchuré de suie. Vers les quatre heures de l'après-midi, la famille se réunissait pour tirer le Roi de l'année. On mettait des fèves dans un bonnet que le plus âgé des assistants tenait à la main. Il y en avait autant que de membres de la famille et de do- mestiques, plus deux : une pour le bon Dieu et une pour la Vierge. Avant le tirage, on récitait une prière. Le plus jeune enfant faisait le tirage, nommait successivement REU chaque membre de la famille en commençant par le plus âgé. Avant le repas qui suivait, on apportait un gâteau rond ou en forme de couronne, dans lequel se trouvait une fève. Chacun des assistants re- cevait une tranche de ce gâteau; la personne dans la tranche de la- quelle se trouvait la fève noire était proclamée roi. On réservait une «part à Dieu», c.-à-d. pour les pauvres. Les domestiques assistaient également à la fête et recevaient leur part comme tous les autres, mais ils ne pouvaient être élus rois. Si un domestique recevait la fève gagnante, on lui donnait un cadeau en échange de la fève que l'on re- mettait dans le bonnet. Huit jours après, on fêtait les neûrs reûs. On tirait au sort, en commençant cette fois par le plus jeune, le plus âgé faisait le tirage. Chaque fois que le roi buvait, toute l'assistance devait suivre son exemple, celui qui l'oubliait était mâchuré. Pendant le repas, on plaçait la bûche de Noël allumée sur la table; jamais, dit-on, la nappe ne brûlait. Autre coutume: Les trois Rois mages étaient invoqués de la ma- nière suivante par les jeunes filles désireuses de trouver un mari ou de connaître leur futur mari. Elles prenaient trois feuilles de laurier, écrivaient sur chacune de ces feuilles le nom d'un des trois Rois mages et les plaçaient sous l'oreiller de leur lit. Au moment de se coucher, la jeune fille posait le pied droit sur le bois de lit en disant: J" mats l' pied sus ç' bois. Au nom des trois Rois, Pour voir en dormant Celui que J'aurai de mon vivant I. Dans la région de la Nied, la jeune fille mettait une jarretière REU - 590 - REU sous son oreiller et se mettait au lit en disant: Cesl aujnurd' hiii la veille des Rois, En mellanl le pied sur ce lit, Je l'oiis prie de me faire voir celle niiil Celui que j'aurai pour mari. Rcuche, voir Reuhhc. Reûd [rœ M, f, P, N, rô S, râ V |. adj. — 1" liaide; roide. J' alans ~ d' freûd, nous sommes r. de froid. 2" Acerbe; ai^re. Se dit surtout de la piejuelte. Rcûde [rœl M, I, P, X, rcl V\, adj. — Fier, orgueilleux. Fâre so ~, faire son fier (se vanter). Rcûdieu [nrdijœ . . M, I, P, N], V. tr. — 1" Raidir, par ex. un fil de fer. 2" v. pron. Se tenir raide. Reudious \rirdiju M, I\, adj. — Haide. Reugnon [rcenô M, I, P, X], s. m. — 1" Rognon. 2" Trognon. Reuhhe [rœx . ■ M, I, P, F, X, S\, adj. — Rugueux. Voir Rahhe. Reuhi, Reuji [rœyi-neji M\, n. pr. — Rugy, vill. de l'arr. de Metz. Rcujc [rœs M, I, P, N, râs F, rïs S, rës V\, s. m. — Crible; tamis. Qu'ai ç' (pi'al lo pus bêle de s'iit '.' — Lo ~ , i lèhlie pèsser le fèreune et ivîide lés grus, qu'est-ce qui est le plus bcte de cette maison? — Le t., parce qu'il laisse passer la farine et relient le son. Voir Rinchat. Rcujeu \rœj(e . . M, X, rœjç I, P, riji S, rêj[je,-ij(r V), v. tr. — Passer au crible. Rcujou \râr V], s. m. — 1" Petit ruisseau. Se dit surtout des petits ruisseaux temporaires formés par une forte pluie. 2» Pluie abondante qui occasionne des débordements. Fût lo ~ d' le Sint Jan, s'i n' vyinl m' dovanl, i vyinl èprès, il faut la pluie de la St.- Jean, si elle ne vient pas avant, elle vient après. Revarjeu lr{e)varjœ . . M, N\, v. intr. — 1" Herser un terrain pour la troisième fois, en tournant à droite. 2" Aller dans les jardins, après la cueillette des fruits, pour ramasser ceux qu'on a oubliés. Revâsi \r{e)uâzi . . gén.], s. m. — Se dit d'un mets, d'une boisson dont on mange, que l'on boit avec plaisir. Ço vin è i piat got de ~, ce vin a un petit goût de revas-y. Rêvasse {rêvas M, N, rêvos I, P], s. f. — Rêverie. Rèvate [revat M, N], s. f. — Chanson niaise dont on peut sans inconvénient augmenter le nombre des couplets. On y entasse des idées bizarres qui peuvent faire rire des esprits simples. Rèvate (è) [revat M, I, S], loc. adv. — Bien, à souhait, très bien; juste assez ; plus qu'il n'en faut. S'èpraler è ~ , se bien habiller. Rèvaudâd [rçvôdâ . . M, I, P], s. m. — Qui va partout où il n'a rien à faire; flâneur; rôdeur. REY - 592 REY Rèvaudcr [reimdëi . . M, I, P, N, rçi'âdç V], V. intr. — 1" Faire des choses de peu de valeur. 2" Mar- cliander; brocanter. 3" Marauder; rôder; cliercher partout; trôler. Rèvauderèye [rçvôdrëij M, I, P, N, ranâdrêy S, rçvâdrî V], .s. f. — 1" Chose de peu de valeur, de mi- nime importance. 2" Knnui, chose ennuyeuse ; embêtement. Rèvaudou {rçrôdu . . M, I, P, N, rçi'âdrii V], s. m. — 1" Qui s'oc- cupe de riens. 2" Brocanteur. 3" Maraudeur; trompeur. Revâyi \r(e)iHliji S], v. tr. — Re- muer; cherciicr; fouiller. Je r'mye loiile noie arméle pou troué mes f/anls, je fouille toute notre armoire pour trouver mes fiants. Rcvéche (è le) {r{e)rês F\, loc. adv. — A la renverse. Voir Ranvéhhe. Revéhhe (è) \r(e)vêx S], loc. adv. — A droite du timon (à la fiauche du timon se dit è le min). Rèvelâd \r^i>lâ P\, s. m. — Per- sonne qui bougonne. Révèle, voir Rèvaler. RèvGlîn \rçi>lî S\, s. f. — Ré|)ri- mande sévère. RèvGtiâd Irçi'itâ V\, s. m. — Bête qui ne se développe pas, malingre. Révélôr(né s'an) \revlôr V], v. pron. — Ne pas en revenir. Voir Revo- leQr. Revenant \r(ç)i'nà-n>çnà gén], adj. — Qui prospère, qui se développe bien, qui a bonne mine; avenant. Lrx hiés n' sont uni ~ l'ènâye le, les blés ne se développent {^uère cette année. Ç'at rime fome rev'nanle, c'est une femme avenante. Revenant \r(e)i>nà-ri>çnà gén.], s. m. — 1" Gain; remise; tantième. 2" Qui arrive à l'improviste S. 3" Kn- fant né longtemps après celui qui le |)réccde. Revcnate |r(f)(vi(i/ M, N, S, r(e)i'- not I, P, V], s. f. — 1" Revenu; gain. 2*" Action de revenir. Ne s'emploie que dans cette phrase, dite avec un ton menaçant: Le ~ al hone, nous viderons le différend une autre fois. 3" Personne ou chose qui vient à l'improviste. 4" Jouer à la Revcnate, jeu de billes qui con- siste à faire ricocher les billes contre un mur et à les laisser sur terre jusqu'à ce qu'une autre bille qu'on a lancée vienne en toucher une. Toutes les billes qui sont sur terre sont alors le gain de celui dont la bille en a touché une autre. Rcvcneiâ |r((>)('<'n(? .S"|, s. f. — Petit raisin venu après les autres. Voir Rewèyenat. Revenîn, voir Vcntn, v. intr. — Revenir. Po t>' an - , pour vous en r., pour revenir à notre propos. Revenîns, voir Yenîn, s. m. pi. — Revenus. Lés pus hés d' zous - sonl dés tas d' huions, les plus beaux de leurs r. sont des tours de bâtons. Ch. H., V, 364. Revenon |r(f)i>nô M, I\, s. m. — Deuxième récolte de regain. Revenote, voir Revenatc. Revequi \r(e)vki M\, v. intr. — Revivre. Fâre ~, ranimer. Rêver |rç(>ê' A/|, v. intr. — Cou- rir, parcourir. Rèvèrancc [revçràs M, I, P, N], s. f. — Révérence. Fâre le ~ è cul d'i'c, faire la r. à c. ouvert, faire une profonde révérence, com- me les femmes la faisaient autre- fois. Revèrdâye \r(ç)i>çrdây . . M, I, P\, s. f. — Feu, llamme de peu de durée. Révère |r(ç)(>fr .V, /, P, N, r(e)- v(fr-r(e)i'Tr S, r(e)i>êr V], s. f. — Rivière. Ta âssi fim qu' le r'veûre n'c sa, j'ai aussi faim (|ue la r. a soif S. Revës (an) [r(e)i'êi M, I, P, N, S, r(e)iujç V], loc. adv. — A revers REY - 593 - REW (en arrière). È - doûs, à r. dos (à la renverse). 'L è chu è ~ doûs il est tombé à la renverse. Voir Relinvièhh, Revéhh. Reveûdi, voir RevïîdiGU. RevGîir, voir Veûr, v. tr. — Re- voir. So ~, se r. (se réconcilier). È -, au r. È ~, lés-èmîns, au r., les amis 1 A (an) r'wer', an vos r'wèg- ant, au revoir V. Reveiâre, voir Révère. Reviès, voir Rêvés. Revigoré lr(e)ingorê' M], adj. — Ranimé. Revinje [r(e)vès M, I, N, r(e)vàs S], s. f. — Revanche. RcvTre, voir Révère. RevïrG [rie)inr M, S], v. tr. — Retourner une carte. RevTrieu [r(e)vîryœ . . M, I, P, N], V. intr. — Se retirer du jeu, y renoncer (en parlant du jeu de cartes). Rèvisate lr(e)vizat S, revizot V], s. f. — 1" Souvenance. 2" Idée, manière d'envisager. Fâre le ~, penser aux beaux temps de sa jeu- nesse, ou de sa lune de miel. 3" Enfant né longtemps après celui qui l'a précédé. Voir Rewèyenat. Revisieu \r(e)vTzyœ . . M, I, P, N, rçvizç . . S], V. intr. — l» Regarder plus attentivement. 2» Réfléchir. Rèvisote, voir Rèvisate. Révision [rçvizyô M, I, P, F, N], s. f. — Changement d'avis, d'idée. Revoce {r(e)vos I, P, F, V], adv. — Voici de nouveau. Voir Revace. Rèvolâye [rçvçlây I, P, V], s. f. — Rafale. Voir Rèvalâye. Rèvolâye (è le) [revolây I, P], loc. adv. — En descendant. Voir Rè- valâye. Revoie [revole . . I, P, F, V\, v. tr. — Abaisser. Voir Rèvaler. Revoleiir [r(e)volœr I, P], v. intr. — Revaloir. Voir Revaleûr. Revoleûr (ne s'a.n)'\r{e)volœr M, I, P, N, revlôr S], v. pron. — Ne pas en revenir, être surpris. I n' s'an rev'leûl m' quand' 'le vu v'nîn, il était surpris quand il l'a vu venir. Revolon [r(e)volô I, P\, s. m. — Récrimination; ressentiment. Rèvonète [r^vonet M, I, P, N, ra- vonet S], s. f. — Petite rave; radis. Révosse [rêvos I, P], s. f. — Rêverie. Voir Rêvasse. Rèvoye-mètîn [revoy metî V\, s. m. — Réveille -matin. Voir Ran- vaye-mètîn. Rèvoytye [rçvoyèy P], s. f. — Régalade. Voir Ranvayâye. Rcviîdieu [r(e)vridyqs . . M, I, r(e)- vtidi-revûdye P, r(e)viidi F, r(e)vœdi S], V. tr. — Reverser; transvaser. Rèvûre [reimr Marthil], s. f. — Sorte de panier dans lequel on conserve les œufs. Rewâd [r(e)wà . . M, I, P, F, N, S], s. m. — Regard ; coup d'oeil ; œillade. Bé ~, beau r. (belle vue). Rèwâd [rewâ V\, s. m. — Fanfa- ronnade ; hâblerie. Fere dés ~ , crier à haute voix. Rewâde (an) [r(e}wât . . M, I, P, N], loc. adv. — A l'affût; aux aguets. Rewâr lr(e)wâr V], v. tr. — Revoir. Voir Reveîîr. Rewâtant, Rcwâtchant, Rewâtchi, voir Rewâtiant, Rewâtieu. Rewâtiant [r(e)wâlyà . . M, I, P, N, r{e)wâtâ - r(e)wâtsâ- r(e)wàtyâ S\, adj. — Avare; intéressé. Rewâtieu [r{e)wàtyœ . . M, I, N, r(e)ivâtyç - r(e)pwerdë' P, r{e)watœ F, r(e)wàti - r{e)wàtsi - r(e)wàtyi . . S, r(e)wàlye V], v. tr. — Regarder. / ma r'wâle corne si f li d'veùs dés sous, il me regarde comme si je lui devais de l'argent. Voir Wâticu. 2" V. intr. Prendre soin. Rewâtûre lr(e)ivâtiîr M], s. f. — Regard. Voir Rewâd. 38 REM 594 Rewâyi {r(e)wâyi S, r(e)wàye,-gœ V], V. tr. — Fouler, marcher sur; farfouiller. Lés j'tïnes ont lorlol r'wâyé nnle yèbe, les poules ont abîmé toute notre herbe V. Rewégncu, voir Wingncu, v. tr. — Regagner. Rewèyenat \r(e)weyna M, N, r(e)- weyno I, P, rvenœ .S], s. m. — 1" Petit raisin venu après les autres. Voir Wèyenat. 2* Enfant qui vient au monde longtemps après celui qui l'a précédé; animal domestique qui naît longtemps après l'époque ha- bituelle, par ex. en automne. Rcwèyencr [r{,e)wqynê> . . M, I, P, N], V. intr. — Repousser. Se dit des plantes. Rcwèycnot, voir Rewèyenat. Rcwèyîn \r{e)iveyi . . gén.], s. m. — Regain, herbe qui repousse dans un pré après la fauchaison. Lo » at grand, f n' èrans pwint cT hwin vin, le r. est grand, nous n'aurons pas de bon vin. Voir Wèyîn. Rewingneu, voir Wingneu, v. tr. — Regagner. Rewodè, Rewodië {r(e)wodç - r( e )- wodyç V], v. tr. — Soutenir; pro- téger; défendre. lùi' dotez nï. olèz, mo fé, f vos r'wodrè, ne craignez rien, mon fils, allez, je vous sou- tiendrai. Rèyau \rçyô Herny], s. m. — Ri- gole creusée à la bêche, ou exca- vation naturelle. Rèyc \rêy gén.], s. f. — Radis; rave. Lés ~ sont hofhses iènâyc le, les r. sont creuses cette année. Voir Rèyu. Rèye [rCij P\. s. f. — Morceau de bois qui sert à allumer le feu; rameau détaché d'un arbre. Rèyeunc [rçyœn M], s. f. — Mine. / fât eitne pente ~, il fait une vi- laine m. (il est tout liéconlenancé). Rèyeusse, voir Rèyussc. Rèyi, voir Rèyu. RID Rèyu [reyii S, rçyi V], s. m. — Radis. Voir Rèyc. Rèyusse \rçyfis M, I, P, F, rçyo?s- reyi'is X], adj. — Distrait; rêveur; pensif; de mauvaise humeur; dé- concerté; surpris; à bout de moyens. 'L ateCit tôt - , il était tout déconcerté. Ri [ri S, V], s. m. — Petit cours d'eau. Voir Ru. Riaule \ryôl M, I, P\, s. f. - 1» Gauloiserie. 2" Divertissement; beuverie. Riauler {ryôlê . . M, I], v. intr. — S'amuser, être en partie de plai- sir; faire ripaille. Riban \ribà gén.], s. m. — Ruban. Que ~ d' qiiâwe, quel r. de queue (quel long chemin)! Les invités d'une noce employaient des r. à profusion. Dés - aus chèpés, è lé tête dés ch'vaus, Aiis-èbits, toi pèrtot. F an-n-èvint totévaii. Des r. aux chapeaux, à la tête des chevaux, aux habits, tout partout, ils en avaient partout. C. H., VI, 271. Ribandèle, Ribandéne \ribàdçl M, ribâdën P\, s. f. Ribambelle. Ribon-ribinne [ribô-ribèn M, /], loc. adv. — Bon gré, mal gré. Ribotou [ribotn . . M, I, P], s. m. — Buveur. Richâd [risà . . M, I, P, .V], s. m. - Richard. Çot i ~ , i prand sés-âhhes, c'est un r., il prend ses aises. Rîde \nl S], s. f. — Versoir de la cliarrue. Ridiâ, voir Ridiau. Ridiau | n't/i/ô - r/i/i/ô .V, /, P. F, N, ridyâ-riyâ ..S], s. m. — Rideau. Ridicuier [ridikfdê' . . M, I], v. intr. — Faire ou dire des bêtises; être ridicule; faire des manières, faire des difficultés. Ne ridiculefir meu, f lâche mo p'hhé po vint-èciis, ç' n' at m' trap cher, ne faites pas I I RIE — 595 - RIN tant de manières, je vous laisse mon cochon pour vingt écus, ce n'est pas trop clier. Rïc [rîy S, rï V], s. f. — Roue. Voir Rieûye. Riè [ryç P], pron. ind. — Rien. Voir Ryin. Rieu [ryqe S], s. m. — Routoir. Rieïi [ryôê M, /], s. m. — Mésen- tère du porc. Rieucot Iryœko S], n. pr. — Orion- court, vill. de l'arr. de Cliàteau- Salins. Rieu- de -vé [ryœdvê' M], s. m. — Ris de veau. Rieule [ryœl M, I, P, N], s. f. — Roue de charrue. RicByc [ryôëy M, I, P, N, rcég-râ F, rî-rû S, n V], s. f. — Roue. Voir Ché. Rillasse [riflas F], s. f. — Egra- tignure. Voir Râfièsse. Rigaga-Rigogau [rigâgà-rigogô . . M, I, P, N], s. m. — Geste de mépris, qui consiste à passer l'index de la main droite sur celui de la main gauche pour se moquer de qqn. En le faisant, on dit : Rigaga, rigogo, Tron de ch'uau. R., étron de cheval 1 Voir Kélémok. Rigandinne [rigàdèii M, I, rigàdên P, rigàdên- rigàdên N\, s. f. — Ri- paille. Rignous [rinu . . M, /, P, N], adj. — Rugueux; usé par le frotte- ment. Riguiâ, voir Ridiau. Rihhot [rixç V], s. m. — Petit ruisseau. Rîje [m S], s. m. — Crible. Voir Reuje. Rîji [rîji S\, V. tr. — Passer au crible. Voir Reujeu. Rijou [riju S], s. m. — Cribleur. Voir Reujou. Rijiïre [rijûr S], s. f. — Criblure. Voir Reujïire. Rikè [rikç I], adj. - Petit; étroit; trop juste. Rik-è-rak [rikerâk . . gén.], loc. adv. — Au plus juste. Rilacerosse [rilasrçs P], s. f . — Laitière (femme). Riléle, Riléne [rilël-rilên V], s. f. — Lange. Voir Lurèle. Rimâd [rima N], s. m. — Gâteau salé. Rimbète (so) [rêbet V], v. pron. — 1» S'abattre, tomber ; se jeter sur ; arriver par hasard. / s'é rimbèli dons i viléje wo ç que n' ovôr ène mâhon que bréléye, il arriva par hasard dans un village où il y avait une maison qui brûlait. 2" v. tr. Retrouver ; attraper. J'è pèdi mè piéme, f n' os m' èrfouti d' le ~ , j'ai perdu ma plume, je ne puis la retrouver. Rimbôsenè [rèbôsnq V], v. intr. — Gonfler. Voir Rambonsener. Rimbrèssier [rëbresye,-yœ V], v. tr. — Embrasser. Voir Rambrëssieu. Rîme \rim S, V], s. f. — Rhume. Voir Reume. Rimme [rëm M, I], s. f. — Rame, branche qui sert à ramer des pois, des haricots. Voir Rème. Rimpèyou [rëpçyu V], s. m. — Rempailleur. Voir Rampèyou. Rimpiéme [rêpyêm V], s. f. — Taie ))Our édredon. Rimpiéme [rèpyeme V\, v. intr. — Se dit des oiseaux dont les plu- mes repoussent. Voir Rampieumer. Rimpiétrè [rêpyetre V], v. tr. — Refaire le pied d'un bas. Voir Ram- picutrer. Rimpohhier [rëpoxye,-yœ V], v. intr. — Se rétrécir, s'épaissir. Rimpyir [rëpyîr V], v. tr. — Rem- plir. Voir Rampyir. Rin [rë gén. (rê' P)], s. m. — 1" Branche destinée à être liée en fagot; bâton pris dans un fagot; rameau de sapin. 2" Rayon de RIN - 5% RIN soleil. 3" Un brin, un peu. / - è n'ieriz an-n-ou>è ène bone [sèrhon. Plantez vos haricots aux R., si vous voulez en avoir une bonne récolte /. / n' faut m' hhowcr es ~ , ni le s'minne èprès le Tossint, paç' qu'an ROG — 599 — ROJ bianch'rînt V lincieu po s'ansev'li, il ne faut pas laver aux R., ni la se- maine après la Toussaint, parce qu'on blanchirait le linceul pour s'ensevelir. Quand' i fat bé es ~ , lo premlii jo, ç'al po le f'nau, lo doii- sieume, ç'al po le mohhon, lo Ireû- hieume, po le vandome, quand il fait beau aux R., le premier jour, c'est pour la fenaison, le deuxième, c'e^ pour la moisson, le troisième, pour les vendanges. Bêles rogâ- cions, bêles mohhons, belles R., belles moissons. Voir Fenau, Pleur. Rogasse [rogas M, rçgçs I, P], s. f. — Racine noueuse, arrondie. Rogne [rô^ii N\, s. f. — Rogne. Voir Rongne. Rôgneu [rôma N], v. tr. — Rogner. Voir Roûgneu. Rognot [rçùç V\, s. m. — Talus où vont paître les chèvres. Rôgnous, voir Rongnous. Rogonâd [rçgonâ I, P\, s. m. — Personne qui maugrée. Voir Ra- gonâd. Rogonè [rçgçne . . I, P], \. intr. — Maugréer. Voir Ragoner. Rogonou [rçgçnii . . I, P\, s. m. — Personne qui maugrée. Voir Ragonou. Rogosse [rçgçs P\, s. f. — Gre- nouille. Rogosse, voir Rogasse. Rohhe [rçx ■ ■ L P], adj. — Rêche. Voir Rahhc. Rohhe |;-px ^^1. s. f. — Enrouement. Rohhe [rpx A^]. s. m. — Râble du boulanger. Rohhcler [rç-flB . . M, I, P], v. tr. — Égaliser une terre ensemen- cée en y passant la herse. Rohhenè [rçxne . . I, P], v. tr. — Ourler. Voir Rahhener. Rohhïe [rçxîy ■ ■ S, roxT V], s. f. — 1" Averse de pluie. J'ons êvi le ~ sis i dôs, nous avons eu l'averse sur le dos. 2" Volée de coups. Rôhhièye lrô"xyêg N, rôyJyS], s. f. — Volée de coups. Voir Roiîhhièyc. Rôhhicu \rô"xy

ê' M, I, P, \], s. m. — Sorte de poire. Rowate [rouial M, \'], s. f. — Petite rue. Voir Rawate. Rowc [rçiu N], s. m. — Coureur de filles. Rowc \row }L I, P, X\, s. f. - Rue. Voir Râwe. Rowcr \rowê' . . .M. /, P. X\, v. intr. — Flâner. Voir Rawcr. Rower Irowê' . . M, /, P, F, X], v. tr. — Oter de sa place. Voir Râwer. Rownâd \rou>nâ . . M, I, P, X\, s. m. — Personne qui fourgonne. Rownâd [rownâ . . M, I, P, X\, s. m. — Personne qui court le guille- dou. Voir Rawnâd. Rowner \rownê' . . M, 1. P, X\, V. intr. — Remuer avec le fourgon. Rowner {roivnêi M, I, P, N\, v. intr. — Se dit des chattes qui sont en chaleur. Voir Rawncr. Rowneu \rown(v X\, v. intr. — Cliercher partout, fouiller. Rownou [roumu . . M, N\, s. m. — Coureur de filles. Voir Rawnou. Rowon [rou'ô M, I, P, X\. s. m. Rondin. Voir Rawon. Rows |;(ii/'.s' /, P\, inlerj. — A la porte. Voir Raws. Rôyat, voir Roûyat. Rôyate, Royâyc, voir RoOyalc, Roû- yâye. Roye [roy I, P, F, rôy V|, s. f. — Raie. Voir Raye. Rôye [rôy V], s. f. — Rouille. Voir Rcûye. ROY 605 — RUT Royè [royç V], s. m. — Carré d'herbes fauchées et épandues au soleil. Royè [rçyç . . I, P, F\, v. tr. — Rayer; tracer. Voir Rayeu. Rôye-tâte, voir RoQyc-tate. Rôyeu, voir RoîïyGU. Rôyeu [rôgœ . . M, I, P, N], v. intr. — Rôder pour voler. Rôye-wèkâd (rô";/ ivçkâ N], s. m. — Epinoche (nettoie-caillou). Rôyeu [rô^gœ N\, v. tr. — Net- toyer (une écurie). Rôyeu, voir Roiîyeu. Royon [royô I, P\, s. m. — Sillon. Voir Rayon. Royot [rçijç I, P\, s. m. - Rigole d'irrigation. Voir Rayât. Royote [rçyot I, P\, s. f. — Raie; sillon. Voir Rayate. Rôyou [rô^yu N\, s. m. — Rôdail- leur, vagabond. Royïire [royûr I, P, F\, s. f. — Rayure. Voir Rayîire. Rozieules [rpzyœl M, I, P\, n. pr. — Rozérieulles, vill. de l'arr. de Metz. Voir Roûzelieures. Ru [rû M, I, P, F, N, ri-rii S, ri V], s. m. — Petit cours d'eau; eau courante; ruisseau; eau qui dévale dans les rigoles d'un chemin. Bivin è foute au ~, bon à jeter au r. (sans aucune valeur). Lo soudard deût awer treûs ch'minhhes : eune au cul, l'aute au ~ , le treûhieume po pèsser le r'vûe, le soldat doit avoir trois chemises: une au c..., l'autre à la rivière, la troisième pour passer la revue. Ç'at eune fome è dous ch'minhhes : eune au cul, l'aute au ~ , c'est une femme à deux che- mises: une au c..., l'autre à la ri- vière (elle a de belles robes, mais pas de linge). Ru Ira Attilloncourt], s. m. — Graisse de tripes. Riichc, voir Rûhhe. RQchena' [rûsnw F], v. intr. — Chantonner. Voir Rutener. Rûdièsse [riidyçs M, I, P], s. f. — Grossièreté. Rûdieu [riidyqe . . M, I, P, N], v. intr. — Couler fortement, à torrents, ruisseler. L'âwe rudîye, l'eau coule à torrents. Rue ]rû F, S], s. f. — Roue. Voir Rieûye. Rûhhe [riix . ■ gén. (rîs Y)], s. f. — Ruse. Les ~ sont cosues d' bianc fi, les r. sont cousues de fil blanc. Rujeler [riijlêi M. N\,v. tr. — Couper le bout des mariens. Ruléle, Ruléne [riilêl-rûlên S], s. f. — Lange. Voir Lurèle. Ruraâtique [rfimàtik . . M, /, P, româtis S, V], s. m. — Rhumatisme. Rûne [run M, I, P. F, N, rin-riin S, rin V], s. f. — Ruine. Runer [runêi . . M, I, P, F, N, rine- riine S, rine V], v. tr. — Ruiner. Rûne-mûhon, ruine-maison (femme dépensière et prodigue) S. Riinous [rûnu . . M, I, P, iV],adj. — Ruineux. Russe [riis M. I, P, F, N], adj. — Vigoureux; solide; brutal. Russon [riisô N], s. m. — Verrat. Russon Irûsô F], s. m. — Vieille chanson ennuyeuse; rengaine. Tou- jous la même ~, toujours la même r. Rutâd [riità . . M, I, P, N], 's. m. - Grognon. Ratant [riità M, I, P, N], s. m. — 1" Espèce de verdier, oiseau. 2» Crécelle. Rûtelat [rûtla M, rûtlo F], s. m. — Roitelet. Voir Reiitelat. Rutèle [riitel M, I], s. f. — Crécelle. Voir Trètrèle. Rutener [riilnêi . . M, I, riitçnw- rùsnw F], v. intr. — Chantonner. Ruter [riitê' . . M, I, P, N, S\, v. intr. — Grommeler; grogner. Se dit habituellement des porcs. RUT - 606 - RYI Rûtot \rûto P], s. m. — Roitelet. Voir Reûtclat. Rututu {riilulii /•'], s. m. — Copeau. RutwèiiG, voir Rutwinnc. Rutwinne [riitwèii M, I, riilwçn P, rUtwcn-rûtwen N\, .s. f. — Routine; rengaine. Chanter eiine -, chanter une ritournelle, une chanson. Riiyc \rfiij F\, s. f. — Rouille. Voir Reûye. Rûyi \rftiji F\, v. intr. — Rouiller. Voir RGûyeu. Rwè [rivç gcn.|, s. m. ^ Roi. Voir Reû. Rwèssignôl, Rwèssignoûl [rivçsi- nùl M, /, P, riue.'iiriô''l-rwesiiiûl X, nvesinol V\, s. m. — Rossignol. Rwètclat [rwetla S], s. m. — Roi- telet. Voir Rcijtclat. Rworquîn [rivçrki V|, n. pr. — Lorquin, vill. de l'arr. de Sarrebourg, Voir Lwôrquîn. Ryin |r(/ê M, I, nje P, F, rî-rc S, rî-rc-rtjè Y], pron. indéf. — Rien. Qui n' set - n' dit ~ , qui ne sait r. ne dit r. / n fût m' chaud d'vaa -, il ne fait pas chaud vers r. (la pau- vreté ne rend pas heureux). Eva -, an n' font -, avec r., on ne fait r. — Pou - né pou éque, pour r. ni pour qqch. (à aucun prix) V. Ryinvautm' [rycvôm M, I, N, rîiHi- rC'vâ S], s. m. — Vaurien, fainéant. Fig. 6i). SA 607 - saj Sa [sa S], s. m. — Soif. Voir Seû. Sa [sa S[, s. m. — Soir. Voir Seûr. Sa \sâ V], s. m. — Sel. Voir Se. Sa [sâ-sâo S], s. f. — Saule. Voir Sau. Sa' [sai F], s. m. — Sel. Voir Se. Sâbe [sâp F, sâp-sâop S], s. m. — Sable. Voir Sâve. Sâbc [sâp . . gén.], s. m. — Sabre. Sabotyi [sabçlyi S], s. m. — Sa- botier. Voir Sèbatieu. Sacate [sakat M, N, sçkçl I, P, V, sokçt F, sokat S[, s. f. — 1" Racine d'arbre séchée et propre à brûler; souche de bois noueuse; racine noueuse. 2" Gros nœud à l'extré- mité d'un bâton. Lés Jwifs qu' èch'- tont dés vèches ont quasi tojos dés bâtons d' ~, les juifs qui achètent des vaches ont presque toujours des bâtons avec des nœuds au bout V. 3° Pied difforme, court et gros. 4» Dame-jeanne (espèce de poire). 5" Vieille femme faible et usée. Sâce [sâs-sâos S, sàs V], s. f. — Saule. Voir Sau. Sâce [5âs-.çâos S, sàs V], s. f. — Sauce. Voir Sauce. Sacé [sasê' M], s. m. — Partie de la voiture. Sâcené, voir Sauci. Sâceu [sâsqe ..S, sâse-sâsne V], s. f. — Saussaie. Voir Sauci. Sach [sas S], adj. — Sec. Voir Chach. Sachâyc [sasây . . M, I, P, N], s. f. — Contenu d'un sac. Sacherèssc [sasrçs S], s. f. — Sé- cheresse. Voir Chachèsse, Chachou. Sachi [sasi S], v. tr. — Sécher. Voir Chacheu. Sachet \saso F], s. m. — Petit sac. Voir Sèchat. Sachwér' [saswër S[, s. m. — Sé- choir (chambre à grande cheminée où l'on fume le lard). Voir Kameur- chpèk. Sâci [sâsi . . S, V], v. tr. — Saucer, tremper dans la sauce. Voir Sau- cieu. Sâciére [sâsijêr S, V], s. f. — Sau- cière. Voir Saucière. Sâcisse [sâsis-sâosis S, sâsis V[, s. f. — Saucisse. Voir Saucisse. Sacrèmoname [sàkremçncim . . M, I, P, F[, s. m. — Personne dé- gourdie, hardie; farceur; souvent: vaurien. Sade [sàt . . M, I, P, N], adj. — Savoureux; doux au gosier. Sagneu [sanqe . . M, N, S, sone . . I, P, V\, v. tr. — l» Signer. 2° Faire des signes sur un membre malade pour le guérir. 3° v. pron. Se signer, faire le signe de la croix. Sâhir lsâ-{T(r) . . M, I, P, sâzi S, sâzi V[, V. tr. — Saisir, empoigner. Sâhon [sàyô . . M, I, P, N, S, so- fô V], s. f. — Saison. Le - dés biés, la s. des blés. Sâhoner [sâfçnêi . . M, I, P, N, S[, V. tr. — Alterner les cultures d'un champ. Sâje [sas S, sars Gondrexange], s. f. — Sauge. SAJ — 608 — SAN Sâjir, voir Sâhir. Sâjon, Sâjoner, voir Sàhon, Sâ- honer. SakcurlotG [sahrrlot M, I, A'], inlerj. — Saprcloltc (sorte de juron). Sakiow [saki/piu F], s. m. — Sar- cleur. Voir Sèkiou. Sakiu Isakijii /•'], s. m. — SariMoir. Voir Sèkiu. Sakyi [sakiji F\. v. tr. — Sarcler. Voir Sèkieu. Salade [salàl M, N, splât I, P, satâk - salai -saldlx-stilçt S, sph'il-so- Ifils V], s. f. — Salade. lùiul héner le ~ è le viètje lune, po qu'èle ne montèsse meu, il faut semer la sa- lade à la vieille lune (quand elle décroil) pour qu'elle ne monte pas. Voir Jangou. Salâdieu \salckli/(e M, N, solâdi/ç I, P, saladi F, salârdiji S, xalari/e - xo- lardije V], s. m. — Saladier." Salâdje, Salâke, voir Salade. Salardyi, Salarier, voir Salâdieu. Salbré [salbrêi . . M. I, P, X, S |, adj. — 1" Xc s'emploie que dans l'expression: Été man -, être mal reçu, être mal servi; iiayer trop cher un mauvais travail. 2" Mal habille S. Sale [«1/ V\, s. m. — Seigle. Voir Seule. Sale [sâl . . gén.], s. f. — Salle. Salebo |s(i//)o S, splbo V|, n. pr. — Sarrebourg, chef- lieu de l'arr. du même nom. Même formation que pour Dâbo, en allemand Dachsburg. Salède, voir Salade. Saler [salt'i . . M, X, S, sole I, P, F, V'I, V. tr. — Saler. Saleû, Saleûr \s(ilœ-s(dœr . . S\, s. m. — .Saloir. Voir Salu. Sali [sali .S), s. m. — Saleron. Salière [saluer M, X, spli/cr I, so- lijer P, F, salir S, sph/cr Y], s. f. -■ Salière. Saligodron [sàlij/pdrô M\, s. m. — Saligaud. Savoir, voir Salière. Salit \sali V\, s. m. — Salut. Voir Sèlut. Salope \salpp M, X, S, solop /, P, F, V\, s. f. — Salope. Propreté n'ai m' l'ice, ç'at ç' que ~ è dit è se mère, propreté n'est pas vice, c'est ce que S. a dit à sa mère. Saloûnes [salân M\, n. pr. — Sa- lonnes, vill. de l'arr. de Château- Salins. Salpéte [salpêl gén.], s. m. et f. — Salpêtre. S'emploie (luclquefois avec la signification de poudre. Vif corne i -, vif comme la poudre. / n'è m' ini'anlé le ponde et le -, il n'a pas inventé la poudre et le s. Salrie \salrl Gondrexange], s. f. — Soirée. Salu [saia M, X, splii I, P, F, sa- lœ . . salœr-salii S, sole V\, s. m. — 1" Saloir (sorte de récipient qui sert à saler les ]U)rcs cchaudés). Voir Salwè. 2" Boite où l'on con- serve le sel V. Voir Saunîn. SalQre [salâr M\, s. f. — Sau- mure. Voir Sâmére. Saluyeu \salùti(e gén. (saliije V)|, V. tr. — Saluer. Salwè [salniç M], s. m. — Table où l'on étend le |)orc pour le saler. Voir Salu. Sambèye \sâbêij M, I, P\, s. f. — Feinte. Sambieu {sàhiiœ . . M, I], v. intr. — Sembler. Voir Sancr. Sâmére, Sammérc, Sâmeûre |.sâ- mêr-sâmêr- V, sâmœr S], s. f. — Saumure. Voir Salure. Samosse l.srimo.s- M, sanms F, sniàs S, smôs V|, s. f. — Lisière d'une étolTe ; bord d'une toile de tis.serand. .Samousse, voir Samosse. Sâmu IcSû/ji» .S'I, adj. — Etonné. Voir Saumu. Sanant \sanâ M, X, S, spnà I, P, F, \'\, s. m. — Semblant. SAN 609 - SHR Sancîous [sâsyu M, I, N], adj. — Industrieux. Sandiè, Sandjè [sàdyç-sàdje S], s. m. — Sanglier. Voir Singuieu. Sanc \san M], s. m. — Ne sem- ploie que dans la locution: fâre ~, faire semblant. Saner [sanê' . . M, N, S, sont . . I, P, V\, V. intr. — Sembler, pa- raître. / m' sone quâs', il me sem- ble quasi (cela ne m'étonne pas) V. Sang \sâ gén.], s. m. — Sang. Sangla', voir Sanguieu. Sangolant [sàgolà M, I, P, N], adj. — Sanglant. 'L è rèp'lé i lieiwe, se jib'ciére aleûl tôt sangolante, il a rapporté un lièvre, sa gibecière était toute sanglante. Sangue [sâk M, I, P, N, S], s. f. — Sangle. Sanguiè [sàgye 1, P, sàglw F\, s. m. — Sanglier. Voir Singuieu. Sànôs [sânôS], s. m. — V Saunois, contrée qui s'étend, dans l'arr. de Château-Salins, de l'ancienne fron- tière jusqu'au commencement des Vosges. 2" Patois parlé dans cette contrée. Ce parler se nomme aussi patwès di pyin pèyis, patois du plein pays (de la plaine), par oppo- sition avec le patwès d'iè montene (de la montagne), parlé dans les Vosges. 3° Celui qui parle le saunois. Sans [sa gén. (sô V)], prép. — Sans. Sansâwe, Sansowe {sàsâw - sàsow M, N, sâsoiv I, P, sàsîiy- sàsow S, sâsùy V], s. f. — Sangsue. Sansoiîye, voir Sansâwe. Sanstique [sâstik M\, s. m. — Sorte de jeu d'épingles, pratiqué par les jeunes filles. Santâyc, voir Santé. Santé [sàt M, I, P, N, sàti Woip- py, sôt V], s. f. — Sentier. ~ an- mi, s. qui traverse des jardins au Sablon, faubourg de Metz, appelé aujourd'hui faussement santé -Amy. Santé [sâtêi . . M, I, P, F, S, V, sàtê' N], s. f. — Santé. On entend souvent aussi Santâyc. Santi, voir Santé. Santi [sàti M, I, P, N, sàt(i) S, sêli V], V. tr. — Sentir. Ce n' sant m' ni se ni sauce, cela ne sent ni sel ni sauce (cela n'a pas de goût). D'i quart d'oûre au mwins is san- tent zous guèyins, d'un quart d'heure au moins ils sentent leurs fromages. Santif [sàtïf gén.\, adj. — Odorant. Santimant [sâtinià M, I], s. m. — Sentiment; idée; pensée. Santou [sàtu . . M, I, P, N], s. f. — Senteur, arôme. Santou [sàtu M], s. f. — Qui sent qqch. - d' payes, qui sent les poules (jocrisse qui se mêle de faire le ménage). Sape \sâp . . gén. (sorp F, V)], s. f. — Serpe. Sâpgnon, voir Sapiotâd. Sâpiâd [sàpyâ M], s. m. — Qui mange du bout des dents, d'un air dégoûté; à qui aucune nourriture ne plaît. Sapicu [sapyqe M, N], v. intr. — Être difTicile pour le manger; mâ- chonner; manger d'un air dégoûté. Sâpion [sâpyô M[, s. m. — Per- sonne qui mange d'un air dégoûté. Sapiotâd [sapyçtâ . . M, I, sàpfiô N[, s. m. — Qui hésite, qui est peu hardi, craintif. Saprenom [sûprençm . . M,I, P, N], interj. — Sacré nom (espèce de juron). Saramognak [sàràmonâk N], s. m. — Clos d'équarrissage, charnier. Sârat [sàra M, sàro I, P], s. m. — Sarrau, blouse. Sarbé [sarbë A/], n. pr. — Sor- be}', vill. de l'arr. de Metz. Sâre-jwint [sàrjwë . . gén.], s. m. — Serre-joint. Sârer [s&rê' . . gén. (sçrq V)], v. tr. — Serrer, presser. 39 SKR - 610 - SAT Sareû [sarcë S, sçrê V], s. m. — 1° Frein, chaîne qui sert de frein à la voiture. Elle s'attache à une roue pour empêcher la voiture de glisser sur la neige ou le verglas. Voir Èrayu. 2" Tout ce qui cause de l'ennui, des diflicultés. Sâriate [sàrijat M, N, S, sïinjot I, P, V), s. f. — Sarriette. Sarjant [sârjâ M\, s. m. — Ser- gent. Sarje [sans Gondrexangc), s. f. — Sauge. Voir Sâje. Sârmant [sârmâ . . gén. (sârmô V)], s. m. — Serment. Rand los lés sints tamwins dés ~ qu' i li fat, rend tous les Saints témoins des s. qu'il lui fait. C. H., II, 43. Sârmate [sârmat M, N, sàrniol I, P\, s. f. — Sarment de vigne. Sarmon [sârmô M, N], s. m. — Sermon. Sârmont, voir Sârmant. Sârmotc, voir Sârmate. Sârot, voir Sârat. Sarpate, Sarpotc [sarpat M, N, snrpol I, P, srrpal S], s. f. — Ser- pette. Sàrpc [sârp F\, s. f. — Serpe. Voir Sâpc. Sarvîce [sârins M], s. f. — Service. Sarviteiir [sârnilœr M\, s. m. — Serviteur (terme de galanterie au vil- lage). Sâsi [sâzi . . F, S\, v. tr. — Saisir. Voir Sâhir. Sâsseron [.sâsrô S, V|, s. m. - Sorte de champignon. Sâssat [sàsa M, sâso I, P\, s. m. — Sas, tamis. Sâssieu \sli>njœ . . M, l\, v. tr. — Tamiser. Sâssot, voir Sâssat. Sat [.sfi M, N, sç I, P, F, S, V\, adj. et s. — 1" Sot; bête; fou. / fâl dés sales monjes, il fait de soties grimaces (il fait des façons). J'â lés mins sales, j'ai les mains en- gourdies par le froid. Lés ~ dea- rent pus lontams qu' lés-aules; pus qu'an s' maquenl de zous, pus qu'is s'anfirèhhenl, les sots durent plus longtemps que les autres; plus on se moque d'eux, plus ils s'engrais- sent. 2" Follement amoureux. Le groûsse Frâsle al sale don Fri- quèl, la grosse Euphrasie est amou- reuse de Friquet. Sàt l.sâ-sâ" S, sa V], s. m. — Saut. Voir Saut. Sâtè \sâle-sâole . . S, sâtç V), v. intr. — Sauter. Voir Sauter. Satencrèye [salenrêy M, N, solen- rêi/ I, P], s. f. — Sottise; chose in- vraisemblable; superstition; lubie. Sâtcrélc [sâlrêl S, V], s. f. — Sauterelle. Voir Sautcrèlc. Sâteû \sdtœ S\, s. m. — Sautoir. Voir Sautu. Satiche, Satihhe [satTs-saUx M, S\ solJx L P< S, V\, s. f. — .Sottise. Lésjos d' ~ , les jours de s. (le car- naval). Satou \satu M, X]. s. m. — Ré- primande. 'L è èvn (' - , il a eu une réprimande (il a été grondé). Satou [salu M], s. m. — Diablotin. Sâtou [sâUi-sâolu S, sâtu V], s. m. — Sauteur. Voir Sautou. Satré [salrc' M. X, sotrê> . . I, P, S, V|, s. m. — 1» Lutin habillé tout en rouge qui, selon la croyance populaire, hante les écuries des chevaux, l'ait des niches, sans ce- pendant faire de mal. Voir Textes patois, p. 71, Lo piot-ômc roûje. 2" Sorcier , démon aux cheveux désordonnés. On prétend que ce sont des enfants ipii n'ont jias été l)ai)tisés. En Vosges, on dit des enfants dont les cheveux sont em- mêlés: Ç'ol lo - que li é tossié lés choi'ous, c'est le s. qui lui a sucé les cheveux. Pour l'éloigner du lit de l'enfant, on mettait un linge SflU — 611 - SAU ou un chiffon rouges, ou bien on y dessinait une croix. Voir Pwèl. Sau [sô M, I, P, F, N, sâ-sâo S, sas V], s. f. — Saule; branche de saule. Ovon dés sâces on fèt dés chèrpênes, avec des branches de s. on fait des paniers. Au printemps, les enfants cueillent des branches de saule pour en faire des flûtes. Ils s'assoient dans l'herbe, posent le bout de la branche sur le genou et, pour en décoller le- corce, frappent doucement dessus avec le manche d'un couteau en chantant les paroles suivantes: Sausi, sau-sanl Prè-te moi ta rob' pour chanter les vepes. vepes, vepes. Voir Notre terre lorraine, N" 4, p. 67. Dans la vallée de la Seille, no chantait les paroles suivantes: An sTve de sau. Prête mwè d'I'owe. Ç'ol le myin, ç'ot le tgin, Ç'ol le çu don prèle, Pc chanté lés vepes. En sève de s., prête-moi de l'eau, c'est le mien, c'est le tien, c'est ce- lui du curé pour chanter les vêpres. Saubré [sôbrê' M\, n. pr. — Sabré, ferme située près de Coin-lès-Cuvry, arr. de Metz. Sauce [sôs M, I, P, N, sâs-sâos S, sas V\, s. f. — Saule. Sauce [sôs M, I, P, F, N, sâs-sâos S, sâs V], s. f. — Sauce. 'L an bwérè le ~, il en boira la s. (il en subira les conséquences. — Ç'ot lé sâce que fèt V pouhhon, c'est la s. qui fait le poisson. Fere ène grande sâce pou ryin, faire une grande s. pour rien (parler beaucoup pour dire peu de choses) V. SaucelanJG [sôslàs M, I, P], s. f. — Saule gris, saule forestier. Saucer [sôsê' M], v. tr. — Hous- siner qqn. avec des verges de saule. Sauci [sôsi M, I, P, N, sâsi . . S, sâsne-sâse V], s. m. — Saussaie. A Metz, il existe une place située près de la Moselle, à proximité de l'ancienne Porte de France, qui porte le nom de Saulcy (pronon- cez sôsi). Saucière [sôsyêr M, I, P, N, sâ- syêr . . S, V], s. f. — Saucière. Saucieu [sôsyœ . . M, I, P, N, sâ- si . . S, sâsye,-yœ V], v. tr. — Saucer, tremper; mouiller. Sauce to pin, '/ at Irap chach, sauce ton pain, il est trop sec. Saucisse [sôsis M, I, P, F, N, sâsis- sâosis S, sâsis V], s. f. — Saucisse. Saumu [sômù M, I, P, N, sâmii S], adj. — 1" Etonné; stupéfait; surpris; interdit; désappointé. 2° Honteux. Sauniat [sôna M, sôfiç I, P\, s. m. — Habitant de Saulny. Saunîn [sônî . . M, I, P, N], s. m. — 1" Boîte où l'on conserve le sel. Voir Salu, Saunîre. Fig.70. 2» Boîte Fig. 70. - 612 - snu d'horloge ancienne, dont la caisse ressemble à une boîte à sel. 3" Mar- chand de sel. Sauntn [sônî . . M, I, PI n. pr. — Saulny, vill. de l'arr. de Metz. Sauniot, voir Sauniat. Saunîre [sônïr M, I, P\, s. f. — Boîte sous la cheminée, où l'on con- serve le sel. Saurâyc [sôrày . . M, I], s. f. — Tonne remplie de harengs. Saut |.w M, I, P, F, iV, sô-sdo S, sa V\. s. m. — Saut. Sauter [sôtêi . . M, h ^. F, N, sâlf-sâotç S, sâte V\, v. intr. — 1» Sauter; s'élever de terre avec effort. Lo miou d'hant X'al m' lojos V miou sautant. Le meilleur diseur nest pas tou- jours le meilleur danseur. / sâte corne i chèi'riyé, il saute comme un chevreuil V. 2" Danser. J' frans ~ lés pus bêles, nous ferons d. les plus belles. 3" v. tr. Sortir. Sâte lés ch'wâs fiés, sors les chevaux dehors (hors de l'écurie) V. 4» Mon- ter; saillir; s'accoupler à. A'a^e vèche at sautâye, notre vache a été couverte. Sauterale, voir Sautcrèlc. Sauterèle [sôtrçl M, I, P, N, sôtral F, sâlrel-sâlrêl S, sâtrêl V], s. f. — lo Sauterelle (insecte). 2» Instrument qui sert à tracer des angles. 3" Piège à détente, qui sert à prendre les |)ctit oiseaux. Sautcrcycu ]sôtreyqeM], v. intr. — Sautiller; aller de droite à gauche. Sautc-scuris \sôt-s(ce)ri M, A'], s. m. _ Saute -souris. Jeu dans lequel un enfant cherche à toucher de son doigt mouille le pied de ses camarades qui sont sur une voiture, tandis que lui est à terre. Sauteuse [sôtœs M), s. f. — Sau- teuse, ancienne danse. SAU Sautou [sô/ii . . M, I, P, X sàlu . . S), s m. _ Sauteur. - d' coude, dan- seur de corde, acrobate. Sautu [sëtii M, I, P> f . ^'' ««'<» ^1> s. m. - Sautoir. Barrière basse établie sur un sentier entre deux haies; ou bien fagot, pierre ou pa- lissade qui barre les chemins dans une chènevière. Les hommes peu- vent l'enjamber, le bétail est arrêté par cet obstacle. Le béhhe hâye deûl l'~, la haie basse doit le s. (doit permettre de sauter, c.-à-d. c'est aux petits de céder aux grands). Le sens primitif était que la chène- vière, qui devait oITrir un passage à enjamber pour les piétons, ne pouvait être enclose que par une haie basse. Honc, toute haie basse supposait un Sautu. Sauvayat [sôvaya M, \'], s. m. — Yèblc. Sauvé (sint) \sot'ê' M, I, P, S], n. pr. - Saint Sylvestre. Lo bwin Dieu v's è wèdé vas bêtes et lés-eays d' vate tête; i v's é wèdés dés numres jans. Sint Sauvé, hâteûz v', lés brauves jans . ^ Le bon Dieu vous a gardé vos bêtes et les yeux de votre tête ; il vous a gardés des méchantes gens. Saint Sylvestre, hâtez -vous, les braves gens! (invocation). Vers le soir de la St.-S., les enfants mettaient des mèches dans des co- quilles de noix, remplies d'huile, qu'ils allumaient et laissaient nager dans des baquets, des auges ou dans le ruisseau, en chantant: Lo poùrc Chan s'y naye, Ç n'ai m' manque de r'chats, Trcûs nieus, treûs vieus, Treûs ranconcliiès tôt nieus. Le pauvre Jean s'y noie, ce n'est pas faute dhabits, trois neufs, trois vieux, trois (?) tout neufs. Pendant la nuit, les jeunes gens s'amusaient à épandre les tas de fumier devant les maisons, surtout SKU 6l5 - SAV là où habitait une fille à marier. Cette coutume s'appelait Dequerer. Le lendemain, ils avaient une joie malicieuse à voir les propriétaires des maisons pester contre les mé- chants garnements; et, comme il arrivait qu'entre voisins on s'accu- sait de vouloir accaparer une partie du fumier de l'autre, il en résultait parfois des scènes tapageuses. Pendant la même nuit, dans cer- tains villages de la Seille, les gar- çons décrochaient les volets des fenêtres pour les porter au loin ou les remplacer par d'autres qu'ils avaient enlevés ailleurs. C'était pour les maîtres de maison, le lendemain, une besogne peu agréable que d'aller à la recherche de leur bien. Enfm, les jeunes gens faisaient, avec des coquilles d'œuf entières attachées ensemble au moyen de rubans, une sorte de guirlande qu'ils pendaient au puits où les jeunes filles venaient puiser l'eau de la nouvelle année, considérée comme un préservatif contre les maladies des hommes et des bêtes. Sauvéje [sôvës . . M, I, P, N, sâués- sâovês S, sâuës V], adj. — Sauvage. Lés ~ de Pèvanje, (sobriquet des habitants du village). Sauver (so) [sôvëi . . M, I, P, N, sâvç-sâove . . S, sàvç Y], v. pron. — Se sauver; échapper. Sauvu [sôuû M, I, P, N, sâvœ-sâovœ . . S, sâvê V], s. m. — Trou d'eau derrière la maison, dans les prés; trou plein d'eau où l'on met rouir le chanvre, le lin; étang; réservoir à poissons ; trou d'eau, le plus souvent alimenté par une source qui se trouve au fond. Je vons qwéri l'âwe dons ~ , nous allons chercher l'eau dans le s. V. Ç'at ca i vahh de d'sus /' - , c'est encore un vert (?) de dessus le S. (c'est un soi-disant malin). Sâvc [sàf M, I, P, N, sâp F, V, sâp-sâop S], s. m. — Sable; gravier fin. Hache de ~, roche (pierre) de sable. Sâvé, voir Sauvu. Sâvè, voir Sauver. Sâvéje, voir Sauvéje. Sâvejon [sàvjô S), s. m. — Sau- vageon. Voir Chaujon. Sâvejoni [sàvjçni . . S], s. m. — Pommier sauvage. Voir Chaujon. Saveta' [safla' F\, v. tr. — Gâter un ouvrage. Voir Sèveter. Sâveu, voir Sauvu. Savgnon [savfiô-sawnô-sçivnô M, scjênô-sfinù I, P, sênô-sœnô F, saviiô N, sâojô-savnô-sënô-sôênô-sçyi-seijii S, sçye-seyâê-seiii V], s. m. — Sureau. Quand' lo ~ jiur, lo r'hin fiar ansane, quand le s. Heurit, le raisin fleurit ensemble (aussi). Ouon dés flous d' sèyi, on fèt in bon r'mede pou le pirésJe, avec la fleur de s., on fait un bon remède pour la pleurésie. Lés-of'anls fèyont dés potârds ouon lo sèyi, les enfants font des pétards avec le s. V. Sawgnon, voir Savgnon. Sâvjon, voir Savgnon. Savlon (lo) [savlô M], n. pr. — Le Sablon, vill. près de Metz. Savloni [saulçni M], s. m. — Ha- bitant du Sablon. Savlonïre [savlçmr M], s. f. — Sablonnière. Savon [sauô M, N, S, sovô I, P, V], s. m. — Savon. Saw [saiv-sçw M], adj. — Saoul. J' ïrans n' couché et dreniin lot nat ~, nous irons nous coucher et dor- mir tout notre s. C. H., VI, 288. Sawer, Sawér' [sawë'-sçwë' M, sçwç I, sçwër P, F, sawœ-sawç-sêr N, sa- wêr-sawer-sawf S, sçwor V], v. tr. — 1" Savoir. - s' couhieu et pâler è s' piat mérite, s. se taire et parler a son petit mérite. Lo byin n'at byin qu'austant qu'an sevent an fàre useje. SAW 614 sè le bien n'est bien qu'autant qu'on sait en faire usage. An scvent heun ou c' qu'an sonl, màs an n' scuenl meu ou ç' qu'an vont, on sait bien où l'on est, mais on ne sait pas où l'on va. 2" Pouvoir. Je n' lo sèreûs sofri, je ne le pourrais(peux) souffrir. Sawgnâd [sauiùà-soiviià M, \'\, s. m. — Mauvais ouvrier. Sawgneu {sawûœ-sowiue M, sownç I, P], v. intr. — 1" Faire mal un travail quelconque, l'exécuter avec négligence et trop vite, le gâcher. 2» Toucher à tout. Sawgnon, voir Savgnon. Sawo, voir Sawer. Sawrous [sawru-souTu M, N, soivru . . I, P, saivru S, sovru V\, adj. — Savoureux. Sawyi [sawyi M], n. pr. — Sally, vill. de l'arr. de Metz. Sayâd \sayà . . S], s. m. — Mou- cheron ; éphémère. Sayate [sayat M, N, S, soyol I, P, F, V\, s. f. - 1» Petit seau. 2" Petit seau en bois, sans anse, muni d'un manche, dont on sert dans la cui- sine F. Sayate [sayal M, N, S, soyot I, P, F, V], s. f. — 1» Petite scie. 2° Fau- cille dentelée V. Sayc \say M, N, S, soy I, P, F, sôy V], s. f. — Scie. Saye [say M, N], s. f. — Cépée, bois venant de taillis. Saye [say M, \, S, soy I, P, F, sây- sch'y S, sôy Y], s. f. — Seille, seau en bois. Sâye, voir Saye. Sâyc [sày V], s. f. — Soie de porc. Voir Seûyc. Sayè [saye . . S[, s. m. — Seau en bois. Voir Sèyé. Sayéje [sayës M, N, S, soycs . . I, P, F, V], s. m. — Sciage. Sayeu [sayqe . . M, A', S, soye . . I, P. F, V|," V. tr. — 1" Scier. 2" Faucher. Voir Séyi. Sayerèye [sayrëy M, N, sçyrêy I, P, soy ri F[, s. f. — Scierie. Voir Séye. Sayéye [sayfy S[, s. f. — Fauchée. Sayon [suyù M[, s. m. — Sorte de blouse. Sayon [sayô S[, s. m. — Petit seau. Voir Sèyon. Sayou [sayu M, N, S, soyu . . I, P, soyûfr-soyou) F, soyu-soyêr V (sayta Landrotr)], s. m. — 1" Scieur. 2" Fau- cheur. Saytat, voir Sayou. Sayton [saylô S], s. m. — Orvet. Sayton [saylô S[, s. m. — Instru- ment qu'on introduit dans la bouche des chevaux |)our les mater Ponloy. Sayûre [sayîir . . M, N, S, soyûr I, P, F[, s. f. — Sciure de bois. Sâze [sus V[, adj. num. — Seize. Voir Sôze. Sâzîme l-sfcT/ii S], adj. num. ord. — Seizième. Voir Sôzieuroe. Se [se M, I, P, N\, adj. — Ne se traduit pasen français; c'estune sorte de renforcement de la conjonction et. Ft s' bèye au père toi pyin d'ècus po d' le poussate, et donne au père tout plein d'écus pour de la salade. Et s' pâle de conquête et s' sauiw et s' nos monteur lo Q. corne eiine chèle qu'ai fwèlâye, et s' maudit le foûrtune, et parle de conquête et se sauve et nous montre le c..., comme un chat qui est fouetté, et maudit la fortune. E. M.. 1819. Se [se M, X\, adv. — Si ; aussi; tellement. - groûs, tellement gros. Voir Si. Se, voir Si. Se [se V|, interj. — Cri pour faire avancer les bœufs. Se |.s("' . . M, I, P, /, sa' F, sêi-sqe N, sâ-sç . . S, sa V], s. m. — Sel. Mais li i yrin d' - d'zos le quâwe, mets lui un grain de s. dessous la que. Se dit, par plaisanterie, quand il s'agit d'attraper une bête qui se se — 615 - SEC sauve. — In' manjreu m' in bichèt de sa' louci, il ne mangera pas un bichet de s. ici (il n'y fera pas long feu). Lo sa gote, sîne dé piô, le s. goutte, signe de pluie V. Se [sç gén.), pron. poss. f. — Sa. Sèbat [sçba M, N, sçbç I, P, sabo S, sobo V], s. m. — 1» Sabot (an propre et au figuré). Mate lo ~, mettre le s. (enrayer une roue). Voir Ché. Èle è cassé s' ~, elle a cassé son s. Se dit d'une fille enceinte. — D'în sobol i sale sis ène sèuèle, d'un s. il saute sur une savate (coq -à -l'âne). 2" Mauvais instrument. Sèbatcr [sçbatê' . . M, N, sqbçle . . I, P, sçbolç V\, V. intr. — Faire du bruit en marchant avec des sabots. Sèbatieu [sçbalyœ M, N, sçbçlyç I, P, sabçliji S, sçbçle V], s. m. — Sabotier. Cordonieu, maii chaussé, sèbati, ca pis, cordonnier, mal chaussé, sabotier, encore pis. Sèbèt [sçbç gén.], s. m. — 1" Grand bruit accompagné de désordre; dispute. Tanloûl, j'èrâ l' ~ d' mè mère et de nï père, ce soir, j'aurai le s. de ma mère et de mon père (je serai disputé par eux). G. H., VI, 71. 2" Sabbat (nom que l'on donne à un enfant remuant). 3" Nom injurieux que l'on donne à une femme méchante, acariâtre, mal- propre, échevelée. 4" Lieudit assez fréquent (lieu où se fait le sabbat). Sèbot, Sèbotè, Sèbotiè, voir Sèbat, Sëbater, Sèbatieu. Sèboiilcr [sebùlê' . . M, I], v. tr. — Jeter des pierres. Sèc [sçk M, I, P, N, sak F, sçk- sçs-sçs S, sçs-sçk V], s. m. — 1" Sac. / ~ sans fond (personne qu'on ne peut rassasier^. I ~ è vin, un s. à vin (un ivrogne). 'L è V ~ , il a le s. (il est riche). Dreumîn corne i -, dormir comme un s. (dormir profondément). 'L è pyin s' ~, elle a plein son s. (elle est en- ceinte). — / n'ol m' béte dons s' chèch, il n'est pas bêle dans son sac (quand il s'agit de ses intérêts). Cél' que tyint l' chèch ol àssi cou- pîibe que cet' que mot d'dons, celui qui tient le s. est aussi coupable que celui qui met dedans. D'in chèch dé charbons i n'in sèrât pwint sâtè fiés d' Manche fèrlnc, d'un sac de charbons il ne saurait sortir de la blanche farine (bon chien chasse de race). V. 2" Estomac du porc. Sècâye [sçkây S\, s. f. — Ce que peut contenir un sac. Voir Sèkéje. Sécenâd [seznâ V], s. m. — Per- sonne qui est difficile pour la nour- riture. Voir Seucegnâd. Sécenè [sezne V], v. intr. — Manger sans appétit, du bout des dents, presque avec dégoût. / n, minje mi dé bon kér', i n' fèl que d' -, il ne mange pas de bon cœur, il ne fait que manger du bout des dents. Sèch, voir Sèc. Sèchat [sçsa M, N, S, sesç I, P, sasç F\, s. m. — Petit sac. Voir Chèchat. Sèchâye [seMy . . M, I, P, N\, s. f. - Contenu d'un sac. Sèchot, voir Sèchat. Sèchu [sçsiï S\, s. m. — Séchoir. Voir Chachu. Sécier \sesye,-yœ V\, v. tr. — Sucer. Voir Seucieu. Sècogneu [sçkçnqe . . M, I, P, N\, V. tr. — lo Abîmer qqch. ; gâcher un ouvrage. 2" v. intr. Mal tra- vailler. Secouwatc [s{e)kuwal - çskuwal - çs- kuyat S\, s. f. — Panier à salade. Voir Caye-salâde. Secouyeu {s(e)kuyœ . . M, I, P, çskçwai F, askuyi - çskuyi S, qskuwç V\, V. tr. — Secouer. Quand-on-n- askoùye sés-âles, on péd ses pieumes, - 616 SFX SEL quand on secoue ses ailes, on perd ses plumes (on ne peut faire d'ome- lette sans casser des œufs) S. Sccrètâre [s(e)krçlàr . . M, I, P, N\, s. m. — Secrétaire. Sccrèyemant [s{e)kreijmâ M\, adv. — l» Secrètement ; à la dérobée. 2° Avec crâneric; avec arrofjance. Sècula [s^kïilà . . M, I, P], s. m. — Du latin Saccula. / vaut miens i bivin ~ qu'i mauvâs sèciilôrom', il vaut mieux un bon s. qu'un mau- vais saeciiloriim (un tiens vaut mieux que deux tu l'auras). Sediat [sedya N], s. m. — Hoquet. Voir Seguiat. Scdon [sedô M], s. ni. — Saxi- frage; cresson des vaclies. Sefât [s{e)fà . . M, I, P. N], adj. — Si fait, semblable. Eune s'fïile nace, une noce semblable. Sègârd [sçgâr V], s. m. — Sagard. Ségnâye [sên&y . . N, P], s. f. — Saignée. Voir Singnâyc. Sègne [sç/î /, P], s. m. -• Signe. Voir Seugne. Le plus souvent on dit Sine. Sègnè [sçiiç I, P], V. intr. - 1» Faire le signe de la croix. 2" Gué- rir en faisant des signes cabalistiques. Ségnè |sê/7e . . P, F, N, S, V\. v. tr. — Saigner. Voir Sîngneu. Ségnon [sêfiô F, S], s. m. — Su- reau. Voir Savgnon. Sègnou [seriii . . I, P], s. m. — Personne qui guérit. Se dit sur- tout du guérisseur qui oi)ére par secrets, en récitant des formules d'incantation. Segon [s(e)gô M], s. m. — Nour- riture que l'on donne aux porcs. Segu, voir Seguiat. Seguiat \segya M, seiiya-sçdtia N, segû Vittoncourt], s. m. — Hoquet. Voir Heuquat. Seguieu [segyte M], v. intr. — Bredouiller. Sehaule [seyûl M, F], s. m. — Fossé couvert qui sert à l'écoule- ment des eaux. Séje [ses . . gén.], adj. — Sage, qui se conduit bien ; pudique ; chaste. Eune bâcèle -, une jeune fille sé- rieuse, dont on ne dit licn. - fome, sage-femme. Séke [sek V], s. m. — Sucre. Voir Seukc. Seké \s(e)ke V], adj. — Qui ne laisse pas facilement connaître son opinion; dissimulé. Oli! vos n' sêrâz ryin po li, 'l ol bin trop ~ , vous ne saurez rien par lui, il est bien trop discret. Sèkèjc [sekês M, sçkyây N, sekây . . S], s. f. — 1* Ce que peut con- tenir un sac. Voir Sèchâyc. 2" Grande quantité. Sèkiate \sçkyat S, sçkyol V|, s. f. — 1" Serfouette ; binette. 2" Mau- vais outil, qui ne coupe pas. Sèkiâye, voir Sèkéje. Sèkié, voir Sèkiu. Sèkicu [sekyœ . . M, I, P, F, sa- kyi F, sekyœ-setyœ N, setsf-sçtye . . S], v. tr. — Sarcler. Sèkîn \sçkî M, /], s. m. — Outil qui sert à couper les chardons. Sèkion \sekyô M, I, P, N\, s. m. — Ensemble ; groupe ; tas. Sèkiote, voir Sèkiate. Sèkiou \sçkyu . . M, /, P, sakyu F, sekyu-sçtyu A', setsu-setyu S\, s. m. — Sarcleur. Sèkiu [sçkyû M, I, P, sakyû-sekù F, sçkyû-sçtyii, setsœ-sçtyœ . . S, sçkyv-sçtyë V], s. m. — Sarcloir. Sèkîj, voir Sèkiu. Sela [s(e)la M, N, s(e)lo /, P, F, S, V], s. m. — Soleil. Lo - mcussanl, le s. couchant. Lo ~ è ses dants, le s. a ses dents (le s. luit, mais il fait froid quand même). Vè l'an coucheu pu Ion qu' lo ~ meusse, va-t'en coucher plus loin que le s. se couche (va-t'en hors de mes yeux). 617 — SEL SEM Ç'at lo ~ gueuyri qu'anjale lés maas v'iis, c'est le beau soleil d'hiver qui gèle les mal vêtus. Se dit quand il fait un beau soleil et qu'il fait froid en même temps. Tolè ou ç' que r ~ lit, là où le s. luit (où il y a qqch. à gagner). Tone ~, èvance, quînzinne , anreje , bougre d' mâle, tourne, soleil, avance, quin- zaine, enrage, bougre de maître (paroles que disent volontiers les ouvriers qui souhaitent que le temps passe vite pour qu'ils puissent toucher leur salaire). Roje ~, grand poussai, rouge s., grande poussière. / haye lote le Jonâye sans so r'poù- sieu, sans minjeu èl va ica s' coucheu sans soper, il marche toute la journée sans se reposer, sans manger et va encore se coucher sans souper? — Lo s'ia (devinette). — I ferai bin Iras s'Ios pou fére chochi, il faudrait bien trois (jours de) soleil pour faire sécher. Lo s'io conse dons in pél Irou, i piéré d'min, le soleil se couche dans un mauvais trou, il pleuvra demain. Vol le piô que chél et lo s'io que lit, ç'ot lo sotrè que bel se fôme, voilà la pluie qui tombe et le soleil qui luit, c'est le diable qui bat sa femme V. Voir ChandeûlCj Reû. Sélate [sêlat M, N, S, sêlçt I, P, V\, s. f. — 1° Tabouret où l'on s'assied pour traire les vaches; escabeau à trois pieds où l'on place la cuve qui contient la lessive. 2" Partie de la voiture. Voir Ché. 3" Partie de la schlitte. Voir Hhlite. Sèlc [sçl M, I, P, F, N, sêl S, Y], s. f. — Selle. Selé, Seleu, voir Seli. Sèlegni [selni M], n. pr. — Sillegny, vill. de l'arr. de Metz. Sélemont [sêlmô V], adv. — Seule- ment. Voir Solemant. Seli [s(e)/z M], n. pr. — Silly-sur- Nied, vill. de l'arr. de Metz. Seli [s(e)li M, /, P, N, s{e)lv . . S, s{e)le V], s. m. — Instrument muni de pointes de fer, ressemblant à une carde, qui sert à débarrasser le chanvre et le lin de toutes les ma- tières dures. / s'èrdrosse corne in ~ d' chêne, il se redresse comme une carde à chanvre (il est fier) V. Voir Pu. Selo, voir Sela. Sélotc, voir Sélate. Sèlut Iselû M, I, P, N, sali V], s. ni. — Salut. Sema, voir Semau. Sèmâ(r)d [sçmâ(r) P], s. m. — Jachère. Scmance (5(e)mâs gén. {s(e)môs Y)], s. f. — Semence. Semanse . [s{e)mâs S], s. f. — Li- sière d'une étoffe. Voir Semosse. Semârd, voir Semâd. Sematc [s(e)mat M, N, s(e)mot L P\, s. f. — Brocoli, rejeton de chou. Semau is{e)mô M, I, P, N, s(e)mâ S, Y], s. m. — Branche d'un arbre abattu; fagot. Semau [s(e)m5 M, /, P, N\, s. m. — Légumes et, en général, tout ce qui se sème. Semâycs ls(e)mây . . M, I, P], s. f. pi. — Étoupes grossières de lin. Semeçon [s(e)/7isô gén. (semsô Y)], s. m. — Séneçon ; lamier. Lo sém'- çon dit à mouron: Le mâtrosse ot è le màhon? — Se '/ ot è le mâhon, r'ièvons nos, le s. dit au mouron : La maîtresse est à la maison? — Si elle est à la maison, relevons- nous. Cette mauvaise herbe repousse vite quand on l'enterre en bêchant V. Semécot [smëkç M, I, P\, a. pr. — Semécourt, vill. de l'arr. de Metz. Sèmcdi [s^mdi gén.], s. m. — Sa- medi. Seméne, voir Seminne. Semére, voir Semeûre. Semèrtrat [s{e)mçrtra M, N, s(e)- mçrtrç I, P], s. m. — Oiseau qui - 618 — SEM SER fait son nid dans les crevasses des murs. Semèsse |s(e);ïiçs M], s. m. — Se- mestre (confié de six mois qu'on accordait autrefois aux soldats qui faisaient sept années de service). Semeûre [s(e)mœr S, s(e)m(T V], s. f. — Fil de la Ste. Vierge, fil de St.- Martin. Semèyc \s(e)mêy M, I, P], s. f. - Semaille; serais. Scminne lx(e)mèn M, I, s(e)mên P, F, S, V, s(e)mën-s(e)mèn N\, s. f. — Semaine. Le grand -, la s. sainte. Le ~ inalâije, la s. mêlée (les jours gras). Peut dieumanche, bé liiidi, wète ~ ; bé dieumanche , peut lindi, bêle ~, vilain dimanche, beau lundi, sale s.; beau dimanche, vilain lundi, belle s. Semonce, voir Semance. Semonde [sie)môt M, /, P, X\, s. f. — 1" Publication de mariage. 2" Couples de jeunes gens et de jeunes tilles, proclamés lors des Vauscnates. Prokièmer lés ~ de iènàye, proclamer les mariages de l'année. Semonse, voir Semosse. Semosse ls(t')«io.s M, /, P, X, sa- mus F, s(e)màs S. s(e)môs Y], s. f. — Lisière d'une étolTe ; bord d'une toile de tisserand. Sèmote, voir Scmate. Semouye ls(e)nuiy gén.], s. f. — Semoule. Scmoyè [s(e)moyç V], v. intr. — Sommeiller. Voir Sômicu. Semu \s{ç)miï F\, s. m. — Semoir. Semu [s(e)mii M, /, P, F, N. so- niœr S\. s. m. — Espèce de grand tablier où le .semeur met le grain qu'il sème. Senau [s(e)nô M. /. P. F. X, s(ç)nfi S ], s. m. — Grenier sous les combles, où l'on met le foin. Séné [sên P], s. f. — Scène. Voir Sinne. Séné [sën P], s. f. — Sève. Voir Simme. Sènote [senol /, P\. s. f. — Son- nette. Voir Scunate. Sèpcnére \sçpnêr Y], s. f. — Sa- pinière. Sèpenot \sepno Y], s. m. — Petit sapin. Sèpèrer [seperê' . . M, L P. X\. V. tr. — Séparer. Sèpîn [sçpî . . gén.|, s. m. — 1" Sa- pin. Ce pare lo ~, ça sent le s. (on va bientôt mourir). 2" Hotte de vigneron, ainsi appelée parce qu'elle est ordinairement en sapin. Sèpou \sepu . . M, /, P], s. m. — Sajjeur. Sèptambe [septàp gén.|, s. m. — Septembre. Quand-i pieiil ans quate tams d' ~ , lo raboron fat dons liènes, quand il pleut aux Quatre-Temps de s., le laboureur fait deux semailles. Quand' scplambe ol oiiin, si lé sau- l'rèle chante, X'èchète pwèt d' biè po mole an vante. Quand s. est venu, si la sauterelle chante, n'achète point de blé pour mettre en vente P. Sepitdïre, Seputdirc ls(e)pidJr-s(e)- pûdïr M. /. P. X\. adv. — Se peut dire. Quand on dit: poquè, pour- quoi"? et qu'on répond -, cela si- gnifie: je crois, parce que. Sèquant [sçkà M. /. P\. adj. in- défini. — Fréquent. Eune - fwès, une fréquente fois (très souvent) ; eune - v'iejes, une quantité, beau- coup de villages. Sèquanle \sekàt M. /. P. X. S (sekêy Saulny)|, s. f. — Grande (piantité, profusion. On entend aussi Sèquant. Sèqueune [sçkœn M\. s. f. — Terme (lu jeu de la Beuye. Sèquéye, voir Sèquante. Sér' [sër A'), v. tr. — Savoir. Voir Sawcr. Sér' [sër Y\, s. f. — Sœur. Voir Sieu. SÉR — 619 — SEU Es- Sèrbat [sçrba M\, s. m. carbot. Sére [sêr V], v. tr. — Suivre. Voir Hhûre. Sèrhon [sçryô . . /, P], s. m. — Ré- colte des fruits. Voir Seurhon. Sèrious [sçryii Bue], s. m. — Sé- rieux. J' tèrâ m' ~ è dons mins, je tiendrai mon sérieux à deux mains. Sèrioûseté [sfryûstê> . . M, I], s. f. — Gravité. Séris, voir Seuris. Sèrjant [serjà M\, s. m. — Bois carré que l'on plaçait sur le pain de l'ancien pressoir à bascule. A Vallières, on mettait trois morceaux de bois, le sergent était celui du milieu. On buvait un petit verre chaque fois qu'on le plaçait. Sèrjon, voir Sèrhon. Sèrpant [serpà gén. (sçrpô F)], s. m. — Serpent. Sèrpant-d'âwe [serpâdàw M], s. m. — Serpent d'eau (anguille). Sèrpate [serpat S\, s. f. — Serpette. Voir Sarpatc. Sèrpon [sçrpô M, /], s. ni. — Cou- teau de vigneron. Sèrpont, voir Sèrpant. Sèrtiau [sçrlyô M, I, P\, s. m. — Sorte de poire. Sèrûri \sçrùri M, I, P, F, N, sçrùryi . . S, V], s. m. — Serrurier. Servante [sçrvât S], s. f. — Sup- port qui soutient la broche. Fig. 71. Serve [sçrf P, F], s. f. — Sevrage. Se dit surtout des jeunes porcs. Servi [servi - srevi M, N, servi I, P, F, S, V], V. tr. — Servir, être au service de qqn.; placer sur la table pour être consommé. Autrefois, chacun se servait à table : On ne r'wâte meu cheuz lu loii premîn qu' s'rè servi, Chèkin prand sus s'n èssiéte è minje è s'n aupelit. On ne regarde pas chez lui le pre- mier qui sera servi, chacun prend sur son assiette et mange à son appétit. C. H., I, 207. — Quand on s' sèrvôr lo pilan d' pweue, quand on se servait du pilon (mortier) à poivre. Sèrviatc, Sèrviotc [sçrvyat M, N, S, servyçt I, P, F, V], s. f. - Ser- viette. Sèrvou [servu . . gén.], s. m. — Servant à la messe. Ses l^e gén.], pron. poss. — Ses. I Sètchè, Sètchcû, Sètchou, Sètchu, voir Sèkieu, Sèkiou, Sèkiu. Sètiâd [sçtyâ V], s. m. — Impru- dent. Sètiè, Sètieu, Sètiou, Sètiu, voir Sèkieu, Sèkiou, Sèkiu. Seu [sep N\, s. m. — Sel. Voir Se. S eu [sœ M, I, P, N, scè-swa F, sa-sd-sô"-sçw S, sç V], s. f. — Soif. J'â ~ corne i-n-èponje, j'ai s. comme une éponge. — 0! f è so! Èh ! f os corne Diàdot Molol, quand' t n'es m' fîm, f es co so. Eh byin, bwos â ki d' Chèrmole, t'èrés in godot. Oh! j'ai s. — Eh bien! tu es comme Claude Mollet, quand tu n'as plus faim, tu as encore soif. Eh bien, bois au c... de Charmette( ?), tu auras un godet V. Seuçâd, voir Seuciâd. Seucegnâd [sœsnà M, seznâ V], s. m. — !• Qui est difTicile pour la nourriture ; qui ne sait s'il veut manger. 2" Qui hésite; qui est indécis au travail. - 620 - SEU SEIJ Seuccmant [scesmù M], s. m. — Sucement. Scucegnate, voir Seuccgnon. Scucegnon [scesnô M, I, P A'|, s. m. — C.liose que l'on suce. Se dit particulièrement des calices de cer- taines lleurs qui contiennent un li quide sucré que les entants aiment à sucer, par ex. l'ortie blanche. Seuciâd \xœsya . . M, I, P, N, sœ- sû . . F, S], s. m. — Suceur. Scucicu [sœsijff . . gén. {sesijv,-i/œ V)l, V. tr. — 1* Sucer. 2" Épuiser. Se dit des terres que l'on fait rap- ])orter plusieurs années de suite. / seiice SCS teres, il l'ait trop rap- porter ses terres. — / lés séç'rât Jusqu'à biunc dvs-yés, il les sucerait jusqu'au blanc des yeux V. Seucion, Seuçon \sœsyô M, I, P, N, sœsù F, S\, s. m. — Suçon (mor- ceau de racine d'iris, pendue à un cordon autour du cou, que les en- fants sucent). Scucrâtes [sœkrûl . . F, S\, s. f. pi. — Sucreries, articles de conli- serie. Scucrâye [sœkiûy . . M, I, P\, s. f. — Mijaurée. Seucrer [sœkrê' . . M, I, P, F, X, S], V. tr. — Sucrer. Scugnâd [sœnâ . . S], s. m. — Rôdeur. Seugnate [swinil (londrexange], s. f. — Houlette en cuivre qui sert à couper la pâle. Seugne |sqp/î M, sçn I, P, sïn V\, s. m. — Signe. Le plus souvent, on dit Sine. Seugneu [sœnœ . . M, I\, v. tr. — Gâter. Seûgni [scêni S\, v. intr. — Hôdcr. Seûgnon |a-

r>nc' . . M, /, P, X, s(qs)nai - siinw F, s(œ)nç-sûnç . . S, sïnç V\, V. tr. et intr. — Sonner. ~ an janl moût, s. en gent mort (sonner à mort). Scunerèyc [sœnrçy M, I, P, X], s. f. — Sonnerie. Seunou \s(œ)nu . . M, I, P, X, su- noio F, sinu V|, s. m. — Sonneur. Seïir [sût M, I, P, X, sa S, sç V], s. m. — Soir. Prières du soir (la seconde est plaisante): / Quand' j'antèr dans mo bè bianc lit. Quiète bés-anjes je Ircuve : Dons ans pieds, dons an chèvot; Lo bu'in Dieu y ol byin hhûr'manl. Lo bwin Dieu, ç'ot mo père; Le Sinle Vièrje, ç'ot mè mère; Sinl Piére, ç'ot mo paré ; Sint Josèf, ç'ot mo cosin, FI (juè lo bwin Dieu mo fèyêsse Le grâce de byin dremin. Quand j'entre dans mon beau blanc lit, quatre beaux anges je trouve: SEU 621 SÈY deux aux pieds, deux au chevet; le bon Dieu y est bien sûrement. Le bon Dieu, c'est mon père; la Sainte Vierge, c'est ma mère ; saint Pierre, c'est mon parrain ; saint Joseph, c'est mon cousin; et que le bon Dieu me fasse la grâce de bien dormir. // Torléon du (tortus on Du ?), dans V [cwin d' note fu ! J'à ène jambe de trambe, Je ne pieus ètande ; J'â ène Jambe de chenevru. Je ne pieus lire dessus; J'â ène Jambe de cogneuU, I faut vile que J'oleusse au lit. Tortéondu (tous à Dieu?), dans le coin de notre feu! J'ai une jambe de tremble, je ne peux attendre ; j'ai une jambe de chènevotte, je ne peux tenir dessus; j'ai une jambe de (bois de) cornouiller, il faut vite que j'aille au lit Pierrevillers. Seûr [sœr M, I, P, N], s. f. — Sœur de charité. Voir Sieu. Sciire [sœr S], v. tr. — Suivre. Voir Hhûre. Seurfi [sœrfi M], s. m. — Sourcil. Seurhon [sqerfô M, sçrjô . . I, P], s. f. — Récolte des fruits. Scuris [s(œ)ri M, N, s(qs)ri-s(e)ri I, P], s. f. — Souris. Poûre corne eune ~ d' matin, pauvre comme une s. d'église. An n' prenent meu lés ~ dans l'araye d'eune chète, on ne prend pas les s. dans l'oreille d'un chat. ~ qu' n'è qu'i trou at bijin- toût hèpâye, s. qui n'a qu'un trou est bientôt attrapée. / fût le ~ et s' lèye mate le quâwe, il fait la s. et se laisse mettre la queue (il in- vente et afTirme des mensonges). Scurjon, voir Seurhon. ScurprTsc [sœrprîs M, I, P, N], s. f. — Surprise. Scussegnon, Seussion [soesiïd M, sœsgô N], s. m. — 1» Grillon, cricri. 2» Personne malingre. Seut [sœ M, N], adv. — Soit. Or- dinairement, on dit que ç' seut, que ce soit. Que ç' seut, s'is font profit de çou que j' lou dira, J'èrà rampyi mè lâche. Soit, s'ils font profit de ce que je leur dirai, j'aurai rempli ma tâche. C. H., I, 4. Seuyat [sœya M, N, S, sqeyçl, P, siya LandrofT, sçyç V\, s. m. — Seuil. Seûyc [sôêg M, I, P, scéy-suy F, sœy-syœy N, sôy S, sây V], s. f. — Soie de porc. SeQyc [scêy F], s. f. — Suie. Voir Sicîiye. Seuyeu [sqeyœ Hémilly], s. m. — Homme rude, brutal. Seûyon [sœyô M, I, P, N, sôyô S], s. m. — Maladie des porcs, cau- sée par des soies qui croissent dans le gosier. Seuyot, voir Seuyat. Sèvant [sevà gén.], adj. — Savant. - corne i lîve, s. comme un livre. — Été pus ~ que V diàle, être plus s. que le diable S. Sèvète [sevçt gén.], s. f. — 1" Sa- vate. T es seu ? — Bwès dans eune -.Tu as soif? Bois dans une s. (expression en usage dans le paj's messin). 2" Jeu messin ressemblant au jeu du furet. Sèveté, voir Sèvetieu. Sèveter [seftêi . . M, S, saflw F], V. tr. — Gâter un ouvrage. Sèvetieu lsçfty(f . . M, I, P, N, sçftç' . . S, sefle V\, s. m. — Savetier. Sèvroûseté \sevrûst& M], s. f. — Saveur, sapidité. Sèyat \seya M\, s. m. — Sifllet fait de l'écorce du saule. Sèyate [seyat M, N, seyot I, P], s. f. — Seau plus large et moins long que le seau ordinaire, qui sert à tirer du vin. Sèyate [sçyat M, N], s. f. — Petite scie de charron. SÈY - 622 - SIM Sèyc \sey M, I, P], s. f. - Seau. Qui at ç' que danse an-n-alanl an vatje et qu' brât an r'venanl s'tit? — Le - , qu'est ce qui danse en partant et qui pleure en rentrant? — Le s. (devinette). Séyc \sêy S, Y], s. f. — !•' Grande scie. 2° Scierie. Voir Sayerèyc. Séye, voir Sile. Sèyé \sçtje Y], s. m. — Sureau. Voir Savgnon. Sèyé \.teyë' M, I, P, \, sayç' . . S, spye V\, s. ni. — Seau en bois avec une anse ou poif^née de côté, qui sert à traire les vaelies. l pieu- veûl f - , il pleuvait à s. (très fort). Fig. 72. Séycr \scye,-y(e Y, sêyi S\, v. tr. — Couper les blés avec la laucille. Voir Sllieu. Sèyeû, Sèyi {seycê Y. sçyi S, Y], s. ni. — Sureau. Voir Savgnon. Séyi, voir Si5yer. Sèyîn \sçyi . . M, [], s. ni. — Graisse de porc non Tondue. Sèyon [seyô M, /, P, \, sayô S, soyô V\, s. m. — 1" Petit seau ; petit récipient adapté à un lonj,' nianclie et servant à puiser de l'eau r. \'oir Jctou. '!'• Hénitier. Sèyote, voir Sèyatc. Sèyu [sçyii S\, s. ni. — Sureau. Voir .Savgnon. Séyou, voir Sîlou. Si [si-sç M, I, P, N, sise \'|,conj. — Si..S( l'eus v'ieûz, si vous voulez. Si [si {^én.l, adv. — Si. - têrmant, tellement, tant. Dans le Vosgien, on dit Siot à qqn. qu'on tutoie, 0, qu'si, quand on dit vous. Siancious \syàsyu . . gén.], adj. — l" Habile; inlellisent; industri- eux. 2" Satie. Siaumc Isyôm M, I, P], s. f. — Discours insigifiant, baliverne. C'est «psaume», avec son ancienne pro- nonciation (Ch. Bruneau). Sicoupe \sikup Y\, s. f. — Sou- coupe. Sîe, voir Sicûyc. Siéke |.s(/êA- gén.), s. m. — Siècle. Sien' \syen P, F, Y], pron. poss. — Sien. Ç'ot d' è ~, c'est à lui V. Voir Syin. Sicu {syœ M, I, P. X, sêr Y], s. f. — Sœur. Voir Scïir. Sieulvanje Isyœlix'is M, I, P\, n. pr. — Silvange, vill. de l'arr. de Metz. SiGuve \syœf N\, s. f. — Sevrage. Sicûye [syœy M, I, P, N, siry F, sty-siiy S, si Y], s. f. — Suie. Voir Èméhh. Sicûyc \sy(ry \\, s. f. — Soie de pore. Voir Seûye. Sigan \sigà Y], s. m. — Tapage, dispute. Signifiancc [sinifyâs M, I], s. f. — Si<;nification, sens. Sila', voir Sïlicu. Sile \sH M, I, P, F, sJl-sTy S, scy S, V|, s. f. — Faucille. Sïlicu \sTly(r . . M, I, P, silœ-siyi F, sily(r-siy(p N, sëyi . . S, V). v. tr. — Couper les céréales avec la faucille. Seyi â bié, coujier le blé S. Sîlou \sîlu . . M, I, P, sTIu-sTi/u X, sëyu S, Y\, s. m. — Celui ;i gén.], s. m. — Souci. Peunieûz pus d'~. prenez plus de s. (soyez plus raisonnable). Panre pus a dés ~ , an font f" qu'an veuyent, avec de l'argent, on fait ce que l'on veut. Quand-an z-ont dés ~ , ç'al beun âhieu d' fâre, quand on a de l'argent, c'est bien aisé de faire (ce qu'on veut). Soûbrequat [sûbrçka M, sûbreko I, P, sobriko Woippy, sôbreka- sûbrçka X, subrike V|, s. m. — Sobriquet. Soiibrcquat [sûbrçka M\, s. ni. — Acompte que l'on prend sur un repas quand on a trop faim pour attendre. SoQbrcté [sûbrelê' M], s. f. — So- briété. Soûcriycu [sûkriyœ . . M, /, P, sô^kriyce - sûkriyqc X], v. tr. — Plaindre. J' soukrhje lo poûre vieus' je plains le pauvre vieux. Soudard [sudàr . . gén. (suldâ F)\, s. m. — Soldat; d'ordinaire, sol- dat d'infanterie. Feuhhe corne don Iran d' - , sec comme de l'étron de s. — Ole ~, faire son service militaire V. T'as corne lo ~ di pape, leu n' l'an t>âs m' que pa lo bé tams, tu es comme le s. du pape, tu ne t'en vas que par le beau temps S. Soudârerasse, Soudârcrosse [su- dârras M, X. S, sudârros l, P\, s. f. — Femme hardie; souvent femme dévergondée. Souder [sûdi' gén.], v. tr. — Souder. Soufri [sufri F, 1, V), v. tr. et intr. ~ Souffrir. Voir Sofri. Soûgne [sûn M, son X\, n. pr. — Soigne, vill. de l'arr. de Metz. Sougni [suni F], v. tr. — Soigner. Voir Swègneu. ! sou 6215 - SOÙ Soûgnon [sûnô I, P], s. m. — Su- reau. Voir Savgnon. Souhâdier [siihâdye . . V, F], v. tr. — Souhaiter. Voir Sohâdieu. Souhât [suliâ F. V], s. m. — Sou- liait. Voir Sohât. Souhhener |sux'iê' M], v. intr. — Se promener par pure curiosité. / souhheune dans tôt lo v'ieje, il se promène dans tout le village (pour voir ce qui s'j' passe). Soûl [su M, I, P, sô-sû F, sû-sçw N, sô-sçw S, sô V\, adj. — 1" Rassasié. Tiat-ç qu'ai tojos ~ èl n' bivèi jèmâs? — Lo sou. Qui est-ce qui est toujours soûl et ne boit ja- mais? — Le sou (devinette). J'â tojos seû, j" bwès tojos et je n' sus jèmas ~ ? — Lo phhon, j'ai toujours soif, je bois toujours et je ne suis jamais soûl? — Le poisson (devi- nette). Voir Grînve. Ç'at dés-omes ~ qu an sevent tojos le vérité, c'est des hommes s. qu'on sait toujours la vérité. 2" Fatigué. - d' tocheu l'ankieume, f. de toucher l'enclume. J' sus soCd de l'antande, je suis f. de l'entendre. 3" Ivre. Soula' [sula' F\, s. m. — Soulier. Voir Sole. Soûlant [sûlà M, I, P, N], adj. — Enivrant. Souldât, voir Soudard. Soulèji [sulqji S, V], v. tr. — Soulager. Voir Solèjeu. Soûler [sulê' . . M, I, P, N, sôlç- sû/ç V], V. tr. — Soûler. Sofllon [sûlô gén. (sû/p F)], s. m. — Soulard. Soûlot, voir Soûlon. Soumâd [sumà M], adj. — Sournois. Soumate [sumal S], v. tr. — Sou- mettre. Voir Somate. Soume [suni F], s. f. — Somme (argent). Soume [sum F], s. m. — Sommeil. Voir Some. Soflmc [sûm-sôm M, sûm I, P, sôm-sô"m N], s. f. — Charge de blé, de farine en sac; quantité de blé qu'on confie en une fois au meunier pour qu'il la transforme en farine et en son. J'ènans eune ~ au molin, nous avons une charge de blé au moulin. Soûmieu [sûmyqe . . M, I, P, iV, sômi F, sômye V], s. m. — Planche de plus de 12 pouces d'é- quarrissage; poutre (partie d'une ferme). Voir Fig. 73. Souna' [sunai F], v. tr. — Sonner. Voir Scuner. Sounow [sunow F], s. m. — Sonneur. Voir Seunou. Soupi [supi S, V], s. m — Soupir. Voir Sopir. Soupiémon [supyemô V], s. m. — Pluniule, premier bourgeon de la plante. Soupira [supirâ . . S, V\, s. m. — Soupirail. Voir Sopirau. Soûrbe \sûrp M, I, P, sôrp-sûrp N], s. f. — Sorbe. Soûrbi [sûrbi M, I, P, sôrbi N, sorbe' S], s. m. — Sorbier. Soûrcieu [sûrsyqe . . M, I, P, sôt- syqe - sûrsyqe N, sôrsi S, sôrsye, - yce V\, s. m. — Sorcier; personne qui sait jeter un sort, faire des sor- tilèges, dans le but de nuire ou de guérir un mal. Tout sortilège est lié à des signes ou à des conjura- tions, dont la plupart ressemblent à des prières; le fond est souvent chrétien, parfois païen, le plus fré- quemment incompréhensible. Sourcroute [surkrut M, surkrut- siikrut-solkrut I, P, fyçrjut, jçw- krçwt- surkrut -sçwkrowt F, surkrat- sùrkrut N, surkrut S, sirkrut- surkrut V], s. f. — Choucroute. Soflreuyat, Soûreuyot [sûrœya M, S, sûrœyç I, P], s. m. — Oeil dor- mant de la vigne, second bour- geon. sou 630 - SOU 0) 03 o 3 a o .S S E ^ •« a. eu J S ;=, u 1 1 ^ a XI 0} 3 M e 13 11 o J3 O £ o à '^ CM >0 Tl (~ « 3 0) •^ I «- 'g o > sou - 6311 SOY Sourîe [suri S\, s. f. — Partie de la voiture, de forme triangulaire, qui est adaptée au timon et glisse sous la Lonzinne. Voir Hhurîe, Ché. Sourlandemin, Sourlondémin [sur- làdmê . . M, I, P, N, S, siirlôdemè V], s. m. — Surlendemain. Sournwète [surnivet V], s. f. — Sornette, billevesée. Sourpanre [siirpàr V], v. tr. — Surprendre. Voir Sorpanrc. Soûrpelîns [sCirp(ç)lI . . M, I, P, sô''rp{e)lî - sùrp(e)ll N, siirpli V], s. m. — Surplis. Soûrt [sûr M, I, P, sôT-sûr N, sôr S, V], s. m. — Sort, maléfice. Soûrtâye [sûrlaij . . M, I, P, sûrti F, sôTtây - sûrtày N], s. f. — Sortie; issue. È le ~ d' le masse, à la s. de la messe. Soûrte [sûrt M:I,P,F\,s. f. - Sorte. Soïirti [sûrti M, I, P, F, sôtH- sûrli N, sçrti S[, v. intr. — Sortir. Soîirtie, voir Soîirtâyc. Sourvoyer [siirvoye V[, v. tr. — Surveiller. Voir Sorvayeu. Sous-tit [su/i F, LandrofT], loc. adv. — A la maison. Voir Sos-tit. Soutane [sutàn . . gén.], s. f. — Soutane. Au dix-huitième siècle, la s. était un costume de chœur et de cérémonie. Le clergé portait, comme costume de ville, l'habit noir à la française ou la lévite avec des culottes courtes. Voir Lo bèlome, 435, où le curé revêt la s. pour assister au repas de bap- tême. Soutenin [sutnë F, sutni S, V[, v. tr. — Soutenir. Voir Sotentn. Sourvayi, Sourvoyer, [siirvayi S, siirvçye V], v. tr. — Surveiller. Voir Sorvayeu. Souwâye [siijivây . . M, I, P, F], s. f. — 1" Sueur. 2° Buée qui se forme sur les vitres. SoîïwGmant [sû(w)mâ M, /], s. m. — Exsudation, suintement. Souwer [s(u)u}êi . gén.], v. intr. — Suer, transpirer; suinter. - d' honte, suer de honte. Souweûr, voir Souwou. Souwou [s(u)ivu . . M, I, P, N, S, siiwœr F[, s. f. — Sueur. Le ~ d' le moût, la s. de la mort (les s. froides de l'agonie). Voir Soyeûr. Souye [suy F], s. f. — Soie de porc. Voir Seiiye. Soûyc [sûy M, I, P, S, sô"y-sûy N[, s. f. — Cépée; bois provenant d'un taillis; buisson Souyè [suye F], s. m. — Soulier. Voir Soler. Sovant [sçvâ gén. {sçvô V)], adv. — Souvent. Savantes fwès, souvent. Sovenancc [sovnàs gén.], s. t. — Souvenance; mémoire. De ~ d'ome, de mémoire d'homme. Voir Ransovenance, Sovenant [sçvnà gén.], s. m. — Souvenance, souvenir. Fâre ~, faire souvenir. Sovcnîn [sovnî . . M, I, P, N[, v. intr. — Souvenir. Sovon [sovô I, P, V], s. m. — Savon. Voir Savon. Sovont, voir Sovant. Sovrous [sovru V], adj. — Savou- reux. Voir Sawrous. Sow [sçw M], adj. — Soûl. Voir Saw. Sowè Jspwç /, sçivêr P, F, sçwor V\, V. tr. — Savoir. Voir Sawer. Sowkrowte, voir Sourkroutc. Sowgnâd [sçwàâ M, N[, s. m. — Mauvais ouvrier. Voir Sawgnâd. Sowgneu [sçiviiœ . . M, I, P[, v. intr. — Faire mal un travail. Voir Sawgneu. Sowgnon [sçwiiô M], s. m. — Sureau. Voir Savgnon. Sowor, voir Sowè. Sowrous [sçwru M, I, P, N], adj. — Savoureux. Voir Sawrous. Sôyâd [sôyâ S[, s. m. — Habillé I de soie, porc (plaisanterie). SOY 632 SUY Soyaje [soyus F, soyës V\, s. m. — Sciage. Voir Sayéje. Soye [soy I, P, F, V], s. f. — Scie. Soye [soy I, P, F], s. f. — Seau. Voir Sayc. Sôyc \sôy V], s. f. — Seille. Voir Sayc. Sôye [sôy S], s. f. — Soie de porc. Voir Sciiye. Sôyc, voir Soûyc. Soyè [sçyç V], s. ni. — Seau. Voir Sèyé. Soyè \sçye . . I, P, F, V], v. tr. — Scier. Voir Saycu. Soyéjc {soyës . . I, P, F], s. m. — Sciage. Voir Sayéje. Soyér' [soyêr V\, s. m. — Sagard. Voir Sayou. Soycrèyc [soyrëy I, P, sçyrî F], s. f. — Scierie. Voir Saycrèye. Soyeûr [soyâr Nébing], s. f. — Sueur. Voir Souwou. Soycïir [sçyôêr F\, s. m. — Scieur. Voir Sayou. Soyon [sçyô V\, s. m. — Petit seau. Voir Sèyon. Sôyon [sôyô S], s. m. — Maladie des porcs. Voir Seûyon. Soyot \soyo V\, s. m. — Seuil. Voir Seuyat. Soyote {sçyçl I, P, F, V], s. f. - Petit seau. Soyote [sçyot I, P, F, Y\, s. f. — Petite scie. Voir Sayate. Soyou [soyu . . I, P, F, Y], s. m. — Scieur. Voir Sayou. Soyûrc [soyùr I, P, F], s. f. — Sciure. Voir Sayûrc. Sôze [sôs M, I, P, N, sâs . . S, ses F], adj. num. ord. — Seize. Sôzieume [sûzyœm M, P, N, sô- zyçni I, sûz^m S\, adj. num. ord. — Seizième. Srcvenîn [sreimî M, N], n. pr. — Servigny - lès - Ste. -Barbe et S. - lès Ravillc, vill. de l'arr. de Metz. Voir Aubori. Srevi \srpi>i M, N], v. tr. — Ser- vir. Voir Servi. Stakcr [slakê' M], v. tr. — Piquer. Stau [slô M, I, P\, s. m. — Stalle. Epayès sus zous - , lés chaloûnes dreuminl, appuyés sur leurs s., les chanoines liorniaient. C. H., V, 230. Stiké [slikêi . . M, I, P], adj. — Piqué des vers. Ston [stô A/), s. ni. — Maniaque, fou. Strîngue [slrïk . . S, V], s. f. — 1° Seringue. 2» Femme de très grande taille. Stritse [strits Novéant], s. f. — Diarrhée. Strôte [strôt Trémerj'], s. f. — Rue. Cori le -, courir les r. Sucète [siisçt M. I\, s. f. — Chè- vrefeuille. Sucroute [siikrut I, P\, s. f. — Choucroute. Voir Sourcroute. Sunè \siine . . S\, v. tr. — Sonner. Voir Scuner. Supoûsieu [sûpûzyqe . . M, I, P, siipô''zyce-sûpîizyœ N], v. tr. — Sup- poser. Sûr [sûr F. S\, adj. — Sûr. Voir Hhûr. Surcroute, voir Sourcroute. Surjet [stirjç M], s. m. — Rejeton. Surpanre {siirpàr F, S\, v. tr. — Surprendre. Voir Sorpanre. Survayi [siirvayi S], v. tr. — Sur- veiller. Voir Sorvayeu. Survekance [sûrvekàs M], s. f. — Survivance. Sus [su M, I, P, N, su -si S, si V\, prép. — Sur. - champs êl ~ vayes, s. champs et s. voies ('par monts et par vaux). - mon Dieu, s. mon Dieu (pardieu). An-n-éle an -, en être en s. (en être bien éloigné). — Tchul bas s., c... bas s. (à Tenvers) S. Sûyc [sliy S], s. f. — Suie. Voir Sicûye. suz - é33 — Suzètc, Suzor [sûzçt-sûzôr M, I, P, N], n. pr. — Suzanne. Swa [swa F], s. f. — Soif. Voir Seû. Swagzonchc [swagzôs V], n. pr. — Xouaxange, vill. de l'arr. de Sarrebourg. On n' sèràt pèssè è ~ sons été moqué et è Hèt'nié sons été botié, on ne saurait passer à S. sans être moqué et à Hattigny sans être insulté (dicton du pays). Swègncu [sivçnœ . . gén. (suni F)], V. tr. — Soigner. SYI Swëssante [swçsât gén.], adj. num. — Soixante. Swin {swè V], s. m. — Souci. Swïre [swîr F], v. tr. — Suivre. Voir Hhûre. Sworére [sivçrêr V], s. f. — Terre dillicile à labourer. Swoticr [sivçtye.-yœ V], v. tr. — Soutenir, alimenter. Syin [Iç syê M, I, P, F, N, V, Iç sin- sT (sin, à la pause^ S], pron. poss. — Le sien, la sienne, les siens. Fig. 74. TAB 634 - T/\H Tabac' [tabak S\, s. m. — Tabac. Voir Tobèc'. Tabari [lâbâri . . M, I, P], s. m. — Nénuphar. Tabiau [lâbijô . . M, l, P\, s. m. — T:ibleau. Tablète [tâblçl . . M, I], s. f. — Tablette (ardoise sur laquelle se trouve l'alphabet; l'alphabet lui- même). Taborcr \tabçrê< . . M, N, S, loborç . . I, P, V|, V. intr. — Battre le tambour; frapper à coups redoublés. Tabourat \labiiru S, tobiiro V], s. m. — Tabouret. Tac \tak M. N, tok I, P\, s. m. — Toux continue, maladie contagieuse des moutons. Tac [tak M, N, tok I, P\, s. m. — Finesse ; habileté. Tachcrand, voir Tahherand. Tachi [tasi F\, v. intr. — Tacher. Voir Tèchleu. Tâchicu [lûsyœ gén.), v. intr. — Tâcher. Tachnérc, voir Tahhnére. Tachnon, voir Tahhon. Tachtoner, voir Tahhtoner. Tacné {taknêi M\, adj. — Avorté; mal venu. Se dit des plantes. D'iè salade lakiuiye, de la salade mal venue. Tacon [takô M, N, lokô I, P\, s. m. — 1" Gras-double, tripes de bœuf. 2* Feuille de pas d'âne (tussilage). 3° Pièce de cuir ou d'étoffe ratatinée. Taconou [takonu M, K\, s. m. — Savetier. Tacou [laku M, N ], s. m. — 1» Croûte sur la tète des enfants. 2" Gale sèche. Tacsîn [laksî M, X, toksl . . I, P\, s. m. — 1" Bruit. 2" Charivari, à l'occasion d'un mariage que con- tracte un veuf ou une veuve. Voir Bèsscnéje. Tacsine [laksin N], s. m. — So- briquet des habitants de Destry. Tacsincr [laksinë' . . M, N, toksine . . I, P], V. intr. — Faire un chari- vari. Voir Bèssener. Tacson [taksô M, N, toksô I, P, F, S, Y], s. m. — 1" Homme épais, grossier; butor; personne sans édu- cation. 2" Souillon. Se dit surtout des femmes. Tâd [ta . . gén.], adv. — Tard. - tams, t. temps (automne). Vaut mieus pus tout qu' -, il vaut mieux plus tôt que tard. Tafoûchté, voir Tafoûhhté. Tafoûhhté [tâfûyjè- . . M\, adj. - Contrarié; désolé, navré. M' keûr ateût tout ~, mon cœur était tout désolé. Tahhé |/axê> . . S], s. m. — Mon- ceau de gerbes. Voir Teuhhé. Tahherand |/axr(î .V|, s. m. — Tisserand. Voir Tcuhherand. Tahheurc [taxœr A'], s. f. — Blé semé trop épais. Tahhnére [taynêr S, tçxnër V), s. f. — Terrier de blaireau. Tahhon |/èt so poûre rossiaii lâné sus l' bord d'i ru, et voit son pauvre rous- seau étendu sur le bord d'un ruis- seau. C. H.. VI, 8. S- - lof de s' grand d' lu, s'étendre tout de son grand de lui (de tout son long). Tânèsse [tànes . . S], s. f. — Place dans l'herbe où l'on s'est couché. Tanfieu [tàfyœ . . M, I, P, X. S, là/la' F], V. intr. — Être épuisé, ex- ténué, essoufflé. Tanlla', voir Tanfieu. THN 637 Ti\Q ^ Tang [ta M, I, P, N], s. m. — Etang. Cf. Belletanche (bel étang), ferme située près de Metz. Tanguegneu (so) [tàgenqe M, N, tàgqne I, P, tàgene-tàdyenç . . S], V. pron. — N'être pas d'accord ; se taquiner; se disputer. Tanguenè, voir Tanguegneu. Tanhâye [làyay M], s. f. — Ta- naisie vulgaire. Tankiatc [tâkyat M, N, tàkyçt I, P, V, tâkyat- làly al N, tàtsat- tàtyat S], s. f. — lo Attelle. 2» Piège à oiseaux Pontoy. Tankiatc [tâkyat M, N], s. f. — Poche de femme. Tankieu \tâkyqe . . M, I, P, N, tàtsi-tâtyi S], v. tr. — Mettre des attelles pour comprimer une bles- sure, pour resserrer un membre fracturé. Tankiote, voir Tankiate. Tanow [tançiu F], s. m. — Tan- neur. Voir Tènou. Tanrc [tàr M, I, P, F, N, tôt S, tôt V], adj. — 1» Tendre. ~ as, t. os (cartilage). Don pin ~, du pain t. 'L èreût fat v'nin ~ l'âme don diâle, il aurait fait venir t. l'âme du diable (il l'aurait attendri). 2" Sensible. Qu' V as ~ au fa, que tu es s. au feu! Tanrére [tarer M], s. f. — Vache fraîche de lait. Tanreté [tàrtê' M], s. f. — Ten- dreté. S'emploie surtout en par- lant de la viande. Tanrous [tara . . M, I, P\, adj. — Qui se laisse facilement attendrir. Tant [ta gén.], adv. — Tant. - qu' pus, ~ et pus, t. que plus, t. et plus (une grande quantité), 'â déJs sous ~ qu' pus, j'ai de l'argent en abondance. ~ tyint, tant tient (toujours est-il). ~ tyint qu' '/ at moût, toujours est-il qu'il est mort. Pèç' que ç'at ~ qu teu n' vieus m', parce que c'est tant que tu ne veux pas (puisque c'est ainsi). Tant qu'è meu, tant (quant) à moi. TantantG [tàtât M, I, P, N, tatà F, S, V\, s. f. — Tante (ternie en- fantin). Tantchate, Tantchi, voir Tankiate, Tankieu. Tantèrlibranle [tâtçrlibràl N], s. m. — Sot. Tantiate, voir Tankiate. Tanttn, Tantîne [tàtî . .gén. (tâtïn V)], s. f. — Tante (terme familier). Tantoût, Tantow |/à/û M, /, P, F, iâiow-tâtû N, tâtô S, V], adv. — Tantôt; l'après-midi, vers le soir. Das ~ sus le brune, dès t. sur la brune (dès la tombée de la nuit). Tantyi, voir Tankieu. Tapâye [tâpay . . M, I, P, F, N, tapây-tapê S, topêy V], s. f. — Grande quantité. J'â j'té i beuye è- près lés hhalats, 'l an-n-è chu eune ~ , j'ai jeté un morceau de bois après les noix, il en est tombé une quantité. Tâpè [fôpç V], V. tr. — Taper; particulièrement, fermer la porte avec violence. Voir Tauper. Tapougnon [tapunô S, V], s. m. — 1" Déchets de chanvre qu'on filait pour en faire une grosse toile dont on confectionnait des sacs. 2° Linge sale. 3° Femme malpropre. Taquate [takat S], s. f. — l» Mail- let. 2° Palette en bois, qui sert à tasser le fumier chargé sur la voi- ture. Voir Palon, Tampate. Taquâyc [lakay . . M, N, S, tçkây . . L P, F, V], s. f. — 1» Toquée; trochée; plant; cépée; pied de pommes de terre ou de légumes. Eune ~ d'èrbe, une touffe d'herbe. 2" Laps de temps. J'èvans resté eune bone ~ , nous sommes restés un bon bout de temps. Taque [tak M, N, tçk I, F, S, V], s. f. — Tas de foin, de céréales, dans le grenier de la grange. TAQ - 638 THS Taquc \tak M, N, tçk I, P, F, S, V], s. f. et m. — 1" Souche; chicot; tronc d'arbre; personnage duquel descend une famille. - de bond'- nûre, tronc d'arbre qui sert de borne. Fût corne i ~ loué, fait comme une s. tournée (qui a les {genoux courbés en dedans, cagneux). 2" Tige. Eiinc ~ de Joie, une t. de cliou. Taqueler [laklë' . . M, iV, lokle . . I, P, lokâi/i F\, V. intr. — Frapper à petits coups. Taquemarchâ, voir Taque-miïr- chau. Taquc-mèrchau \lak mçrsô M, N, lok mçrsô I, P, lok imirsô F, liik inarsâ S\, s. m. — Traquet (oiseau). Taquené [laknê' . . M, N], adj. — Se dit des céréales saisies par le froid avant d'é|)ier, qui sont rabou- gries et qui ne poussent plus. Taqucr \takê' . . M, N, S, Içkç . . I, P, F. V]. V. tr. — 1" Toquer, frapper, heurter. S' ~ le le te au mnhh, se heurter la tète au mur. 2" Pétrir le pain Gondre.range. 3" v. inlr. Claquer, en parlant des dents. Mes danlx laqnint è foûhhe qii' j'èveûs [rend, mes dents claquaient, tcllc- luent j'avais froid. 4" Trin(|ucr. Taqucré \lnkrc' M, N, tokê F, lokrêi . . I, P, S, V\. s. m. — \o Souche. 2" Manche à balai; vieux balai usé. 3" Personne mal bâtie (au physi(|ue) Taquetalon \laktalC) M, N, toklolâ I, P\, s. ni. — Couvreur. Voir Rc- cwètou. TaquiatG [laktial M, lakal S\, s. f. - Maillet. Taquiote \takijol F\, s. f. — Taquet. Noie itunulre hoclie, i faiirè mêle ène ~, notre armoire balance, il faudra mettre un t. Tarabussicu [Idràbiisijœ . . M, I, P, A'I, v. tr. — Taquiner; rudoyer. Tare (so) \târ F\, v. pron. — Se taire. Voir Couhieu. Tarer [taré' . . gén.], v. intr. — Être météorisé. En' mounèz m' l'os hétes dons le jone lizèrne le, is poiirénenl bèn' s' ~ . ne menez pas vos bêtes dans cette jeune luzerne, elles Ijourraient bien être météorisées V. Tarnouwè' \tarnuu>ê' P\, v. intr. — Kternuer. Voir Trènowcr. Târon [târô . . M, I. P, X], s. m. — Seuil de la porte, devant de la maison, où Ton se tient quand il fait beau. 'L al lojos sus /' -, il est toujours sur le seuil de la porte (à bavarder). Voir Nawé. Tartèle |/n;7<-/ F], s. f. - Crécelle. Voir Trètrèle. Tartèlow [tartçloiv]. s. m. — Ce- lui qui fait marcher la Tartèle. Tartouyi [larlmii S, lortii!ie,-ijœ V], V. tr. — Broyer dans ses mains. Tarturèle [tàrtiirel X\. s. f. — Tourlcrelle. Voir Teurtcrèle. Târyi [târyi . . S\, v. tr. — Helever un ruisseau. Tasè \tazq . . S, lozç V\, v. tr. - Battre, blesser. Taséye \lazêij S, tozêy Y], s. f. — Volée de coups. Tassâd, voir Tassiâd. Tasse |/n.s- . . gén.|, s. f. — Tasse. Tasserai \lasra M, \\, s. m. — Biberon. Voir Tasson. Tasseron [lasrô M\, s. m. — Per- sonne (|ui a les cheveux emmêlés. Tassiâd \tasiia M, N, tosyâ-tosâ I, P. F, tcisù S\, s. m. — Knfant qui a l'habitude de sucer sa langue ou son pouce. Tassicu \t(tsii(p . . M, N, S, losijç . . I, P, F, v\,'\. tr. - Téter. Se dit des bêles. Voir Vé. Tassiou {tasyn M, X, losyii . . I, P\, s. m. — Qui tète. Tasson \lasô S], s. m. — 1" Téton. 2" Biberon. Voir Tasserai. Tassûre [tiisiir M\, s. f. — Monceau d'objets mis ensemble. Tassûre {tasûr M], s. f. — Biberon. TRS ~ 639 TAT Tastîcotè [tastikçtç . . S, V, F], V. intr. — Tergiverser. Tât [ta V], s. m. — Toit. Voir lit. Tata [tata V], s. m. — Mamelle de femme (enfantin). Voir Titi. Tâtâd [tata . . M, I, P, F, N], s. m. — Personne qui tâtonne; qui est indécise, irrésolue. Tâtâd [tâtâ F], s. m. — Qui reste debout. Fayeiiz ~ , m'n ofant, restez debout, mon enfant F. Tatan, voir Tantantc. Tatayi [tâtàyi M, N, tayït F], s. m. — Jeu de cache -cache. Tâtche, voir Tàte. Tâte [tât M, N, lât I, P, V, târt F, tât-tak-tâts S], s. f. — 1" Tarte; galette. Dans le pays messin, il n'existe pas de fête, soit publique, soit privée, sans une grande con- sommation de gâteaux. Déjà au moyen âge, on y aimait cette frian- dise. Voir La Guerre de Metz, Str. 196, où il est même question d'un sainct Tortuel : Chose qui faice a recorder Ne fuit faite parmei Noël; Tuit ont laissiei le bahorder Pour acheter aucun joel. Quant la fumiere ist du tuel Très bien se scevent acorder Comment auront sainct Tortuel. Rien qui soit digne d'être rapporté Ne fut fait la semaine de Noël; Tous ont laissé les exploits de guerre Pour se livrer aux réjouissances ; Quand la fumée sort de la cheminée, Ils savent très bien se mettre d'accord Pour célébrer saint Tourteau. - au m'jin, voir ce mot. ~ au seuke, t. au sucre. Elle se prépare de la manière suivante. On fait une pâte de gâteau; avant qu'elle ne soit levée, on y met du beurre et on la travaille; le tout est éten- du en forme de galette ; on délaye des jaunes d'œufs dans une tasse ; avec une plume de poule qu'on y trempe, on badigeonne bien le dessus de la tarte ; on jette ensuite quelques petits dés de beurre et on saupoudre la tarte abondamment de sucre en poudre. Se cuit au four. Chache ~ , t. sèche, espèce d'échaudé particulier au pays mes- sin. Les minjous d' ~ de Molins, les mangeurs de t. de Moulins (-lès- Metz). De nos jours encore, ce vil- lage a la réputation de faire de bonne brioche. — Çat d' le ~ de Bâdrecol, y an-n-è âstant d'ssus que d'zos, c'est de la t. de Baudrecourt, il y en a autant dessus que dessous. Se dit d'une tarte sur laquelle il y a peu de chose S. 2^ Tartine en général. Eune ~ de blanc fromeje, une t. de fromage blanc. Tâte [tât P, F], loc. adv. — Bien sûr, assurément. Tè n' voûreûs m', ~ , tu ne voudrais certainement pas. Taté [tatêi . . M, N, S, lçt& I, P], s. m. — Ustensile de cuisine: petite tasse; petite cruche; gobelet en terre cuite. Au pluriel : vaisselle. Tâtèlerosse, voir Tâteleûse. Tâtelciisc [tâtlcès S, tâtelrçs V], s. f. — Celle qui fait la pâte. Tâte-è-1'oûlc [tat e l ûl M], s. m. — Tarte à l'huile (personne lente, insouciante). / n'at m' eune ~, il n'est pas le premier venu. Tâtc-poye [tat pçy . . M, /, P, N[, s. m. — Tàte- poule (jocrisse qui s'occupe d'ouvrages réservés aux femmes). Tâtegneu [tatnce M, N], v. tr. — Toucher qqch. Tâtelats [tatla M, N, tâtlç /, P], s. m. pi. — Petits morceaux carrés découpés dans de la pâte faite avec de la farine, de l'eau et du sel et amincie au moyen du rouleau. On les fait cuire à l'eau et on les mange assaisonnés à la vinaigrette. Voir Toiitat. THT - 640 - TflW Tâtelè, voir Tâticu. Tâtclots, voir Tâtelats. Tatiau Uàli/d . . M, I, P], s. m. — Pauvre diable. Tatibieune \tâlibyœn . . M, I, P], interj. — Pardi I Tatic [lany M, N\. s. m. - Babil. Tâticu {lâty(f . . M, I, P, X, tâtç .. S, lûllç V\. V. intr. — l»Tàtcr; essayer; hésiter. 2" Rendre poli. Tâtieu Uâli/ce . . M, I, P, N, lâkle- làlç . . S, trille V], V. Ir. — Faire une tarte, une tartine. Tatouyc [tàliig . . gén.], s. f. — 1" Femme bavarde, ou qui n'a pas d'ordre dans son ménage. 2» Ba- vardage, babil. 3" Mauvaise langue. 'L aii-n-è eime ~, elle en a une langue ! Tatouyeu [tâliiyœ . . gén. (Içrliu/c V)], v. intr. — {"Bavarder. 2» Gâ- cher de la besogne. .3" Remuer de l'eau avec ses mains. 4" (Chatouiller. Tau \lô M, I, P, .Y], s. m. - 1» F;tal ; étalage, éventaire d'un mar- chand forain, dans les fêtes de cam- pagne, où se vendent des sucreries, où l'on lire aux couteaux, etc. Voir Tauyatc. Elc sus /' - , être sur l'étal (être sur pied). Lèijeii l' ~, laisser qqch. (sur la table, etc.) sans l'ôter. Maie ou ~, mettre à l'é. (exposer). 2" Maison. Je d'mare au -, je de- meure; je reste à la maison. Taudion [lôdyô M, I, P, F, N, S], s. m. — 1» Maison mal entretenue, sale; taudis. 2" Femme mal ar- rangée, maIpro|)re. Taulanje [tôlài M, I\, n. pr. — Talange, vill. de l'arr. de Metz. Taupcr \tdpëi M], v. Ir. — 1" Fer- mer. / laupeûl nale euhh, il fermait violemment notre porte. 2" Se fermer violcnuiient. Lés vankions taupiiil, les volets claquaient. Voir Tâpè. Taupoyeu [tôpçijœ . . M, I, P, N\, V. intr. — Patauger dans l'eau, la boue. Taupoyou [tôpçi/u . . M, I, P], s. m. — Qui patauge dans l'eau, la boue. 'Taupus \tôpû M, /], adv. — Tout au plus. Taure [lorêi . . gén.], s. m. — Taureau. Voir Wèré. Taurelèsse [lôrles V\, s. f. — Vache qui beugle comme un tau- reau. 'Taussebeun' [lôsbcpn M\, adv. — Tout aussi bien ; pourtant. 'Taussetoût [lôstû M], adj. — Tout aussitôt. Tauti [loti M, I, P], s. m. — Be- nêt, niais. Tautieu \tôlyœ . . M, I, P, X\, v. tr. et intr. — Tâtonner; essayer; toucher; manier. Tauyatc [loyal M, N, lôyçl I, P, F, lûyal . . S, lâyol V], s. f. — 1" Petite table. 2" Tréteau de foire. Voir Tau. Tauyâyc [tôyiiy . . M, I, P, F, X, lâycy-tûyî(y) . . S, V], s. f. — Tablée (ensemble de convives). Tauyc |/ô;/ M, I, P, F, X, lny-lâ''y S, tây V], s. f. - Table. Haut -, haute t. (repas à l'occasion d'un mariage). - Du, t. de Dieu (re- posoir) Ponloy. Tauyemant [lâymà Ars], s. m. — 1" Tablette de cheminée. 2" Banc devant la maison. Voir Mcurot. Tauyotc, voir Tauyatc. Tauyu |/ô(/(j M, I, P, X\, s. m. — Petite table étroite qui sert à battre le linge. Tavelé {lai>le . . S\, adj. — Marqué par des taches de rousseur. Voir TèVGlé. Tavion |/fii';/ô /, /'), s. m. — Es- saim. Tawnè [tawnç' . . S\, v. intr. — Kternuer. Voir Trènawcr. Tawon [laivô-toivô M, X, lotuô I, P, F, tawô S, tçi'ô V], s. m. — Taon. Ti\Y 641 — TCH Tayant [tayâ F], s. m. — Tran- chant du couteau. Voir Tèyant. Tayate [tayat M, N, S, Içyçt I, P, F, V], s. f. — Petite taie d'oreiller. Tâyate, Tâye, Tâyéye, voir Tau- yate, Tauyâye, Tauye. Taye [tay M, N, Içy I, P. F, tây S, tôy V], s. f. — Taie d'oreiller. Groûsse ~, grosse taie (grosse femme). Tayi [layi F], v. tr. — Tailler. Voir Tèycu. Tayîte [tayît F], s. m. — Jeu de cache -cache. Voir Tatayi. Tâyote, voir Tauyatc. Tayow [tayçw F\, s. m. — Tail- leur. Voir Tèyou. Tchambc [tsàp S\, s. f. — Cham- bre. Voir Chambc. Tchârate [tsàrat S\, s. f. — Ca- rotte. Voir Cârate. Tchartè [tsartçi S], s. f. — Clartés Voir Kièrté. Tchat [tsa S, tso V], s. m. — Tilleul. Voir Teuyat. Tchâve [tsàf S], s. f. — Cave. Voir Cave. Tchawè [Isawç . . S], v. tr. — Clouer. Voir Kiawer. TchawTre [tsaivTr S], s. f. — Clou- tière. Voir Kiawire. Tchawti [tsaivti S], s. m. — Clou- tier. Voir Kiawti. Tchayate, Tchâyc [tSayat S, tsây V], s. f. — Claie. Voir Kié. Tché [Isê . . S], s. m. - Clef. Voir Kié. Tché [Kè.. S], adj. — Clair. VoirKié. Tchèbus [tsçbû S], s. m. — Cabus (chou). Voir Kèbus. Tchède [tset S], adj. — Tiède. Voir Kiède. Tchèlâcé [tsçlâsê' . . S], s. m. — Lait caillé. Voir Kièlâcé. Tchèmus [tsemû S], adj. — Camus. Voir Kèmus. Tchènârd [Isenâr S\, s. m. — Ca- nard. Voir Kènârd. Tchénc [tsën S], s. f. — Cane. Voir Kinne. Tchére [tsër S], s. f. - Terre. Voir Térc. Tchèrpri [tserpri S], n. pr. — Kerprich. Voir Kièrpi. Tchètc [tsçl S], s. f. — Quête. Voir Quètc. Tchèter [/sç/ê- . . S], v. tr. — Quêter. Voir Quêter. Tchètou [Iseta S\, s. m. — Quêteur. Voir Quètou. Tcheû [Isœ . . S], s. m. — Cuir. Voir Ciir. Tchcûe [tsœ S], s. f. — Queue. Voir Queue. Tcheuchate [tsqesat S], s. f. — Clo- chette. Voir Kiachate. Tcheucheu [tsqesœ . . S], s. m. — Clocher. Voir Kiachi. Tcheuche [tsqes S], s. f. — Cloche. Voir Kiache. Tcheuhène [tsœfçn S], s. f. — Cuisine. Voir Cuheune. Tcheuhenè [tsqeyne S], v. intr. — Cuisiner. Voir Cuhener. Tcheuheneûrc [tsœtncêr . . S], s. f. — Cuisinière. Voir Cuhcnîre, Tcheuheni [tsœ-fni . . S], s. m. — Cuisinier. Voir Cuheni. Tchcuhhe [tsqex S\, s. f. — Cuisse. Voir Keuhhe. Tcheuhîne [tsœyTn S\, s. f. — Cuisine. Voir Cuheune. Tcheûme [tsœm S], s. f. — Écume. Voir Keume. Tcheumè [tsœme . .S], v. intr. — Écumer. Voir Kcumer. Tcheumerasse [tsœmras S], s. f. — Écumoire. Voir Keumerassc. Tchcupate [tsœpat . . S], s. f. — Crachat. Voir Kieupate. Tcheupè [tsqspç . . S], v. tr. — Cra- cher. Voir Kieuper. Tcheurâye [tsœrày S], s. f. — Cuillerée. Voir Keuriâye. Tcheurious [tsœryu S], adj. — Cu- rieux. Voir Keurious. 41 TCH - 642 - TEC Tchcûrc [tScêr S], v. tr. — Cuire. Voir Ciirc. Tchcurè [tscerç' S], s. m. — Curé. Voir Keuré. Tchcuryi \lsœryi S\, v. tr. — Curer. Voir Keuricu. TchcQte [Istet S], s. f. — Fournée de pain. Voir Cusse. Tcheuveléyc [Isœvlêy S\, s. f. — Cuveau plein de linge. Voir Kcu- yclâyc. Tchcuveuyc llsœoqey S], s. f. — Litière. Voir Keuvcuye. Tcheuvyi {tsœi'tji S], v. intr. — Donner de la litière aux bêtes. Voir Keuvieu. Tchèvatc \tsevat S\, s. f. — Cla- vette. Voir Kièvate. Tchi [tsi S], s. m. — C... Voir Cul. Tchi \lsi S], s. f. — Cuiller. Voir Keuyér. Tchicot |/.<(A-()], n. pr. — Chicourt, vill. (le l'arr. de Chàtcau-Salins. Voir Chicot. Tchïr llsîr S\, v. tr. — Cueillir. Voir Keuyeu. Tchïri \tsîri S\. s. m. — Jeune canard. Voir Kiri. Tchirîc [tsirUy)S\, s. f. — Cuillerée. Voir Kcuycrèye. Tchitchambôle [Isitsâbôl- tsùtsâbôl S], s. f. — Culbute. Voir Cucam- boûle. Tchô \tsô S], s. ni. — Clou. Voir Kiâw. Tchokè [tsokç S], v. intr. — Avoir le hoquet. Voir Kieukcr. Tchôrc \tsôr S\, v. tr. — Clore. Voir Kioûre. Tchot, voir Tchat. Tchu \lsû S], s. m. — C... Voir Cul. Tchubôlè [tsûbôle S], v. tr. — Cul- buter. Voir Cuboïilcr. Tchûré, voir Tcheuré. Tchutchambôle, voir Tchitcham- bôle. Tchûve [ts'if S], s. f. — Cuve. Voir Cuve. Te [t(e) M. /, P, X, S. /(ç) F, leV], pron. pers. — Te. Tè |/ç gén.], pron. poss. — Ta. Tè fome. ta femme. On dit l'n devant une voyelle. Tn aweye. ton aiguille. Tè [/ç /, P, F\, pron. pers. — Toi. Voir Tcu. Tè-Tè [/ç M, I, P. N]. interj. — 1" Cri pour appeler les bètes. 2" Chien ("enfantin^. Tè |/ç M. I, P. S\. s. m. - Cour- tilière. Té [te V], pron. pers. — Tu. Voir Te, Teu. Tèbèrîn |/ç/)çri M, /]. s. m. — Bruit, vacarme. Tèbètiére [tçbelyêr M, I, P, A'], s. f. — Tabatière. Tèbètiou \lebetyu M, I\, s. m. — Qui sent le tabac; priseur. Tèchc [Içs gén.), s. f. — 1" Char- pente; poutre de support. Tas foCirt corne etine -, trouwand corne i chin, tu es fort comme une poutre, paresseux comme un chien. 2" Po- teau auquel on attache les bètes. Tèche [tes gén.], s. f. — !• Tache. Ç'at eune ~ par vos, /' diâle n' le roîilreûl m', c'est une t. pour vous, le diable ne l'ôterait pas. 2» Tache formée dans les champs, là oii les céréales sont trop épaisses. Tèchieu [lesyœ . . gén. (lasi F)], V. tr. — Tacher; salir. 'L ol tèclûe dons lé figîre, '/ ère ène piote bûcéle, elle est tachée dans la figure, elle aura une petite fille. Se dit d'une femme enceinte ((ui a des taches à la figure V. Tèchon [/çsô P\, s. m. — Blaireau. Voir Tahhon. Tèchon [tesô V], adj. — Court et fort. Vol i p'iét que dâl éle solide, 'l ot ~, voilà un petit gaillard qui doit être solide, il est court et fort. Tèchote, voir Tcuhhatc. TED - 643 - TEN Tèdèche [tedçs-terdçs-lçrtçf M, I, P], interj. — Espèce de juron dont on se sert pour exprimer l'é- tonnement, la surprise. Tègnc \ten M, I, P], s. f. — Teigne. Tègnon [tçnô], n. pr. — Antoine (ternie familier^. Tégnou [tenu F], s. m. — Étei- gnoir. Voir Tlnde-cièrjc. Tèhhe [/çx S\, s. f. - Support d'une poutre. Voir Teuhhe. Tèhhi [teyi S\, v. tr. — Tisser. Voir Teuhhi. Tèhhnâyc [ti'xnày N], s. f. — Volée de coups. Tèhhon [tçxô P], s. m. — Blaireau. Voir Tahhon. Tèhhote 1^x9/ /, PI, s. f. — Sorte de tarte. Voir Teuhhate. Tèhhton [/çx'ô Famille ridicule, III, 15, 18|, s. m. — Tesson, pièce de monnaie, fondue pour la première fois sous Louis Xll, en 1513, abolie sous Henri III, en 1575. Son nom était encore connu à Metz au commencement du ISn siècle. Tèkc [tçk M, I, P, N], s. m. — Chic; adresse. Awer V ~, avoir le chic (être adroit). Tèklè [tqklç V], adj. — Tacheté. Lés fômes n'emont m' quand-is v'noiit ~, les femmes n'aiment pas quand elles deviennent tachetées. Tel [tel gén.], adj. — Tel, pareil, semblable. ~ père, ~ feu ; tele mère, télé femje, t. père, t. fils ; telle mère, telle fille. Télate [tèlat M, N, S, lêlçt I, P, F, V], s. f. — Attelle; éclisse. Voir Tèle. Télate [tëlat M, N], s. f. — Écuelle de bois où l'on met la pâte pour faire de petites miches. Voir Tèle. Tèlc [tçl M, I, P, N, tql-tal F, tel S, V], s. f. — 1" Copeau. Epoûte dés ~ po ampanre lo fu, apporte des c. pour allumer le feu. An n' peuyent chèrpanter sans ~ , on ne peut char- penter sans c. (on ne peut pas faire d'omelette sans casser des œufs). 2" Attelle (planchette pour maintenir un membre fracturé). Tèle [tçl gén.], s. f. — Talle. N-y è dés r'hins èprès chèque ~, il y a des raisins à chaque t. Tèle [tel M], s. f. — Écuelle de bois où l'on met la pâte pour faire de petites miches. Voir Télate. Tèlè [tçlç V], adj. — Se dit d'une vache qui a une étoile blanche sur le front. Télé [têle V], s. m. — Tuilier. Voir Tûli. Tèler [tçW . . M, I, P], v. tr. et intr. — Tarir. Se dit d'une source, d'une fontaine qui ne coule plus, et, par analogie, d'une femelle qui ne donne plus de lait. Nate vèche al tèlàye, notre vache est tarie (elle ne donne plus de lait). Nate puhh va ~ , notre puits va tarir. Tèler [tqlê' . . M, I, P], v. tr. - Mettre une douve à un tonneau. Télerîc [lêlrî V], s. f . — Tuilerie. Voir Tiilerèye. Télote, voir Télate. 'Tèloûre [tçlûr . . M, I, P, N, S, talow F], adj. — Tout à l'heure, à l'instant, dans un moment. Tèlturèle [tçltûrçl N ], s. f. — Tour- terelle. Voir Teurterèle. Tèlu [tçlû M, I, P, N], s. m. — Dernier cerceau, placé à chaque bout du tonneau. Témè [temç V], v. intr. —Verser à côté. Voir Teumer. Témerè [temrç V], s. m. — Tom- bereau. Voir Tcumeré. Ténèbre [tçnçbrç S], v. intr. — Agiter la crécelle pour appeler les fidèles à l'office pendant les derniers jours de la semaine sainte. Voir Trètrelcr. Tènâyc [tfnày S], s. f. — Coup. Voir Toûgnâye. TÈN 644 TEP Tèncr [lenë' . . gén. (tana' F)], v. tr. — Tanner. Tèncrèyc \lenrêy M, I, P, N, lenràij- tenrî S, tqnrî V ], s. f. — Tannerie. N-y è aitstant d' pés d' vés que d' pés d' vèches é /è ~ , il y a autant de peaux de veaux que de peaux de vaches à la tannerie (il meurt aussi bien des jeunes que des vieux). Tencu |/(f)nop iV|, s. ni. — Tenaille. Tcncûz lo bwin (fârc lo) [Inœ lo bwê\, loc. verbale. — Couijer le der- nier carré de blé en achevant la faucillage. Tèniche [lenis-tçtén M, I, P, N], n. pr. — Etienne. Tcnîn ll(e)ni . . M, I, P, N, lie)ni F, Ini S, f, S|, v. tr. et intr. — 1" Tenir. - sus ses fés, t. sur ses fers (sur ses pieds). Bèijeii dés bèrbis è ~, donner des brebis à tenir (à cheptel). Vaut niieus - que cor 0 (chèssi S), il vaut mieux t. que cou- rir (un tiens vaut mieux que deux tu l'auras). Qtinnd-on s' sant henn', faut s'il ~, (|uand on se sent bien, il faut s'y tenir (il faut demeurer où l'on se trouve bien). / pedreûl ses keulates, si èles ne t'nint m' èlèchâyes, il perdrait ses culottes, si elles ne tenaient attachées (il est très oublieux, négligent). 2" Tenir bon. Teii n' lyins m', leu haches, tu ne tiens pas bon, tu hoches. Tenon \t(ç)nô Y], s. f. - Entaille. Tènou [tenu . . M, I, P, N, tançw F, Içnœr S], s. m. — Tanneur. Tèpate [tepat M, N, tçpçt I, P], s. f. — Petite tape. Tèpéje [tepês . . gén.|, s. m. — Tapage. Tèpcr (/çpè' . . M, I, P, N, lapw . . F, tape . . S\, V. intr. — 1» Frap- per. Lés branches li lèpînt dans le Fig. 76. F-0»jt?^ tEP - é4^ - TÉS figure, les branches le frappaient à la figure. An tèpent è l'euhh, on frappe à la porte. 2" Crever. Nate vèche at groûsse, èle va ~ , notre V. est grosse, elle va c. Je ne l'ai entendu que dans ce cas particulier. Tèpis [tepi gén.], s. m. — 1° Tapis. 2" Papier peint V. Tèpotc, voir Tèpatc. Tèquc [tçk M, I, P, N], s. f. - Plaque en fonte appliquée au mur de l'àtre, pour empêcher que le mur ne soit endommagé par le feu. Elle est ordinairement ornée de dessins ou d'armoiries. Fig. 76, 77. Fig. 77. Tèquinpôl [tçkèpôl S], n. pr. — Tarquimpol, vill. de l'arr. de Châ- teau-Salins. Tèraje [teras F], s. m. — Tirage. Voir Tîréje. Tèrant [lerâ P], s. m. — Tiroir. Voir Tirant. Tèrau [tçrô M, Morceau de terre, Tèraud [tçrô M, Taraud. Tèrdèche, voir Tèdèchc. Térc [ter M, I, P, F, N, têr-lsêr S, têr-tyçr V], s. f. — Terre. Bone ~ , humus ; foûrt ~ , forte terre (argile). 'L è tojos pâwe qu' lé ~ n' U manquèsse, il a toujours peur /, P\, s. m. P, N], s. m. que la t. ne lui manque (il est avare). — anrèjèye, t. enragée (difTicile à labourer). Tére [ter M, I, P, N, tçyi F], v. intr. — 1" Tenir debout; se tenir debout. J' tés, j" lègaits, je tiens, nous nous tenons debout. 2" Ré- sister. Lo diâle ne tèreût m', le diable ne résisterait pas. Tére [ter S[, s. f. — Couche de foin sur une voiture. Voir Tîrc. Tèrèi |/ç/f' . . P, F], v. tr. — Tirer. Voir Tïrifiu. Tèrè'jc [terë's . . P, F], s. m. — Tirage. Voir Tîréje. Tèrére [tçrër M, I, P, N[, s. m. et f. — Tarière. Tèrier [tçrye,-yœ V], v. tr. — Exciter, narguer. Tèrîn [terî . . M, I, P, N], s. m. — Terrain. Tèrîn [tçrî M], s. m. — Tarin. Tèrlater, Tèrlotè [terlatê' . . M, N, terlçle ■ ■ P], v. tr. — Dorloter. Tèrmeune, Termine [termqen M, termin F, S\, s. f. — 1* Salaire men- suel ou trimestriel du pâtre. 2" Laps de temps. Ils ont causa' éne ~, ils ont causé longtemps. F. Tèrnawa', Tèrnawcr, Terni, Tèr- niyi, Tèrnouwè, Tèrnouyi, Tèrnower, Tèrnuyi, Tèrn(i)r [tçrnawê'-ternçivê' M, ternawai-terni F, tqrniyi- tçrnuive -tçrnuyi-ternûyi-tçrnJr S], v. intr. — Eternuer. Voir Trènawcr. Tèrow [tçrçw P], s. m. — Tireur. Voir Tîrou. Tèrtèle [tertçf M, I, P], interj. — Espèce de jurement. Voir Tèdfeche. Tèrtèle [tqrlçl S\, s. f. — Crécelle. Voir Trètrèle. Tèrtèle [/çr/ç/e . . S[, v. intr. — Faire marcher la crécelle. Voir Trètrclcr. Tés [tê gén.], pron. poss. — Tes. Téssâd [tesà V[, s. m. — Celui qui tousse. Voir Teussâd, tés - 646 TEU Téssc [les Y\, s. f. — Toux. Voir Tcusse. Téssi, Téssicr [tesi-lesye V], v. intr. — Tousser. Voir Teussieu. Tétârd [têtàr M, lêtyër S], s. m. — Chapiteau de l'alambic. 'L è têlmant hhaufîeu V - qu' l'è fût sauter, il a tellement chauffé le c. qu'il l'a fait sauter. Tétate [têtat M, N], s. f. — Petite tête. Tète [tçt F], s. f. — Tétin. Voir Titat. Tète [tçt S], s. f. — Courtilière. Voir Teute. Tête [lët gén.], s. f. — Tête. Bianche -, t. blanche (fille, femme). — de mèjôr, t. de major (grosse tête). - d'oûhion, tète d'oiseau (espèce de scabieuse). Ç'at dous ~ dans i mimme bonat, c'est deux t. dans un même bonnet (tous les deux ont la même opinion). - de fou ne blanchit m', t. de fou ne blan- chit pas. Ç' qu'on n'è m' dans lé ~ , I faut i awer dans lés jambes, ce qu'on n'a pas dans la tète, il faut l'avoir dans les jambes (quand on oublie qqch., il faut souvent re- brousser chemin pour aller le chercher). Eprès le fête, an s' grê- lent le ~, après la fête, on se gratte la tête. Tèténe [tçtên[, n. pr. — Etienne. Voir Tèniche. Tctcugne [telœn M, I], s. f. — Gifle. Tétiérc, voir Tétârd. Teu [lœ M, X, S, tç I, P, ti F, Y], pron. pers. — Toi. Teu l/(œ) M, N, S, /(f)-/(œ) /, P, /(ç) F, t(e) V), pron. pers.' — Tu. 7" cheus, tu tombes. Teuchate, voir Teuhhate. Teuche, voir Teuhhe. Teuché, voir Teuhhé. Tcuchenâye, Teuchcncr, voir Teuhhcnâye, Tcuhhcner. Teucherand, Teucherèyc, Teuchi, voir Tcuhherand.Teuhhcrèye.Teuhhi. Teufgnàd [tœfnâ . . M, I, P, N[, adj. — Délicat, diflicile; pleur- nicheur; vétillcur. Teuigneu \tœfnœ . . M, I, P, X], V. ititr. — Pleurnicher. Tcufnâd [tœfnâ M[, s. m. — Qui va màchurer les portes, le 13 janvier (ancien usage). Teuhéje [tcefês . . M], s. m. — Action de tisonner le feu. Teuhenat [/œ-f/ia . . JV|, s. m. — Tison. Teuhener [tqefnë- . . M, I, P, N[, V. tr. - 1» Attiser le feu. 2» Battre. Teuhcr |/Q?Yê' . . M\, v. tr. — Attiser le feu. Teuhhate [tœxat . . M. N, tqyjot I, P[, s. f. — Tarte au mjin, mais plus soignée. Elle a une forme le plus souvent pentagonale et se mange aux repas de fêtes, de première communion et de noces. Teuhhe [tœx ■ ■ M, /fX S[, s. f. — Support d'une poutre. Teuhhe [tœxê' . . M, I, P, F, N, ta^ç . . S, tçxe V[, s. m. — Monceau de gerbes engrangées. Teuhhenâye [tœy^nây . . M, I, P, A'], s. f. — Volée de coups, de soufllets. Tcuhhener |/a?xnê' . . M, f, P[, V. intr. — Gémir. Teuhherand [taex''â • ■ ^A A P' ^'. N, laxrà S, toysà V], s. m. — Tis- serand. Tcuhherèye [tocyrëy . . M, I, P, N], s. f. — Tisseranderie. Teuhhi, [tnpxi ■ ■ M, N, lexi /, P, S[, V. tr. — Tisser. On entend aussi parfois Teuhhieu. Teuhon [tœyô . . M, I, P, N, S, ta-jô- tïtjô F], s. m. — Tison; bûche ronde. Lo - de d'vant l'euhh, le t. de devant la porte (le bloc de bois qui, devant les maisons, sert de banc). Voir Bianc. / - qu' roûye TEU n'èquète jèmâs pwint d' masse, un t. qui roule n'amasse jamais de mousse. Teujéje, Teujenat, Tcujencr, Teujer, Teujon, voir Teuhéje, Teuhener, Teuher, Teuhon. Tcukgnè [tqsknç Pontoy], v. intr. — Tourner autour d'une personne dans l'espoir qu'elle offrira spon- tanément ce qu'on n'ose lui deman- der. Teukon [lœkô M, N\, s. m. — Bûche ronde, rondin. Teûlate [tœlal M, N, tôèlçt I, P, tôlat S, tâlot V\, s. f. — Crépine, membrane graisseuse et transpa- rente qui enveloppe les organes du porc. Teûle [tœl M, I, P, N, tôl S, tâl V\, s. f. — Toile. - de lik, de tope, t. de lin, d'étoupe. Ç n'ai nï par li qu' j' lo fus, ç'al po awer se ~ , ce n'est pas pour lui que je le fais, c'est pour avoir sa t. (sa pratique). Teûle [tœl S\, s. f. — Tuile. Voir TQle. Teûlé [lœlë . . S], s. m. — Tuilier. Voir Tiili. Tculeneu [tœlnœ Ommeray], s. m. — Tonnelier. Voir Toneli. Teûleréyc {Icêlrëy S], s. f. — Tui- lerie. Voir Tûlerèye. Tefllon [lœlô S], s. m. — Débris de tuile cassée. Voir Tûlon. Teûlote, voir Teiïlate. Tcumant [lœmà M, I, P], adj. — Que l'on peut facilement renverser, instable. Tcumemant [Iqemmâ M, I, P, N], s. m. — Action de verser un liquide. Teumer [tœniê' . . M, I, P, N, S, lemç-timç V], v. tr. — 1" Verser; répandre un liquide par inattention. Quand' lo vin at teumé, faut V bwére, quand le vin est versé (^tiré), il faut le boire. 2° v. intr. Déborder. Teumcré [tqemrë' . . M, I, P, N, S, temrç V], s. m. — 1" Tombereau. 64r - tEÙ 2" Homme gros, boufR. S» Gros morceau. Teumon [tœmô M, I, P, N, trimô S, V], s. m. — Timon. Teunè l/œ/ie S|, V. tr. — Donner de la litière aux bêtes. Voir Keuvieu. Teupenâye [tœpnày . . M, l, P, JV], s. f. — Potée; plat de légumes. Teupenîn [tœpnï . . M, I, P, N\. s. m. — Marchand de faïence. Teupîn \t{œ)pl . . M, I, P, N\, s. m. — Pot; marmite à couvercle; vase de terre. - rf' nwhhat, p. à moineau; sein de femme; bosse dans le dos. / n'è ryin è mate au ~ , il n'a rien à mettre au p. (il est pauvre). Qu' lés cîns qu' font lés ~ lés poûtent au mèrcheu, que ceux qui fonl les p. les portent au marché (qui casse les verres les paye). Dans lés oieus ~, le bone sope, dans les vieux p., la bonne soupe (les vieux ne sont pas à dé- daigner). Chèkin set ç' que boye dans s' - et sant ivèyou qu ce V grète, chacun sait ce qui bout dans son p. et sent où ça le gratte. ~ fandu deure longtams, p. fendu dure long- temps. Lés peuts ~ font dés bêles cayes, les vilains p. font de beaux morceaux (les parents laids ont souvent de beaux enfants). Teurnawer [tœrnawê' M\, v. intr. — Tournoyer. Se dit du lièvre qui tourne sur lui-même quand il est atteint par une décharge de plombs. Teurterèlc [tqsrterel M, I, turlurçl P, turtçrçl-tûrtûrçl F, tartûrçl-tçl- tùrel N, tortçrçl-turturël S, tçrtçrël- turturêl V], s. f. — Tourterelle. Qu'ai ç' que dons ~ fonnent quand- eules sont sus i lit ? — Eune pare, qu'est-ce que deux t. font quand elles sont sur un toit? — Une paire (devinette). Teuser [tœzê' . . M, I, P, N], v. tr. — Ébrancher. TEU — 648 TEY Teussâd [lœsà . . gén. (tesâ) V\, s. m. — Personne qui tousse beau- coup. Teussâde, voir Teusscrèyc. Tcussat [tœsa M\, s. m. — Tous- série. Tcusse [lœs gén. (tes V)], s. f. — Toux. Chache ~ , t. sèche. 'L è n' mauvâhhe -, il a une mauvaise t. T es le ~ meurs -loup, V l'èrcs j'qu'è le moût, tu as la toux meurs- loup (?), tu l'aurasjusqu alamorl. Se dit, en plaisantant, à qqn. qui a un gros rhume (un os qui est resté dans la gorge du loup le fait tousser?). Teussëje [tœsês . . M, I, P], s. m. — Action de tousser souvent. Tcusserèye [tœsrêy M, I, P, N, lœsàt . . S, tœsrêy S, tçxëy-toxn Y\, s. f. — Action de tousser souvent et fortement. Teussieu [tqesyœ . . M, I, P, \, tœsi-lusi F, tœsi-tçxi S, lesi-lesye- tçxy^ ^']> V. intr. — 1" Tousser. 2" Se plaindre, gémir S, V. Tcût |te' iVJ, s. m. — Toit. Voir lit. Teutc [tqst M, tel S], s. f. — Cour- tilière. Teuvéje [tœvês . . M, I, P, livês S], s. m. — Pansement d'une plaie; souvent : massage. TcuYcmant [tœvmâ M, I, P, \\, s. m. — Action de panser une plaie. Tcuvcr [tcevê' . . M, I, P, N, lïvç S, V\, V. tr. — Panser une plaie. Voir Tiiver. Teuyat, Tcuyot [tœya M, N, tœyo I, P, tiyœ F, tsa-tya S, kyo-lyo Vj, s. m. — Tilleul. Teuyeu [tœyœ A'], v. tr. — Dé- tacher le filament du chanvre avec la main. Tcuyon-de-chinne \lœyô t sèii N], s. m. — Tige de chanvre dépouillée de ses fllaments. Tcvclat \tevla M, N, S, tqvlç I, P, tevlç y\, adj. — 1» Un peu tiède (se dit d'un mets que l'on a chauffé lé- gèrement) 2" Lourd (en parlant du temps). Tèvelé \tevlê' . . M, I, P, X, taulœ F, taotç-tçLilt; S], adj. — 1" Taché; en- dommagé. Se dit surtout des fruits. 2" Marqué de taches de rousseur. Tèvelot, voir Tevelat. Tèvclol [Içt'lo I. P\, s. m. — Graillon. Tèvîn [tçi'î M\, s. m. — Cousin, moustique dont les piqûres sont désagréables. Quad eune mohhe lo pique, i creût qu' ç'at i ~, quand une mouche le pique, il croit que c'est un cousin (quand il lui manque la moindre des choses, il croit que c'est très grave). Tèvinne [tçuên I], s. f. — Taverne, auberge. Tèyâde [Iqyàt . . gén.|, s. f. — Taillade; entaille; coupure; balafre. Tèyant |/çi/d gén. (tayà F)\, s. m. — Tranchant de couteau, de faux, etc. Tèyc [ley M. I, P, lay F], s. f. — Taille, action de tailler. Bèyeu le premîre -, donner la première t. (tailler les raisins pour la pre- mière fois). / n'è m' co a la laye aus fra'ses, il n'est pas encore à la t. aux fraises (il n'atteindra pas son but de si tôt). Tèyc [tçy M, I, P, N\, s. f. - Taille (contribution personnelle). J'èvans pèyeu nas ~ èl nas crawâyes, nous avons payé nos t. et nos cor- vées (nous avons payé tous nos impôts). Tèye [tçy gén.], s. f. — Taille (stature du corps). Qu' at mâle at mate, ç' n'at m' lé - qu fût yâque, qui est maître est maître, ce n'est pas la t. qui fait qqch. Tèycmant [teymâ S], s. m. — En- droit de la faux que l'on vient de battre. Tèyeu [teyœ . . gén. (tayi F)], v. tr. — Tailler. TÈY - 649 — TIÈ Tèye tout, tèye tâd, Ryin n' vaut le tèye de ma. Taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars. - le vègne, t. la vigne, pour arrêter la sève. Tèyeiïr, voir Tèyou. Tèyi [tçyi F\, v. intr. — Être de- bout. Voir Tére. Tèyon [tçyô M, I, P, N, toyô V], s. m. —Tige du chanvre, dépouillée de ses filaments. On dit ordinaire- ment: - d' chitine (chanvre). Tèyou [t^yu . . M, I, P, N, tayçw F, tçyœr S], s. ni. — Tailleur. Ne se dit que du tailleur de pierres. Tèyus[/ç(/ûM],s. m. —Jeune taillis. Ti {ti F, V], pron. pers. — Toi. Tôt por ~, tout par t. (toi seul). Voir Teu. Tia [tya I, P], s. m. — Porc (familier). Voir Tiau. Tiachate [tyasat N\, s. f. — Clo- chette. Voir Kiachate. Tiache [tyas N\, s. f. — Cloche. Voir Kiache. Tiâche, voir Tiâhhe. Tiachi [tyasi S], s. m. — Clocher. Voir Kiachi. Tiafcu [/ya/œiV], V. intr. — Claquer de la langue, comme font certains animaux quand ils mangent. Voir Kiafer. Tiâhhe [tyàx ■ ■ S], adj. — Se dit de tonneaux et d'ustensiles en bois dont les douves sont disjointes par la sécheresse. Tiakè [lyake S], v. intr. — Patauger. Tiakeu [tyakœ . . N, S\, v. intr. — Claquer des dents, de la langue. Tiampîn [tyàpî N], s. m. — Clam- pin. Voir Kiampîn. Tianchate [tyàsat N], s. f. — Petit loquet. Voir Kianchate. Tianche [tyàs N, S], s. f. — Clenche. Voir Kianche. Tiancheu [tyàsœ . . N, S], v. tr. — Fermer avec le loquet. Voir Kiancheu. Tiankous [tyàku N], adj. — Né- gligent. Tiapâye [tyapây N], s. f. — Souf- flet, gifle. Voir Kiapâye. Tiârate [tyârat S\, s. f. — Carotte. Voir Cârate. Tiapeu [lyâpœ N], v. tr. — Frapper. Voir Kiaper. Tiat [tya N], s. m. — Nœud cou- lant. Voir Kiat. Tiat [tya S\, s. m. — Tilleul. Voir Teuyat. Tiatiat [tyatya N], s. m. — Es- pèce de grive. Tiau, Tiau [tyô, tyô F], interj. — Appel lancé à haute voix, par le- quel les marchands de porcelets ambulants annonçaient leur pré- sence dans le village. Voir Tia. Tiawè [tyawe . . S], v. tr. — Clouer. Voir Kiawer. Tiawti [tyawti S], s. m. — Cloutier. Voir Kiawti. Tibeli [tibli Landroff], s. m. — Pigeon. Tiè \tyq S], s. f. — Cuiller. Voir Keuyér. Tiè \tye M, S, tyœ N], s. m. — Cuiller. Tiè d' pâyon, grande cuiller en bois à long manche, qui sert à délayer les aliments pendant la cuisson .S. Voir Keuyér. Tié [tyêi-tyœ N, tyë S], s. m. — Clef. Voir Kié. Tié [tyë S], adj. — Clair. Voir Kié. Tiè-bokèsse [tye bokçs V], s. m. — Fil de fer très fort en forme d' S. On le passe par un trou pratiqué dans la porte ; il sert à tirer ou à pousser le verrou. Tiède [tyçt N], adj. — Tiède. Voir Kiède. Tiédi [tyçdi N], v. tr. et intr. — Tiédir. Voir Kièdi. Tièlâcè [tyelâsêi . . N, S], s. m. — Lait caillé. Voir Kièlâcé. Tien' [tyen P, F, V], pron. poss. — Tien. Ç'ot de ~, c'est à toi V, Tiè 650 - TIÊ Tiènârd {Igçnâr S], s. m. — Ca- nard. \'oir Kènàrd. Tiènot, voir Tieunat. Tièpâye [lyepciy \, S\, s. f. — Ac- couplement. Voir Kièpàye. Tiépè \lijepc V|, V. tr. — Cracher. Voir Kieuper. Tière [lijer V|, s. f. — Terre. Voir Térc. Tièrjatc [ti/erjal S], s. f. - Tartjctle. Tièrpi [tyerpi S\, n. pr. — Kerpricli. Voir Kièrpi. Tièrté [lyçtiC" X. lyçrlç- S\, s. f. — Clarté. Voir Kièrté. Tièrtous [lyertuX], adj. — Clair. Voir Kièrtous. Tiès \lye l'],inipératifde Tenîn. - Tiens, prends. Tiète [tyçt S\, s. f. - Quête. Voir Quètc. Tiètè \tyele S\, v. Ir. — Quêter. Voir Qufeter. Tiètou [tyqtii S\, s. m. — Quêteur. Voir Quètou. Tieu \tyqe N], s. m. — Cuiller. Voir Keuyér. Tieu ]lyœ N\, v. tr. — Cueillir. Voir Keuyeu. Tieû [tyœ S\, s. m. — Cuir. Voir Cûr. Ticuchatc \tyœsat S\, s. f. — Clo- chette. Voir Kiachate. Ticuche[/i/a?ïiV,S], s. f. — Cloche. Voir Kiache. Ticuche [tyqes S], s. f. — Cuisse. Voir Keuhhc. Ticuchi [tyœsi X, tyœsœ . . S], s. m. — Clocher. Voir Kiachi. TieQc \tyœ S], s. f. — Queue. Voir Queue. Tieuhène, Tieuhîne llyqefçn - tyqe- yln S\, s. f. — Cuisine. Voir Cu- heune. Ticuhcnè [tyœynç . . S\. v. Intr. — Cuisiner. Voir Cuhcncr. Ticuhcneûre [tyœfnœr S\, s. f. — Cuisinière. Voir Cuhcnîrc. Tieuhcni [lyœfni S], s. m. — Cui- sinier. Voir Cuheni. Ticuhhe [tyo-x S], s. f. — Cuisse. Voir Kcuhhe. Tieuhûre {lyœyûr S], s. f. — Dépôt que laisse le beurre fondu. Voir Cuhûre. Tieulc [ly(rl X], s. f. — Terrine; soupière. Voir Cwéle. Tieumant [tyœmû N\, n. pr. — Clément. Voir Kieumant. Ticumè [tyœme S\, v. tr. — Écunier. Voir Keumer. Tieumerasse [lyœmras S\, s. f. — Écumoire. Voir Keumerasse. Tieumessu {tyœmsii X, tyœmsùS\,ii. m. — Régulateur d'une charrue. Voir Kieumessé. Tieumonvèle [tyqemôvel N, S], s. m. — Thinionville, vill. de farr. de Met/.. Tieunat \lycfna M, X, tyeno I, P], n. pr. — Etienne. Voir Tènichc. Tieupant [lya-pû S], s. m. — Longe de fouet. Voir Kieupant. Tieupate [tycepal X, S\, s. f. — Crachat. Voir Kieupate. Ticupâye [lyœpày X\, s. f. — Groupe de chevaux ou de vaches tenus en corde. Tieupè \lyvepe . . /, X, S\, v. tr. — Cracher. Voir Kieuper. Tieûr [lyôir X, S], s. m. — Cœur. Voir Kicûr. Tieûrâye [tyœrây S\. s. f. — Cuil- lerée. Voir Keuriâye. TieQre [tyil'r S\, v. tr. — Cuire. Voir Ciîre. Tieurious llyœryti S], adj. — Cu- rieux. Voir Keurious. Tieuryi \ty<;'ryi S\, v. tr. — Récurer. Voir Keurieu. Tieussat \tyœsa X], s. m. — Kcla- boussure. Voir Kieussat. Tieutc \lyœt X], s. f. — Gousse d'ail. Voir Kieute. Tieuton \tyœlô X, S], s. m. — Ca- pitule de bardane. Voir Kieuton. TIE - 651 -^ tlQ Tieuvate [tyœvat S], s. f. — Cu- vette. Voir Keuvate. Tieuvé [tycevë S], s. m. — Cuveau. Voir Keuvé. Tièvate [tyevat S], s. f. — Clavette. Voir Kièvatc. Tièvè, Tièvîn [tyçvç V, lyevî jV], s. m. — Claveau (maladie). Voir Kièvé. Tignc [tin F\, s. f. — Teigne. Voir Tègne. Tignon \tinô M, I, P], s. m. — Tête (terme de mépris). Timant (timâ V], s. m. — Verre qui verse facilement. Voir Teumer. Timbale [tèbàl . . M, I, P, N\, s. m. — Timbale. Timbe [têp M, I, N\, s. m. — Bour- donnement. Timè [lime V\, v. tr. — Verser. Voir Teumer. Timulc [limûl M\, s. m. — Tu- multe. Tîn, Tin' [tî-tin S], pron. poss. — Tien. Voir Tyin. Tinârc [tinâr V], s. m. — Ton- nerre. Voir Toneûre. Tinate [tinat M, N, S. tinçl I, P, V], s. f. — Tinette ; cuve à lessive ; petit tonneau où l'on conserve la choucroute, le beurre; boîte à sel, etc. Tinche [lès V], s. f. — Tanche. Voir Tanche. Tincheu [tèsœ . . gén.], v. tr. — Étancher la soif. Tind-cîhhe, voir Tinde-cièrje. Tinde ]têl gén.], v. tr. — Éteindre. Tinde [tel gén.], v. tr. — Teindre. Tinde-cièrje [têt syçrs M, I, N, têdrçt P, le six ■S. tëiïu V], s. m. — Éleignoir. Tindou [tëdu . . M, I, P, F, N, tèliiru-tëtira S, têtu], s. m. — Tein- turier. Tindrote, voir Tinde-cièrje. Tinè [linq S, F], v. intr. — Tonner. Voir Tuner. Tineûre, Tinôrc [tincêr N, tinôr S], s. m. — Tonnerre. Voir Toneïire. Tingne, Tinne [lën-tèn- I, P], s. f. — Teigne (maladie des cheveux). Voir Tègne. Tingnon [lèfiô M, I\, n. pr. — Etienne. Voir Tieunat. Tingnou, voir Tinde-cièrje. Tinote, voir Tinate. Tint [lî M, N, S], s. m. — Raisin dont le jus rouge-vif sert à donner de la couleur au vin. Tînt [lî M], s. m. — Toit. Voir Tit. Tintin [lêtë M, N], n. pr. — Au- gustin (familier). Tintirou, Tintou, Tinturou, voir Tindou. Tiokè [tyçkç S], v. intr. — Avoir le hoquet. Voir Kieuker. Tionché, Tionhhé [tyôsc'-lyôxë' S], s. m. — Couvercle. Voir Cûbhé. Tiôre [tyô"r N, tyôr S], v. tr. — Clore. Voir Kioiire. Tiôs [tyô-' N], s. m. — Clos. Voir Kioiis. Tiot [tyç V\, s. m. — Tilleul. Voir Teuyat. Tioul Tioul [tya N, S], interj. — Cri pour appeler les porcs. Tioûle [tyûl N[, s. f. — Cuiller de fondeur. Tioûrc [lyûr N], v. tr. — Clore. Voir Kioiîre. Tioutou [lyulu M, I], s. m. — Homme faible de corps et de ca- ractère. Tiow [tyçiw N, lyô" S], s. m. — Clou. Voir Kiôw. Tioweu [lyçwœ . . N, V], v. tr. — Clouer. Voir Kiower. Tiowïre [tyçwîr N], s. f. — Clou- tière. Voir Kiowirc. Tiowti [lyçwtiN], s. m. — Cloutier. Voir Kiowti. Tiquer [tikêi . . M, I, P, N], v. intr. — Se dit du cheval qui mange le bois du râtelier ou de la crèche, TIQ 652 Tiquer [tikê' . . M, /), v. tr. — Piquer (se dit par ex. d'une épingle). Tirant [tira gén. (lerà P)\, s. ni. — Tiroir. Tirants [ITrà \'l,s. m. pi. — Haies formées par la jjluic que l'on voit tomber au loin. Tirasse \tïras M\, s. f. ~ Grand filet de chasse. Tire [tîr M, I. P, F, N, ter S\, s. f. — Couche de foin ou de gerbes sur une voiture qu'on charge. Mule qwète ou cinq ~ sus i elle, mettre quatre ou cinq c. sur une voiture. — Mète a ~, mettre le foin séché sur une ligne pour en former des tas F. Dans M, on dit Mate an tires. Tîrc-fiante [ITr fyàt M. I, P\, s. m. — Crochet qui sert à décharger le fumier d'une voiture. Tiréjc [tires M, I, N, S, V, teri-s P, tçras-tiras F], s. m. — Tirage. Tire-monde [tir mot M, /|, s. f. — Sage-femme. Les vieux Messins nomment encore aujourd'hui Tire- gosses les sœurs de la Maternité. Tire-sou [tir su M], s. m. —Avare; se dit aussi du percepteur. Tiricu [tïryœ . . gén. (terê' . ■ P, F)[ , V. tr. — 1" Tirer. 2» v. pron. Se retirer. Tirou [lîru . . gén. (Içrou) P)], s. m. — Tireur. Tis [ti M, I[. adj. — Tous, ne s'em- ploie que dans quelques expressions; — cinq s'an vont veùr, tous les cinq s'en vont voir. - dons, tous les deux. Tiséne, voir Tisinne. Tisè, Tisenè \tizc-tiznç V|, v. intr. — 1" Mettre de côté un travail, que l'on voulait commencer, pour en faire une autre qu'on n'exécute pas davantage. 2" Hésiter. Lo jouwou tï eûtes é tisè, i n' sèoôr que cale qu'i volûr mote, le joueur de cartes a hésité, il ne savait quelle carte il voulait mettre. TIV Tiséye [tizcy V], s. f. — Combus- tible que l'on met d'une fois sur le feu. Lo fohh s'ré ehâd quand-vos- èrâz fèl ene pare dé -, le four sera chaud quand vous y aurez mis une paire de charges de bois. Tisinne [tizèn M, l, tizên S, V \, s. f. — Tisane. Tisson [lisô I], s. m. — Homme faible; de caractère peu dégourdi; benêt. Tit [ti-tî M, ti I, P, F, ti-tœ< N, lô-tô"-lo S, ta V[, s. m. — Toit. - dés mohhes, t. des abeilles (ru- cher) P. 'L è chu è l'èvalûye don - , il est tombé du toit. Nate li ijute-l-i dans 'n' bâwe d'ûwe, noire t. goutte-t-il dans une mare d'eau'? (jeu de mots). / faut lèhhieu cor lo vanl sus lés -, il faut laisser courir le vent sur les t. (il ne faut pas trop se faire de bile). Qu'ut ç' que ç'at d' e'iè (/»'«/ corne in champ raboré et qu' jèmâs pwinl d' citarûes n ont antre d'dans ? — Lo tôt. Qu'est-ce que c'est de cela qui est comme un champ labouré et que jamais point de charrues ne sont entrées dedans'.* — Le toit (devinette) S. Titâd, voir Titat. Titat \tita M. N, tet F, titu . . S, l'|, s. m. — Tétin; sein; ma- melle ; pis, trayon. Titi [titi gén. (tala V)\, s. m. — Mamelle de femme (terme enfantin). Tiu [tyii S[, s. m. — C... Voir Cul. Tiubolè [tyiibôlç S], v. tr. — Cul- buter. Voir CuboQler. Tiulote [tyiilot S[, s. f. — Culotte. Voir Keulate. Tiûve [tyiif S\, s. f. — Cuve. Voir Cuve. Tivè [tive S, V], V. tr. — Panser une plaie. Voir Teuver. Tivè [ITi'ç . . S, V|, V. tr. — Ltuver. Voir Tiiver. TIV - 653 TOT Tîvéjc [tivëà S], s. m. — Panse- ment d'une plaie. Voir Teuvéje. Tiyat, Tiyeu, Tiyot [l(i)ya S, tiijœ F, t(i)yç V], s. m. — Tilleul. Voir Tcuyat. To [to gén. (tu F)], s. f. — Tour; bâtiment très élevé; château sei- gneurial. To [tç gén. (tu F)], s. m. — 1» Tour (mouvement circulaire); voyage; tournée. J' m'an va fâre in tou, je m'en vais faire un tour. 2" Circuit; circonférence. 3" Action qui exige de la souplesse; trait d'adresse. / fat pus d' tos que d' mirèkes, il fait plus de t. que de miracles. 4" Dans une série de mouvements successifs, moment où chacun deux s'accom- plit. Chèkin zit' ~ , ç' n'ot m' dé trop, chacun son t., ce n'est pas de trop V. 5» Ciel de lit. 6o Gros bâton adapté au derrière de la voi- ture, qui sert, par le moyen d'une perche, à maintenir la charge. 7" Partie du chaînon où entre le Fesé. 8° Rouet. Voir Torat. To [tç F], s. m. — Trognon. - d' cabus, trognon de chou. To \t(ç) gén. t(e) F, t(e) V], pron. pers. — Te. / t' bège, il te donne. To \t(o), tn, devant une voyelle, gén.], adj. poss. — Ton. - père, ton père; t'n afant, ton enfant. Tobèc', Toboc' \tçbek M, I, P, N, tubak F, tabak S, tçbçk V], s. m. — Tabac. / n' vaut m' eune chique de —, il ne vaut pas une chique de t. Toborè [tobçrç . . I, P, V], v. tr. et intr. — Battre le tambour. Voir Taborcr. Toc [tçk I, P], s. m. — Toux con- tinue, maladie contagieuse des mou- tons. Voir Tac. Toc [tçk I, P], s. m. — Finesse. Voir Tac. Tobourot [tçburç F], s. m. — Ta- bouret. Voir Tabourat. TocGU [tçsœ M, N, tçsç I, P, tusq- tusi F, tçs(œ) S, tçs(i) V], adv. — Ici. Toche [tos M, I, P, N, S, lus F], s. f. — 1" Touche (petite baguette pointue, en bois, avec laquelle les enfants indiquaient autrefois, à l'é- cole, les lettres et les sj'llabes, à mesure qu'on les prononçait). La t. était obligatoire, c'était à qui aurait la plus belle. 2" Aiguille d'horloge. 3" Action de se toucher. Nas fnétes sont ~ è ~ , nos fenê- tres se touchent (sont voisines). Tocheu [tosqe . . M, I, P, N, lusi . . F, S, V], v. tr. — 1" Toucher; frapper, battre. / n' faut m' tojos ~ sus r chvau qu' tire, il ne faut pas toujours battre le cheval qui tire. 2" Recevoir de l'argent. J'â touchi mes sous, j'ai reçu mon ar- gent F. Tochon [tçsô V], s. m. — Torchon. Voir Toûrchon. Toci, voir Toccu. Tocon [Içkô I, P\, s. m. — Gras- double. Voir Tacon. Tocsîn [toksî . . I, P], s. m. — Bruit. Voir Tacsîn. Tocsinè [Içksine . . /, P], v. intr. — Faire un charivari. Voir Tacsiner. Tocson [toksô I, P, F, S, V], s. m. — Homme grossier. VoirTacson. Tôdc, Tôdjc, [tôt-tôts S], v. tr. — Tordre. Voir Tûdc. Todon [tçdô S], s. m. — Linge roulé. Todu [tçdii M, I, tçrdû P, S], s. m. — Tordoir (garrot qui sert à serrer la chaîne d'une voiture). Tofantj fp/a M, I, P, N, tufâ F], adj. — Étouffant, lourd, chaud. / fat ~ , il fait lourd. Voir Tofe, Tofé. Tofâye, [tçfày . . gén. {tufây F)], s. f. — Étuvée, étouffade. È le ~ , en cachette V. Tofc [lof gén], adj. — Chaud et lourd. I fût -, il fait lourd. TOF - 654 TOL Tofé [tofëi . . gén. (tçpç MarthiD], adj. — Chaud et lourd. Ne se dit que du temps d'orage. Voir Totc. Tofeuycmant [lofœymà M, I, P, X, loftmù S\, s. m. — ÉtoutTement ; étranglement. - xr(i V\, s. m. — Tis.serand. Voir Teuhherand. Tohherïa [loyj'l V'|, s. f. — .Vction de tousser. Voir Teusserèye. Tohhèsse [tçxçs S, V], s. f. — (ié- missement. Tohhéye \to/êij V], s. f. — Action de tousser. Voir Teusserèye. Tohhi, Tohhicr [tçxi S, Içxye Y], v. intr. — Tousser. Voir Teussieu. Tohhon lloyô S], s. m. — Torchon. Voir Toùrchon. Tohhon [loy^ô I, P, Y\, s. m. — Blaireau. Voir Tahhon. Tohhote, voir Tohhate. Tojos \li>;p gén. (tuju F)], adv. — Toujours. C. H. dit parfois Toujos. Tôke |/ôA- .SI, v. tr. — Tordre. Voir Tïide. Tokion \tokyô-lolijô M, I, P, K, lotsô-tolyô S, lolyô Y\, s. m. — Linge entortillé; brassée de foin, de paille, etc.; torchon de paille; peloton de fil. Tôlatc [tôlal S], s. f. — Membrane graisseuse utilisée en charcuterie. Voir TeQlate. Tolâye {lolây I, P, Y], s. f. — (irande quantité de fruits que le vent a fait tomber. Voir Talâyc. Tôle [tôt S\, .s. f. — Toile. Voir Teiâle. Tolè [lolç . . I, P, F, Y\, V. tr. — Fouler. Voir Talcr. Tolè [tôle gén. (tula F)\, adv. — Là. Tolenat \totna S], s. m. — Panier à œufs. Tolenè \tolnç Y\, v. tr. — Rosser. Lo banuiâd é tol'nè lés rapinotts corne i/Tit, le garde-champètre a rossé comme il faut les enfants qui vo- laient des fruits. Toleneu, Toleni, voir Toneli. Tolenon \lolnô M], s. m. — Perche qui fait bascule. Tolèssc [Içles I, P, Y], s. f. — Meurtrissure. Voir Talèssc. Tôlcussc [tôlœs M, N], s. m. — Têtu; sournois; imbécile (injure). Tôlicô [tôlikô S\, s. m. — Personne qui a le cou de travers. Tolon \totô I, P, F\, s. m. — Ta- lon. Voir Talon. Tolûre [lotfir I, P, Y], s. f. — Foulure. Voir Talûre. TOAl 653 TON Tomes {tçmç M, I, P, N], n. pr. — Thomas. Sint Tomes Èpoûte Vûvér dans ses brés. St. -Th. apporte l'hiver dans ses bras. È le Sint ~ , lés jos sont lés pus cohhs, à la St. -Th., les jours sont les plus courts. Toms \tô V], s. m. — Temps. Voir Tams. Tonale [tçnâl M], s. f. — Tour- naille. Voir Tonâye. Tonant [tçnâ gén], s. m. — 1" Tournant. Au ~, au t. (au détour, à l'angle). 2" Côlon ascendant trans- versal du porc. Tonâre, voir Toneûrc. Tonatc [Içnat M, N, S], s. f. — Maillet de tonnelier, de charron ; masse de tailleur de pierres; mar- teau en bois qui sert à battre le chanvre. Tonatc [Içnat M\, s. f. — Plateau sur lequel on pétrit les tartes. Tonatc [lonat M, N], s. f. — Dé- formation de Toneiire. Ce mot s'em- ploie comme juron. Mile ~ , mille tonnerres. Tonale [tçnat M], s. f. — Baie rouge de l'aubépine. Voir Patche. Tonate [tçnat S, tçnçt V], n. pr. — Antoinette. Tonau [tonô M\, s. m. — Bois qui sert à tourner la vis d'un pressoir à bascule (tourneur). Tonâye [tçnag . . gén.], s. f. — 1" Tournaille, extrémité d'une terre sur laquelle on tourne la charrue en labourant; on laboure ensuite la tournaille en sillons perpendiculaires aux premiers. On entend aussi Tor- nâye. Voir Forîrc, Tonale. 2" Volée de coups. 3" Chiquenaude. Tonâye [tçnày . . M, I, P, N, tçr- nây-turnây F], s. f. — 1" Tournée (ensemble des boissons offertes et payées par un consommateur). On dit aussi Tornâyc. 2" Grande quan- tité. J'â élu aus - èskèrgats, fan-n-â rèp'té eune ~ , j'ai été aux escargots (chercher des e.), j'en ai rapporté une grande quantité. 3" Charge- ment de sacs, porté au moulin. Tonchc [tôs V\, s. f. — Tanche. Voir Tanche. Tonde |/ô/ gén], v. tr. — Tondre; couper les cheveux. / tondreût i-n- ègné anj'que sus l' néz, il tondrait un agneau jusque sur le nez (il est très avare). Tonde [tôt Y\, v. tr. — Tendre. Voir Tanre. Tondérc [tôdêr V], s. f. — Barre adaptée à chacun des bouts des échelles d'une voiture. Voir Ché, Tandîre. Tondou [tôdu . . gén], s. m. — Tondeur; perruquier. Bèye meu redresse de f ~ , ç' deCit été i meun'hi, i t'è fût dés degrâyes, donne -moi l'adresse de ton perruquier, ce doit être un menuisier, il t'a fait des escaliers. Se dit à qqn. dont les cheveux ont été mal coupés. Tondu [tôdû M, I\, adj. — Chauve. Toné [tçnê' . . gén. (tçnë-tunë F)], s. m. — 1" Tonneau. Is bwerint Fig. 78. TON - 656 — TOP lés cakes et l' -, ils boiraient les cercles et le tonneau (ils boivent avec excès). Gole pè gole, lo ~ s' imle, goutte par j^outte, le t. se vide. Fig. 78. 2" Pièce de bois qui sert à tourner la vis du pressoir P. Voir Chaucu- Tone-au-sela [ton ô sla (xto) M, I, P, iV|, s. m. — Tournesol. Tonelé, voir Toneli. Tonclerèye [tonelrëij M\, s. f. — Tonnellerie. Toneli [tonli M, /, P, .V, limli F, tolni-tonli X. tonli"-lpln(i' . . {tœlnœ ()mnicray).S, penché /o/i/e V'|,s. m. — Tonnelier. Le jour du remplissage des tonneaux, les patrons leur don- naient anciennement à boire en abondance. 11 était alors d'usage de leur demander: Mâle dés ~, ateû: I»' sous? maître des t., ètes-vous soûls? Celui-ci répondait : J' n'alans m' ca si sous qu' Je n' hu'érlnmes ca i coup, nous ne sommes pas encore si soûls que nous ne boirions bien encore un coup. Toncr [tonê' . . M, I, tonë'-tornë'- turnç' P, tonw-tornw-turiKv F. tone . . S, V], V. tr. et intr. — Tourner. Éle tone lo cul corne lés kènûds au wé, elle tourne le c . . comme les canards au gué (se dit d'une co- quette). — - lâwe, t. l'eau (la con- duire dans les prés). X-é dés près i/ué n hètj'rénent èrijin son n'y tonôr l'âwe, il y a des prés qui ne don- neraient rien, si on n'y conduisait l'eau. 'L ot tonè, il est timbré V. Toncûre [tondêr {tonûr Bétonie) ,1/, /, P, lunôêr F, linœr-tûnœr X, tinôr- tùnôrS, tinàr V\, s. m. — PTonnerre. Lo ~ bèye. le t. donne (il tonne). Lo ~ cheut putoût sus lés grands qu' sus lés piats, le t. tombe plutôt sur les grands que sur les petits. Tinôre an mars, Hèlàs ! Tinôre an-n-avri, Prépare tés barils S. Prophéties pour l'année à venir/, quand le tonnerre gronde entre le l*'' et le 3 du mois. Janvier: Vent chaud, assez de blé, grande guerre. Février: Grave maladie des abeilles. Mars: Abondance de fruits et de blé. Avril: .\bondance de toutes choses, joie et paix. Mai: Disette, pauvreté. Juin: (îrande mortalité, sédition. Juillet : .\hondance de blé et de vin. Août: Néant. Septembre : Tous les maux possil)les. Octobre: Grand vent, peu de fruits, bon vin, abondance générale. Xovembre : Beaucoup de fruits, paix, joyeu.scté. Décembre: Abondance, jiaix. 2" Scabieuse des champs. Tonéyc, voir Tonûrc Tôgnâd |/()"/!fl X\, s. m. — Qui tient le cou de travers. Voir Toûgnâd. Tôgnâyc (/ô"/iâ;/iY|, s. f. — Volée de coups. Voir Toûgnâyc. Tongneu [tônce X]. v. tr. — Donner des coups. Voir Toiîgncu. Tonisse [tonis M, /, /', X, S, turnis /•"j, adj. — 1" Étourdi à force de tourner; qui a le vertige. Voir Tognous. 2" Toqué, fou. Tonote, voir Tonate. Tônote [tônot V], n. pr. — .An- toinette. Voir Tontichc. Tonouwè {tpnuive V], v. intr. — Éternucr. Voir Tèrnawer. Tontiche, Tonton \tôtis-tôtô M. I, P, X]. n. pr. — .\ntoinctte ou ,Iean- nette. Voir Tônote. Tonare {tonûr . . M, /, P, X, tur- nfir F, tonfy V], s. f. — Guide (ré- gulateur de la charrue). Topâd \topâ Y\, s. m. — Torchon d'étoupes qui sert à boucher, et, en général, tout ce qui sert à boucher qqch. Topat [topa M, N], s. m. — Oeillet; phlox. TOP - 657 - TOR Topate [tppat M, N, tçpot I, P,V], s. f. — l» Étoupe de lin. 2» Toupet qui agrémente le bonnet de coton. Topaus [topô M], s. m. pi. — Étou- pes. Afate lo fu au mitan dés ~ , met- tre le feu au milieu des é. (aux é). Topè [tope Marthil], adj. — Chaud et lourd. Voir Tofé. Toper [tçpê' . . M, I], v. intr. — — Remuer, bouger. Toper [lôpê> . . gén.], v. tr. — 1" Boucher; fermer avec violence. 2" V. intr. Etouffer. J' tope, j'étouffe. Topére, voir Topeûrc. Topes [top gén. {tup F)\, s. f. pi. — Étoupes. I n' faut m mate lo fu prache dés ~ il ne faut pas mettre le feu près des é. Lo Jâquîn d' le Louise mat r fu dans lés ~, le Jacques de la Louise met le feu aux é. (il est le boute-en-train de la société). Topèt [tope gén.], s. m. — Toupet. Topète [topet M], s. f. — Petite mesure de liquide ; petite bouteille. Topeûre [tçpœr S, tçpêr V\, s. f. — Porte de four. Elle a ordinaire- ment la forme d'un demi-cercle. Topéye [tçpêy V], s. f. — Grande quantité. Voir Tapâyc. Topote, voir Topate. Toquâd [tokâ . . M, I, P, N[, s. m. — Entêté. Toquât [tçkaM,N], s. m. —Pied d'un chandelier; pied de lampe; chandelier. Toquâye [tçkây /, P, F, V], s. f. — Toquée. Voir Taquâye. Toquâyi {tokàyl F], v. intr. — Frapper à la porte, à petits coups. Voir Taqueler. Toque [^pA- /, P, F, S, V], s. f. — Tas de foin, etc. Voir Taque. Toque [tok I, P, F, S, V], s. f. — Souche. Voir Taque. Toque [tçkç I, P, F, V], v. tr. - Toquer, frapper. Voir Taquer. Toquéje [tçkës /), s. m. — Lignée. Voir Taque. Toquclè [tçklq . . I, P], v. intr. — Frapper à petits coups. Voir Taqueler. Toque-mèrchau [tçk mçrsô I, P], s. m. — Taquet. Voir Taquc-mèr- chau. Toquénâd [tçkenâ V], s. m. — 1» Taquin. Ç'ot i ~, i n' leye mi lés-ofants tranquîles, c'est un t., il ne laisse pas les enfants tranquilles. 2° Mauvais ouvrier. Toqueré [tokrê' I, P], s. m. — Voir Taqueré. Toquetolon [toktotô I, P], s. m. — Couvreur. Voir Taquetalon. Toquote [tokot V], s. f. — l» Ins- trument qui sert à presser la chou- croute dans un tonneau. 2° Planche qui sert à tasser le fumier sur la voiture. Voir Taquate. Toquou [toku V], s. m. — Celui qui frappe. - d' tambor. Torâd [tprâ V], s. m. — 1» Talus. 2o Tas. - d' nôje, t. de neige. Torat [tçra M, N, S, toro I, P, V, turç-turç F], s. m. — Rouet. Voir Boc, ChîYc, To. Fig. 79, 80. Fig. 79. Bossât. Beurdèle. fVulate. Moyate. Mèrionète. Mèrchatc. Dcm'hale. Codé. 42 TOR - 658 TOR Fig. 80. Torbc [tçrp M, I, P, A'], s. f. - Tourbe. Torberîe {Içrberhj M, I, P N\, s. f. — Tourbière. Torbion [lorbyô M, I\, s. m. — Excrément du porc. Torche [lors V], s. f. ~ Torche. Ne se rencontre que dans l'expres- sion : - dé giiéle, t. de gueule (chose bonne à manger). Torche [tôTs N], s. f. — Torche. Voir Toiirche. Tôrcheu, Torchi [lôTsce N, tçrsi S], V. tr. — 1" Torcher. Voir Toiirchcu. 2" adj. Mal habillé, Torchon \tô"rsô N], s. m. — Tor- chon. Voir Toûrchon. Tordu [tordii Hombas], s. m. — Mécanisme pour serrer la perche (Pirche) d'une voiture chargée. Torèssc |/prç.s l'], s. f. — Terreau. Torier \lçrye,-yœ V], v. inlr. — Enrager. Fcre -, faire e. Torire [tonr M ], s. f. — Sœur touricre. Torlokè [lorlokç V], s. m. — Fre- luquet. Tornant [lornà F], s. m. — Lanière de fouet. Tornante [lomât M, /], s. f. — Retourne, au jeu de cartes. Tornâye [lornâi/ F], s. f. — Tour- née. Voir Tonâye. Tornè' [tçrnçi . . P, F], v. tr. — Tourner. Voir Toner. Torniquct \tornikç M, I, P, X], s. m. — Tourniquet. Tornou \tornu . . M, I, P, turnow F\, s. m. — Tourneur. Tornûrc \lçrnûr M, I, liirniir F\, s. f. — Mensonge. Voir Retonûrc. Torot, voir Torat. Tort [lôT N, tôr, S\, s. m. — Tort. Voir Toûrt. Tortc \lçrl P\, s. f. — Tourteau (marc des graines des plantes olé- agineuses). Voir Totc. Torté Itorlè' M, I, P, tiirtê F\, s. m. — Gâteau. Tortis, voir Tortus. Tortiére [Içrlyêr M, \, InrlTr S], s. f. — Tourtière. Tortion Itortyô M, I, P, F. A', S), s. m. — Morceau ; quantité. 'L èvale i bwin ~ d' pin, il avale un bon morceau de pain. \ate vèche èvale i bwin ~ d'èrbe, notre vache avale une bonne quantité d'herbe. TortorèlG [Içrlorel S, Y], s. f. — Tourterelle. Voir Teurterèle. Tortot |/or/o gén. (tiiriu F)], adj. et pron. indéf. - l" Tout, toute; tous, toutes. Tortos lés bèrjis don monde meiir- rint, f n'èril'rins m' seul'manl eune hoiilète, tous les bergers du monde mourraient, nous n'hériterions seule- ment pas une houlette (nous n'avons pas de chance'). J' f'râ loriot ç' que f poûrâ, je ferai tout ce que je pourrai. — J'â vu lortos lés cis que v'ninl, j'ai vu tous ceux qui ve- naient S. 2" Tout, employé absolu- ment. ./' è dit -, j'ai dit tout Y. 3" adv. Tout à fait, entièrement. Voir Tortus, Tout'. Tortouycr [Içrhuje V], v. tr. — 1" Hroycr. 2" v. intr. Bavarder. Voir Tatouyeu. Tortus \torlû M, I, P, N, tutû F, torlù-lçrti S, tçrti Y], pron. indéf. TOS - 659 TOT — Tous, toutes. Lés vol tords, les voilà tous, toutes. Voir Tortot, Tout'. Tosè [toze Y], v. tr. — Battre. Voir Tascr. Toseler [tçzlêi . . M, I, P, \, S\, V. tr. — 1" Tondre, tailler une haie ou un arbre; élaguer, ébrancher, couper le sommet. On dit aussi Toser, dans le même sens. I-n-âbe loselé, un arbre à la tête coupée. Voir Toser. 2° Tondre les brebis. Toselîre, Toselûre [toztir-tozlur S\, s. f. — Brins de haie coupée à la tondeuse. Toser [tçzêi . . M, I], v. tr. — Tondre, tailler. Voir Toseler. Toséyc [tozêij V|, s. f. — Volée de coups. Voir Taséye. Tosîre, voir Tosiire. Tossâd [tçsâ-tçsijâ I, P, F], s. m. — Enfant qui a l'habitude de sucer son pouce. Voir Tassâd. Tossâd [tçsâ V], s. m. — Suçon composé de mies de pain, addi- tionnées de sucre et liées dans un petit morceau de toile. On dit aus.si Tossote. Tossàte {tosfd V\, s. f. ■%- Vache qui tète les autres vaches. Tossé, voir Tossint. Tosse-kèyau [tos keyô V], s. m. — Lamproie de rivière. Toss(i)âd, voir Tossâd. Tossiè [tosij^ . . I, P, F, V], v. tr. — Téter. Voir Tassieu. Tossint [losê gén. (tçsê' P, tusë F)], s. f. — La Toussaint. Auslant d' rjrins d' miats minjeus è le ~ , auslant d'âmes dèlivrâges, autant de grains de millet mangés à la T., autant d'âmes dé- livrées. Auss'toût que le Tasse' ot venowe, Tè deûs quitb le chèrowe. Aussitôt que la T. est venue, tu dois quitter la charrue. È le Tossë', lés blés deûnent été semè's Et tortos lés fruts rantrè'S. A la T,. les blés doivent être semés et tous les fruits rentrés. De le Tassé' è le fin d' VÈvant, N-ij è jèmâs trop d' pioûve ni d' vant. De la T. à la fin de l'Avent, il n'y a jamais trop de pluie ni de vent P. Tossiou \tQsyn . . I, P], s. m. — Celui qui tète. Voir Tassiou. Tossote, voir Tossâd. Tosûre {tozïir . . M, I, P, N, tçzûr- tozïr S, tozlr V], s. f. — Tonte d'une haie, d'un arbre. TosQre [tozûr M], s. f. — Meur- trissure. Tôt [to gén.], adj. — Tout. - beun', t. bien (aussi bien). ~ chèkîn, t. chacun ft. le monde). Totèvau, par- tout, tout alentour. - pèr lu (leye), tout(e) seule. - pyin, t. plein (beau- coup). ~ d' minime, t. de même (en effet). ~ d' hhute, t. de suite. - si, d' si (tout comme). - ink, t. un (indifférent). Ce m'at ~ ink, ça m'est indifférent. — Tôt drôhat, par- tout; toi bin, t. bien (très bien) S. Toi pyin yeque, t. plein de choses. Totinnâr, tout à fait V. Voir Tout'. Tôt \tô-tçw-tô'; S\, s. m. — Toit. Voir Tit. Tôt [tow N, tô - tôiv S, ta V], adv. — Tôt. Voir Tout. Totambrès [tçtâbrq M, /], s. m. — Pain percé au milieu. Totaulâche, Totaulâhhc [tçtôlàs-to- lôlàx . ■ M, I, P, N\, loc. adv. — Tout au large (partout). Qu' chèkin hand- lèsse d'uant chenz li, i frè bé d' ~ , que chacun balaye devant chez lui, il fera beau partout. Lé grèhhe ai bone ~ , jusque dans la t'pin, la graisse est bonne p., jusqu'à (même) dans le pot (la soupe). Totchon [totsô-tçtyô S], s. m. — Linge entortillé. Voir Tokion. Tote [tôt M, I, tort P], s. f. — Tourteau, masse formée du marc des graines des plantes oléagineuses. TOT 660 TOT Toté \tçtê' I, P], s. m. — Usten- sile de cuisine. Voir Taté. Tôtieu [tôtyœ M, N\, v. tr. — Tà- tcr, manier. Totion, voir Totchon. Tôtif [/Ô/7/ V\, adj. - Hâtif. Toto [loto M, /), s. m. — Pain (terme enfantin). Totogne [loton M, I, P, X], s. f. — Taloche, coup, horion. Totpyin [topyc gén. (litplen F)], adv. — Beaucoup. Tou [tu F], s. f. — Tour. Voir To. Toubac' Itubak F\, s. m. — Tabac. Voir Tobèc'. Toucè \tiise-tusi F], adv. — Ici. Voir Toceu. Touche [lus F], s. f. — Touche. Voir Toche. Touchi [tusi . . F, S, Y], v. tr. — Toucher. Voi Tocheu. Toûde [tût Bue, F], v. tr. — Tordre. Voir Tiide. Toufant [tufà F\, adj. — Étouffant. Voir Tofant. Toufât [lufà . . M, I], s. m. — Tarte au lait et aux œufs. Toufâyc [tufây F], s. f. — Étouffée. Voir Tofâye. Toufyi [tufyi F], v. tr. — Étouffer. Voir Tofieu. Toûgnâd [tûnà . . M, I, P, F, tô"- nâ-tûna N, tôùà . . S, V[, s. m. — 1° Qui a le cou de travers; qui re- garde de travers; qui n'agit pas franchement, sournois, dissimulé; indécis, irrésolu; têtu; borné. Voir Loûgnâd. 2" Boudeur. I fat /' -, il fait le boudeur (il boude). 3» Qui est difficile pour la nourriture. ToQgnâye [tùnây . . M, I, P, tô"- này-tûnây \\ Içnây S], s. f. — Coup, taloche ; rossée. L' è r'çu eune - , il a reçu une volée de coups. Toiigneu [tûfice M, I, P, tônœ-lô"- nae-tûnœ N, t6ne,-yce V|, v. tr. — Donner des coups; cogner; frapper. Toûgneùz v' vôèr, vas dous', mâs n' vos fèyeûr pwint d' niau, colletez -vous voir, vous deux, mais ne vous faites pas de mal. 2" v. intr. Tourner le cou sournoisement ; manquer de franchise. Toûhhate [tû^at M, tô^x^t - tûxat K\, s. f. — Petite torche de paille. Voir Tohhatc. Toujous [tuju F], adv. — Toujours. Voir Tojos. Toula [tula F|, adv. — Là. Voir Tolè. Toulipe [tulip M, I, P, N, S, V], s f. — Tulipe. Touna' [tuna' F], v. intr. — Ton- ner. Voir Tuner. Tounàre [tunûr F], s. m. — Ton- nerre. Voir Toneûrc. Toûne [tûn M, /), s. f. — Maillet très lourd. Touné [tunê F), s. m. — Ton- neau. Voir Toné. Touncli [tunli F\, s. m. — Ton- nelier. Voir Toneli. Toûncûs [tûnœ I, P\, s. m. — Pied de cornier. Toupes [tup F\, s. f. pi. — Étoupes. Voir Topes. Toupeunc [tupœn M, N], s. f. — SoufTlet, gifle. Toupie [tupJy M, I, P, F[, s. f. - Femme méchante, acariâtre. Toûrche [lûrs A/, /, P, F, tûrs-tô-rè N, tôx S\, s. f. — 1» Torche. 2» Rou- leau de linge qu'on vient de tordre. Toûrcheu [lùrsœ . . M, I, P, F, tô^rsœ- lûrsœ N, tçrsi S\, v. tr. — 1" Torcher, essuyer avec un torchon; frotter. Toûrche i pou le tauye, essuie un peu la table. S' ~ /' bèc, se t. le bec (se régaler chez autrui sans lui rendre la pareille). 2" Ha- biller. 'L at byin toûrcheu, il est bien mis. Toûrchon [lûrsô M, I, P, F, tô-rsô- tûrSô N, tçxô S, tosô V], s. m. — 1° Torchon. T'es r ^ au t'pin. TOU 661 tu as le t. au pot (tu arrives trop tard, la vaisselle qui a servi au repas se trouve déjà dans le pot pour être lavée). Lo fa al au ~, le feu est au t. (le t. brûle, il y a de la brouille dans le ménage). 2° Femme sale. Toûrde [tûrl F\, v. tr. — Tordre. Voir Tiîde. Tourèt, voir Tourot. Tourlarigôle (è) [tnrlârigôl . . S, V\, loc. adv. — A tout propos, à tout moment. / fèl le fêle è - , il fait la fête (il s'amuse) à tout propos. Tourlourète [lurlurçt M\, s. f. — Jeune étourdie. Tourna' [turiiœ F, turnçi P], v. tr. — Tourner. Voir Toncr. Tournant [turnà M, I, P, F\, s. m. — Lanière du fouet, du lléau. Tournâyc [tiirnâij F\, s. f. — Tournée. Voir Tonâye. Tournipe [lurnip S, V], s. f. — Betterave. Voir Disètc, Lisète. Tournisse [turnis F], adj. — Qui a le vertige. Voir Tonisse. A Metz, les vieux disent Tournisse et ne connaissent pas d'autre expression. Tournure [lurmir F], s. f. — Guide (régulateur de la charrue^. Voir Tonûre. Tournure [turnûr F], s. f. — Men- songe. Voir Tornîire. Tournow [lurnçw P], s. m. — Tourneur. Voir Tornou. Toûrossc [tûrçs V], s. f. — Celle qui tue. Tourot [larç-turç F], s. m. — Rouet. Voir Torat. Toûrt [lûr M, I, P, F, tôT-lûr N, lôr-lôT S], s. m. — Tort. De ~ an Irèvés, de t. en travers (sans raison). Lo çu qu' n'ai m' tolè è tojos -, celui qui n'est pas là a tou- jours tort. / - byin d'fandu vaul mieus lo pus sovanl qu'i bwin dreûl mau sot'na, un t. bien défendu vaut TÔU mieux le plus souvent qu'un boii droit mal soutenu. Tourtâwc, voir Tourtowe. Tourte [turlê F], s. m. — Gâteau. Voir Torté. Tourtîre [hirrir S], s. f. — Tour- tière. Voir Tortiére. Tourtourèlc [turturçl . . P, S, V\, s. f. - Tourterelle. Voir Tcurterèlc. Tourtout \lurlu F\, adj. indéf. — Tout. Voir Tortot. Tourtowe [lurlçiv - turlâw M, N, Inrlçw I, P\, s. f. — Pain long très léger dont on se sert pour tremper la soupe. A Metz, on l'appelle Tortue. Tourtus \turtû F], pron. indéf. — Tous. Voir Tortus. Tousèt, Tousot [luzq- luzç F\, s. m. — Croûtes qui se forment sur la tête des petits enfants. Toussét [tusë F\, s. f. — Tous- saint. Voir Tossint. Toussi [lusi F\, v. intr. — Tousser. Voir Teussieu. Tout' [lut gén.], pron. ind. — l''Tout, toute, tous, toutes. Is sonl lout's beun' conUmts, ils sont tous bien contents. 2" adj. ind. Tout's lés-omes, tous les hommes. — È lout', à t. (tout à fait) V. Voir Tôt, Tortot, tortus, Toutus. Tout {ta M, I, la-lçiu P, tû-lçiu N, lô-tô''-lçw S, 15 V], adv. — 1» Tôt. 2» Bientôt. Toûtâd [tûta M\, s. m. — Nigaud, sot. Toûtâd [latà . . M, N, S\, s. m. — Gâteau grossier fait avec des res- tes de pâte. Toûtâte [tûtal . . M, I, P], s. f. — Corne, trompe. Lo hèdi an va èva se -, le berger s'en va avec sa trompe. Toute {tulëi I], s. m. — Tourte. Toûter [lûlêi . . M, I, P, F], v. intr. — Sonner de la trompe, de I la corne. Se dit surtout du berger. I Lo hèdi va loûtanl, lâcheûz vas - 662 TOU TRft bèrbis, le berger va sonnant de la trompe (sonne la trompe), lâchez vos brebis. Toutouye [tutuy F], s. f. — Volée de coups. Toutplèn', voir Totpyin. Toutus |/ii/û M, I, P], pron. — Tous. Voir Tout'. ToQtu [/û/(ï M, I, P], adj. - Tor- tueux; qui manque de franchise, de loyauté. Toûwc-boûs llûw bû M, I], s. m. — Cognée (grosse hache de bû- cheron). Toîîwe-chîn [tûwsî M, S, V, tûwsî- tçivsî I, P, N\, s. m. — Repas que le propriétaire donne à ses ouvriers quand la fenaison, la moisson, la vendange sont terminées. Toûwe-poye [tûw poy M, I], s. f. — Colchique d'automne. Touwer \t(u)wê' . . gén.], v. tr. — Tuer. - /' chin, t. le chien, donner le repas nommé Toûwe-chîn. 'L an-n-ateût corne louwé, il en était comme tué (il était abasourdi, stu- péfait). Toûwerèye [tûwrçy M], s. f. — Abattoir. Voir Tûcrîe. Touwéson [l{ii)wêzô M, /), s. f.— Action de tuer, d'abattre. Quand' Je f'rans le ~ d' nale p'hhè, v'an-n- èrcûz, quand nous tuerons notre cochon, vous en aurez. Touwou [tii{w)u . . gén.), s. m. — Tueur. Touyes \tuy gén. {tôy V)\, s. f. pi. — Chaume (tiges de céréales qui restent sur pied après la moisson). Lo bwin lams sus lés -, le bon temps sur les c. (il fait beau quand le cultivateur n'en a plus besoin). Voir Toyon. Touyon \luyô V], s. m. — Grand chaudron qui sert ù faire cuire des pommes de terre, des betteraves, etc., pour les bêtes. Je fons kére los les l'os in - pou nos couchons, nous faisons cuire tous les jours une chaudronnée pour nos cochons. Touyote \luyot V|, s. f. — Personne qui met tout en désordre. Tovon |/p('ô V), s. m. — Taon. Voir Tawon. Towe-chîn, voir Toûwe-chtn. Towon \lowô I, P, F\, s. m. — Taon. Voir Tawon. Towdu [tou>dû Novéant], part. pass. — Tordu. Voir Tûde. Towtus \towlu I, P\, adj. — Tor- tueux. Toye [loy I, P, F, tôy V\, s. f. — Taie d'oreiller. Voir Taye. Tôycs, voir Touyes. Toyon \tpyô V], s. m. — Tige du chanvre dépouillée de ses filaments. Voir Tèyon. Toyotc [toyçl I, P, F, V\, s. f. — Petite taie. Voir Tayatc. Trâbac (sus) [trâbak . . S, Irêbok V|, loc. adv. — N'est guère usité que dans la locution: Lo dmle cbeut tojos sus -, le diable tombe toujours sur t. (le malheur pour- suit toujours son homme). Trâbc [trop S, trop V], s. m. — Trèlle sauvage. Trabouchat [trabusa S], s. m. — Croc en jambe. Voir Trebeuchat. Trabouchi [trabusi S], v. intr. — Trébucher. Voir Trcbeucheu. Trace [triis . . S, V], s. f. — Trace. Voir Trèce. Trachâye [trasày - traèêy M, N, trosfiy-trosëy I, P, F, trosî(y) S, V], s. f. — 1" Touffe ; poignée. Vè l'an cbarcbeu eune - d'èrbe, va - t'en cherclicr une poignée d'herbe. 2» Assemblage V. Trachcu [trasœ M, Irçsq . . I, P, F, S, V\, v. intr. — Taller. Se dit volontiers du blé; devenir dru. Nalc bié n'ai m' pas, mus i trach- rè au prinlams, notre blé n'est pas épais, mais il deviendra dru au printemps. TRR 663 Trader [Irâsye V], v. intr. — Pas- ser et repasser souvent au même endroit. Trâgnat [traiia . . S], s. m. — Im- pression de serrement de gorge qu'on éprouve en mangeant qqch. d'acide. Trâgnè, Trâgni, voir Trangneu. Trâhh [trûx V], adj. num. card. — Trois. Voir Treûhh. Trâhiéme [trâxyem V], adj. num. ord. — Troisième. Voir Treûhieume. Trâhou-d' bique [trà-fu d bik . . M, /], s. m. — Celui qui trait la chèvre (homme qui fait les travaux du ménage). Trambe \lràp gén. (trop V)], s. m. et f. — Tremble; souvent aussi bouleau. Trambeuymant [Irâhœymâ M, jV, tràbeymà I, P, tràblmà S\, s. m. — Tremblement, ordinairement en par- lant de choses. Trambiate \tràbyat M, N, Iràbyçl I, P], s. f. — Tremblement; Frisson; peur. Trambieu [Iràbyœ . . gén.), v. intr. — Trembler. ~ de tout s' cours, t. de tout son corps (de tous ses membres). / Irambeuye corne eurte poye qu' è vu /' halere, il tremble comme une poule qui a vu la buse (il a grand peur). - corne i fromeje de p'hhé, trembler comme un fro- mage de cochon. / n-y è dés pwéres è note pwéri è fâre ~, il y a des poires à notre poirier à faire t. (il y en a une grande quantité). Trambiote, voir Trambiate. Trambiou [tràbgu . . M, I, P, N, tràblâ F\, s. m. — Celui qui tremble. Trambiûre [trâbyùr . . M, I], s. f. — Tremblement; peur, crainte, frayeur, épouvante. A Metz, on di- sait anciennement Trambiûre. Tramblâd, voir Trambiou. Trambiûre, voir Trambiûre. Tramoussi [tramusi F], v. tr. — Contrarier. Voir Trimousscr. TRK Trampâyc, Trampe [trâpày . . trâp gén.], s. f. — 1° Averse. 2" Volée de coups, correction. Tramper [tràpêi . . M, I, P, N], V. tr. — Tremper. V n'èveûz m' b'san d' mate vate vante ~, vous n'avez pas besoin de mettre votre ventre t. (attendre un plaisir prochain). Trampète [Iràpet M, I, P, N\, s. f. — Pain qu'on trempe dans du vin ; mouillette pour manger les œufs à la coque. Tramûre [tramiir F], s. f. - Tré- mie de moulin. Voir Trèmûre. Tramwès [tramwe M, 1, N \, s. m. — Trémois, mélange d'orge et d'avoine. Tranchant [trâsâ M, /, P, X, trùsœ S, tràsë V\, s. m. — Tranchant, fil d'un couteau, etc. Tranchât \lràsa M, N, tràsç I, P\, s. m. — Tranchet. Tranche [tràs Atttilloncort), s. f. — Petit repas que faisaient, en plein air, le soir, les petits pâtres, l'un des premiers dimanches qu'ils allaient aux champs avec les che- vaux. Voir, pour de plus amples détails. Annuaire de la Société d'his- toire et d'archéologie lorraine, 1913, p. 114. Tranche [tràs M, I, P, N, triyâs S, V], s. f. — Tranche. Tranché, voir Tranchant. Tranchéje [tràsës . . M, I, P, N, tràsi(y) F, S, V\,s.L — 1" Tranchées (coliques très aiguës). 2" Excavation longitudinale, à ciel ouvert S. Trancheûs, voir Tranchant. Tranchie, voir Tranchéje. Tranchot, voir Tranchât. Trangnat [tràna M], s. m. — Fro- mage de ménage préparé avec du lait caillé, poivré et salé sur les faces et les côtés. Voir Guèytn. Trangnemant [trànmà M, I, P, N], s. m. — Strangulation. TRft 664 — TRA Trangncu [trânœ . . M, I, P, N, tràyyi-i;stràla' F, trôni-tràoni-trâni- trâoneS, lrânçV],\. tr.— 1" Ktrangler. Tés eune vives come in rossignol que trâgne i chwâ, tu as une voix comme un rossignol qui étrangle un cheval S. 2" Avaler. 'L è tout' trangneii, il a tout avalé. 3" Surfaire qqn. Tranguyi, voir Trangncu. Tranke [tràk V], s. f. — 1» Tranche. 2» Grand morceau. Ene ~ dé pin, un grand morceau de pain. Tranlai, voir Trangneu. Trantchile [trâtsil Château-Voué], adj. — Tranquille. Trantran [trâtrà M, I, P], s. m. — 1" Traintrain ; usage; routine des af- faires. 2» Train de la maison et, par extension, toutes les issues, les coins et recoins. Lo ça que v'neût le veûr lo pus so- lvant, De se mauhon i con'cheût bèn' lés [Irantrans. Celui qui venait la voir le plus sou- vent, de sa maison il connaissait bien les recoins. Jaclot, 1853, p. 19. Tran'wo [Iranwç N], v. tr. — Étrangler. Voir Trènower. Trap [tra M, N, tro I, P, F, S, ^ \, adv.— Trop. - byin(beun'),heaucoup, énormément ; violemment. Fèyeûz r trap byin fratè pè nale F'iipe Mi- tonau, faites le beaucoup frotter par notre Philippe Mitonneau (faites le rosser). La Famille ridicule, I, 1, 20. Trapc [Irap S], s. f. — Trappe. Voir Trèpc. Trapc [trap S, trop V], adj. — Trapu. Lés couchons que sont ~ , gréhhont mes qu' lés-âtes, les cochons qui sont gros et courts engraissent mieux que les autres. Trâpîd [trâpT S], s. m. — Trépied. Voir Treïipicud. Trâpwès [trâpwç S], s. m. — Em- barras. Voir Traupwès. Traque [Irak S\, s. f. — Battue. Voir Trèque. Traqué [trake . . S], v. tr. — Traquer. Voir Trèqucr. Traquou [Iraku M, iV, trçku . . I, P], s. m. — Troqueur, brocanteur. Traquou [traku . . S, F\, s. m. — Truqueur. Voir Trèquou. Trârassc [tràras M, X], s. f. — Gros robinet de cuve. Il est difTérent des robinets ordinaires. Trârc {trâr . . gén. [trêr V)], v. tr. — 1" Tirer, par ex. du vin au ton- neau. Heurlin . . . s'an va trâre don vin èl fat rinciè les wéres, H. s'en va tirer du vin et fait rincer les verres. G. H., IV, 196. 2» Traire. A Moulins-lès-Metz, où le patois a disparu, l'r était bilabial. On prononçait tvâue (traire), comme on disait vâhon (raison); chèvoiv ('char- rue), /ace (faire), lîwje (large) (d'après plusieurs personnes). Trâs [trâ Y], adj. num. — Trois. Voir Treûhh. Trasè (/rarç . . S), s. m. — Petit las de foin. Voir Trcsé. Tràt [trâ Y], adj. — Étroit. Voir Trcût. Trât \trà . . gén.], s. m. — 1» Longe de corde ou de cuir; d'ordinaire chaîne. - d' sa?/. Voir Ché. 2" Trait; coup. Tôt d'i ~ , tout d'un t. S" Quan- tité de liquide qu'on boit sans prendre haleine. I ~ d' vin, un t. de vin. 4" Épidémie bénigne (sorte de catarrhe). Voir Cohh, Rinne. 5" Salaire mensuel du berger, qu'il allait autrefois toucher de maison en maison. Trât-brése [trà brcs M], s. m. — Tisonnier. Tralchi [tratii S, trçtyç,-yœ V], v. intr. — Tituber. Trâtchi, voir Trâticu. Trât d' chfti [trà t si . . S], s. m. — Chèvrefeuille sauvage. TRH - 665 - TRR Trate [Irai M, N, trçt I, P, F, S, V], s. f. — Course. Trâte {tràt . . gén. (1res V)], s, f. — 1° Ce que l'on tire en une fois. Eime ~ d'àwe, quantité d'eau que l'on tire en puisant une fois; quantité de lait qu'on a trait en une séance. J'èvans malé le ~ d'aumètîn èva le çu d'èlènut, nous avons mêlé la t. du matin avec celle du soir. 2° Traite, course. Trâte [tràt . . gén.], s. f. — Éche- veau. Tratè [tratç' . . S], s. m. — Tréteau. Voir Trèté. Trâtclat, Trâtclot [tràtla . . S, trâllç V\, s. m. — Entonnoir. Voir Trâtu. Tratcr [tralê' . . M, N, trçtç . . I, P, F, S, V], v. intr. — Trotter; courir. Voir Lacheu. Trâteiî, voir Trâtu. Trâtieu {trâlycp . . M, I, P, F, N, tràtsi-trâtyi S, trâtye,-yœ V], v. tr. — Traiter. - è pivint, t. à point (bien t.); t. en donnant qqch. de bon à boire et à manger. Nos wè- sîns trâtiont aivodé, is fèyont lés hàts, nos voisins traitent (reçoivent) au- jourd'hui, ils font les fiers. Trâtu [tràtû . . M, I, P, N, trâlœ S], s. m. — Entonnoir. Voir Trâtelat. Dans la berceuse suivante, Trâtu a apparemment une autre signifi- cation, que je ne puis encore expli- quer: Trâtu, bonsu. Le neûre vèche at an vaye au rut Qwére è bwere è ses vwèsîns. Trâtu, bonsa. Lés çus qu' sont dans l'âte, Is minj'ront d' le làte ; Lés çus qu' sont dans l'cwin don fu, Is minj'ront dés-yeus tôt crus. Trâtu, bonsu. Le neûre vèche ne r'vyinrè pus. Trâtu, bonsoir, la noire vache est en chemin (allée) au rupt chercher à boire à ses voisins. Trâtu, bon- soir, ceux qui sont dans l'àtre, ils mangeront de la tarte; ceux qui sont au coin du feu, ils mangeront des œufs tout crus. Trâtu, bonsoir. D'après M. de Westphalen, la vache noire serait le nuage symbo- lisé ; elle représenterait une ancienne divinité, puis l'animal qu'on lui con- sacrait; plus tard, cette divinité au- rait été assimilée à sainte Brigitte. De nos jours encore, les habitants de Huy (Belgique) viennent caresser cette vache noire exposée au côté de la Sainte dans l'église Saint-Remy. Cette vache est censée amener la pluie qui féconde les champs des voisins (habitants^, leur procurant ainsi l'abondance et la prospérité. Dans l'église de Freyming (Mo- selle), il existe un pèlerinage à sainte Brigitte; sur l'autel, on y voit la Sainte avec sa vache noire. Trâtyi, voir Trâtieu. Trauchieu, Trauhhieu [trôsyœ-trô- xyoe . . M, I,P,N], V. tr. — Chercher çà et là. Traupieu [trôpyœ M], v. intr. — Avoir la démarche lourde. Traupwès [trôpwç M, I, P, trâpwç S], s. m. — 1" Embarras; encom- brement; remue-ménage. 2" Enfant trop curieux. 3" Servante malpro- pre ; fille de mauvaise vie. Travâye [IravâyF], s. f. — Travée. Voir Trèvâye. Travayi [travayi F], v. tr. — Tra- vailler. Voir Trèvèycu. Travèrséje [travçrsês . .,S], s. m. — Transvasement. Voir Trèvèrséjc. Traverser [travçrsç . . S], v. tr. — Transvaser. Voir Trèvèrscr. Travûre [travur F], s. f. — Tra- vée. Voir Trèviîre. Trawâye [trawây-trçwày M, N], s. f. — Trouée. Trawéje [trawës-trçwêS M, N], s. m. — Action de trouer. TRH - ééé - TRE Trawelal [traiula-lrowla M], s. m. — Pelle. Trawclon [trawlô-trowlô M\, s. ni. — Pelle dont on se sert i)our la ven- dange. Trawer [trawê'-trçniê' . . M, S, S\, V. tr. — Trouer. Trawiate.Trawirc [/ra ivya l-lroivyn t, trawlr-trpunr M, \, S\, s. f. ~ Pares- seuse. Trawîre [Irannr-trotvlr M, S'], s. f. — Trouée. Traye [Iraij M, X], s. f. — Treille. Dieiunin d'zos le ~ , ptihhe et ijâhhe, dormir sous la t. (en) paix et (à 1") aise (dormir sur ses deux oreilles). Trayc \lray . . M, N], s. f. — 1" Trèlle hybride (cette herbe a la réputation d'endormir). 2" Troène. Trâyote [trâijot l'], s. f. — Pièce de terre. Trâze |//'(/.s S|, adj. num. card. — Treize. Voir Trôze. Trâzîme [Irtizîm S\, adj. num. ord. — Treizième. Voir Trôzieume. Tré \lrê' P, Irê F\, s. m. — Paille. Voir Trin. Trèbèchot, voir Trebeuchat. Trcbeuchat [Irepsa M, N, trqpso I, P, Intpsot F, Irabma-trepsa S, trçbuso V\, s. m. — 1" Croc en jambe. Bèijeu i ~, faire un croc en jambe. 2° Marcotte de la vigne S. Trcbeucheu [trepsœ M, N, trçpse I, P, Ircbiisi- trilmlsi-lrupsi F, tra- busi- lirbusi S, Ivçbusyc l'|, v. intr. — Trébucher ; buter. - an francès, t. en français (parler mal le fran- çais). Le verbe est souvent pro- nominal. Dans le patois messin, on entend aussi Treveucheu. Voir Chevau. Trèbouchi, Trèbuchi, voir Trcbeu- cheu. Trècc [trçs M, X, Iras . . S, V], s. f. — Raie que le faucheur fait dans un pré pour le délimiter. Trècequîn [Irçskî M], s. m. — Instrument pour tracer le bois. Trèche, voir Trèhhe. Trècicu {tresyœ . . M, I, P, X\, V. tr. — 1» Tracer 2» v. intr. Marcher; aller et venir. Trècote |/rçA-p/ /, P\, s. f. - Jar- retière. Voir Treucate. Trèfc \lref gén.|, s. m. — Trèlle. Trèfoyeu \lrçfoyœ . . M, N, Ircjoye I, P], V. tr. et intr. — Farfouiller, tripoter. Trégnanl, Trégnau, Trégnèssc, Trégncu, Trégnou, Trégnu, voir Tringnant, Tringnau, Tringnèsse, Tringneu, Tringnou, Tringnu. Trèhhe (an) [trçx ■ . M, l, X, S, V, trçx-tnx P, tris F], loc. adv. — 1* En friche; inculte. Xa.i rhéyons sont an ~, nos sillons sont en f. 2" Inoccupé. Trèhhenè [Irçyjiç V], v. intr. — Faire les ouvrages du ménage. Trèhhi l/rçxi l'|, s. m. — Traverse, poutre. Tréhhtîn [Irexll V|, n. i)r. — Tur- queslein, vill. de l'arr. de Sarrebourg. Tréje [1res P, F], adj. — Étrange. Voir Trinje. Trèji, Trèju, voir Trcuji. Trèke [trçk P], s. f. — Trou dans une haie. Trèkegnatc, Trèkègnotc [lrçk(e)nat M, X, trek{ç)nol I. P\, s. f. — Su])- port d'une charrue. Trekcûse [Irekœs M, X, Irekiês I, P], s. f. — Tricoises ^tenailles de maréchal). Trèknike [Irçknik M, 1], s. f. - 1" (;iiicanc. 2" Tripotage. TrÈmat |/;ç/7in M, X, S, trçmo I. P\, s. m. — Dévidoir qui sert à garnir de lil la bobine du tisserand, pour faire la trame. Trèmâye {Iremày . . gén.], s. f. — Céréales étendues sur l'aire pour être battues. On appelle cette opération, dansle Vosgien.Mounéye. TRE — 667 TRË Trème [trem gén.], s. f. — 1" Trame, fil conduit par la navette. 2" Sillon qu'on trace en labourant. 3" Rayon, trait de lumière. Trèmé [trçniê' . . M, I, S\, adj. — Malpropre. Trèmontâde [Irqtnôtàt . . M, I, P, N], s. f. — Tramontane. Trémot, voir Trèmat. Trémousser [trçmusê' . . M, I, tra- musi F], V. tr. — Contrarier. Trèmûre [trçniûr . . M, I, P, N, S, tramùr F], s. f. — Trémie du moulin. / nmnm pahhe dans se ~ puloût dous vayes qu'eune vaye, un meunier pêche dans sa trémie plu- tôt une fois que deux fois. Trénau, Tréne et composés, Tré- nèle, voir Trinnau, Trinnc et com- posés, Trinnèle. Trènawer [trenaivê' - trçnçwê' - tqr- naivëi M, trçnçwe I, tarnuwç' P, tqr- nawa'-lçrni F, tranwç N, teniiyi- lernuwe- ternuyi-tçrnûyi- ternir -çtar- nuwç - qtçrnçwe - lawnç' S, tçnuwç V\, V. intr. -■ Éternuer. Quand-on tornoûwe lo mètin dant que d'jinè, ç'ot qu'on-n-èré în cadau, quand on éternue le matin avant que (de) déjeuner, c'est qu'on aura un cadeau. Voir Tèrnawer. Trénâyer [trënâyê' lang. pop. mess.J, V. intr. — Traîner, travailler lentement. Trénâyerèye [trënâyrçy . . P, N], s. f. — Action de traîner. Voir Trinnâyerèyc. Trènower, voir Trènawer. Trènse [Irens F], s. f. — Seringue. Voir Trinsûre. Trènsi [trçnsi F, S], v. intr. — Se- ringuer. Voir Trtnsieu. Trèpc [trqp M, I, P, N, trap-trep S, trçp V], s. f. — Trappe. Trèpe [trep M, I, P, N\, s. f. — Tripe. Piate ~, intestin grêle. - don cul, caecum du porc. Trepelate [Ireplat M, N, treplçt I, P\, s. f. — Soulier avec semelle de bois, plus ou moins large, à l'usage des jardiniers ; il sert à tasser la terre des jardins ensemencés. Trepclcr [treplê' . . M, N, treplq . . I, P, triplai . . F, S, Ireple Vj, V. tr. — Piétiner; trépigner; fouler aux pieds, écraser. - dés-eiiynons, dés càrates, marcher avec une Tre- pelate sur des oignons, des carottes qui viennent d'être semés. Trèpelote, voir Trepelate. Trèpènè, voir Trèpèrcé. Trèper [trepëi M], v. tr. — Couper la vigne au pied pour avoir de nouvelles pousses. Trèper [trçpë' . . M, I, P, N], v. intr. — Marcher sur qqch. Trèpèrcé [trçpçrsêi . . M, I, P, N, trqpene S\, adj. — Transpercé; mouillé jusqu'aux os. Trèpiûre [trepynr M, I, P], s. f. — Menu bois qui reste d'un fagot. Trèque [trçk M, I, P, N, Irak S], s. f. — 1» Traque, battue. 2" Fosse préparée pour prendre un loup au piège; trou dans une haie. Trèquenèque [trçknçk Gorze], s. m. — Cric. Trèquer [trçkë' . . M, I, P, N, trakf . . S, trçkç V\, v. tr. — Traquer. Trèquou [trqku . . M, I, P, N, tra- kçw F, traku S, trçku V\, s. m. — Traqueur. Trére [trêr V], v. tr. — Traire. Voir Trâre. Trèsaler Itrqzalêi . . M, N, Irçzolç F, P, V], V. intr. — Carillonner. Voir Trisaler. Trése [1res V], s. f. — Ce que l'on tire en une fois. Voir Trâte. Tresé [trezë' M, N, trçzë< I, P, trazç V\, s. m. — Petit tas de foin, etc. Mate an ~ , mettre en meule, mettre les gerbes en tas. Trèselè [trçzlç . . I, P], v. intr. — Frétiller. TRE - 668 Tresclîrc [trezlir M, X], s. f. - Ensemble de tns de gerbes systéma- tiquement dis|)(>sés dans un cbamp de blé. Trèsolè, voir Trisalcr. Trèsoûr [trçzCtr M, I, P, lrçzô"r- Irezûr \\, s. m. — Trésor. Trèssans [trçsà M, I, P, \, S\, s. m. — Cens; loyer; rentes; prix d'un bail; redevance en nature. / II' faut m' panre lo monde è -, i faiireût trap d' sdcs, il ne faut pas prendre le monde à cens, il fau- drait trop de sacs (il ne faut pas se faire trop de bile, de chagrin pour tout ce qui arrive, on n'en tinirail pas). Trèssieu [Irqsijœ . . M, I, P, F, X\, V. tr. — Tresser. Trèssieu [tresyœ A'|, v. intr. — Marcher en tous sens. Tréte \lret V], s. f. — Truite. Voir Trcûte. Trèté [tretë' M, I, P, X, tratç' S], s. m. — Tréteau. Trètrèlc [trflrçl M, /, P, X, dar- dçl-tarlel F, Içrlçl S, Iretrêl-trçtrêl V|, s. f. — Crécelle. 11 est de tra- dition, dans nos campagnes, que les cloches partent dans la matinée du Jeudi -Saint pour aller à Home se confesser près du Saint -Père. Elles reviennent dans la journée du Samedi -Saint. Aussitôt qu'elles ont annoncé leur retour par une joyeuse sonnerie, les enfants pren- nent leurs crécelles et se rendent devant la porte de chaque maison du village; ils font retentir cet instru- ment primitif en chantant le cou- plet suivant; Antandeûz tous' Si Laon at èva nous (?). Que qu'i /a/? — / minje tortot nate chû. J'alans l' louwer èva natc grand coulé Et je /' minj'rans èva nate grand [keuyé. TRÊ Entendez tous si L. (?) est avec nous. Qu'est ce qu'il fait'? — 11 mange toute notre viande. Nous allons le tuer avec notre grand couteau. Et nous le mangerons avec notre grande cuiller. On s'empresse de donner aux chan- teurs des œufs de Pâques, pour les récompenser d'avoir an nonce l'heure des oflices pendant l'absence des cloches. Se lamjue lone corne eune ~ , sa langue tourne comme une c. — Ç'at pis qu'eune trèlrele, éle ne hôte mi, c'est pis qu'une c, elle ne cesse pas, Gondre.vant/e. Trètreler [Irelrelê' M, X, Irqtrelç . . I, P, dardçlœ F, tçrlçle S, trçtlq V], V. intr. — Faire marcher la crécelle. Trétîse [Ireiîs M, I, P, X\, s. f. — Trahison. Treubiat, Trcubiot [trœbga M, X, trqebtjo l, P\, s. m. — Tourbillon. Voir Trobiat. Treucate [trœkat M, X, Irçkot I, P, trikot F, Irikal S\, s. f. — " Jarre- tière. .\ux noces, c'était à qui en- lèverait la j. de la mariée, pour servir de livrée aux assistants. Treijch, voir Trciïhh. Treûche [tries Hombas], s. f. — Taie d'oreiller. Treiïcoîâne [trcëkân M, I, P, X\, s. m. — Tricorne. Treuhâr [trceyàr S\, s. m. — Taie d'oreiller. Treûhéne, voir Treuhinnc. Treûhh \lrâc devant une consonne /rû'Y . . devant une voyelle, trâcy^ à la i)ause M, I, P, X, trôy-trô S, trâx- Irû V], adj. num. card. — Trois. Treiihieumc [Irœytjcvm . . M, X, trœ- Y;/çm P, F, trôftm S, trûyyem.-yoem Y], adj. num. ord. — Troisième. Treiihinnc [trœyin M, I, trcëyln P, trôê-{ên-trvÈ-^ën X], s. f. — Quantité TRE 669 TRE comprenant trois unités, trois objets de même nature. Treuji [trqeji M, N, treji I, treju P], s. m. — 1» Endroit où l'on en- grange les denrées. 2" Tas de gerbes engrangées. 3" Bande, can- ton de terre. TreQjieume, voir Treûhicume. Treûjinne, voir TrcQhinne. Treumcrî [trœniri M], n. pr. — Trémerj', vill. de l'arr. de Metz. Trciipieud [trœpijœ M, N, trôèpyç I, P, F, trâpl S, tropye V], s. m. — Trépied. Treiis, voir Treûhh. Treîit \trcÈ M, I, P, N, atrô-(e)trô S, {ç)trà V], adj. — 1° Étroit; mince. — corne i harang, va. comme un hareng. Le bàcèle è i coûhhat auss' ~ qu'i trin d' bié, la fille a un cor- selet aussi é. qu'une tige de blé (elle est trop serrée). I rCan mwène meu atrôt, il n'en mène pas é. (il veut faire le riche). 2" Avare. Treûte [trœt M, I, trût F, trel V], s. f. — Truite. Treuvc \trcpf M, 1, P], s. f. — Trouvaille. Treuver [trcevê' . . M, I, P, N, tru- vœ F, trçvç-triwç . . S, trçvç V], M. tr. — Trouver. Au futur, ce verbe fait TrcuYyindrâ. Dans le lang. pop. mess.', on disait: je trou- viendrai. Treuve beun' que f'rè beutï, trouve bien qui fera bien. - l' caca, découvrir le pot aux roses. — Que qwèt et que troue en' pied m' so toms, qui cherche et qui trouve ne perd pas son temps V. Trcuye [trqey M, I, P, N, trî(g) F, trey V], s. f. — Étrille. / vât cinq sous corne lo minche d'eune trie, il vaut cinq sous comme le manche d'une é. (c'est un vaurien). Treûyc [trœy M, I, P, F, N], s. f. — Truie. Voir Cache, Trûye. TrcûyB-chîn [trôèy sî M, I], s. m. — Celui qui suit le cheval au mo- ment du battage du colza, pour recueillir la graine. Treuyeu [trœyœ . . M, I, P, N, triyi F, S, trege,-yœ V], v. tr. — Étriller. L'âne que s' treuye è dés craies au cul, l'âne qui s'étrille a des crottes au c... Voir Ètrcuycu. Trèvate [trevat M, N, trçvçt /, P), s. f. — Traveteau; poutrelle. Trèvâye [trçvây . . M, L P, ^, travây F], s. f. — Travée. Trèvéche, Trèvccheu, voir Trè- véhhe, Trèvehher. Trèvéch (è), voir Trêves. Trèvéhhe [trçvëx ■ ■ S, trçvyçx V^l. s. f. — Traverse. J'ons pris po le trè- vièhhe, nous avons pris par la t. (le chemin le plus court) V. Trèvehher [trçfxêi . . M, /, P, N, traversi F, trevêxi S, trevy^xi V\, v. tr. — Traverser. Trèvehher [trçfxëi M\, v. tr. — Transvaser (se dit du vin nouveau). TreYehhés(è) [trefxê' . . M], loc. adv. — A travers. 'L è bé monte le coûte è ~ le crawâye, il a beau monter la côte à travers la corvée (les champs). C. H., II, 26. Trèvéhhi, voir Trèvehher. Trèvehhu [trçfxû ■ ■ M, I, P, N], s. m. — Cheville en fer qui sert à relier la Lonzinne à l'avant- train de la voiture. Voir Ché. Trèvener [trçimê' Donjeux], v. intr. — Faucher un pré, un champ dans le sens de la largeur. Trèvére [trçvêr M, /, P], s. f. — Plafond. Trèvèrséje [trçvçrsês . . M, I, P, N, travçrsês S], s. m. — Transvase- ment. Trèvèrser, [trçvçrsê' . . M, I, P, N, trauçrsç . . S], v. tr. — Trans- vaser. Trêves (an, de, è), [trçvê' M, I, P, N, S, trçuêxS,trçvye-trçvyçx V]> loc. adv. — A travers, de travers, en travers. TRE — 670 - TRI Trèveté [treftli M, I, P, N], s. m. — Traveteau ; solive. Treveucheu [trçfsae M], v. intr. - Trébucher. Voir Trebcucheu. Trèvèye [trevêtj gén. {trçi'êy S, V)\, s. m. — Travail. Trèvèycu [trçi'Çi/cf . . gén. (travaiji F)\, V. intr. — Travailler. / trèucije corne eune bêle, corne i-n-ours, corne i satire, il travaille comme une bête, comme un ours, comme un satyre (presque au dessus de ses forces). d' porminlé, t. de tailleur (exercer le métier de tailleur) V. Ç' n'ai m' lo çu qu' trèvèye la pus qu' preiite d' Vèrjant aus-autcs, ce n'est pas celui qui travaille le plus qui prête de l'argent aux autres. Trèvèye, mo cours, I n' lo s'rè pwinl fâl d' loûr. Travaille, mon corps, il ne te sera pas fait de tort. Se dit quand on veut s'encourager soi-même au tra- vail. Trèvièhh, Trèvièhhc, Trèvièhhi, Trèviés, voir Trèvéhhe, Trèvehher, Trêves. Trèvote, voir TrèvatG. Trèvûre [Irçuûr M, /, P, X, trainir F, Irçvfir S. IrevTr V], s. f. — Poutre ; charpente au plafond, où l'on loge d'ordinaire du lard, du fromage, du pain. Tréye, voir Trcuye. Trèyc \trey M, f, P, A'), s. f. — Trèfle sauvage blanc. Tréycr, voir Treuyeu. Trèyèye [trçyçy M, I, P, \], s. f. — 1" Treillis. 2" Petite écurie fermée jusqu'à une certaine hauteur |)our les porcs et les moutons. Trèyi [Irçyi . . gén.), v. tr. — Trahir. Trèyihon, Trèyi jon [Irçyiyô-lrçyijô M, I, P, iY|, s. m. — Trahison. Trèyîn Itrçyî . . gén.], s. m. — Train, bruit, tapage. Mininncr i ~ d' cliirt, mener un t. de chien (d'enfer). Trèyîn [trêyî . . gén.], s. m. — Train de maison, de culture. Lo - niinje lo -, le t. mange le t. (le cul- tivateur qui mène un grand train de maison risque de perdre sa fortune). Trèyîn (an) \treyï . . gén.], loc. adv. — En train de. Eté an ~, être en t. (en bonne voie). Trèyon [treyà gén.], s. m. — Eche- veau de lil, de laine. Lo ~ al an- hheo'le, l'é. est enchevêtré. Trèyotc [tregol V], s. f. — Per- sonne indolente. Trézéne \trêzên iV), s. f. — L'en- semble des treize cierges allumés pendant l'office des Ténèbres de la semaine sainte. Tribouler (so) [IribuW M, I, P, F, A'I, V. pron. — Se donner beaucoup de peine pour gagner sa vie. Triboyeu [Iriboyœ . . M, 1, P, A'], V. tr. — Troubler, chagriner. Tributchi [tribiitsi F], v. intr. — Trébucher. Voir Trebeuchcu. Tricate, voir Treucate. Tricatéjc \lrikatës M, N, trikçtës . . I. P, F, S, Y], s. m. — Tricotage. Tricater [trikatè' . . M, N, trikole . . I, P, F, S, V), V. tr. —Tricoter. J' ti â tricoté lés coudes, je lui ai tricoté les coudes (je lui ai donné des coups). R'wâde lo - dés jambes et des ç/uiboles, regarde-le t. des jambes et des g. (regarde-le s'enfuir). Triche, voir Trîhhc. Tricote, voir Treucate. Tridéne, voir Tridinne. Trjdinne \lridêii M, I, tridên, P, F. S, V, Iridèn-tridên N]. s. f. — 1" Tirctaine; droguet (étoffe pour vêlement d'hiver); étoffe peu so- lide. 2» Fille légère V. Trifiat, Trifiot \trifya M, trifyo I, P\, s. m. — Falbalas, fanfreluches. Trifouyeu \trifiiycp . . gén.], v. intr. — Faire du gâchis. TRI 6T1 TEI TRI — 672 - TRI Trigaudcr [trigôdei . . M, I, P, A'], V. intr. — Tricher au jeu. Trigouter [triijutêi . . M, I, P], v. intr. — Se dit des enfants qui, le Jeudi-Saint, font des sabres de bois et vont de maison en maison. On leur distribue du lard, des œufs, de l'arsenl, pour les récompenser de la peine qu'ils se donnent d'an- noncer, à la fin de la semaine sainte, les heures des oIRces avec leurs cré- celles. Après leur tournée, ils font un petit dîner avec ce qu'ils ont re(,"u et se répandent en chantant dans les rues. Cette fcle s'appelle la fête des Chiyâds. Voir Trètrèlc. Trîhate [/nya/ M, N, S, trJyçl I, P], s. f. — Eau dans laquelle on a savonné le linge; eau de la lessive. Trîhh (an) [trîx P, tris I, F), loc. adv. — En friche. Voir Trèhhe. Trîhieu Itrîyyœ . . M, I, P, F, N, S], V. tr. — Frotter; elTleurer; ca- resser. - le kenhhc, caresser la cuisse (faire la cour). ~ / cfièl, i chin, passer les mains sur le poil d'un chat, d'un chien; rendre lisse le poil d'une bête. 2» Fri.ser. 'L al mau trîhieu, il est mal frisé (mal habillé. Trîhote, voir Trîhate. Trîhu [trîyû M, I, P, F, N], s. m. — Tuyau de sureau que l'on tient à la main et où passe le fil d'un écheveau que l'on dévide. Trijatc, voir Trîhate. Trïjieu, voir Trîhieu. Trimâ [trimâ V|, s. m. - Premières feuilles du printemps; feuillage; verdure ; fleurs que l'on répand dans les rues à la Fête-Dieu pour la pro- cession. E le fcle nié, quand' lo ~ choche, lo fwin choche, à la Fête- Dieu, quand le feuillage sèche, le foin sèche. Trimâsat, Trimâsau, Trimâsot, Tri- mâsoû [trimàza-trimiizô-lrimàzû M, Irimâzo I, P, trimâza N, trimâzà . . S (trimôza Oron)), s. m. — 1° Fête du renouveau. Le premier dimanche de mai, les jeunes filles des villages .se réunissaient et dési- gnaient celle d'entre elles (jui de- vait, ce jour-là, remplir le rôle de Irimâzal ou de poûse (épouse). Cette dernière, comme une épousée, s'ha- billait de blanc et se couvrait de rubans et de fleurs à |)rofusion. Le Irimâzal une fois prêt, la joyeuse bande se mettait en marche; il y avait les chanteuses, les danseuses et celles qui portaient le panier destiné à recueillir les œufs, ainsi que l'aumônière où les habitants plus aisés laissaient tomber une pièce blanche. On allait alors de mai- son en maison, s'arrétant sur chaque seuil, et les chanteuses entonnaient le trimâzat pendant que les danseuses exécutaient quel- ques figures de danse. Pendant ce temps, les quêteuses entraient dans la maison et y recueillaient les ofTrandcs traditionnelles. 2" Jeune fille qui va chanter le Irimâzal. 3» La danse elle-même. Le trimâza suivant est un des plus communs; il se chante en bon nombre d'en- droits avec plus ou moins de va- riantes. 1er couplet: ^^■ ^ n An rêve- nanl dre- l'an lés jp=t=^ J' * r '' ^ *> fc-j *i : » ^ \ -^Y^-^ chams, i'èvans Ireuvé lés biés si T-VT }' •' ï J^ grands , lés - a • winnes ne TRI - 673 * — « h P S h sont m' si grandes, lés-aubepeun' sont 2 H^-i^U^ ^^ ^ fia-ris-santes. O tri-mâ-zat ! Ç'at lo ^K^ ^tt T-^ î ^ #-#• maj/, o m( maij, ç'at loja-limwès de ^ 5^ mSy, f'aï /o /ri - ma - zal. En revenant à travers (les) champs, nous avons trouvé les blés si grands, les avoines ne sont pas si grandes, les aubépines sont florissantes. O trimâsat 1 C'est le mai, ô mi mai, c'est le joli mois de mai, c'est le trimâsat. Quand les quêteuses ressortaient de la maison, les chanteuses chan- taient le couplet de remerciement, ou bien, si elles revenaient les mains vides, ce n'étaient plus des bénédictions qui sortaient de leur bouche: Je v' sohâdans austant d'afanls Qu'i n'è d' pierates évau lés champs. Ni pin ni pâte po lés nûri. Ni ch'mînhhe ni teîile po lés covri. Nous vous souhaitons autant d'en- fants qu'il y a de pierres parmi les champs, ni pain ni pâte pour les nourrir, ni chemise ni toile pour les couvrir. Tels étaient les souhaits qu'elles formulaient à l'égard des personnes peu généreuses. Voir Textes patois, p. 359—460. TRI Trimboc (sus) [Irêhçk V], loc. adv. — 'Voir Trâbac. Trimme [trêm M, N], s. f. — Trame (fil enroulé sur un petit tube de ro- seau que les tisserands mettent dans leur navette et qui forme la trame de la toile). Trimon [trimô S, V], s. m. — Timon. Voir Teumon. Trimou [trimu . . M, I, P], s. m. — Coureur de filles. Trimôsat, voir Trimâsat. Trimousser [trimusê' . . gén. (tra- musi F)], V. tr. — Contrarier, mettre en colère. J'è éqiie que m' trimousse, j'ai qqch. qui me contrarie V. Trin \trê gén. (trê' P, Irê F)], s. m. — Paille. I polat d' ~ , un brin de p. Bèyeu don ~ , donner de la litière aux bêtes. Trinche [très M, I], interj. — Cri qui sert à chasser les poules étran- gères. Tringnâd [trê Ha . . M, I], s. m. — Traînard. Tringnant [trênâ M, I, trênâ P], s. m. — Chaîne avec laquelle on attache l'attelage. Tringnau [trènô M, I, trënô I, P], s. m. — Traîneau. Voir Trinnau. Tringneu \trènœ . . M, I, trêne- trêni P, trënœ-trênœ N, treni . . S, V], V. intr. — 1» Traîner, languir, souffrir. 2» Être enceinte V. Tringnèssc [trêfies M, I, trênçs I, P, F, S, V, trènçs'trêfies N], s. f. — Chiendent ; renouée. ~ de mouton, trèfle rampant des prés. Tringneu [Irènu M, I, trênu . . P, F, S, V, trënu-trênu N], s. m. — Traînard. Tringnu [trènû M, I, trênû P, trêhce- trênû-trênû N], s. m. — Patin de charrue. Tringnu [trènû M, I, trênû P, trênû- Irênû N, trêftê V], s. m. — Longe de fouet (c'était autrefois une la- nière de cuir graissé). 43 TRI - 674 - TRI Trtnguèld \trîgel(t) . . gén. (drcgçl F)\, s. m. — Pourboire. Trinité [trinitëi gén.], s. f. — Trinité. Lé vaye de le Trinité, Lés-andïves i faut picmler. La veille de la T., les endives il faut planter. Qiiand-i pieut è le - , c'a/ quèrante jos sans s'èrèter, qiiand-i Jâl bé, ç'at quèrante jos d' piâwe, quand il pleut à la T., c'est quarante jours sans s'arrêter, quand il fait beau, c'est quarante jours de pluie. Quad i pietit l' jo d' le Trinité, Lo raborou se s'mance péd. Ou i péd ç' qu'i-n-é héné. Quand il pleut le jour de la T., le laboureur sa semence perd, ou il perd ce qu'il a semé. R'wâde beun lo jo d' le -, lo s'ia danse è se Vvâye, regarde bien le jour de la T., le soleil danse à son lever. Trinjc [très M, /, très P. çtrês-lrês F, etrès S, V], adj. — Étrange. Trinkiatc,Trinkiotc [trêkyalM, trêk- yçi I, P], s. f. — Petite mèche de cheveux. Trinnau [trènô M, I, trênà P. F, Irènô-trênô X\, s. m. — Traîneau. Voir Tringnau. Trinnâyerèyc [Irênàyrëy . . M, I, trênâyrêy P], s. f. — Négligence; nonchalance. 'L è loriot pedu pèse -, il a tout perdu par sa n. Trinnc [Irèn M, I, Irên P], s. f. — Bateau traîné par un autre. Trinne-bohhon [Irên bçxô M, Irên bo/ô P], s. m. — Espèce de passe- reau. Trinne-cul \trèn kû I, Irên kû P], s. m. — Robe (péjoratif). Trinne-guinne [trên qèn M, I, trèn qèn-lrên gën X], s. f. — Qui a tou- jours des malheurs. Trinnèle [trênçl M, I, trcnel P, Irë- nçl-trènçl N], s. f. — Femme né- gligente, paresseuse. Trtnsiate \lrîs(y)al M, X, trîs(y)çt . . I, P, trisç V], s. f. — Jet de la Trtnsijre; éclaboussure. Trînseure, voir Trînsûre. Trînsicu [trisyce . . M, I, P, N, trçnsi F, S, trîs!ie,-yœ V], v. intr. — Jaillir avec force ; éclabousser. Teu t'es font coupé, lo sang Irinsieût, tu t'es fort coupé. le sang jaillissait. Xrînsiote, voir Trtnsiate. Trînsûre [trlsûr M, I, P, X, Irîsœr S, Iriser V], s. f. — Tige creuse d'ombellifère on de sureau, dans laquelle on ajuste un piston qui refoule l'eau et la lance par un trou plus ou moins étroit. Voir Patu, Trènsc, Trissot. Trîntrîn \tritrt M], s. m. —Violon. Lés cosènes et lés cosîns Dans'ront au son don trinirin. Les cousines et les cousins danseront au son du v. Tripater, Tripoté [tripatê' . . M, X, tripote ■ ■ I, P], v. intr. — 1» Faire le ménage. 2" Fouler In terre après la vendange. 3* Cueillir les fruits oubliés X. Voir Cripalcr. Tripâye [tripày . . M, I, P, X\, s. f. — Repas d'amis (familier). Tripelai \triplœ . . F, triple S], v. tr. — Piétiner. Voir Trepcler. Triquat, Triquot [trika M, triko I, P\, s. m. — Gros morceau de pain. Triquâye [Irikày . . gén.], s. f. — Coup de trique, correction. Trique \trik S, Y], s. f. — Gros morceau de pain. Quand lés vâlots èrvénont d' le choroûe, is pérnont dés - dé pin qui font doté, quand les domestiques reviennent de la charrue, ils prennent des morceaux de pain qui font peur. Trique \trikç . . S, V], adj. — F'triciuc; élancé; grand. / grand -, un grand élancé (mince). Triquon {trikô M, I, P\, s. m. — Coup de fouet. Triquot, voir Triquat. TRI 675 - TRO Trisaler [trizaW-trçzaW . . M, N, frizçlç-trçzçlç . . I, P, trizale . . S, trçzçlç V],: V. intr. — 1" Carillonner; faire beaucoup de bruit; retentir; résonner; trembler par l'effet du retentissement. 2" Frétiller. 3" Être gai. Trisolè, voir Trisaler. Trisse [tris gén.], adj. — Triste. - corne i bonal d' nul, t. comme un bonnet de nuit. Trissére, voir Trînsûrc. Trissot, voir Trînsiate. Tritri [Iritri M, I, P, N], s. m. — Grillon. Triyanche [triyâs S, V], s. f. — Tranche. Voir Tranche. Triyate [triyat S\, s. f. — Truble. Trïye [tny F\, s. f. — Étrille. Voir Treuye. Trîyc \tny M, F], s. f. — Règle que l'on passe sur une mesure pleine de grains pour en égaliser la surface. Triyeu [Iriyœ M], v. tr. — Rader avec la trille. Triyi [triyi F], v. tr. — Étriller. Voir Treuyeu. Triyolâyes [triyolày . . M, I, P, trôlày S], s. f. pi. — Allées et venues. Triyolcr [triyolê' . . M, I, P], v. intr. — Changer toujours de place, aller et venir sans raison. Trô [trô F, trçw N, trô-trô" S], s. m. — Trou. Voir Troiï, Trobe [trop M, I, P, N], adj. — Trouble. Lo vin ~ ne gâte meu lés potes, le vin t. ne gâte pas les lèvres (on n'en boit pas). Trobe [trop V], s. m. — Trèfle sauvage. Voir Trâbe. Trôbc [trop M, I, P, N], s. m. et f. — Truble. Voir Triyate. Trobiat [Irçbya M, N, Irobyç I, P], s. m. — Tourbillon de vent. / s'è fût i ~ qu' è anl'vé m' chèpé, il a fait (il y a eu) un tourbillon de vent qui a enlevé mon chapeau. Voir Treubiat. Trobieu [trçbyœ . . M, I, P, N]\. tr. — Troubler. N' trobieùr meu le botèye, ne troublez pas la bouteille. Trobion [trçbyô M, I], s. m. — Vertige; berlue. Trobiot, voir Trobiat. Trobiou [trçbyu . . M, I, P, N], s. m. — Celui qui trouble, cause du désordre; brouillon. I ~ d' fête, un troubleur de fête. Trobouchier [trçbusye V], v. intr. — Trébucher. Voir Trcbeucheu. Trobouchot [trçbusç V], s. m. — Croc-en-jambe. Voir Trebeuchat. Trôch, voir Trôhh. Trochâye, Trochèye [trçiây - trçsçy I. P, F trosi(y) V], s. f. - Touffe. Voir Trachâye. Trochè [trçse . . I, P, F, S, V], v. intr. — Taller. Voir Tracheu. Troché, voir Trohhé. Trôgnâd [trôna . . M, I, P, N, S], s. m. — Boudeur. Trogne [trçn M, I, P, F, N], s. f. — Trogne; visage (péjoratif); air; mauvaise mine; moue. I fèyeût eune ~ de chin, il faisait une mine de chien (il boudait). Trôgni [trôni S], v. tr. — Étrangler. Voir Trangneu. Trôhh [trôx ■ ■ S], adj. num. — Trois. Voir Treiîhh. Trôhhé [trôxê> . . M, I, P], s. m. — Se dit de plusieurs tiges qui pous- sent sur le même pied. Trôhieu [Irôfyqe N], v. tr. — Chercher, fouiller. Trohîme [Irôfîm S], adj. num. ord. — Troisième. Voir Treïihieume. Troke [Irok V], s. m. — Rruit, tapage. Trôlâd [trôlâ V], s. m. — Bavard. Trôlâye, voir Triyolâye. Trôleu [trô"lœ N], v. tr. — Netr toyer l'écurie. TRO - 676 - TRO Trolotc \trolol V], s. f. — Bavarde. Voir Trôlâd. Trombak [trôbak S], s. m. — Ré- sine. Vè t'an â hât libak waç' que lés chins chiyenl don ~ , va-t'en au haut libaque(?) où les chiens ch... du T. laisse-moi tranquille, tu m'en- nuies). Trombe \lrôp V], s. m. — Tremble. Voir Trambc. Trompate [trôpat M], s. f. — Trom- pette. Trompatou [trôpatu M, N\, s. m. — Celui qui joue de la trompette. Tromper [trôpê' . . gén.), v. tr. — Tromper. Lo çu que n' so trompe meu, ç'al F çu que n fâl ryin, celui qui ne se trompe pas, c'est celui qui ne fait rien. Tromper [trôpê' . . M, I, P], v. intr. — Souffler dans une trompe. Tromperèye [trôprêy M, I, P,N], s. f. — Tromperie. Trompou [trapu . . gén.|, s. m. — Trompeur, dupeur. Tron [trô gén.], s. m. — Excré- ments de toutes sortes et, par ex- tension : reste, résidu. - ci' chou, reste de chou, aussi : femme mal- propre. ~ de Dieu (juron). - d' cochon, trombe, violent orage. - d' coucou, marjolaine. - d' diâle, ré- sine, assa fœlida. ~ d' Jaque, gomme des arbres fruitiers. - d' vèche, bouse de vache. - d'oûye (oie), sobriquet des habitants de Pom- mérieux, arr. de Metz. ~ rf' beûre, écume ou gratin formé des parties graisseuses et albumineuses du beurre qu'on a fondu; il est con- sidéré comme une friandise, il se mange chaud et tartiné sur des tran- ches de pain. Tronce [iras gén.), s. m. et f. — 1" Tronc d'arbre. 2" Bac fait avec le tronc d'un arbre V. 3° Pile de planches. Elle était formée d'une dosse sur laquelle on plaçait dix planches. Voir Textes patois, le Flottage à Niederhof, p. 216. Tronchiat [trôsya M, trôsyç I], s. m. — Un rien, une misère V. Tronchieu, voir Tronhhicu. Tronchiot, voir Tronchiat. Tronhhieu [trôxyœ . . M, I, P, N, trûni F], v. intr. — 1» Fureter. 2» Rôder. Trop [trç I, P, F, S, Y], adv. - Trop. Voir Trap. Trope [trop V[, adj. — Trapu. Voir Trape. Trope [trop V], s. f. — Trappe. Voir Trèpe. Tropé [trçpêi . . gén. (trupi F)], s. m. — 1'^ Troupeau. 2» Groupe. Trôpiéd [trôpye Hattigny], s. m. — Trépied. Voir Treûpieud. Tropicu [trçpyœ . . M, I\, s. m. — Berger. Tropieu [tropyœ . ■ M, I, P], v. intr. — Pulluler. Trôpoycu [trôpoyve . . M, I, P, A']. v. intr. — Aller çà et là, flâner. Troqué [trokq V\. v. tr. — Tra- quer. Voir Trèqucr. Troquou [troku . . /, P], s. m. — Troqueur. Voir Traquou. Troquou [troku Y\, s. m. — Tra- queur. Voir Trèquou. Trôs [trô S], adj. num. — Trois. Voir Treûhh. Trossâd, voir Trossiâd. Trosse [tros Rombas], s. f. — 1" Tresse en saule qui sert à maintenir le raisin en tas. 2» Botte; charge. Trosse l^ros M, I. P, A'), s. f. — Moue; grimace. I fût le -, il fait la moue, la grimace. Trossepète [trçs pçt M, I], s. f. — Petite fille (terme de mépris). Trosse-quâwe [tros kâw-kow M, N], s. m. et f. — Qui a la queue en évantail. (Se dit des animaux qui prennent peur). Trossiâd [trçsyâ . . M, I, P, N, S], adj. — Qui se plaint toujours; TRO - 67? - TRO On dit aussi dolent ; hargneux Trossâd. Trossiâye [irçsijây M, I, P, N], adj. — Personne bien habillée (troussée). Trossiâye [trosijây I, P\, s. f. — Soupir. Trossieu [trçsyœ . . M, I, P, N, S\, V. intr. — 1" Faire la moue; bouder. 2» Se plaindre; geindre; faire grise mine. Trossiant n'ai m' meurant, geignant n'est pas mourant (aussi longtemps qu'on a la force de gémir, on n'est pas mort). Trossieu [trçsyœ . . gén. {trusi F)], V. tr. — 1" Trousser. - ses guèr- giièsses, trousser ses grègues, relever ses culottes. Yeiis p'ieûz ~ vate cate et d'cralé vas soles, vous pouvez re- trousser votre jupe et décrotter vos souliers (vous pouvez vous en aller). - bèguéje, plier bagage (s'en aller). 2" Arrêter. Au pus piat brut, u'atefiz trossieu, au moindre bruit (que vous faites), vous êtes arrêté. Trote [trçt I, P, F, S, V], s. f. - Course. Voir Trate. Trotelè [trçtle V], v. intr. — Faire marcher la crécelle. Voir Trètreler. Trotiâd [trçtyà V\, s. m. - Qui titube. Trot [trô S], adj. — Étroit. Voir Trcût. Trotier [trçtye V], v. intr. — Ti- tuber. Voir Tratchl. Trotréle [trçtrêl V], s. f. - Cré- celle. Voir Trètrèle. Trou [trû M, I, P, V, trô-tru F, trçw-trû N, trô-trô"-trû S], s. m. — 1» Trou. - d' fouyant, t. de taupe (taupinière). - d' le nut, t. de la nuit (la brune). Lo ci qu' creûje i trou por an fâre cheûr i-n-aute, y cheut savant l' premin, celui qui creuse un trou pour en faire tomber un autre, y tombe souvent le pre- mier. Et pus qu' i an-n-è et mwins qu' ce pèse? — Dés trous dans i honè, et plus il y en a et moins ça pèse? — Des trous dans un vête- ment (devinette). Èyou ç' qu'at lo dâryin ~ d' le chèrâwe ? — Dans l' cul don çu qu' le tyint. Où est le dernier t. de la charrue? — Dans le c... de celui qui la tient (devinette). 2» L'enjeu au jeu de quilles. Lo jouwou que fèl lo pis d' guêyes rè- mèsse lo ~, le joueur qui fait le plus de quilles ramasse l'enjeu V. 3' Prison. El f sus chûr d'awè l'ampwè d' [garde - bous Don premin qu'on rèvoqu'rè ou qu'on [matrè dans l' trou. Et je suis siîr d'avoir l'emploi de garde-forestier du premier qu'on révoquera ou qu'on mettra dans le t. (au cimetière). C. H., VII, 59. Troubeuchi [Irupsi F\, v. intr. — Trébucher. Voir Trebeucheu. Troubeuchot [trupsç I, P, trupsçt F[, s. m. — Croc-en-jambe. Voir Trebeuchat. Trouchiat, Trouchiot [trusya M, trusyç I, P[, s. m. — Petit trou. Troufe [truf BacourtJ, s. f. — Pomme de terre. Trouklon [truklô M, I], s. m. — Pelle qui sert à ramasser le blé. Trougnate [truiiat M, S, trunçt I, P[, s. f. — 1" Anus. 2» Homme sans énergie (terme de mépris). Troïïgni [Ivûni F[, v. intr. — Fu- reter. Voir Tronhhieu. Trougnote, voir Trougnate. TroiJler [trûlê' . . M, I, P, trô<'lœ- trûlœ N' tr. Enlever le fu- mier, nettoyer l'écurie ; enlever la boue du chemin. Troûleûse [trûlôès, lang. pop. mess.], s. f. — Femme qui flâne au lieu de s'occuper de son ménage. Troulon [trulô N], s. m. — Râteau sans dents qui sert à racler la boue. Voir Râkiate, Râkiu. TiRO — 678 Troûne [trûn M, I, P, Irôon-trùn N], s. ni. — Trône. Troupe, voir Tropé. Troupïe, voir Tropé. TroussGtévite [trnslevil V], s. f. — Diarrliée (trousse-toi vite). Troussi, voir Trossieu. Trouva' [Iruva' F], v. tr. — Trou- ver. Voir Trcuver. Trouwa' [truiva' F], v. tr. — Trouer. Voir Trower. Trouwale, Trouwalotc, voir Trou- wèle, Trouwèlate. Trouwand [truiuâ gén], s. ni. — Paresseux. - corne eune vèche, p. comme une vache. - corne eune mère de kègne, p. comme une mère de chienne. - èl gormand ce n' va wâ înk sans l'aule, p. et gourmand cela ne va guère un sans l'autre. — Ç'ot bon, l'âle-èle en' viét m' in- Jandrè le poudre, ç'ot trop mèlâhj, 7 ot ~ corne ène mère dé coche, c'est bon, celui- là ne veut pas engendrer (inventer) la poudre, c'est trop ma- laisé, il est p. comme une mère de cochon (truie) V. Voir Pièce. Trouwand [triuvà M, I], s. m. — Harpon de tonnelier. Trouwander [truwàdê' . . gén.], v. intr. — Paresser, ne rien faire. Trouwanderèyc [Iruivâdrêy M, I, P, N, truwâdls S, V\, s. f. — Paresse. Trouwandîse, voirTrouwanderèye. Trouwèlate [lruw{e)lat M, N, Iru- w(,ç)lçl I, P, truwaïçt F\, s. f. — Petite truelle. Trouwèle [Iruwçl . . gén. (Iruwel- truwal F)\, s. f. — Truelle. Trouweler [tnuulê' . . M, I, P, trçwlœ - tniwlce N\, v. intr. — En- lever le fumier; nettoyer l'écurie; enlever la boue du chemin. Voir Troillcr. Trouwénc [trnwên V], s. f. — Grippe (maladie qui règne). Trouwoyc [trmvoy \'\, s. f. — Bras placés derrière la voiture. Voir Trôyc. TRO Trouyat [truya M, Iruyg I, P\, s. m. — 1" Petit trou. 2" Petit sou. Troûyeu [trûyœ . . M, I, P, N, trô^yce - trûyoe N\, v. tr. — Mêler; mélanger. Trouyot, voir Trouyat. Trovè [trovç V], v. tr. — Trouver. Voir Treuver. Trowàye [trçway - traway M, N, trçiuày I, P], s. f. — Trouée. Se dit surtout de l'ouverture pratiquée dans une haie. Trowéje [troiveS-trawës M, N, trç- wës . . I, P\, s. m. — Action de trouer, percement. Trowclat [Irowla - trawla M, N, troivlç I\, s. m. — Pelle qui sert à racler la boue. Troweleu, voir Trouweler. Trowelon [trpwlô-trawlô M, trow- 16 /], s. m. — Pelle en bois dont on se sert pour la vendange. Trower [Irçwc' - trawê' . . M, N, trçivç . . I, P, F, truwa> F, trawe . . S], V. tr. — Trouer. Trowiate \lrçivyat-lraivyat M, N, troivyot I, P], s. f. — Retardataire; paresseux. Trowlre [trçwTr-trawîr M, N\, s. f. — Trouée. Trôye [trôy M, I, P\, s. m. — l" Trèfle rampant. 2" Troène. Trôye [trôy S, truwçy V), s. f. — Bras placés derrière la voiture. Trôyeu, voir Troûyeu. Trôyeu \troyqi' . . M, I, P], v. intr. — Trôlcr, flâner çà et là. Trôyon [trôyô M, I, P], s. m. — 1» Personne qui n'avance pas dans son travail. 2° Femme malpropre; coureuse. Trôyou [IrôyuM], s. m. — Truand. Trôzc [trôs M, I, P, N, Iras S, très V\, adj. nuni. — Treize. Trôzieume [Irôzyœm M, N, P, trô- zyem I, trâzîm S, trezgem,-ycem Y], adj. num. ord. — Treizième. tfitJ 6?9 - TUS Truche [trûs iV], s. f. — Poignée d'herbe. Trute [trût F\, s. f. — Truite. Voir Treûte. Truvè [/rûoç ..S], v.tr.— Trouver. Voir Treuver. Trûyate {triigal M, N, trùyçt I, P\, s. f. — 1» Petit truie. 2» Cloporte. 3" Petits vers que font les enfants. 4* Ivraie. 5° Renoncule, qui souvent infeste les champs de blé, aussi nommée herbe à cochon. Trûyc [tmy M, I, P, N], s. f. — Truie. - quawôye, truie sans queue (femme cancanière). An-n- avant deus, lés caches et lés ~ , en avant deux, les C. et les truies (invitation à la danse). Voir Treûyc. 2" Femme gourmande et malpropre. Ç'at eiine bone fome, mâs 'l at i poû ~ , c'est une bonne femme, mais elle est un peu malpropre. 3" Espèce de jeu qui tient du jeu de barres et du jeu des quatre coins. Dans certains en- droits, on l'appelle le jeu de la Beuyc. Voir ce mot. 4° Crampe au poignet. 5» Grosse pièce de bois qui supporte l'effort d'un pressoir à tourniquet. Trûyote, voir Triiyatc. Tucoiî, Tucow [tûkù M, I, P, tû- kû-tukçw N], s. m. — Torcol (oiseau). Tûdat [tûda N], s. m. — Trique formée de cordes tressées. Tûde [lut M (tût Bue), /, P, tçrt-tûrt-tût F, tôt -tô^t- lots -tôk S, twçt V], V. tr. — Tordre. 'L ont tudu zoule bwâge, ils ont tordu leur lessive. / y' ambrèsse po v' tûde lo cou, il vous embrasse pour vous tordre le cou. Tûdéjc [ludês . . M, I, P, N], s. m. — Action de tordre. Tûdon [tùdô M], s. m. — Linge rincé et tordu. Tufenote [lûfnçl I], s. f. — Per- sonne mâchurée qui va de porte en porte le 13 janvier (ancienne cou- tume). Voir Teufnâd. Tïigneu [tùnœ M, tôfii S], v. intr. — Aller de travers. Tujon [lûjô F], s. m. — Tison. Voir Teuhon. Tûlat [tiUa M, tûlç I], s. m. — Fragments de tuile que l'on met au fond d'un pot de fleurs. Tûle [tûl M, I, P, F, N, tœl S, twll V], s. f. — Tuile. Ç'at eune ranje de ~ de pus, c'est une rangée de t. de plus. Se dit d'un héritage grossi par la mort d'un héritier. / n' possède meu eune -, il ne pos- sède pas une t. Tûlé [tûlë' M, I, P, N], s. m. — Fragment de tuile. Tûlcrèye \tulrçij M, I, P, N, tcël- rî'ij S, lêlrî-tçrn V], s. f. — Tui- lerie, briqueterie. Tûli [tûli M, I, P, N, Icclê . . S, lêle V], s. m. — Tuilier, briquctier. Tûlon [tûlô M, I, P. N, tœlô S\, s. m. — Tesson de tuile. Tûlol, voir Tûlat. Tumide ]tiinnt M], adj. — Timide. Tunè [Hine-tinç . . S, tinç V, tu- nw F], V. intr. — Tonner. Tuneiire, Tunôre [lùnœr N, tûnôr S], s. m. — Tonnerre. Voir Toneûre. Turlutinne [tûrlûtën M, I, tûrlûtên P, tûrlûtên-tùrlulên N], s. f. — Se- rinette. / m'annaye èva se ~ , il m'ennuie avec sa serinette (il répète toujours la même chose, comme une mécanique). Turlututu [tûrlûtùtù M, I, P,N],s. m. — Mirliton (terme enfantin). -, chèpé pwintu, t., chapeau pointu (se dit à une personne qui débite des sornettes pour le faire taire). Turon [tûrô F], s. m. — Intérieur d'une salade. Turturèlc [tûrtûrçl F], s. f. — Tourterelle. Voir Teurterèle. Tûsâd [tûzâ . . M, I, P, F, N, S], s. m. — Lambin. Voir Miîsâd. TUS - 680 — TY( Tûscr [tûzê' . . M, I, P, N, S], v. intr. — Lambiner. Tûtâd [tûlà . . M, I, P, X], s. m. — Chalumeau dont on se sert pour boire. Tûtâte [tiilàt . . M, I, P, N], s. f. — Cornemuse. Tûte [tût M, I, P, F, N], s. f. - Cor; trompette (plaisant). Tûteler [tùtlêi . . M, I. P], v. intr. — Sonner de la trompette. Voir Tûter. Tûtelou [tûtlu . . M, I, P, K\, s. m. — Corneur. Tûter [/û/ê> . . M, I, P, N], v. intr. — 1» Sonner de la trompette. Voir Tûteler. 2» Chanter (en parlant des oiseaux). 3" Boire. / n' minje luâ, mas i tûte beun', il ne mange guère, mais il boit bien. Se dit aussi d'un enfant qui suce sa langue ou son doigt. Tutûr [lûtûr M, I, P, N], n. pr. — Arthur. Tuturon [tûtûrô M], s. m. — Gou- lot d'un vase. Bivere è -, boire à même le goulot. Tûver [tùvê' . . M, I, P, N, tùve- dvëS], V. tr. — Étuver. Voir Teuver. Tuyau [tûyd M, I, P, N], s. m. — Tuyau de poêle. TwÈnon [twenô M, I, P\, n. pr. — Antoine. Twîle, voir Tûle. Twènète, Twèniche [tioençt-twçnis M, I, P, N], n. pr. — Antoinette. Twépouces [twêpus Ommeray), s. m. — Voiture dont les roues ont des jantes larges de trois pouces. Twiter [Iwltêi M, I, P], v. intr. — 1» Chanter. Se dit des oiseaux. 2' Bavarder. Que qu' teu tivîtes tant, qu'est-ce que tu bavardes tant? Twodc [twot V], V. tr. — Tordre. Voir Tûde. Tyi [tyi S], s. m. — C... Voir Cul. Tyi \lyi S], s. f. — Cuiller. Voir Keuyer'. Tyin [tyè M, I, tyè-lyen P, lyen F, tl - tè - tsê - lyè S, lyè V], pron. poss. — Tien. / bwiti ~ at mayou qu' dous t'èrés, ink at hhûr, faute n'y at m', un bon t. vaut mieux que deux tu (r)auras, l'un est sûr, l'autre ne l'est pas. Tyînsèsse [tyîsçs S], s. f. — Ecla- boussure. Voir Kytnson. Tyissu {tyisû S], s. m. — Écla- boussure. Voir Kieussat. Fig. 82. u - ési UVÉ U 0 [u S], s. m. — Oeuf. Voir Yeu. Ucâre (sint) [ûkàr . . M,l, P], n. pr. — Saint-Eucaire (paroisse de Metz). Uch [ûs F], s. f. — Porte. Voir Euhh. Ugnon [Mo F], s. m. — Oignon. Voir Eugnon. Ujéne, voir Ujinnc. Ujinne {iijën M, I, iijën P, F, S, V, iijën- iijèn N], n. pr. — Eugène. Oli [ûli F], s. m. — Huilier (us- tensile et fabricant). Voir Oulicu. Olous [ûlu . . M, I, P, N, ôlœ S\, adj. — Huileux. Unimant [ûnimâ gén.], adv. — Uniquement. Unimant [ûnimà M, I, P], adv. — Simplement. Urbin [ûrbë gén.], n. pr. — Urbain. È le Sint-Urbin, s'i fât bé, an V poû- tent an pohhèssion, mâs s'i jale, lés vègn'rons faucheus lo jetent lo cul dans lés hhaudûres, à la St.-U., s'il fait beau, on le porte en pro- cession, mais s'il gèle, les vignerons fâchés le jettent le c... dans les orties. È le Sint-Urbin, Lo fromant fât s' grin. A la St.-U., le froment fait son grain. S'i Jale è le Sint Urbin, Ni vin ni pin. S'il gèle à la St.-U., ni vin ni pain. Ureiis [ûrcé I], adj. — Heureux. Voir flgrous. Urope [ûrçp M, I, P, F, N], n. pr. — Europe. Urows liirçiv P], adj. — Heureux. Voir Agrous. Uséjc [iizës . . gén.], s. m. — Usage. Mate eune ruse an-n-uséje, mettre une ruse en u. (en action). Usance [iizàs M, I, P, N], s. f. — Usage, action de se servir. Mè keu- late n' è m' fât grand ~, ma culotte n'a pas fait grand u. (elle a été usée en très peu de temps). Ûsieu [ûzyœ . . M, I, P, N, âzq- îzç V\, V. tr. — User, consommer par l'usage. Ustache [iistàs . . M, I, P, N], n. pr. — Eustache. Usuréje [ûziirês . . M, I, P, N], s. m. — Action d'user, usure. Ut' [ût, (yût après son vocalique) M, I, P, N, gcêt S, yêt F], adj. num. — Huit. Ut' mauhons, h. maisons, mais on dit ût Jos, huit jours. Utansîe [ûtàsï M, I, P, S], s. m. — Ustensile. Utantc [ûtât M, I, P, N], adj. num. — Quatre-vingt. Uténc, voir Utinne. Utieume [iityœm M, P, N, iityem I, yôêtim S, yêtyem V], adj. num. — Huitième. Utinne [iitën M, I, iitên P, F, ûtên- ûtën N, yœtën S], s. f. — Huitaine. Utîy [iitîy F], s. m. — Outil. Voir Èteuy. Utoncot [ùtôko M, I, P, N, S], n. pr. — Vittoncourt, vill. de l'arr. de Boulay. Ûve [ùf S], s. f. — Oeuvre. Voir Ycûve, 682 - UVE UYO Uvér [Cwër M, I, P. F, S\ iver S, ivër V], s. m. — Hiver. Tôt di grand d' iivêr, tout du grand de l'h. (durant tout Ih.) L' - s'an vyint sus l' vant d'Erdinnes, l'h. (s'en) vient sur le vent d'Ardennes. È le Sint Paul, V ~ s'an va ou so r'cale, à la St. -Paul, l'h. s'en va ou se recolle (devient plus rigoureux). Lés uvêrs qu' sont lés pus freûds, ç'ât lés çus qu' prannent d'vas lés Reùs, les h. qui sont les plus froids, ce sont ceux qui prennent vers les Hois. Voir Tams. Uyèt [ûyç M, 1, P. A'), s. m. - 1» Oeillet. Voir Euyat. 2» Plante qui se trouve dans les pommes de terre, qu'on donne à manger aux lapins. Uyon [ùyô F\, s. m. — Liseron. Voir Leuyat. Fig. 83. Vi\ - 683 - VflL V Va [va . . M,I, P], s. m. — Terme de jeu. T'es i - , c'est à toi de jouer. Yâ (è) [va . . S, V], loc. adv. — En visite. Aler è ~ , aller en visite. 'L at tojos è - , il est toujours en visite. Yacc [vas M, N, S, vçs I, P, F, V], prép. — Voici. Yach, Yachâd, Yachant, Yachi, Yâ- chiate, Yachieu, voir Yahh, Yahhâd, Yahiiant, Yahhi, Yâhhiate, Yahhieu. Yâche [vas S[, s. f. — Verge. Voir Yarjc. Yachmoche [vasmçs V\, s. m. — Sergent fourrier. Yachoner, Yachou, voir Yahhoner, Vahhou. Vaf [vaf M, N, S, vçf V], s. m. — 1" Veuf. 2" Morceau de pain sans croûte, qu'on coupe dans le milieu de la miche. Yahh [vax . . M, N, S, vçx I, P, V, var F], adj. — Vert. - gueur- naye, grenouille verte (rainette). - neûr, v. noir (foncé); - tanre, v. tendre ; groûs ~ , gros v. ("espèce de raisin). ~ corne eune quâwe de porate, v. comme une queue de poireau. Ampiayeûz V ~ et i chach, veus n'y f'reûz ryin, employez le v. et le sec, vous n'y ferez rien (tous vos efforts seront inutiles). — Oto au var, aller au v. (aller chercher du fourrage vert pour les chevaux) F. I n'y an-n-è m' pus que d' chîns ~, il n'y en a pas plus que de chiens verts (il n'y en a point) S. Yâhhe [vâx F], s. f. — Verge. Voir Yarjc. Yahhâd [vaxà . . M, N, vçxa I, P. vaxyâ . . S, vçxâ V], adj. — Ver- dàtre. Yahhant [vaxà . . M, N, vçxà I, P], adj. — Verdoyant. Yahhenïre [vaxmr M], n. pr. — Vacquinière, jardin public, avec restaurant, à Montigny-lès-Metz. Yahhi [vaxi . . S[, v. intr. — Ver- ser. Voir Yèhhieu. Yahhiâd, voir Yahhâd. Yâhhiate [vàxyat . . S], s. f. — Ba- guette. Voir Yarjate. Yahhieu [vaxyœ . . M, N, S, vçxyç . . I, P, V], V. intr. — Verdir. Lés prés vahheuyent ou vahhXyent, les prés verdissent. Nas vankions sont vahhieus, nos volets sont peints en vert. Voir Yalhhicu. Yahhoner [vaxçn& . . M, vçxçnç . . I, P, N], V. intr. — Verdir. Yahhou [vaxu . . M, N, S, vçxu . . /, P, V], s. f. — Verdure; four- rage vert. Vè t'an charcheu d' le ~ po nate vèche, va-t'en chercher du fourrage pour notre vache. Vakâbond [vàkàbô S], s. m. — Vagabond. Yal [val M, N, S, vçl I, P, V], prép. — Voilà. Yalance [vàlàs M, N], s. f. — Va- leur, prix. Yalanteu [v(a)lâtqe . . S], adv. — Volontiers. Voir Yolanti. Yalantîn [valâtl . . S], s. m. — Garçon d'honneur à une noce. Yalat [vala M, N, vçlç I, P, V, vâlç F, vàla . . S, vàlç V], s. m. — 1» VKL - 684 - VflM Domestique ; garçon de ferme. Grand ~ . premier domestique ; piat ~ , petit domestique. Mîite ~ d' pimpien, maître v. de papier (jeune domes- tique, d'un service médiocre Bécluj). — Bon vâlat, flatteur S. 2" Valet, au jeu de cartes. - mèhh'ré, v. màchuré (v. de pique). 3" Clavette qui sert à maintenir le verrou fermé. 4" Nielle des blés. ValchancG, Valchant, Yalchieu, voir Valhhance, Yalhhant, Valhhieu. Valèryin [valeryè M\, adj. — Vé- nérien. Valet [vale Servigny-lès-Ste.-Barbe] adj. — Violet. Vâlèt, voir Valat. Valeur [valœv M, N, volâ-r I, P, vçliir-vçlwâr F, valôr S, oelwor V], V. intr. — Valoir. Ce valeât don bé i-rjunt. ça valait du bel argent (c'était cher). / n' t'uiit m' so cul pi/in d'Ciwe, il ne vaut |)as son c... plein d'eau (il ne vaut rien). — (," n'ol m' ivcre màs qii' vât, ce n'est guère mieux que vaut (ce n'est pas trop). / ni' l'ânit d' bon, il me vau- drait de bon (j'aurais du bénéfice) V. Valeur [indœr Ommcray], s. m. — Fosse à purin. Vâlcïir \i>âlœr . . S\, s. m. et f. — Arrière faix chez les animaux. Valhhance [valxâs M\, s. f. — Va- leur ; force, solidité. Valhhant [valxn M, N, S, voix» I, P, V\, adj. — Solide, fort, vigou- reux, bien portant. Valhhieu [valxyœ M], v. intr. — Verdir. Voir Vahhicu. Valires [vûllr . . M, I], n. pr. — Vallières, vili. de l'arr. de Metz. Valôr, voir Valeiir. Valotru {t'âlolrii M], s. m. — Malotru. Valou [valu M, X, valu . . I, P. F], s. f. — Valeur. Valurous [valûru M, voliini I, P\, adj. — Vaillant. Vamboiiler [vàbûlê' . . M, I, P\, V. tr. — Agiter à tour de bras. Vânate \i>ûnat . . S, vânoi S\, s. f. — Petit tablier en toile que porte celui qui vanne. Vanâye [vânây F], s. f. — Contenu d'un van. Voir Vènâye. Vanche [eus M, N, S\, s. f. - Per- venche. Van'ci \viinsi M\, n. pr. — Avancy, vill. (le l'arr. de Metz. Vande |('â/ gén. (vôt Y)\. v. Ir. — Vendre. / /(' è torlol bèijeii : ~ ri r'iHinde, il lui a tout donné : v. et revendre (il peut vendre ou dépen- ser tout ce qu'on lui a donné^. Vandrassc [l'âdras M, N, S, i>â- dros /, ]', vôdros V\. s. f. — Ven- deuse. Vandiate, Vandjate [vàdijat - i>à- djat S\, s. f. — Branche de fagot très mince. Vandome \i>('idom M, I, P, X\, s. f. — Vendange. Voir Pieûr. Chèpé d' le ~ , chapeau de la v.. croûte qui se forme dans la cuve pendant la fermentation du moût. Voir Fig. XI. Vandomicu [l'àdomyœ . . M, I, \, iiâdomê' - oàdomye P\, v. intr. — Vendanger. Vandomiou \i>àdomyu . . M, I, P, X], s. m. — Vendangeur. Vandou [vâdu . . M. I, P, F, N, S\, s. m. — Vendeur; marchand. Po qui n'aye i ~ , i faut qu' i n' aye i-n-èch'Iou, pour qu'il y ail un v., il faut qu'il y ait un acheteur. Vandrossc, voir Vandrasse. Vâne [iHin V], s. f. — Vanne d'é- cluse. Vânè [vâne V], v. tr. — Balancer qqn. en le tenant sous les bras et par les pieds pour le taquiner. Vânîn [l'tinr M, N], n. pr. — Vany, vill. de l'arr. de Metz. J'ai entendu deux fois dire Varneûs pour un habi- tant de V. VAN 685 VAN CD YHN - 686 YHN Yanjcu [vâjqe . . gén.], v. Ir. — Venger. Vankion [L'àkyô M, I, P, vâktjô- vâlyô K, vâlsô- l'àlyô S, l'âki/ô-vâtijô V\, s. m. — 1» Volet, contrevent, persienne. Pendant la nuit du mardi -gras, les garçons dans les villages du Saunois enlevaient les volets des maisons où se trouvaient des jeunes filles et les cachaient un peu partout dans le village, pour forcer les belles, le jour venu, de les chercher et de les remettre en place. Voir Volant. 2" Brayette, pont des anciens pantalons. Yânote, voir Yânatc. Yanrcdi \i>àrdi gén. (vôrdi V)], s. m. — Vendredi. Bé -, dieumanche muhi, beau v., dimanche moisi (mauvais). Quand-i pieitl /' -, i" pieut r dieumanche, quand il pleut le V., il pleut le dimanche. Quand- an s' pini/nent lés chcuvs l' - , an-:- onl inau le Icle, quand on se pei- gne les cheveux le v., on a mal à la tète. Quand-an matent lés betes es champs l' ~ , lo loup lés minje, quand on met les bêtes aux champs le V., le loup les ninnge. 'L al d'fan- du d' chinjeu d' ch'minhhe lo -, il est défendu de changer de chemise le V. 'L al d'fanda d' fâre i mèr- cheu, d'aller an vage ou d' fâre le bwâije lo -, il est défendu de faire le marché, d'aller en voyage ou de faire la lessive le v. Lo - è m'cheu craver que r'saner è s' vwèsin, le v. préfère crever que de ressembler à son voisin Csouvent le temps cliange le vendredi). Lo grand -, le V. saint. Quand-i jale lo jo d' - sinl, i jale tos lés mwès d' Vèncuje, quand il gèle le jour du V. saint, il gèle tous les mois de Tannée. Les-iens ponus V - sinl bvgent dés pogales que chin- jent chètpie ènàye d' coleûr, les œufs pondus le V. saint donnent des poules qui changent chaque année de cou- leur (ces œufs se gardent longtemps sans se gâterj. Lo Jo d' - sint, hène to lin, le jour du V. saint, sème ton lin. Lo - sint, i n' faut m' hhower, pèç que, le jonâge le, le ser- vante d' Hèrôde è fié s' toûrchon è le figure don bu>in Dieu, le V. saint, il ne faut pas laver le linge, parce que, ce jour là, la servante d'Héro- de a jeté son torchon h la figure du bon Dieu. Yant |i'â gén. (vô V)]. s. m. — 1" Vent. - d' loup, tourbillon qui couche une partie du blé d'un champ. Dans le Vosgien, le mot vont signifie v. d'ouest, - d' lé mô- têne (montagne), v. du sud. Tôt pgin d' - , mas poû d' piîiwe, beau- coup de V., mais peu de pluie (beau- coup de bruit pour rien). Quand-i n-Q-è enne roje corône èlanto don s'ia ou d' le leune. ç'at sine de - , quand il y a une couronne rouge autour du soleil ou de la lune, c'est signe de V. Lés fis d' hène ènonceugent lo -, les fils de la Vierge annoncent le V. Quand' lés bèrbis sautent et quand' lés chins s' goûreugent sus lere, ç'at sine de -, quand les moutons sautent et quand les chiens se vau- trent sur terre, c'est signe de v. Qu'ai ç' que pèsse sus le Sege sans fâre de l'onrbe? — Lo ~ . Qu'est-ce qui passe sur la Seille sans faire de l'ombre? — Le v. (devinette). — Vol i ~ que bworé, voilà un v. qui boira (amènera la pluie). E le Con- version d' sint Paul, lés - s' bètont ; cet' que sofe lo londémin to mètin romoûne lo biè toms tote l'anëge, à la Conversion de saint Paul, les v. se battent; celui qui souffle le lende- main le matin ramène le bon temps toute l'année. 2" Haleine, respira- tion. 'L è r'pris s' -, il a repris son h. Lo haut - , l'asthme. Été è haut -, être asthmatique. YilN — 687 VAN Vantâd [vâlâ gén.], s. m. — Van- tard. Sint ~ el Sint Crevâd, Sont dés sints que n' valent ivâ. St. V. et Saint Crevard, (travaux forcés) sont des saints qui ne valent guère. Yantau [uâtô M, I, P, N], s. m. — Vanne à queue, qui sert à rete- nir l'eau d'une écluse, d'un moulin, d'un étang. Vantchon, voir Vankion. Vante [vàt gén. {i>ôt V)], s. f. — Vente. / v'neût de d'sus eune v., il venait de dessus une v. (je l'ai acheté à une vente). Vante [vât gén. (vôt V)], s. m. — Ventre. Ç'at l' ~ d' mè mère, je n'y r'ton'rà jèmâs, c'est le v. de naa mère, je n'y retournerai jamais» (c'est une chose impossible). Piat -, petit v., partie hypogastre sus- pubienne. Vanter [vàtêi . . M, 1, P, N], v. intr. — Venter, faire du vent. Ce vanteuye au trêves d' nas tûles, le vent souffle au travers de nos tuiles. Vanterâye [vàtrây . . M, I, P, S], s. f. — Tripaille. Vantereu, voir Yanteryin. Vanterèye [vâtrçy M, I, P, N\, s. f. — Vanterie. Vantcrieu [vàteryœ . . M, I, P\, V. intr. — Tourner comme le vent (se dit des personnes). Vantcrous [vâtru . . M, I, P, N], adj. — Aventureux. Vantereu, Vanterin, voir Vante- ryin. Vanteryin [vâteryê - vâtrè M, I, P, N, vâlrl . . vàtrœ S, vête-vêlre V], s. m. — Tablier de femme. Ce li vè corne in vanterin è eune vèche et dés guètes è eune ôye, ça lui va comme un tablier à une vache et des guêtres à une oie 5. Le cote le li vè corne in ~ è ène vèche, ce jupon lui va comme un tablier à une vache V. Vanticu [vàtyœ . . M, h P, N], v. intr. - Vaciller par l'effet du vent. Se dit surtout de la flamme d'une lampe. Le l'mire vanlèye, la lampe menace de s'éteindre. Vantion, voir Vankion. Vantous [valu . . gén.], s. m. — Vantard. Vantous [vâtu . . M, /, P, F, N, S], adj. — Venteux, qui donne des flatuosités. Lés fèves de Rome sont vantoûses, les fèves de Rome (espèce de fève) donnent des flatuosités. Vareréyc [varrëy V], s. f. — Ver- rerie. Voir Wérerèyc. Varène [vârçn . . M, /, P, N], s. f. — Vitre ; verrière ; fenêtre. Varenicu [vârmjœ M], s. m. — Vitrier. A Metz, les anciens disent encore Vèrcnier. Varieule [vàryœl . . M, I, P\, s. f. — Virole (cercle de métal qui con- solide au manche le dard de la faux ou la lame d'un outil). Vârîn [vârî . . S], s. m. — Vau- rien. Voir Vauryin. Varjatc [vàrjat M, N, varjçt L P, F], s. f. — Petite verge, baguette, houssine. Voir Vahhiatc. Varje \vars M, F, vôx N, vâx ■ ■ S, V], s. f. — Verge, baguette; fouet. Varjeu [vàrjœ M], v. tr. — Fla- geller. Varjon \vàrjô M, N, verjô S], s. m. — 1" Petite verge; manche de fouet. N-y è dés - dans l'àr, il y a des verges dans l'air (tu auras le fouet). 2» Marque d'un coup de fouet. Varjote, voir Varjate. Varmehé [varme-^ë V], s. m. — Larve de hanneton. Varneiîs, voir Vântn. Vârnéz \varnêi . . M, L P, N], s. m. — 1" Animal tacheté de blanc sur le front. 2» Être chétif ; avorton. VAR - 688 VHU Varou [vSru . . M, I, N, S, varu-vç- row P, verô F, vro-vru V], s. m. — Verrou. Varpane [i>ârpàn M, X], s. f. — Bande nébuleuse et diaprée qui se forme au coucher du soleil. Quand elle est tournée au nord, elle an- nonce le beau temps, à l'est, la pluie. V'art \i>ar F], adj. — Vert. Voir Vahh. Vartu [i>ârlu M], s. f. — Vertu. Varvatan \i>âri>àtà S], s. m. — ÉtofTe imaginaire. Ronhe (robe) de ~ , n'y è rin d'ri ni rin d'imnl, il n'y a rien derrière ni rien devant. Varyi [varyi . . S], v. tr. — Ver- rouiller. Vâryin {vârnè V'|, s. m. — Vau- rien. Voir Vauryin. Vas [va M, N, S, i>o I, P, wo Y], prép. — Vers. V'ncùz ~ nos, venez vers nous. On dit ordinairement Devas. Vas {va M, X, uo l, P, S, rà Lorry, LandrofT], adj. po.ss. — Vos. Vâscvétc (è lè) \iHizrcl V], loc. adv. — A la hâte, à la légère. Vasquine |('fisA-i/i M], s. f. — Cor- snge avec basque, Vassé [t'âsê' . . M, l, P, F, X\, s. m. — 1" Vesce cultivée. 2" (icsse. / so r'moûwe corne i crèpaud danx des -, il se remue comme un cra- paud dans des v. Vate \fat M, X. vol /, F, \\ row P], adj. et pron. poss. — Votre; xàire. C.ète chèrâwe al dés vales, cette charrue est des vôtres (est à vous). Vau (è) (l'ô M, I, P, F, X, im S\, loc. adv. — En aval. - lés champs, à travers les champs. Toi è ~ , partout. Vaudeûs [vôdœ I\, s. m. — Ou" vrier qu'on fait venir d'un autre vil- lage pour aider à faire la moisson. Vaugand [vôgà M, I, P, N], s. m. — Vagabond; mauvais sujet. Vaugander [vôgâdê> . . M, I, P, F, X], V. intr. — Vagabonder; polis- sonner. Vauhhe (l'ôx .V, S], s. f. - Verge. Voir Varje. Vauryin [vôryë M, I, P, F, N, vâ- rè . . .S", imryê V], s. m. — Vaurien. Vause (('Ô.S 3/], s. m. et f. — 1° Bouquet de fleurs artificielles ou de rubans que l'on fait bénir pendant l'octave de la Fête-Dieu; on le suspend dans les différentes pièces de l'habitation. Cet usage est encore pratiqué à Failly, village situé près de Metz, dont les habitants ont re- tenu maintes coutumes anciennes. Voir Keulau. 2» Fête-Dieu. Vausenat [vôzna M, X. vôzno I, P], s. m. — 1" Valentin. Chaque tannée, le premier ou le deuxième dimanche de carême, les jeunes gens ramassent du bois chez les habitants du village pour faire un feu qu'on nomme les Brandons (ailleurs Bûles ou Bûres). Le soir, les jeunes filles et les garçons étant réunis près du feu, à proximité du village, on crie les Vausenats ou Valcntins. Voici la manière dont on procède à la criée des Vauscnates. C'est un seul garçon qui les crie; il dit: «Je donne! Je donne». Tous les autres garçons répondent ensemble: «.4 qui? A qui ?» Le garçon qui crie les Vau- senates répond : «Je donne telle fille à tel Jeune homme. Il lui achè- tera un pain d'épice aussi grand qu'un van!» Tous les autres garçons répondent ensemble: «Harengs! Ha- rengs!» Quand toutes les jeunes filles ont leur valentin, chaque gar- çon fait tourner la fille qu'il a eue pour Vausenatc autour du feu des Brandons, après quoi l'on va au bal. Le quatrième dimanche de carême, la fille fait des gaufres et en donne à son Vausenat. Le lendemain de 689 - Pâques, le garçon donne un ruban (Fiat) ou un autre objet à sa Vau- senate. La criée des V. se fait en patois du pays, verronais, Supplé- ment à sa Statistique historique... du département de la Moselle, Metz, 1852. La tradition rapportée par verro- nais est celle des villages du Pays- Haut. Ailleurs, elle se présente avec quelques dilTérences dans le cérémonial. Pour le pays d'Entre- deux-Eaux, Augny et les environs, cf. zÉLiQZON, Lothringische Mundarten, p. 60, pour la région de la Nied, E. ROLL.\ND, Vocabulaire putois, s. v. vozna. Vausenate [l'ôznat M, N, uôznol I, P\, s. f. — Valentine. Voir Yau- senSye. Vausenater [vôznatê' . . M, N, vôz- ngle . . I, P], v. intr. — Proclamer les Vausenats. Vausenâye {nôznày . . M, I, P, N], s. f. — Valentine. Voir Vausenate. Vauscné [vôznë' M, I, P, N], s. m. — Valentin. Vausenéje [vôznës . . M, I, P, N], s. m. — Action de proclamer les valentins; le jour où on les pro- clame. Vausener [vôznë' . . M, I, P, N], V. tr. — l» Proclamer les valentins. 2'^ Danser autour de la Bûle du printemps. Vausenot, Vausenote, Vausenotë, voir Vausenat, Vausenate, Vause- nater. Vautieumont [vôlijcemà A'|, n. pr. — Vatimont, vill. de l'arr. de Boulay. Vavéje [vavës M, N, vnvës . . I, P\, s. m. — Veuvage. Vaverèye [vavrêij M, N, vovrëij h P\, s. f. — Veuvage. Vaveté [vaftë' M, vpf le . . I, P\, s. m. — Veuvage. Vayance [vàyàs S], s. f. — Pvécit fortement exagéré. Voir Vèyance. YRY Vayat [vaya M], s. m. — Petit veau. Vayate [vayat Pontoy], s. f. — Vache (terme enfantin). Vayate [vaijal M, N, voijçt I, P], s. f. — l" Petit chemin, sentier. 2» Pli de terrain. Vayate [vayat M, N, vçyot I, P, vayœs S], s. f. — Veilleuse. Vayate [vayat M, voyot-voyûs I, voyçt P, vayat -vayûs N, vaycës-vay- ras S, voyros V], s. f. — Colchique. Voir Vèchate, Râyate. Vayate [vayat S, vâyot V], s. f. — Génisse. Vayater [vayate' M], v. intr. — Pleurnicher. Vaye (an) [vay M, N, vçy I, P, vuy Landroiri, loc. adv. — En che- min. Vaye [vay M, vây S, vôy V[, s. f. — Veille. Et, corne i brave èmin, li conte sans [lamwins Torlot çou que por lèye i sèveut d' [le ~. Et, comme un brave ami, lui ra- conte sans témoins tout ce que pour elle il savait de la v. C. H., III, 84. Vaye [vay M, N, S, voy L P, V], s. f. — Fois. Dés ~ , des f. (quel- quefois). E le ~ , à la f. (ensem- ble). Vayéje [vayës M, N, voyës . . I, P, vuycs-weyês S, V], s. m. — Voyage. VayèJGu [vayej'œ M, N, vçyejf I, P, wçyaji F, vuyeji S, wqyajye,-yœ V[, V. intr. — Voyager. Vayèjou [vayejn M, N, vçyçju . . I, P, uuyeju S\, s. m. — Voyageur. Lo grand ~ , le grand v. (le Juif errant). Vayeu [vayqs . . M, N, S, voyç . . I, P, veyi F], v. tr. et intr. — Veiller. Vayerasse, voir Yayat«. 44 YftY 690 - YEC Yaycrou [vayru M\, s. m. — Porte- faix. Vaycûse, voir Vayatc. Vayèyc, Vayîe [vagëy M, N, vç- yfy I, P, Dayî(y) S, voyl V], s. f . — Veillée. Yayin \i'ayë F\, s. m. — Pelle à feu. Voir Yèyîn. Vâyon [l'àyô . . gén.], s. m. — Petit veau chétif. Yâyote, voir Vâyatc. Vayou \vayu M, N, S, vçyii . . I, P, V\, s. m. — Veilleur; guetteur. Vaycûse, voir Vayatc. Vé |('ê' gén.), s. m. — Veau. Ba- con d ~, lard de v. (rouelle de v). I n' è m' pus tout lo ~ qit' faut le vèche, il n'a pas plus tôt le v. qu'il (lui) faut la vache (on ne peut le contenter). / - qu' tasse hyin n' minje wâ, un v. qui tète bien ne mange guère (qui boit beaucoup n'a plus d'appétit). An li front pus d'oneûr qu' è i ~ . an iantèrr'ront èva se pc, on lui fera plus d'hon- neur qu'à un v., on l'enterrera avec sa peau (se dit d'un malade imaginaire qui se lamente toujours). / vaut mieus i ~ an s' mèriant qu'eune vèche an meuranl, il vaut mieux un v. en se mariant qu'uen vache en mourant. Ç'at corne i ~ , pus qui vyini viens', pus qui vyint foïirl, c'est comme un v., plus il devient vieux, plus il devient fort. — 'L é d' le pâciance corne i ~ que Irâne, il a de la patience comme un veau qui étrangle V. Vé \vêi M, I, P, N, S], s. m. — Masse, quantité, - d' fom'reû, (piantité de fumier qu'on prend en une fois avec une fourche après l'avoir roulée. Vècceune \vçksœn M, vçksen I, P, vçksen-veksœn X\, s. f. — Vaccine. Vècceuner [vçksrrnê' . . M, A', vçk- sçne . . I, P\, V. tr. — Vacciner. Yéch, voir Véhh. Vèchate [veSat M, N, vçsçl I, P], s. f. — Petite vache. Vèchate \v^Sat M, S, Vfsçt I, P, vç- sat-vesrat N], s. f. — Colchique d'automme. Voir Yayate. Vèche [l'es gén. (vas F)], s. f. — Vache. - de frahh lacé, v. de lait frais (qui vient de vêler). - coû- nrde, V. cornarde, qui cherche à frap- per les autres vaches, ou même les personnes, avec ses cornes. Ç'at d' le ~ è Calas, c'est de la vache à Colas (ce sont des propos mesquins, mensongers, sans im- portance, des bêtises). Ce va an r'cohhiant, corne le quâwe d' le -, ça va en diminuant, conmie la queue de la vache. 'L è prins le ~ et i vé, il a pris la v. et le veau (il a tout emporté). Pûler corne eune ~ quand-an ni bèyent ryin è minjeu, parler comme une v. quand on ne lui donne rien à manger (elle mugit). Voir Fauquc- mont, Grivatc, Hûler. — Poutcher d'zos lés - , porter sous les v. (leur donner de la litière^ S. Eue ~ y pcdrât so vé, une v. y perdrait son veau (tellement il y a du désordre). On n' pCde mi tant d'ène ~ nâre qu'cle n'in-n-âye quéque tèche, on ne parle pas tant d'une v. noire qu'elle n'ait quelque tache (il n'y a pas de fumée sans feu) Gondrexange. 2" Sobriquet des habitants de Goin. Véchc |i»c.s M\, adj. — Mou; pa- resseux (se dit surtout de personnes). Véche [vês F\, s. m. — Petite botte d'oignons, d'éi)is, etc., que le prêtre bénit près de l'église, un ins- tant avant la messe de l'Assomption. Vèché, voir Vèhhé. Vèchèle, voir Yèhhèle. Vècherate, voir Vèchate. Véchcrous, voir Véhherous. Vèchieu, voir Vèhhieu. Véchieu, voir VÔhhieu. Vèchin, voir Vèhhtn. YÉC 691 - YEK Véchion, voir Véhhion. Vèchote, voir Vèchate. Vechou, voir Yehhou. Véde [vêt V\, adj. — Vide. Voir Vûde. Védier [vêdye V], v. tr. — Vider. Voir ViîdÎGu. Védiot [vëdyo V], s. m. — Dévi- doir. Voir Devûdat. VèdîrG [vçdir M, I, P, N, ivadjër S], s. f. — Verdier; bergeronnette. Vègnate [vçiiat M, N, vqnçt I, P], s. f. — Petite pièce de vigne. A Metz, il y a une rue qui porte ce nom, en français: rue de la Vignotte. Vègnc [vçfi M, I, vên - veyn P, vën 5, vën V], s. f. — Vigne. Je r'co- rans nas ~, nous courons (nous vi- sitons encore une fois) nos vignes. Les dix-sept travaux de la v. dans le pays messin : 1. Tègen. 2. R'keuyeu. 3. Rahorer. 4. Répande lés péhhés. 5. Féhher. 6. Piayeu. 7. Hhawtrer. 8. R'natieu. 9. Ronfler. 10 Recor. 11-13 Hawer (trois fois). 14. R'couder. 15. Van- domer. 16. D'péhh'ler. 17. Pro- vegneu. Voir ces mots. Vègneu [yçnœ M], v. intr. — Pousser avec vigueur (se dit de la vigne^. Lé vègne veugne beiin' l'ènâye lé, la vigne a bonne mine cette année (elle promet une bonne récolte). Vègnerasse [venras M, vefiros I], s. f. — Vigneronne. Vègneron [vqfirô M, I, P, vënrô S], s. m. — Vigneron. Vègnerosse, voir Vègnerasse. Vègneules [venœl M], s. f. — Vi- gneulles, hameau dépendant le la commune de Lorrj-, arr. de Metz. Vègnèye [venêy M, vqynêy S, Y], s. f. — Contenu d'une pelle à feu. Vèhatcr [vçyatê' . . M, N, vçyçtç . . I, P], V. intr. — Balancer; va- ciller. Véhh[uêx. .gén.(vyex V)], s. m. — Ver. - bianc, v. blanc (larve du han- neton). - èl'mant, v. allumant (v. luisant). Brayea corne i -, broyer comme un v. Vèhhé [vçxê' . . M, I, P, N], s. m. — 1» Vaisseau, vase ; pot. 2° Cer- cueil. Vèhhèle [vexçl ■ . M, I, P, iV], s. f. — 1° Vaisselle. 2" Meubles. ... Veus sèveûz beun' que f v's â béyè nale feye, Èvieu eune moût bone some et trop byin d' véchéle. Vous savez bien que nous vous avons donné notre fille avec une bonne somme et beaucoup de meubles. Famille Ridicule, V, 47. Vèhhcrus [vexrû M], adj. — 1° Véreux. 2" s. m. Fruit véreux tombé sous les arbres. Vèhhieu [vçxyœ . . M, I, P, N, uêsi-versi F, vayi S], v. intr. — Verser. Yéhhieu [vêxyœ ■ . gén.], v. tr. — Ronger. Se dit des vers. Yèhhîn [cfxf • . M, I\, s. m. — Sorte de tarte. Yéhhion [vêxgà . ■ M, I], s. m. — Petit ver. Yehhou [fxu . ■ M, I, N, visu F], s. m. — 1" Putois ; fouine. 2» Homme malin, rusé. Yéhherous [vëxru . . M, I, P, N], adj. — Véreux. Yèhotè, voir Yèhater. Yeji lv(e)ji M], n. pr. — Vigy, vill. de l'arr. de Metz. Yèji [veji V], s. m. — Vinaigre fait avec le jus de pommes sauvages. Je vans qwére dés chogjins et pis je frons di ~ , nous allons chercher des pommes sauvages et puis nous ferons du v. Yekant [fkâ M, I, P, N, vikâ F], part. prés. — Vivant; vif. Moût ou -, mort ou vivant. Yekerèye [vekrçy M, N, vçkrçy I, P], s. f. — Vie, existence. YEK - 692 YEP Veki \fki M, I, P, X, S, viki F, . . V], V. iiitr. — Vivre. J' vek'râ de m guingne, je vivrai de mon gain. An n' pieiwenl ~ d Vîir don lama, on ne peut vivre de l'air du temps. ~ è /(' lûrcirirc, v. sans souci. Chèque choûse è so lanis, èl qui l'ekrc veûrè, cliaque chose a son temps, et qui vivra verra. C. H., IV, 124. Vélat \vêla M, veto /), s. m. — Petit veau. Véldihhpo [vcldixpo V], n. pr. — Wildersbacli, vill. de l'arr. de Mols- heim (.\lsace). Vêle !('('/ M, I. P, X, rll Y], s. f. — Ville. ' Velemous \i'elmu M. X], ae[îr M\, n. pr. — Val- Hères, vill. situé i)rès de Metz. Vélmâd [l'elmti V\, s. m. — Orvei. Voir Veulmâd. Vèlmeuçon, voir Yèrmeuçon. Vèlôr [vçlôr S], v, tr. — Vouloir, Voir VoleiSr. Vélot, voir Vélat, Vèlwor |i'('/H'or V], v, inlr. — Valoir, Voir Valeiir. Vénale [vcnal M, X, vcnçt I, P\, s. f. — Petite veine. Vcnâwe \i>(e)nâw - v{p)nou> M, X, v(ç)nou> I, P], s. f. — Venue. A' tè bone -, à la bonne v. (au petit bonheur). Je i>' sohâde eune bone ~, je vous souhaite la bienvenue. 'L al d'eune bêle ~, il est d'une belle V., se dit par ex. d'un arbre qui pousse bien. Vènâye \i'i'nàtj . . gén, (ranâg F)], s, r. — 1" Vannée, le contenu d'un van. J'terl'âwe pè ~, jeter l'eau en abondance. I pieul p -, il pleut très fort. 2" Poignée de grains que jette le semeur. Vène U'çn M, I, P, X\, s. f. - Vanne d'écluse. Véne \vên M, I, P. X\, s. f. - Clématiîe des haies; clématite odo- rante. Véne \vên Y], s. f. — Vigne. Voir Vègne. Vèner [venê> . . gén.], v. inlr. — 1" Vanner. 2" Se dit d'époux qui pratiquent les doctrines de Malthus (grossier). .4;i hèlenl dans le grinje, an vènenl d'vanl ieuhh, on bal dans la i^range, on v. devant la porte. Vèni, voir Venîn. Venîn (('(«Mm" .1/. /. X], n. pr. — Vigny, vill. de l'arr. de Metz. Venîn \o(e)nî . . M, I, P, N, neni F, v(ç)ni S, V\, v. intr. — Venir. - è, venir à, devant un infinitif, sert à marquer la rapidité de l'action. 'L è v'nin è cor charcheu lo médçijin, il est venu à courir chercher le médecin ("il a vite couru, etc.) Vénotc, voir Vénale. Vénou [venu il, I\, s. m. — Vei- nard, qui a de la chance. Venowe, voir Venâwe. Vépes [vëp gén.], s. f. pi. — Vêpres. / faul çant - /«) fûrp eune masse, il faut cent v, pour faire une messe. Chanter lés - d'ranl té masse, chanter les v. avant la messe. Se dit d'un jeune garçon et d'une jeune fille qui ont eu des relations intimes avant le mariage. 'L 0/1/ chanleu lés vépes. Lés - devant lé masse. VEP 693 - VER 7s sonl fôrcens de s' mèrieii, 'L ont tortiis bijin trèvèijcu. Ils ont chanté les v., les v. avant la messe. Ils sont forcés de se ma- rier, ils ont tous bien travaillé. (Le nace de Françwès, Notre terre lor- raine, 2" année, N» 2, p. 40). Vèpeïir [vçpœr gén.], s. f. — Va])cur. Vèrbau [uçrbô M, I, P, N\, adj. — Verbal. Procès ~, procès verbal. Vèrbelu [vçrbçlu M, I, P, N\, s. m. — Fusain (épine vincttc). Vèrbenâye [verbçnâij . . M, I, P, N, uervœl S, vçrvël V], s. 1'. — Ver- veine. Yèrbonè \vqrbonq Novénnl], s. m. — .Simple d'esprit. Vèrcôle, [vçrkôl V], s. m. — Col- lier de cheval, ^'oir Wèrcale. Vèr d'i-n-cuy [uçr din œij N]. adj. — Borgne. Vèrdurîre [verdûrTr M, I], s. f. — Revendeuse de légumes. Vère \i>er F], s. m. — Verre. Voir Wére. Vôrcniè \vej-ni;e Met;:), s. m. — Vitrier. Voir Varenieu. Verèt \i'(e)''Ç y\, s. m. — Verrat (injure). Vèrgaukîn [vergôld M, /], s. ni. — Limaçon. Vèrgaumate, Vèrgaumote [vergô- mal M, vergômol I, P\, s. f. — Bergamotle (variété de poire). Vèrgausau [vergdzd F\, s. m. — Grenouille verte. Vèrgousse [vergns M, I\, s. f. — Petite limace. Vergue \vqrk M\, s. f. — Grosse poutre, placée verticalement, qui faisait partie du pressoir. \oït Chaucu. Vèrgueloîise [vergelïis M], s. f. — Sorte de poire. Vèrgugni (so) [vçrgiini F\, v. pron. — Se fouler la main. J' m'a vèrgu- gni, je me suis foulé la main. Vèrïche, Vèrîhhe [verlS-i'qrlx], s. f. — Prèle des prés. Vèrjon [uqrjô S\, s. m. — Petite verge. Voir Varjon. Vèrkeulé [vçrkœlêi M, I, P, N], adj. — Véreux (mangé des vers). Voir Vèrméyous. Vèrlater [uçrlatë' M], v. intr. — Travailler doucement (|)éjoratit). Vèrlèstin [oçr/^'s/è Ronibas], s. m. — Bottine vernie. Vèrlope \verlop gén.|, s. f. — Var- lope. Vèrmehé {oermçyc' . . S, verm.eyq V], s. m. — Vermisseau. Vèrmeuçon [vçrmtfsô - vçlmcesô M, N, vçrmœsô I, P, vçlmqesô F], s. m. — Limaçon. I r'moïnve corne i ~ dœ/ S], adj. — Vide. Voir Vûde. Veùdéje [vœdês S\, s. m. — Action de vider. Voir YûdéJG. Veûdi, Yeûdji, Yeiidyi {vôèdl-vûê- dji-viidyi S\, v. tr. — Vider. Voir Vûdieu. Yeugnous {vœnu M\. adj. — Qui a beaucoup de vie. .Se dit delà vigne. Yeujîn [vœjî M\, s. m. — Voisin. Yeuléje [v(œ)lës . . M, I, P. X, vi- las F, viles S, V], s. m. — Village. / faureût awer i moul bc v'séje po piâre è tout-i -, il faudrait avoir un bien beau visage pour plaire à tout un village (on ne peut plaire à tout le mondej. Chèque ~ , chèque langucje, chaque v., chaque langage. Fig. 85. Yeulmâd [vaclmâ . . S, velmâ V], s. m. — Orvet. Yeulmous [vœlmu X], adj. — Venimeux. Yciir \vœr M, I, P, X, oœr-wër F, vôr S, wâr V\, v. tr. — Voir. / n' pleut - pèhhoûne, il ne peut V. personne (il n'a point de rela- tions). Çou qu'an n'ont jèmâs vu, CDU qu'an n' veront jènms. — Lo nin d'eune s'ris dans l'araye d'eune chète. Ce qu'on n'a jamais vu, ce qu'on ne verra jamais. — Le nid d'une sou- ris dans l'oreille d'un chat (devinette). / vè le wâr, il va la v. (il la cour- tise). V. YEU - 6^5 - VIA Fig. 85. Veus \i>œ-v M, I, P, N, S, i>(q) F, vç V], pron. pers. — Vous. - v'ieîiz, V. voulez. Yèyance [vçyàs M, I, P, N, vaijâs F, S], s. f. — le Récit fortement exagéré ; prouesse de vantards qui désirent se faire remarquer. 2" Prouesse. 'L è cru fâre eune mate -, il a cru faire une grande prouesse. Fâre dés v., faire qqch. d'extraordi- naire dans le seul but de se faire remarquer. Yèyanterèye [uçyàlrçy M, I, P, N\, s. f. — Fanfaronnade. Yèyc [vçy M, I, P, N, vT(y) S, V], s. f. — 1" Vie. Eune ~ d' chète, une V. de chat (très résistante). 2» Bruit, tapage. Cés-afants font eune ~ d' sèbèt, ces enfants font une v. de sabbat (beaucoup de bruit). Yèycnéye [vçynêy S, V], s. f. — Contenu d'une pelle à feu. Voir Yègnèye. Vèyîn [vqyî . . gén. (vayë-vçyë F)], s. m. — Pelle à feu. Yèync [veyn P], s. f. — Vigne. Voir Yègne. Yczon [v{e)zô M, I, P, N], n. pr. — Vezon, vill. de l'arr. de Metz. 'L at corne lés Jans d' Vezon, 'L at è lauye jusqu'au maton. Il est comme les gens de V., il est à table jusqu'au menton (c'est un gros mangeur). Yialat [injala M, N, vyolo I, P], adj. — Violet. Voir Yalèt. Yialate [vyalat M, N, vyoht I, P, vy celât S\, s. f. — Violette. Yialon [vyalô M, N, vyçlô I, P, vyœlô S, vyelô V], s. m. — Violon. A fèhhtin de note cousin, n-ovôr mi parèy viélon, au festin de notre cousin, il n'y avait pas pareil v. Se dit quand qqn. a fait une incon- gruité V. Yialonous, Yialous [vyalçnu, vyalu M, N, vyolçnu, vyolu . . /, P\, s. m. — Violoneux (ménétrier de campagne). Yianti [vyàti M], adv. — Volon- tiers. Voir Yolanti. Yiârc [vyàr . . M, I, P, N], s. f. — Figure, visage. 'L è i ~ corne i cul, il a une f. comme un c... Yiate [vyat M, N, S\, s. f. — Petite vrille. Yibrate [vibrât M\, n. pr. — Cor- respond au français Guéprate, nom connu aussi dans notre contrée. vie 696 VIH Vie [l'ik gén.], n. pr. — Vie, ville de l'arr. de Château -Salins. Vie, Mlvayininc, Marsal, les l'ilinx trous. Lés fômes y sont coquèles, lés-ômes y sont jalons. Vie, Moyenvic, Marsal, les vilains trous, les femmes y sont coquettes, les hommes y sont jaloux. V. Vicârrerèye [vikàrrëy . . M. I, P, N\, s. ni. — Vicariat. Vice [vis M, I, P, X\, s. f. - Qualité. / n'è m' eune bone -, il n"a pas une bonne q. (il est vicieux). Vîch, voir Vlhh. Vichou [visu F], s. m. — Putois. Voir Vchhou. Vicious [l'Tsyu . . M, I, P, F, N, S], adj. — Vicieux. Victoiir [viktnr M. I, P, viklôT-v ik tnr N], n. pr. — Victor. Quand -i pie ut è le Sint Victoûr, Le récolte n'ai m' d'oûr. Quand il pleut à la St.-V., la ré- colte n'est pas d'or. Voir Vitoii. Vièdasse, Vièdassicu, voir Vicu- dasse, Vieudasser. Vièhh U'yçx V], s. m. — Ver. Voir Véhh. Viélon, voir Vialon. VTerîe [l'îyrïy S], s. f. — Vieillerie. Voir Vieueyrèye. Vièrjate [tnjerjat M], s. f. — Fillette habillée de blanc dans les pro- cessions. Vièrje [vyers gén.], s. f. — Vierge. Çat lo yalanl des onze mile ~ , c'est le galant des onze mille v. (il aime à courtiser plusieurs lilles). — Bone ~ dé Lèmès, Quât f ' que f Ce donc fét Que lès (johhons en' mé r'iot m' [emè '.' Bonne V. de Lamaix, qu'est-ce que je t'ai donc fait que les garçons ne veulent pas ni'aimer? (T'rière d'une jeune fille qui ne trouve pas à se marier). Yiès, Vies, Vies', voir Vieus. Viè^in \vye:î' P], s. m. — Peau qui recouvre la grai.sse du porc. Voir Vesé. Vieudasselci/O'rfas M, uyçdas I, P], s. m. — 1° Vieillard. 20 Méchant; mauvais drôle; pendard. Vieudasser [uya'dasê' . . M. X. l'yçdasije I, P], v. intr. — Muser. Vieulate, voir Vialate. VieulerTe, voir Vieuycrèye. Vieulon, voir Vialon. Vieune [vycen M\, s. f. — Cléma- tite des haies, et, par extension, toute plante grimpante et ligneuse propre à faire des liens. Vieus [vyœ-vyqes M, vye-vyçs l, P, vyve-vycçs-vïx S, vye Y], adj. — Vieux ; âgé. Vicus-boûs [i>yœ bû M, I, uîbô S], s. m. — Futaie (vieux bois). Vieuvèle [vyœi'çl M], s. f. — La vieille ville, les vieux ciuarliers de Metz. Vieussieu [vyœsyqc M], s. m. — Revendeur. Vieuycrèye [vyqeyrêy M, X, vyeyrëy I, P, vyœlri F, inrly S), s. f. — Vieillerie. Vièyerèyc, Vîerîe, Vièyi, voir Vieuyerèyc, Vieuyi. Vieuyi [ryœyi M. X, vyeyi I, P, F], v. intr. — Vieillir. Vif [v'if gén.], adj. — Vif, ardent. - corne ianloûde. v. comme l'éclair. - conie i salpête, v. comme un sal- pêtre (comme la poudre) \'. - eoine d' le poûre de cuheune, v. comme de la poudre de cuisine (?). Vigatcr \i>iyatê' M, l'iyote I], v. intr. — Vivoter. Vigorous [vigçru . . M, I, P, X, l'iguru S], adj. — Vigoureux, fort, bien portant. Vigotè, voir Vigatcr. Vigourous, voir Vigorous. Vîhh [('(/ . . M, l, P, X], s. f. - Vis. Vîhh, voir Vieus. VIK — 697 VIN Vikant [vikà F], part. prés. — Vivant. Voir Vekant. Vikâye [vikày . . M, I, P, N], s. f. — Vivres, vicluailles. Vikemant, Vikemont [vikmâ géii. {nikinô Y)], adv. — Vile, prompte- iiieiit. Yiki [viki F\, v. intr. — Vivre. Voir Yeki. Vilbrotchîn [uilbrolsî S], s. m. — Vilebrequin. Voir Wèyebrequîn. Vîle [inl V], s. f. — Ville. Voir Vêle. Viléje \vilês S\, s. m. — Village. Voir Veuléje. Vilin [uilë M, I, P, N\, adj. — Ladre; avare. / n'ai m' ~, il n'est pas avare (il est généreux, il reçoit bien). Vîn [l'I . . gén.], s. m. — Vin. ~ peut, vin trouble. Ç'al don byin pe- dii d' bèijeii d' l'èiiùnne es clnues et don ~ auti [ornes, c'est du bien perdu que de donner de l'avoine aux chè- vres etdu V. aux femmes. Lo ~ eut, le V. cuit (fermente). 'L at an bon ~ , il est en bon v. (il est à moitié ivre). Ç'at V bwin ~ qu' chèsse lo chègrin, c'est le bon v. qui chasse le chagrin. Lo bwin ~ fïd l' bwin sang, le bon v. fait le bon sang. Quand toi i monde pèije, lo ~ n'ai m' cher', quand tout le monde paye, le V. n'est pas cher. Lo miou ~ n'ai Jèmâs lo d'Junon d'eune foinc, le meilleur vin n'est jamais le dé- jeuner d'une femme. (Lo bèlonie \A2.) Faut bwére so ~ corne i rwè èl s'n âwe corne i loré, il faut boire son vin comme un roi, cl son eau comme un taureau. ~ gouIé, v. soutiré des raisins, sans pression mécanique, et mis en bouteilles. Autrefois, on préparait aussi le vin anrèjè. Le vin du pied chaud était mis dans un tonneau long et étroit, garni de cercles de bois. Le tonneau était placé dans une cuve remplie de raisins, car il éclatait assez souvent. C'était un vin mousseux (Ancy). Il existait encore une sorte de vin nommé vîn de pelé, qui était aussi connu à Pagnj' s. Moselle, mais sur lequel nous n'avons pu recueillir aucun renseignement. Vinâye [vinày . . M, /, P\, s. f. — Itécolte de vin. Vînçant [vTsâ gén.], n. pr. — Vin- cent. E le Sint Vinçanl, Le gote au sarmant. A la St.-V., la goutte (la sève) au sar- ment. F le Sint Vinçanl, quile le pioûve, mâs aussi lo vant reprand. A la St.-V., la pluie cesse, mais aussi le vent reprend P. S'i fût kivF è le Sint Vinçant, N-ij ère pus d' vin qu d'owe dans [l'an. S'il fait clair à la St.-V., il y aura plus de vin que d'eau dans l'an P. È le Sint - Vinçanl, l'uver monte \ou d'hhand Ou i s'angrinne mal'manl. A la St.-V., l'hiver monte ou des- cend ou il s'engrène malement (il sera dur). E le Sint-Vinçant, lo vîn monte au \sarmant. Ou, s'i jale, l'an d'hhand. A la St.-V., le vin monte au sarment ou, s'il gèle, il en descend. È le Sint Vinçanl, L'uver péd eune dant. A la Saint- V., l'hiver perd une dent. Quad i fût chaud è Sint Vinçant, L'uver r'prand ses dants. Quand il fait chaud à la St.-V., l'hiver reprend ses dents. Vindicâcion [vëdikàsyô . . M, I, P\, s. f. — Vengeance. Vindier [vèdye V], v. tr. — Vider. Voir Vildieu. VIN - 698 - VOL Vinéguc |!'/;i<'A- gén.], s. m. — Vi- naigre. T' ftts n' trogne corne i chin qu' bwét don ~, lu fais une mine comme un chien qui t)oit du vi- naij^re. Vinke |i'('A- M, S\, v. Ir. - Vain- cre; convaincre. T'èrés bé fnre êini tu, teu n' poûrcs m' lo -, lu auras beau faire avec lui, tu ne pourras le c. Vtnnat, Vînnot [l'îna . . M, S, vîno . . I, P], s. m. — Pctil vin. Vîn-piére [pi" . . pijêr M, I, P, A'], s. m. — Tarlre. Vintè, Vintrè \i'êtç- oètrç V|, s. m. — Tablier de femme. Voir Vanteryin. Viole, voir VioQIc. Violot, Violote, voir Vialat, Vialatc. Vioûlc [l'i/fil M, I, P, vijô>'l-mjût X, vyôl S, \'\, s. f. - 1" Se dit de tous les instruments de musique qui se jouent à l'aide d'une nuuii- velle. 2" Caractère volage. Violonous [vijçtomi I, P], s. m. — Violoneux. Voir Vialonous. Violot [l'upto I, P\, adj. — Violet. Voir Vialat. Violous, voir Vialous. Virâde [virât . . M\, s. f. - 1« Glis- sade. 2" Elfort. Anco eue ~ ètj'aii- rons fini, encore un elfort et nous aurons fini. F. Virâye \i'irây . . S\, s. f. — 1» Marque de séparation faite dans un bois en taillant ou pelant des brins de distance en dislance. 2" Passage, sentier à travers un bois; percée. Viroûlc [virûl M, I, P\, s. f. - Virole. Visâd [luzà M], s. m. — Lambin. Vîs-bôs, voir Vieus-boûs. Viser [uJzêi . . M, I, P\, v. intr. — Se dit par ex. du vent, des souris, qui entrent par de petites fentes, de petits trous. Lo vant vise ans trèués (T nas fnPtes, le vent pénètre au travers de nos fenêtres. Visieu [inziiqe . . M, I, P, N], v. intr. — 1" Viser, pointer. 2" Mirer, examiner. Visitou [rizilti . . M, I\, s. m. — \'isileur. Visseler [l'islpi M], v. tr. — Visser. Viti |i»i7i F\, v. Ir. ~ Vêtir. Voir Veti. Vitoû [v{i)iri M\, n. pr. — Victor. Vitôz \i'itô V\, 2" pers. pi. prés, im- pératif deVéni. — Venezl VoirHitôz. Vitrèye [vitrêg M, I, P\, s. f. — Vitrage. Vive \inf gén.], v. intr. — Vivre. / /i" faut m' los lés byins po -, il ne faut pas tous les biens pour v. (la richesse ne fait pas le bonheur). Vivi \vivi S], s. m. — 1" Vivier. 2" Houloir. Vivrequin [oivrekè .S], s. m. — Vilebrequin. Voir Wèyebrcqutn. Vivyis \i'ivyi .S|. n. pr. — Viviers, vill. de l'arr. île Château-Salins. Lés sôrcyis d' -, les sorciers de V. (sobriquet). Viyate [l'iyat M, X, S, viyel V], s. f. — Petite vrille. Viyètc, voir Viyate. Viyinnc \viycn M, l\, s. f. — Clé- matite des haies. Viyoûne \viyùn M, I, P\, s. f. — Viorne. Viyouwé li'iyuwfi X], s. m. — Table spéciale d'un cordonnier, d'un sellier. Voce \liçs I. P, F, Y\, prép. — Voici. Voir Vace. Vof \i>of I, P, vôf V], s. m. - Veuf. Voir Vaf. Vohh, Vohhâd, Vohhanf, Vohhiè, Vohhoner, Vohhou, voir Vahh, Vahhâd, Vahhant, Vahhieu, Va- hhoncr, Vahhou. Vohhpé li'pxP^ V], s. m. — Pivert. Vol [vçl /," P, V], prép. - Voilà. Voir Val. VOL Volant [vçlà M, 1], s. m. — Volet. Voir Vankion. Volanti lv(ç)làti {uyàti) M, I, P, F, N, vlàtê . . S (ittlàtce Juvelise)], adv. — Volontiers. Volant -rète [vçlà ret M, I], s. f. — Chauve - souris. Volantrous [l'olàtru . . gén. (vçlê- Iru Y)], adj. — 1" Serviable; de bonne volonté; empressé ; complai- sant. 'L al ~ po lot chèquin, il est serviable pour tout chacun. 2" Qui est bien décidé au travail; qui tra- vaille bien. Volate [volai M, N, S, vçlçt I, P, V, vçlçt Fj,' s. f. — Volette, petite claie en osier sur laquelle on fait sécher les fruits ou égoutter lesfro- mages. Lés Hhanv'lals sont dés fègous d' ~, les gens de Chan- ville sont des faiseurs de v. (sobri- quet). Voir Yoletri. Volâye [vçlày . . M, I, P, F, N\, s. f. — Bande d'oiseaux, nichée. Volâye [volày . . gén.], s. f. — Volée de coups. Volchant, voir Valhhant. Vole [vô^l N, vol S], adj. — Veule. Voir Voûle. Yolêje [vçlês gén.], s. m. — Action de voler, de se maintenir en l'air. Voler [vçlêi . . gén), v. intr. — Voler, se maintenir en l'air. Voler [vçlê' . . gén.], v. tr. — Voler, dérober. 'L in-n-è pis di ~ que di guégné onét'mont, il en a plus du volé que du gagné honnê- tement V. Voler', voir Voleur. Yolerèyc [vçlrçy M, I, P, N], s. f. — Rapine. Volet [vçle M], s. m. — Partie de la voiture. Volèt-au-jot [vçlçôjo I, P\, s. m. — Ciseau de maçon. Voleton [vçltô M, I, P, vçllô- vçl- tra N], s. m. — Hanneton. Voir Heulat. 699 VON Voletrat, voir Voleton. Voletri [vçllri N], s. m. — Volette. Voir Volate. Voleur [volœr M, I, P, N, vulôér F, vçlôr S, vulwor Y], v. tr. — Vouloir. Voleur [volcêr gén. (voler Y)\, s. m. — Voleur. T'as auss' ~ qu' li, pisque teu tands V sèc, tu es aussi voleur que lui, puisque tu tends le sac. — In voler que hèche în- n-âle voler, lo diâle en' fèt qu' d'in rire, un v. qui appelle un autre v., le diable ne fait que d'en rire. Voir Volou. Voleiir [volœr I, P, F[, v. intr. — Valoir. Voir Valeur. Volhhant [vol^à I, P, Y\, adj. — Verdoyant. Voir Valhhant. Volintrous [volèlru Y[, adj. — Serviable. Voir Volantrous. Volot [vçlç I, P, Y], s. m. — Do- mestique. Voir Valat. Volote, voir Volate. Volou [vçlu M, I], s. m. — Voleur. Voir Voleur. Volou [vçlu . . I, P, F\, s. f. — Valeur. Voir Valou. Voltrat [vçltra N], s. m. — Han- neton. Voir Heulat. Volurous [vçliiru I, P\, adj. — Vail- lant. Voir Valurous. Volwâr [vçlwàr F\, v. intr. — Valoir. Voir Valeur. Vonde [vôl Y], v. tr. — Vendre. Voir Vande. Vondrosse [vôdros Y[, s. f. — Vendeuse. Voir Vandrasse. Vonredi [vôrdi V], s. m. — Ven- dredi. Voir Vanredi. Vons [vô Lorry, Landroff], pron. poss. — Vos. Voir Vas. Vont [vô Y], s. m. — Vent. Voir Vant. Vonte [vôt Y], s. f. — Vente. Voir Vante. Vonte [vôt Y], s. m. — Ventre, Voir Vante. VOR 700 - VOY Yor \vor Ronibns], s. m. — Pièce de bois qui empêche le pressoir de dévier de gauclie à droite. Vôr Ivôr S\, v. tr. — Voir. Voir Veûr. Voran \t>or(l V], s. m. - Deux planches écartées d'un train de bois. Yorbéye [vorbêy Y], s. ni. — Gros nuage annonçant de la phiio ou de la neige. Voir Wèrgau. Vôre [vôr S\, s. m. — Vcrie. N'oii- Wére. Vos \i>o I. P\. prép. — Vers. Voir Vas. Vos \i>o I. F. S. V], adj. poss. — Vos. Voir Vas. Vos |(>o gén.j. prou. i)its. — Vous. J' ~ r dira, je v. le dirai. ./■ ('■ au bèyc, je vous en donne. Vosèvicu, Vosieu (cozçi'f/fr - l'o- z;j(y . . M, I. P, A'I. v." tr. — Dire vous à (jqn. Voir Èvosicu. Vote [vol I, P, F, S. V[, adj. et pron. ])oss. — Votre; vôtre. VoirVate. Vote, voir Voûte. Voûle [vûl M. I, P, vô"l-vril X, vôl S], adj. — 1" Veule, (|ui maïuiue de consistance, meuble, souple, ma- niable, faible; léger. Tcre ~, terre meuble. 2" Fol dans ses expres- sions; volage. Vouleiïr, Voulwor, voir Voleîir. Voûte [vûl M, l. P, vm-vô"! X, vôl \'\, s. r. — 1" Sorte de crêpe. Avec de la farine, des œufs, du lait et du sel, on fait une Meurate assez claire. Versez -en une (]uanlité convenable dans la poêle à frire, garnie d'un peu de saindoux ou d'huile et tenue sur un bon feu. Après un instant de cuisson, retournez la |)àte dans la poêle. Quand elle est cuite et en- core molle, faites- la glisser sur un plat et recommencez pour une autre. Quand on fait de ces crêpes, aussi nommées Vahh Crcupé, le jour de la Chantleleur, on a de l'argent dans sa poche tout le reste de l'année. affirnie-t-on dans nos villages. 2" Omelette S, V. Voûte [val M, I, P. vô-l-vûl X], s. m. — Vote. Voûter [vûlC" . . M, I, P, vô"l(f- l'ûlœ X], v. tr. et intr. — Voter. Vouye (an^ [riii/ I^androlfl, loc. adv. — En chemin. X'oir Vaye. Voûye [vûy M, I, P[, s. f. — da- lerie de la taupe. Vouyéje [vui/ês S, Y[. s. m. — Voyage. Voir Vayéje. Vouyèji [vwjejiS[,\. intr. — Voya- ger. Voir Vayèjeu. Vouyèjou \viuji;jii S[. s. m. — Voyageur. Voir Vayèjou. Vouyér' ]vuyêr Vj, n. pr. — Voyer, vill. de l'arr. de Sarrebourg. Vovéje, Voverèyc, Vovetè, voir VaYtije, Vaverèye, Vaveté. Vow i P[, pron. et adj. poss. — Votre ; vôtre. Voir Vas. Voye [voij I, P, l'|, s. f. - Fois. Voir Vaye. Vôye \vôy S, wôij V|, s. f. — Voie, chemin; trace. '/, ol dans le boitv ~, il est dans le bon chemin (il a de la chanceV Mè soyole n'é m' ès- sèz d' -, ma faucille n'a pas assez de voie (les dents ne sont pas assez écartées) V. Voir Hôyc. Vôye |('ô;/ V|, s. f. — Veille. Voir Vaye. Voyè [vpyç . . I, P, F], v. tr. - Veiller. Voir Vayeu. Voyéje, Voyèjeu, Voyèjou, voir Vayéje,Vayèjeu,Yayèjou, voyage,etc. Voyerosse [vofiros V], s. f. — Col- chique. Voir Vayate. Voyèyc, Voyïe [voyçy I, P. voyl V[, s. f. -- Veillée. Voir Vayèye. Voyote \voyot I. P[, s. f. — Petit chemin. Voir Vayate. Voyote [voyol I, P\, s. f. — Veil- leuse. Voir Vayate. Voyote [voyot I, P[, s. f. — Col- chique. Voir Vayate. I VOY 701 VWÈ Voyou [vçijii . . I, P, V], s. m. — Veilleur. Voir Vayou. Voyoûse [l'pyûs /], s. f. — Col- chique. Voir Vayatc. Vrâ [vrâ . . gén.], adj. — Vrai. Ç'al d' bwùi ~ , c'est bien v. È toûrt ou è ~ , à tort ou à v. (à tort ou à raison). Ç'at ~ corne i pieui don bodin, c'est v. comme il pleut du boudin (ce n'est pas v.). Yrâyi [vrâyi . . S], v. intr. — Aller et venir sans sujet. Vreder [vredëi . . M, I, P, N], v. intr. — Aller çà et là, aller et venir sans sujet. Vremîn [uremî M\, n. pr. — Yré- my, vill. de l'arr. de Metz. Vrondemant [vrôdmà M, I, P, iV], s. m. — Action de résonner, se dit, par ex., une toupie, etc. Vronder \vrôdêi . . M, I, P, N\, V. intr. — Vrombir. Se dit aussi du sifïlement d'une pierre lancée par une fronde. Vade [vat M, I, P, F, N, vœt S, vêt V], adj. — Vide. Auss' ~ qu' lés titats d'eune l'ieuije trîiye, aussi V. que les tétons d'une vieille truie. È ~ . inutilement. S' bèyeti don man è ~ , se donner du mal inutilement. Vûdéje [vûdcs . . M, I, P, N, vœ- dcs S\, s. m. — Action de vider. Vûdieu [vâdyœ . . M, I, P, N, l'ii- di-vûda F, vcèdi-vôêdji- vâédyi S, vêdye-vèdye V], v. tr. — 1» Vider. - don sang, saigner (intr.) 2" Nettoyer les bêtes en enlevant le fumier V. Yûler [vulêi . . M, I, P, N], v. tr. — Oter les rejets; éclaircir; espacer; dégarnir de sa complication. Vulûre [imliir . . M,I,P, N\,s. f. — Rameau; rejet à côté d'un arbre. Vûye [viiy M, I, P, N\, s. f. — Vue; regard. Vwès [inve-we gén.], s. f. — Voix. ■Vwèyous \L'wçyu M, I], adj. — Prévoyant; prudent. Fis. 86. WR — 702 — WHR w Wa' \iva' F], s. m. — Gué. Voir Wé. Wâ [ivà . . M, I, P, F, X, wâ - wcir S, wêr V\, adv. — Guère, peu. - âqiic, guère qqcli. (pas grand chose). I.o vin n'ai wâ bon, la vin n"est g. bon. / n'an-n-è ivâre, il n'en a guère. Wace Iwas-weijas M. N, weyos wos I, P, was S, loos V], loc. adv. — Où est-ce. où? ~ que /' luls, où esl-ce que lu vas (où vas-tu)? Wache, voir Wâhhe. Wâd [u'à . . S, Y], s. m. — Manche de faux. Wâd [wà . . M. I. P\, s. m. - Gardien qui garde les chevaux pen- dant la nuit. Xate ~ n'è m' pâiu des loups, notre g. n'a pas peur des loups. Wâde [wnl M\, s. f. — Jardin. Wâde Iwàt . . gén. (wât-wâts S)\, s. f. — 1° Garde. ~ nacionâ, garde national /)o/)yV/i.r. 2" Garde -cham- pêtre. 3" Action de garder. Ces fruts sont iF ~, ces fruits sont de g. (se conservent). È ~ , aux aguets. An -, en g., à l'afFùt aux écoutes. S" bèi/eu li' ~, prendre g. 4" Ce qui garde, étui, ô" Salaire que [icrçoit le berger pour la garde des bêtes. / vint chèrchi le ~ de zoute vcche, il vient chercher le salaire pour la garde de leur vache .S. Wâdc-fu \wàt fil . . M, I, P, A'i, s. m. — Garde- feu (grille (jui en- toure le foyer). Wadë [wad^ . . S), v. tr. — Garder. Voir Wèdcr. Wàdion \u>àdijô . . M, I\, s. m. — Punaise. Voir Pcutc. Wâdje, voir Wâde. Wadjére \wailjêr .SI, s. f. — Ver- dier (oiseau). Voir Wèdlre. WadrinâwG \wâdrinnu> - wâdrinow M\, n. pr. — Vadrineau. Digue sur la Moselle, en amont de Metz, près de Longe ville (meta thèse de War- dinâwc, dont le premier élément appartient au verbe Warder, patois moderne: Wèdcr, donc «retenue d'eau»). Cette digue, qui se trouve à la pointe de l'île du Saulcy, a pour but de relever le niveau des eaux du bras droit de la Moselle, de manière à fournir la force mo- trice aux moulins et aux usines de Metz. File a 320 mètres de longueur sur 6 mètres de largeur. Wâguè [wtige . . S, wâiie-wàke V\, V. intr. — Vaguer. Wâhhc, voir Warche, Warje. Waji [waji S], v. tr. — Gager. Voir Wèjeu. Wakè, voir Wâguer. Wale \wal M, N. S, wçl I, P, V], s. f. — Hadeau de planches, train de bois. WantG |(/'«/ A'I, s. f. — Personne paresseuse. Wâr \u>(ir V\, v. tr. — Voir. Voir Vcûr. Warâs \u>arà Pommérieuxl, s. m. — Gué. Voir Wé. Warchc \wàrs M, wçx .V. wars F, w&x S\, s. f. — Ivraie, fromental. Wârc, voir Wâ. WAR 703 ~ WÈL Warfe [warç . . S], s. m. — Tau- reau. Voir Wèré. Warèye [wàrfg . . M, I, P], s. f. — Mare d'eau, de sang, etc. Warje [ivars M, N, wâx • • S, wçs V], s. f. — Verge, ancienne mesure agraire (1 heclare = 3 jours = 4 verges). Wate [wate F\, adj. — Sale. Voir Wète. Watène [watçn-ivatin F], s. f. — Saleté. Voir Wèteune. Wâtieu [ivâtyqs M\, n. pr. — Gau- tier. Watine, voir Wèteune. Wâtrat [wâtra . . M, N, S, wàlrç I, P], s. m. — 1" Épervier. J' as bianc corne i cul d' ~ , tu es blanc comme un c... d'épervier. 2° Geai. Wàtrîn [wâtrî . . M, I, P, F, N], n. pr. — Watrin. Watriyi [watriyi F], v. tr. — Salir. Voir Wètcuner. Way [way S], part, affirmative. — Oui. Voir Wèy. Way [wag . . F, S], interj. — E.xprime la surprise: tiens; mais. - que ç' que tè m' chantes toula, mais qu'est-ce que tu me chantes là ! F. Oh, way ètot= non S. To père è uni aujdeu ? — Oh, way ètot, ton père est venu aujourd'hui? — Non. Wây [wày N], n. pr. — Vahl, vill. situé dans l'arr. de Château -Salins. Wé [wêi . . M, /, P, N, wai F\, s. m. — 1" Gué. 2" Mare d'eau artificielle, à l'intérieur du village, qui servait d'abreuvoir aux bestiaux. Voir Warâd. Wèchi, voir Wèhhi. Wèchiant, voir Wèhhiant. Wèder [wçde'-wçrdê' . . M, I, P, N, wadç-wçdq-wçdjç . . S, wçdyç V], V. tr. — 1" Garder. Çou qu'at bwin è panre at bwin è ~ , ce qui est bon à prendre est bon à g. 2" Garder des animaux. Wèdjè, voir Wèder. Wèdjïrc [wçdjîr M, 1, wadjîr S], s. f. — Verdier (oiseau). Voir Wadjérc. Wèdou [wçdu . . M, I, P, N, S], s. m. — Gardien. Wégne [wën P, N], s. f. — Gain. Voir Wingne. Wègnéje [wêfiës . . P, N], v. tr. — Gagnage. Voir Wingnéjc. Wégnè [wëfie . . P, N], v. tr. — Gagner. Voir Wingneu. Wèhhe, voir Warche. Wéhhe [wéx V], s. f. — Cri aigu. Wèhhi [wçx' • • S, V], n. pr. — Vaxy, vill. de l'arr. de Château - Salins. Lés Sans Souci d' -, les Sans Souci de V. (sobriquet). Wèhhiant [wçx'jà ■ . M, I, P, N], adj. — Qui branle, qui hoche, qui ballotte. Lo r'chal lé al trap ~ , cet habit est trop trop large. Wéje \wês . . M, I, P, N], s. m. — Procès-verbal. Is m'ont fat ma fri i folu ~ , il m'ont fait ma foi un fichu p. Wèjeu \wejce . . M, I, P, N, waji- wçji S, wçjye,-i]œ V\, v. tr. — 1" Gager, parier. 2» Saisir en garantie d'une dette. 3" Dresser procès- verbal pour délit dans les campa- gnes. Wèjîre [wejlr I, P], s. f. — Hy- pothèque. Wèjou [weju M, I], s. m. — Garde- champêtre. Voir Banwâd. Wèkâd [wçkà . . M, I, P, N\, s. m. — 1" Caillou roulé de la Moselle. 2° Terme désignant un terrain caillou- teux ; nom de lieu-dit assez fré- quent. Duhh corne i ~ , dur comme un c. Surnom des habitants de Malroy, arr. de Metz. 2" Espèce de martin-pècheur. Wélates [wêlat M, wëlçt I. P], s. f. pi. — Membres. 'L è chu sus ses ~, il est tombé sur ses m. (les quatre fers en l'air^. Wélc {wêl V], s. f. — Voile. W$lotes, voir Wélates. WÈM - 704 - WER Wèmhaul \u>cmhô M, I, 'N], n. pr. — Voimhaut, vill. de l'arr. de Bou- lay. Lés qroûsses gasses de W., les grosses gorges de V. (sobriquet). Wânàd liuciiu-iuçrnci . . M, I, P, N], s. m. — Orgelet. On dit aux enl'anls qui fout des ordures au milieu du clicuiin qu'il leur viendra uu o. WiSnc \wcn P, N, S, V\, s. f. - Veine. Voir Winne. Wè'névèle [wrnêrçl P\, n. pr. — Vernéville, vill. de l'arr. de Metz. Wôneson [uh'ikô M, I, P, N\, s. f. — 1" Ven:iison, gibier. 2" Hendez- vous de eliMsseurs. Wépc \wcp géii.|, s. f. — Guêpe. Dans F, on dit Mouche, Quiyon. Voir Fier'. Wépcs \ioêp .1/, /, /'. F, .Y|, s. f. pi. — Vèjjres. Wèpi [iiirpi M, [, f'\, n. i)r. — Woippy, vill. de l'arr. de Metz. WÉr [ii'êr /'l, V. ir. - Voir. Voir VcQr. Wèra' [itiçrai F\, s. C. — Nom in- jurieux donné à une femme. Voir Wèré. Wèrambau liurràbô M, I, P, N\, s. m. — 1" Loupe d'un cheval. 2" Fil de la Vierge. Wèrampcs [weràp M. I, P, .Y], s. f. pi. — Jambes. Chcûr /« - ait l'âr, tomber les jambes en l'air. Wèrantïhhe {ivcrànx M], s. f. — Gai-anlie. Wèrbau \ii)rrl>à M, I, P, X\, s. ni. — Larve du bnnnclon. Wèrbrequtn \n>çrl>ri-kï A'|, s. m. — Vilebre(|uin. Voir Wèyebrequîn. Wèrcale \ii>çrUal M, X, wpvkol I, P, vçrkôl t'I, s. m. — Collier de cheval. Wèrcalicu, Wèrcaycu \ii>rrl:alyœ M, UH'rkpljie I, P, loerlcnlijrf-wçr- l<(merêi M, /, /*, \, warc-wç- rç . . .S|, s. m. — 1" Taureau. For- mule de juron très usité. 2" Pièce de charrue. Wèrcler \ii>rrlê' . . M, I, P, A'], V. intr. — 1" Saillir une vache, en parlant du taureau. S'emi)loie aussi pour d'autres bêtes. 2" Se dit des vaciies qui désirent le taureau et sanienl sur les aulres vaches. Voir VVèrieu. W5rcrèye [loêrrëij M, !, vanï-j V), s. f. — Verrerie. Wèrgau \wçrgô M. l, P. A'|, s. m. — Xuage épais (jui anno:;ce l'orage. Voir Vorbéye. Wèr.i»ousse, Wèrgouyc, Wèrgucuy \iiHr(/iis-it'rr(ini/-wenj(rij M, /, P], s. f. - Lscargot jaune. Wèrguiès |ii'(''v/;/t' M, I, P, A'I, s. m. — Verglas. Wèrhé \wi;r((' M\, n. pr. — Nom de famille autrefois en usage dans notre contrée. Wériat \uH'nia M, X. wcrijo I, P\, s. m. — Petit verre à boire. Voir Wérion. WÊR - 705 WEY WèrTche, voir Wèrîhhe. Wèrieu [wçryqe M, I], v. intr. — Se dit de la vache qui désire le taureau. Voir Wèreler. Wériére [wêryêr M], s. f. — Vitrail d'église. Wèrihhe [ivçrJx ■ ■ M, N], n. pr. — Varize, vill. de l'ar. de Boulay. Wérion [wêryô M, I, P, N], s. m. — Petit verre à boire. Voir Wériat. Wériot, voir Wériat. Wèrioûle [iverijûl M], n. pr. — Petite rivière qui prend sa source à Retonféj', arr. de Metz. Wèrir [wçrJr Gorze], v. tr. — Guérir. Wèrloup [wçrla M, I], s. m. — Loup-garou, diable; mâtin ! (espèce de juron). Ah, ~, qu'i fût freûd aujdu!, Ah! d! qu'il fait froid au- jourd'hui! / droûle de ~, un drôle d'homme, un vilain sire. Wèrmelu [wermelu M, I, P, N], s. m. — Échenilloir. Wèrnâd, voir Wénâd. Wèrnanvèle [wçrnàuçl P], n. pr. — Vernéville, vill. de l'arr. de Metz. Voir Wèinévèlc. Wèrpoye [wçrpçy M, I, P\, s. m. — Sobriquet des habitants de Woip- py prés Metz. Wès [we gén.], s. m. — Voix. Voir Vwès. Wése [wës . . M, I, P, N], s. m. — Prairie basse. Wèsîn [w^zî . . gén.], s. m. — Voisin. - è ~ , v. à v. (l'un à côté de l'autre). Wèsinéje [wezinës . . gén.], s. m. — Voisinage. Wète [wçt gén. (wat F)], adj. — Sale, malpropre; gâté; crotté; mouillé. - fome, sage-femme. - talpé, servante malpropre. Le pus ~ don tropé mat l' tams au bé, la plus s. du troupeau met le temps au beau. Se dit d'une femme malpropre qui fait la lessive quand le temps se met au beau. Wèté [wetêi M, I, P, N], s. m. — Gâteau que l'on fait dans toutes les occasions où l'on veut faire fête à qqn. ou célébrer qqch. Cassez des œufs sur de la farine fine, ajoutez du beurre et un peu de lait chauffé, de la levure et du sucre. Travaillez cette pâte jusqu'à ce qu'elle devienne plus ferme que la pâte de pain. Laissez-la en re- pos en la couvrant jusqu'à ce qu'elle soit bien levée. Vous partagez la pâte en trois morceaux que vous roulez en boudins; vous en faites une tresse à laquelle vous donnez une forme circulaire, en unissant les extrémités; dorez au jaune d'œuf et mettez au four aussitôt. A Pâ- ques, le gâteau se fait généralement plus petit. On en place un devant chaque convive. Wètène, Wètènerèyc, voirWèteunc, Wèteunerèye. Wèteune [wetœn M, S, wçten I, P, watqn - walin F], s. f. — Saleté, immondice, ordure ; vilenie, chose de peu de valeur. Se dit aussi d'une femme malpropre. Wèteuner lwçt{œ)n& . . M, I, P, N, watriyi F], v. tr. — Salir, souiller. Voir Hhoûyi. Wèteunerèye [welaenrêy M, wetçn- rêy I, P, N\, s. f. — lu Saleté. 2» Mau- vais tour. / /n'è fâl le ~ le, il m'a joué ce mauvais tour. Wètûre [wetûr . . M, I, P, N, S], s. f. — Voiture. Wcuche, Weuhhe [wœs-wœx M, wœx-ii'i'x-'fpX J^> "^'X ^]' s. m. — Gui. Èmér corne ~ , amer comme du g. Wèy [wey gén. (way-wqy S)], part, affirmative — Oui. Cette forme marque le respect. Voir Ry. Wèyaji, Wèyajicr [weyaji F, wçya- jye V], V. intr. — Voyager. Voir Vayèicu. 45 Wèyacc Ifvçyas M, X, wei/çs I, P\, loc. aàv. — Où? Voir \Vace. Wèyaume [wçijôm M, I, F, X\, n. pr. — GuiHaume. ^èybouche [wçybtis M, I, P, N\, s. f. — Sorte de poirp. Wèyçbrequîn [wçijbrekT . . M, I, P, wfrbrekî-wajbrekî N, vilbrotsl . . S, vivrekè Diane - Capelle, biberkê V], s. m. — Vilefirequin. Voir LoUycbrequîn. Wèyéje [weijês V], s. m. — Voyage. Voir Vayéje. ^èyenat \wçijna M, weyno I, P], s. m. — Petit raisin venu après les autres. Voir Rcwèyenat. )y^yener [ivçynêi . . M, I, P, N, wçyinç Y], v. intr. — 1" Faire un fcpips d'autonime Y. 2" Se dit des plantes presque (Jcsséchées qui, après une p|uie, commencent à re- pousser. 3" AJùrir. Se dit surtout des pommes de terre y. Wèyîn [ivçyï . . M, I, P. N\, s. m. — 1° Temps des récoltes, des labours, de la vaine pâture ; saison d'automme. 2» Arrière foin, regain. Voir Rewèyîn. Wèyinè, voir Wèyencr. Wèyinotc [wçyinçt V|, s. f. — Pou- lette de la dernière couvée. Le - , ç'ol le moyoa pouyote, la iv. c'est la meilleure poulette. Wèymau [uwymô M, I, P, N\, s. m." — Espèce de poire. Wèyocc, voir Wèyacc. Wèyou [wfi^u M, I, P, N\, adv. — Où. An n' sêt m' ~ que V diâle fat ses coups, on ne sait où le diable fait ses coups. Voir Èyou. Wèyous [weyu Y], adj. — Pré- vqyànt. Voir Vwèyous. Wèyu [weyû M, I, P\, s. m. — Abreuvoir, grande mare. Y?èzcnçr [wçznëi . . M, I, P, iV], V. intr. — Sç dit de la terre qui se met en mottes. - 706 - WIY Wèzon \wçzô U, I, P, ^\ S], s. m. — Gazon, [s' lût foler V - ijpzos lés pieuênœ-wènce N, wlrii S], v. tr. — r Gagner. 'L è wingneu i piat nwûs d' pin è le s'woii de s' cours, il a gagné un petit morceau de pain a la sueur de son corps (front). Voir Guingneu. 2" Vaincre. 3" Cultiver. Wînkeuyerèye [wîkœyrçy . . M, I, P, N\, s. f. — .action de crier. Wînkiâd [wlkyà . . M, I, P, F, N], s. m. — Criard. Wtnkiâyc [wikyày . . M, I, P, A'), s. f. — Action de crier. Se dit sur- tout du porc. Fàre dés ~ corne i p'hhé qu'an tournent, crier comme un porc qu'on tue. Wînkiéjc [wîkyês - wîkyes - wîkyêy . . M, I, P, N\, s. f. — Action de crier. Wînkièsse, Winkiêye, voir Wtn- kiéje. WInkicu {wîkyœ . . M, I, F, F, N], V. intr. — Jeter des cris; glapir; grognercomme un porc, etc. - corne eune chète, crier comme un chat. Winnc \n>èn M, I, wen P, S, u>ën- wên N], s. f. — Veine. Qu' wèt ^és - wèi ses pinnes, qui voit ^çs v. voit ses peines. - %1 P, N], s. f. - V], adv. — Où. Wïve [wîf M, I, Vipère; serpent. Woce [wQs I, P, Voir Wacc. Wodjè, Wodiè Iwçdje- ivçdyç v. tr. — Garder. Voir Wèder. Wohhc, voir Weuhhe. Woje [ivçs V], s. m. — Orge. Voir OQhhe. Woje [wçs V], s. f. — Verge. Voir Warje. Wojicr [wQJge V\, v. tr. — Gager. Voir Wèjeu. Wolc [wçl I, P, V], s. f. - Train de bois. Voir Walc. Wolc [wp/ V], s. f.— Huile. Voir Oflle. Wolè [ivçlç V], V. tr. — Conduire un train de bois. WOV Wolè [wçlç V], V. tr. — Faire de l'huile. Voir Oûlieu. Wolou [wçlu V], s. m. — Celui qui conduit un train de bois, flotteur. Wore [ivor V], s. m. — Verre. Voir Wére. Worguè [worge V], v. tr. et intr. — 1° Retourner les chaumes. 2" Labourer, en novembre, un champ dans lequel on plantera des pommes de terrre au printemps. Wos [wo V\, prép. — Vers. VoirYas. Woye \ivçy V\, s. f. — Oie. Voir Oûye. Voir Zwoye. Wôyc [wôy Y], s. f. — Voie. Voir Vôyc. Woyou \wçi/ii V], s. m. — Voyou. Fig. 87. - 708 - YUT Y [i gén.], adv. — Y. Eune fwès qu'an-z — ont minjeu don diïile, an- 2 - r'tonenl, une fois qu'on a mangé du diable, on y retourne. Yâche, voir Yâhhe. Yâhhc \yàx . ■ gén.), adj. — Aise. S'emploie après un mot qui se ter- mine par une voyelle. Voir Âhhc. Yâhhctè [yâxte V], s. f. — Gaîté. Voir Ahhcté. Yâquc, Yauque [yak . . yôk M, I, P, N], pron. indéf. — Quelque chose. Voir Âque. Yé, voir Yeu. Yèbc {yçp V], s. f. — Herbe. Voir Èrbe. Yéque [yêk S. Y], pron. indéf. — Quelque chose. Voir Aquc. Yére, voir Yeûvc. Yét' [yêt V], adj. num. — Huit. Voir Ut'. Yétiémc [yëtyem V], adj. num. — Huitième. Voir Uticume. Ycu [yœ M, I, P, N, û-î-zl S, ye- yœ-zye-zyœ F], s. m. — Œuf. Yeus bacheus, œ. brouillés. - hèdlé, œuf sans coquille. - coi^i's', œuf gâté. - de mêynnt, œuf de minuit (excré- ment d'hommes, d'animaux). Pyin came i-n-y, plein comme un œuf (ivre). 'L at sus ses ~ , il est sur ses œuf (il est dans l'aisance). An-n-y d'mandenl i-n-yeu et i l)èye i bien, on lui demande un œuf et il donne un bœuf. / n' faut m' l'èmâs comter lés ~ an cnl d' le paye, il ne faut jamais com|)ter les œufs au c... de la poule. — / n' fat m' mate tos sés- lis dans l' même pènî, il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier S. Ycû [ycé Verny], s. m. — Sureau; yèble. Yeût' [yôèt S], adj. num. — Huit. Voir Ut'. Ycïitîme lyœlJm S\, adj. num. — Huitième. Voir Utieume. Ycûténe [yirlên S\, s. f. — Hui- taine. Voir Utinne. Yeûve [yœf M, I. P, N, ùf yêf- yèr V\, s. f. — Œuvre. Mate an- n-yeîwe, mettre en œ. (employer). S' mate an-n-y, se mettre à l'œuvre, au travail. Yèvâd \yevâ Niederhof], s. m. — Visite que les femmes font l'après- midi. Voir Èvâd. Yéve, voir Ycûvc. Yîngue \yik . . M, I, P, N, S], s. m. — Ongle. Voir îngue. Yonze \yôs S, Y], adj. num. — Onze. Voir Onze. Youde \yut gén.], s. m. — Juif (nom injurieux). Voir Mâhhèm. Youte \yut gén.], prép. — Outre, plus loin. Voir Oute. Yoûte (è) [(/û/ M, I, P, P, A'I, s. m. — .1 hôte. Sorte de cheptel de durée déterminée. Voir Houle. Yut' [yiit M, I, P, N], adj. num. - Huit. Voir Ut'. — p^^a^^^potsi-^ — Zft — %9 ZIM Za [zâ . . M, I, P, N, :â-zàr S, adv. — Cette particule s'ajoute à la fin d'un mot ou d'une phrase. Elle a ordinairement le sens de «à la vérité, vraiment» / n'è ~ pwint d' chance, il n'a v. point de chance. Elle peut aussi signifier: à l'instant. / m'è ~ dit, il vient de me dire. Zabète, voir Zaubète. Zagueneu [zagnœ iV], v. tr. — Fouetter. Zalîe [zâlX gén.], n. pr. — Rosalie. Zambyi [zâbyi S], v. intr. — Gam- bader. Zanguieu [zâgyœ . . M, I, P, zëgyi F, zâgyœN], v. tr. — Fouetter avec une verge, une lanière. Voir Zînguieu. Zâr, voir Za. Zas.se, voir Zèsse. Zaubâye [zôbây . . M, I, P, F, N], s. f. — Poussée violente ; rossée. Zauber [zâbêi . . M, I, P, F, N], s. f. — Pousser violemment; asséner un coup ; battre, rosser. 'L è zaubé sus lu, il a tapé sur lui. S'i n' s'èjit que d' ~ , le vèche at dés nates, s'il ne s'agit que de frapper (dans la main), la vache est à nous (c'est une affaire faite). ZaubètG [zôbet M, I, P, N, zabet F], n. pr. — Elisabeth (terme familier). Zaubiate, Zaubiote [zôbyat M, N, zôbyçt I, P], s. f. — 1» Elisabeth. 2" Sotte, niaise. Zé [ze V], s. m. — Oeil. Voir Euy. Zegnâd [zeM . . M, I, P, N, S], s. m. — 1» Celui qui mâchonne. 2" Celui qui bredouille. Zegnatcr [zenatê' . . M, N, zçfiçtç . . I, P, zeni S], v. tr. — 1» Mâchon- ner. 2" Bredouiller. Zcgneu \zefiœ . . M, N], v. intr. — Travailler à des riens. Zegni, voir Zegnater. Zègnotè, voir Zegnater. Zégue [zêgii M, I, P, N], s. f. - Cigûe. Zèsse [zes M, I, P, S, zas-zes N], interj. — Zeste. 1" Marque le refus. T' vieus ç'iè ? -, tu veux cela ? zeste ! 2" Marque la promptitude. Quad '/ è èvu pâle, ~ ! lo v'iè anvaye, quand il a eu parlé, z! le voilà parti. Zeu [zœ S\, s. m. — Oeil. Voir Euy. Zeus [zce F], pron. réfl. — Soi. Zèzële [zçzçZ M, I], s. f. — Niaise, idiote. Zi \zi gén. {li V)], pron. pers. — Lui ; leur. Zî [zî S], s. m. — Oeuf. Voir Yeu. Zibèri [zib^ri M, I, P], s. m. et f. — Espèce de poire. Zidôre [ zidôr gén. ], n. pr. — Isidore (terme familier). Zie, voir Zîle. Zié, Zieu [zye-zyœ V], s. m. — Œuf. Voir Yeu. Ziguer [zigê' . . M, I, P, F], v. tr. — Heurter. Se dit des vaches qui jouent en se battant et en s'entremêlant les cornes. Zîle {zîl M, I, P, F, N, zi(y) S, V], s. m. — Hièble. Zîn [zî ..M, I,P], s. m. — Cheval dont toute la robe et noire. ZIN - 710 - 2ÔU Zîndjatc [zîdjat S], s. f. - Petit ongle. Voir Inguiate. Zînguc [zlk . . M, I, P, N], s. f. — Petite bille à jouer, en marbre. Voir Chique. Zînguc [zîk V], s. m. — Ongle. Voir Ingue. Zingueuyerèye [zêgœyrçii M, N], s. f. — Batterie de cuisine. Zînguiate [zîgyal M, N], s. f. — 1» Petit ongle. Voir Inguiate. 2» En- grais constitué de cornes de pied de mouton râpées, que Ton utili- sait jadis pour la vigne. Zînguiâye {zigtjày . . M, I, P, F, N\, s. f. — Volée de coups. Zînguieu [zîyyœ . . gén.j, v. tr. — Cingler, sangler, fouetter, corriger. Voir Zanguieu. Zînguieu [zîgyqe . . M, I, P, F, S\, V. intr. — Bourdonner. Zînguiote [zîyyçl V|, s. f. — Petit ongle. Voir Inguiate. Zit', voir Zoûs. Zizè \zizç V], n. pr. — Joseph (terme familier). Zizi [zizi M, I, P, N\. s. m. — Bouffon, baladin. Zizi! Zizi! |:iri M, f, P, F, X\, interj. — Cri pour appeler les chats. Zisiè [z^zye I, P\, s. m. — Trachée du porc. Zoke, voir Zokèsse. Zoker [zokëi . . gén,), v. intr. — Heurter, frapper, donner un coup. Se dit surtout des bêtes à cornes. Zokèsse [rpA-çs M. I, P, N, zçk F\, s. f. — Coup sur la nuque, sur la tête; blessure que l'on se fait en se heurtant ou en tombant. Zokote [zçkçt V\, s. f. — Excrois- sance qui se développe sur l'écor- ce des arbres. Zôl, voir Zoûs. Zombâyc [zôbây . . M, I, P, N\, s. f. — 1" Bond ; sauf. / s'è lancieu lot d'eune -, il s'est lancé tout d'un bond. 2* Éclaboussure. Zombcr [zôbêi . . M, I, P, N\, v. intr. — Courir sus, tomber sur. Si f zombe sus teu, gare! t'an-n-èrés d' le r'pantance, si je tombe sur toi, gare! tu t'en repentiras. Zombèsse [zôbes M, I, P], s. f. — Bourrade. Zondat [zôda, zûnçt V\, s. f. — Jeu d'enfants. L'on prend un os percé au milieu dans lequel on in- troduit une ficelle et on le fait tour- ner pour produire un silllement dans l'air. Voir Bruyat. Zondâye [zôdày . . M, I, P, F, N, S], s. f. —Jet; élan; ricochet. J'è- rive toi d'eune -, j'arrive tout d'un jet (à l'improviste). 'L è fié n' piére sus /' ivé, l'an-n-è fût dés - , il a jeté une pierre sur la mare, il en a fait des ricochets. Zôner, voir Zonner. Zôneu |rô;ia> S, zûnêy V\, s. m. — Petit os i)ercé de deux trous où l'on introduit deux licelles, à l'aide desquelles on le fait tourner ra- pidement, de sorte qu'on produit un sifflement. Zonner \zônêi . . M, I, zônç' P, zônqe X, zone . . S, zûnç V], v. tr. — 1" Lancer un objet de façon à lui faire produire un bruit. 2" v. intr. Produire un bruit ronflant, comme par ex. celui d'une toupie; bourdonner. Zos [zo S, V\, prép. — Sous. Voir Desos. Zôs, voir Zoiïs. Zoilnè, voir Zonner. Zoijnè \zûnç V], v. intr. — fttre légèrement ivre. Zoïinéye, voir Zôneu. Zoûnote, voir Zondat. Zoûs [zû M, I. N. S, zow P, zœ-zow F. zô-zôl V], pron. réfl. sing. et pi. — Soi. Chèquin cheaz zoûs, chacun chez soî. — On-n-dt chiêi zôs (zôl), on est chez soi V, zou 711 zwo Zoûs [zû M, I, S, zçiv P, Içw F, zût N, zô, zit F], pron. poss. plur. — Leur. Zoût' [zût M, N], pron. poss. sing. — / raborou sas V zoût', un cultiva- teur sur le leur (sur son héritage) Zoupion Izupyô M, I, P], s. m. — Coup de poing dans le ventre. Zow, voir Zoûs. Zoyon [zçi/ô V], s. m. — Oison. Voir Oûsson. _ Zrâye \zray M, I, P, N], s. f. — Érable, sycomore. Voir Hhrôye. Zûncr [zùnêi . . M, I, P, F, iV], V. intr. — Jaillir, sourdre; suinter, filtrer. Voir Simer. Zuterèyc [zûtrçy M], s. f. — Ha- bitude, Zwoye [zwçy F], s. f. — Oie. Voir Oiiye. Zwilier [zwilye V], s. m. — Hui- lier (personne). Voir Oûlieu. Zwoye-dihh [zwçydix V], s. m. — Personne sourde (qui entend dur). Zwoyi [zivçyi V], v. tr. — En- tendre. Voir Oûyi. Fig. 88. - 712 - ERRATA ET CORRIGENDA. Dans la carte, il s'est glissé une erreur: Le patois de Diane-Capelle, non celui de Gondrexange, est partie saunois, partie vosgien. P. 3, Hfant, au lieu de /«/ l'nùri, lire faut l'nûri. P. 4, Atontou, au lieu de afontu, lire âfonlu. P. 4, Ahancc, au lieu de âhâs, lire âyàs. P. 11, Ammwinner, au lieu de / n'ammwène meii, lire / n'an mwène meu. P. 13, Anchanté, au lieu de pain cacheté, lire pain à cacheter; pain à chanter (hostie). P. 14, au lieu de Ancôncr, lire flncôner. P. 14, flncoijner, au lieu lieàkoùnê', lire àkûiië'. P. 17, au lieu de flnfèraché, lire flnfèracheu. P. 20, Anheune, au lieu de èhîm M, V, lire êfim V. P. 25, Antidu, ajouter Antodu. P. 29, Arhote, au lieu de ârhot, lire âryot. P. 30, au lieu de Arpyi, lire Har- pyi [harpiji]. P. 32, Au, au lieu de satirum, lire salivum'). P. 32, Aube, au lieu de : la rivière, lire le ruisseau. ') Je dois les corrections des nçms de plantes et plusieurs autres à l'obli- geance de M. le D^ Paul Dorveaux, ar- chiviste de l'Académie des Sciences. P. 37, Awc, au lieu de '/ al nieur, lire 7 at nietiri. P. 38, Awion, sup])rimer Nawion. P. 39, Ba, au lieu de bà, lire ba. P. 39, Baboche, au lieu de bâbos, lire bûbçs. P. 41, Bâhiirc, au lieu de bahiir, bâhîr, lire hfifiir, bà-(îr. P. 45, Barbe, supprimer scorso- nère ; au lieu de chicorée sauvage, lire chicorée frisée; au lieu d'astra- gale, lire astragale de Marseille. P. 52. Bèrache, au lieu de cil, lire i>n. P. 53, Bèbate, au lieu de un élixir, lire une eau. P. .53, Bèrbelîn, à épine vinette ajouter (Berberis). P. 59, Bcugnat, au lieu de hœno, lire bœno. P. 70, Bleuyi, au lieu de arbrisseau, lire fruit de l'airelle. Voir Blûe. P. 70, Blûe, au lieu de myrtille, airelle, lire baie de myrtille ou airelle. P. 74, Bolâd, ajouter boict subé- reux. P. 79, Botcr, au lieu de bol, lire bote. P. 87, au lieu de Brésé. lire Brésè. P. 91, Brindîc, ajouter liseron des champs. P. 95, Buhène, au lieu de bûfiq-n, bûhçn, lire bii-firn, bû-feii. P. 97, Bwin-Luhi, au lieu de liihi, lire lu-(i. P. 100, au lieu de Cahône, lire Cahôgne. P. 107, Cayc, au lieu de kay, lire kây. - 713 - P. 116, au lieu de Chamt, Chânî, lire Charni, Chânîn. P. 124, au lieu de Lèmé, lire Lemé. P. 131, Chèsse-Bassc, ajouter chasse-bosse. P. 131, Chèsse-Trèpe, ajouter chausse-trape. P. 133, Cheu, ajouter: Voir Me- cheus. P. 135, Chevrate, ajouter che- vrette. P. 142, au lieu de Chorigôgâte, lire Chorigôgâte. P. 150, Cohèle, au lieu de kçhel, lire koyçl. P. 152, Comanccmant, au lieu de kçmàsmâ, lire k(o)màsmâ. P. 156, Coqfèrdouye, au lieu de girofle, lire girolle. P. 157, Corbu, au lieu de kçrbû, lire kçrbû. P. 164, Coupèsse, au lieu de es- pèce de sedum, lire orpin, Sedum Telephium L. P. 166, Cousîïre, au lieu de Hheupe, lire Hhèpe. P. 168, Covrasse, au lieu de de la colchique, lire du colchique. P. 168, Crâchatc, au lieu de krâsç, lire kràsçt. P. 174, au lieu de Crème, lire Crémè. P. 179, Crûhot, au lieu de krûfç, lire krûxç. P. 180, Crus, au lieu de lychnide, lire lychnis. P. 194, au lieu de Décofiè, lire Dècofiè. P. 197, Deganguicu, au lieu de d(e)gâgyqe, lire die)gâgyœ. P. 202, Dekieuter, au lieu de ailles, lire ans. P. 203, Dèmâs, ad 2», lire giroflée des dames, julienne, damas (viola matronalis). P. 206, au lieu de Dèpiare, lire Dèpiare. P. 207, au lieu de Dereudieu, lire Dereïidieu. P. 207, au lieu de Depwchener, lire Desampwehener. P. 209, Dessingneu, au lieu de d(ç)- sënœ, lire d(e)sênœ. P. 212, au lieu de Dcvant-Ehheû, lire Dcvant-Èhheû. P. 216, au lieu de Dinvier', lire Dinvièr'. P. 218, Dorâyc, au lieu de dçrày, lire dçrâg. P. 222, Drossié, au lieu de Drossié drosye, lire Drossiè, drçsye. P. 223, Dru, au lieu de bié, lire biés. P. 230, au lieu de Ècwahieu, lire Ècwâhicu. P. 232, Èfionè, au lieu de intr., lire tr. P. 236, Èjakcr, au lieu de tr., lire intr. P. 238, Èmanrieu, au lieu de tr., lire intr. P. 239, Èmorous, au lieu de çmu- ru, lire çmuru S, V. P. 243, au lieu de Êr', lire Ér'. P. 243, Èrbc, au lieu de onagraire, lire onagre ; au lieu de sisymbre, lire Erysimum officinale L. ; au lieu de algopode, lire Agopodum Poda- graria L., podagraire; au lieu de balsamine, lire balsamite; au lieu de colchique, lire Polygola vulgaris; au lieu de tanésie, lire tanaisie; au lieu de à coupure, lire à la coupure; au lieu de barbarea, lire Erysimum barbarea L. ; au lieu de à épis, lire spicata; ajouter à h. de cochon, renouée ; au lieu de géranium rouge, lire Géranium Robertianum L. P. 247, Èscarcèle, ajouter espar- cette. P. 253, Euy, au lieu de primato- carpus, lire prismatocarpus. P. 255, Èvîsion, au lieu de çvizgô, lire çvîzyô. 46 - 714 - P. 255, Êvosicu, au lieu de çvçziqe, lire evozyœ. P. 265, Fculè, ajouter^niet. P. 268. Févc, au lieu de de Bengale, lire blanche. P. 269, Fèyancc, au lieu de faj'ance, lire faïence. P. 270, Fiat, ajouter à 1° : flot. Voir Cwèfc, Èguiatc. P. 272, Fièrejoute, au lieu de choucroute, lire choucroute. P. 275, Fiot, ajouter floc. Voir Cwèfe, Èguiatc. P. 275, Fiskcr, ajouter fixer. P. 276, Fiûtou, au lieu de flûtâ, lire flùlâ. P. 282, Fordrinne, ajouter four- draine. P. 284, Fougasse, au lieu de copu, lire coup. P. 287, Frâlcr, au lieu de fràlçi, lire frâlê'. P. 288, Frayon, au lieu de aux cuisses, lire au périnée. P. 291, Frichtout, ajouter Frichtot. P. 291 , Friksant, ajouter flux de sang. P. 293, Froyon. au lieu de aux cuisses, lire au périnée. P. 300, Glâyer, au lieu de Gutn- ssicu, lire Gyînssicu. P. 310, Grèyot, au lieu de Gréyat, lire Grèyat. P. 315, Guèrgater, au lieu de guer- gçlç, lire gergole. P. 329, Haut-fé, au lieu de hô fije. lire hâ /i/ç. P. 333, au lieu de Hèrkcbôycs, lire Hèrkébôyes. P. 349, Hhawâye, au lieu de xa- wây, lire xâwày. P. 350, Hhâyer, au lieu de xaj/'. lire xâyi- P. 356, au lieu de Hhouyant, lire Hhoûyant P. 362, au lieu de Izè [izç V], lire Izè [irf VJ. P. 367, au lieu de: des habits, lire des amis. P. 374, au lieu de Jeumcnt, lire Jcumant. P. 376, Jonc, au lieu de : de chaise, lire des chaisiers. P. 379, Juncr, au lieu de junê', lire jûnë'. P. 385, Këssate a aussi le sens de casserole. P. 392, Kianchatc, au lieu de s. m., lire s. f. P. 402, Lâs', au lieu de làs' me foute, il faut plutôt orthographier Vase me foule. Ce serait alors une expression méridionale, très gros- sière, arrivée à Paris avec les Gas- cons, qui de là aurait rayonné en Lorraine et partout en France (voir les exemples de Godefroy). Dans le Trésor de Mistral, on trouve que l'ase me fiche se... que le diable m'em- porte si... Larousse cite un exemple de Victor Hugo, sans référence, l'aze me quille, qui a le même sens. P. 403, Launâd, au lieu de lonâ, lire lônâ. P. 405, Lèto, ajouter Latour ou la Tour. P. 408, Linné, au lieu de revien- neut, lire reviennent. P. 410, Lîve, au lieu de quête, lire qwète. P. 411, Lonzinnc, au lieu de lôzên, 1, P, lire lôzèn M, I. P. 412, Loup-hèrou, au lieu de lu heru, lire lu yeru. P. 424, Marinjc, au lieu de mârês, lire mârês. P. 425, Mars, au lieu de mars, lire mars. P. 427, Mauauvisieu, au lieu de mâevîzyç, lire môçvtzyç. P. 4'28, Mauhon, au lieu de ma-xô V, lire mâfô V. P. 433, Mecheus, ajouter : Voir Cbeu. P. 434, Megneu, au lieu de mçnqe- menë, lire mçnqe-mçnê. - 715 - P. 435, Mfegni, au lieu de Mcgneu, lire Mègneu. P. 434, Mègnin, au lieu de Mcgneu, lire Mègneu. P. 454, Mohhieu, au lieu de v. pron, lire: v. tr. P. 460, Mouyate, ajouter: Voir Moyate. P. 460, Mouréle, au lieu de Sola- rium, lire Solanum. P. 463, Mwâye, au lieu de apelle, lire appelle. P. 467, au lieu de Nahion, lire Nâhion. P. 470, Strophe 5, au lieu de lÈre, lire tére. P. 475, Nidréhaut, au lieu de Iç, lire le. P. 482, Olwote, au lieu de i\lwote, lire Alwatc. P. 489, Pahhon, au lieu de (iï- heiume, lire dïhieume. P. 490, Palerîn, au lieu de pèlerin, lire pèlerin. P. 491, Palerinéjc, au lieu de pè- lerinage, lire pèlerinage. P. 492, Pandîn-Pandâd, au lieu de drémî, lire drémin. P. 496, PatcuraJB, au lieu de Pâ- turage, lire Pâturage. P. 501, Pcnâboûs, au lieu de pe- nâbû, lire penabû. P. 504, Pèrtèjeu, au lieu de por- lejyeij, lire pçrtejye. P. 510, Piâdiou, au lieu dep/âdi/ou, lire plâdyçw. P. 517, au lieu de Pincère, lire Pincére. P. 528, au lieu de Pototâ, lire Potot (â). P. 529, au lieu de Poûhhclcrèye, lire Pouhhelerèye. P. 533, au lieu de Prâchoïi, lire Prâchou. P. 537, Propelicure, au lieu de propelyœr, lire prçpelyœr. P. 551, Râkiâd, au lieu de ràtsâ, lire ràtsâ. P. 551, Râkiate, au lieu de râkyat- râtyat V, lire râkyçt-râtyçt. P. 558, Rapronobis, au lieu de: s'employe, lire: s'emploie. P. 572, RcgroQssicu, au lieu de r(e)grôsyoe N, lire r(e)grô".< W ^ .1 Ximiie des patois principaux . de tranaition . Trantière linguistique d'après This, . y lithJmpr Biul Even . Metx r ÏTHA k) m } i ) ■S.V ^,^f J '^^ [y'* . Sis>/V y^S'i'â.Ui^ .^cytv^A. Mj^ Publications de la Faculté des Lettres de l'Université de Strasbourg-. A partir de Novembre 1922, la Faculté des Lettres de Strasbourg, complétant son programme, édite une triple série de publications : 1° Un BULLETIN mensuel, paraissant le premier de chaque mois scolaire, de Novembre à Mai, destiné à compléter l'enseignement oral des professeurs, à resserrer les liens entre les trois odres d'enseigne- ment, à faciliter les recherches des travailleurs d'Alsace et de Lorraine, à établir un nouveau contact entre l'Université et le public. 2° Une BIBLIOGRHPHIE ALSÏÏCIENNE annuelle, ana- lysant l'ensemble des travaux, d'ordre historique, littéraire, économique et social, qui concernent l'Alsace et ont paru au cours de l'année précédente. 3" Une BIBLIOTHÈQUE d'études dans laquelle se trou- vent représentés tous les différents enseignements de la Faculté et à laquelle sont appelés à colla- borer les professeurs, les étudiants et les savants d'Alsace et de Lorraine. De même format (in 8" raisin), numérotés par fasci- cules, les volumes de la Bibliothèque se succèdent sans au- cune périodicité; ils diffèrent d'étendue et de prix; chacun d'eux, formant un tout complet, est mis en vente séparément. Les trois séries sont complètement indépendantes l'une de l'autre. Néanmoins il est possible de souscrire d'avance soit à l'ensemble de la collection, soit à l'une des séries, soit à une catégorie de fascicules de la Bibliothèque dont la dé- termination est laissée au souscripteur. Les souscriptions à à l'ensemble des publications de la Bibliothèque bénéficient d'une réduction de 20 ",„ en France (15 ",„ à l'étranger) sur le prix de chacun des volumes et les souscriptions partielles, d'une réduction de 15 7^ en France (10 7o à l'étranger). Pour bénéficier de ces réductions, les souscriptions doivent être adressées directement à la Commission des Pu- blications et accompagnées d'un premier versement de 100 francs qui assurera l'envoi des volumes au fur et à mesure de leur publication! La provision épuisée, les souscripteurs en seront prévenus par une facture les priant de la renou- veler, s'ils le jugent à propos. Le versement des souscriptions peut se faire par un mandat-poste ou, plus commodément, par un chèque postal à l'adresse: Commission des Publications de la Faculté des Lettres, Strasbourg, 6703 Publications de la Faculté des Lettres de l'Univeristé de Strasbourg. Fasc. 1. Th. GÉROLD, L'art du Chant en France au XVII* siècle 300 pages, avec musique . 30 fr Ouvrage couronné par l'Académie des Beaux-Arts (Prix Baror de Joest). Fasc. 2. Th. GÉROLD, Le manuscrit de Baycux, textes et musique d'ur recueil de chansons du XV' siècle, 200 p., avec musique, 15 fr Fasc. 3. E. GILSON, Études de philosophie médiévale, 298 p.. 13 fr. 5( Fasc. 4. L. LAVELLE, prof, au ]>ycée Fustel de Coulanges, Le dialectique du monde sensible, XLI, 332 pages, 12 fr. 5( Fasc. 5. L. LAVELLE, prof, au Lycée Fustel de Coulanges, Le perception visuelle de la profondeur, 75 pages, . 3 fr. 5< Fasc. 6. P. PERDRIZET, Negotium pcrambulans in tenebris : Étudei de démonologie gréco-orientale, 38 pages, 15 gravures, 3 fr Fasc. 7—8. R. REUSS, prof. lion, à la Fac. des Lettres, La Consti tution civile du clergé et la crise religieuse en Alsace Tome I (1790—1792), YI. 380 pages, 15 fr Tome II (1792—1795) 343 p. et deux répertoires . . 15 fr Fasc. 9. P. LEUILLIOT, diplômé d'histoire de la Fuculté des Lettre; de Strasbourg, Les Jacobins de Colmar: Procès-verbau: des Séances de la Société Populaire (1791 — 1795), avec uni introduction et des notes XXXVl, 504 pages . . . 25 fr Ouvrage couronné par l'Académie des Sciences Mondes e Politiques (Prix Flach). Fasc. 10.— 12. L. ZÉLIQZON, Dictionnaire des Patois romans de li Moselle. 5e vend soit en fascicules, fasc. 10, A-E, 5.j(5 p., 13 fr. fasc. 11, F-M. 209 p.. 13 fr.; fasc. 12, N-Z, 253 p.. l'i fr. soit broché en un volume complet, avec planches et carte 40 fi Fasc. 13. A. PIGANIOL, Recherches sur les Jeux romains 156 page et deux planches 8 f r Fasc. 14. E. VERMEIL, La Constitution de Weimar et le Principe di la Démocratie allemande, 473 pages 20 fi Fasc. 15. M. L. CAZAMIAN, Le roman et les idées en Hnglctcrrï — L'influence de la Science. 18G0-1900, VIII, 481 pages 20 fr Fasc. 16. PH. LE HARIVEL, Nicolas de Bonneville, III, 198 pages 9 fr Fasc. 17. R. LÉVÉQUE, Le Problème de la Vérité dans la philo Sophie de Spinoza, VIII, 155 pages 7 fr. 5( Fasc. 18. E. CAVAIGNAC, Population et Capital dans le Monde mé diterranéen antique. 163 jKigcs 8 fr Fasc. 19. MARC RLOCH, Les Rois thaumaturges. Étude sur le ca ractère surnaturel attribué à la royauté, particulièrcnicn en France et en Angleterre : 540 pages et 4 planches 30 fr Fasc. 20. R. REUSS, La Grande Fuite de décembre 1793 et la situa lion politique et religieuse du Bas-Rhin de 1794 à 1799 350 pages 20 fr Fasc. 21. Mélanges de Littérature et de Philologie germanique; otlcrts à Charles Audler i)ar ses amis et anciens élèves 450 pages 25 fr i 1 I PC ' Zeliqzon, Léon. 3026 Dictionnaire des patois romans .Z4 de la iVloseile. — 1922 V.3 IMS PONTIKICAU tNSliluPt OF MEDIAEVAU STUDiÊè 59 oueens park Toronto 5, Canao*