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PUBLICHTIONS DE LK FACULTÉ DES LETTRES DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG

LÉON ZÉLIQZON

Professeur honoraire au Lycée de Metz

Fascicule Î2

DICTIONNAIRE

DES

PATOIS ROMANS

DE LA MOSELLE

TROISIÈME PARTIE

N - Z

EN DÉPÔT:

LIBRAIRIE ISTRA, Maison d'Édition

Strasbourg, 16, rue des Juifs Paris, 57, rue de Richelieu

GREAT BRITAIN, BRITISH EMPIRE, UNITED STATES

Oxford Univbbsitt Phess

Amen Corner, London E. C 4

1924

Prix

LE DICTIONNAIRE DES PATOIS ROMANS DE LA MOSELLE

est publié avec le concours de l'Université de Nancy

et de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Metz.

Il bénéficie d'une subvention du Conseil Général de la Moselle

et de la Fondation Cunitz.

OUVRHGES SOUS PRESSE.

P. MONTET, La vie privée des Égyptiens sous l'Rncicn

Empire. G. COHEN, Le Livre de scène du Mystère de la Passion,

jouée à Mons en 150L M. LANGE, Étude critique sur le comte de Gobineau. E. PONS, Le thème et le sentiment de la nature dans la

poésie Anglo-Saxonne. E. PONS, La jeunesse de Swiît. E. HOEPFFNER cl P. ALFARIC, La Chanson de sainte

Foy, poème en langue d'oc du XI' siècle, études

critiques, texte, traduction, notes et fac-similé.

SUITE DES PUBLICATIONS DE LA FACULTE DES LETTRES

DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG

(voir le début au dos du volume)

Fasc. hors série. BIBLIOGRAPHIE ALSACIENNE, Revue critique des Publications concernant l'Hlsace, I, 1918—1921, un vol. XH, 302 pages ... 20 fr.

BULLETIN DE LA FACULTÉ DES LETPRES DE STRAS- BOURG, paraissant le premier de chaque mois pendant 1 année scolaire: n™ 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 (Novembre l',)22— Mai 1923), chaque numéro 1 fr. 50. Abonnement annuel 10 fr.

Cliché PRILOT. Mfl7,.

Paysan lorrain

DICTIONNAIRE DES PATOIS ROMANS DE LA MOSELLE

DU MEME AUTEUR:

Lothringische Miindarten (Supplément I à l'Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1889).

Ans der Wallonie (Supplément à l'Annuaire du Lycée de Metz. 1893).

Die Mundart von Malmédy (Zeilschrift fi'ir ronxanische Phi- lologie, t. XVII, 1893, p. 419 et suivantes).

Glossar iiber die Mundart non Malmédy (Zeilschrift fi'ir ro- manische Philologie, t. XVllI, 1894, p. 247 et suivantes).

Mundartliches ans Malmédy (Beitrâge zur romanischen Philo- logie, Festgahe fur Gustai> Grôber, Halle 1899).

Patoislieder ans Lothringen (Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, XIII, 1901, p. 124 et suivantes).

Textes patois recueillis en Lorraine, en collaboration avec M. G. Thiriot (Supplément IV à l'Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1912).

Zur lothringischen Volkskunde (Annuaire de la Société d'His- toire et d'Archéologie lorraine, XXV, 1913, p. ()7 et suivantes).

La Famille ridicule, comédie messine en vers patois du début du XVIIP siècle, nouvelle édition (Supplément V à l'Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1910).

Cet ouvrage est sorti des presses

de /IMPRIMERIE X. FUCHS,

A. MOSB.\CH, suce, à SAVERNE,

le P^mars 192i. Il a été tiré à 1500 exemplaires.

Droits (!« traduciion et de reprodoctioi rèseriéi pour tODi lei pajs.

PUBLICHJIONS DE LR FACULTÉ DES LETTRjES DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG

Fascicule 12

LÉON ZELIQZON

Professeur honoraire au Lycée de Metz

DICTIONNAIRE

DES

PATOIS ROMANS

DE LA MOSELLE

TROISIÈME PARTIE

N-Z

EN DEPOT:

LIBRAIRIE ISTRA, Maison d'Édition

Strasbourg, 15, rue des Juifs Paris, 57, rue de Richelieu

GREAT BRITAIN, BRITISH EMPIRE, UNITED STATES

Oxford Univbrsity Press

Amen Corner, London E. C 4

1924

Ouvrage publié avec le concour.'^ de l'Université de Nancy,

de la Sociélé d'Histoire et d'Archéologie de Metz.

avec une subvention du Conseil général de la Moselle

et de la Fondation Cunitz.

30

NAB

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NflC

N

Nabièssc \nabges M, N, nobyes I, r\, s. f. Noblesse.

Nacc \nas M, N, nos I, P, F, S, Y\, s. m. et f. Noce. I -, / groûs ~ : eiine bêle - , eune groûsse - , une belle n., une n. riche. Ç'at le - Champagne, lo chin èl le kègne, c'est la noce Champagne (?), le chien et la chienne. Se dit d'une noce il n'y a pas d'invités. Lés fous font ~ et lés séjes le minjenl, les fous font la n. et les sages la mangent. I.a noce dure d'habitude deux jours. La veille, pendant que le liancé ap- porte une paire de beaux souliers à sa future, les garçons d'honneur font retentir l'air de coups de fusil et de boites; ils recommencent le lende- main de bonne heure. .\près le ma- riage religieux, la mère de la mariée, ou à son défaut une proche parente, attend la mariée sur le seuil de la maison se fait la noce et lui re- met, selon sa fortune, une pièce d'or ou d'argent. C'est ce qui s'appelle rcitcclieu (racheter) la mariée. A la lin du repas, les filles et les garçons d'honneur, un verre de vin à la main, viennent inviter la mariée à la pre- niicre danse en faisant un compli- ment de circonstance. Nous en don- nons un spécimen recueilli à C.orny: Mèdèmc et inonsieu lés mèrics, pèranls et èmins dés dous cotiès, mo keûr reus bègc lo bminjo. Ç'ot èineu le permission de lortos lés Jans que m' voce dcvas lo monsieu èl mèdème le mèriâye.

I-n-tj è dous. treûs s'minnes, j'â élu dans vole me èl j'â v'hi kiè ène fieûr, mâs j'â vu qu' le fieûr n'oterit m' pas tolè. J'â élu veûr èiiou ç' qu'èle oleût et j'â èprins qu'èle oteût è vote tauije èl è vole hone èl chère compègneye. Et vos, mèdème mèriâye, que j'â l'oneûr de bwere è vote santèye, je v'nans vos prèyè po l'oneûr de citèle tauyâye. Je v' remèrcians po lés hâ- cèles et lés guèhhons. Por vos, lés monsieus et lés dèmes, bâle ot por vos èl vote piâhi.

Un invité répond: V l'èreûz, v'rèreûz, mâs é condicion qu' v' oleûz chanté ène piote chanson.

Madame et monsieur les maries, pa- rents et amis des deux côtés, mon cœur vous donne le bonjour. C'est avec la permission de toutes les gens que me voici devant monsieur et madame la mariée. Il y a deux, trois semaines, j'ai été dans votre jardin et j'y ai voulu cueillir une fleur, mais j'ai vu que la llcur n'était plus là. J'ai clé voir (ce qu") elle était et j'ai appris qu'elle était à votre table et à (en) votre bonne et chère compagnie. Et vous, madame la mariée, que j'ai l'honneur de boire à votre santé, nous venons vous prier (inviter) pour l'honneur de celte labiée. Nous vous remercions pour (au nom des) les filles et les garçons. Pour vous, les messieurs et les dames, le bal est pour vous et votre plaisir. I Vous l'aurez, vous l'aurez, mais à

NHC

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NAN

condition que vous allez chanter une petite chanson.

Nâcedant [nâsdà M], s. m. Nom d'une pomme très acre. Voir Acc- dant.

Nachance, voir Nahhance.

Nachèlc, voir Nahhèle.

Nàcheu [nâsœ . . gén.], v. tr. Mâchonner; manger en mordillant; manger par gourmandise; être friand.

Nachon [nasô S], s. m. Nain.

Nâchon [nâsô . . gén. (nasow F)], s. m. 1" Qui est difficile pour le manger; friand. Enfant chétif, délicat.

Nâchon, voir Nâkion.

Nachow, voir Nâchon.

Nâci [nàsi . . S, V], v. tr. Agacer. Voir Acieu.

Nacieu [nasgœ N, N, nosyç . . I, P, F, S, V], V. intr. Nocer, faire bombance.

Nâcion [nàsyô . . gén.], s. f. Race; engeance; famille. Ç'at eune peute " qu' lés payes, c'est une vilaine engeance que les poules.

Nahhance [nâxàs . . M, N], s. {. Naissance. 11 est encore souvent d'usage d'entendre, pendant un ac- couchement, l'invocation suivante. Bwin Sint-André, fèyeûz qu'i soûrte auss' vite qu'i n-è rantré, bon S'-An- dré, faites qu'il sorte aussi vite qu'il est entré. 2* au pi. Parties génitales des juments et des vaches.

Nahhèle [nàxel M, N], s. f. Nacelle.

Nàhi [nâyi V], v. tr. Noircir. Voir Neûhieu.

Nahion [nâyyô N], s. m. Noyau. Voir Nawion.

Nàjâye [najay . . M, I, P, N], s. f. Plongée, brasse de nage.

Nâje [lias . . S, F], s. f. Neige. Voir Nave.

Nâjè [nâje . . S], v. intr. Neiger. Voir Navcr.

Nâjeu [nàjœ . . M, I, P, N, naji F, S, nojye, -yœ V], v. intr. Nager.

Najous [naju S], adj. Neigeux. Voir Navous.

Naju [naja M, N], s. m. Terrain sans pente.

Nâkiâd [nâkyà . . M,I, P, JV, nâkyoïo F], s. m. Personne qui mange en mordillant; qui mange peu; qui est difficile pour la nourriture.

Nâkieu [nàkyœ . . M, I, P, F, N], V. intr. 1" Mordiller; manger du bout des dents ; faire le difficile. Ronger.

Nâkion [nâkyô N, nàsô . . S, V], s. m. Trognon de fruit. J'è fèt d' minjier mo k'mot, f n'è pis qu' lo nâchon, j'ai fait de manger ma pomme, je n'ai plus que le trognon. Bébé; mioche, jeune enfant chétif.

Nâkiow, voir Nâkiâd.

Nakré [nakrë' M, nçkrë' . . I, P, F, S, V], s. m. 1" Saillie des articu- lations phalangiennes des doigts. Excroissance d'une plante.

Nalicu [nâlyœ . . M, I, P, N], v. tr. Arracher la nielle des blés.

Name [nâm M, N, nam-nçm I, P, nqm F, nçm-nqmç S, nam-nem-neme- nomi V], loc. adv. N'est-ce pas? On dit Name, Nome, quand on tutoie qqn., Nemcu M, N, Nèmè, Nomi S, V, quand on dit vous à qqn. Voir Meu.

Nânasse [nSnas S], s. f. Appareil en fer armé d'un crochet à trois branches. Voir Lânâhhe.

Nanètc, Naniche, Nanon [nânet- nânis- nânô . . gén.], n. pr. Anne. Voir Niniche, Nichon.

Nanfé [nàfê- M, I, P, N], s. m. Enfer. Po tortos lés diâles don -, I n'an dèmoûdrè m', pour tous les diables de l'e., il n'en démordra pas. 2" Carabe noir.

N/\N

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NHT

Nanhulc [nfiyiï/ M, I, P, X], s. f- Femme mal mise.

Nâni [nâni M, N, S, nâni-nàni V], adv. Nenni. Voir Ninntn.

Nanichc [nanis F], s. f. Sotte.

Naniche, Nanon, voir Nanète.

Nanni, voir Ninnîn.

Nanon-granjambe |n(ïnô gràjàp . . M, I, P\, s. m. Sorte de croque- niitainc qui sert à efTraycr les enfants.

Nante |/ià/ M, I, P, X], adj. - Fa- tigué; épuisé; haletant; rendu.

Nantèyc [nâtrij M, I, P (iiotei/ Rom- bas), nàHy F, nàlêij-nàlhj S, nêtêtj Y], s. f. 1" Lentille. Tache de rous- seur. Voir Gru. 3" Germe de l'œuf. •1" Balancier de l'horloge.

Nantèyeu [nàteyœ . . M, I, P, A'|, adj. Marqué de taches de rous- seur.

Nâpiâd [luipyà . . S], s. m. Per- sonne qui est diflicile sur la nourri- turc. Voir Nâchon.

Napiat [luipya M, \, napyo S\, adj.

Rabougri.

Nâpicu [luipyœ . . M, S\, v. intr.

Grignoter; manger sans appétit; faire le diflicile.

Nâpion {nàpyô . . M, I, P, X\, s. m. Enfant au berceau.

Napiot, voir Napiat.

Naqui \nûki . . M, I, P], v. intr. Naître. J' nnqyins à le mimme oïlre, nous sonnncs nés à la inèiue heure. On dit ordinairement: V'nîn au monde.

Nâr \nâr V\, adj. Noir. Voir Neûr.

Nâreus [nârœ lang. prop. mess.], adj. Difficile sur la nourriture. Voir Nèrous.

Nârion [nâryô V\, s. m. Petit nuage noir. Voir Neiârion.

Narote \nârot V], s. f. Noiraude. Voir Neûrate.

Nârous [nâru . . M, S, S, nâra . . /, P, F], adj. DifTicile surla nour- riture. Voir Nèrous.

Nas [na M, N, I, F, nçiu P,

LandrofT, no S, no V\, adj. poss.

Nos.

Nasâd [nazâ F\, adj. Nasillard.

Nâsau [nàzô LandrolTl, s. m.

Morve.

Nâsier {nâzye . . Y, S], v. intr. Parler du nez. Voir Nèsieu.

Nat [na M, N, no I, P\, s. m. Notre; un membre de la famille: le père, le mari, le fils aine de la maison, etc. Lo poûre ~ , le poûre nate, le pauvre garçon, la pauvre fille.

Nat' [nat M], adj. Net; rasé; nettoyé, sans souillure.

Natâre [nalcir M, N, notâr I, P], s. m. Notaire. On-n-é fat v'nîn V -, on a été quérir le n. (auprès d'un mourant). Natchi, voir Natieu. Nate [nat M, N, not I, F, S, nol Y, now P], adj. et pron. poss. Notre ; nôtre.

Nate [nat M, N, not I, P, F, S. V), s. f. Plain-chant, musique.

Nater [natê^ . . M, \, note . . I, P], V. tr. Annoter.

Nateuyemant [natrrymà M, no- Içymà I], s. m. .\ction de net- loyer.

Natiéje [nalycs M, \\ S, nolyês . . /, P, F[, s. m. Nettoyage.

Natieu [natyce . . M, N, S, notyç . . I, P, Y, ncelyi-nolyi F[, v. tr. Nettoyer; peler; éplucher, ébousiner; monder.

Natieu [natyu M, N, S, notyn . . I, P, F], s. m. Ouvrier (|ui net- toie, cureur.

Natiûre [nalyùr . . M, N, S, notyûr I, P, F], s. f. Épluchures; mau- vaises herbes.

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46^ -

NAW

Naumeune [nômœn M, nômen I, P], s. m. Ignorant; novice; niais. 'L oleût ~ dans F mèriéje, elle igno- rait ce qu'était le mariage. Voir flumeune.

Nause, Nausé [iiôs-nôzëi M, I, P, F, N], s. f. Morve ; matière visqueuse et mucilagineuse. 'L afatit le è lojos le ~, cet enfant a toujours la mouchure.

Nave [naf M, iiof I, nof-nôs P, nos F, naf-nôs N, nûs-nâos-nôs S, nâs V], s. f. Neige. / gouré d' ~ , une pelote de n. ; - de coucou, dernière neige au début du printemps. - de fèvriyeu vaut donfom'reû, n. de février vaut du fumier.

Naver [navê' M, nove . . I, P, nêji -nôji F, navce-nainjœ N, nâoje'-nâji- nâoji-nôji-nâove' S, nojye,-gœ V], v. intr. Neiger. 'L è navé sus nas télés, Hio poûre uieus', il a neigé sur nos tètes, mon pauvre vieux (nos cheveux ont blanchi). S'i nave an mars, maleûr es fruts, s'il neige en mars, malheur aux fruits. Navicu, voir Naver. Navious, voir Navous. Navous [navu-naju M, nçvu-nçju . . I, P, navyu N, naju S], adj. Neigeux.

Nawat [nawa M], s. m. Nom de l'index. Voir Deûy.

Nawate [nawat-nowat M, N, nowçt I, P], s. f. Petite noue (petit pré). Nâwe [nâiv-now M, N, now I, P], s. f. Noue, pli de terrain des- cendent les eaux des terres environ- nantes; ancien lit d'un cours d'eau, sol gras et humide cultivé en prairie pour servir de pâturage.

Nawé [nawê'-nçwê'.. M, I, P, N, nçwf . . I, P, F, nawe-nwç . . S,nuwç V], s. m. Noël. - et le Sint Jan pèr- téjent l'ènâye: treûs mwès d'vas, treûhh èprès, N. et la Saint-Jean partagent l'année ; trois mois devers (devant).

trois mois après. Quand-i fût kiér lo Jo d' ~ , i f'rè kiér dans le grinje, quand il fait clair le jour de N., il fera clair dans la grange (la récolle sera mauvaise). Si le nutâye de ~ al kiére, n-g ère d' Jèvés sus le tére, si la nuit de N. est claire, il n'j' aura guère de javelles sur la terre. Tiêr nomvè, lier jèvè, clair N., claire javelle. E ~ , au lâron, è Pâques, sus lés compons, à N., sur le pas de la porte, à Pâques, sur les tisons (s'il fait doux à N., il fera froid à Pâques). Valili -, blanches Pâques, vert N., blanches Pâques. È ~ , si on wèt dés bowlotes, È Pâques freûd on grulote. A N., si on voit des moucherons, à Pâques, on grelotte P. Si on s'preumwfne au s'io è ~,è Pâques, bèn' on s'chaufrc, si on se promène au soleil à N.. à Pâques, bien on se chaulfera P. È ~ , lo saut d'i vé, aus reûs, d'i-n-oûre, aus chandeCdcs, de dous\ à N., le saut d'un veau, aux Rois, d'une heure, à la Chan- deleur, de deux (croissance des journées). Quand-on-n-é di jâué èprès lés âbres dons lés-ovants d' ~ , col qu'-n-èré dés frits l'ènege d'èprès, quand il y a du givre après les arbres pendant les Avents de N., c'est qu'il y aura des fruits l'année suivante V.

Nawéje [nawëS-nçwës M, N, nçwës . . I, P, F], s. m. Nouage; aboutage.

Nawèl [nawçl-nowel M, nowel I, P\, s. m. 1" Noël, cantique qui se chante à Noël; il n'en existe plus dans toute notre contrée. M. le D"" de Westphalen a encore réussi à en trouver plusieurs, dont le suivant, très intéressant à tous égards, qu'il a recueilli, il y a un bon nombre d'années, à Vezon, de la bouche d'une bonne vieille de quatre-vingt- dix ans:

NAW

3 Mo4<r«»-o

470

NAW

N-y è -veûl en' jon' bu - ci' le de bioins - rants, Qu o-

leût to -jos pu - cèle un so - quant, De-

hant d' lot kieur ses palnol' è

chamrb'.

E (III

j J I 1

J I J. J J J

m

i-n- inj' d'hhand' de pahli' de NoV Se - gneur.

Jèniàs '/ oteùl frovieye Dés bés guèhhons, 'L oleût lojos por lèyc Dans se mauhon; Vol donc' poquè 'L oleîil èpovanlcye D'ène se fate anlrèye Dedans s' kèbinèt.

3 Anfin èle so r'pâhhe I pou èprès Qu'èle è oûyi l'èfâre De l'inje le.

Das dessuhli (sic) ses j'nès, Èle lève i poû le tête Po oûyi lo remède Qu èpicût l'inje lu.

i L'inje, pyin de loqtinnce, Fât s 'conipyimanl Èuieu ène rèvèrance Moût polimanl, Dehant: «Bwinjo, Mène, pyinne de grâces. Dieu qu' vyint an vole rèce Seût lojos èviea vos I

I m'è anviè v's dire De v' pi-èpèrè Po s' quoi note Sire El qu' vient antre Toi /in dedans vos Po H survi de niére Quad i vyinrè an têre El qu'i s'rè s' Sauveur.

Qu' po le cilèle èfâre Tint <;' qui foleûl '.' Eue que pieu.tse piâre È note grand Reû, Po li sarvi

De mère èl que seût pucèle Et ieu pus bêle De lorlol lo pèyis.»

Le vol èpovanleye

Das qu'èle èprand

Qu'èle s'reûl, le poûre mègnèye.

Mère, portanl

Qu'èle v'iéul meuri vièrje

Èl qu' 'l oteût prominse

È bwin Dieu quoi le haut.

NHW 8

- 4tl -

NflW

L'inje dit: «J' v' èpoùle le pâhhe.

Lo Sint-Esprit

An-n-è je prîns lés-ûres

Et anlèrprîns

L'èfàre lé:

Que Jèmûs sus le tere,

L'ofant n' èreût d' père,

Ce que moût V è consolée.

9 Que quad i s'rè é monde. On lo hoûy'reût Jésus, que freûl aumonde, Come i bwin reû. Es poûres jans Qu' èrint pedu grâce An hhuvant le wète trèce De zouV père Adam.»

10

«Qu' ç'iè seul! j'y écoiide.

Oh, Gabriel!

Se j'sus digne et comoûde

È r Eternel.»

Oh, douce pèrolc

Que n-è r'mîns an rôle

Dés-ofants don bwin Dieu!

il

«Vol, qu 7 è fût demhole.

Don Reû qu' vyinré,

J' H s'râ tojos léyole

Tant que j' uèkrci.»

Et tot-aus'toût s'n antrèye

On se mère sécrèye,

Pucéle come 'l oteût.

n

'L ot fût zouV mèrieje

Qu' oteût promîns.

Dedans note poûre lignèje.

Lés vol èmins.

Dieu dcmorré

Dans note lâcûr et not' âme,

J'n' èrans pus powe don Loup,

Don peut Diâle lé.

1. Il y avait une jolie fille de bons parents, qui était toujours pucelle en son vivant, disant de tout cœur ses patenôtres en sa chambre. A vu un ange descendre de la paix de Notre-Seigneur. 2. Jamais elle n'était éprise des beaux garçons, elle était toujours seule à la maison; voilà donc pourquoi elle était épouvantée d'une pareille entrée dans son ca- binet. 3. Enfin elle se calme un peu après qu'elle a entendu l'affaire de l'ange-là. Dès (de) dessus ses genoux, elle lève un peu la tête pour en- tendre le remède qu'apportait l'ange- là. 4. L'ange, plein d'éloquence, fait son compliment avec une révérence, moult poliment, disant: «Bonjour, Marie, pleine de grâces. Dieu qui vient en votre race soit toujours

avec vous. 5. Il m'a envoyé vous dire de vous préparer pour son fils qui est notre Seigneur et qui veut entrer tout fin dedans vous pour lui servir de mère quand il viendra en terre et qu'il sera son Sauveur. 6. Que pour cette affaire, qu'est-ce qu'il fallait? Une qui puisse plaire à notre grand Roi, pour lui servir de mère et qui soit pucelle et encore la plus belle de tout le paj's.» 7. La voilà épou- vantée dès qu'elle apprend qu'elle serait, la pauvre fille, mère, pour- tant quelle voulait mourir vierge et qu'elle était promise au bon Dieu qui est là-haut. 8. L'ange dit: «Je vous apporte la paix. Le Saint-Esprit en a déjà pris les arrhes et entre- pris l'aft'aire-là : Que jamais sur la terre l'enfant n'aura de père, ce qui

NflW

- 475 -

NÉ/

moult l'a consolée. 9. Que quand il sera au monde, on rap|)eilcra Jésus, qu'il ferait aumône, comme un bon roi, aux pauvres gens qui auraient perdu la grâce en suivant la vilaine trace de leur père Adam.» 11). «Que cela soit! j'y consens, oh, Gabriel I si je suis digne et commode à l'Kler- nel.i) Oh, la douce parole qui nous a remis eu (au) rôle des enfants du bon Dieu. 11. «Voilà, qu'elle a fait la de- moiselle, du Roi qui viendra, je lui serai toujours loyale tant que je vivrai.» Et tout aussitôt son entrée en sa mère sacrée, pucelle comme elle était, 12. il a fait leur mariage qui était promis. Dedans notre pauvre lignée, les voilà amis. Dieu demeurera dans notre cœur et notre âme, nous n'aurons plus peur du Loup, du vilain Diable-là.

Nawer \nawc'-nowc' . . M, X, noive . . I, P. F, imive . . S, V\, v. tr. Nouer; attacher; lier. Se dit sur- tout en parlant de la vigne. J'alans -, nous allons nouer la vigne. Voir Relever.

Nawi \naivi-noivi M, \', nowi I, P, noji F, nâè-^i-nœji-miji . . S, nuive V], s. m. Noyer.

Nawion [nawyô-nowyô M, nowyô I, P, nœyô-nowyô-nûyô F, nCèyô S, nçyô V], s. m. Noyau d'un fruit; pépin. Voir Ahion, Nàhion, Oûgnon.

Nawious [nawyii-noivyti M, X, noiv- yu . . I, P, naivyu S], adj. Ra- bougri. Se dit des fruits saisis par le froid, qui ne poussent plus. Lés ptvéres sont naïuioûses, les poires sont rabougries.

Nawious, voir Nawous.

Nawous \nawn-iiowii M, nçuni . . I, P, nawyu-nowyu K\, adj.— Noueux.

Nawrcû [nawrâ'-nowrCê M, noivrir I, P\, n. pr. Norroy, vill. de l'arr. de Metz, aussi appelé - /' Vinuii, Norroy le Veneur (n'est pas dérivé de Venator).

Nawûre [nawur-nowiir . . M, X, nowiir I, P\, s. f. Rachitisme noueux.

Nawyi Inaioyi-iioinyi M\, n. pr. Nouilly, vill. près de Metz.

Nayèlc [nayçl M, X, S, noyî-l V\, s. f. Nielle des blés.

Nayemant [nayiiiù M, X, noymà I, I, P, F], s. m. Action de se noyer.

Nayeu \nayœ . . ^î, X, S, noyç . . I, P, F, Y], V. tr. Noyer. - /' inû- nîn,n. le meunier (mouiller le mortier outre mesure). / n' vaut i chiii nayeu, il ne vaut pas un chien noyé (il ne vaut pas grand chose). Bougre d' chin nayeu, bougre de chien noyé I Se dit à une personne gênante. Si f ini'èsin l'û s' ~ , i n' le faut m' por- tant y aler, si ton voisin va se n., il ne faut pourtant pas y aller (en faire autant). Ce n' s'rât m' co èssè: pour zûles d'ele noyés dons rf' l'âuie bol, ce ne sera pas encore assez pour eux d'être noyés dans l'eau de crapaud (malédiction) V.

Nayeu [nayœ . . M, X, S, noyç . . I, P, F, V|, v. tr. Noyer. / naye ses dates, il noie ses dettes (il ne paye personne).

Nayeû, voir Nayu.

Nayu [nayii M, X, noyii I P, nayœ S\, s. m. Marécage; noue maréca- geuse; terrain sans pente.

Ne \n(e) M, X, S, n(e}-ne I, P, ne F, ne \'|, adv. Ne.

Ne, voir Ni.

Néfe, Néfi, voir Népe, Népi.

Nehaté |;i(f)Y<i/<' •'>'l. s- "'• Noisetier. Voir Nuhati.

Néhh, Néhi, voir NeQhh, Neûhi.

Néhote \nc-{ol V|, s. f. Noisette. Voir Nuhate.

Néhoté \nefOle V|, s. m. Noi- setier. Voir Nuhati.

Néjes |;i<\'i J/|, s. f. pi. Fesses.

Néji [nèji F\, v. intr. Neiger. Voir Naver.

MËM

473

NEU

Nème, Nèmè [nem-nçmç S, neme V], loc. adv. N'est-ce pas? Voir Name.

Nènè, Nènîn [neiiT . . M, I. P, N, nenq S], s. m. Tétin.

Nènote [nfnpŒoyeuvre-grande], s. f. Epingle. Voir Nonnate.

Nèpe [nfp gén.], s. f. Nappe. 'L è fat corne Chan le Sèvète, 'l è minjeu Jusqu' è le -, il a fait comme Jean la Savate, il a mangé jusqu'à la n. (il a tout mangé). T'nèz bon le ~, tenez bon la n. (paroles que prononce la mère en jetant sur la table les pommes de terre cuites à l'eau, pour qu'elles ne tombent pas à terre) V.

Népc {nêp M, I, P, N, nëf-nêp F, nêf S), s. f. Nène. On dit ordi- nairement Cul de chîn. 2" Parfois le fruit de l'églantier.

Nèpéje [nçpës S], s. m. Linge de table. Voir Mèpéje.

Népi [nêpi M, I, P, N, nêfi F, S\, s. m. Néflier.

Nèrèle [nçj-çZ M, I, P, N], s. f. - Narine.

Nèrène, voir Nèreune.

Nèrcune [nqrœn M, N, neren I, P\, s. f. Narine.

Nér [nêr gén. (nerf V)], s. m. Nerf (muscle). Sa fâre hècheii V ~ , se faire tirer le n. (l'oreille).

Nèrîyc [n^ny M\, s. f. Narine.

Nèrous [nfru . . M, I, P, N, nârçiv F, nâru S], adj. Difficile sur la nourriture; délicat sur la propreté des aliments. Et pus wète et pus ~ , et (d'autant) plus sale et (d'autant) plus difficile. A Metz, dans le lan- gage populaire, on dit Nâreûs.

Nèrvous [nqrvu . . M, 7, P, A'], adj. Nerveux.

Nés [ne M, I, P, N], forme con- tractée pour ne les. J' nés vieus m', je ne les veux pas.

Nèsau [nçzô M, I, P, N], s. m. ~ Morve. Voir Nause.

Nèsiâd [nezyà . . M, I, P, N], s. m. Nasilleur; bavard inintel- ligible.

Nèsieu [nçzyœ . . M, I, P, N, nâzyi . . S, V], v. intr.' Nasiller. Tra- vailler mollement.

Nèsse [nçs gén.], s. f. Nasse. 'L at prîns corne i p'hhon dans le ~ , il est pris comme un poisson dans la n. (il est dans une mau- vaise affaire).

Nèsu [nezti M, I], adj. Mor- veux.

Net [ne V], s. f. Nuit. Voir Nut.

Nèteure, voir Nètiîre.

Nétîc [netî V], s. f. Nuitée. Voir Nutâye.

Netot [n(e)lo M, I, P, N, neio S, V], adv. Pour sûr. N'y vâr me au mwins. J' n'y v'râ m' ~, n'y va pas au moins. Je n'irai sûre- ment pas.

Nètûre [nçtiir M, I, P, S, netœr- nçtùr N], s. f. 1" Nature; espèce. R'hîn d'vahh ~ , raisin d'espèce verte. Nudité. Cwèche H se ~ , cache lui sa n. Bue.

Neûch, voir Neûhh.

Neuhate [nœ-^alS\, s. f. Noisette. Voir Nuhate.

Neûhh [nôêx-nûx S, nêx-nœx V], s. m. Noix. Voir Hhalat.

Neuhhe [nœx N], s. f. Rondelle qui s'applique à la bobine d'un rouet à filer.

Neflhi [ncêfi S], s. m. Noyer. Voir Nawi.

Ncûhi [nôêfi S, nëyi-ncë-fi V], s. m. Enfant malingre, chétif. Que paure ~ afant, quel pauvre enfant malingre 1

Neûhicu [nœ-^ycp . . M, I, P, N, ncérsi F, nô-^i S, n5-(i V], v. tr. Noicir.

Neûhion [nœyyô N], s. m. Ou- vrier barbouillé, noir comme un charbonnier.

- 474

NEU

Neujate, Neujètc \nœjal S, nœjçt F], s. f. _ Noiselle. Voir Nuhate.

Ncûji \iiœji S\, s. m. Noyer. Voir Nawi.

Ncûjicu, voir Ncûhicu. Neûle |/i<T7 F\, s. f. Collino. Ncûr \nœr M, I, P, F, N, nôv S, mir V], a<lj. l"Noir. - penne, noire épine (prunellier). - dèmâs, noir damas (sorte de prune). - èl biasse, noire et blette (blatte, insecte noc- turne). - corne i chèpé, conie i cul d' l'pin, n. comme un chapeau, comme le c . . . d"un pot. È ~ nul, à noire nuit nuit close). //"( - corne dans le gueule d'i fohii, il fait noir comme dans la gueule d'un four. iVôre rècîne. noire racine (salsifis) S. Kûre hhohhe, noire sèche (pomme de terre en robe de chambre). Nâr mièle , n. merle (merle). Tol-in nâr, tout en n. (très bien, parfaitement). / sel lo palwas tol-in nâr, il sait (parle) très bien le patois V. s. m. Contusion. / groûs -, une grosse (une forte) contusion.

Ncûrâd \ncêra M, N, ncërâ I, P, nôrâ . . S\, adj. Noirâtre.

Neûrate [nôêral M, N, nœrpl, I, P, nôrat S, nârot Y], adj. Noiraude (vache noire).

Neïirci [ncêrsi F], \. tr. Noircir. Voir Nciïhicu.

Neûrèsse [nœrçs M, I], s. f. Con- tusion.

Neûriaud [nœrijô M, I, P, iV|, s. m. Noiraud. NeQrion, voir Ncûron. Ncûron |/i<T';<5 M. I, P, ncërô-nœnjô N, nôrijô S, nâryô], s. m. Personne qui est barbouillée; qui est noire comme un charbonnier. S'emploie aussi comme sobriquet.

Neut \nœ' P, S\, s. f. Nuit. Voir Nul.

Neutàyc [naetây . . S], s. f. Nui- tée. Voir Nutàyc.

NI

Neutyi [nœlyi F] v. tr. Nettoyer. Voir Natieu.

Neuvelate|;ia?t;/a/Sl,s.f. Agnelle. Voir Novclate.

Neûyon [nœijô F], s. m. Noyau. Voir Nawion. Nèvatc, voir Nèvâye. Nèvate [nçi'at M, S. S. nevot I, P, V|, s. f. Navette de tisserand. / n' fût qu' le -, il ne fait que la n. (qu'aller et venir).

Nèvâye \nev5y M, N, nevây I, P, neval S\, s. f. Navette (plante dont la graine produit de l'huile). Névé, voir Nevou. Névelote [nevlol \\, s. f. Agnelle. Voir Novelate.

Nèvét Inçi'ê' M, I. P], s. m. Navet. - dés hâyes, n. des haies (bryone). Po que -, pour quel n. (pourquoi, pour quelle raison?). / n'è qu' don sang rf' - , il n'a que du sang de n. (il n'a pas d'énergie). É Sinl-Bèr- nabé, semé tés nèvéts, à la S'-Barnabé, sème tes navets.

Nèviau, Nèvion [nevyô-nçvyô M, I, P\, s. m. Petit navet.

Nevou \n{e)vu . . gén. (neue V)], s- m. Neveu.

Néz |n("' . . gén.), s. m.— Nez. L è don -, il a du n. (il prévoit tout). Hvclien lés vôhhs don -, tirer les vers du n. / s' lèhlie chieu sus V -, il se laisse ch . . . sur le n. (on fait de lui ce que l'on veut). 'L è l' - trawé, il a le n. troué (il a un bon flair). / n wcl m' pus Ion que s' -, il ne voit pas plus loin que son n. J' monte â douzlmcf mes dous biles fonlénes ? Lo né:. .le monte au deuxième, je vois deux belles fontaines? Le nez (devinette) .S. Voir Langue.

Ni \ni gén.], conj. Ni. L al ni chin ni loup, il est ni chien ni loup (ni l'un ni l'autre, c'est un inclinè- rent). On dit aussi Ne. Ni [ni S, Y], adj. - Nu. Voir Nu.

Ui

- ai ^

kiË

[ni S], adj. Neuf. Voir Nieu.

Nia, voir Niau.

Niâche [nâs M, nâs I], s. f. Femme de peu d'intelligence, niaise. Voir Niauche.

Niâderèye [nâârçy . . M, I, P], s. f. Niaiserie, badauderie; des riens.

Niâgnâd, -âdc [nânyà M, N, nânà I, P, iiônô V], s. m. et f. Per- sonne indolente, molle, sans vigueur. Niaise. A Metz, on dit aussi Niongnon.

Niâgnate [nànat M, iîânçt I, P], s. f. Niaiserie, vétille, babiole. Tortot ç'iè ç'at dés ~, tout cela ce sont des niaiseries (des choses de peu d'importance). Mauvaise ex- cuse.

Niakè [iiakç V\, v. tr. Grignoter.

Niânote, voir Niâgnate.

Niant [M gén.], particule négative. Non; rien; jamais. Ne s'emploie que dans le langage familier et quand on tutoie qqn. At ç' que i Jeuson at on mé? ~, est-ce que le Joseph est au jardin? Non.

Niarguer [nàrge . . M, I], v. tr. Narguer.

Niau [nô M, I, P, F, N, M-nâo S, M V\, s. m. lo Oeuf naturel ou artificiel qu'on laisse à la poule pour l'engager à pondre toujours dans le même nid. Dernier d'une couvée. Petit enfant, mioche. / faut ca V p'ter, ç' ~, il faut en- core le porter, ce mioche. 4' Sot, niais.

Niauche, Niauchon [nôs-iiôëô M], s. m. Niais. Voir Niâche.

Nicate [nikat S], conj. (renforce un si). Même. - s' is m' dehont de n' m' y aler, j'y v'râ mâgré zous, même s'ils me disent de ne pas y aller, j'irai malgré eux. Nicâye, voir Nichâye. Nice [nis gén.], adj. Simple, niais. Je n' sus m' ca si ~, je ne

suis pas encore si bête. 2" Difficile à contenter, exigeant; contrariant; ennuyeux; de mauvaise humeur. 'L at - corne d' l'Swe chaude, corne i sèc de puces, corne eune hotèye de loups. Il est ennuyeux comme de l'eau chaude, comme un sac de puces, comme une hottée de loups. Nîce, voir Nieuce. Nîceté [nîstêi M], s. f. Bêtise. Nichate [nisat M, N, nisçt I, P], n. pr. Anne. Voir Nanète.

Nichâye [nisây . . M, I, P, N, nikây- nisây . . F, S], s. f. Nichée; bande, - d' janes, d'afants, n. d'oiseaux, d'enfants. Mauvâse ~, réunion de mauvaises gens. Portée, couvée. Nate trûye è eune fiêre ~, notre truie a une fière portée.

Niche [nis F], adj. Sale, mal- propre. Nichène {nisçu F], s. f. Saleté. Nichereûs [nisrœ F], s. m. Sali- gaud; personne qui manipule des choses malpropres.

Nichon [nisô gén.], n. pr. Anne. Voir Nanète. Nichote, voir Nichate. Nicolas (Sint) [nikolâ M], n. pr. Saint Nicolas. Le Sint ~ èmwinne lo inauvâs tams tot-è fût, la Saint-N. amène le mauvais temps tout à fait. Nid, voir Nîn.

Nidréhaut [nidrehô V], n. pr. Niederhof, vill. de l'arr. de Sarre- bourg. -, cwode dons cô, Qu' é trânié tranle cinq crapauds d'în côp. N., la corde au cou, qui a étran- glé trente-cinq crapauds d'un coup (sobriquet). Nié, voir Nieu. Niéf, voir Nieuf.

Nîéri [iïeri-nœri V], v. tr. Nourrir. Voir Nûri.

Nieu [nœ M, I, P, F, N, m-nû S, ne-nœ V], adj. Neuf; nouveau. / - mûre, un n. maire.

NIE

- m -

NOH

Nieuce [nœs . . M, I, P, F, X, n'is S, nes-mrs V), s. f. Nièce.

Nieud [ncf M, N], n. pr. Nicd (rivière).

Nieuf \ncrf M, I, P, F, N, iiif-inif S, iH'f-nœf V], adj. niiin. Neuf. - , ç'ol ûhhlanl qu' i coiichon pirl comlè, n., c'est autant qu'un cochon peut comp- ter (en grognant il fait toujours niciif, nieuf) V.

Nieufchi [nœfsi M\, n. pr. Neuf- clief, vill. de l'arr. de Tliionville.

Nicuvieume [luemjcem . . M, I, P, F, N, niimm S, ùcinjein V\, adj. nuiu. Neuvième.

Nieuvinne [nœvên M, I, iicroên I, P, nïwên S, rwi'cn Y\, s. f. Neu- vaine.

Niéviéme, Niévéne, voir Nieu- vieume, Nieuvinne.

Nîf, voir Nieuf.

Nigaudat, Nigaudot [niç/ôda M, ni- gôdo I, P\, s. m. Nigaud, niais. ,/c /i' s'râ m' si ~, f â vu /' loup, je ne serai pas si n., j'ai vu le lou|) (j'ai de l'expérience).

Niguedouye \ui(j(luij M, I, P, /•', X], s. m. Nigaud, niais, imbécile.

Nik, voir Ntn.

Nimèrô \nimerû M, I, P\, s. m. Numéro.

Nimèrôter [nimerôtci . . M, I, /'), V. tr. Numéroter.

Nîn [ni M, I, \. ni P, S, V. nik- nèk F], s. ni. Nid. ~ d' tronuuindc, n. de paresseuse (grumeau de farine insutlisaniment pétri, qui se trouve dans le pain). - d'èguèsse, n. de pie (cor aux pieds). E jane so ~ pèrèl hé, à l'oiseau son n. pa- raît beau chaque fou plaît sa marotte).

Ninètc \ninçl M\, s. m. Nom amical donné aux enfants. Dôdô, nincte !

Nini [;ii;i( gén.], n. pr. Kugénie; Léonie ; Virginie.

Niniche \ninis M, I, P, N], n. pr.

Anne. Voir Nanète.

Ninique [ninil; iî, I, P, N], n. i)r.

Dominique. Voir Miniquc. Ninite \ninit M, I\, s. m. Niais,

imbécile.

Nink, voir Nîn.

Ninntn [nènî-nuni M, ni/nl-nrini I, nàni P, F, nèni-nûni N, nûni . . S, nûni- nùni Y], adv. Nenni; non; pas du tout. Ne s'emploie que quand on dit vous à qqn. M' f'renz v' ki'duu d' iHile lièbé, Xiclwn ? - , je n' bcije pwint d' confiture aus p'hhés, me ferez-vous cadeau de votre bél)é, Nichon? n., je ne donne pas de con- fiture aux cochons.

Nintéye |;ic/cy V|, s. f. Lentille. Voir Nantèye.

Nintîe [nèlî V\, s. f. Nuitée. Voir Nutâye.

Niochc, Niochon IniioU-nijosô M, I, P\, s. lu. Niais, nigaud.

Niokè \nijol;e V], v. intr. Manger d'une manière malpropre.

Niongnon [nyônô V], s. m. Per- sonne indolente. Voir Niâgnâd.

Nîri, voir Nïiri.

Nisant, voir Nusant.

Nisclâd [nizlii M, X, nizlû I. P\, s. m. Idiot, imbécile.

Nisont, voir Nusant.

NîtroûsG Inilrûs . . gén.|, s. f. Femme indolente, malpropre, qui ne sait rien faire.

Nix |;h'A-.s- gén.|, particule négative.

Non; pas (familier et plaisant). Nobièssc \nohijes I, P\, s. f.

Noblesse. Voir Nabièsse.

Nôblesieu [nôbleztjœ S\. interj. Morbleu.

Noce [nos I, P, F, S, \'\, s. m. et f. Noce. Voir Nace.

Nocîè \nosij<i . . P, F, S, V], v. intr. Nocer. Voir Nacieu.

Nôhi |/i()Y' ■*>), V. tr. Noircir. Voir Ncûhicu.

NOI

477

Noion [nçyô V], s. m. Noyau. Voir Nawion.

Nôje [nos I, P, N, S], s. f. Neige. Voir Nave.

Noji [nçji F], s. m. Noyer. Voir Nawi.

Nôji, Nojier [nôji F, S, nojije V], V. intr. Neiger. Voir Naver.

Nôji, voir Nôtii.

NojiGr [nojye Y], v. intr. Nager. Voir Nâjeu.

Nojous [nojii . . I, P], adj. Nei- geux. Voir Navous.

Nokâye (an) [nokaij P], loc. adv.

Se dit d'une éclielle qui est appuyée contre un arbre, un mur, etc.

Nokré \nokrêi . . I, P, F, V], s. m. Phalange du doigt. Voir Nakré.

Nom [nô gén.], s. m. Nom.

fté, n. jeté (sobriquet). So- briquet, sottise. I m' è dit dés ~ , il'm'a dit des sottises.

Nombrcr [nôbrê' . . M, I, P, N], v. tr. Énumérer.

Nome, Nomi [nom P, nomi V], interj. N'est-ce pas? Voir Name.

Non [nô M, I, P, N], forme con- tractée pour ne le. J' ~ viens m', je ne le veux pas.

Nouante [nonàt gén.], adj. num.

Quatre-vingt-dix. Nonantieume \nonâttjœm . . M, I,

P, F, N, nonàtim S, nonâtyem, -ijœm V], adj. num. ord. Quatre-vingt- dixième.

Nonate, voir Nonnate.

Nônau [nônô M, I, P, F, N], s. m.

Homme irrésolu, sans fermeté, sans éducation.

Nonerèye [nonrêy M, I, P, N], s. f. Couvent de femmes. Nonfât [nôfâ . . M, I, P, N], adv.

Point du tout. Voir Siîât. Nonfcrâ [nôfrâ M, N], adv.

Nenni, je ne le ferai pas. Ce mot

NOR

et le précédent s'emploient étymo- logiquement.

Nongote (au, è) [nôgot M, 1, P, N, S], loc. adv. Sans voir clair, dans l'obscurité, vers la brune. / wèyeùt kiër' au ~ corne de jo, il voyait clair à la brune comme le jour. Été an -, être dans un endroit non éclairé S.

Nonnate [nônat M, nônot I, nenot Moyeuvre- Grande, nunej-nunot F, nônat N, nonat S, nônot V], s. f. Épingle. Les épingles étaient autre- fois le souvenir que la jeune fiancée offrait à ses compagnes dans la chapelle de la Vierge, le dimanche précédant le mariage. Il est passé en proverbe que la jeune fille qui met l'épingle à la couronne de la mariée sera elle-mêne mariée dans l'année. Les fabricants d'épingles se disaient à Metz nonnetiers.

Nonne [non M, I, N[, s. f. L'heure de midi. Repas de midi.

Nonnctieu [nôntyœ M, N], s. m. Épinglier. Nonnote, voir Nonnate. Nonon [nonô M, I, P], s. f. Nonne, religieuse.

Nonon(ke) [nonô(k) gén.], s. m. Oncle (terme familier).

Nonôre [nonôr M, I, P, N, S], n. pr. Éléonore. Nônote, voir Nonnate. Nonrer [nôrëi . . M, I], v. intr. Dire non, refuser.

Nons [nô Landroff ], adj. et pron. pers. Nos. Voir Nas.

Nôr [nôr S[, adj. Noir. Voir NcQr.

Nôrâd [nôrâ . . S], adj. —Noirâtre. Voir Neûrâd.

Nôrate [nôrat S], s. f. Noiraude. Voir Ncuratc.

Nôrion [nôryô S], s. m. Personne barbouillée. Veir Neîiron.

- 478

NOS

NOW

Nos [nç gén.], pron. pers. accentué.

Nous. Por ~, pour n.

Nos [no I, F, S, now P, no V], pron. poss. et adj. Nos. Voir Nas. Nôsè [nôzç-nôzi S, nozi V], \. tr.

Oser. J' n' è nOzi, je n'ai osé. Voir Oûser.

Not \no I, P\, s. m. Ne s'em- ploie que dans l'expression : lo poûre ~ , le pauvre garçon, etc. Voir Nat.

Notâre [nplâr I, P\, s. m. No- taire. Voir Natâre.

Note [not I, P, F, S, Y], pron. poss. et adj. Notre; nôtre. Voir Natc.

Note [not [, P, S, V], s. f. - Plain- chant. Voir Nate.

Notcrïe [nolrî Y], s. f. Loterie. Voir Laterèye.

Notèyemant [noieijmà I, P], s. m.

Action de nettoyer. Voir Na- teuyemant.

Notèye [notey Bombas], s. f. Lentille. Voir Nantèye.

Notiè |/io^//ç . . /, /', /•■- Y\, V. tr. Nettoyer. Voir Natieu.

Notiéje [notyês . . I, P, F], s. m.

Nettoyage. Voir Natiéjc Notiou l/i()///ii I, P, F\, s. m.

Ouvrier qui nettoie. VoirNatiou. Notiûre [notiiûr I, P], s. f. Kplu-

churcs, etc. Voir Natiiire.

Noud, Nouke [nu . . gén. (nii-mik X)], s. m. - 1" Nœud, floc de ruban. 2" Nceud de la gorge, pomme d'.Xdam. 3" Bourgeon do la vigne. An tèijcnl le vègne au dousieume ~, on taille la vigne au deuxième bourgeon.

Nounète, Nounote \nunçt-minpt F], s_ f. _ l-;piiij;lc. Voir Nonnatc.

Nouricyin [mirisyè M, I, miri.si/i S], adj. Nourricier. Lo pcrc -, le père n.

Nourtin [mirtc M, N], n. pr. Northen, vill. de l'arr. de Boulay.

Nouvale, voir Novèlc.

Nouvé, voir Nové.

Nouvelote, voir Novclate.

Nouwâye ln(u)u>âij . . M, iV, S, n(u)wây I, P, nuwcy V), s. f. Nuée, orage, ondée, averse; parfois ou- ragan.

Nouwè [n{u)wq S, V], s. m. - Noël. Voir Nawé.

Nouwé [nnwe Y], s. m. Noyer. Voir Nawi.

Nouwè [niiwe Y], v. tr. Nouer. Voir Nawer.

Noûyon [nûyô F], s. m. Noyau d'un fruit. Voir Nawion.

Novc [nof I, P], s. f. - Neige. Voir Navc.

Novè [none . . I, P], v- intr. Neiger. Voir Navcr.

Nové [novêi . . M, I, P, A', S, mwê F, novye Y\, adj. Nouveau; neuf. / - èbit, un habit neuf. Tôt ~, tôt hé, tout n., tout beau.

Novelate [novlal M, N, mwlot I, P, mwlot F, nœvlat S, nevlçt V], s. f.

1" Agnelle. Nas bèrbis n'ont fût qu' dès ~ l'ènâye le, nos brebis n'ont fait que des a. cette année. Personne cliétive, malingre V.

Novèle [npvel . . gén. (nuvat F)], s.J.

Nouvelle. Je n' panrâs m' mile francs d'owor zwoyi dés hones noi'éles inlè, je ne prendrais pas mille francs d'avoir entendu (pour ne pas avoir entendu) de bonnes n. comme cela V.

Noviâd [npryâ Y], s. m. —Vrille, tarière. Voir Oviâd.

Noviè, voir Nové.

Novous [npini . . /, P\, adj. Neigeux. Voir Navous.

Nowd [nnw P, F\, s. m. Nœud. Voir Noud.

Nowale [npwat M, N, nowçt I, P], s f _ Petite noue. Voir Nawatc.

Nowc l'ioïc .W, /. F, iV], s. f. Noue. Voir Nâwe.

Nowé |/ioioê' . . M, I. P, P. A'I. s. m. Noël. Voir Nawé.

479 -

NOW

NUR

Nowéje [nçwës . . M, I, P, F, N], s. m. Aboutage. Voir Nawéje.

Nowèl [nçiuel M, I, P], s. m. Noël. Voir Nawèl.

Nower [nçwë' . . M, I, P, F, N], V. tr. Nouer. Voir Nawer.

Nowi [nçwi M, I, P, N], s. m. Noyer. Voir Nawi.

Nowiau, Nowion [nowyô M, I, P, nçwijô-nûyô F], s. m. Noyau. Voir Nawion.

Nowious Inowiju . . M, I, P, N], adj. Ilabougri. Voir Nawious.

Nowous [nçwii . . M, I, P], adj.

Noueux. Voir Nawious. Nowreii [nowrœ M, I, P\, n. pr.

Norroy. Voir Nawreiï.

Nows \now P], pron. pers. adj. et pron. poss. Nos, nôtres. NowSre [nowiir M, I, P, N], s. f.

État d'un enfant racliitique (nou- ure). Voir Nawûre.

Nowyi [nowyi M\, n. pr. Nouilly. Voir Nawyi. Noyé [nçye . . I, P, F, V], v. tr.

Noyer. Voir Nayeu. Noyéle [noyêl V], s. f. Nielle. Noyemant [noymà I, P, F |, s. ni.

Action de se noyer. Voir Nayemant.

Noyon [noyô V\, s. m. Noyau. Voir Nawion.

Noyon [nçyô V], s. m. Morceau de bois trop lourd qui reste au fond de la rivière.

Noyu \noyû I, P\, s. m. Terrain marécageux. Voir Nayu.

Nu \nû M, I, P, F, N, ni-nû S, ni V], adj. - Nu.

[nfl S], adj. Neuf. Voir Nieu.

Niich [nûs P], s. f. Noix verte.

Nuéje [niiycs . . gén.], s. m. Nuage.

Nîif [ml/ S], adj. num. Neuf. Voir Nieut.

Nuhate {nii'xat . . M, N, niiyot I, P, nœjet-niïjet F, nœjat-fnal-Jnat . . S, ne-{çtV], s. f. Noisette. Vahhe ~,

verte n. (coquerelle). Groûsse ~, grosse n. (aveline). Ènâye de ~, ènâye de fèhhates, année de n., année de maillots. Voir Larant. Lo bwin Dieu anvaye dés ~ aus çiis qu' n'ont pus d' dants, le bon Dieu envoie des n. à ceux qui n'ont plus de dents. (Souvent on a de grands revenus quand on est trop âgé pour en jouir). Voir Ènâye, Jan (sint).

Nuhati [nûyati . . M, N, niiyoti I, P, nûjçli-nûjoti F, n(e)yate-jnati S, nehçte V], s. m. Noisetier.

Nûhh [nuxMJl s. f. —Petite bobine qui s'applique à la bobine d'un rouet.

Niîhh [nù-i S], s. f. Noix. Voir Neiîhh.

Nujate, Nujati, Nujète, Nujèti, voir Nuhate, Nuhati.

Nûji Inûji S], s. m. Noyer. Voir Nawi.

Nûre [nûr M, I, P, F, N], v. tr.

Nuire. / ;i' faut m' ~ è pèhhoûne, il ne faut n. à personne.

Nûri \nuri M, I, P, N, nîri-nûri S, nycri-nyœri V], v. tr. Nourrir.

- eune vièye hèyeune, n. une vieille haine. I n'y è d' si piat m'ti que n' nârihèsse so mate, il n'y a de si petit métier qui ne nourrisse son maître. Nûr et s' fiène, ce crat an dreumanl, nourris et sème, cela croit en dormant (la bête qu'on nourrit et le champ qu'on sème croissent pendant le sommeil du laboureur). Ç' n'at m' le keje qu' nùr l'oOhion, ce n'est pas la cage qui nourrit l'oiseau.

Nûrihant [nùriyà . . M, I, P, N], adj. Nourrissant.

Nûrïe [nâny S], s. f. Élève, action d'élever des bestiaux. Fâre dés ~, élever des bestiaux.

Nùrihéja [/iti/-(Yës . . M, I, P, N, nûrisas F], s. m. - Action de nour- rir et d'élever des bestiaux.

NUR

Nûrijant, Nûrijéje, Nurissaje, voir Nûrihant, Nûrihéjc.

Nusant \nuzà M. I, P, X, nizà-nfizâ S,ni:ô V\, pron. ind. Personne. / n'y è ~ s' til, il n'y a p. à la maison. 2" Personne indolente, in- souciante. Ç'at i -, c'est une per- sonne indolente, qui n'est propre à rien.

Nut |/iH M, I, N, nœ'-nû P, nœ-nû F, . . S, ne V], s. f. Nuit. Neûre -, noire n. Bone ~ v' don Du, bonne n. vous donne Dieu (bonne nuit). Lo Iroii d' le ~, le trou (la tombée) de la nuit. I-n-è le ~ , un à la n. (un soir). Lo ~, le par n. (pendant la nuit). E le -,

480 -

NYI

tortos lés raim sont gris, (à) la n., tous les matous (chats^ sont gris.

Nutâye \niiltiij M, N, nûlây I, P, niitây-niituj F, nœtày-ncftêy S, nelî- nèll V\, s. f. Nuitée; nuit. - n'ai m' /' èniin d'pèhhoûne, la n. n'est l'amie de personne.

Nutîe, voir Nutâye.

Nuvénc [niivên S\, s. f. Neu- vaine. Voir Nieuvinne.

Nuvlme \nihnm S], adj. Neu- vième. Voir Nieuvieume.

Nwèsscvèle \nwesvel M, I, P, N], n. pr. Noisseville, vill. de l'arr. de Metz.

Nyinniatc \ncnal M], s. f. —Per- sonne nonchalante. Voir Niannian.

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LJiJ'

OBL

481

OHH

o

Obli [çbli gén.], s. m. Oubli.

Ôbliji [ôbliji . . F, S, V], v. tr. Obliger. Voir Oûblijeu.

Ôbrik [ôbrik S], n. pr. Obreck, vill. de l'arr. de Château-Salins.

Obrové [obrové V], s. m. Abreu- voir. Voir ÈbreuYu.

Obrové [çbrçvç V], v. tr. Abreu- ver. Voir Èbreuver.

Ôcâd lô"kâ N], s. m. Jars. Voir Oîicâd.

Ochcroye, voir Ohheroye.

Ochés Içsê' M], s. m. pi. Os de l'échiné (le riz accommodé avec les os de l'échiné est un plat fort estimé).

Ocheû [osôè F], adv. Hier. Voir Èhhcû.

Ochli [çsli I, P], s. m. Vase à vinaigre. Voir Ahhli.

Ochon, voir Ohhon.

Ochtrant, voir Ohhtrant.

Ocoutè [okutq Y], V. tr. Ecouter.

Octôbc[pA-/ôpgén.],s. m. Octobre. Lés trouwands roborous lèchent aus

rets mêjè lo mèyou, Po roborè' au tams molot, i vaureût

misas été fou. Les paresseux laboureurs laissent aux rats manger le meilleur, pour labourer au temps mou, il vaudrait mieux être fou. (Dicton du mois d'octobre) P.

Oculissc [çkûlis gén.], s. m. Ocu- liste.

Odile [ô''dil . . N, S, V], n. pr. - Odile. Voir Oûdile.

Ofance [çfàs I, P, V], s. f. En- fance. Voir iifance.

Ofant [ofâ I, P, V], s. m. Enfant. Voir flfant.

Ofantiyéje [ofàtigês . . I, P, V], s. m. Enfantillage. Voir flfantiyéjc.

Ofri [ofri gén.), v. tr. Offrir. Come f n'èrite meu de m'n onkyin, j" n'a ofri qu' i dobe dans V pièt, comme je n'hérite pas de mon oncle, je n'ai offert qu'un double (centime) dans le plat la messe de l'enterrement).

Ogoutè [ogut^ Y\, v. tr. Goûter.

Ogrous [ogru I, ô^gru N], adj. Heureux. Voir Hgrous.

OgroQseté [ogrûstê' I, ô^igrûstê' N], s. m. Bonheur. Voir flgroiîscté.

Ôhé [ô"-(ë' N, pYÇ-ô«YÇ S, oye V], s. m. Oiseau. Voir Oiïhé.

Ôheleu \ô"'[lœ N], v. tr. Tendre des pièges. Voir Oûheler.

Ohh [px N], s. m. Porte. Voir Euhh.

Ohh [ô"x M, N], s. m. Ours. Voir Oûhh.

Ôhhe [ô"x N], s. f. Cheville de fer traversant l'essieu. Voir OShhe.

Ôhhe [ô"x N, ôx S], s. m. Orge. Voir Oiihhe.

Ohhenè [çxne . . /, P], v. tr. Ourler. Voir flhhener.

Ohheroye (px''py /, -P], s. m. Oseille. Voir Ahheraye.

Ohhon [pxô . . /, P], s. m. Ourlet. Voir flhhon.

Ohhli [px/i . /, PJ, s. m. Vase à vinaigre. Voir Khhli.

Ohhtrand [çxtrà . . M, I,P, N], s. m. Moyen artificiel ; tour de main.

31

OHî

- 482 -

ONF

I canal i -. il connait le truc (il sait s'j' prendre).

Ôhclion 1ô"y/.(/ô A'], s. m. Grosse ccnlaurcc. Voir Oiîhclion.

Ôhîn |ô"vr A'I, s. ni. Personne ou chose ennuyeuse.

Ôhion |ô"Ti/ô A', oyijô S], s. m. Petit oiseau. Voir Oiihion.

Ojion, voir Oiâhion.

Olan Ip/â /, P], s. m. Klan. Voir fllan.

Olant \olâ I, P], adj. Agréable, avenant. Voir /\lant.

Olâye lolûi/ . . I, P, F, olêji V], s. f. Allée. Voir i\lâye.

Ole !()"/ A', 5/ S], s. f. Huile. Voir Oûle.

Olcmand [olnu'i I, P, V], s. m. Allemand. Voir allemand.

Ole \ole . . L P, F, y\, V. inlr. .MIcr. Voir Alcr.

Ole \ôlè' . . S), s. m. Huilier. Voir Oûlicu.

Olénc \olcn P, olen F], s. f. Ha- leine. Voir Alinnc.

Oleus (0/(1' S], adj. Huileux. Voir Olous.

Oléye, voir Olâye.

Oliche [olis F\, s. f. Fruit de Talisier.

Olichèt Içlise M, /), s. m. 1" Char- donneret. 2* Lubie, baliverne.

Ôlicu |f)"/(/fF A'), V. tr. Huiler. Voir Oûlieu.

OlîJG Içffs F], s. f. Olive. Voir i\live.

Olînguièsse [nlînijes I, P\, s. ni. .Mun. Voir Alînguièsse.

Olinne [olèii /), s. f. Haleine. Voir Alinne.

Olive, voir rtlîve.

Olivète \olhH;l F, S\, s. f. Chose de peu d'importance. Voir Alivatc.

Olmègne, Olmèlc |o/()ir;i, olmçl I, P\, s. f. Lame de couteau. Voir Almèle.

Olonde, Olonne, Oloûne \<>lôl V, olôn-nlûn l\, s. 1'. .Mène. Voir fliloûne.

Olwote lolwot 7, P, V], s. f. Alouette. Voir fllwote.

Omâyc [oninj/ . . M, I, P, A', S], s. f. Hommce (mesure de vigne).

Ombc [<)/' F, S, Y\, s. f. Ombre. Voir Onrbe.

Ombriyéjc, voir Onrbéje.

Orne [oin M, I, P, A', iim F, ôin S, Y], s. m. Homme. Xale ~, notre h., se dit en parlant de son frère .U. Lés ~ r'xanent ans kèijons, Les pus duhhs ç'at lés mions. Les h. ressemblent aux caillons, les plus durs sont les meilleurs. L' bon- ome fat le bone fome, le bon h. fait la bonne femme.

D'peus Péris jusqu'é Rome, Ç'at tous' dés-omes. Depuis Paris jus(|u'à Kome, c'est tous des h. (les h. sont les mêmes partout). Voir Hèdi.

Omercu lomrœ-nomrœ S], n. pr.

Ommeray, vill. de l'arr. de Chà- teau-Salins. Lés-èdièsscs d' ~ , les pies d'O. (sobriquet).

Omcteu [omtœ S, onite V], s. m.

Métier de tisserand.

Omounè \omnnç V|, v. tr. Fm- niener. Voir Èmwinncr.

On .V, /, P, A'I, forme con- tractée de: a/1 lo. l" S'emiiloie pour n;i lo: I d'mc.re on v'icje, il demeure dans le villa^je. Jieudi on mèlin, jeudi matin. 2" Le. J' von (Hrà, je vous le dirai.

Onche loi V|, s. f. Robinet de cuve. Voir Anche.

Ondâye \ôàùy . . M, A', S, ôdâij /, P, F. V'I, s. f. Ondée, averse.

Onétc \onêt /, P], adj. Honncle. Voir AntStB.

Oniîtrcmant, Onétrémont |o;ic/;r- nià. S, onclremù V), adv. Hon- nèlcment.

Onétretè |o;ic/rr/ç . . .S, onetrclç V], s. f. Honnêteté.

Onfiè [<)/'//;• V|, v. tr. Lnllcr. Voir Anfieu.

ONF

- 483 -

ORS

Onîîcmant [ôfimà V], s. m. Gon- flement. Voir flnfeuycmant.

Ongant [ôgâ M, I, P, F, N], s. m.

Onguent. Ç'at dans lés piats l'pins que s' treuvent lés bons -, c'est dans les petits pots que se trouvent les bons o. (Il ne faut pas dédaigner les gens de petite taille).

Onîn [onî I], n. pr. Orny. Voir flnîn.

Onkyîn [ôkgî . . M, I, P, N, ôkî Sj, s. m. Oncle. Parfois on dit aussi Oncltn.

Onou [onu M, I, P], s. m. Hon- neur. On dit aussi Oneûr.

Onrbe [ôrp M, I, P, N, ôp F, S, V], s. m. Ombre. Voir Èlombe.

Onrbéje [ôrbês . . M, I, P, N, ôbriyês S], s. m. Ombrage (sens propre et figuré); ombre. I dote s'n ~, il craint son ombre (il est très peureux). 'L al si jalons d' se fome qu' lés-omes de pin d'èpice li bèycnt ~ , il est si jaloux de sa femme que les hommes de pain d'épice lui donnent o.

Onsc [ôs V], s. f. Boulon de la voiture. Voir Oûhhe, Ché.

Onson \ôsô N], s. m. Oison. Voir Oûsson.

Ontrè [ôtre V], v. intr. Entrer. Voir Tlntrer.

Ontréyc [ôtrêy V], s. f. Entrée. Voir Antrâye.

Onze [ôs gén. (gôs S, V)], adj. num.

Onze.

Opèratou \opqralu . . M, I, P, N), s. m. Charlatan ; dentiste qui opère sur les places publiques.

Opitâ, Opitau [opilâ . . S, opild P], s. m. Hôpital. Voir Èpetau.

Opoutè, Opoutiè [oputq-oputye V], V. tr. Apporter. Voir Èpoûtcr.

Opoûsicu [opûzyce . . M, I, P, opuzw F, opô^zyœ -çpûzyœ N], adj.

Opposé. Ç'at l' opoûsèye de s'n orne, quand' lu hèche è hâre, leye tire è hôte, c'est l'opposée de son

mari, quand lui tire à droite, elle tire à gauche.

Opoutchè, voir Èpoûter.

Ôr [ô"r N, or S, V], s. m. Or. Voir Oûr.

Oranje de pohhé [oràs de p{ç)fê' M, /), s. m. Orange de cochon (pomme de terre).

Ordon [ordô S, V, urdô F], s. m.

Partie de forêt destinée à être coupée.

Oréje [près . . gén.], s. m. Orage. Lés-alondrèles volent sus tere, i fat tofiant, falans awer d' l' ~, les hiron- delles volent sur terre, il fait étouffant, nous allons avoir de l'o.

Ôrerèye [ôTrêy N, ôrn(y) F, S, V], s. f. Bijouterie. Voir Oûrcrèye.

Ôrfelîn [ô^rfelî N, çrfelî . . S, V], s. m. Orphelin. Voir Oûrfelîn.

Ôrieu [ôTyœ N], adj. Exact à l'heure. Voir ÈoQricu.

Ôrikète [ôTiket N, ôriket S, V], s. f. Sorte de gâteau à la crème. Voir OûrikètG.

Ôri lace [ôri las Metz], interj. Cri du marchand de lait dans les rues de Metz, au 18« siècle.

Oriote [oryot /, P], s. f. Oreillette (sorte de champignon).

Orjant [orjâ V], s. m. Argent. Voir Èrjant.

Ôrkèsse [ôurkes N], s. m. Or- chestre. Voir Oûrkèsse.

Orlè [orle . . S, V], v. tr. Ourler. Voir Ahhener.

Orlèt [orle S, V], s. m. Ourlet. Voir Ahhon.

Orlouji, voir Oûrlojeu, Relouji.

Orme [orm I, P], s. f. Orme. Voir Arme.

Ormwére [ormwêr Vergaville], s. f.

Armoire. Voir flumâre.

Oroye [orçy I, P, F, çrôy V], s. f.

Oreille. Voir fl.raye.

Orson [orsô S, P, V], s. m. Hérisson. Voir Eurson.

, s. f. Erable s. m. Osselet.

s. f.

Oseille.

ORV

Orvûre \orimr X], s. f. Panier en paille dans le(iiicl on con.serve les œufs frais ou les fruits sécliés.

Os' \çs I, P, F, S, V], s. m. Os. Os Imrè, ou bien lèbCire, os|Hibis/. Voir As'.

Oseu [ôuzoe A'], v. tr. Oser. Voir Oûser.

Oseroyc [ozroij P des bois.

Osselet InsloI, P], Voir flssclat.

Oseuye [ozœy /•"], Voir Âlhatc.

Ôsson (ô^sô .V) Voir Oûsson.

Oslincr {nslinêi Agacer, irriter.

Otang [otà V], s. m Étang.

Otassc [ô"tas X Voir Oûtasse.

Otlhhe \olîx V]

Otondc \otôl VI, Voir Ètandc.

Oûbèyissance [ûhçijisâs M, I], s. f.

Obéissance.

Oïibèrje [l'ibcrs M, l, P, ô"bçrs-ûbers X, ëbçrs S, V\, s. m. et f. Auberge.

Oûbèrjisse [ùberjis M, I, P, ô"- berjis-ûbqrjis X, ôbqrjis S, V], s. m.

.Vubergiste.

Oublijcu {fiblij(r . . M. I, ûbliji F, S, V\, V. tr. Obliger.

Oûcâd |ûA-o . . M, I, oii'kâ-ûkâ P, ô"M-ùk(i X\, s. m. .lars.

Oucâsieu [tikâzijœ . . M, I

Occasionner. Oucâsion [ukàzyô M\, s. f.

casion.

Oûchc, voir Oûhhe.

Oûchclat, voir OiJhhclat.

Oiidiance {Cidijàs M, I \, s. f. dicnce.

Oûdile (Sinte) {ûdil M, I, P, ûdil- ûdJy X, ôdil-ûdil S, ôdil V|, n. |)r.

Ste-Odile. le jour de la Ste-Odile, niais, sot. L c v'nin au

484 -

OUJ

s

n

.

Oison.

M,

n

V. tr.

m

Et

ang. Voir

s

f.

Hôtesse.

s.

V.

f.

tr.

-

Ortie. .\llcndre.

V. tr.

Ot

Au-

nwnde lo jo d' Sinte - , il est venu au monde le jour de la .Ste-Odile (il est peu intelligent).

Oïidîyc, voir Oiîdile.

Ouficieu Infisyœ . . M, I, P\, s. m.

O (licier.

Ougmanler \ngmàtè< . . M, l, P, pgnuiliv-açimàlcf X], v. tr. Aug- menter. Voir Raugmentcr.

Oûhé [n-(ê' M, I, P, ô"Y<"'-''Yf' '^'. prç . . S, Off V), s.m.— 1" Oiseau. - (/' le moût, o. de la mort (chouette). Voir Jane. 2" Oiseau de maçon.

Oûheler Inylci . . M, I, P, ô"-(l(e- ûyliy X], V. intr. Tendre des pièges pour prendre des oiseaux.

Oûhelion \ii-(lyô . . M. I. P. ô^-lyô- rr,'///(") .V|, s. m. —Grande centaurée.

Oûhh (ilx M, h "X-ô-'x *V|, s. m.

Ours. Mwinnoii d' ~ , meneur d'o. Voir Ours.

Oûhhe |ilx . . M, I, P, ô'-x-ûx X], s. f. - ('.heville de fer qui traverse l'essieu et maintient la roue. Voir Ché.

Oûhhe |(îx il, I, I\ t'irs F, ô''x-ûx X,ô-xS, wos r|,s. m. et f. Orge. Dans le dicton suivant, on dilOûrje. H St. Joûrje, Ilène lés-oûrjes. A la St-Georges, sème les orges.

Oûhhelat [w/Ja . . M, fi/Jo /, P], s. m. Polit oiseau. X-y <• au Innis i-n ~ (/«' dit : Corne i f fat. fâs li, il y a au bois un o. qui dit: Comme il te l'ait, fais-lui. Voir Coucou.

Oûhi . . |hv' '^l' n. "■ !>'■• Olgy, vill. de l'arr. de Metz.

Oûhion [û-iyô . . M, I, P, ojyô F, ô"yyo-û-[yô X, oyi/ô .S|, s. m. 1" Pe- tit oiseau. - de bones novèlen, o. de bonnes nouvelles (bavard, rap- poi-teur). Oiseau de maçon. :î" Ivnfant en bas âge.

Oûjé, voir Oûhé.

Oûjeler, voir Oûheler.

Oûjelion, voir Oûhelion.

Oûji, voir Oûhi.

OUJ

485

OUS

Oujion, voir Ouhion.

Oûle |û/ M, I, P, ô'>l-m N, ôl S, wçl V], s. f. Huile. ~ de cotre, h. de coude (coups de bâton). ~ d'aspf'c, i)lantain. - rfe p/ere, pétrole. Ç n'aleîil m' dés lûtes è l -, ce n'é- taient pas des tartes à l'h. (c'étaient des choses très importantes). Tcii fus eiine grimèce corne i rèt qii' bwct d' r~, tu fais une grimace comme un rat qui boit de l'h. / n'è pus d' ~ dans se rtmie, il n'a plus d'h. dans sa lumière (il va mourir). Ç'ol d' le nutnre wolc, èle féme kiè, c'est de la mauvaise h., elle ne fume pas clair (elle n'éclaire pas bien) V.

Oaierèye {airvij M, I, P\, s. f. - Moulin, magasin à huile.

Oûlieu [Cdyœ . . M, I, P, RU F, ô^lyw-îdijoe N, ôlç . . S, wole V\, v. tr. Faire de l'huile. Wolè le féyîne, faire de l'huile avec de la faîne.

Oûlieu [ûlyœ . . M, l, P, fUi F, zwilye V\, s. m. —- Huilier.

Ouline [ulin F\, s. f. Chenille.

Oûlion [ûlyô M, I, P\, s. m. 1" Petite cruche en grès qu'on em- porte aux champs. 2" Petite cruche à huile.

Oume [um F], s. m. Homme. Voir Orne.

Ounète [unet F], adj. Honnête. Voir Anéte.

Ounou [nmi Vernier], s. m. Honneur.

Oûr {ûr M, I, ô-r-ûr N, ôr S, Y], s. m. Or (métal).

Oûrde {Cirl M, I], s. m. Ordre.

Oûrdinârc [ûrdinâr . . M, /], adj. 1" Ordinaire. D' ~ , d'o., ordinaire- ment. 2» s. m. Habitude. I jeiire corne i pètearé, ç'at s'n -, il jure comme un pâtre, c'est son h.

Ourdon [iirdô F], s. m. Partie de forêt destinée à être coupée. Voir Ordon.

Oûrc [ûr . . gén.), s. m. HeUre, È ç't -, à cette h. (maintenant). Bèycu l'~ qii' l' al, donner l'heure qu'il est (souhaiter le bonjour).

OQrcrêye \ûrrêy M, I, P, ô"rrêy- ûrrêy N, ôrrTy F, S, V], s. f. Bi- joux; bijouterie. J'alans ans -, nous allons aux b. (acheter l'anneau et le cadeau de noce).

Oîirèyeu \rirçyœ . . M, I, P\, s. m.

Oreiller. Voir Keusstn. Oûrfclin \ûrfell . . M, I, P, ô^rfelT-

ûrfelî N, orfell . . S, V], s. ni. Or- jjhelin.

Oûrgue [Cirk /•'), s. m. Orgue. Voir Argue.

Oûri |û/-i M, /], n. pr. Aouri, hameau qui dépend de Villers-Ston- court, arr. de Melz.

Oûrieu [ûryoe . . M, I, P, ô^ryce- ûryce iVJ, adj. Exact à l'heure. Voir Èoûrieu.

Oïirikète [Firikçt M, I, P, ôuriket- ûrikçt, ôrikçt S, V], s. m. et f. Sorte de gâteau à la crème.

Oûrje, voir Oùhhe.

Oïirkèsse [Cirkqs M, I, P, ôTkqs- ûrkçs N], s. ni. Orchestre.

Oûrli|i7;-/(M/, /], n. pr.— Orly, ferme située près d'Augny, arr. de Metz.

Oûrlojcu [ùrlojce . . M, I, P, ôTlçjœ- ûrlojce N, orluji F, orloji S\, s. m.

Horloger.

OQrni [Cirni M, I\, n. pr. Orny, vill. de l'arr. de Metz.

Ours' [iirs gén.], s. ni. Ours. Quand V - monteur ses coûnes, ç'at ca po hhis s'minnes d' freûd, quand l'o. montre ses cornes, c'est encore pour six semaines de froid. Voir Oflhh.

Ourseule [arsqsl M, N, irsil V], n. pr. Ursule.

Ourson [ursô F\, s. ni. Hérisson. Voir Eurson.

OQser [ûzëi . . M, I, P, F, ô^zœ- ûzœ N\, V. tr. Oser. Part, pass.: oûsé-oûsu. Voir Nôser.

ous

486 -

OVR

Oûsson [ûsô M, I, P, nsô-riyô-m/sô F, ôusô-ûsô N, ôsô S, ôsô-ôyô-zoyôV], s. ni. 1" Oison. 2" Niais, imbé- cile. Veiis wèyeûz qu' dans note can- lon i n' maïuine mcii iV ~ , vous voyez que dans notre canton il ne manque pas d'o. (d'imbéciles).

Ouf [ut M, /), inferj. Va-t'en! A la porte !

Out \u gén. (on V)], s. m. Août. Groûs broùyârd an-n ~ , sine depiâive, gros brouillard en a., signe de pluie. S'i pieut lo quinze don mwès d'out, \"èreriz bèn ûhiè d'rampyir vos bi'rous. S'il pleut le quinze du mois d'à., vous aurez bien aisé de remplir vos barils P.

Dedans lés chams lo çou que dreum'i-è, I poîi pus tâd s'an repantirè. Dedans les champs celui qui dor- mira, un peu plus tard s'en repen- tira. (Dicton du mois d'août) P.

Oïîtasse [ûtas M, I, P, ôulas-rdas N], s. f. Hôtesse.

Oute [ut, après une voyelle ynt M, I, P, F, yut S, V], adv! Plus loin; dehors; sauf, hors de danger. 'L at youte, il est passé, il a dis- paru, il n'est plus, il est mort. Lo tams qu'at youte, le temps qu'il fait dehors. / n' faut m' dire houp ! qu'an n' sint -, il ne faut pas dire houpl avant qu'on ne soit dehors (hors de danger). Quand, au jeu de quilles, la boule passe à travers les quilles sans en faire tomber, on dit: 'J^ ot youte! V.

Oatèl [iVel M. I, P], s. m. Autel, Voir Auté.

Outiyéje [utiyês S\, s. m. Ou- tillage. Voir Eutcuyéje.

Ouvra', voir Ovrer.

Ouvri, voir Ovri.

Oûyat [ûya M, X, ûyo I, P], s. ni. Sot, idiot. Voir Loûyat.

Oûyate \ûyat M. ûyot I, P, ô"yat- ûyat iV, ôyal S], s. f. 1" Petite oie. F'eninie sotte.

Oûyc 1»;/ M, I, P, F, ônj-ûy S, ôy S, zwoy V|, s. m. et f. Oie. Ele lone lo cul corne eunc ~ qu' i>â au miryuèt, elle tourne le c. comme une oie qui va au muguet (elle fait des manières). Çlè li va corne eune yuHe è eune ~ , cela lui va comme une guêtre à une oie. Pieume è pieume, l'oûye al pieumâye, plume à plume, l'oie est plumée (on s'ap- ])auvrit à force de dépenser). N-é âhliiant d'bones béles-méres que n-é d'roûjes zwoyes, il y a autant de bonnes belles-mères qu'il y a d'o. rouges. Eté an procès ovon lés zwoyes, être en procès avec les o. (avoir une très petite moustache) V.

Oiiyèsse [ûyes P], s. f. Motte de terre.

Oiîyi \ûyi M, I, oye-ûyi P, oyii F, ô''yi-ûyi N, ôyi S, zwpyi V\, v. tr. Knlendre. Que l' b'win Dieu v'oûyèsse, que le bon Dieu vous entende!

Oiïyon, Oûyesson, voir Oûsson.

Ovér', voir Ovri.

Ovèrrieu [overryœ Delme], v. intr. Travailler.

Oviâd |p('j/« V), s. m. Vrille, tarière. Tiat ç' que sort di bôs po cbyi? L' ~ . Qu'est-ce qui sort du bois pour cli . . . La t. (devi- nette). Voir Noviâd.

Ovicumenîe |oi'(/a';)i;i7y .V), s. f. Vieillerie, antiquité.

Ovlîe \ovlï V], s. f. Aiguillée. Voir ftwièye.

Ovon |o('ô l'I, prép. Avec. Voir Èva.

Ovoûyc Ipoiï^ V], s. f. Aiguille. Voir Hweuyc.

Ovrè, voir Ovri.

Ovréje [ovrês . . gén. (uvras F)\, s. m. et f. Ouvrage. L' - èprand l'ovri, l'ouvrageapprend rouvrier(en forgeant on devient forgeron). L' ~ comande l'ovri, l'o. commande l'ou- vrier (qui se met courageusement au travail est entraîné par le travail

OVR

- 487 -

OUY

même). Ç' nat m' bwin d' fùre l' ~ qu' fat pâw è s'nude, il n'est pas bon de faire l'o. qui fait peur à son maître.

Ovrer [ovrê' . . M, I, P, N, livra- F], V. intr. Travailler. Faut bcuii ~ por so vive, il faut bien tr. pour son vivre (pour vivre). Fâre et dèfare, ç'at tojos ovré, faire et défaire, c'est toujours travailler.

Ovri Ipwi M, I, P, iV, ovrç' . . S, ovre V], s. m. Ouvrier.

Ovri \ovri-oi'êr M. I, iwri F], v. tr. Ouvrir. Voir Devér'.

Ovrïrc [oiu-Tr M, /, P, N], s. f. Ouvrière.

Ovrous \ovrii V], adj. Heureux. Voir flgrous.

OvTU [ovrû M, I], s. m. Ouvroir; atelier.

Owate [owat M, N, çwot I, P], s. f. Produit non rectifié de la distil- lation. Voir Awatc.

Owâye [oway . . M, I, P, N], s. f. - Eau grasse de cuisine. Voir Âwâye.

Owdu [owdû F\, n. pr. Audun- le-Ticlie. Voir /ludu.

Owc \ow M, I, P, N], s. f. Eau. Voir Awe.

Owô [çwç /], V. Ir. Avoir. Voir flwer.

Owebènitiè, Owbèniticu [oivbçnityç I, P, owbçnityœ M, A'], s. m. Bé- nitier. Voir Awbènitieu.

Owéne lowên P\, s. f. Avoine. Voir ilwinnc.

OwGf, Owér' lowêi . . M, I, P, X, çwcr F\, V. tr. Avoir. Voir Awer.

Oweuycu [ow{œ)ij(£ . . M, I, P, N\, V. tr. Mettre le 01 dans l'aiguille. Voir flweuyeu.

Owgnon [owiiô Woippy], s. m. Noyau. Voir flhion.

Owi \Qwi M, I, P, X], s. m. Evier. Voir Awi.

Owieûs |o(('(/têM,/],adj. Aqueux. Voir Awieûs.

Owièye [owijëy M, I\, s. f. Ai- guillée. Voir Awièye.

Owinne [owèii M, /], s. f. Avoine. Voir Awinne.

Owion [owyô N], s. m. Noyau. Voir "iwion.

Owiu [oiDyû M, X\. s. m. Pièce de pressoir. Voir i\\viu.

Owjîre [oivfîr M, I, P, X], s. f. Aiguière. Voir ÂwjTrc.

Ownin |p((»;ir M, I], n. pr. Au- gny, vill. de l'arr. de Metz.

Owone |p(i'o/i V], s. f. Avoine. Voir flwinne.

Owor \owor V\, v. tr. Avoir. Voir flwer.

Owoiïrc [ounir Gorze], s. f. Panier à œufs.

Owrc \owr P, F], s. f. Heure. Voir Oûrc.

Oy [oy I, P\, particule allirniative. Oui. Voir Ay.

Ôyate \ô"yat X, ôyal S\, s. f. Petite oie. Voir Oïiyate.

Ôyc [ô"y X, ôy S], s. f. Oie. Voir Ouye.

Oyè [oyç P\, V. tr. Entendre. Voir Oûyi.

Oyi [û"yi X, ôyi S\. v. tr. En- tendre. Voir Oûyi.

Ôyon |ô(/ô V), s. m. Oison. Voir Oûsson.

Oyu [oyii F\, v. tr. Entendre. Voir Oûyi.

PK

488 -

PAL

Pa [pa F, S, V], prép. Par. Voir Pè.

Ipû-pâo S, V], s. ni. Pieu. Voir Pau.

Pace que [pas S, pas kc V\, loc. conj. Parce que. Voir Pècc que.

Pâchat \pcisa S, pâsô V\, s. m. Terre qui s'attache à la chaus- sure quand on marche sur un sol humide. Voir Pauchon, Pawetèyc, Poûtâye.

Pachate [pasat M, N, S. posol I, P, poset F], s. f. Pochette.

Pachate \pasal M, A', S\, s. f. Cenelle.

Pache [pas N], s. f. Cenelle. Voir Patchc.

Pache, voir Pahhc.

Pache \pas M, S,pps V], s. f.— Poche. Lo çu qu' n'è m' dons sous dans se ~, ne cort meu Iwin, celui qui n'a pas deux sous dans sa p. ne court pas loin. Voir Maie.

Pâche, voir Pâhhe.

Paché [pasê F,S\, s. m. Paisseau. Voir Pèhhé.

Pachela' \pasUv F\, v. tr. Echa- lasser. Voir Pèhheler.

Pachelow [paslow F\, s. m. Ou- vrier qui plante les paisseaux. Voir Pèhhelou.

Pacherèyc, voir Pahherèye.

Pachetâyc {paslày M, N, S, ppstûy I, P], s. f. Contenu d'une grande cuiller de métal. Eune ~ de pons- sate, une pochetée de houillie.

Pachi, voir Pahhi.

Pachi [pasi M], s. m. Buisson ou arbuste d'aubépine. N-y è i nin \

d' faiii'ales dans ç' ~ le, il y a un nid de fauvettes dans ce buisson d'aubépine.

Pachi \pasi M, N], s. ni.— Saligaud.

Pachieu, Pachon, voir Pahhieu, Pahhon.

Pachon \pasô F], s. f. Portion alTouagère. Voir Pahhon.

Pachon [pâsô V],&. m. Babouche. Voir Pauchon.

Pâchonè [pâsone V|, v. intr. Marcher dillicilemenl |)arce qu'on a des Pauchons aux chaussures.

Pachou, voir Pahhou.

Pachoûne \pasûn F\, s. f. Per- sonne. Voir Pèhhoûnc.

Padèri [padçri S], s. m. Le der- rière d'une maison, la cour. Voir Pèdèyeu.

Padi |jB(i(/i M, padi I, P, pardyq F], intr. Pardi (espèce de juron). 2" Sobriquet donné aux habitants de Vittoncourt.

Padri, voir Pèdèyeu.

Padu [padii S], s. ni. Perdu. Lés ~ de Solzcling, les p. de S. (sobriquet).

Pâfér' [pâfcr S, pâfye V], s. m. Palfer. Voir Paufé.

Pafeurlîn {pâfœrU . . M, N, S, pa- ferli . . I, P, V\, s. m. Soupe très épaisse; gros plat de légumes. Femme sale.

Pâfiè, voir Pâfér'.

Pâhè [pàyç . . S\, s. m. Brème (poisson).

Pâhé \pâyêi . . M, I, P\, adj. Taché, qui commence à pourrir. Kas grond'lnres sont pâhvyes, nos

PflH

489 "

PflL

pommes de terre commencent à pourrir.

Pahhe [pax . . M, N, S, pçx I, P, F, V], s. f. Pêche.

Pahhe [pâx M, I, P], s. f. - Palette, partie charnue du porc contenant l'omoplate. On l'enfouit pendant une nuit au milieu de la viande hachée et assaisonnée pour la fabrication des cervelas, afin qu'elle s'imprègne de ses sucs, ou on la sale simplement. On l'enferme dans une vessie et on la fait légèrement fumer. Elle est ensuite suspendue dans un endroit sec et réservée pour être mangée aux Rois, au Mardi-gras ou à Pâques, cuite avec des légumes. Mais c'est surtout le jour du Mardi- gras que ce morceau est mis au pot pour satisfaire à l'ancien rite. A la fin du repas, le plus jeune garçon de la famille, tenant en main la palette, montait sur le toit de l'habitation et, de là, il la lançait au loin sur le sol en prononçant à voix haute cette espèce d'invocation propitia- toire :

Oh! loup!

Tyins, loup, val pâhhe,

Teu n'an-n-èrés pus d'vant pâques!

Qu' lés Mes, lés - oûrjes, lés awinnes [et lés vègnes de ç't èiiâye

Sînt auss' beun' grenâyes

Qu' panse al beun' soûlâiie !

Tyins, loup ! Val pâhhe ! (ter).

Oh 1 loup ! Tiens loup, voilà ta p., tu n'en auras plus avant Pâques ! Que les blés, les orges, les avoines et les vignes de cette année soient aussi bien grainées que mon ventre est bien rempli ! Tiens, loup, voilà ta p. I Voir Loup.

Pâhhe [p&x . . gén.], s. f. Paix. R'mate le ~, remettre la paix (paci- fier).

Pâhhe et yâhhe [p&fcyàx . . M, 1, P, N V], loc. adv. Paix et aise (paisiblement et à l'aise, tranquille-

ment, quelquefois lentement). Je m' preumwinneûs ~ et yâhhe mo d'hant : Cornant vâs-f pcsser mo lindi, je me promenais paisiblement me disant : Comment vais-je passer mon lundi?

Pahhé [paxê . . S\, s. m. Paisseau. Voir Pèhhé.

Pahherèye [pa^rêy . . M, N, ppxi'Çy I, P\, s. f. Pêcherie.

Pahhi \pax (0 S|, loc. adv. Par ici. Voir Pèhhé.

Pahhieu \paxyœ . . M, N, S, poyjyç . . I, P, V], V. tr. Pêcher.

Pahhion, voir Pahhon.

Pahhon [paxô M, N, S, pçxô I, P, pasô F, pa-fô-pe,x<i N], s. f. Portion affouagère.

Pahhon \payfi . . M, N, pçxô I, P, paxyô S, pçlxô V], s. m. Echelon. 'L ateût sus l' dïheiume ~ quad 'l at chu, il était sur le dixième é. quand il est tombé. Voir Ché. 2" Barreau de la chaise.

Pahhou [paxu . . M, N, S, pçyu I, P, Y], s. m. Pêcheur. ~, chèssou, mantou, p., chasseur, menteur.

Chèssou, prenou d'piats ôhions,

N' rapotont m' richesse è le inûhon, chasseur, preneur de petits oiseaux, ne rapportent pas richesse à la maison. Lés ~ d' gravisses d'Obrilc, les p. d'écrevisses d'Obreck (sobri- quet) S. Vohh ~ , vert. p. (martin- pêcheur) V.

Pâhîbe [pfiyTp . . M, N, pâyîp I, P], adj. Paisible.

Pâjé, voir Pâhé.

PâjTbe, voir Pâhîbe.

Palache [pâlas M, palçs I, P], s. f. 1" Grosse et grande main. 2" Femme longue et sèche. On dit ordinaire- ment : Longue ~ . Voir Palate.

Palâs [pâlâ . . M, I, P, N, polâ V], s. m. 1" Palais; palais de justice. Été de ~ , être de p. (être homme de robe). 2" Palais de la bouche. Voir Palîn.

490

PAL

PHI.

Pâlat lixVn M, \\ S, pûlp I, P\, adj. Pâlot, pâle, blcme.

Palate \palat M, N, S, polol V|, s. f. 1" Vieille lanee en acier, qui porte le millésiine de 1444, insigne du maire de (".liaty. Voir ee mot. 2" Palet, pierre |)late ([ui sert au jeu de la Plètc. Épaule de porc. Voir Pâhhe. 4" Palette, petite pelle. Voir Fii?. 62. .>» Femme lontjue et sèche.

Palate, voir Palache.

Palâyc Ipcli'ij M, \. pelOij F, palU'iy . . S, pnltcii V\, s. f. Pelletée.

Pale !/«(/ M. iV|, s. f. Poêle, fourneiui.

Pale [pal M, X, pol I, I', F, ptnrl, Landroir, pûl S, pôl Y\, s. ni. 1" Chambre d'habitation, souvent la belle chambre, il y a un ou deux lits montés, et qui se trouve toujours sur le devant. 2" Veillée dliiver .S. Voir Crègne, Paléje.

Pâ\e[pâl . . S, V\, s.f. Pelle. Voir Paule.

Paie [piitc' . . M, S, S, polç , . /, P, F, V|, adj. Pelé, chauve. Lès ~ iV Lidrcipiin, les p. de L. (sobriquet).

Paie Iptile S\, loc. adv. Par là. Voir Pèle.

Pâle [piilç' S\, s. m. I-^paule de porc.

Paléje IjxilPs S, pôles V\, s. m. 1" Veillée d'hiver; ensemble de per- sonnes réunies dans une chambre pour y nier ])endant les soirées d'hiver. 'L ont lui pi/in drot/diis dons :ir pôlvje, ils ont beaucoup de veilleurs dans leur veillée. 2" Réu- nion de jeunes gens.

Pâléjc [pâlH M, X, S, pâWs . . I, P, V\, s. m. Parlage, langaf,'e.

Pâlemant [pâlmà M, pâlniâ I \, s. m. Parole.

Palenéje [palnës M, X, ppinês . . I, I'\, s. m. Pèlerinage.

Paler |/>«/ê' . . M, X, S. pple . . /, P, F, Y], v. tr. Peler; éplucher.

Teti m' pales lo vante, tu me pèles le ventre (lu m'ennuies). m' pôles le ch'nle di dôs, tu me pèles l'échiné du dos (tu m'agaces) V.

Paler l/ndc' M\, v. tr. Hamasser avec la |)ellc. Ptdcfiz nus i/rond'hTrcs, ramassez nos |)ommes de terre avec la pelle. Voir Pauler.

Pâler [paie' . . M, X, pi'dç . . I, P, V|, V. intr. Parler. I (/iir/ihon pCde (■■ ennc bâcèlr, un garçon parle à une jeune tille (il lui fait la cour). J' piVe corne Sinl Poîi, le boche, je parle comme St. Paul, par la bouche. Pâlanl (au) rèspi-l, parlant par(au) respect (révérence parler) /. n' sèreûl m' ~ ni clmnlcr, il ne sau- rait p. ni chanter (il est aphone). Faille de ~ , an meiirenl sans con- fession, faute de p., on meurt sans confession (faute de demander, on risque de ne rien obtenir). Teii prdcs de bin Ion, lès chins n' teu mod'ront m' es talons, tu parles de bien loin, les chiens ne te mordront pas aux talons (tu es plus hardi de loin ([ue de près). An n' pâlanl rin, rin n'an d'tnnl, en no parlant rien, rien n'en devient (on n'obtient rien). / pâle è veûde, il ])arle à vide tort et à travers). X-è <pi' pour li è -, il n'y a que pour lui à |). (il a tou- jours la parole) .S.

Pâler [pâle . . S, V\, v. tr. Ha- masser avec la pelle. Voir Pauler.

Palerasse \palras .S'], s. f. Fenmie ((ui va à la veillée pour liler. Voir Crègnerasse.

Pâlerèyc Ipàlrçy . . M, I, P\, s. f. Parole, discours. Été i-n-ome de ~, être un homme de discours (qui parle beaucoup).

Palcrîn [palrî M, X, ppirt I, P, pelrî S, \'\, s. m. Pèlerin. Le piâwe don met in n' èrèle meu /' -, la pluie du matin n'arrête pas le p. (il peut faire beau l'aprè.s-midi). Voir Piàwc. 2" Mauvais sujet, vaurien.

PAL

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PflM

Palerinéje [palrinês M, N, polrinês . ./, P.pçn/i'/iësHaboudange.pe/nViëA'- pçiiinês S, V], s. m. Pèlerinage.

Palèsse [palçs M, N, pçlçs I], s. f. Écorchure.

Paletâye [pallày S], s. f. Pelletée. Voir Palâye.

Paletâye [pallày-pallçs M, N,poltciy I, poltây-polles P], s. f. Terre, boue qui se détache de la semelle du soulier.

Palctèsse, voir Paletâye.

Pâli [pâli M, N], s. m. Planche étroite dont on fait une palissade, pieu.

Palice [palis M, polis I, P, F, S, V], s. f. Police.

Palîn [palî M, N], s. m. Palais de la bouche. Voir Palâs.

Palochc [palos I, P], s. f. Grosse et grande main.

Palôîe, voir Paloûhhe.

Palon [palô M, N,S,pçlô V[, s. m.

Pelle en bois qui sert à charger le fumier sur la voiture ou à ramasser et à tasser le blé, l'avoine, etc. Voir Palou, Taquatc.

Pâlon [pâlô S], s. m. Poêlon. Voir Pélon.

Palote, voir Palache.

Palou [palu M, pçlu I], s. m. Pelle qui sert à presser le fumier sur la voiture. Voir Palon.

Pâlou [pâlu M, N, pâlu . . I, P, S, V], s. m. Beau parleur.

Pâlou [pàhi . . M, I. P, N], s. f.

Pâleur.

Paloiihhe [palûx M, N, pçlùx I, PÇ- Icèx-pçlùx P, pçlûsF, palôfS, pçlof V[, s. f. 1" Pelure ; écorce ; épluchure. Dés ~ d'eugnon, des p. d'oignon. Coquille de noix, de noisette, etc.

Palquinquèt [palkèkç M, S], s. m.

Ancienne lampe à quinquet. Voir Fig. 61.

Pâmâye [pâmày . . S, V[, s. f. Epis de blé sur pied. Eime bêle ~, de beaux épis. Voir Pauméjc.

Pâme [pâm . . S, V], s. f. 1" Épi. 2" Paume. 3" Palme. Voir Paume.

Pâméje [pâim's . . S, V], s. m. Se dit du blé, etc., qui a de beaux épis. Voir Pauméje.

Pamèle [pàmel M[, s. f. Espèce d'orge.

Pâmetè [pâmtç' S], s. m. Buis. Voir Paume, Pampègne.

Pâméye [pûmêy S, V], s. f. Gifle. Voir Paumâye.

Pampègne [pûpçn S], s. f. Buis. Voir Pâmetè, Paume.

Pampîn [pàpî . . M, I, P, N], s. m. Grand père; vieux papa.

Pampies [pàpî S, V[, s. f. pi. Rameaux de buis ou de saule que l'on bénit le jour des Rameaux. Voir Paume.

Pampoye, Pampouye [pàpçy M, I, pàpuy S], s. f. Fille nonchalante; fllle abandonnée, coureuse.

Pâmwins [pâinwê M, N, S], loc. adv. Malgré cela, pourtant; néanmoins; toutefois. Ç'uleûl mahlhieii è fCire, ~ i fût, c'était malaisé à faire, pour- tant, il l'a fait.

Pan [pà M, I, P, N\, s. m. Gifle.

Pan [pà M, I, P, N[, s. m. Paon. Quand' lo ~ gueule, ç'at sine de piûwe, quand le p. crie, c'est signe de pluie.

.^S,

Fig. 61.

Pan \pâ M, I, P, N],s.m. Empan.

Pancheu [pâsœ . . M, I, P, F, N,

S], V. tr. Pancher. Ne s'emploie

PAN

- 492

PflN

que dans l'expression : - </' l'âwc, uriner.

Pancoufe \pûkiif M, I, P. /•', A'I, s. f. l^spéce (ie crêpe l'iiile dans la poêle.

Pandant d'araye, voii' Pan d'araye.

Pan d'araye [pu d araij M, X. pCi d oroy I, P, F, d arûij S], s. m. Boucle d'oreille. On dit aussi Pandant d'araye.

Pande [pàt fiéii.|, v. Ir. Pendre. Lo çii qu dcïU êle pondu n'atm' naijcii, celui qui doit être pendu n'est pas noyé (on n'échapiie pas à sa des- tinée). — J' vies cte paiidi, je veux être pendu (formule d'attestation) V.

Pandé {piulc V|, s. ni. Patère.

Pandéje [pàdcs . . M, /, P, A'], s. m. Séchoir. Lo ~ drs hliawrcissi'H, le s. des laveu.ses. Voir Pandîirc.

Pandîche, voir Pandîhhe.

Pandieuhhe di tit [pâtli/dx di ti Marthil], s. m. Saillie ou avance d'un toit, qui sert de remise pour les instruments aratoires.

Pandîhhe |/)«(/7x . . .V, /, P, F, X, S\, s. r. 1" (irappe, fleur en f^rap|)e. 2" Branches qui dépassent la limite d'une propriété et dont les fruits ap])artiennent, selon l'usage de la ca ni patine, à celui sur la propriété de (|ui elles |)endent. JTi le ~ de Ville peiiiniii, j'ai le droit de cueillir les fruits de votre pommier en tant qu'ils jjendenl sur notre terrain. :i° Croix suspendue à un luhan ou à une chaîne, que les femmes |)ortent au cou en fjuise d'ornement. Voir Pandûrc.

Pandîn-pandâd [pâdî pûdâ Lan- dange|, s. m. Ne se rencontre que dans la dcvinetle suivante recueillie ])ar M. .1. (dallais, voir Xolre Terre Lorraine, 2'' année, n" 2:

Si pundin pandû

iV ovéïj mi rèvotjé drémin-drémûd, Vénin-rénâd

Erâl trànic drémî-drémûd.

Si pandin-pandôd (le fruit qui jicnd à l'arbre) n'avait réveillé (en tond)ant) drémin-drémûd (l'agneau (|ui dort sous l'arbre), vénin-vém'id (le louj) qui vient à pas de loup) aurait étranglé drémin-drémûd.

Pan d'oroye, voir Pan d'araye.

Pandoûr [pàdûr M, /, P, N\, s. m.

Mauvais sujet, malandrin. Pandûre [pûdiïr M, I, P, X\, s. f.

Place l'on i)end le linge à sécher. Voir Pandéje. 2" Croix en or que les femmes portent au cou; chaîne de femme. Voir Pandîhhe.

Pané Ijianê F\, s. m. l'an ou bas de robe. Voir Pèné.

Panecôte [panicôl \'|, s. f. Pente- côte. Voir Pantecote.

Pancût Ipantl'-pumr-pdnœ'S], s. ni.

Nuit. N'oir Pènut.

Panî [puni F\, s. m. Sevrer. Voir Pèni.

Pani l/Huii F\, s. m. Panier. Voir Pènieu.

Paniche(an) [pcinis V|, loc. adv. En chemise. Voir Baniche.

Panou [panti M, X, poiui . . /, P], s. m. 1" Personne qui est en relard. 2" Homme qui peine misérablement, qui travaille sans intelligence et sans |)rolit; cultivateur qui ne réus- sit pas.

Panrc |/)<îrgén.|,v. Ir. 1" Prendre. ~ eime pousse, prendre un élan, s'élancer. Waç' qu'on prand tojos et (pi'on n' r'mat jèmûs, i n'èrè hinlôt pus rin, on prend toujours et ne remet jamais, il n'y aura bientôt plus rien S. 2«.\rrèter; dresser un procès verbal contre qqn. ; pincer. Lo ImnuHid l'è prins, le garde-cham- pêtre l'a pincé. 3" .Su|)poser. T'es pedu vint sous, prencms que f lés-és minjeus, tu as perdu vingt sous, sup- posons que tu les as mangés.

Pansate Ipâsat M. X, S, pàsol I, P, F, y\, s. f. 1" Panse préparée par les tripiers, ordinairement garnie de

Pi\N

493

PHN

viande à saucisse. Ventre (familier) Rampyi le -, remplir le ventre (rassasier).

Pansâye [pàsay M, N, S, pàsây I, P, F, V], s. f. Pensée; idée.

Panse \pàs gén.], s. f. 1" Panse. 2" Ventre. Qui at ç'que breule se ch'minhhe dans se panse ? Le chan- deûle, qui est-ce qui brûle sa chemise dans sa panse? La chandelle (de- vinette). Le ~ mwinne le danse, la p. même la danse (après le festin, le balj. 'L è lés doiis-eiiys pus grands qu' le -, il a les deux yeux plus grands que la p. (il voudrait manger phis qu'il n'a d'appétit). On ivèt bin è se - que se guele n'ol m' Irouwande, on voit bien à sa p. que sa gueule n'est pas paresseuse (c'est un gour- mand). V.

Panser [pàsê' . . gén.], v. tr. Penser. S'-, s'imaginer.

Pansionâre [pàsyonâr M, pàsyonûr I, P], s. m. Pensionnaire.

Pansote, voir Pansate.

Pantecote \pàtkot M, I, P, F, N, S, pankôl V], s. f. Pentecôte. È le Pantecote, roûses sont, È le Sint Jan, s'an vont. A la P., roses sont, à la St.-Jean, s'en vont. È le ~ , i n' wèt gote, è le Tri- nité, is wènent tiè, à la P., ils ne voient goutte, à la Trinité, ils voient clair (l'épi du blé est sorti de la tige). E le véhhe -, à la verte P. (jamais) P.

Pantecoufe, voir Pancoufe.

Pantihicr {pàtiyye, -gœ V\, v. intr.

Etre essoufïlé, haletant. Quand-on è le choroûe, â contréfiés, lés biés tindont le longue, is pantihonl, is n' sot m' co in-n-olêne, quand on va à la charrue, au printemps, les bœufs tendent la langue, ils sont essouillés, ils ne sont pas encore en haleine V. Voir Pantousi.

Pantofe [pàtof M, I, P, N\, s. f.

Pantoufle. Pantoîîhié, voir Pantousi.

Pantousi [pâtûzi S, pàtûyye, -yœ V], V. intr. Respirer difTicilement; être asthmatique. Voir Panlihier.

Panu [panû N], s. m. Épousse- toir.

Papeuyon [papœyô Marthil], s. m. Papillon. Voir Pawion.

Pâpi [pâpi M, N, pâpi I, P, pâpis S, pâpis V], s. m. Grand'père. Voir Pampîn.

Pâpi [pâpi S], s. m. Papier. Voir Paupieu.

Pâpiche, voir Pâpi.

Papine, Papinète [pcipin M, papinçt F\, s. f. Grande cuiller en bois. Voir Pèpeune.

Papion [papyô Destry], s. m. Papillon. Voir Pawion.

Pâpîre [pcipTr S\, s. f. Paupière. Voir Paupière.

Papoufe Ipâpuf . . M, I, P, F, N, S], s. f. Mitaine ; moufle ; gant fourré.

Papoute [paput M], s. f. Bouillie.

Pâquate, Pâquète [pàkat M, N, pâkot I, P, pâkel-pâkot F], s. f. l" Buis (par allusion au buis du dimanche des Hameaux). 2'^ Renon- cule.

Pâquate [pàkat M, N], s. f. Pre- mière communion (qui se fait bien- tôt après Pâques).

Pâques [pàk . . gén]., s. f. Pâques. Voir Nawé, Paume.

Pâquîn [pâkî S, V], s. m. Pre- mier communiant.

Pâquîn [pâkî Donjeux], s. m. Petit porc qui sera bon à tuer pour Pâques.

Par, voir Pèr.

Paraîaragaramus [ pcirâfâràgàrà- miis lang. pop. mcss.|, s. m. 1" Mot qu'on fait prononcer aux jeunes enfants à cause de sa difficulté. 2" Au jeu de saute- mouton, dans une des figures, le premier sauteur le dit, les sui- vants sont obligés de le répéter exac-

- 494 -

PAR

Pi\R

tement, sous peine de prendre la place du patient.

Parât [para S\, s. ni. Cloison. Voir Pèreû.

Parant, Parantéjc, voir Pèranl, Pè- rantôje.

ParaplîG, Paraplûye, Parapwîe \piiraplm] . . M,I, P, X, parapiin-para- plî \'\, s. m. Parapluie.

Pardiè [pardije F\, inlcrj. l'ardi. Voir Padi.

Pardouna' \ punlimw F\, v. tr. Pardonner. Voir Pèrdoncr.

Parc \pâr . . gcn.|, s. f. Paire, couple, en parlant des hommes et des animaux.

Paré, voir Pârin.

Paremanteû \i>armàtœ S], s. m. Tailleur. Voir PÈrcmanti.

Paremont \parinù V], s. m. - Pare- ment. Voir Pèremant.

Parère, voir Parîre.

Parèycmdnt linirri/iuà S, pareijntô V|, adv. Pareillcniont (pareil). Mo Jotlè n'ol m' piirèipuonl ijii' lo vote, mon jardin n'est pas pareil au vôtre V.

Parîond \parfô F], adj. Profond. Voir Pèrfond.

Partondow [parfCniow F\, s. 1'. Profondeur. Voir Pèrfondou.

Pârieu [pûnjœ . . gén.J, v. tr. Parier.

Pârieu Ipûri/w . . gén.), v. tr. 1" Défoncer un terrain et en extraire les pierres. 'L è pârieu s'champ, il a extrait les pierres de son champ. 2" Bêcher ou piocher prol'ondément. (." n'ot pis hochicr, ç'iè, ç'ol ~ , ce n'est pUis bêcher, cela, c'est défoncer le sol V.

Pârin \parè . . gén.), s. m. Par- rain. C'est au p. que revenait le soin d'acheter les dragées et d'en donner à sa commère. 11 lui devait aussi un houcpiet, et des cadeaux à son filleul, ainsi qu'à la mère. Voir Lo bctonic 325 et suivants:

Yal dés pivès d' seuke bijin fins, d'

que ramplir so jiron : Val (itixsè po m' pneid i drèpé

(l'nios'line : Val i bonal d' dantcules qn' c, ma

fwè, bone mine; V'aletl: vcûr que, ç' jo ce, f n'a m'

ouhliijè Fanchon : Val i bc groûs pin d' seuke que tyaul

benn' i jambon ; Val i mochu bradé que deurrè dcs-

ènâfies : Val po bèyè ans jans dous groûs secs

de drèjâties. An n'iè-t-i, més-èmins? je n'sus m' i pârin d' boas. Voilà des pois de sucre (dragées) bien fins, de quoi remplir son giron; voilà aussi, pour mon filleul, une belle couverture de mousseline ; voilà un bonnet de den- telle qui a, ma foi, bonne mine; vous allez voir que, ce jour là, je n'ai pas oublié Fanchon (l'accouchée): voilà un beau gros pain de sucre qui vaut bien un jambon; voilà un fichu brodé qui durera des années; voilà i)our donner aux gens <leux gros sacs de dragées. En voilà-t-il, mes amis? je ne suis pas un jiarrain de bois. - d' bous, mârene de trin, p. de bois, marraine de paille (cri des enfants à l'adresse des p. et des marraines qui ne jettent ou ne donnent pas assez de dragées).

Pàriou ipariju . . gén.], s. m. Personne qui a la manie de parier.

Pâriou Ipànju . . M, I, P], s. m. Carrier.

Parîre Ipârlr . . M, l, P, parer V\, s. f. Carrière de pierres.

Pâriûre [pàryfir . . M, /], s. f. Pari, gageure, enjeu; défi.

Parmwénè (so) \parmwene S], v. pron. .Se promener. Voir Pro- mwinner.

Parole, voir Pèralc.

Paroli [piiroli M\, s. m.— Parole, langage; éloquence; bavardage. 'L è

PAR

495

PHT

i -, il a la parole facile. Kioûre lo ~, fermer la p. (la bouche) à qqn.

Pâron \pàrô M, N, pârô I, P], s. m. Nuage.

Pâron Ipârô . . M, I, P, N], s. m. Petit mur. Voir Nawé.

Partéje, Partèji, voir Pèrtéje, Pèr- tèji.

Paroûsse [parus M], s. f. Pa- roisse.

Partot [parto S], adv. Partout. Voir Pèrtot.

Pas [pa M, N, po I, P, (â)pa-(e)pa S, çpç V], adj. Épais. Niit passe, nuit épaisse (nuit noire). 'L monde ateût ~ au motin, le monde était é. à l'église (il y avait beau- coup de monde). 2" Cru, grossier. L'istwêre s'reûl bêle si èle n'ateût m' si passe, l'histoire serait belle si elle n'était pas si choquante.

Pas-bèc [pa bçk M], s. m. Sorte d'oiseau.

Pas-chou, pas-cul [pa su, pa M], s. m. Grossier paysan, palto- quet.

Passe [pas M, N, pos I, P], s. f.

Plaisanterie au gros sel, propos grossier; bourde. 'L an dit dés ~, il en dit, de grosses plaisanteries 1 Voir Pas.

Passe [pas M, N, S, pas V], s. f.

Partie intérieure de la cornette que portaient anciennement les femmes. Voir Cwèîc.

Passon [pasô M, posa I, P, F\, s. m. Pot de terre avec anse; petit pot au lait. ~ è jeumés, pots jumeaux qui servaient à porter aux cliamps, pendant les travaux des récoltes, dans l'un la soupe, dans l'autre, les légumes. Ce pot n'existe plus.

Passon [pasô N\, s. m. 1" Pois en purée. Lie d'huile Landroff.

Passote [pasot F], s. f. Passette. Voir Pèssatc.

Passou [pasii M, N, posa . . I, P, apasu-epasa S, çposu V], s. f. Épaisseur. Le ~ don miihh, l'é. du mur.

Pat [pa M, N, S, po I, P, V], s. m. 1" Pet. - d' niwinne, p. de moine (pomme cuite au four dans une enveloppe de pâte ordinaire). Voir Roûyat. 2" Claquement, bruit sec. - d' corjèije, c. de fouet.

Pat [pa M, N, po I, P, F, S, V], s. m. Pot. Ancienne me- sure de liquide. 'L ont bu treûs ~ d' vin, ils ont bu trois p. de vin.— / n'é n/in è mole dons ~ , il n'a rien à mettre dans le p. (il est très pauvre) V.

Pat \pà . . gén.l, s. f. Part. Fâre ~ è dons', faire p. à deux (s'associer, soit au jeu, soit dans le commerce). ~ è dous\ lés piends don bwin Dieu, part à deux, les pieds du bon Dieu (lorsqu'une personne trouve un objet, si une autre lui voit ramasser cet objet et qu'elle lui crie ces paroles, la première se croit en conscience obligée de par- tager sa trouvaille, à moins qu'elle n'ait dit auparavant: ~ è meu seul, p. à moi seule). 2" Portion de nour- riture, le plus souvent un morceau de lard, de viande. / 77ii;y'e pus sovant don fromeje èua s' pin que d' le -, il mange plus souvent du fro- mage avec son pain que du lard.

Patâd [pàtà . . M, I, P, N[, s. m. Pistache.

Patâd [patâ V], s. m. Purée épaisse de pommes de terre. Lés boquions que jchonl dons bas minjont dis' wit ~ dons le s'mône, les bû- cherons qui couchent dans le bois mangent dix-huit purées de pommes de terre dans la semaine.

Patârd [patar M, N, S, pptâr I, P, V], s. m. 1" Pétard. 2" Hysope V.

Patatrake [pùlalrak M, I, P, F, N], interj. Patatras.

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PAT

PHT

Patche l pats-pas, pœtsel X], s. f. Cenelle. N' minjc pwint d' ~ , t' ères dés puces, ne nianj^c pas de c, tu auras des puces. Voir Peutchèle, Pîmpache, Tonale.

Patchi |/)<//,s; .1/, A'], s. m. Buisson li'nubépines.

Patchi, voir Pàtier.

Patchot \patso S], adv. Partout. Voir Pèrlot.

Pat-de-seris \pa d((>) sri M, X], s. m. Oise troglodyte.

Pâte [pût . . gcn.], s. f. Pàtc. Voir Pin.

Patéje [paies M, N, polês . . 1, /', F], s. m. Potage.

Patèlccsse \patekes M, polekes I\, s. ni. I-Ispèce de fromage cuit.

Patela' \pallw F], v. tr. Faire des pa(|uets, au jeu de cartes.

Pater [paie- . . M, N, S, pôle . . I, P, F, V], V. tr. et intr. Pétor, faire un pet; faire un bruit sul)it et éclatant; faire claquer. Lo loiu-ir è paie i coup qu'à fTil loriot traml)ieu, le tonnerre a claqué un coup qui a fait tout trembler. Teu n'as n>' ca utaç' (pie r loup è patc, tu n"es pas encore le loup a pété (tu n'es pas encore ijarvenu tu espères). Lés dants m' patint d' freûd, les dents nie claquaient de froid. Quand- an l'cuijenl - pus haut (pic /' cul, i faut fâre i trou au d'sus, quand on veut j). plus haut que le c . . . , il faut faire un trou au-dessus (il ne faut pas dépenser au-delà de ses moyens). / raut niieus ~ an société (jue (/' crarer dêycu hâije, il vaut mieux p. en société que de crever derrière la haie (il n'est pas bon (le .se gèner^. / fâl ~ corjci/c, il fait claquer le fouet. - talc. Dans certains villages de la Nicd, le jour de la fête, les patres des vil- lages voisins venaient faire claquer leurs fouets devant les maisons pendant le repas. On leur don-

nait ensuite de la tarte. Crever. Eune véche patâije, une vache qui a crevé par suite de météorisation.

Paterasse [patras M, N, polros I, P, pçléês S], s. f. Bois qui pétille, éclate avec un petit bruit réitéré. 2" Hs|)èce de saule très fragile et i\m pète (|uand on la brûle. Voir Pètcûse.

Paterèye [palrêy M, polrçij I, P], s. f. Poterie.

Patèsse [paies M, polçs I, P], s. f.

Pétarade; éclat de tonnerre. Patcû, voir Patu.

Paleura' [palœrw F], v. Ir. Pâ- turer. Voir Pèteurieu.

Pateuraje [paieras F], s. m. Pâturage.

Pateurc [patœr F\, s. f. Pâture.

Pateuré [palœrë F], s. m. Pâtre. Voir Pètcuré.

Pâteuse, voir Patu.

Pâticr \pât!je,-tiœV, pâlyi-pâlsi S], V. intr. Pâtir.

Pâtious [patyu . . M, I, P, pâtu V], adj. Pâteux.

Patirâd [piitirà . . M, I, P, F\, s. m. Souffre-douleur. Ç'at i -, l'afant lé, c'est un s., cet enfant.

Pâtis \pàti M\, s. m. Petit tas de pierres amassées dans les vignes. Voir Pèquîn.

Pâtous, voir Pâtious.

Patou I patu M, X, S, polu . . I, P, F], s. m. 1" Pétcur. / .t' sauue corne i -, il se sauve comme un p. 2" adj. Qui éclate. Picrc palrassc, pierre qui éclate au feu.

Patougnacous [pâtunaku Brulange], adj. Se dit de ce ([ui colle aux dents, par ex. de la pâte de guimauve, de la glu, etc.

Patouyeu [pâtuyee M], v. intr. Barboter des pieds et des mains dans les llaciues d'eau. Voir Pè- trauyeu.

Patrachcvau {patrasfô M\, s. m.

(Colchique.

- 497 -

PUT

PAU

Patrake [pâtrâk . . M, I, P], s. î.

Espèce de pomme de terre. Patrasse [palras M, N, potros I, P],

s. f. 1" Espèce de saule dont le bois pète quand on le brûle. Pierre qui éclate au feu.

Patrasse [palras S], s. f. Bou- vière.

Patrat [patra Pontoy], s. m. Silène à calice enflé. 2" Jouet fait d'une branche de sureau, avec lequel les enfants lancent des bou- lettes de papier mâché.

Patreuyeu | patrœyœ M, potrq'yq I, P, patriijqs N, patriyi S], v. tr. et intr. 1" Pétiller, crépiter. L' /u c'mance è -, le feu commence à crépiter.

Patrimwéne [ patrimwên S], s. m.

Patrimoine. Voir Pètrcumweune. Patriyeu, voir Patreuyeu, Pè-

trauycu.

Patrouyâd [patruyâ F], s. m. Personne qui patauge. Voir Pètroyâd.

Patroityi [patruyi S, V], v. intr.

Patauger. Voir Pètrauyeu. Patu [patii M, potii I, P, F, patcë-

palii N, palœs S], s. m. Branche de sureau dont on a enlevé la moelle ; les enfants, à l'aide d'un bâton approprié, y chassent, par la pression de l'air, des tampons de tilasse qui s'échappent avec un bruit sec. Quand on y met de l'eau, on l'appelle TrînsûrG.

Patwès [pdtwç M, N, palwe I, P], s. m. Patois. Voir Pèyis.

Pau [pô M, I, P, F, N, pci-pâ" S, V], s. m. Pal; pieu; piquet; pilotis; morceau de bois solide qui sert de levier.

Pauchon [pôsô M, I, P, N, posa S, pâsô V], s. m. Babouche ; pan- toufle ; espèce de petite sandale, faite de paille tressée, qui se met dans l'intérieur des sabots en hiver; morceau de toile ou de drap dont

les ouvriers entourent leurs pieds en guise de chaussettes; bas. Dans le patois messin, on dit souvent Paus- son. 2" Boue qui s'attache à la chaussure quand on marche sur un sol humide. Voir Makiate, Pawe- tèye, Poûtâye.

Pauciamant [pôsiamà M], adv. Patiemment. Pondant près de chis mivès, Fanchon,

tojos trompâye, Etand ~ le chèrmante jornâye, pen- dant près de six mois, Fanchon, tou- jours trompée, attend p. la char- mante journée. C. H., III, 154.

Pauciance [pôsyâs M, I, P, F, N, pâsyàs S, V], s. f. Patience.

Paufé [pôfêi M, I, P, F, N, pâfër S, pâfye V], s. m. Pal fer, levier en fer.

Paul [pô"l N], n. pr. Paul. Voir Poil, Poiil.

Paulate [pôlat M, N, pôlet I, P], s. f. Petite pelle.

Fig. 62.

Paulâye [pôlày . . M, I, P, N], s. f. Pelletée. Repas donné, après le pressurage, à ceux qui font le vin.

PaulG Ipôl M, I, P, F, N, pal . .S, V], s. f. Pelle à long manche sur laquelle on met la pâte à enfourner. Voir Fonûre.

Paule-maulc [pôl mal M, I, P], s. m. Pêle-mêle.

32

PHU

498

PAW

Paulcr [pôlci . . ^r. I, P, X, pâle . . S, Y], V. tr. Ramasser avec la pelle, nettoyer.

Paulole, voir Paulate.

Paumàye Ipômàij . . M, I, P, \, pâmâi/ . . S, pâmcy V\, s. f. Gifle, coup (le poing. Voir Paiimusse.

Paume | paru M, I, P, N, pâm-pâom S, pâm V], s. f. 1" l'aime; buis. Lés ~, les P. (dimanclic des Ha- meaux). Voir Pâmetè, Pampègne. Freûdes ~, chaiidvs Prupics, di- manche des Rameaux froid, Pâques chaudes. Voir Pampîes. 2" E|)i ; fétu ; paille.

Pauméje [pômès . . M, /, P, N], s. m. Creux de la main.

PaumÈje [pôniës . . M, I. P, X, pâmâij-pâmcs S\, s. ni. l-"pis de blé sur pied; ensemble de l'épi. Lés biés ont l'ènâye ceu i - , les blés ont de beaux épis celte année. Voir Pâmâye.

Paumiè [pôinnç }'\, s. m. ~ Ar- brisseau de buis.

Paumîn [pô/ni' J/|, s. m. Sapin dont on tire les palmes pour le di- manche des Rameaux.

Paumusse |/Jô;?i/i.s .1/, /, P\, s. f.

Gifle. Voir Pauraâye. Paupègne [pôpçn Xovéant], s. f.

Buis.

Paupelcrèye \ ix'ipçlrëi/ M], n. pr.

La Pa|)clerie, ferme qui dépend de la commune de Marly, prés de Metz.

Paupicu \pôp!i(v . . M, I, P, X, pûpi S, pâpycrUW Y], s. m. -— Pa- pier. - lachanl, \t. léchant (p. buvard).

Paupière \pr>p[]cr M, l, P, X, pâ- pîr S, pôpi/ot \'|, s. f. Paupière.

Paupiote, voir Paupière.

Paupli [pôpli M, f, P\, s. m. Papetier.

Paurat lpô"ra X, para S, pôro V], s. m. Pauvret. Voir Poiïrat.

Paure [pôT N, par S, V], adj. Pauvre. Voir Poûre.

Pauromc {pôTom N, pôrom S], s. m. Petit crapaud. Voir Poûrome.

Pause \pô"s X\, s. f. Pause. Voir Poûsc.

Pausieu \pù":yir X],\. intr. Pan- ser, faire une pause. Voir Poiiser.

Pausson [pôsô M\, s. m. Ba- bouche. Voir Pauchon.

Paussu \pôsil I, P], adj. Ventru. Se dit surtout des bétes à cornes.

Pautes (aus) [pôl M, I, P\, loc. adv.

Très loin. 'L al ans -, il est loin. Anvatjeu aus ~, envoyer au loin (au diable).

Pauton[/)ô/ô S], s. m.— Personne caduque.

Pautrenafc \pôlrçnat M, X, pôlre- nol l, P], s. m. Palcnôtre. Dire ses -, ronronner, en parlant du chat.

Pautron [pôlrô M, I, P, X], s. m.

Patron. - mincie, aube du jour. Pavau (pncô Audun-le-Tiche|, adv.

Par là. Voir Pèle. Pavion, voir Pawion.

Pâw [ pâw-pow M, pnw I, P, F, pâu'-patoii X, pâw S, pter Y], s. f.

Peur. J' l'a -, j'ai peur de lui. Fâre - è dés sitits, faire p. à des saints (être très laid). Voir Loup.

Pawcler l pawlè'-powlc' . . M, X], V. tr. Pelleter.

Pawcr Ipdit'ê'-powêi . . M, X, powe . . I. P], V. intr. Avoir peur.

Pawetèyc \ paivlêy-powlêy M\, s. f.

Terre qui s'attache à la chaussure. Voir Pauchon.

Pawin [pawi-powi M, X, powt . . I. P], s. m. Paysan, rustre (lerme de mépris).

Pawion | pawyô-poiinjô M, X, powi/ô I, P, papi/ô Dcstry, pamjô S {papœijô MarthiDI, s. m. 1" Papillon.

d' chou, p. blanc qui annonce le printemps. 2" Lambrequin d'un ciel de lit.

PflW

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PEC

Pawou, voir Pâw.

Pawr [pawr-powr M, pçwr I, P], s. m. 1" Gros paysan allemand. Grossier personnage.

Pawrous [pawrii-powru M, N,povru . . I, P, F, pawrii-pœru S, poi'ruV\, adj. Peureux, timide, craintif.

Pawyi [pawyi M], n. pr. Pouilly, vill. de l'arr. de Metz.

Payasse [payas M, I, P\, s. m. Personne paresseuse.

Payât [paya Sablon], s. m. Pe- tite colline.

Payate [payât M, N,poyçl I, P, F], s. f. 1" Barre transversale qui sert à tenir en équilibre le timon de la voiture. Voir Ché, Èpayate, Sîrïe. 2" Support. Poulie (Hé- milly).

Payot [ payç lang. pop. mess.], s. m. Lit.

Pchot [psoV], adj. Petit. Voir Piat.

[pe V], s. m. Pou. Voir Pu.

[pe M, I, P, N, pa F, S, pç-por V], prép. Par. - nat, p. (de) nuit. - d'vas: Par devers (vers, aux environs de). d'vas l' novèl an, vers le nouvel an. A travers. - d'vas lés champs, à travers les champs. / vieut awor lo pa d'sis tôt paliot, il veut avoir le dessus tout partout (le meilleur) Gondrexange. A noter: Pèrjo, par jour. I Irèvèye è qiièrante sous pèr jo, il travaille à quarante sous par jour, (por jo, por an, par jour, par an V). VoirPèr.

[pë S], s. f. Pie. T'es eune langue de ~ bôgne, tu as une langue de p. borgne (tu es une bavarde).

[pëi M, [, P, N, pç! S, pye V], s. f. Peau. ~ fronciâye, p. froncée, ridée (rides). Lés-as' H Irawent le ~, les os lui trouent la p. (il est très maigre). / toûwreût i pu po an-n-awer le ~ , il tuerait un pou pour en avoir la peau (c'est un avare). I n-y è pus d' ~ d' vèches

que d' " d' vés è le tèn'rèye, il y a plus de p. de vaches que de p. de veaux à la tannerie. / n-y va pus d' ~ d' vèches que d' ~ d' vés au mèrcheu, il y va plus de p. de vaches que de p. de veaux au marché. Dèyou f ' que vyinl l'ègné, ranvà le ~ , d'où vient l'agneau, retourne la p. (bien mal acquis ne profite pas). Je n'vourè m' Il protè ~ , je ne voudrais pas lui prêter ma peau (propos libre d'une femme qui voit un homme démesurément gros et lourd) V. 2" Femme dévergondée, de mauvaise vie. Le f orne le, ç'at eune ~ , cette femme c'est une dévergondée. Produits d'un vomissement occa- sionné par l'intempérance. Lés ~ ne s'ront m'chéres ç't anâye ce, on-n-an-n- è fât tout plé avant-ocheu au bacanâl. Les peaux (jeu de mots) ne seront pas chères cette année, on en a fait tout plein avant-hier au baptême F.

d'coucou [pe t kuku F], s. m. Résine qui coule de certains arbres : cerisiers, etc.

fpê' P, F], s. m. Pain. Voir Pin.

Pèce [pqs M, /, P, pçs-pyœs N], s. f. 1" Pièce, petit morceau d'é- toffe, etc., employé pour le raccom- modage. 'L è tojos le ~ po boucheu r trou, il a toujours la p. pour boucher le trou (il a la réponse). 2" Pièce de terre. 3" Intervalle de temps.

Pèce que [p^ske gén., paske S, paske y], conj. Parce que. - ç'at tant qu' teu n'vleus m' m'ècouter, p. c'est tant que tu ne veux pas m'ècouter (il y en a de trop).

Pèchate voir Pèhhate.

Pèche [pes V], s. f. Perche. Voir Pîrche.

Pèche, voir Pèhhe.

Péché, voir Pèhhé.

Pèche [pës S, V\, s. f. Pèche (fruit). Voir Pîhhe.

PEC

- 500

PEH

Péché [pëSe V], s. m. Pêcher (arbre). Voir Pïhhi.

Pèchelat, Pècheler, Pèchelou, voir Pèhhclat, Pèhheler, Pèhhelou.

Pècheu, voir Pèhhcu.

Pèchône, Pèchonnc.voir PèhhoQnc.

Péchot [peso V], s. m. Person- nage que les enfants croient (iislin- giier dans la lune. Voir Pcûchat.

Péchote \pesot V|, s. f. Partie de la schlitte. Voir Hhlite.

Pèchoiine, voir Pèhhoûne.

Pède [pët M, I, P. X, pert F, pëk- pêl-pêls S, pyçt V\, v. tr. Perdre.

- le bèrlate, p. la tète. / treiwe tôt ç' que n'ai m' pedu, il trouve tout ce qui n'est pas perdu. Lés pédants pèyent l'èmande, les perdants payent l'amende.

Pèdèyeu \pçdeyœ . . M, I, P, \, padri F, paderi S\, s. ni. l" Le derrière de la maison (la cour). 2" Le derrière d'un volatile.

Pédje, voir Péde.

Pégnâyc [pênây . . P, F, N\, s. f.

Peignée. Voir Pingnâye. Pégnc [pên P, F, N, S\, s. m.

Peigne. Voir Pingnc.

Pégne [pên S], s. m. Rayon de miel. Voir Peugne.

Pégnè [pênç . . P, F. \\ S], v. tr. Peigner. Voir Pingneu.

Pégnîe \pêmy S\, s. f. Peignée. Voir Pingnâye.

Pegnon [pçnô M\, s. m. Brin d'osier, propre à servir de lien.

Pègnon \penô I, P], s. m. Pi- gnon. Voir Peugnon.

Pégnu Ipënii P, X\, s. m. -• Pei- gnoir. Voir Pingnu.

Pèhhant (/»çx.à S\, adj. Insuppor- table.

Pèhhate Ipçxal X], s. f. Sorte de coléoptère.

Pèhhate \pcxal S], s. f. - Bluet.

Pèhhc Ipçx . . M, r, P, X\, s. f. - Peste. 2" Abcès, ulcère.

Péhhe Ipëxfi], s. f. Pêche (fruit). Voir Pîhhe.

Péhhe [pêxS], s. f. Perche (lon- gue pièce de bois). Voir Pîrche.

Pèhhé I /)çx<"' . . M, !, P, X, pn^ë'- pasê> . . F, S, poxç V], s. m. Paisscau, échalas. Drefit corne i ~ , droit comme un p. (comme un I)i(|uct). Piaillé corne i ~, planté comme un ]). (tout droit).

Péhhé \pcxe . . S], s. m. Pécher. Voir Plhhi.

Pèhhclat Ipfx/a . . M, N, pçxlç I, P], s. m. Petit paisseau. Voir Fratrîn.

Pèhheler [pçxlë' . . M, I, P, X, paslw F], V. tr. 1" Échalasser. 2" Ramcr(dcs pois, des haricots,etc.).

Pèhheleu, voir Pèhhi.

Pèhhelou [pçyhi . . M, I, P, X, paslow F\, s. m. Ouvrier qui plante les échalas en terre.

Pèhheu I pçxK . . M, I, P, X, pax(i) S. poyX') ^1. '>t'^'- Par ici. - bèlih, ici bas.

Pchhi, voir Pwès.

Pèhhi [peyj M, peyjœ X\, adj. Rassasié. J' sus -, je suis r.

Péhhier [peyjie V], v. inlr. Pisser. Voir Peuhhicu.

Pèhhlé IpeyJê' ^'1. s. m. - Mélange d'avoine et d'orge.

Pèhhlcu, voir Pèhhi.

Pehhô [p(e)yô" Rémilly], s. ni. Putois. Voir Fchhoû.

Pèhhon [pçyô X], s. f. Portion alFouagère. Voir Pahhon.

Pèhhonne, voir Pèhhoûne.

Péhhonlét [pcyôtc V|, s. m. Pissenlit. Voir Peuhhanlit.

Pèhhote \peyol I, P. pcyol X], s. f. Urine. Voir Pcuhhatc.

Pèhhoûne | pçyjin -pç/ôn . . M, I, X, pçyjiu P, pasûn-pçsôn F, person-pçr- sôn S, persan V), s. f. Personne. Ne s'emploie que comme jironom indéfini, avec la signilication de nul, aucun. Quant au substantif fran-

PEK

501 -

t>EM

çais personne, il est toujours traduit en patois par le mot Jans.

PékG [pêk S], V. tr. Perdre. Voir Péde.

Pékc, voir Péte.

Pèkeus [pekœ S\, s. m. Trou. Voir Pètcheus.

Pclat [pela Pontoy], s. m. Petite écluse au bout d'un gué, d'un lavoir.

Pelatâye [p{e)latày . . M, I, P, V], s. f. Pelletée.

Pelatâye [pêlatây M, N, pêlay S\, s. f. Contenu d'un poêlon.

Pelate lp(ç)lal M, N, p(e)lçt I, P\, s. f. 1" Pelote. Coussinet sur lequel sont fixées les aiguilles, les épingles.

Pélatc Ipëlat M, N, pêlol I, P], s. f. 1" Petite poêle à frire. 2" Sou- vent, battoir à lessive.

Pelaton [p(e)[alô M, N], s. m. Peloton de fil.

Pélâye, voir Pelatâye.

Pèldrau [pçldrô N], s. m. Perdreau.

Péle [pël gén.], s. f. Poêle à frire. Lo pus ammèrdé, ç'at V ci qii' tijint r cul d' le -, le plus ennuyé, c'est celui qui tient le fond delà p. Voir Eugnon.— Ç'o/ cél' que tijint lo cul d' le ~ que lo pis châd, c'est celui qui tient le c... de la p. qui a le plus chaud (c'est l'intéressé qui est le plus exposé).

Pelé [pelé V], s. m. Dosse dont une extrémité est très épaisse.

Pèle [pçlç M, I, P, N, pale S, pçle V\, adv. Par là. ~ bèhh, p. là- bas. Voir Pavau.

Pèlerîn [pelrî S, Vj, s. m. Pèlerin. Voir Palerîn.

Pèlerinéje [pçlrinês S, V], s. m. Pèlerinage. Voir Palerinéje.

Peleusse [pelœs S], s. m. Vilain garçon.

Pèlissâdc Ipçlisàt . . M, I, P, F, N, V, p^lisâl-pçlisâk-pçlisâts S], s. f. Palissade.

Pelisse Ipelis M], s. f. Fétuqué rougeâtre.

Pélon Ipêlô M, I, P, N, S], s. m. Poêlon.

Pélon {pêlô M, I, P, N, palô S], s. m. Pelle en bois.

Pèmer \pçmê' . . gén. (pamw F)], V. intr. 1" Pâmer. / pèm'rè d'or- gueuil,i\ pâmera d'orgueil. S'emploie surtout dans le sens erotique. 2" Avoir très soif. J' pcme de seû, je pâme de soif.

Penâboûs [pçnâbû M, pçnâbû I, P, penûbô''-penâbû N, penâbô S\ ,s. ni. l" Nerprun purgatif ou raisin de chien. 2" Orme S. 3" Troène (Gorze).

Pènâde [pçnàt M, N, S, pçnât I, P, V\, s. f. Panade.

Pènâhhe [pènùx Pontoy], s. f. Mauvaise haleine.

Penant \penà Destry], adj. Qui a l'âge d'être sevré. Voir Pènissant.

Pènaris [pçnâri M, N], s. m. Panaris.

PènatG [pénal Pontoy], s. f. Morceau de fil.

Pènâye [penây . . gén.j, s. f. Coupon. Se dit surtout des tissus. - tiére, pièce de terre V. 2" Bas de robe; pan de chemise. Guenille, loque. 4" Diaphragme du porc.

Pènâye [pçnây M], s. f. Plumage.

Pêne [pçn I, P], s. f. Épine. Voir Peune.

Pêne [pen M, I, P], s. f. ÉtotTe grossière qui servait à confection- ner les vêtements des pauvres. A Metz, on appelait, au moyen-âge. Champ à panne le cimetière des pauvres de l'Hôpital St. -Nicolas.

Pêne [pën 1, P, F, N, V], s. f. Poutre. Voir Pinne.

Pêne [pën V], s. m. Peigne. Voir Pingne.

Pêne [pën P, F, S, V], s. f. I Peine. Voir Pinne.

PÈN

502

PEQ

Pèné Ipenë' . . gcn. (pané F)\, s. m. 1" Pan ou bas de robe ; ])artie inférieure de la eiieniise. Ce mol s'emploie souvent aussi, d'une ma- nière plus générale, ])our désigner les habits. An cul ~, en c. pané, le derrière seulement recouvert d'un pan de chemise, en chemise. 'L è craté ses ~, il a crotté ses habits. 'L è lojos dés guèhhons deye so ~ , elle a toujours des garçons derrière son p. Se dit d'une jeune (ille coquette. Les vieux Messins disent Pané. Voir Pènâye. 2" Guenille, loque. 3" Éclaboussure de boue, au bas d'un jupon.

Pènelinéje \pcntinês Haboudange], s. m. Pèlerinage. Voir Palerinéje.

Pèneiis Ipenië llémillyl, s. m. Fourré d'épines, dans une foret.

Pènéye [pencij Y], s. f. Sillons qui ont été bien creusés et qui se présentent bien. / fèl bon oté as chcinis dons tes grosses ~ , ;i-(" ri/in è r'wodè, il fait bon alleiaux cham])s dans les sillons qui se présentent bien , on n'a pas besoin de les ixaminer.

Pèni, voir Pènieu.

Pèni Ipçn/ gén. (pani F)], v. fr. 1" Sevrer. 2" Au part, passé, se dit d'une vache, d'une chèvre qui n'a plus de lait. Fne vèchc pcnTe, une vache qu'on ne trait plus Y.

Pèniat {pçiia M, pçno l, P], s. m. Petit panier. Lés ~ </' Jciis,s-(/, les p. de Jussy, sobriquet des habitants de ce village, qui, au marché, avaient l'habitude de dire: Pvrneûz ma ~, prenez mon p. (achetez-en le con- tenu).

Pènieu \pçnœ . . M, I, P, N, pani F, pani-pçni S, pefie,ri(x V], s. m. Panier, d'ordinaire avec anse com- prenant toute la largeur du panier.

Pènion |/>(''îô M, /]. s. m. Hrin d'osier.

Pèniot, voir Pèniat.

Péniote |/)r/îp/ Y\, s. f. Homme sans cournge, poule mouillée. V n' oirs qii'vne ~, vous n'êtes qu'une ])oule n)ouilléc.

Pènissanl |pç;iisY7 M, N, penâ Des- try], adj. Enfant qui a l'âge d'être sevré.

Pènot, voir Pénal.

Penous \p(e)nu M, \, pçnu . . I, P, F\, adj. li])ineux.

Pènut Ipenii M, I, P, S, pand-panœ- panœ' . . S, ponê V], s. m. Nuit.

Pepa Ipçp'i M, N, S, pepa f, P, F, popû Y\, s. m. Pa|)a.

Pèpâye, voir Pèpèyc.

Pèpeune [pepœn M, pçpen /], s. f. Grande cuiller. Voir Papine.

Pèpèyc [pcpÇ'ij M. I, P, N, pçley -pipûy F, pçpây LandrolT, pepêy-pf- pTy S, pepï Y], s. f. Pépie. An val cime (pi' n'è m' le -, en voilà une qui n'a pas la p. (c'est une l)avar<le; se dit aussi de qqn. qui boit bien).

Pèpiater {pepyah'i M, pçpyotç . . I, P\, y. intr. Pépier.

Pèpine \pepinM\,s. f. Pépinière de vignes.

Pepion Ipepyô M, A', pçpyô 1, P], s. m. 1" Pépin. 2" Petite pomme rouge.

Pèpiotè, voir Pèpiater.

Pèplâd \pçpla . . M. I, P], s. ni. Personne (pii mange à la manière d'une chèvre.

Pépier |/>(7'/ê' . . M, I, P, \, pp- pyolç Y], V. intr. Manger comme les chèvres.

Péplier [peplye \'|, s. m. Peu- plier. Voir Popli.

PèquG \p<;k M, I, P\, s. f. Piquette. Voir Piquatc.

Pèquèt \prkç gén.), s. m. Paquet.

Pèquîn, Pèquis \pekt M, peki P, K, S\, s. ni. 1" Pàquis, terrain vont iiaître les bêtes de la com- mune. Nale ~ at d'maré Irèhhe, notre p. est demeuré en friche.

PER

- 503 -

pe6

Endroit rempli de pierres et de broussailles. 3" Petit tas de pierres ramassées dans les champs.

Pèr \per M, I, P, N, par F\, prép. Ne s'emploie que dans quelques expressions: ~ lu, p. lui (tout seul). / s'an va tôt ~ lu, il s'en va tout seul. ~ aules vaijes, ~ aulefiuès, p. autrefois (autrefois). ~ insi, p. ainsi (par conséquent). ~ ma fwè, p. ma foi (ma foi). ~ hèsâd, p. hasard. Voir Pè.

Pèrâde [pçràl . . gén.], s. f. Parade. 2" Bibelot; bijou V.

Pèrale [pçral M, N, pçrpl I, P, pardi V\, s. f. Parole. 'L al è dous ~ , il est à deux p. (on ne peut se fier à lui). Le ~ li crat dans le boche, la p. lui croît dans la bouche (c'est un beau parleur). Quand' lés ~ sont disses, l'ûwe bénite at fûte, quand les p. sont dites, l'eau bénite est faite (on ne reprend pas sa parole).

Pèrant [perâ M, I, P, N, para V, porâ V\,s. m. 1" Parent. Cousin. 3" Ami. /s n' se féjionl pis griméce, is sont ~, il ne se font plus la moue, ils sont (de nouveau) amis V.

Pèranté [peràtë' . . M, I, P], s. f.

Parenté. Qu' ~ aleusse au diâbc, éle ne vi/int cheuz meu qu' po m' seucieu, que ma p. aille au diable, elle ne vient chez moi que pour me sucer.

PèrantéJG {pçrâtës . . M, I, P, N, parâtes S, pçràtês V], s. m. Parenté ; lignée ; famille. 'L è i bwin ~, il a une (il est d'une) bonne famille.

Pèrâte [peràl . . gén. (perâ \'}], s. m.

Paràtre. Voç' note ~ , voici notre p. Se dit quand l'hiver va commencer V.

Pèray [peray M, N, perçy I , P, parëy V], adj. Pareil. Ç'at don ~ au minime, c'est du p. au même (c'est la même chose).

Pèrâyc [pçrây M], s. f. Pommé, poire mûrie au grenier. Voir Pèrer. PèrchatG [persat .S|, s. f. Petite perche.

Pèrchate [persat S|, s. f. Petite perche (poisson). Voir Pïrchate.

Percé [perse' M\, adj. Mouillé jusqu'aux os.

Perde, voir Péde. Pferdon [pçrdô M, I, P, N, pardô S, pordô V\, s. m. 1" Pardon. 2" Son de la cloche qui annonce la mort imminente de qqn.

Pèrdoner [perdçnê' . . M, I, P, N, pardunai F, pardçnq . . S, pçrdçne V\, V. tr. Pardonner.

Pèrdris [pçrdri M, I, P, N, pçrderi V[, s. m. et f. Perdrix.

Perdu [pçrdii M, I, P, F, N], adj. Perdu (fou). Rïre comme i ~ , rire comme un f.

Père [pêr . . gén.], s. m. Père. Fûre au nom du ~ , faire le signe de la croix. Fâre ~ et mère, faire p. et mère (jeter des cailloux plats à la surface de l'eau pour faire des ricochels). / ~ pleut nûrl dd:e afants et dôze afants n' pieuncnl nûri zouV ~, un p. peut nourrir douze enfants et douze enfants ne peuvent nourrir leur p.

Père [perë V], s. m. Empois. Voir Pèru.

Pèrèdis [pçrqdi gén.], s. m. Paradis. - pèsse nanfé, p. passe enfer (sorte de jeu). 2" Reposoir du Jeudi-Saint, de la Fête-Dieu. Léyans V bwin Dieu au ~, ç'at se pièce, laissons le bon Dieu au p., c'est sa place (ne pas invoquer tou- jours le bon DieuV

Pèrelinéje [perlinës S, V], s. m. Pèlerinage. Voir Palerinéje.

Pèremant [permà M, I, P, N, parmô V[, s. m. Parement.

Pèremanti [pçrmâti M, I, P, N, parmâtœ S, pçrmête V], s. m. Tailleur. Voir Cosou.

PER

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PES

Pèrer Ipçrê' . . M, I, P, F, N, S], V. tr. Parer; préparer.

Pèrcr Iperê' . . },'én.|, v. intr. Mûrir après la cueillette. J' i>âs maie

nus pwéres, je vais faire mûrir nos poires. Voir Joûti.

Pèrèsol [perfsol M, I, P, A'|, s. ni.

Parasol, ombrelle.

Pèrète \perqt gén.|, v. intr. Paraître. Part pass.: pèrètit et pèru.

Pèrcii Iperœ M, I, P, N, para S\, s. m. Cloison. Voir Èpèreû.

Pèreû [pçrœ P\, s. m. Flèche de lard.

Pèrcii [perœ S], s. m. Empois. Voir Pèru.

Pèrfond {pqrfô M, I, P, N, parfô- perfô F], adj. Profond. Voir Rufond.

Pèrîondir [pçrfôdir M\, v. tr. Approfondir.

Perfondou [pqrfôdii . . M, I, P, K, parj'ôdow F\, s. f. Profondeur. Voir Aufontou.

Péris [pf! gén.J, n. pr. Paris. On va è ~ los les ch'niins, on va à P. par tous les chemins.

Pèrisate [périra/ M], s. f. Pa- risette (plante).

Pèrisyin [perizyè gén.|, n. pr. Parisien.

Perlante (so) [pqrlàtç V\, v. pron.

Se dandiner.

Pèrlîn [péril M, /), s. m. Espèce de rossignol.

Pèrmate [permat M, N, pçrmol I, P\, V. tr. Permettre.

Pèrnèle \pernçl /«"], s. f. Prunelle. Voir Peunèle.

Pèrnous [pernii . . I, P\, s. m. Preneur. Voir Peurnous.

Pèrouquèt [pçrukç M, I, P], s. m.

Perroquet. Pèroy, voir Pèray.

Pèrpèlc Ipçrpçl S\, s. m. AITaire. / n' conul m' so -, il ne connaît pas son a lia ire.

Pèrpèye, voir Pèrptn.

Pèrptn [pçrpî M, I, pçrpçy P, pçrpc S\, s. m. Parpaing.

Pèrsîn [pçrsl . . gén.], s. m. Persil. - (/■ colicuvc, p. de couleuvre (cigiie). - d' ciyonyne, p. de cigogne (p. sauvage). T' mèrches sus /' - po fârc anrèjeu V cèrfcu, tu marches sur le p. [jour faire enrager le cer- feuil (tu marches très lentement).

Pèrsône |/)çr.sô/i S, V|, s. f. Personne. Voir Pèhhoûnc.

Pèrtchi, voir Pèrti.

Pèrtéje [pertes . . M, I, P. W, parlês- pçrlës S, porlês[, s. m. Partage.

Pèrtèjeu [pertejœ . . M, I, P, N, parteji-perlçji S, porlejyey, ce V), v. tr. Partager.

Pèrtèyc [pçrlêy . . gén.|, s. f. Partie de cartes. Fâre le -, faire la p. Cjouer aux cartes).

Pèrti [perti M, I, P, N, pçrti-pe(r)lsi S, parti V), v. intr. Partir.

Pèrtot \pertç> M, I, P, F, X, parto- patso S, poto-polso-potyo V[, adv. Partout. Tôt potiot, tout p. V.

Pèru [pçrù M, I, P, N, perœ S, perc V], s. m. Empois, apprêt fait d'eau et de farine, qui sert aux cordonniers et aux tisserands. Pour le faire, on se servait de la farine folle qui s'échappe et se répand ])artout dans le moulin.

Pèruquieu [perûkyœ . . M, I, P, perûky(e-p(;ruty<f N, perûtsç-pçriilyi S\, s. m. Perruquier.

Pèrutchè, Pèruticu, voir Pèruquieu.

Pèrwèye [perwëy M, I (pirwil Augny), pçrivçy P[, s. f. Bouton qu'on enveloppe d'étoffe pour l'atta- cher aux habits. Les enfants en font une toupie en mettant dans le trou du milieu une cheville.

Pés [pe V\, s. m. Pis. mamelle. Voir Pis.

Pès l/)f gén.], s. m. Pas, enjam- bée. Sauter l' ~ , sauter le p. (mourir). - d'âne, p. d'âne (tussilage) ; - d' tambor, p. de tambour(uéuuphar,

PES

- 505 -

PET

aussi appelé lys des étangs). - d' chète p. de chat (ricochet). V'nans fâre dés ~ sus V ivé, allons faire des r. sur l'abreuvoir.

Pesant [pezà M, N, S, pçzà I, P, F, pezà V], adj. Pesant; difficile. Le chanson at pesante è chanter, la chanson est difficile à chanter.

Pesât [peza M, N, S, pqzo I, P, pçzà F, pezç V], s. m. Balance romaine. Dans le patois messin, on entend aussi Peson. VoirBèlance.

Pesé [pezêi . . M, N, S, pezç I, V], s. m. Tige morte de certaines plantes: pois, haricots, navets, pom- mes de terre, vesces.

Pesé [pezë' Rezonville], s. m. Vesce sauvage.

Peser [pezë' . . M, N, S, pçzç . . I, P, F, pezç V], v. tr. Peser. Voir Chèhhe. 2" Réfléchir. Lés gnèhhons pèsent devant que d' s' mè- rieu, les garçons réfléchissent avant de se marier.

Pesont, Pèsot, voir Pesât.

Pèssâde [pesât . . gén.], s. f. Se dit de quelque chose qui ne dure pas longtemps : visite, averse, etc.

Pèssat [pçsa M, pesç I, P], s. m. Endroit l'on passe, par exten- sion, trou qui sert de passage dans la haie.

Pèssate [pqsal M, N, S, pqsol I, P, V, pasçt F], s. f. Passe tte (mor- ceau de toile à travers lequel on filtre le lait).

Pèssâye [pçsày . . gén.], s. f. 1" Pas, enjambée. Fâre dés grandes ~, faire de grandes enjambées. / s'an v'neût an comtant ses ~ , il s'en venait en comptant ses pas pas comptés). 2" Démarche; course, allée et venue. 3" Passade (court passage). 4o Empreinte du pied dans la terre. Ç'iè n' s' treuve nieu dans le ~ d' i ch'vau, cela ne se trouve pas dans le pas d'un cheval (c'est une chose

rare). 5" La longueur d'un pas (mesure).

Pèsse-chète [pçs sçt M, /, P, N, S], s. f. Chatière.

Pèsse-groiïs, pèsse-petiat [pçs grû pçs petija M\, loc. adv. A peu près. / fât ç'iè ~, il fait cela à peu près.

Pèsséje [pçsês . . gén.], s. m. Passage. L'afant at au -, l'enfant est au p. (il est sur le point de naître).

Pèsse-min [pes . . M, I, P, N], s. m. Fente dans la robe. Voir Gajate.

Pèssc-pieud \pes pyœ . . M, L P], s. m. Passe-pied (ancienne danse).

Pèsser [pçsë' . . gén.], v. intr. Passer. / faut ~ l'euhh ou f'néte, il faut passer par la porte ou par la fenêtre (l'un ou l'autre). Eté pèsse sis vote nèz sons vos diére bonjour, elle passe sur votre nez sans vous dire bonjour V.

Pèssot, voir Pèssat.

Pèssote, voir Pèssate.

Pèssu [pesii M, 1, P], s. m. Pas- soire qui sert à égoutter la salade.

Pét [pe V], adj. Laid. Voir Peut.

Pétche, voir Péde, Péte.

Pètcheuhi [pçtsœyi S], v. tr. Percer. Voir Pètuher.

Pètcheu [petsœ-pçkae-petyœ S, pçte potye-potse V], s. m. Trou; ouverture.

Pètchi [pçtsi S], v. intr. Partir. Voir Pèrti.

Pète Ipçt gén.], s. f. Patte; pied (avec un sens de mépris). ~ d' paye (poule), espèce de champignon. Qwète ~ sus qwète ~ , qwète ~ ètand qwète ~ , qwète ~ ne vyint m', qwète ~ an va. Quatre p. sur quatre p., quatre p. attend quatre p., quatre p. ne vient pas, quatre p. s'en va ; un chat sur une chaise guette une souris, la souris ne vient pas, le chat s'en va (devinette), /n' boûje

PKM

506

PET

;!(■ piciid ni ~, il no l)ouj,;c ni pied ni paltc. / II' picnt r'niouii'cr ni pieud.i ni ~, il ne peut remuer ni pieils ni pattes. J' ti/ins d':os ~ , je tiens sous ma p. ma disposition).

Is dèl)r(tnchénent Ics-tibres sis ~ , ils débranchaient les arbres sur p. (pied) r.

Pète |/)ç/ V|, s. m. Loque, chillbn. Lo honc qu'on n' rèpièçl' mi ot lot in ~, le linge qu'on ne rapièce pas est bientôt un chill'on.

Péte (/)<"/ M, I\, n. p. Peltre, vill. de l'arr. de Metz.

Péte Ipct M, I, P, N, pçrt F, pëk- pël-pcls S, pijet V|, s. f. Perte.

Pété \p('lc \'\, adj. - Petit. Voir Petiat.

Pèté \pêtC" A/|, s. ni. 1" Pâté. 2" l'espèce de gâteau. - d'pwvrcs, gâteau l'ait avec des poires qu'on fait cuire à l'avance en une espèce de marmelade. On étend cette marmelade, assez épais.se, sur une abaisse de pâte qu'on recouvre d'une seconde abaisse, en donnant au gâ- teau une forme circulaire. On le fait aussi en forme de demi-ellipse en ne garnissant que la moitié de l'a- baisse et en la recouvrant de l'autre moitié.

Pètelanje \pçllàs V], n. pr. Puttelange (village). Ne s'emploie que dans la locution : Madame de ~ , femme mal liabillée (jeu de mots).

Pètelat \pella M, j)çllo /, P\, s. m.

l^spèce de pou.

Pètcler IpellC'i . . M, I, P, N, patin' I'\, v. tr. Faire des paquets au jeu de cartes. palctc me tant lés cartes, ne fais pas tant de paquets avec les caries /•'.

Pèteler, voir Pètcner.

Pètcnate \pelnat M, N, pçlnot I, P], s. m. Patenôtre. I dit ses ~, il ilit ses ]). Se dit d'un chat qui ronronne. Voir Pautrenate.

Pètenâye [pçtnùy . . M, I, P, A'J,

s. f. 1" Panais. 2" Légumes cuits. 3" Le contenu d'un pot.

Pètener (/)(■/;)("' . . .V. /. /*, pelUe- pqtniy-pijetn(e A', pelle . . .S'|, v. intr.

Piétiner; trépigner; marcher à petits pas.

Pètcrâve \petrâf . . M, I, P, A'|, s. f. Hettcrave.

Pèterèye [petrêij M. I, P. A'|, s. f. 1" Ktincelle brillante. 2" Cré- |)itement; claquement de fouet.

Pét-éte \petêt V\, adv. Peut-être. Voir Peut-éte.

Pèteurau |/»(7/-ô M, I, P, N, pelrâ . . S], s. m. Pâturage, pacage; pré destiné à mettre les animaux en ])âture.

Pèteuré \pet(vrêi M, I, P, N, palœrê /•', petiirê' . . S\, s. m. Petit domesli(iue de labour ([ui, la saison venue, conduit le bétail en pâture. Voir Jeuricu.

Pèteuréje \pf tarés . . M, I, P, N, patœras F, pçtiirês S\, s. m. Pâturage.

Pèteurieu [pejccryce . . M, I, N, peta'ir'-petwriie P, pat(rra> F, petri- petûrç . . S, petrit;e,-!iœ V|, v. intr.

Pâturer, ])acager.

Pèlcîis |/)ç/'7' M, I], s. m. Malotru.

PèteiïsG [7)<7(7'S S\, s. f. Espèce de saule. Voir Paterassc.

Peteut lpel(e S\, adj. Petit. Voir Petiat.

Pétéyc [/)r7(7/ V|, s. f. Petite ordure. Voir Peutâye.

Pèlèye [petêu F\, s. f. Pépie. Voir Pèpèyc.

Pcliat \pettja M, N, pqîijo I, P, F, ])etœ-j)etiia S, pele-petijo V], adj. l'élit. Voir Piat.

Pètieu [pel'jec S\, s. m. Trou. Voir Pètcheu.

Pèttn \pçlï M, /|, s. m. Patin; pantouile.

Petiot, voir Petiat.

Pètiou [pçti/n V\, s. m. Chilfon- nier.

^1 -

PET

PEU

Pctoncot \p(e)tôko N, S\, n. pr. Pettoncourt, vill. de l'arr. de Château- Salins. Lés marchands d' fwiii de ~, les niarchauds de foin de P. (so- briquet).

Pètoyâd Ipetçyà . . M, I, P], s. m. Enfant très potelé.

Pètrauyéje [petrôyês . . M, I, P], s. m. Action de patauger.

Pètrauyeu [pçtrôyœ . . M, I, P, pçtruye V], v. intr. Patauger, marcher dans la boue, dans des flaques d'eau. Voir Patouyeu.

Pètreumeunc [pçtrœmqen M, pelrœ- mçn I, P, pqtrqsmqn-pqtrœmœn N], s. m. Pièce de monnaie de peu de valeur, qui avait anciennement cours à Metz (qui représente l'image de Saint-Pierre, de Peterniânnchen).

Pètreuyeu [petrqeyœ . . M, N, petrçye I, P, patriyi S], v. intr. Pétiller; crépiter. Lo fu pètreuye, le feu pétille. Voir Patreuyeu.

Pètrèye [pelrêy M\, s. f. Étin- celle pétillante.

Pétri \pqlri S], v. tr. Pétrir. Voir Preti.

Pétri, Pètriycu, voir Pèteurieu.

Pètronïye (sinte) [pçlrotiïy M, I, P, N], n. pr. Ste-Pétronille. Quand-i pieiil è Sinte Pètronïye, Lés r'hîns s'an vont an gn'nJyes, quand il pleut à Ste-P., les raisins s'en vont en guenilles.

PètroûlG [petrûl M, I, P, petrô"! N, petrôl S, V\, s. m. Pétrole.

Pètroyâd {pqtrçyâ . . M, I, P, N, patruyâ F], s. m. Personne, en- fant qui patauge.

Péts [pë V], s. m. Puits. Voir Puhh.

Pètu [pçtû N], adj. Trapu.

Pètuher [pqtuyëi . . M, I, P, N, pçtsœyi S], V. tr. Percer ; trouer.

Pèturé, Pèturéje, Pèturcr, voir Pètcuré, Pèteuréje, Pèteurieu.

Peu [pœ S], s. m. Pou. Voir Pu.

Peublic [pœblik M, I, P, N, piblik V], adj. Public.

Peûch [pœs S], s. m. Puits. Voir Puhh.

Peûchat Ipœsa M, plsâ F, peso V], s. m. Personnage que les enfants croient voir dans la lune.

Pcuchanlit, Peuchate, Peuchâye, voir Peuhhanlit, Pcuhhate, Peuhhàye.

Peuche [pas V], s. f Perche (longue pièce de bois). Voir Pîrche.

Peuche, voir Peuhhe.

Peucherat, Peuchieu, voir Peuhhe- rat, Peuhhieu.

Peuchiater, Peuchnater [pœsyatç . . S, pœsnatë' M], v. intr. Manger du bout des dents. Voir Piuchater, Pissenè, Pissenotè, Pussenater, Pus- sieu.

Pcuchote [pœsol V], s. f. Partie de la schlitte.

Pcuchu, voir Peuhhu.

Peuciatâd [pœsyatà . . S\, s. m. Vétilleur. Voir Puciatâd.

Peuciatè [pœsyatç . . S\, v. tr. Épucer. Voir Puciater.

Peuciater, voir Peuchnater.

Peugnate [pœfiat M], s. f. Poignée de chanvre que l'on file. Voir i\ugate.

Peugne Ipœn M, N, pêiï S], s. m.

Rayon de miel.

Peugnon [pœiiô M, N, peiïô I, P], s. m. Pignon, mur latéral de la maison.

Peûhh [pwx . . S], s. m. - Puits. Voir Puhh.

Peuhhanlit [pœxàH . . M, I, P, N, pœyfilœ S, pejfile V], s. m. Pis- senlit, sorte de salade. 2" Fleur jaune qui pousse près des ruisseaux.

Peuhhârd, voir Peuhhate.

Peuhhate [pcexat . . M, N, S, pœxçt pçxçt /, P, pisçt F, pexçt V], s. f.

Urine. Dans M, on entend aussi Peuhhârd, p(^xàr.

PEU

508 -

PEU

Peuhhâye [pifX^iH ^!, A ^. ^'. S, pisâij F], s. f. Urine aboiuhintc; écoulement d'urine.

Peuhhe [jurx M, h 1\ A', S|, s. f.

Pissat.

Pcuhherat \paexra . . M, X, pœ^jo I, P\, s. m. Pissat. Le sini Mrdâd è tûcheu so ~ , sinI Barnabe li casse lo né:, la Sl-Médard a lâché son p. (il commence à pleuvoir), saint B. lui casse le nez (la pluie cesse).

Peuhhieu [p(pyjjœ . . M, I, N, p<fyjje-po-/J P, pisi F, pcç-fj S, pcxijc V|, V. intr. Pisser; pisser de |)cur. - dcs-as', p. des os (ac- coucher d'un enfant chétif); - dés colelati's, p. des côtelettes (ac- coucher). Se dit par ironie. Jaillir. Lo sanji piclwâl, le saii^ jaillissait F.

PeuhhonJeut, voir Peuhhanlit.

Peuhhotc, voir Pcuhhatc.

Pcuhhu Ipçeyfi. . M, I. P, pisû F], s. m. Pissoir.

Peûhi l/xT'Yi .S'I, v. tr. Puiser. Voir Piîhieu.

Pcukcni [pœkni S\, n. \)r. Pulli- gny. Voir Peuteni.

Peulpite [pq'ljiil M. I. P, N\, s. m.

Pupitre. Fouijou d' ~, fouilleur de p. (lionime de loi).

Peulson \pœlsô M\, s. m. Gazon; plante d'ornement. Somer sus V -, semer sur le gazon (sans bêcher préalablement) /, P.

Pcumate [piemal M, X, S, ptrmol I, P, F\, s. f. Petite pomme sauvage qui perd son àpreté en devenant blette.

Pcumati [p(rniati M, X. pcymoli P, F\, s. m. Pommier sauvage. On dit aussi souvent Pcumatîn.

Peume \p(fm M, I, P, F, S], s. f.

Pomme. - d'èmoûr, tomate. - don dirdc, p. du diable (dalura slra- nioine). - de tere è café, p. de terre à la pelure (en robe de chambre) S. Le ~ ne chcût m' Ion d' iarbe, la p. ne tombe pas loin de l'arbre

(il chasse de race). Eunc - piiràyc (in gale çanl nnles, une p. pourrie en gâte cent autres.

Peumelate Ipœmlal M, X, S, pœm- lol I, P\, s. f. 1" Petite pomme. 2" Jaune de l'œuf.

Peumcler (so) \pœmlêi . . M, /, P, X, S\, V. pron. Se pommeler. Lo ciel so pomeale, J'èrans l'be lanis, le ciel se pommelle, nous aurons le beau temps.

Peumelole, voir Peumelate.

Peumer, Pcumcu, voir Peumîn.

Pcumerieus \pœmery(ç M, I], n. pr. Pomméricux. vill. de l'arr. de Metz.

Peumîn [pœmî . . M, I, P, X, pœmi pirmije F, pœmi-pœme-pcemç'-pcemë- pœmœ S\, s. m. Pommier. / bwin

bèyc dés bones pcnmes, un bon p. donne de bonnes pommes.

Peumon [premô M, /, P, X], s. m.

Poumon de l'homme. Voir Mou. PeMmote, Peumoti, voir Pcumate,

Pcumati.

Pcunâhhc [pqenàx S\, s. f. Pu- naise. Voir Peutc.

Peunat [pœna M], s. m. Pineau (sorte de raisin, de vin).

Pcunc Ipœn M, F, pcn I, P, pin F. piyn-pçn X, pin-pîk-pèk S, pîk V|, s. f. Kpine. Blanche ~, aubépine.

7'(i/i/ qn le blanche pîke n'ot m' /iérl, i fèl frîid, tant que l'aubépine n'est pas (k'urie, il fait froid V.

Peunèlc \p<ençl-pirrnel-prcenql-po- nçl-pornel M, I, P, N, pernçl F, plnël-pùnfl-ponêl . . S, panel Y], s. f. 1" Prunelle des haies, fruit du prunier épineux. 2" Prunellier sau- vage. 3" Prunelle de l'œil. ■!• Ktolle grossière et épaisse, avec laquelle on faisait des jupons.

Pcunir \pcvnîr M, I, P, X, plnlr- pùmr S\, V. tr. l'unir.

Peupèliè, Peupli [pcepçlyç F, pœpli i S], s. m. Peuplier. Voir Popli.

PEU

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PEU

Pcupîte [pœpit il/] , s. m .— Pupitre. 2" Bureau. Voir Peulpite.

Peurfèrance [parferas M\, s. f. Préférence.

Peuriéje [pœryês . . M, I, P, N], V. tr. Action de réduire en purée.

Pcurieu [pœryœ . . M, I, P, N], V. tr. 1" Réduire en purée. 2" Pres- ser avec les doigts pour en faire sortir le jus. Se dit des pommes, des poires, des raisins, etc.

Pcurnèle, voir Peunèle.

Peurnous [pœrnu M, N, pernu . . I, P], s. ni. Preneur.

PeurpoQs [paerpù M, I], s. m. Propos.

PeurpoûsieH [pœrpûzijœ . . M, I, P, pœrpûzyœ-propûzyœ N], v. tr. Proposer.

Peus [pœ S], s. m. Pis (mamelle). Voir Pis.

Peus [pœ M, I, P, N], conj. Puis. Voir Pus.

Peusion [pœzyô M], s. m. Plante grimpante qui croît dans les blés.

Pcussiater Ipœsyatq . . S], v. intr. Manger du bout des dents. Voir Peuchnater.

Peut [pœ M, I, P, F, N, S, pe V], adj. Laid, vilain; difforme; dé- sagréable; malpropre. Lo çu qu'at ~ al ca malin, celui qui est 1. est aussi méchant. È peute chète, bés mi/ious, à vilain chat, beaux chatons (les parents laids ont souvent de beaux enfants). Çou qu'ot pét ot co tojos méchant, ce qui est 1. est aussi toujours méchant. Voir Chète.

Peutâye [pœlây . . S, petëy V], s. f. 1" Ordure; poussière; petits corps qui se trouvent dans un liquide. J' â eune ~ dans l'euy, j'ai quelque chose dans l'œil. I n' è ryin èvii groûs corne eune ~ d' ses Jans, il n'a rien eu gros comme une p. de ses parents (il n'a rien hérité). Chiffon.

Peutchèle [pcetsel N], s. f.— Cenelle. Voir Patche, Pochètc.

PcutchGur [pcelsœr N, S], s. m. Personne qui boude. 2" Niais. Peute [pœt M, I, P, N, pwet V], s. f. lo Punaise. - d'âwe, sorte d'insecte qui vit dans l'eau. Voir Peunâhhe, Wâdion. 2" Insecte (mante religieuse), qu'on appelle aussi Kîré, curé S, V.

Pcutc [pœt V\, s. f. Bas du tronc de l'arbre. Le ~ ot pis dihhe que le ç'mèy, le bas de l'arbre est plus dur que le sommet.

Peute-de-Jèdîn [pœt d(e) Jedî . . M, I, P[, s. f. Sorte de coléoptère.

Pcute-fim [pœt . . M, I, P, F, N], s. f. Fringale.

Pcuteni [pœtni-pœkni S], n. pr. Puttigny, vill. de l'arr. de Chàteau- Salins.

Peuterâye [pœtrây . . M, I, P, N], s. f. Laideur; vilenie.

Peut-éte [p{,(e)t et M, I, P, F, N, p(œ)têl-pitêtS,'petêt V], adj. Peut- être.

Peutèye [pœtêy M, I, P, iV], s. f. Rejet de vignes, de plants.

Peutieu [pœlyœ . . M, I, P, N\. v. tr. Enlaidir.

Peut-rechat [poersa M, N, pœrso T, P\, s. m. Vêtement des jours ouvrables. 2" Bal de noce auquel peu- vent prendre part tous les garçons du village, sans invitation, avec leurs vêtements de tous les jours. 11 avait lieu sur la place publique ou dans une grange, pendant que les gens de la noce étaient à table ou se divertissaient après le festin. Peuts [pœ S], s. m. Puits. Voir Puhh.

Peuyat [pœya M, N, pœyo I, P], adj. 1" Se dit des noix, des noi- settes, des châtaignes qui, étant mûres, se détachent spontanément de leurs enveloppes vertes. A^as

PEU

510 -

PIA

hhniats sont ~, nos noix sont mûres, elles se détachent de leur enveloppe. 2" Abondant ; ])ro(lif^ue. L' grin n' s'rè si ~ po rbcyeu au cachons, le grain ne sera pas si abondant qu'on puisse le donner aux cochons. Coinpcrc, île mes bi/ins l'as diâlemânt pcnijdt, cDinpère, de mes biens tu es (liablcineiit [jiodigue C. H., IV, 27. 'L è d' rèrjant lot -, il a de l'ar- gent en abondance (il le dépense facilement et avec prodigalité).

Pcuyc \p(f!i M, I, P, N\, s. f. Kcorce des plantes. / faut viande qn' le Sint Laraiil èi'Ciisse luins le ~ è le chinne po le râijeu, il faut at- tendre que la Saint-Laurent ait mis de l'écorcc au chanvre pour l'ar- racher.

Pcuycu [pœiicf . . M, I, P, X, S\, V. tr. 1" Peler; écaler; éplucher. J' vas fianler lés hhalats, t' es petui'rcs, je vais abattre les noix, tu les éca- Icras. 2" v. intr. S'égrener, laisser tomber sa graine.

Peuyon Ipocyô M, I, P, N], s. m. fEcale, cosse; glumc des graines de céréales. 2" Branche de saule, f|ui sert à faire des liens. Menue I)aillc M.

Pcuyot, voir Pcuyat.

PeuyQre [pifijur M\, s. f. Pelure ; brou de noix.

Pkvé Ipei'ê' . . M, I, P, X, S\, s. m. Pavé.

Pèver \pçvc' . . gén.|, v. tr. Paver.

Pèvoïit Ipri'fi . . M, I, P, pei'ô"- pei'û N\, s. m. Pavot. Pial ~ roje, petit p. rouge (cocjuclicot).

Pèyale [pçijat . . .1/, iV, peijot l\, s. f. - Petite paille.

Pèye \petj gén. (peu V)|, s. f. Halle des céréales. Dés péijes, paille de fromeiil V.

Pèyèssc \petjes . . gén.|, s. f. 1" Paillasse; par extension, som- mier élastique. Panse; ventre.

T H è cravé le -, il lui a crevé le v. (il l'a tué). Pèyèsson Ipeyesô . . gén.]. s. m.

Paillasson.

Pèycu Ipeijn'- gén. (payi. . F)],\. tr.

Payer. / s'rè pèyeu è le rèsurèxion dés botons d' (pièles, il sera payé à la résurrection des boutons de guê- tres (jamais).

PÈyis \pç!ii gén.), s. m. Pays. Pyin ~ , plain p. (la plaine, le Sau- nois, s'o])j)ose aux montagnes, forêts des Vosges). Lo patwcs don pyin -, le jiatois du Saunois, par opposition au palwès d' le montegne (le Vosgien).

Pèyote, voir Pèyatc.

Pèyou \pejiii . . gén.], s. m. Payeur. Les consious n' sont m' lés -, les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Pèyûre [peyCir . . M, I, P\, s. f. Payement.

Pi \pi V], s. m. Epi.

Piachate [pyasal . . M, N, pyosot I, P], s. f. Serfouette.

Piâd \pyâ V], s. m. Plaid, procès.

Piàdeuyemant IpyPidœymà . . M, N, pyildeynui I, P, pyâdimà S\, s. m.

Plaidoyer.

Piâdeuyerèyc Ipyâdtryrçy M, X, pyâdeyrêy I, P, pycidJrây . . S, pyâ- din V\, s. f. Plaidoirie.

Piâdîrîe, voir Piâdcuyrèye.

Piâdieu {pyàdyœ . . gén. (;)/<ïrf( F)], v. tr. et intr. Plaider. 7' piâdeuy- rans et f vcnrans i poû qui at ç' qn'èrè dreât, nous plaiderons et nous verrons un peu qui est-ce qui aura raison. An piâdiant an pcdent los lés lions', en [ilaidant on perd tous les deux.

Piàdiou \pyàdyn. . i^cn. (plûdyo tF)], s. m. Plaideur. Ç'at i -, i chi- canon, c'est un - , un chicaneur.

Piafer (so) [pydfc' M\ , v. pron.

Se jeter sur.

PIA

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PIA

Piahant Ijiyà-^à M, N, pyâxâ I, P, pWjâ F, pijc'fà, S, V], adj.

Plaisant; agréable; de bonne humeur; qui aime à faire des plai- santeries. / fèl bon pâle è ç't ôme, 'l ot si ~, il fait bon parler à cet homme, il est si agréable V.

Piâhi Ipyàyi . . M, N, plâxi-plâji F,pye'(i S, V\, s. m. Plaisir. Lo çu qu'èpoûte fâl tojos ~, celui qui apporte fait toujours p. Fn pièhi val in-n-aiile, un p. vaut un autre. Se dit quand on rend un service qu'on a reçu. Fâl panre so pièhi qiiand-on lo Irove, il faut prendre son plaisir quand on le trouve V.

Piâjant, Piâji, voir Piâhant, Piâhi.

Piâlad [/'yô/â Pontoy], s. m. Pleurnicheur.

Piâlè Ipyàle Pontoy|, v. intr. Pleurnicher.

Piamoûs [pyamû M, pyanw'^-pyamû N], s. m. Plaisir.

Pianchate [pyâsal M, N, pyàsol I, P, plësol F, pyèsalSl, s. f. Petite planche.

Planche \pyàs M, I, N, pyês P, plês F, pyês S, .], s. f. 1" Plan- che. Anleur qwète ~ , entre quatre p. (dans le cercueil). 2" Partie du pressoir S. Voir Chaucu.

Piancheu [pyàsœ . . M, I, P, F, N, pyèsi S], V. tr. Garnir de plan- ches. Piancheûz wèleure, mettez les planches à la voiture.

Pianchi Ipyàsi M, I, N, pyêiii P, plàsi-plêsi F, pyèsi . . S\, s. m.

Plancher. Plafond. Coine 7 oleût nul, n-y èveiil ène lemîre, pandowe au milan don ~, comme il faisait nuit, il y avait une lumière pendue au milieu du pi. Jaclot, 1853, p. 19.

Piâner (so) \pyânë'. . M], v. pron.

Se cacher.

Piâneûs [pyànôè I, P], n. pr. Plesnois, vill. de l'arr. de Metz.

Pîançon [pyâsô . . gén.], s. m. 1" Plançon. 2" Jeune arbre encore flexible. Lo rondin d' ~ ol lojor V inoyou, le rondin de jeune arbre est toujours le meilleur. 3" Bali- veau réservé dans une coupe.

Piant \pyà . . gén.], s. m. Plant.

Piante [pyàt . . gén.], s. f. 1" Plante. 2" Vigne. J' vos frâ dthh haies de vin dans ~ , je vous ferai dix hottes de vin dans ma vigne.

Piantéje {pyàlës . . gén.], s. m. Action de planter.

Planter \pyàlê' . . gén.], v. tr. Planter. Vyène que piaule, tone que broûye, vienne que plante, tourne (,?) (advienne que pourra). È -, à p. foison).

Pianteu, voir Piantin, Piantu.

Piantin [pyàlè M, I, S, V, pyàlô P, plàlë F, ho pyàlœ Béchy], s. m. Plantain. Dans le Vo.sgien, on distingue lo hâl (haui) -, aux feuilles pointues et piquantes, du rond -, aux feuilles rondes qui ne piquent pas.

Piantîres Ipyàl'îr M, 7], n. pr. Plantières, vill. annexé à la ville de Metz.

Planton, voir Piantin.

Piantou [pyàlu . . gén.], s. m. 1" Planteur. Plantoir, morceau de bois dont on se sert pour repiquer les choux et dont le bout est ferré.

Piantu \py(yû M, L P, F, N, pyàlœ . . S, pyàlê Y], s. m. Plan- toir.

Piaquer [pyâkci . . M, I, P, N], v. tr. Jeter, ilanquer. Èle s'è plaqué dans le brobe, elle s'est jetée dans la boue.

Piâre \pyàr . . gén. (plâr F)], v. intr. Plaire. Piâl ou non piâl, plaît ou non plaît (que la chose plaise ou non).

Piat [pya M, N, pyo I, P, pso-pyo V], adj. Petit. D'peus qu'.fâ vu mes -,

PIA

512 -

PIC

depuis que j'ai vu mes p., depuis que j'ai un certain Age. Voir Pctiat.

Piatemant [pi/almà M, X, S. pijotmâ I, P\, adv.— Petitement ; doucement. Aler tôt -, aller tout doucement.

Piatcr Ipyatêi . . M, N], v. intr.

Piauler. Xas pnssins pialent foûl, is n'ont m' p't-ete è minjeii, nos poussins piaulent fort, ils n'ont peut-être pas à manger.

Piatèsse \pyates M, \\ S, pyolçs I, P, /•', V|, s. f. Petitesse. Piat-mèrâhh [pud-merâx M\, n. pr.

Petit-Marais, hameau appartenant à la commune de Hctonfey, arr. de Metz.

Piauler |/)yô/ê' . . M, I, jV), v. intr.

Pleurer.

Piawàd [pijawà-pyowà M, X, pyowà I, P], s. m. Pleurnicheur, piail- leur.

Piawate \pijawat-pijowat M, X, pyo- wot I, /'], s. f. Pluie fine.

Piâwe \pyâii>-pyow M, X, pypw I, P, pyowf-pyûf P, plîi-plïi-plûf F, pyâw-pyâow-pyow S, pyô V\, s. f. Pluie. / chetil d' le ~ è rèvâhhe, il tombe de la pluie à verse. Èprès le -, lo lams, ou èprès le -, lo chaud vyinl, après la pluie, le beau temps, ou, après la pluie, la chaleur vient. Fâre le - et /' tams an mimme lams, faire la pluie et le beau temps en même temps (rire et pleurer). - don mèlin n'è pwinl d' deurâye, pluie du matin n'a pas de durée. - de midi, laborou reste sotit, phiic de midi, labou- reur reste à la maison. / fâl roje au s'ia couchant, ç'al po d' le - au land'min. il fait rouge au soleil couchant, c'est pour de la p. le lendemain.

- è Sint Tièbaut, Bonsse tes toncs an haut,

- è l'Esancion,

Bousse lès ca pus Ion, |)Uiie à St- Thiébaut, pousse tes tonneaux en

haut (au grenier), pluie à l'Ascen- sion, pousse-les encore plus loin. Les kènârds pionjent, lo broûyârd monte, ç'at sine de -, les canards |)longcnt, le brouillard monte, c'est signe de pluie. Le - don mètîn et le yuioûre dés poûres jans n' deure meu lonlams, la pluie du malin et la gloire des pauvres gens ne durent pas longtemps. Voir Règat. piô di mèlin n' innoye mi /' pèVrin, la pluie du matin n'ennuie pas le pè- lerin (n'est pas de longue durée) V.

Piawer [pyawc'-pyowêi . . M, X, S\, V. intr. Piauler; pleurer, geindre.

Piâyâd [pyâyà . . gén.], s. m. Enfant qui se plaint, qui crie toujours.

Piayant [pyayà . . M, X, pyoyà I, P\, adj. Pliant; souple; docile.

Piâyc [pyày. gén. {plây F)], s. f.

- Plaie.

Piayéje [pyayês M, N, S, pyoyês . . I, P, y\, s. m. Action de plier.

Piayeu [pyayœ . . M, X, S, pyoyç . . [, P, V], V. tr. et intr. Plier, ployer.

Piâyeu [pyàyce . . gén.], v. intr.

1" Piauler; pleurnicher ; piailler. V. tr. Gronder, réprimander S, V. Lés véyes grand mères piâyont tojos, les vieilles grand'mères grondent toujours V.

Piayèye Ipyayëy M\, s. f. Levée au jeu de cartes.

Piayon [pyayô M, X],s. m. Petit pli à une étofTe.

Piayon [pyayô M], s. m. Mor- ceau de bois qui sert à tourner la charrue.

Piayou [pyayu M, X, S, pyoyu I, P, Y], s. m. Plieur.

Piayûre [pyayfir M, pyoyùr I, P, pyayivr-pyayûr X\, s. f. Paille (]ui sert à lier la vigne. Voir HhoQ.

Picaté Ipikatï'i . . M, X, dçpikotç . . S\, adj. Marqué de la petite vérole. Voir Debacaré.

PIC

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PIE

Pîcate Ipîkat Pontoy], s. f. Bleuet. Voir Pîhhate.

Picâyon Ipikàyô M, N, S], s. m. Picaillon; en général, monnaie, argent. 'L è dés -, il a de l'argent.

Pice \pis S, V], s. f. Puce. Voir Puce.

Pîce [pis S], s. f. Pièce. Voir Pièce.

Picéle [pisêl-pîsël V], s. f. Jeune fille qui va chanter les tri- mazaus. Voir Poûse. 2" Coccinelle. Pîncéle (bis), monter quel cote que je m' mérîrè, rirè (ter) .' Ot p' di cote dé...? C. (bis), montre-moi.de quel côté je me marierai, rirai (ter). Est-ce du côté de....? (on nomme plusieurs villages) V.

Pîchâd [pïsâ F], s. m. Personne que les enfants croient voir dans la lune. Voir Pcûchat.

Pichalit(pwa/i F], s. m. Pissenlit.

Pichalit [pisaliF], s. m. Fourmi. Voir Freumtn.

Pichat [pisa M], s. m. Lange. Voir Pihhat.

Plchate [pîsat M], s. f. Bluet. Voir Pîhhate.

Pichâye Ipisâg F], s. f. Urine. Voir Peuhhâyc.

Pïche [pis M, I, P, N], s. f. Pêche (fruit). Voir Pîhhe.

Pichenat [pisna M], s. m. Petit vin.

Pichi [pLsi F], v. intr. Pisser. Voir Peuhhieu.

Plchi [pîsi M, I, P, N], s. m. Pêcher. Voir Plhhi.

Pichote [pisot F], s. f. Urine. Voir Peuhhate.

Pichu [pisâ F], s. m. Pissoir. Voir Peuhhu.

PTd \pî S\, s. m. Pied. Voir Pieud,

Pidance [pidâs M, N], s. f. Tout ce qui se mange avec le pain. Aliment trop copieux. I-n-ieu, ç'at byin, dous', ç'at mieus, treûs,

ç'at -, un œuf, c'est bien, deux,

c'est mieux, trois, c'est trop copieux.

Pidolatc [pidolat S, pidolot \^, s. f.

Toupie. Voir Pidoûle. Pidôle, voir PidoiîlB.

Pidoûle [pidûl M, I, P, pidô"l-pi- dîil N, pidôl S, V], s. f. - Petite toupie de buis en forme de cône, armée de fer, que les enfants font tourner sur sa pointe à l'aide d'un fouet. 2" Toupie en forme de navet qu'on fait tourner rapidement sur sa pointe en lui imprimant un mouve- ment de rotation à l'aide d'une cordelette enroulée qu'on déroule rapidement.

Piè Ipye V], s. f. Peau. Voir Pé.

Pié [pge V], s. m. Mèche de lampe.

Pié Ipyê' P], adj. Plein. Voir Pyin.

Pièce [pyes gén.|, s. f. Place. / n'y è pwint d' bone ~ po lés trouivands, il n'y a point de bonne place pour les paresseux (partout ils trouvent qu'il y a trop à faire). Que va è Mes', péd se -, qui va à Metz, perd sa place. Se dit quand on prend la place de quelqu'un qui vient de quitter son siège.

Pièce [pyes M, I, P, N, pis S, pyes V], s. f. Pièce d'argent. Panre le - , prendre la pièce (ac- cepter un cadeau corrupteur).

Piéche [pyës P], s. f. Planche. Voir Planche.

Piéchi [pj/êsi P], s. m.— Plancher. Voir Pianchi.

Piècieu [pyesyœ . . gén. (j)lasi F)\, V. tr. Placer. / pièce d' l'èrjant tas lés jos, il place de l'argent tous les jours.

Pied [pye I, P, F, pye V], s. m.

Pied.

Piède [pi^t i], v. tr.— Perdre. Voir Péde.

33

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PIE

Pièfond Ipiiçfô M, I, P, \\, s. m. - PInfond.

Piètondou {pijçfmin M, I, P, X, pin- fimow F\, s. m. Plafonncur.

Pièhant Ipna" 'S. V|, :ulj. - Plai sant. Voir Piahanl.

Pièhi Ipnçyi S, V], s. m. Plaisir. Voir Piâhi.

Piémc Ipuêm V], s. f. Plume. Voir Pieume.

Piémè Ipi/i'inç V|, v. tr. Plumer. Voir Pieumcr.

Piémon Ipi/cmô V], s. m. Edre- don. Voir Pieumon.

Piéne Ipijcn P, \. S], adj. - Pleine. Voir Pyinne.

Pièpecot \pmpkQ M. I, P, X\, n. pr. Plappccourt, l'crme près de Servigny-lès-Ra ville.

Piér Ipiiër V), v. inlr. Pleuvoir. Voir Pieiir.

Pièrat [pijera M, N, pnçro I, P, plra .S'I, n. pr. Pierre.

Pièrâyes \pyçrây . . M, /, P, A'|,s. f. pi. Pierres fines, bijoux.

Piére \p;iêr M, I, \, pner-pucr P, p7r S, pijer-pijœr V\, s. 1'. 1" Pierre. ~ au hcnr'son, p. en hé- risson (pierres plaeces les unes à côlé des autres sur une route en construction). Lés ~ sont ciiihhes sus los l('s ch'mins, les p. sont dures sur tous les chemins ^iI faut tra- vailler partout). Eiinc ~ jclâijc ii'è pus d'qiiâwe, une p. jetée n'a plus de queue (on ne peut la retenir, pas plus tpi'une parole qu'on vou- drait ne pas avoir prononcée). /;/(' frcûlpaïu-e doits ~ (;;i.s(/;ic. elle ferait prendre deux p. ensemble (elle a un lanf>aj;e mielleux, persuasif). Sinl-Piérc et sint Paul juciwioiis, ii-ij è po èprès Irautc Jos (Idiij'roiis. St.-Picrrect St. -Paul pluvieux, il y a pour après trente jours danj^ereux.— Le piotlve, è le Sinl-Pivrc, iioiic lés nuhotes et breule lés-aïucnes, la pluie,

PIE

à la Saint-Pierre, noie les noisettes et brille les avoines P. Lés piercs momjont, j'èrans d' le piô, les p. se mouillent, nous aurons delà pluie V. 2" Partie du pressoir coule le vin. Voir Chaucu.

Piéri \puen V|, v. intr. Pourrir. Voir Piiri.

Pièrejus \pmrjii .V|. n. pr. Pierrejeux, ferme près d'Orny, arr. de Metz.

Piérevelè's \p\icrvlê'\, n. pr. Pierrcvillers, vill. de l'arr. de Metz. Pièt |/)!/ç .1/, /, P, 'VI. :>'1J- - ''•"'• Chvûr è ~ vante, tomber à p. ventre. Pièt [pije gén.], s. m. Plat; jila- teau. Mate lés piats - dans lés (jrands, mettre les petits p. dans les i^rands (faire de .grands prépa- ratifs pour une fête, une réception).

Piète |/);/ç/ V), s. f. Perte. Voir P6tc.

Piètecot l/n/ç/A-o .U, A'|, n. pr. Plappccourt, vill. de l'arr. de Metz.

Piètcnaye {pijçtnau . . M, I, P, X\, s. f. Platée.

Piètcrôyc Ipuçtrçu M, /, P, N\. s. f. IMalilude, bassesse, chose vile ; salo|)erie.

Piètevèle l/'i/ç/i'Ç/ M, /. /'I. "• I"'- Plappcvillc, vill. près de Metz. Anciennement, on disait, à Metz, Platcvillc.

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PIE

PIE

Piétine [pgetin S], s. f. Fer à repasser. Voir Plètc.

Piéton Ipgetô I, P, S, pgetô-pyœtô V], s. m. Facteur. Voir Pieuton. Partie de la schlitte V.

Pieud {pijœ M, N, pge I, P. F, pi S, pye-pyœ V], s. m. Pied. D' ~ an qwète, de p. en quatre (des pieds à la tète). - chaud, moût (premier vin tiré); - d' boc, angé- lique sauvage; - d'chète, gnapha- lium dioïdide; - d'i/ri/on, ellébore fétide. - d' Jésus, lotier; - d' lieuve, sorte de trèfle ; ~ d'mohhe, p. d'alouette.

Pieuhhe \pyœx M, N], s. f. Perche (bois long et mince). Voir Pïrche.

PieulG [pyœl M, N], s. f. Attache qu'on entortille autour de l'éche- veau pour qu'il ne s'embrouille pas.

Pieule {pyœl M, N], s. f. Sorte d'insecte qui vit dans l'eau.

Pieumârd [pyœmâr . . M, I, P, N, S], s. m. Plumet.

Pieud-de-sante [pyqetsàt M], s. m.

Petit sentier. Voir Pieussante. Pieumat fpî/œma M], s. m.— Plumet. Pieumâyc [pycemày . . M, I, P, N,

S], s. f. Contenu d'une plume. - d'anke, plume remplie d'encre.

Picume \pyœm M, I, P, N, plœtn F, pyœm S, pyêm-pyœm V], s. f. Plume. An-n-ont pwint d' ~ sans àive chaude, on n'a pas de p. sans eau chaude. Lés bêles ~ font lés bésjanes, les belles p. font les beaux oiseaux (l'habit fait le moine). Ç'at le ~ don lit que V hoûye, c'est la p. du lit qui t'appelle (se dit de quelqu'un qui bâille). Le ~ l'am- poûte, la p. l'emporte. Se dit à un chasseur qui manque son gibier au vol. A'^e pé, ne châ, ne sang, ne as'; ç'at bwin po lés grands et lés piats ètç'atfât pofâre wingneu d' l'èrjant ?

Ç'at pieume. Ni peau, ni chair, ni sang, ni os; c'est bon pour les

grands et les petits et c'est fait pour faire gagner de l'argent ? La plume (devinette).

Pieumer [pgœme . . M, /, P, N, S, plqemœ F, pyeme-pyœmq V], v. tr.

Plumer. - le grînve, p. la grive (se dit du repas que font les bat- teurs en grange à 3 h. Va du matin).

- grand grînve, p. la grande grive (se dit du repas que font les domestiques, la veille de Noël).

Picumessé [pgœmsë- . . M, N], s. m. Coussinet.

Picumon [pgœmô M, I, P, N, S, plœmô F, pyemô-pyœmô V], s. m. Édredon. A Metz, on dit communé- ment Plumon.

Pieumûre [pgqemur . . M, I, P, N], s. f. Épluchure.

Pieûr [pyœr M, 1, N, pyœr-pyûr P, plôér-plûr F, plur Landrotf, pgîr- pyur S, pyêr-pyœr V], v. intr. Pleu- voir. - corne grale, p. comme grêle (en abondance). I pieul corne tos lés diâbes, il pleut comme tous les dia- bles (très fort). Ç'at vrâ conte i pieut don badin, c'est vrai comme il pleut du boudin (c'est un mensonge). Z)' min, i pieûrè qu' lés chïns bwêront tôt dreût, demain, il pleuvra (si fort) que les chiens boiront tout droit. Lés chins minjont d' /' iebe, i piéré, les chiens mangent de l'herbe, il pleuvra V.

Pleure [pyœr V], s. f. Pierre. Voir Piére.

Pieussante [pyœsàt M], s. f. Petit sentier. Voir Pieud-de-sante.

Pieuter [pgœtë' . . M, I, P, N], v. intr. 1" Se propager; se multi- plier; pulluler. Se dit des plantes. 2" Travailler beaucoup ; aller vite en besogne tout en faisant bien. Lés-ovris pieutent ferme, les ouvriers travaillent ferme.

Pieuton [pyqetô M, N, pgçtd I, P, S, pyetô-pyœtô V], s. m. Facteur.

PIE

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PIN

PiGutrâye Ipnœtrâij Pontoy], s. f. Pierre qui s'attache à la chaus- sure. Voir Pauchon.

Picuvale Ipijfrnal M, X, pyœi'ol 1, P\, s. f. Pluie fine.

Pieuvc {pycrf M, I, P, N], adj. Pleutre, lâche.

Pieûvc Ipijœf 3/, iV], s. f. Lèvre.

Picuvote, voir Pieuvate.

Pi eu vous Ipycyi'ii . . M, I, P, \], adj. Pluvieux.

Picuyon Ipijiynô M, .V, piieijô I, P], s. m. Botte de chanvre pliée et tressée.

Pieuyon [pycpijô M, X], s. m. Morceau de bois qui sert à tourner le centre de la charrue.

Piévi |/);/('('( ri,v. Ir. Supporter facilement ; trouver agréable. On pici'ôr co bin le choloii âlwdc, on supportait encore bien la chaleur aujourd'hui.

Piévîn [pi/ei'i V], s. f. Pluie de longue durée.

Pièyon, voir Pieuyon.

Pife \pif M, I, P\, s. m. - 1" Fri- niou.s,se; gros nez. Wcle ~, sale f. 2" Vieux gourmand.

Pihhat \pixa . . M\, s. m. Linge que l'on place sous les enfants pour recevoir les urines; par extension, le pan de la chemise, exposé à être mouillé de la même façon.

Pîhhatc \p7xnl--M, \,pTbal l'ontov], s. f. Hluet.

Plhhate [pixel M, X\, s. f. - Kau dont on humecte les yeux malades.

PThhate [plyât M, X, ptyol I, P], s. f. Petite pèche ffruit).

Pîhhatc \ pixel M, X, p7xol . . I, P], s. f. Sorte de jilante.

Pîhhc \ptx . . M, I, /', X, PCX S, pcs l'I, -s. f. Pèche (fruit).

Pîhhi Ipixi M. I, P, X, pPxO S, pOsç V], s. m. Pécher (arbre fruitier).

Pihhote, voir Plhhate.

Pihoiis Ipitû V], adj. Hon- teux. 2° Soucieux; chagriné; indis- posé, mal â son aise. Xule Jclïne ot pihofise, notre poule est malade.

Pijon [pijô M, I, P, X, pijô V], s. m.— Pigeon. Viens l' eune pare de ~?

.ih .' lés i>al anvolàs.' Veux-tu une paire de p. '? .\h ! les voilà envolés ! (Jeu pour amuser les enfants. On croise les doigts les uns sur les autres, puis on les écarte brus- quement).

Pilant, voir Pilu.

Pilé IpilC" M, I, P, X\, s. m. - Lampe ornementée qui supporte un cierge (terme d'église).

Pilèt \pile M, I], s. m. Grosse bille à jouer.

Pilote! Pilote \pllol Y], inlerj. ~ Cri pour appeler les poules.

Pilou [pila . . M, I, P, X], s. m.— Pileur.

Pilu Ipilii M, I, P, X, pila S, Y], s. m. Pilon ; mortier (moulin à café ou à poivre S, V). A pilan, au p. (très, bien, beaucoup). 'L ot rcchc â ~, il est très riche V.

Pîmpachc, Pîmpan Ipipuii-pipè . . S\, s. m. Cenelle. Voir Patchc.

Pîmpenerèye \pipcnrcij M, I, pipifiêr V|, s. f. Pépinière.

Pîmpeurnèle [pipaerncl . . M, I, P, X\, s. f. Pimprcnellc. 2" .leunc tille éveillée, fringante.

Pin \pc gén. (pê' P, F)\, s. m.

Pain. - r'crawi, pain rassis; - (iiichanlf, p. à cacheter; ~ d'cottcon, alléluia, jilante qui llcurit vers Pà- (|ucs; - (/' crèpaud, sorte do cham- pignon; - (/';/fliy.s' (p. de chèvre),gui;

- d'jaiic(\i. d'oiseau), langue de fem- me (sorte de plante); - mu/ij(moisi), condamine des prés; - </' oûhc (p. d'oiseau), condamine des |)rés ;

- f/' pohhv (]). de jjorc), cyclamen, plante à racines Acres, très purga- tive, dont les porcs sont friands; - sans l'vin, ortie blanche, le lamiuni

PÎN

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Pîl^

blanc et le laniium pourpre. 'L at è nale ~ et natc pâle, il est à notre p. et à notre pâle (nous lui donnons à m.nnger) Famille ridicule, /, 6. 'L è minjeu s' ~ bianc V premîn, il a mangé son p. blanc le premier (il est tombé dans la misère après avoir été riche). 'L an sét pus que d' min/eu don ~, il en sait plus que de manger du p. (il est rusé). 'L è pus d' le mwinlieu </' so ~ cul, il a plus de la moitié de son pain cuit (il est très àgè).I n faul m' cure don pin lo Jo dés moûls, le brése dans l' fohh s' chinje an gucuijals, il ne faut pas cuire de p. le jour des morts, la braise dans le four se change en ossements.

Don pin et don vin, Ç'al r vèqal dés-èmîns. Du pain et du vin, c'est le régal des amis.

Bwin pin tanre, Qn' t'as bwin è panre ; Si t'aleûs viens eut, J'an panreûs ca pus. Bon pain tendre, que tu es bon à prendre; si tu étais vieux cuit, j'en prendrais encore plus. Evieu d' groûs pin, On n' meurt nieu d' fin. Avec du gros pain, on ne meurt pas de faim.— Minjons tojos note nâr ~ V pràmé, mangeons toujours notre pain noir le premier. / n'c pis d' ~ chouwè on vonle, il n'a plus de p. essujé au ventre (il n'a plus de patience) Y. Ce que le pressoir peut contenir de raisins que l'on veut presser.

Pinache [pinas Pontoy], s. m. Fruit de l'nubépinc. Voir Patche.

Pinaches [pinas M, N, pinos I, P\, s. m. pi. Epinards.

Pinamboïile [pinâbCd M, /], s. m. Topinambour.

Pînçate [pîsal . . M, N, S, pîsol . . I, P, F, V], s. f. Pincette. Bahieu

è le ~ , baiser à la p. (donner un baiser à quelqu'un en lui pinçant en même temps les deux joues).

Pînce [pis . . gén.], s. f. Pince, pincette.

Pîncéje [pîsH . . gén.], s. m. Pinçage.

Pîncéle [pîsêl V], s. f. Cocci- nelle. Voir Picéle.

Pincère [pèsêr F[, s. f. Tricot d'ouvrier, sorte de chandail.

Pîncéye, voir Pîncièye.

Pînchâd [pïsà . . gén.], s. m. Criard.

Pîncheu [pîsce . . gén.], v. intr. Crier, faire entendre un son désagréable à l'oreille; chanter sur un ton aigu. 2" Rire aux éclats V.

Pînchiâye [pîsyàij . . gén.], s. f.

Cri aigu.

Pîncieu [pîsijœ . . gén.], v. tr. Pincer. / faut ~ set' fivès se langue d'vant d' pâler, il faut p. sept fois sa langue avant de parler.

PîncièyG [pisi/çg . . M, I, P, N, pTsêi] S, V\, s. f. Pincée (ordi- nairement de tabac).

Pînçon [pîsô . . M, I, P, F, N[, s. m. 1" Cloque sanguinolente qui provient d'une meurtrissure. 2" Onglée.

Pinde [pi^t M, I, P, N[, v. tr.

Peindre.

Pîndjè [pîdje S], s. m.— Epinoche. Voir Pînguion.

Pine [pin F, S], s. f. Épine. Voir Peune.

Pinèdjète,Pinègrète,voirPinèguète.

Pinèguète [pinçget-pinegrçt V, pinedjçt S\, s. f. Petite fille déli- cate, chétive, mais très remuante.

Plnéle [pini'l S[, s. f . Prunelle. Voir Peunèle.

Pinfesse [pinçs V[, s. f. Pin. Lo bas d' ~ ot di manre bôs, i bréle trop vite, le bois de pin est du mauvais bois, il brûle trop vite.

PIN

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PIO

Pingnâyc \ ppriûij , , M, I, pênây P, F, pcùùy-pêriùy N, pctn S\, s. 1'. Peignée (action de battre ou de se battre).

Pingne \pën M, I, pîn P, F, S, pèû-pêri N, pên V], s. m. Pei- gne. - de loup, chardon à foulon. Peigne muni de dents, entre lesquelles on met le lil afin de l'enrouler régulièrement sur la bo- bine.

Pingneu [pênœ . . M, I, pêne . . P, F, S, V, pcncf-pênœ N\, v. tr. Peigner. / s' pingne èva s' rèté, il se peigne avec son râteau (il est ébou- rifTé). On n' pieul ~ i diûle qu' n'è pivinl d' châivs, on ne peut p. un diable qui n'a pas de cheveux (on ne peut rien prendre il n'y a rien).

Pingnu \pPnii M, I, pênii P, pêrui- pènii jY|, s. m.— Peignoir (robe de femme qui se porte en déshabillé).

Pinir [pinlr S], v. tr. Punir. Voir Peunir.

Pînguieu [pïgyœ JV),v.intr.— Crier. Se dit des oiseaux.

Pînguion {pîgyô M, N], s. m. Ardillon d'une boucle. 2" Onglée (Gorze).

Ptnguion \ pîgyô M, N], s. m. Épinoche. Voir Pîndjè.

Pin je \pês M, I, N], n. pr. Pange, vill. de l'arr. de Metz.

Pînjon Ipîjô V], s. m. Pigeon. Voir Pijon.

Pînkc [plk . . S. V), s. f. Épine. Voir Pcune.

Pinne \pèn M, I, pcn P, pên-pèn N], s. f. Peine.

Pinnc [pên M, I, pèn 1, P, F, V], pên-pèn N\, s. f. Panne (pièce de bois posée horizontalement sur la charpente d'un comble). 2" Poutre; poutrelle; branchage. - de liûyc, branchage coupé dans une haie; - féliére, p. faîtière (poùre felire Ver- gaville).

Pinochcs, voir Pinachcs.

Pînson |/jr.sti . . gén.|, s. m. Pinson. Rannuyeu corne i -.éveillé comme un p. La ~ rudeiiye dèye le mauhon, ç'al ca po don freûd, le p. rudoie (crie) derrière la maison, c'est encore pour du froid. Quad V ~ fâl ! pi .', '/ énonce don freûd, c|uand le p. fait pi I pi I, il annonce du froid.

Pinte \pêl gén.], s. m. Peintre.

Pînte [pît. .gén.], s. f. Pinte (me- sure de liquides); cruche en grès ou en étain. - d' anche, collation que l'on fait après avoir soutiré le jus du raisin tassé et pressé dans la cuve, après la vendange.

Pinter [pètëi . . M, I, P, N], v. tr.

Peindre.

Pintcûrc [pètâër M, I, P\, s. m. Peintre, badigeonneur. Voir Pintou.

Pintirou [pètiru S\, s. m. Tein- turier.

Pintou Ipèlu . . M, I, P, N], s. m.

Peintre. Voir Pinteûre. Pintous [pèlu Brulange), adj.

Qui est enduit de peinture. 2" Pâ- teux. Le lâte al pintoûse, la tarte est p. (faite de pâte brisée).

Pinule, Pinunc [pinûl-piniin M, N, S\, s. f. Pilule.

Pis Ipyô Y], s. f. Pluie. Voir Piâwe.

Piochote [pyosol I, P], s. f. Ser- fouette. Voir Piachate.

PiôlG, voir Pioûnc.

Piomb |. . gén.|, s. m. Plomb. 'L al pesani corne i sèc de -, il est pesant comme un sac de p. 'L èj'té s' -, il a jeté son p. (il a sondé une affaire). Le poùre breule, la - finie, la poudre brûle, le p. siffle (se dit d'une balle qu'on vient de tirer).

Piombâye [pyôbiy . . M, I, P], s. f. Trou pratiqué dans la terre dans laquelle descend la pierre du pressoir. Voir Chaucu.

PIO

Piombou Ipyôbu . . m. Plombier. Piônc, voir Pioiïne. [pijôm N\, i

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PIO

M, I, P. N], s.

Bou-

Piône vreuil.

Pion jeu [pijôiœ . . M, I, P, N, S\, V. intr. - Plonger.

Pionne, voir Pioiâne.

Piotèsse [pyotes I, P, F, V], s. f.— Petitesse. Voir Piatèsse.

Pioûle, voir PioSâne.

Pioûne Ipijûn M,I, pijûl-pgrin P^pijân F, piiû"n-pijùn-pi]rin N, pivôl Destry, pi/ôn S, pijôl-pijôn V], s. f. Pivoine.

Pioûr \pyrir P], v. intr. Pleu- voir. Voir Pieûr.

PioflrGmant {pyrirmâ. . gén.], s. m.

Suppuration.

Pioiïrieu [pyûryœ . . gén.], v. intr.

1" Suppurer. 2" Suinter. I pioâre d' le mêde, il rend du pus. L'âwe pioûrieût don miihh, l'eau suintait du mur. 3" Sourdre, jaillir.

PioUtè [pyûtç V], V. intr. Se plaindre.

Pioûvc, Piôwe, Piôwve \pyîif-pyçwf P, pyow M, I, N, S], s. f. Pluie. Voir Piâwe.

Piowâd [pyçwà. . M, I, P, N], s. m.

Pleurnicheur.

Piowate [pyowal M, N, pyowpl I, P], s. f. Pluie fmc. Voir Piawate. Piower \pyoivë' . . M, I, N], v. intr.

Piauler. Voir Piawer.

Pioyant Ipyoyà I, P\, adj. Pliant. Voir Piayant.

Pioyè Ipyoyç . . I, P, V], v. tr. Plier. Voir Piayeu.

Pioyéje [pyoyês . . I, P, V], s. m.

Action de plier. Voir Piayéje. Pioyou [puçyii . . I, P, V], s. m.

Plieur. Voir Piayou.

Pioyûre [pyoyûrl, P\, s. f. Paille servant à lier la vigne. Voir Piayûre.

Pipâye [pipây F], s. f. Pépie. Voir Pèpôye.

Pé-

Peu-

Pipine \pipiii M, /], s. f. Pépi- nière de vigne.

PipiniéfG [pipinyêr F], s. f. pinière. Voir Pîmpenerèye.

Pipliyer [pipUye V\, s. m. - plier. Voir Popli.

Piquanats [pikana M\, s. m. pi. Petites bulbes qui se développent à l'extrémité supérieure de la tige de certaines variétés d'oignons et que l'on plante l'année suivante.

Piquate \pikat M, N, S, pikol I, P\, s. 1. 1" Piquette (boisson faite avec du marc de raisins, des pommes de qualité inférieure ou des poires sauvages). Voir Pèque, Pique. 2" Pe- tit verre d'enu-de-vie ordinaire.

Piquate [pikal S, pikol V\, s. f. Point du jour. Voir Piquion.

Piquate [pikalêi M], adj. Mar- qué de la petite -vérole. L'ai moût piquatûye, elle est fortement mar- quée de la petite vérole. Voir Debacaré.

Pique [pik Courcelles-Chaussy], s. m. et f. Plantain.

Pique |p(A- M, I, P. N, S], s. f.— Vin que l'on obtient en ajoutant du sucre et de l'eau au marc de rai- sin et en faisant fermenter le mé- lange une seconde fois. Voir Piquate.

Pique \pik gén.], s. f. Pointe; piquant. 2" Sorte de petite querelle entre gens qui s'aiment. Is sont an ~ l'înk conle iaule, ils sont brouil- lés. 3" Rancune.

Pique-longue [pik lôk V], s. f. Pique-langue ( sorte de champi- gnon).

Piquer \pikê' . . gén. (pike-pitsq S)], V. tr. Offenser, blesser.

Piqueron [pikrù M, I, P\, s. m. Piquant. iV loche meu lés hhaiidûres, n-y è dés ~, ne touche pas les orties, il y a des p.

Piquasse [pikes M, I, P, N, S], s. f. Piqûre. Eune ~ de hhèdon, une p. de chardon.

PIQ

- 520

PIT

Piquion [pikyô M, I, P, N, pilcalS, piknl \'\, s. m. Ne s'emploie (juc dans l'expression ; Lo ~ don jo, le point (lu jour.

Piquion Ipibyô M, I. P, N\, s. ni. Kcharde.

Piquet \piko V], s. m. Aiguillon d'abeille, de guêpe.

Piquotc, voir Piquatc, Piquion.

Pîrat \plra S], n. pr. Pierre. Voir Pièrat.

Pîratc IpTrat N], s. f. Petite pierre.

Pîrchate [pTrsat M, N, plrsol I, P, F, pçrsat S], s. f. Petite perche (poisson).

Pïrche \plrs M, I, P, N, pçrs-pëx-pîx S, pes-pœs V\, s. f. Perche ; perche qui sert à maintenir le char- gement d'une voiture de foin ou de paille. J'alans mate le ~, nous allons mettre la p. (cela va finir). Voir Picuhhe.

Pîrchi \plrsi P\, s. m. Cerisier. Voir Celîhi.

Pîrchotc, voir Pîrchate.

Pire [pTr S], s. f. Pierre. Voir Piérc.

Pire |p7rgén.l, adj. Pire. 2" Adv. : Pis; à un plus ha\it degré, plus, davantage. Ç'at ~ que le imce, c'est plus beau qu'à la noce.

Pirésie [pirêzi V], s. f.— Pleurésie. Voir Purïsïe.

Piri \pXri S\, v. inlr. Pourrir. Voir Pûri.

PirwilG Ipirwil Augnyl, s. f. Bouton qu'on enveloppe d'étolTe. Voir Pèrwèye.

Pis I /)/■ M, I, P, F. N, pçi-pw S, pc \\, s. m. Pis (mamelle des bêtes).

Pis [pi S, V\. conj. Puis. Voir Pus.

Pis \pi S, V], adv. Plus. Voir Pus.

Pissenotè [pisnotç V], v. intr. Manger du bout des dents. Voir Pussenatcr.

Pisquc |/)/,s'A-f M, X, S, piskç I, P, F, piske V\, conj. Puisque. Pisscnat \pisiia S, pisnç V], s. m.

Poussin, jjoulet.

Pissenè [pisnç V], v. intr. Manger du bout des dents. Voir Pauchnafer.

Pissîn [pisî S, V], s. m. Poussin. Voir Pussîn.

Pissotè [pisolç Y], v. intr. Choisir les aliments, manger peu et avec dégoût. / n' minje mi, i n' fèl qii' ~ . il ne mange pas, il ne l'ait que grignoter. Voir Pcuchnater, Pissenè, Pussenatcr.

Pistoulèt [pistulç Buc.|, s. m. Pistolet.

Pit-de-mohhat [pi d' mpyji], s. m.

1" Pot accroché au mur, les moineaux font leur nid. Grosseur au dos.

Pitaler [pitalêi . . M, N, pitolç . . I, P\, v. tr. 1" Piétiner, fouler aux pieds. V. intr. Patauger, /s pilalint dans l'âwe, ils pataugeaient dans l'eau. 3" Faire sortir le grain de l'épi.

Pitata (au) \piiata . . M, I, P], loc. adv. Ne s'emploie que dans l'expression : Coran -, faire sauter un enfant sur les genoux.

Pitchè \pitse S], v. tr. Piquer. Voir Piquer.

Pitchous, voir Pitious.

Pit-étG I pitcl], adv. Peut-être. Voir Pcut-éte.

Pitil piou! pioul pil pil pil pi I \pili pyn pi V, pïltja X], interj. Cri ]):ir leciuel on a|)pclle les poules.

Pïtiat! pitiat! voir Piti.

Pitieu [pitU'f gén.|, s. m. Pitié. Mon Dieu, èyeûz ~ d' meu et j'teûz dés piéres ans-autes, mon liieu, ayez pitié de moi et jetez des pierres aux autres!

Pitious [pityu . . M. I, P, N, V, pitsn S\, adj. Piteux (digne de pitié).

f>lt

Pitolè, voir Pitaler.

Piton [pilô M], s. m. Partie de la voiture. Voir Ché.

Pitwès [pitwf . . Bécliy], s. m. Putois. Voir Fehhou.

Piucliater [pyûsatêi M\, v. intr. Manger avec défiance, comme en épluchant. Voir Peuchnater.

Piilchc [pyûs S], s. f. Pluie. Voir Piâwe.

Piiir Ipyur S], v. intr. Pleuvoir. Voir PieOr.

Piuvantè [pyûvàte . . S], v. intr. Pleuvoir et venter en même temps.

Pivète [ pivet F], s. f. Ecorce de saule mince et courte dont les enfants tirent un son strident.

Pivôle [pivôl Destry], s. f. Pivoine. Voir Pioîïne.

Piyeu [pii)y(f . . gén.], v. tr. Épier, se former en épi. Gla- ner les épis après la moisson.

Piyon [piyô S], s. m. Petite parcelle de terrain.

Piyou [piyu M, I], s. m.— Voleur.

Placi [plasi F], v. tr. Placer. Voir Piècieu.

Plâdi [plâdi F\, v. tr. Plaider. Voir Piadieu.

Plâdiow [plâdyow F], s. m. Plaideur. Voir Piâdiou.

Plafounow [plafunow F], s. m. Plafonneur. Voir Pièfonou.

Plâjant ( plâjàF], adj. Plaisant. Voir Piâhant.

Plâji [plûji F], s. m. Plaisir. Voir Piâhi.

Plaku [plakù F\, s. m. Ins- trument qui sert à battre la terre fraîchement mise dans la grange, pour l'affermir et l'aplanir. 2" Pelle qui sert à presser le fumier sur la voiture.

Planchi [plâsi F], s. m. Plan- cher. Voir Pianchi.

Planté [plâtê F], s. m.— Plantain. Voir Piantin.

^2i -

PLÉ

Plantow [plàtow F], s. m. Planteur. Voir Piantou.

Plantu [plâlti F\, s. m. Plantoir.

Plaque [plak V], s. f. Plaque de fonte qui protège le mur du fond du foyer. Voir Tèque.

Plâre [plâr F\, v. intr. Plaire. Voir Piârc.

Plate [plat . . gén.], s. m.— Plâtre.

Platèrnâye [platernây F], s. f. Marmitée.

Platine [plàlin M], s. f.— Langue; babil (familier).

Plâtrou [ plàtru M, N, S, plâtru . . I, P, F, V], s. m. Plâtrier.

Plâye [plâg F\, s. f. Plaie. Voir Piâye.

Plé [plêi P, plê F], adj. Plein. Voir Pyin.

Pléche [plês F], s. f. Planche. Voir Planche.

Pléchi [plêsi F], s. m. Plancher. Voir Pianchi.

Pléchote [plêsçt F], s. f. Plan- chette. Voir Pianchatc.

Pléne [plên F], s. f.— Platane. Voir Plinnc.

Pléne [plên V], s. f. Plane (outil de sabotier). Voir Pyinne.

Plète [plçt M, I. P, N, pyetin S], s. f. Fer à repasser.

Plète [plet M, I, P, N[, s. f. - Pierre plate plus ou moins arrondie, dont les enfants se servent dans certains jeux. Voir Galiche.

Pleuma' [plœmw F], v. tr. Plumer. Voir Pieumer.

Pleume [ploem F], s. f. Plume. Voir Pieume.

Pleumon [plœmô F], s. m. Edredon. Voir Pieumon.

Plcumessîeu [plqemsyœ M, N], s. m. Plumasseau. Voir Pieumessé.

Pleur [plôêr F[, v. intr. Pleu- voir. Voir Pieflr.

Pleurîsîe [plœrTsî F], s. f. Pleurésie. Voir Piirîsïe.

t>LI

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POH

Plinne | pli'n M, I, l>t(ii 1\ />'<'"- ! plën Af|, s. f. - Platane.

Plis \pU V|, adv. Plus. Voir Pus.

Plomcsak [ploiumk V|, s. m. Knl'aiil bien portant, mais lro|) louiil. Qui tjrâs ~, quel j^ros enlanl.

Ploûe, Ploûve [plû-plûf l-'\. s. I'. Pluie. Voir Piâwe.

Ploiïr Iplùr F\, v. iiilr. Pleu- voir. Voir Picûr.

Ploûve, voir Ploûe.

Plûc \plii F\, -s. f. Pluie. Voir Piâwe.

Plumon Ipliiiuù lan^<. pop. mess.], s. m. Lit de plumes l'ail avee le gros duvet et les pluuies de l'oie. Voir Picumon.

PlQr [plûr F, Landroff], v. intr. Pleuvoir. Voir Pieûr.

Pc \po V\, prép. Par. Voir Pè.

Po [po M, I, P, \, pu F, po S, pu V], prép. Pour. Devant un pron. pers. accentué, on dit por. Por In, p. lui. Por /' hlinr. p. |le| sûr (sûrement).

l/'ô" iV, /)ô F, S, V], adv. Peu. Voir Pou.

Pochate [posai M\, s. 1'. (".enelle. Voir Patche.

Poche, voir Pohhc.

Poche, voir Pôhhc.

Poché, voir Pohhé.

Pochelat, Pochcler, Pochcli, Poche- lîre , Pochenat , Pocherèye , voir Pohhclat Pohhelcr, Pohheli, Pohhe- lïre, Pohhenal, Pohhcràye.

Pochèssion, voir Pohhèssion.

Pochetâye | poslûii I, P ), s. f. Contenu d'une grande cuiller de métal. Voir Pachetâye.

Pochète \posci P\, s. f.— ("enelle.

Pocheulerèye, voir Pohhculerèye.

Pochi [posi M, I\, s. ni. Per- sonne sale, saligaud.

Pochiè, voir Pohhiè.

Pochion, voir Pohhion.

Pochon, voir Pohhion.

Pochonerlye, voir Pohheulerèye.

Pochote \p<}^>l /, /'|, s. f. Po- elielte. Voir Pachate.

Pochou |/>o.s"u . . /, P, V|, s. ni. Pêcheur. Voir Pahhou.

Podé \podvi M\, inlerj. Paiilicu.

Poficu \pofiin- . M, I. P, N\, v. intr. Pouller, éclater de rire en faisant des efforts pour se con- traindre.

Pogn [ppn M, /, /', iV, piiù F, S\, s. 111. Poing.

Pognat [poila M, X, poùo I, /', piiùa S], s. m. 1" Poignet. 2" Seizième partie du bichet.

Pognèye [pont'tj M, I, P, X, pniihi F, S, piim V], s. f. 1" Poignée. Eunc ~ d' min, une p. de main. Eune - d' satTses. une bordée de sottises.

Pognot, voir Pognat.

Pohhe [ppx . . /, /', F, V\, s. f . Pèche (action de pécher). VoirPahhc.

Pôhhc [pôx . . S, pwps V], s. m. Porche, corridor.

Pohhè I pçxç y\, s. m.— Paisseau. Voir Pèhhé.

Pohhé I p(o)xci . . M, I, P, \, S, y, pitsc F], s. m. Pourceau, co- chon. - (/' mer, cochon de nier (cochon d'Inde). A'ohi (/' /' -, nom d'un c. (juron). 'L ni èvûre comc i ~ , il est avare comme un c. Lcs-atijes font firogneu les -, les auges font grogner les c. (les auges, selon qu'elles sont vides ou pleines, font grogner les c.; les gourmands s'oc- cujient toujours de In table). Lo çh(/u' n'è qit'i - /' fût (/rris, celui qui n'a qu'un c. l'engraisse (les parents qui n'ont qu'un enfant ont bien soin de lui). An n'uniirèhlicnt mcu lés - cra (/' rriivc kicre, on n'en- graisse ])as les c. avec de l'eau claire. Quand' lo - al Irap i/rôs, i saule lo ran, quand le c. est trop gras, il saute hors de la cabane. An l'roni âque de li, si les piats ~ ne V

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PÔL

minjent, on fera quelque chose de lui, si les petits c. ne le mangent pas. Personne sale, saligaud. 3" Per- sonne d'une avarice sordide.

Pohhelat [pçxla . . M], s. m.— Por- celet. / n'y è si piat ~ que n'èye ses tranle sèt' oss'lals, il n'y a si petit p. qui n'ait ses trente-sept osselets.

Pohheler [pçxlê' . . M, I, P, N, pu-flç V\, V. intr. Mettre bas, en parlant de la truie. 2" Gâcher la besogne, faire mal son ouvrage. / n' labore meu, i pohhenle, il ne laboure pas, il gâche le travail.

PohhGleûre, voir Pohhelîre.

Pohheli [pçxli M, I, P, N], s. m. Porcher.

Pohhelîre [pp/fîr . . M, I, P, N, pçxlœr S, puflêr V], s. f. Matrice de la truie.

Pohhenat [poyna . . M\, s. m. Porcelet.

Pohherèye [pçxfçy- L P], s. f.— Pêcherie de poissons. Voir Pahhe- rèye.

Pohhèssion [ppxçsi/ô . . M, I, P, N, S], s. f. Procession. È le Fêle- Dieu, léle ~ , télé f'nau, à la Fête- Dieu, telle p., telle fenaison.

Pohheulerèyc [pçxqelrêy-pçxcpyrêy . . M, I, P, S, pox(xlrêy-pçx<^''''êy- posonrçy N\, s. f. Cochonnerie, se dit de tout ce qui est commun ou qui a très peu de valeur (fami- lièrement).

Pohheurerèye, Pohheuyerèye, voir Pohheulerèye.

Pohhi [pçxi V], adv. Par ici. Voir Pèhheu.

Pohhi [pçxi P], V. intr. Pisser. Voir Pcuhhieu.

Pohhiè [poxyç . I, P, V], v. tr. Pêcher. Voir Pahhieu.

Pohhion [pçxyô . . M, I, P, N,puxy5 S], s. m. Porcelet; cochon de lait. Ç'at corne le fiauve don roje ~ , c'est comme le conte du c. rouge

(plaisanterie qui consiste à annoncer le conte et à répondre par des coqs- à-l'àne à ceux qui vous posent des questions).

Pohhon [ p(p)xô . . M. I, P, N, p(o)xô- p(u)xô . . S, V], s. m. Poisson. 'L al maleureûs corne i ~ sus l' Irin, il est malheureux comme un p. sur la paille. 'L è èlrèpé i groûs

, mâs 'l ateûl pûri, il a attrapé un gros poisson, mais il était pourri (il a cru épouser une femme riche, mais il s'est trompé). Lés grands ~ minjent lés piats, les gros poissons mangent les petits.

Pohhon [ poxô. . I, P], s. f.— Portion affouagère. Voir Pahhon.

Pohon [pçtô N], s. m. Poison. Voir Pwèhon.

Pohhou [ppx'i . I, P, V\, s. m.

Pêcheur. Voir Pahhou. Pokant [pokàS], adv.— Pourtant.

Voir Portant.

Poke [jopA- M], s. f. Grosse main.

Poke [pok M, I, P, N, poket P, F], s. f. 1" Pustule de petite vérole. 2" Au pi., petite vérole.

Pôke [pôk S], s. f. Porte de grange. Voir Poûte.

Pokète, voir Poke.

Polâd [polâ Y], s. m. Palet dont on se sert au jeu de la galiche.

Polak [pçlâk . . M, I, P, N], s. m. Homme malpropre, grossier. On dit ordinairement : wèle ~, sale p.

Polâs [polâ V], s. m. Palais de la bouche. Voir Palâs.

Polat [pola M, N, polo 1, P, pula S], s. m.— Tige herbacée.

Polat [pçla M, N, polo I, P, pulç F, polo-pnlàV], s. m. Brin, fétu. ~ d'sawcjnon, tuyau de sureau, dont on a enlevé la moelle, qui sert à maintenir l'aiguille sur laquelle la tricoteuse prend la maille. Ç'ié n' vos route meu settl'mant i ~ de m'n

POL

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POL

èslime, cehi iic vous ôte pas sciilo- iiuMit un l). (le mon cstinie C. //, 111,98. (juaiui on trouve deux 1). de paille en eroix sur son passaf^e, il faut les séparer alin d'éviter un malheur.

Polc Ipnl, P, y, pôl V\, s. m. Chambre d'habitation. Voir Pale.

Polè !/»()/(' V|, adv.— Par là. Voir Pèle.

Polè|/)0/ç V],adj.— Pelé. Voir Paie.

Polà \pole . . I, P, /•'. V|, V. Ir.- Peler. Voir Palcr.

Pôléje Ijiôlcs V|, s. m. Veillée d'hiver. Voir Paléje.

Polèliè {pnlçliir Bue.|, s. m. Poulailler. Voir Poycrôyc.

Polenéjc | poinvs I, P \, s. m. l'èlerinaj^e. Voir PalGnéjc.

Polére, voir Polîre.

Polerèye \pplrrii M \. s. f . Pou- lailler. Voir Poyerèye.

Polerîn [polrî . . I, /'|, s. m. Pèlerin. Voir Palerîn.

Polerinéje \ polrinPs . . I, P\, s. m. Pèlerinage. Voir PalerinÉje.

Polèssc [polies I\, s. f. l'xor- chure. Voir Palèsse.

Polèt |/)()/ç M\, s. m. Poulet.

Poletàye , Poletèsse | pollûi] I, polli'nj-jxilh^s P\, s. f. Terre (jui se détaehe de la semelle du soulier. Voir Paletàye.

Poletéyc [pollen V|, s. f. Pel- letée. Voir Palâyc.

Polefihhe | pol(7y_ /'], s. f.— Pelure. Voir Paloîjhhe.

Poleûr [/)(p)/(Tt M, I, P, N\, v. tr. Pouvoir. An fonncnt coinc an pienncnl, an n' fonncnt meu corne an viennent, on l'ait eoninie on peut, on ne l'ait pas connue on veut. Voir PovGÛr.

Polèyc {polêij M, I, P, A'I, s. 1'.-- Poulie.

Polhhon \polyS' ^ !■ ^- ni.— ICelie- lon. Voir Pahhon.

PoHche [pçUs M, I, P, N], s. f. Pouliche.

Polie \ poli/c.-ijœ V|, s. ni. Ser- polet (on en fait une tisane contre le rhume). Brtien (<Ionncr) /' -, l'aire hâter (pielqu'uii. Si, de deux faucheurs, celui qui se trouve en seconde ligne est plus habile que l'autre, il donne le P.

Polin I polè M, I, X, S, V, {poli- P, pnlv /•')], s. m. 1" Poulain. Pia/er corne i ~ primé, piall'er conune un p. i)rimé (être impatient). 'L un vont -, i.s- r'vijinront ch'vaus, ils s'en vont ]î., ils reviendront che- vaux (ils sont bêles a|)rès comme avant). J' vôrons lés hés ~ rcv'ni </' /(■' fivere, nous verrons les beaux p. revenir de la foire (la fin cou- ronne l'œuvre) S. 2" Sorte d'échelle pour décharger les tonneaux. 3" Levier ([ui sert à lever la roue d'une voiture pour la graisser Y. 4" Sorte d'oiseau qui jette un cri ressemblant au hennissement d'un poulain.

Polîn [poli iV|, s. m. Bavure qui se forme entre deux miches de pain mal cuites.

Pôlion I/'ô/i/ô M, /, /', A'I, s. m. Dînicur.

Polîre I polir M, I. P, A', polêr- pnijër-pmilr S, payer V \, s. f. ~ Ouverture pratiquée dans le bas des portes pour ]icrmcttre aux poules de rentrer (piand la porte est fermée. Celte ouverture porte aussi le nom de ChJïtîre.

Polite [polit gén.|, s. m. llip- polyte.

Polofe [polof Y], s. f. Pelure. Voir PaloQhhe.

Polon (/'()/'> V|, s. m. Pelle en bois qui sert à enta.sser le fumier sur la voiture. Voir Palon.

Polot [polo I] s. m.— Sarbacane, faite d'une baguette de sureau dont on a enlevé la moelle, avec la(|uellc les enfants souillent des graines dures.

BOL

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POP

Polot, voir Polat.

Polotc [pçlot V], s. f. Épaule de porc. Voir Palate.

Polou \polu I], s. m. Pelle qui sert à entasser le fumier sur la voiture. Voir Palou.

PoloiihhG [polûx I, P\, s. f. Pelure. Voir Palouhhe.

Polpéliére [polpelijër V], s. f. Rougeole. Voir Popeliûrc.

Poltrèt [poltre V], s. m. Por- trait. Voir Portrât.

PolQche [poliis F], s. f. Pelure. Voir Palouhhe.

Pomâye [pomàij . . gén.], s. f. Salade pommée.

Pômon [pômô F], s. m. Pou- mon. Voir Mou.

Pompadoiir [pôpàdûr . . M, I], n. pr. Pompadour. Ç'al pis qu'