mmm #t! '^m i^¥^ v^^ I ^,' tr- 'oi %v -^i^ «*', '^■;=^ ' .*. ■*%A v J ij^ . t-y ' JOURNAL DE BOTANIQJJE E R RATA Pagre 54. — 54. — 83. — 84. — 84. — 108. — 108. — 165. ligne 15-16 — 166. — 25. — 181. — 2-3 — 255. dernière ligne ligne 34. — 35- — 16. — 7. — 16. 7- 7. fig. au lieu de Rosacées 5. . . . Ombellifères 6 , . Helleborus viridis . lises Rosacées i. Ombellifères o. Helleborus foetidus. Epiderme inférieur , , Epiderme supérieui . Epiderrae supérieur . . Epiderme inférieur. Desrieu Derrien. Goermer ....... Goerner. Bernard Bachelot. Saxifraga spontaneica. Saxifraga sponhemica. JOURNAL DE BOTANIQUE Directeur : M. Louis MOROT Docteur ès-sciences. I'ojoa.& I. — ±&&T. PRIX DE L'ABONNEMENT 12 francs par an pour la France 15 francs par an pour l'Etranger Les Abonnements sont reçus AUX BUREAUX DU JOURNAL 28, Rue Tournefort, 28 et à la Librairie J. LECHEVALIER, 23, Eue Racine PARIS \^X ■& 1" ANNEE N» I 15 FEVRIER 1887 «^'^MMMM^' JOURNAL DE BOTANIQUE Directeur: M. Louis MOROT Fig. I. Thalle de Lichen. Physcia parietina. LA CONSTITUTION DES LICHENS Par M. Gaston BONNIER. On sait que les Lichens sont des végétaux inférieurs, qui crois- sent sur les rochers, sur Técorce des arbres, parfois sur le sol, et qui forment des plaques irrégulières (fig. i), des arborescences de diverses formes, ou encore des sortes de croûtes qui revêtent la sur- face des rochers. Ces végétaux diffèrent des Algues par leurs appareils reproducteurs, qui ressemblent à ceux des Champi- gnons, et se distinguent de ces der- niers en ce qu'ils contiennent de la chlorophylle, cette matière verte né- cessaire à l'assimilation du carbone. Aussi les Botanistes ont-ils rangé les Lichens dans une classe spéciale de végétaux, parallèlement aux deux classes des Algues et des Champignons. Plusieurs savants, et l'on peut citer entre autres M. de Bary et surtout M. Schwendener, ont étudié avec grand soin les deux genres de tissus si différents qui font partie d'un Lichen^ le tissu sans chlorophylle (hyphes) et le tissu chlorophyllien [gonidïes). Ces auteurs ont remarqué que les gonidies ressemblaient à des espèces connues d'Algues vivant dans l'air humide ou dans les eaux douces. A chacune des formes connues de gonidies, c'est- à-dire de cellules à chlorophylle des Lichens, correspondrait une forme d'Algue. Or, comme la forme des hyphes (parties sans chlo- rophylle) et des appareils à spores des Lichens qui sont produits par les hyphes rappelle tout à fait celle des Champignons, l'hy- pothèse suivante est venue naturellement à l'esprit des observa- teurs cités plus haut. Ils ont supposé qu'un Lichen n'est pas un 2 JOURNAL DE BOTANIQUE véo-étal autonome, mais se trouve constitué parTassociation d'une Alo-ue et d'un Champignon . Le Champig-non puiserait dans!' Algue une partie de la nourriture assimilée par l'action chlorophyllienne et lui fournirait en revanche une fraction des matériaux qu'il ab- sorbe directement. En outre, l'Algue, qui est ordinairement tuée par la sécheresse lorsqu'elle est isolée, trouverait dans l'associa- tion avec le Champignon l'avantage de supporter les change ments brusques d'état hygrométrique, pouvant passer en même temps que son associé à l'état de vie ralentie. Cette hypothèse ingénieuse n'a guère rencontré chez les li- chénologues que des incrédules, et elle a été vivement combattue par plusieurs d'entre eux. Sans vouloir rendre compte de ce débat important, je me con- tenterai d'ajouter que d'autres auteurs ont cherché à confirmer par des observations nombreuses et des expériences l'hypothèse de M. Schwendener. Les uns ont suivi la méthode analytique et ont montré qu'en isolant les gonidies on pouvait obtenir des cultures de l'Algue se multipliant et se reproduisant sans les hy- phes. Les autres ont opéré au contraire par la méthode synthé- tique : semant des spores de Lichens sur des Algues, ils ont vu se former l'association entre les filaments incolores sortant des spores et les Algues constituant dès lors les gonidies du Lichen ainsi obtenu par synthèse. Parmi les divers auteurs qui se sont occupés de cette question, l'on doit surtout citer M. Bornet, dont les observations minu- Fi—~,ffi^tt émarginés et s'imbriquent légèrement par leurs bords. 2. C. quinquenervia DC, Prodr. I., p. 239; Boiss., FI. or. I., p. 416. A, Franchet. — Sur les Cleome a pétales appendiculés. 39 Persia (Olivier, Bélanger); Ispahan (Aucher, n. 4182); Persia auslralis (Aucher, n. 4183); Afghania inter Tebbes et Herat (Bunge, n 13) ; India, in Sindh et Punjab occid. (Griff. ex Hook. et Thomps.). Les deux grands pétales sont lancéolés del- toïdes, un peu obtus ; l'écaillé larg-ement arron- die, entière et à peine ondulée sur le bord. Les feuilles ont g-énéralement 5 nervures, mais les deux latérales sont quelquefois peu visibles ; les bractées, lorsqu'elles existent, sont oblongues. .^^ "^ 3. C. Noeana Boiss., Diagn. ser. Il, i. p. 48; FI. or. I. p. 415. Kurdistan, in subalpinis prope Kirrind (Noe exsicc. n. 15, in herb. Mus. par.; n. ii26ex Boiss.); Afghanistan (Griff., n. 166). Diffère du C. qiu'iiquenervia par ses capsules plus allong-ées, presque linéaires, et ses bractées orbiculaires-cordiformes, lors- qu'elles existent. 4. C. brachystyla Deflers, Btdl. Soc. bot. de Fr. vol. XXXIV (mox edendum); C. hispida Ehrenb. , herb. Arab. inédit. , ex sche- dula herb. Musei parisiensis. Arabia, in summo monte Ketumbut (Ehrenb., dis- trib. herb. Berol.); Adcn (Courbon, n. 368; Balansa); ,; Aden, in valle Kusaf (Deflers!); insula Kamaran, in Mare Rubro (Faurot). t ' \. Espèce bien caractérisée par ses feuilles flo- rales peu diminuées, et ses pédoncules allongés. Le nom spécifique donné par Ehrenberg a l'anté- I ,( lï A riorité sur celui qui vient d'être attribué par Ef^ '"uk^'^ M. Deflers. Mais, outre qu'Ehrenberg n'a fourni ï ^ -/ aucune description de la plante, plusieurs espèces ? paraissent avoir été distribuées par le Musée de Berlin squs le nom de C. hispïda. Celle que le Muséum de Paris a reçue sous ce nom est certainement le C. brachystyla Deflers. 5. C. droserifolia Del., FI. d'Egypte, p. 35, tab. 36, fig-. 2; Boiss., FI. or. I. p. 415. iEgyptus, in desertis (Delile); Suez (Aucher, n.414); Suez et Sinai (Bové, n. 144); Haykock, in littore Maris Rubri (Courbon, n. 329); Arabia, ad Mascate (Aucher, n. 4185») et ad WadiTolkik (Ehrenberg); if X \'/->-'^.^.. 410 JOURNAL DE BOTANIQUE ÏQ alveis lapidoso-arenosis, prope Suez (Letourneux, n. i8). {i| Le C droseinfolia est toujours très glandu- leux ; ses feuilles sont orbiculaires, quelquefois lé- gèrement échancrées à la base ; les feuilles florales sont à peine plus petites et tout aussi longuement pétiolées que les caulinaires. 6. C. prmnosa T. Anders., Joiirn. of Linn. soc. V, p. 3; Deflers, Bidl. soc. bot. de Fr. vol. \ ;î XXXII, p. 346. Aden, copiosissime (Perrotet, Remy, Courbon); in planitie Màla et in collibus Steamer-Point dictis (Deflers). Très voisin du précédent, mais plus glau- que et souvent moins glanduleux, ou même glabrescent ; la forme des feuilles est un peu différente et, au lieu d'être arrondies comme celles du C. di^oserifoh'a, elles se prolongent très brièvement en pointe. Dans la forme rap- portée par Courbon, les feuilles sont à peu près glabres et presque exactement cordi- formes. **-"--"«™°™-'°*-^^--^ 7, C. ovalifolia., sp. nov. — C. drosevi- foh'a Franch., Sert, somalense, n. 6. (non Delile.) Glanduloso-setulosa, ramosa; folia mo- t -A dice petiolata, pallide viridia, utraquefacie tenuiter pubescentia. sparse glandulosa ; limbus ovatus, trinervis e basi rotundata ovatus, apice abrupte et brevissime mucro- nulatus ; bracteae foliis paulo minores bre- viter petiolatae, obovatae ; pedicelli graciles, lonofe racemosi, sub anthesi bracteam su- perantes; sepala et petala extus pulveru- lenta lanceolata, acuminata, petalis sepala 1 iî vix excedentibus ; squama margine undu- lato-crispa, nunc subtriloba, tenuiter denticulata; stamina 4 pe- talis plus duplo longiora; stylus sub anthesi 7-8 mill. longus; capsula oblongo-linearis, puberula, parce glandulosa; semina glabra. J. CosTANTiN. — La flore du littoral. 41 In planitie Yaffar (Ouarsanguelis), regionis Somalensis (Revoil). Port du C. brachystyla, mais facilement distinct par son long style. 8. C. polyfrî'cha^ sp. nov. — C. hispida Deflers, Bîdl. soc. bot. de Fr. xxxil, p. 346 (non Ehrenb. in herb. Mus. par.). Robusta, tota dense piloso-setulosa, " glandulosa; folia longe petiolata, limbo ^ orbiculato-cordato, trinervi, vel obscure 5-nervi ; folia floralia (bracteae) foliis eau- -- linis tantum paulo minora, reflexa, orbi- te culata profunde et anguste cordata, sub- W^^ sessilia; pedunculi sub anthesi bractea sub- W2 L duplo longiores patentes; sepala lanceo- fc'^^^LJ^F/ ^mw y lata, puberula et longe glandulosa ; petala K^ ^t calycem paulo excedentia, late lanceolata, ;> i^^'^ -.. apice herbacea etpilosa; squama margine undulato-crispa, nunc subtriloba; stamina 4, petala triente su- perantia; stylus sub anthesi 7-8 mill. longus ; capsula oblongo- lanceolata, glandulis dense vestita, in pedunculo patente ascen- dens; semina glabra. In littore africano Tedjourah dicte, in locis calcareis (Boivin, n. 1084); Aden (Courbon, Beaudoin), in planitie Mâla, inter saxa delabentia ad Cham-Cham (Deflers, sub : C. hispida). Très distinct, parmi les Cleoine à longs styles, par ses feuilles florales réfractées presque sessiles, offrant à la base une profonde et étroite échancrure dans laquelle passent les pédoncules. OBSERVATIONS SUR LA FLORE DU LITTORAL (fin) Par M. J. COSTANTIN. Marais salés de l'intérieur. — On a depuis longtemps signalé sur les bords des marais salés de l'intérieur de la France une flore particulière qu'on ne retrouve plus dès qu'on s'en éloi- gne tant soit peu. En Lorraine, à Dieuze, Vie, etc., on rencontre : Salîcornia herbacea L. Apium graveolens L. Aster Tripolium L. Triglochin maritimum L. 42 JOURNAL DE BOTANIQUE En Auvergne, à St-Nectaire : Sperg-ularia marg-iuata Fenz. Glaux maritima L. Trig'lochin maritimum L. Dans l'Allier : Glaux maritima L. Trifolium maritimum Huds. Plantag-o maritima L. Atriplex rosea L. Juncus Gerardi Lois. Plantago Coronopus L., var. mari- tima. Gl)-ceria distans Wahlenb. Quelquefois c'est une seule espèce qui s'observe près d'une source salée. Les espèces submergées qu'on trouve dans ces eaux sau- mâtres sont les mêmes que celles qu'on peut recueillir dans les marais salants du littoral : Ruppia rostellata Koch. ] Ranunculus Baudotii Godr. Les petites florules précédentes sont de véritables colonies sans rapport avec la végétation qui les environne. Les plantes marines n'existent donc dans l'intérieur des terres qu'autour des marais salés. Sur les bords de la mer, la répartition des espèces mérite de fixer l'attention. RépaiHitioii géographique. — Quelques-unes d'entre elles se retrouvent de Bayonne à Dunkerque : Cakile maritima Scop. Eryngium maritimum L. Beta maritima L. Honkeneja peploides Ehr. Artemisia maritima L. Convolvulus Soldanella L. Obione portulacoidcs Moq Psamma arenaria R. SchuU. D'autres s'élèvent à une latitude plus ou moins élevée sur nos côtes : Matthiola sinuata R. B. (de Bayonne à Cherbourg). Galium arenariumLois (de Bayonne à Brest. Linariathymifolia D. C. (de Bayonne à La Rochelle). Erj'thraia chloodes Gr. God. (de Frankenia lavis L. (de Bayonne à Nantes). Dianthus gallicus Pers. (de Saint- Jean de Luz à Quimper). Medicago striata Bast. (de Bayonne à Quimper). Statice occidentalis Llyod ( de Bayonne à la Manche). Bayonne à la Charente-Inférieure). Plusieurs espèces semblent descendre du Nord comme X Obione pedunctilaia Moq., plante de Suède, que l'on retrouve à Dunkerque (M. Hariot), à Calais et à l'embouchure de la Somme. J. CosTANTiN. — La flore du littoral. 4J Enfin, quelques-unes de ces plantes marines sont localisées en des points peu nombreux ; telles sont : Lathyrus marititnus Fr. (embou- chure de la Somme). Althenia filifor nis Petit (quelques marais de Tîle d'Oléron). Eryng-ium viviparum Gay (quelques localités du Morbihan). Statice Dubyei Gr. God. (à la Teste de Buch), Statice rariflora Drej. (Morbihan^ Finistère). Narcissus reflexus Lois. (îles Glé- nans, seule localité connue). L'aire géographique des espèces est donc très variable; restreinte à une étroite bande de territoire tout le long de la côte de l'Océan pour celles du premier groupe, elle se réduit, pour celles du dernier, à quelques points qui peuvent être uni- ques à la surface du globe. J'ai signalé, au commencement de cette étude, l'existence d'un certain nombre d'espèces qui, bien qu'ordinairement marines, peuvent s'éloigner plus ou moins de la côte. Quand on étudie avec soin leur migration, on remarque que c'est souvent en sui- vant les fleuves qu'elles s'éloignent de la mer ; ceci s'explique aisément par le mélange des eaux douces et salées qui se produit à l'embouchure. Cependant d'autres raisons doivent être invo- quées pour rendre compte de la présence de quelques-unes de ces plantes à une grande distance de l'embouchure des fleuves ou même tout à fait dans l'intérieur des terres. Ces espèces peu- vent évidemment se développer dans un terrain non salé. Il y a d'ailleurs des transitions entre les différents groupes de plantes que j'ai pu observer à la pointe de Grave. Il y a certai- nement bien des intermédiaires entre les plantes du centre qui se modifient et celles qui ne se modifient pas en se développant au bord de la mer. Il est, en second lieu, souvent difficile de sa- voir si l'on a affaire à une plante de l'intérieur qui s'avance au bord de la mer ou à une plante du littoral qui s'éloigne de la côte. Il y aurait lieu de rechercher des stades de passage entre les espèces exclusivement marines et les espèces marines pouvant s'éloigner du bord de la mer. Ces intermédiaires paraissent moins nombreux que dans les cas précédents ; peut-être doit-on attri- buer ce résultat à l'inattention des observateurs, car quelques faits indiquent l'existence de ces transitions entre ces deux grou- pes de plantes . \J Aster Tripolmin, plante franchement marine, a été observé 44 JOURNAL DE BOTANIQUE sur les bords de la Gironde très loin de l'embouchure. Le Salsola Kah', espèce du littoral, peut remonter les fleuves jusqu'aux Alpes et aux Pyrénées. 11 est vrai que dans ces conditions nou- velles de développement l'aspect de ces plantes change profon- dément. 'L'Aster Tripolitim, qui est une plante presque naine dans les prés salés de la Teste de Buch, se transforme en indivi- dus gigantesques et très abondamment ramifiés. Le Salsola peut se fixer en une forme de l'intérieur qui n'a plus ses feuilles charnues {S. Tragits). Toutes ces remarques concourrent à montrer que l'on peut trouver à l'heure actuelle à la surface du globe une série d'es- pèces marines s'adaptant de plus en plus à la vie terrestre. En un mot, la géographie botanique amène à cette conclu- sion probable qu'à l'heure actuelle le développement d'une es- pèce terrestre dans un terrain salé ou d'une espèce marine dans un terrain non salé détermine des modifications plus ou moins profondes dans son organisation. Cette conclusion deviendra certaine et donnera un sens profond à tous les faits de géogra- phie botanique si l'expérience, c'est-à-dire la culture, vient la justifier. Ctiltitre. — M. Llyod a démontré que le Chrysantheutum 'maritimutn L. {Pyrethriun inaritiimim Sm., Triplenrosper- Tmiin maritiimim Koch), cultivé pendant une année à Nantes donne le Chrysantheinum inodortim L. {Pyr. inodomm Sm., Chainomïlla l'jiodora Koch). Or les caractères distinctifs de ces deux espèces sont assez nombreux pour que Koch ait pu les ranger dans deux genres différents : Ck. marithnutn Péricline otnbiliqiié à la maturité. Achaines gros dont la longueur ne dépasse pas la largeur. Feuilles à lanières charnues, caré- nées en dessous. Ck. inodorum Péricline //a!» à la maturité Achaines petits, ttne fois plus longs que larges. Feuilles à seg-ments _/?«j, canalicu- lés Sîir le dos. Grenier et Godron rapportent également que \ Hieraciunt eriophorum cultivé au jardin botanique de Bordeaux, y a perdu les poils dont il est ordinairement couvert. Il est vraisemblable que ces résultats précis se confirmeront au fur et à mesure que les expériences deviendront plus nom- breuses. Il est, en outre, probable qu'une étude anatomique at- Dangeard. — Recherches sur les Organismes inférieurs. 45 tentiverévèlerapartout des modifications, même quand l'aspect extérieur n'en fait pas soupçonner. On peut dire, en résumé, que le développement des plantes dans les terrains salés détermine à des degrés divers îin épaississe- ■ment des feuilles ^ des tiges et des frttits, un changement dans la nuance verte delà plante, et, dans quelques cas, une production abondante de poils sur tout l'ijtdividu. Indépendamment de ce résultat spécial, les expériences dont je viens de parler auraient une grande portée si on les générali- sait. Il existe certaines espèces entre lesquelles, dans la nature, on peut trouver des formes de passage; les travaux de Jordan et de tous ceux qui se sont occupés de l'étude approfondie d'un genre, nous en ont fait connaître un grand nombre. Ces formes se reproduisent habituellement par graines en restant identiques à elles-mêmes ; cela ne tient-il pas à ce qu'en général les condi- tions dans lesquelles elles poussent sont les mêmes ? Ne serait-il pas possible, en faisant varier ces conditions, de passer d'une forme à une autre, même très différente, et, en continuant l'expé- rience pendant une plus longue suite de générations, d'une espèce à une espèce voisine ? VARIETES Recherches sur les Organismes inférieurs (Thèse présentée à la Faculté des Sciences de Paris par M, Dangeard). Depuis que les récents perfectionnements des instruments grossis- sants ont permis de scruter jusque dans ses moindres détails l'organisa- tion des êtres, l'étude des infiniment petits a tenté plus d'un natura- liste. La difficulté de ces recherches ne réside pas seulement dans l'extrême petitesse des objets étudiés, mais encore et surtout dans la recherche des objets eux-mêmes. Trouver une Vampyrelle ou un Chy- tridium n'est pas en effet chose aussi facile que de récolter un pied de Potentille ou de Lotus. Aussi est-il très rare de voir un commençant débuter dans la carrière scientifique par un travail sur les organismes inférieurs. On doit donc féliciter M. Dangeard d'avoir mené à bonne fin les recherches qui lui ont valu le grade de Docteur ès-sciences na- turelles. Parmi les êtres étudiés dans ce tiavail (qui confine à la fois à la Botanique et à la Zoologie, mais que la Faculté a accepté comme thèse de Botanique) , les uns, tels que les Vampyrelles, sont rangés parmi 46 JOURNAL DE BOTANIQUE les animaux ; les autres, tels que les Ancylistes, sont des végétaux. Le problème de la distinction entre les deux règnes s'est donc posé naturellement à l'esprit de l'auteur. On sait combien ce problème est difficile, et comment tous les naturalistes qui ont cherché à le résoudre ont échoué. Ces précédents n'ont pas effrayé M. Dangeard qui, dans la première page de son travail, nous annonce qu'il a trouvé un crité- rium pour distinguer un animal d'un végétal. « Si l'être dont la place est douteuse, dit-il, introduit les aliments tels quels à l'intérieur de son protoplasma et les y digère, c'est un protozoaire; au contraire, la di- gestion se fait-elle par tout ou partie de la surface, les résidus de la digestion sont-ils extérieurs, c'est un végétal. » Ce critérium étant tiré de la nutrition, et tous les êtres se nourris- sant, ou ne sera plus embarrassé, il n'y aura plus de formes flottantes. Malheureusement le jury n'a pas été de cet avis, et l'un des examina- teurs a fait à ce sujet quelques observations qui ont convaincu tout le monde, excepté peut-être M. Dangeard. Il est intéressant de repro- duire, dans ce qu'elles ont d'essentiel, ces critiques faites par un juge compétent. D'abord, pourquoi chercher une limite entre le règne animal et le règne végétal ? Cette limite existe-t-elle ? Si quelque chose doit nous étonner, ce n'est pas qu'il y ait encore des êtres qu'on ne sait dans quel règne placer, mais plutôt que les critériums indiqués par les natu- ralistes puissent autant restreindre le nombre de ces formes indécises. Le concept animal et le concept plante sont des concepts de l'esprit humain, subjectifs et non objectifs, applicables à la majorité des cas mais non à tous. La nature n'est pas tenue à se conformer à nos classi- fications ; pour elle, il n'y a que des êtres vivants, revêtant les formes les plus variées et jouissant des propriétés les plus diverses. Dans le problème qui nous occupe, comme dans beaucoup d'autres en his- toire naturelle, les progrès de la science ne font que montrer les diffi- cultés et reculer la solution. Revenons au critérium de M. Dangeard pour en faire quelques applications. Lorsqu'un haricot germe, il digère l'amidon renfer- mé dans l'intérieur même du protoplasma de ses cotylédons. Donc le haricot est un animal. Comment, d'autre part, se fait la diges- tion chez l'homme ? Les aliments sont digérés dans l'estomac et les intestins. Or, tout le inonde sait que la surface du tube digestif est en continuité parfaite avec ce qu'on appelle vulgairement la surface du corps. Les aliments qui traversent le tube digestif ne cessent donc pas un seul instant d'être extérieurs au corps de l'homme, et par consé- quent l'homme est une plante. A coup sûr, M. Dangeard n'a pas dû être peu étonné d'entendre un de ses juges tirer de pareilles conclusions de son travail , Mais aussi A travers les Sociétés et les Revues. 47 pourquoi s'attaquer à un problème insoluble? La thèse de M. Dan- geard est remplie de faits intéressants et d'observations originales qui dénotent une aptitude réelle aux recherches. Que ne s'en est-il tenu là? Les sciences d'observation ne sont pas comme les mathématiques, oîi tout peut se définir d'une façon absolue. En histoire naturelle, comme l'a dit Claude Bernard, il n'y a pas de définitions. A TRAVERS LES SOCIÉTÉS ET LES REVUES SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE Séance du 25 février 1887. — M. Camus signale une station du Polygala vulgaris var. Lensei. M. Prillieux expose le mode de propagation vraisemblable du Mildew ou Peronospora viticola. Ce serait par les cultures basses de la vigne que la maladie se propagerait. Les spores d'hiver se trouvent sur le sol par suite de la décom- position des vieilles feuilles, et l'on a remarqué que les premières taches du Mildew se manifestent aux endroits où un peu de boue a été projetée. M. LoRET envoie une note sur le RubtiS collinus D. C. M. Timbau-Lagrave présente quelques remarques sur la variabilité des ma- cules du Lamium mactilatum. M. A. Chatin fait une communication sur les plantes montagnardes des envi- rons de Paris. M. DE Nanteuil établit l'identité de VOrchis brevicornis et de \Orchis Spitselii. M. Beschekellë présente un travail sur les espèces de Mousses récoltées au Tonkin. ACADÉMIE DES SCIENCES Séance du 31 janvier. — M. Vesque dans une nouvelle note sur les canaux sécréteurs et l'appareil aquifère des Calopkyllum persiste, contre l'opinion de M. Trécul, à refuser toute signification physiologique au rapprochement de ces deux sortes d'appareils. Il considère comme accidentel l'écoulement de l'émul- sion dans les trachéides de l'appareil aquifère, et critique en tout cas le nom A'organes d'élaboration donné par M. Trécul à ces trachéides qui sont des cel- lules mortes, incapables par conséquent d'aucun rôle actif. Il ne regarde pas non plus comme justifiée l'objection tirée par son contradicteur du petit diamètre des éléments constitutifs de l'appareil aquifère. Séance du 7 février. — MM. Millakdet et Gayon concluent de leurs der- nières recherches relatives à l'action exercée par les composés cuivreux sur le développement du Mildew que le cuivre est surtout absorbé par la cuticule, qu'il se localise dans cette membrane et y est énergiquement retenu. M. Mer indique les principales circonstances dans lesquelles se produisent dans le Sapin et l'Epicéa ces veines ou zones de tissu de couleur orange et d'une grande dureté que les ouvriers nomment le bois rouge, tissu caractérisé d'une manière générale par la lignification et la coloration de ses éléments à l'intérieur desquels se dépose en même temps de la résine. Il résulte de ses observations que « le bois rouge se forme quand il y a excès de matières nutritives sur un point, que les accroissements soient faibles ou très développés ». Séance du 21 février. — M. A. Chatin, dans une nouvelle noie sur les plantes montagnardes parisiennes, pose les conclusions suivantes : « i* La flore des Alpes n'est pas formée de colonies venues de Scandinavie; elle est auto, chtone. 2" La florule montagnarde de Paris n'est pas descendue des Alpes; elle est aussi aborigène, et réduite de nos jours aux espèces placées dans certaines sta- tions réunissant des conditions compatibles avec leur existence. 3° L'origine de 48 JOURNAL DE BOTANIQUE la plupart des plantes actuelles de l'Europe, celle notamment des CoroUiflores, de toutes les plus élevées dans l'échelle des espèces végétales, ne remonte pas au delà des terrains quaternaires. 4* Il y a eu pour les végétaux successivité et pluralité de centres de création. » M. Mer présente une note sur la formation du bois gras dans le Sapin et l'Epicéa. Ce phénomène consiste dans une imprégnation de résine à la suite de laquelle le bois devient dur, se coupe comme de la corne, et prend l'aspect qui lui a fait donner son nom. C'est toujours dans le bois rouge que prend naissance le bois gras; mais celui-ci n'acquiert 1 aspect qui le caractérise que lorsque l'imprégnation de résine a envahi les parois des trachéides. Il y a là encore un acte physiologique en relation avec la nutrition ; comme le bois rouge, et par une exagération des circonstances dans lesquelles celui-ci prend naissance, le bois gras se produit lorsque le développement d'un tissu ne correspond plus à la quantité de nourriture qui lui arrive. CHRONIQUE M. EicHLER, professeur à l'Université de Berlin et directeur du Jardin bota- nique de cette ville vient de mourir à Tàge de 48 ans. Privat-docent de botanique en i86^ à l'Université de Munich, professeur au Polytechnicum de Graz en 1871, il avait été nommé à l'Université de Berlin en 1878. Ses travaux les plus remar- quables sont : le Développement de la feuille (Marburg, 1861), les Diagrammes des fleurs (Leipzig, 1875-1878), les Fleîtrs femelles des Conifères (Berlin, 1881). Il a écrit la monographie d'un certain nombre de familles pour le Flora brasi- liensis de Martius, et depuis 1881 il dirigeait \& Jahrbuch des koeniglichen bota- nischen Gartens tmd des botanischen Muséums su Berlin. M. Bornet vient de publier une intéressante notice sur L. R. Tulasne, où il met pleinement en relief le caractère de cet homme de bien, de ce savant émi- nent qui est une des plus grandes gloires de la botanique française au xix' siècle. Sa vie s'est écoulée « silencieuse dans le recueillement du travail et des bonnes œuvres ». Il étudia d'abord le droit à Poitiers et devint deuxième clerc de no- taire dans une étude de cette ville. A la mort de son père, se trouvant dans une grande aisance, il abandonna cette voie, se fit nommer aide-naturaliste au Mu- séum en 1842, et commença la longue série des travaux qui ont illustré son nom. Le souvenir de son trère Charles, qui fut son collaborateur infatigable, doit être associé au sien. « Toute leur vie, les deux frères vécurent ensemble dans la plus parfaite intimité : l'aîné plus sérieux, plus réservé, supérieur par la valeur intel- lectuelle et la culture littéraire ; Charles plus expansif, plus attirant : l'un la pensée, l'autre l'action ; tous deux d'une bonté rare, d'une douceur exquise, d'une charité sans mesure. » Leur œuvre ne consiste pas seulement en ces ouvrages magnifiques le Selecta Fimgorum Carpologia et le Fungi hypogxi qui fixeront à jamais le souvenir de la grande découverte du polymorphisme des Champi- gnons, mais aussi dans « ces fondations pieuses et charitables, écoles, hospices, églises, que leur main libérale a semées sur divers points de la France ». En parlant de Tulasne, le nom de Thuret, cet autre cryptogamiste illustre, se trouve tout naturellement sous la plume de son ancien collaborateur. Riches tous les deux, « ils eurent des goûts semblables pour la retraite, la vie cachée, les mêmes préoccupations de faire le bien sous toutes ses formes ». Leur mort a laissé un grand vide car ils étaient de « ceux qu'on ne remplace pas aisé- ment » et on sentait qu'avec eux « une grande force était sortie du monde ». Le Gérant : Louis Morot. Paris. — J. MersÈk, Lmi<., 22, p4. b^ufe^t- ncKrhcreall. l'e ANNEE N' 4 1" AVRIL rS£'? ^^^ww^^^^^iww^v^^v^vM^wv^^^VN^^^^^^^^»^^^^^^^>^^^>^/*^^^^^>^>''v*''v^^>^^ JOURNAL DE BOTANIQUE Directeur: M. Louis MOROT LES RECENTS TRAVAUX SUR LE TISSU ASSIMILATEUR DES PLANTES Par M. Léon DUFOUR L'appareil assirailateur des végétaux a été, dans ces dernières années, l'objet de plusieurs travaux importants, et sa structure anatomique, la disposition des cellules qui le constituent, la répartition dans les cellules des grains de chlorophylle, ont été interprétées de façons fort diverses par les deux principaux au- teurs, MM. Haberlandt et Stahl, qui se sont occupés de la ques- tion. Ce désaccord dans les conclusions est dû à ce que ces deux savants ont été guidés par des tendances scientifiques très diffé- rentes. Nous nous proposons, dans cette étude, d'exposer et d'apprécier les méthodes qui ont conduit à des résultats si divers. M. Haberlandt s'efforce de chercher si la structure anatomique du tissu chlorophyllien, si variée, au moins en apparence, dans les diverses plantes, ne présente pas un caractère commun, se retrouvant partout, malgré des différences de secoi'kd ordre, et qui soit en relation avec le rôle physiologique de ce tissu. Ce qu'il cherche donc, c'est la raison physiologique de la structure anatomique. Pour lui, étudier quel rôle un tissu joue dans un être vivant, montrer que les diverses dispositions anatomiques qu'il peut présenter concordent avec sa fonction, voilà ce qu'il appelle chercher « l'explication physiologique de la structure anato- mique. » M. Haberlandt oppose ce genre d'explication à « l'ex- plication mécanique. » La forme d'une cellule, la structure de sa paroi, etc., sont le résultat ultime de forces internes ou externes qui sont toutes des forces physiques et chimiques ; expliquer le lait anatomique par le jeu de ces forces, c'est en donner l'expli- cation mécanique. Or, cette dernière seule m4rite effectivement le nom d'explication. 50 JOURNAL DE BOTANIQUE Donner l'explication complète d'un phénomène, ce n'est pas, en effet, montrer le rôle utile que joue ce phénomène ; c'est faire voir que tels corps se sont montrés en présence les uns des autres, que telles forces ont agi sur eux, et que c'est en vertu des pro- priétés de ces corps, en vertu des lois connues, que le phéno- mène a pris naissance. Que ce phénomène soit un simple fait, ou le résultat d'une succession compliquée de faits, comme peut l'être la structure anatomique d'un tissu, il n'importe; seulement, dans ce dernier cas, la difficulté pour trouver l'explication com- plète sera plus considérable, il faudra pour la donner résoudre successivement un plus grand nombre de problèmes secondaires. Quant aux causes elles-mêmes des propriétés des corps en présence ou de l'action des forces naturelles sur ces corps, qu'on les connaisse ou non, peu importe pour le problème en question. Un phénomène est expliqué quand on a prouvé qu'il est la con- séquence de propriétés connues et de lois démontrées. Nous ignorons assurément la cause dernière pour laquelle la matière obéit à la loi de la gravitation universelle. Néanmoins lorsque notre immortel Leverrier a démontré que certaines perturbations dans le mouvement d'Uranus^ étaient causées par l'attraction d'une planète inconnue jusqu'alors, et qu'il a fait voir que la loi de Newton rendait compte de toutes ces irrégularités apparentes, il a par cela même expliqué le mouvement d'Uranus. De travaux antérieurs aux siens (i), M. Haberlandt conclut que l'énergie assimilatrice des plantes est proportionnelle à la quantité de chlorophylle qu'elles contiennent; de là l'utilité de dispositions permettant l'existence d'un plus grand nombre de grains de chlorophylle, et, comme ces grains sont généralement disposés le long des parois cellulaires, utilité de l'augmentation de ces parois. Donc, premier principe : grand développement en siirface des parois cellulaires . L'auteur en voit l'application dans l'existence de ces portions de membranes qui pénètrent dans l'intérieur des cavités cellu- laires, comme on en constate, par exemple, chez ^'farendi'>^mT'"d'une 1^ Piuus sylvesU'is (fig. i), et aussi dans la forme feuille de Pin. I. Weber : Ueber specifische Assimilationsenergie. (Dissert, inaug-. Wûrz- burg, 1879.) Voir aussi Sachs, Arbeiten des Bot. Instituts in Wûrzburg, vol. II, fasc. 2, p. 323. L. DuFouR. — Récents travaux sttr le tissu assimilateur des plantes. 51 étroite des cellules en palissade qui permet, sur une même lon- gueur, un plus grand nombre de cellules et, par suite, une plus grande surface de parois qu'une forme plus élargie. Jusqu'ici, nous n'avons pas eu à signaler l'orientation de ces plissements et la direction des parois cellulaires. D'où vient donc l'orientation si générale des cellules chlorophylliennes? C'est qu'un second principe s'ajoute au premier. Pour remplir le mieux possible son rôle, le tissu assimilateur doit non seulement assi- miler le plus possible, mais permettre le facile départ des pro- duits d'assimilation vers les régions du végétal où ils sont utili- sés. Donc, second principe : enlèvement des produits assimilés par le phts cozirt chemin possible. Supposons, pour fixer les idées, que par l'intermédiaire des grains de chlorophylle il se constitue du sucre dans la cellule. Il est utile qu'il se produise un courant dans une direction unique d'une extrémité à l'autre de la cellule et, de là, dans les appareils conducteurs; pour atteindre ce but, les parois cellulaires qui portent les grains de chlorophylle ne devront pas présenter des orientations variées, mais elles devront être allongées dans le sens du courant. De là la naissance des cellules étroites, allon- gées, du parenchyme en palissade qui se présente comme la forme la plus typique du système assimilateur. Après cet exposé théorique, M. Haberlandt passe en revue une série de types de structure dans lesquels le système assimi- lateur est plus ou moins perfectionné, mais toujours régi par les principes établis. En .vertu de ces principes, les cellules assimila- trices allongées doivent, nécessairement, se mettre en rapport intime avec les faisceaux conducteurs ou leurs gaines. Par suite, l'orientation des pahssades perpendiculairement à la surface des feuilles n'est pas l'orientation essentielle ; aussi, fréquemment, on constate que les palissades sont déviées de cette direction ou se recourbent afin de rejoindre plus directement le système conduc- teur (diverses Conifères, par ex.); ailleurs (certaines Graminées, Equisetum) les cellules assimilatrices sont disposées radialement autour des faisceaux. Nous verrons plus loin quel parti M. Ha- berlandt tire de ces dispositions pour défendre ses idées. M. Stahl a aussi étudié le système assimilateur, mais sans en- visager la question à un point de vue aussi général que M. Ha- berlandt, sans prétendre donner l'explication de sa structure. 52 JOURNAL DE BOTANIQUE Cependant, si chercher l'influence qu'une cause déterminée exerce sur le développement d'un tissu est fournir un élément à l'expli- cation de la structure de ce tissu, on peut dire que M. Stahl aura contribué à la découverte de cette explication. C'est l'influence de la lumière que Al. Stahl a choisie comme sujet de ses recherches, et dans plusieurs travaux successifs (i), il étudie l'action de cet agent : 1° sur les grains de chlorophylle ; 2° sur le tissu en palissade. (A suivre.) FLORULE DU PANTHÉON Par M. J. VALLOT Lorsque j'ai fait la flore du Pavé de Paris, en 1883, il n'en- trait pas dans mon programme de franchir les clôtures, et je n'a- vais pas à rechercher les plantes qui pouvaient croître au Pan- théon. Cependant, par curiosité, j'avais parcouru le pourtour du monument^ à l'intérieur des grilles, et j'avais pu constater qu'il n'y croissait aucune plante. Ce pourtour est pavé, mais les pavés sont tellement serrés que je ne m'étonnais pas qu'aucune plante ne pût implanter ses racines dans des interstices aussi réduits, lorsque plus tard je remarquai que chaque année des préposés grattaient soigneusement les intervalles des pavés ; cela indiquait évidemment que les plantes y venaient, et qu'on ne parvenait à se débarrasser de cette végétation qu'à l'aide d'un nettoyage incessant. Depuis cette époque, le Panthéon a changé de destination. Devenu le tombeau de Victor Hugo, il semble avoir été beau- coup moins bien entretenu, et il a suffi d'un printemps pour per- mettre à une multitude de plantes de pousser entre les pavés. Voici la liste des espèces que j'ai pu y récolter en 1886 : Papaver rhœas L. Arabis perfoliata Lamk. Thlaspi bursa-pastoris L. vSagina procumbens L. — apetala L. Stellaria média Vill. Géranium pusillum L. Medicago lupulina L. Trifolium repens L. — elesrans Savi. 'îs' I . Ueèer den Einfltiss von Richtung und Staerke der Beleuchtung ùber einige Bewegiingserscheinungen im Pflaitzenreiche (Bot. Ztg. 1880). Ueèer den Einfluss dey Lichtintensitaet aiif Siructur tmd Anoydnung des Assimilationspareiichyms (Bot. Ztg-. 1880). Ueèer den Einfluss des sonnigen oder schattigen Standortes au/ die Aus- bildung der Lanbèlaetter (Jen. Zeitschr. f. Naturwiss. vol. XVI). J. Vallot. — Florttle du Panthéon. 53 Trifolium maritimum Huds. Vicia angustifolia Roth. Frag-aria vesca L. Epilobium montanum L. — montanum var. collinum. — parviflorum Schreb. Erigeron canadensis L. — acris L. Bellis perennis L. Senecio vulgaris L. Filago germanica L. Cirsium lanceolatum Scop. — arvense Lamk. Leontodon autumnalis L. Taraxacum officinale Wig"g". Sonchus oleraceus L. Sonehus asper Vill. Crépis virens Vill. Hieracium Pilosella L. Anagallis arvensis L. Plantage major L. — lanceolata L. Rumex acetosella L. Polygonum Convolvulus L. Alopecurus agrestis \.. Ag'rostis alba L. var. vulg^aris. Avena sativa L. Poa annua L. — compressa L. Lolium perenne L. Gaudinia fragilis P. B. Polystichum Filix-mas Roth. Sur ces 42 espèces, 18 sont vivaces, 3 bisannuelles et 21 an- nuelles. Les espèces vivaces existaient antérieurement dans cette localité , car elles ont toutes fleuri au printemps . Quant aux espèces annuelles, il est probable qu'elles proviennent de graines appor- tées par le vent à l'automne. Plusieurs personnes ont émis l'idée que bien des plantes ont pu être apportées par les couronnes offertes aux funérailles de Victor Hugo, qui ont été .longtemps déposées sur le pourtour du monument, mais je ferai remarquer qu'il n'est pas une seule des espèces de ma liste qui puisse entrer dans la composition d'une couronne. La plupart de ces plantes sont très communes dans la région parisienne, à l'exception des suivantes : Le Gaîidinïa fragilis est rare, et n'est même pas spontané; il est importé avec les graines de gazon. On le trouve aussi dans les ruines du Conseil d'Etat. Le Trifoliîtni elegans est très rare aux environs de Paris. Pendant le siège de 187 1 , il avait été importé par des fourrages jusqu'à Meudon et au Bois de Boulogne, d'où il a disparu depuis lors. On le retrouve aussi dans les ruines du Conseil d'Etat. Le Trifolium inariiiiniLin ne se trouve pas aux environs de Paris. Pendant le siège, il avait été importé à Bicêtre et à Meu- don, mais il a disparu de ces localités; il est assez curieux de le retrouver en plein Paris. Presque toutes les plantes du Panthéon se retrouvent dans ce que j'ai appelé la flore du Pavé de Paris. Les suivantes seules n'appartiennent pas à cette flore : 54 JOURNAL DE BOTANIQUE Trifolium elegans. — maritimum. Frag-aria vesca. Epilobium montanum. — coUinum. Filag-o germanica. Leontodon autumalis. Hieracium Pilosella. Gaudinia fragilis. Polystichum Filix-mas. Le Polystichum Fïlix-7nas est la seule plante qui ne croisse pas entre les pavés ; on en trouve de nombreux pieds dans une moulure, à la base d'une des colonnes du péristyle. On peut aussi recueillir la plupart des espèces du Panthéon dans les ruines du Conseil d'Etat. Les suivantes seules ne s'y trouvent pas : Rumex acetosella. Polyg'onum Convolvulus. Alopecurus agrestis. Avena sativa. Poa compressa. Arabis perfoliata. Sag-ina apetala. Trifolium maritimum. Vicia angustifolia. Filago g-ermanica. Anagallis arvensis. La comparaison de ces deux listes montre qu'il n'y a que deux espèces du Panthéon qui n'aient pas encore été trouvées dans Paris, le Trifolium elegans et le Filago germanica. On est tenté de croire que les localités parisiennes constituées uniquement de chaussées pavées présentent les mêrnes espèces, et on sera snrpris de voir la différence très grande de la végéta- tion de ces stations identiques. Ainsi, sur 45 espèces récoltées entre les pavés de la place du Carrousel, 16 seulement se retrou- vent dans la liste des 42 plantes des pavés du Panthéon. La répartition des espèces dans les grandes familles n'est pas moins curieuse, comme le montre le tableau suivant, qui ne ren- ferme que les grandes familles, pour le Panthéon : Renonculacées o Crucifères 2 Caryophyllées 3 Papilionacées 4 Rosacées 5 Ombellifères 6 Composées 13 Scrophulariacées o Labiées o Poh^gonées 2 Liliacées o Cypéracées o Graminées 7 Fougères i Ainsi, sur 42 plantes, on ne trouve pas une seule espèce dans les grandes familles des Renonculacées, des Ombellifères, des Scrophulariacées, des Labiées; les Graminées représentent seules les Monocotylédonées. A côté de cela, on voit 3 Onagrariées et 2 Plantaginées, familles ordinairement fort peu représentées. p. Hariot. — Algues mageUaniqties noicvellcs. 55 Cependant, si les espèces ne sont pas toutes les mêmes dans les localités p?vées, leur distribution par familles paraît être identique. Voici le tableau de la répartition dans les grandes familles des plantes de la place du Carrousel : Scrophulariacées o Labiées o Polygonées 4 Liliacées o Cypéracées o Graminées 8 Foug-ères o Renonculacées o Crucifères 2 Caryophyllées .5 Papilionacées. . . .- 6 Rosacées o Ombellifères o Composées 10 Il faudrait ajouter à ce tableau 3 Plantaginées. On voit que la seule différence avec le Panthéon consiste dans l'absence des Onagrariées; pour le reste, ce sont les mêmes familles qui do- minent, les mêmes qui manquent. La cause de l'absence complète d'espèces de certaines grandes familles réside principalement dans la sécheresse extrême de la station ; on comprend que les Renonculacées, les Labiées, les Liliacées, les Cypéracées, qui aiment les lieux humides, ne puis- sent pas vivre entre les pavés. De plus, les grosses racines des Ombellifères et les bulbes des Liliacées s'opposent à l'établisse- ment de ces plantes dans les fissures étroites. Tel est le tableau de cette petite flore d'un coin de Paris. Il montre qu'on peut herboriser partout, et qu'il n'est pas néces- saire d'aller bien loin pour récolter des espèces nombreuses et intéressantes. ALGUES MAGELLANIQUES NOUVELLES Par M. P. HARIOT Au cours d'une mission accomplie dans les régions Magella- niques, nous avons eu l'occasion de recueillir un certain nombre d'Algues dont quelques-unes sont entièrement nouvelles. L'étude des matériaux que nous avions rapportés, la comparaison avec bon nombre de types authentiques, les recherches que nous avons dû faire, nous ont permis de recueillir quelques observa- tions qui nous ont paru intéressantes sur la synonymie de cer- taines espèces, sur la valeur de quelques autres, et d'en indiquer qui n'avaient pas encore été recueillies dans ces parages. Au- jourd'hui nous présentons la description des espèces nouvelles. 5-5 JOURNAL DE BOTANIQUE Nous avons été puissamment aidé dans cette besogne par M. le docteur Bornet, membre de l'Institut, à qui nous sommes heu- reux de témoiofner toute notre reconnaissance. 1. SiphoiiocladîLS voluiïcula n. sp. Thalle de très petite dimension, macu- liforme, orbiculaire, verdâtre, formé de filaments rameux rayonnant autour d''un point central rampant, à la surface des co- quilles et entre leur couche externe. Fila- ments de premier ordre épais de 6 à 8 p., rameux, à rameaux inférieurs quelquefois opposés, les supérieurs alternes, souvent unilatéraux, égaux, épais de 5 ;j., à articles cylindriques longs de 44 à 51 [j.. Habite les coquilles rejetées du Vohda ■magellanica. Baie Orange (Terre de Feu.) Cette petite et remarquable es- pèce de Cladophorée, dont le port rappelle les Myrioneina, présente les caractères propres aux Si'phonocla- duSy celui de n'avoir pas de cloisons à la base des rameaux. M. Schmitz a créé deux espèces ; d'aprèsM. Bornet, les Cladophora iJtembraiiacea et Zollingerï font partie de ce genre. Mais toutes ces espèces sont de grandes dimensions (ap- parence et mode de développement des Mgagropïlà) , de sorte que l'espèce nouvelle s'en distingue au premier abord par son port et sa taille. 2. Ectocarpus Constancïœ n. sp. Plante cespiteuse, formant une touffe dense et courte; filaments de pre- mier ordre dressés, nus au sommet, épais de 20 à 30 [x, légèrement rameux vers le milieu; rameaux épars naissant de chaque côté, dressés-étalés. Sporanges pluriloculaires lauciformes obtus, les inférieurs souvent pédi- cellés, les supérieurs sessiles. Ectocarpii-s siliculosus Hook. ? Habite les coquilles et les grandes Algues. Baie Orange, île Grévy (Terre de Feu). Touffe atteignant à peine i centimètre de hauteur, de couleur vert-oli- vâtre (sur la plante sèche). Filaments de premier ordre dressés, distincts, ténus, subrigides, tantôt presque simples, chargés d'un petit nombre de rameaux courts et spinescents, tantôt rameux vers leur milieu, à i-ameaux épars et de même forme. Les rameaux inférieurs émettent souvent à leur Slphonocladus vohtticola. Fragment du thalle. p. Hariot. — Algues inagellaniqiies nouvelles. 57 base des filaments qui forment une couche corticale plus ou moins serrée autour de la fronde. Les articles cylindracés, à peine contractés aux arti- culations, sont deux fois plus longs que large ou d^égale dimension dans les deux sens. Les sporanges pluri- loculaires, ovoides-coniques (44 à 75 ij. de longueur, 17 à 37 p. de lar- geur), sont, les intérieurs pédicellés, les supérieurs sessiles dressés ; cel- lules sporigènes épaisses de 6 jx. Sporanges uniloculaires non obser- vés. Cette espèce appartient au groupe de V Ectocm^pîts Jilicu- losiis et vient se placer au voi- sinage de VE. Croiiani. Notre Ectocarpîts se rapproche de ce dernier par le port et la forme des sporanges qui sont plus larges et moins aigus que dans les E. silïcîUosiLS et hyeiîiali's ; il s'en distineue par ses cellules Ectocarpîts Constanaœ. KM^^^^l^V^xt^^-^liL^% e> J- sporanges plunloculaires. B, deux sporanges légèrement renflées en ton- p'^'^ grossis. neaux, tandis qu'elles sont exactement cylindriques dans XE. Crouani, mais surtout par ses filaments qui sont nettement cor- tiqués jusqu'au quart de leur hauteur au lieu de l'être seulement à l'extrême base. Les cellules sont fréquemment infestées par une Chytridinée, le Rhizophydituii Dicksonii} Cette espèce a été trouvée également à l'ile de Kerguelen. 3. Sphacelaria Borneti x\. sp. Section Estiip^^se. Plante olivâtre, haute de 2 c*«toi«*res; filaments rigides, ceux de pre- mier ordre rampants, imbriqués, verticaux, ceux de second ordre peu rameux, à ceÏÏùles longues de 17 à 25 jj., larges de 13,6 à 20,5 ;j.. Rameaux alternes, allongés, dressés-étalés, obtus, de même diamètre que les filaments. Zoosporanges uniloculaires ovoides, cj'lindriques (30,7 à 35 \s. de longueur, 13,6 à 25,9 [JL de largeur) disposés par 3-5 à la face interne de rameaux pro- pres latéraux, alternes, étalés; les pluriloculaires naissant sur les rameaux ordinaires, occupant le sommet de rainuscules courts, cylindriques, obtus. Espèce remarquable, voisine du Spk. raccmosa.^ mais bien distincte par ses ramules fructifères à divisions unilatérales, subdichotomes ou disposés en grappes et fastigiés. Habite les coquilles. Baie Orange (Terre de feu). 58 JOURNAL DE BOTANIQUE Chez les Sphacélaires dichotomes qui constituent la première section du genre Sphacelarïa de M. J. Agardh (Spec. Alg. i., p. 30), les sporanges se développent directement sur les filaments dressés (S. radicans), sur les ra- meaux ordinaires (S, olivacea), ou enfin sur des rameaux parti- culiers distincts des rameaux vé- gétatifs. Le ^S*. racemosa^ plante rare des côtes de l'Ecosse, pré- sente cette disposition remarqua- ble qui se retrouve également dans l'espèce que nous décrivons ici. Pour le mode de végétation, la grosseur des filaments, les deux espèces ne diffèrent pas sensible- ment. Toutefois, l'Algue du Cap Horn est de taille moins élevée ; mais ce qui la distingue surtout et très nettement, c'est la disposition 6'//mc<.Va;'/a 5'■ • • (d'après M. Haber- passage de substauccs d une cellule a sa voisine, '*°'^^* et que c'est pour cela que les parois qui séparent deux cellules d'une même assise sont si riches en chlorophylle. Mais dans la figure 7 de son mémoire (fig. 3), il a représenté deux palissades qui, à leur extrémité inférieure, se recourbent à angle droit, constituant ainsi le sol d'une chambre sous-stoma- tique, et viennent chacune par une cloison de petite étendue s'unir à une cellule palissadique située entre elles deux. Pour- quoi, dans ce cas particulier, y a-t-il passage de substances de cette cellule médiane dans les deux autres ou inversement, ou, s'il n'y a pas passage, pourquoi la paroi ne porte-t-elle pas de chlorophylle ? Nous concluons de cette discussion que si la règle de M, Stahl n'est pas générale, celle de M. Haberlandt ne l'est pas davan- tage ; mais que l'opinion du premier de ces savants est appuyée sur des expériences précises, tandis que celle du second n'a qu'un fondement purement théorique. 11. Tissu en palissade. — Nous avons vu que M. Stahl a dé- montré qu'au soleil les palissades sont plus développées qu'à l'ombre. M. Haberlandt, par quelques figures, confirme ce résul- L. DuFouR. — Récents travaux sur le tissu assimilateur des plantes. 6g tat, mais il ne peut pas admettre la « plasticité » du mésophyllé des feuilles. Ce qui lui semble absolument incompatible avec la « théorie de M. Stahl » , c'est ce fait qull puisse exister un tissu en palissade même à la face inférieure d'une feuille horizontale, quand au centre il y a un parenchyme lacuneux. L'objection ne nous semble pas avoir une grande portée ; l'assise cellulaire avoi- sinant immédiatement l'épiderme inférieur ne peut-elle pas par- fois recevoir plus de lumière que des couches cellulaires plus internes? N'est-ce pas peut-être précisément ce qui s'est produit pour les feuilles de Corylus Avellana dont M. Haberlandt com- pare les coupes (fîg-. 6). La face inférieure de la feuille, située en pleine lu- mière, ne peut-elle pas re- cevoir une lumière assez vive, et alors présenter une assise de palissades, tandis qu'à l'ombre complète une feuille ne présentera , à cette même face, que du paren- chyme lacuneux? Si la chose se produit, la présence dételles palissades, loin d'être une objection à la théorie, en est une éclatante confirmation. Une autre objection, pour M. Haberlandt, c'est ce fait signalé par M. Stahl lui-même que des feuilles persistantes ^ Ilex, de Vaccinnini, etc., présentent toujours des palissades, même dans des endroits complètement à Tombre. En quoi cette objection est-elle fondée ? On conçoit que ce n'est pas pour toutes les plantes la même intensité lumineuse qui provoque le développe- ment considérable des palissades; si ces plantes n'ont besoin pour en former que d'une intensité assez faible, pourquoi ne s'en constitueraient-elles pas, même à l'ombre? M. Pick (i) a signalé un fait qui, pour lui, est une preuve décisive de l'influence de la lumière sur la formation des palis- sades et sur leur orientation : c'est la direction oblique par rap- port à l'organe qui les porte que présentent ces cellules dans divers cas. En particulier, lorsque des tiges n'ont qu'un feuillage I. Ueber den Einfluss des Licktes auf die Gestalt und Orientirung der Zellen des Assimilations gewebes (Bot.Centralbl. vol. XI, 1882). Fig. 6. Corylus Avellana. A, feuille au soleil; B, feuille à l'ombre (d'après M. Haberlandt). yo JOURNAL DE BOTANIQUE assez pauvre, elles jouent elles-mêmes un rôle important dans l'assimilation, et alors (Spai^tïiiinjunceuin,JasinÏ7iîiinfrîUicans), elles présentent un tissu palissadiforme dont les cellules, au lieu d'être perpendiculaires à l'axe de la tige, lui sont obliques, leur extrémité supérieure étant la plus éloig-née de Taxe, c'est-à-dire qu'elles sont dans la direction générale de la lumière incidente. Mais, d'après M. Heinricher (i), tout autre devrait être l'ex- plication. Ces déviations seraient simplement dues à une cause mécanique, les éléments voisins s'étant particulièrement accrus en longueur et ayant, par suite, dérangé les palissades de leur direction primitive. Pour le démontrer, l'auteur s'appuie sur ce fait que les déviations sont plus grandes là où les palissades sont voisines d'un faisceau conducteur que là où elles en sont plus éloignées, qu'elles ont lieu surtout dans les feuilles linéaires ou lancéolées et que dans certaines plantes dont les feuilles, au lieu de se tenir dans la position habituelle, se courbent en arc et retombent, la teuille tout entière présente ses palissades déviées dans le même sens, tandis que si la théorie de M. Pick était exacte la déviation devrait se produire dans des sens différents vers la base et vers la pointe de la feuille. M. Haberlandt partage entièrement l'opinion de M. Heinricher, et il appuie son argumentation sur ce fait que des parties de tiges de diverses plantes, OriiithogaliLinbyzantiniLui (fig. 7), Scilla bifolia , etc., souterraines, complètement privées de lumière, présentent des déviations du même ordre, et que même parfois les déviations sont, pour une même tige, plus considérables dans la partie souterraine que dans la partie aérienne. Nous ne nions pas que des phénomènes d'accroissement puis- sent mécaniquement produire certaines déviations; cependant, nous ferons remarquer à M. Heinricher que si c'est à l'accroisse- ment en longueur des faisceaux que sont dues les déviations, dans les tio-es, les faisceaux se trouvant à l'intérieur de la zone en palissade, c'est l'extrémité des palissades la plus voisine de l'axe de la tige qui devrait être la plus relevée, c'est-à-dire que l'orientation devrait être inverse de celle constatée par M, Pick. Fig. 7. Tige ^ Orni- thogalum bycaiiii- mtm (d'après M. Haberlandt). I. Ueber isolateralen Blattbau etc. (Pringsh. Jahrb. f. wissensch. Botanik. Vol. XV, 1884). L. DuFouR. — Récents iravaux sur le tissu assimilateitr des plantes. 71 D'autre part, l'influence de la lumière sur le tissu en palissade est démontrée par les observations de M. Stahl, et cependant il peut se former de telles cellules à l'obscurité; on en constate dans une foule de cotylédons, même avant la germination. C'est une forme de tissu sans doute héréditairement acquise, et qui, aujourd'hui, se développe avec plus d'intensité à une vive lumière, mais cependant peut prendre naissance même en l'absence de cette cause excitante. Ne peut-il pas en être de même pour les palissades déviées de la direction perpendiculaire à la surface de l'org-ane qui les porte? A la fin de son travail, M. Haberlandt revient sur son principe de l'enlèvement des produits assimilés par le plus court chemin possible, et il signale diverses dispositions dans lesquelles les palissades, au lieu d'être perpendiculaires à la surface de l'or- gane, sont déviées de cette position, parfois recourbées, et cela, d'après l'auteur, pour contracter des liaisons plus étroites avec les faisceaux. licite, en particulier, divers cas où elles sont dis- posées radialement autour de ces faisceaux, et ces orientations sont absolument contraires à la « théorie de M. Stahl. » Mais, en résumé, M. Stahl n'a jamais soutenu que, toujours et partout, les palissades devaient être perpendiculaires à la surface de l'organe afin que, toujours et partout, les grains de chlorophylle pussent occuper la position de profil. La seule chose qu'il ait affirmé, c'est que, là où les grains de chlorophylles sont mobiles, à une forte lumière ils prennent la position de profil, et, de la sorte, reçoivent une quantité de lumière moindre que dans toute autre position, et qu'à un faible éclairement ils prennent la position de face, utilisant ainsi la plus grande quantité possible de lumière. M. Stahl affirme et démontre qu'à une vive lumière le parenchyme en palissade est plus développé qu'à l'ombre. Donc la lumière joue un rôle important dans la formation et le développement de ce tissu. Comment? De quelle nature est son action? Nous l'igno- rons ; mais avoir montré l'influence d'une certaine cause sur un phénomène, c'est avoir fait un premier pas dans la voie d'une explication. Assurément, les observations de M. Haberlandt sont fort ingénieuses et extrêmement intéressantes. En lisant ses mémoires, on prend un véritable plaisir à voir les structures les plus variées présenter toutes un caractère commun qui assure le mieux pos- 72 JOURNAL DE BOTANIQUE sible et rassimilation et le transport des substances assimilées. Mais il ne faut pas se laisser abuser par ce genre de considé- rations. Nous le répétons, montrer la concordance d'un résultat physiologique atteint et de la structure qui sert à produire ce résultat, ce n'est pas expliquer cette structure. Nous nous per- mettrons une comparaison pour bien faire comprendre notre pensée. Ce n'est pas expliquer la structure des divers milieux de l'oeil que de faire remarquer que, grâce à leur transparence, ils sont merveilleusement aptes à se laisser traverser par la lumière. Ce n'est pas rendre compte du mécanisme de l'accommodation du cristallin que de dire qu'il modifie sa courbure en vertu du principe de la vision nette aux diverses distances. La seule véri- table explication, c'est celle que M. Haberlandt lui-même appelle l'explication mécanique. C'est elle seule qui montre comment le fait anatomique est le résultat final d'une succession de phéno- mènes dont chacun est causé par le simple jeu des forces physico- chimiques et qui, dans des circonstances identiques, se reproduit fatalement, toujours identique à lui-même. ALGUES MAGELLANIQUES NOUVELLES (fin) Par M. P. HARIOT 4. Cerai7tium Dozeï r\. sp. Ceramium Dosei. Fragment du thalle, grossi. Thalle cespiteux, de petites di- mensions, à peine de la grosseur d^une plume; rameaux latéraux obliquement étalés, quelques-uns d'entre eux plus ténus et radicants, à extrémités forcipées, obtusiuscu- les, jamais recourbées. Articles re- couverts d'une couche corticale continue, de diamètre égal ou lé- gèrement plus larges ; fibrilles ra- dicantes unicellulaires, naissant de place en place le long des ra- meaux, obtuses à l'extrémité. Té- traspores disposées autour des segments des rameaux terminaux, en occupant tantôt la base seule- ment, tantôt une partie plus ou moins étendue, nombreuses, sphé- riques, divisées en triangle. — Pe- tite espèce. p. Hariot. — Algues mage liant q îles Jiouvelles. 73 Habite les rochers sablonneux : Baie Orange (Terre de Feu.) Cette plante nous a paru nouvelle et nous semble devoir être placée parmi les espèces cortiquées au voisinage du Cerautium rubruiHy mais elle n'a pas les extrémités des segments incur- vées. De plus son port bien différent ne permet pas de la con- fondre avec les formes radicantes de cette dernière espèce ^C^r, LessonnYJoiX.z). Elle s'éloigne également des CeramiMin Des- longchampsii ^ Hooperi (probablement forme américaine du pré- cédent) , repens et radicîdosîim par ses articles cortiqués. 5. Callophyllis atro-sanguînea n. sp. Syn. : Rhodyuienia variegata p atj^o-smtguùiea Hook. et Harv., Flora aniarctïca^ p. 476. Fronde plane, palmatilobée, à lobes cunéiformes, dilatés, pin- nés, à aisselles arrondies, à marge grossièrement dentée. Frondes dressées, longues d'un demi pied, naissant d'un callus radical prolifère, à stipe court, lisse, dilaté graduellement en une lame plane palmatilobée. Lobes allongés, larges d'un cen- timètre, subpinnés, souvent con- nivents au-dessus des aisselles qui sont arrondies, bifides ou émareinées au sommet. Bords de la fronde peu dentés, produisant vers la base des prolifications de même forme. Couleur rouge sang foncé; substance charnue membraneuse. Tétraspores dis- Callophyllis atro-sanguinea. P%.^\^oxX.\on^ç.ir:onAe.\ , 11/ j 1 B, fragment grossi montrant les tétraspores. persees sur les deux faces de la ' fronde. Structure et cystocarpes d'un Callophyllis, Habite : Rade de Gorée ! île Navarin ! île Hermite, îles Falkland (Hooker). Cette Algue est regardée par Hooker et Harvey comme une simple variété du Rhodymema variegata auquel elle ressemble à certains égards ; mais il est impossible de maintenir ce rappro- chement, la configuration de la fronde s'y oppose. La fronde est formée de grandes cellules entourées d'un réseau de cellules beaucoup plus petites, tandis que chez les Rhodymema le tissu est composé de cellules uniformes. ir^ mv 0QP' V?:-. v^ mmm:mmM aoa où 9 ;8S§§§ 74 JOURNAL DE BOTANIQUE 6. Hildbrandiia Le Canne à en' n. sp. Thalle indéfiniment étendu, de couleur pourpre foncé, cartilagi- neux, rugueux, creusé de lacunes, adhérent peu aux rochers, épais de 5 à 8 millimètres. Cellules carrées disposées en séries radiales, de 5 à m, 2 a. très serrées. Tétraspores renfermées dans des cryptes super- ficielles, entremêlées de paraphyses linéaires, oblongues, divisées par 4, zonées. Diffère à première vue de V Hild- brandiia proioiypiis par sa fronde beaucoup plus épaisse, à surface iné- gale. Espèce des plus remarqua- bles, bien distincte du seul représentant jusqu'alors connu de ce genre monotype, très commune dans le détroit de Magellan et sur les côtes de la Terre de Feu jusqu'au cap Horn. Cette plante est des plus répandues, et nous l'avons observée dans toutes les localités que nous avons visitées. Elle forme une zone rouge sombre iqui tranche sur la teinte grise des rochers maritimes, en société des Lithothaimiion^ LithopJiylhun et divers Lichens (Pertusaria, etc.). Dickie a signalé (Journ. of the Linn. Soc, 1875) yxn Hild- brandiia expansa sur les Rocs de Saint-Paul (Amérique équato- riale); mais, malgré la brièveté de la description, il est facile de le différencier du nôtre, l'auteur le regardant comme très voisin de V Hild. prototypus . gODOï/ ooaoo: aODQû ooaoao Hildbrandiia Le Caniiellieri. Fragment du thalle grossi, avec une crypte à tétraspores. PUBLICATION NOUVELLE Nouvelle flore des environs de Paris et des plantes communes dans l'intérieur de la France, par MM. G. Bonnier et de Layens. Il est certains sujets sur lesquels tout semble avoir été dit; une flore nouvelle des environs de Paris, en particulier, paraît destinée à ressembler à toutes celles qui ont précédé, avec quelques espèces en moins, d'autres en plus, avec quelques descriptions plus exactes et quelques espèces mieux délimitées. MM. Bonnier et de Layens cependant, en traitant cette même question, ont su la rajeunir parce qu'ils se sont attachés à résoudre cer- tains problèmes que leurs prédécesseurs ne s'étaient pas posés. G. BoNNiER et DE Lâyens. — Nouvelle flore des environs de Paris. 75 Les amateurs de botanique qui ont eu la bonne fortune à leurs débuts dans l'étude des plantes de rencontrer un botaniste qui a guidé leurs premiers pas, ceux qui, dans les grandes villes, ont suivi les excursions publiques oublient trop facilement ou ignorent même complètement les immenses difficultés que rencontrent les commençants qui veulent détermi- ner les espèces qu'ils trouvent, quand ils sont isolés et abandonnés à leurs propres forces. Combien parmi eux ont renoncé à une étude qui les pas- sionnait en présence des nombreux obstacles qui leur barraient la route. Ces difficultés que rencontrent les débutants sont de deux sortes : les unes sont dues à la botanique qui est une science vaste et délicate, les autres incombent, il faut bien le dire, aux botanistes qui ont souvent obscurci à plaisir des questions quelquefois simples. Les auteurs de la nouvelle flore ont réussi à diminuer les difficultés dues à la première cause en intercalant un nombre considérable de figures dans le texte ; ce secours permet tout de suite à l'élève de voir s'il se trompe. L'idéal aurait été réalisé si le port de toutes les espèces et tous les caractères spécifiques avaient été représentés; mais on peut dire que grâce aux 2.000 figures qu'on trouve dans leur livre, MM. Bonnier et de Layens ont su se rapprocher de cette perfection tout en laisssant l'ouvrage à un prix très modéré. D'autres difficultés sont dues aux botanistes; à ce point de vue, on peut dire que le livre actuel tend à revenir aux vieilles traditions françaises de clarté et de simplicité. On est frappé quand on relit la vieille flore de de Candolle et Lamarck de la manière élégante, lumineuse, saisissante dont les espèces sont décrites; quelques-unes de ces descriptions sont de petits chefs d'œuvre dans ce genre et n'ont rien de commun avec ces descriptions hérissées de termes techniques qui sont à la mode aujourd'hui et qui décou- ragent les débutants. Le système des tableaux adopté par les auteurs est bien préférable aux clés dichotoniques avec numéros que l'on trouve dans toutes les flores. Il permet d'un seul coup d'oeil d'embrasser l'ensemble d'une famille ou d'un genre, de voir simultanément tous les caractères qui s'appliquent à la plante que l'on considère, enfin il rend surtout facile la découverte du caractère sur lequel on a pu se tromper dans sa recherche. L'intercalation des figures dans ce texte déjà coupé d'accolades était un problème typographique très difficile, il a été résolu d'une manière déci- sive ; l'avantage de ce système est absolument indiscutable, il permet de vérifier de suite si l'on a bien suivi le sentier conduisant à l'espèce cherchée. L'originalité de cette nouvelle disposition assurerait à elle seule à l'ou- vrage un très grand succès. En somme, par l'élimination de tous les termes trop scientifiques, par la disposition des tableaux en accolades, par l'addition d'un nombre immense de figures, le livre de MM. Bonnier et de Layens est destiné à rendre les plus grands services aux commençants et nous ne saurions trop le leur re- commander. Nous croyons même que les botanistes expérimentés y pour- ront puiser des renseignements utiles, car les clés adoptées par les auteurs ne sont pas celles qui se retrouvent dans la plupart des ouvrages. MM. Bon- 76 JOURNAL DE BOTANIQUE nier et de Layens n'ont pas craint de faire table rase de tout ce qui était admis dès qu'ils ont trouvé un système plus simple conduisant plus rapi- dement au but. La flore nouvelle est donc une œuvre de bonne et saine vulgarisation. VARIETES Le Lilas blanc d'hiver, ou la décoloration du Lilas, par M. F. Hérinq. C'est pendant l'hiver de 1858 qu'apparurent dans le commerce des fleurs ces magnifiques gerbes de Lilas blanc qui firent tant de bruit dans le monde des fêtes hivernales. Ce Lilas blanc n'est pas, comme on pourrait le croire la variété à fleurs blanches du Syrùiga vulgaris dont la floraison a lieu normale- ment au printemps; il est une production artificielle de l'industrie hor- ticole, qui est parvenue à décolorer les fleurs de cet arbuste par un procédé de culture des plus simples, qu'on a cherché néanmoins à tenir secret pendant longtemps. Déjà, vers 1820, les jardiniers Mathieu, Quillardet, Décoflé et plu- sieurs autres, avaient tenté cette décoloration, sans grand succès d'ail- leurs . Aux approches du Carnaval , ils plaçaient dans des fosses de deux mètres de profondeur, dont le fond était garni d'une couche sourde, des touffes de Lilas qu'ils recouvraient ensuite de coffres et de paillassons. Par ce procédé rustique ils obtenaient, en quinze ou vingt jours, des grappes de Lilas dont les fleurs avaient perdu un peu de leur coloris, mais qui n'avaient rien de la pureté virginale du Lilas blanc de nos jours ; c'était l'enfance de l'art. Depuis cette époque, l'outillage horticole a été considérablement perfectionné; les fosses creusées dans le sol ont été remplacées par des serres, et le chauffage au fumier par le thermosiphon, qui permet d'obtenir et de maintenir constantes les plus hautes températures. En possession de ces puissants appareils, M. Laurent, jardinier rue de Lourcine, entreprit à nouveau le forçage du Lilas, et cette fois la réus- site fut complète. Il plaça côte à côte dans ses serres des touffes de cet arbuste fraîchement arrachées des pépinières, et, sous l'influence d'une température de 30 à 35" maintenue jours et nuits, en moins de trois semaines il obtint de vigoureuses grappes de Lilas à fleurs du blanc le plus pur. Le Lilas blanc cf hiver (tfah. trouvé, et sa culture mystérieuse dévoilée ; il fallait beaucoup de chaleur, et rien de plus. M"" de Furtado, dans son château de Roquencourt, obtint par F. HÉKiNQ. — Le Lt'las blanc d'hiver^ ou la décoloration du Lt'las. 77 l'application de ce procédé de magnifiques Lilas blancs qu'elle offrait gracieusemenfà ses visiteurs. M. La vallée suivit l'exemple de M'"*' de Furtado. En plaçant dans une serre surchauffée à 35 ou 40" des touffes de Lilas qu'il laissait en pleine lumière, il pouvait au bout de quinze jours présenter à la: Société nationale d'horticulture de France, dont il était président, des Lilas blancs parfaitement décolorés, comme ceux du jardinier Laurent. M. le M'^ de la Ferté, à son château du Marais, essaya également cette culture à la lumière, dans une serre à Orchidées où la température était maintenue à 1 5 ou 20° seulement. Mais les fleurs ne changèrent pas notablement de couleur. Le même fait d'ailleurs se produisait chez M. Lavallée chaque fois que la température ne dépassait pas 20''. La chaleur n'était pas alors suffisante. On a pu voir à l'exposition du dernier concours régional, au Palais de l'Industrie, un groupe de Lilas blancs dont le centre était occupé par des sujets à fleurs d'un blanc pur tandis que ceux de la circonférence avaient des fleurs d'un blanc rosé. Les premiers avaient certainement été forcés dans une serre à haute température ; les autres n'avaient été soumis qu'à la température d'une serre ordinaire, c'est à dire 15 a 20°. Quoique placés à l'obscurité, ces derniers n'avaient subi qu'une décolo- ration imparfaite. C'est donc l'influence d'une température élevée, 30 à 35°, qui amène la décoloration du Lilas. L'absence de lumière est impuissante à produire ce phénomène. Si le jardinier Laurent couvrait ses serres avec des paillassons qui les plongeaient dans l'obscurité, c'était pour empê- cher le contact du froid extérieur d'abaisser la température intérieure. Il s'agissait pour lui de maintenir pendant la nuit la même chaleur que pendant le jour sans augmenter les frais de chauffage. Quand M. Lavallée présenta ses Lilas blancs à la Société d'horti- culture, les horticulteurs ne voulurent pas admettre le fait ; pour eux, la décoloration était due à l'absence de lumière, comme l'avait décla- ré leur confrère Laurent. Aujourd'hui ils doivent être moins affirmatifs, en présence des Lilas plus ou moins rosés de la dernière exposition, et de ceux qui figurent souvent dans les vitrines des fleuristes de Paris. Les exposants de Lilas blancs du concours régional n'avaient certaine- ment pas prévu le refroidissement des dernières nuits de février qui a causé l'abaissement de température des serres et produit le fait observé au Palais de l'Industrie, comme je l'avais constaté moi-même chez M. Lavallée chaque fois que le thermomètre descendait au-dessous de 20° ; autrement ils auraient pris soin de surchauffer leurs serres. 78 JOURNAL DE BOTANIQUE A TRAVERS LES SOCIÉTÉS ET LES REVUES SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE LYON Séance du 29 mars 1887. — M. Débat présente à la Société diverses Mousses qu'on n'avait signalées jusque là qu'en Norwège et que M. Philibert vient de trouver dans les Alpes. M. ViviAND-MoREL présente une série d'échantillons de Gagea arvensis : l'un entièrement bulbifère et sans fleurs ; un second à moitié bulbifère et à moitié fleuri ; un troisième complèiement fleuri et ne portant pas de bulbilles. Il con- clut que la formation des bulbilles est corrélative à la stérilité de la plante. M. Lachmann fait remarquer que c'est probablement un fait analogie à celui qui se passe chez le Ficaria ranunculoides étudié par M. Van Tieghem, et que la formation de bulbilles doit être liée à des conditions de milieu. M. F. MoREL rend compte d'une herborisation qu'il a faite au Mont-Dore, dont la flore, dit-il, présente tout à fait le faciès alpin. BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DES SCIENCES DE NANCY (fasc. 19, 1886). Sur les Homologies des Mousses, par M. le D' Paul Vuillemis. — Dans ce travail, M. Vuillemin s'est proposé de trouver de quels organes de plantes soit plus élevées, soit moins élevées en organisation on pourrait trouver les homologues chez les Mousses. Il commence par combattre certaines homologies généralement admises : 1° La tige feuillée des Mousses ne peut être l'homologue de la tige des plantes supérieures, parce que, chez ces dernières, se différencie de très bonne heure un épidémie qui n'existe point chez les Mousses. 2° L'organe sporogène des Cryp- togames vasculaires dans lequel c'est une cellule « hypodermale » qui donne nais- sance aux spores ne saurait être l'homologue de l'organe analogue des Mousses, parce qu'ici ce tissu sporifère a pour origine une assise de cellules assez profon- dément enfoncée dans l'organe. 3° L'orientation des cloisonnements cellulaires étant différente dans l'anthéridie des Cryptogames vasculaires et dans celle des Mousses il ne peut y avoir homologie. Même observ^ation pour l'archégone. 4° Les cloisonnements de l'œuf se font différemment dans ces deux groupes. C'est dans le sporogone que l'auteur voit une homologie bien marquée entre les Mousses et les plantes vasculaires. Parmi ces dernières, d'ailleurs, le corps qui se forme aux dépens de l'œuf diffère essentiellement chez les Cryptogames et les Phanérogames. Or les Muscinées présentent un premier cloisonnement concordant avec celui des Phanérogames et suivi, comme chez ces plantes, de la formation d'un corps massif, au lieu de la distinction primordiale et simultanée de membres qui s'observe chez les Cryptogames vasculaires. « Un tel corps est l'homologue de l'embryon des Phanérogames. » Passant à l'étude anatomique du sporogone, M. Vuillemin y distingue, comme dans la tige des Phanérogames, un épiderme, une écorce, un cylindre central. A propos de l'épiderme il étudie les stomates qui, d'après lui, se forment comme chez les Phanérogames et non comme Schimper l'avait autrefois indiqué. Dans l'écorce il retrouve trois zones comme dans celle deis Phanérogames : exoderme, autoderme, endoderme. Dans le cylindre central il distingue aussi un péricycle et A travers les Sociétés et les Revues. 79 un autocycle. C'est le premier qui joue le rôle principal, puisqu'il donne naissance aux spores. L'autocycle est réduit à une moelle et ne contient pas de faisceaux. M. Vuillemin étudie ensuite les homologies des Mousses et des Thallophytes. Dans le protonéma des Mousses il voit une formation qui rappelle le thalle de de certaines Alg-ues. La tige feuillée a la propriété de donner naissance aux pro- pagules qu'il compare à des conidies de Thallophytes. Néanmoins il ne saurait homologuer la tige des Mousses à aucun organe des Thallophytes. « La phase principale de la vie des Mousses, dit-il, ou phase de tige feuillée, n'a pas d'équi- valent évident dans un autre groupe, en sorte qu'elle constitue la forme propre, caractéristique de la classe, et qu'elle mérite le nom de phase bryophytiqtce. » L'auteur termine par quelques considérations sur la place des Mousses dans la nature. Se plaçant au point de vue de l'évolution phylogénétique des êtres, il est assez disposé à admettre que ces végétaux sont plus proches parents des Phanérogames que des Cryptogames vasculaires; ils se seraient détachés du tronc commun beaucoup plus tard que ces derniers végétaux. Les mots suivants servent de résumé au travail de M. Vuillemin : « On distingue dans la vie d'une Mousse trois phases : i* la phase thallo- phyttque, réduite à l'état de vestige ; 2° la phase bryophyiique^ qui occupe la plus grande place et dont on ne retrouve pas d'équivalent parfait en dehors de ce groupe si ce n'est chez les Hépatiques ; 3° la phase phanérogamtqtie, qui est ru- dimentaire et semble avoir été mieux représentée chez certaines Mousses éteintes. » D. M. Note sur la flore de l'étage rhéticn aux environs de Nancy, par RL Fliche. — La flore rhétienne est faiblement représentée en Lorraine, et elle n'a été jusqu'à présent l'objet d'aucun travail. Le petit nombre de fossiles déterminables trouvés dans le rhétien des environs de Nancy révèle la présence des Cryptogames vasculaires et des Gymnospermes. Une des Cryptogames, V Equisct'uni Munsteri, relie par sa présence en Lorraine deux stations assez éloignées (Couche-les-Mines, près d'Autun, et pays de Bade) ; tandis qu'une Conifère, le Baiera Mujtsteriana, n'avait point encore été rencontrée en France ; la station aux environs de Nancy est la plus éloignée du pôle que l'on connaisse aujourd'hui. P. V NOTARISIA (Janvier 1887). Bactéries et fragments d'Oscillaria tenuis Ag. inclus dans des grains de ^êle^ par M. G. Cuboni. — L'auteur de cette note décrit une expérience de culture qui lui a permis de constater à l'intérieur de grains de grêle la présence de Bacté- ries en quantité si considérable qu'elles auraient, dit-il, été moins nombreuses si la culture avait été faite avec de l'eau d'un étang au lieu de grêle. Parmi ces Bac- téries il a reconnu le Bacterium termo et le Bacillus subtilis. Il a été encore plus surpris de trouver dans ces cultures des fragments d'une Oscillaire qu'il rap- porte à V Oscillaria tenuis Ag. Avant d'introduire les grains de grêle dans ses tubes à culture, M. Cuboni les avait fait passer plusieurs fois à travers la flamme d'une lampe à alcool, de manière à tueries germes qui pouvaient se trouver dé- posés à leur surface ; les organismes observés étaient donc bien inclus dans les grains. L'auteur, en appelant l'attention des savants sur ce fait, les engage à con- trôler son observation. Pour lui, il n'a pu la vérifier de nouveau : les grains de grêle qu'il a eu l'occasion d'examiner dans une autre circonstance étaient exempts de Bactéries. L. M. 8o JOURNAL DE BOTANIQUE CHRONIQUE M. Gaston Bonnier, professeur de Botanique à la Sorbonne, ouvrira son cours le mercredi 20 avril, à 10 h. 1/2, et le continuera les vendredi et mercredi à la même heure. Il traitera de l'anatomie et de la physiologie des végétaux. — M. Dehérain, professeur de physiologie végétale appliquée à l'agriculture, commencera son cours au Muséum le mardi 19 avril, à 2 heures. Les leçons se continueront le vendredi et le mardi de chaque semaine; elles auront pour objet l'étude de la terre arable et des amendements. — Le cours de M. G. Ville, professeur de physique végétale, commencé le 15 avril au Muséum, a lieu les lundi et vendredi à 3 heures. Dans la première partie, le professeur étudiera les conditions qui déterminent, favorisent et règlent la production des végétaux. Dans la seconde partie il s'occupera des engrais chimiques et de la production des engrais verts. — Sur la demande de plusieurs de ses membres, la Société botanique de France s'occupe d'organiser comme autrefois quelques herborisations aux envi- rons de Paris. Nous pourrons indiquer dans notre prochain numéro les dates des premières de ces excursions. — Le Bulletin de la Société chimique de Paris a indiqué dernièrement un procédé permettant d'extraire du caoutchouc du Laiteron (Sonchus oleraceus). La proportion de caoutchouc pur fournie par la plante est de 0,160/0. — Les collections cryptogamiques du Muséum d'histoire naturelle se sont accrues depuis le commencement de l'année de la manière suivante : 1° Mousses de l'Afrique du Sud (304 espèces), du docteur Rehmann; 2° Algues (24 espèces) et Mousses (20 espèces) de Madagascar, de M. Hild- brandt ; 3° Champignons (60 espèces) et Hépatiques (41 espèces) du Cap Horn, de M. Hariot; 4" Hépatiques (31 espèces) de la mission du Cap Horn; 5° Hépatiques (31 espèces) de la mission de la Magicienne dans le détroit de Magellan, de M. Savatier; 6° Algues (51 espèces) du Cap Horn, de M. Hariot. Le Gérant : Louis Morot. rarls. — i Menoh. Imp., 22, pi. Duufert- Rochûrean. r- ANNEE N° 6 I" MAI 1887 BOTÂN Directeur : M. Louis MOROT LA FORET dp: CARNELLE AU POINT DE VUE BOTANIQUE Par M. E. BOUDIER. Par suite des progrès de Li culture, le botaniste parisien voit de plus en plus s'élargir et s'éclaircir le cercle des localités oi^i il avait, il n'y a pas bien longtemps encore, l'habitude et la facilité d'herboriser. Il peut donc être utile d'appeler son attention sur la forêt de Carnelle, encore peu explorée, d'un accès cependant facile, à une heure de Paris, oli l'amateur peut passer une journée et même une demi-journée, pour rentrer dîner chez lui après avoir fait une récolte fructueuse, et d'où il rapportera quelques raretés comme Cardainine aiiiara L., Melandrïiiiii sylvestre Rohl. et autres espèces. Je sais bien que cette forêt est déjà connue au point de vue géologique, et surtout par son beau dolmen, « la Pierre Tur- quaise », qui en est la principale curiosité. Valkenaer cite cette localité quelquefois pour l'entomologie ; plus récemmentMM. Tu- lasne l'ont indiquée assez souvent dans leur bel ouvrage : Selecta FungomLin Carpologi'a ; mais elle est restée longtemps délaissée par le manque de communication. Depuis quelques années, c'est- à-dire depuis l'ouverture des chemins de fer d'Epinay à Beau- mont et à Luzarches, elle semble devoir sortir de son oubli. Dans ces dernières années des herborisations publiques ou privées y ont été dirigées, mais à peine quelques-unes des espèces qui y ont été trouvées ont-elles été siofnalées. Cette belle forêt située entre Beaumont, Viarmes, Montsoult- Mafliers et Presles, couvre une colline qui est la plus élevée du département de Seine-et-Oise, et dont le sommet forme un pla- teau peu étendu de 200 à 210 mètres d'altitude, d'où s'irradient des ravins nombreux dégénérant en gorges profondes, à parois assez raides, dépourvues de ruisseaux, mais aboutissant dans la partie sud-ouest à des marais boisés ou à des prairies. 82 JOURNAL DE BOTANIQUE Le terrain est principalement calcaire quoique de formations diverses : on trouve le crétacé sur le versant de Beauraont et le gypse à Saint-Martin-du-Tertre, à l'est, tandis que les parties sud et ouest appartiennent au calcaire grossier. Dans beaucoup d'endroits ces derniers sont recouverts par des sables moyens et des grès. Les arbres de la forêt sont d'essences différentes, mais ce sont les Charmes qui dominent. Ily a cependant beaucoup de Chênes, de Hêtres, de Tilleuls, et, dans les parties sableuses, de Châtai- gniers. Il existe aussi sur le plateau quelques arbres résineux. Les parties argileuses, fort nombreuses, sont garnies de Cor- nouillers et autres arbres ou arbustes particuliers à ces terrains. On p^'ut aborder la forêt de bien des côtés, soit par la station de Presles, la plus commode de toutes, soit par celles de Nointel, de Beaumont, de Viarmes, de Saint-Martin-du-Tertre, ou même par celle de Montsoult-Mafliers. Bien des fois je m'y suis rendu, mais je n'ai exploré que la partie sud, principalement au premier printemps et à l'automne. Entraîné par mes études mycologiques, j'ai dirigé bien plus mes recherches sur cette partie de la botanique que sur la Phanéro- gamie. Aussi n'est-ce qu'un aperçu de la végétation que je donne ici, car bien des espèces intéressantes ont dû m'échapper ou sortir de ma mémoire, n'ayant été vues par moi qu'au passage. Déjà en se rendant à Presles, on peut apercevoir sur les talus du chemin de fer, surtout vers Monsoult-Mafliers le Aielilotiis alba Desr. en abondance, puis, entre cette station et celle de Presles, Epilobmm spicatuni Lam. ; à la sortie de la gare, sur le coteau qui regarde ce village, après avoir traversé la voie au passage à niveau, laissé sur la droite le hameau de Courcelles et monté le chemin qui se trouve près de la croix, on peut déjà ré- colter tant sur les bords du chemin que dans les clairières à l'en- trée de la forêt : Buplevrum falcatum L. Seseli coloratum Ehrh. Ophrys arachnites Reich. Melampyrum cristatum L. Onouis natnx L. Teucrium Chamaidrys L. Campanula glomerata L. Brunella grandiflora Jacq. et dans les champs calcaires qui longent la forêt du côté du ha- meau de Courcelles, la plupart des plantes vulgaires de ces loca- lités, c'est-à-dire en abondance : E. BouDiER. — La foret de Carnelle mi point de vue botaniqîie. 83 Iberis amara L. Specularia vSpeculum D, C. Oxalis stricta L. Galium tricorne With. Stachys recta L. Centaurea scabiosa L. l'eucrium Botrys L. Etc. Ajug-a Chamaepitys Schr. En pénétrant dans la forêt par le chemin pavé qui est à gauche un peu avant l'extrémité de Courcelles, on trouve à droite dans le premier bois : Daphne Laureola L. et, en suivant la route qui monte dans la gorge, à droite et à gauche : Cornus mas L. Veronica montana L. Iris fœtidissima L. Neottia Nidus-avis Rich. espèces assez abondantes dans tous ces fonds ombragés, et çà et là: Helleborus viridis L. | Orchis fusca Jacq. puis montant toujours : Vinca minor L. Monotropa Hypopitys L. Asperula odorata L. et dans les environs des carrefours de la Mouche et des Carreaux Scilla bifolia L. en assez grande quantité. Entre cette localité et la route de la Pierre Turquaise, partout du côté des Rondeaux : Asperula odorata L, j Adoxa Moschatellina L. et en quelques endroits : Orchis mascula L. Carex maxima Scop. Daphne Laureola L. puis, dans le ravin à droite de la route qui descend au dolmen : Aspidium aculeatum Dœll. dont les premiers pieds ont été trouvés dans une de nos herbori- sations par le capitaine Parisot. Cette belle Fougère doit certaine- ment se retrouver dans plusieurs des endroits analogues si fré- quents dans cette foret, de même que V Asarnni eitropœunt L. qui a été signalé en très petite quantité non loin du dolmen, mais queje n'ai pas vu. En descendant la route de la Pierre Turquaise, sur les pierres 84 JOURNAL DE BOTANIQUE mêmes de laquelle on peut récolter une Hépatique vulgaire, mais qui y fructifie bien, le Meizgeyia foitraia Radd, On trouve, mais plus bas, à droite et à g-auche : Hypciicum inontanum L. | Cephalanthera grandiflora Bab. et dans le ravin à droite : Paris quadrifolia L. Helleboriis viridis L. Campanula rapunculoides L. Ophrys myodes Jacq. A la sortie du bois, en prenant le chemin à gauche qui sépare la forêt même des bois marécageux, à l'angle d'un chemin : Allium ursinum L. | Dipsacus pilosus L. puis un peu plus haut dans le chemin : Campanula persicaefolia L. et sur la côte herbeuse, calcaire, qui regarde les bois marécageux : Iberis amara L. Chlora perfoliata L. Teucrium montanum L. Thesium humifusum D. C. Cephalanthera grandiflora Bab. Helleborus viridis L. ce dernier toujours abondant dans toutes les parties calcaires. Descendant ensuite dans le marais, sur le bord du chemin : SarxKjlus Valerandi L. | Anagallis tenella L. et dans le marais même : Carex Mairii Coss. et Germ. De là, on peut revenir soit par la station de Monsoult- Mafliers, ce qui est plus long, soit par celle de Presles, point de départ. Si l'on revient par la première, en suivant toujours le même chemin, on arriverait, passé le moulin, à des prairies, à l'extrémité desquelles, sur le bord du chemin, abonde le Cii^sium erïophorîuit Scop. et aussi sur la lisière du bois : Scilla bifolia L. en outre sur une petite colline sableuse, située entre le château de Franconville et la station de Monsoult, non loin d'une belle touffe de Houx isolée sur cette côte, Vaccinium Mj'rtillus L. puis sur les bords du chemin qui longe la voie ferrée avant d'arri- ver au passage à niveau qui mène par la Maison blanche à la station, encore : Cirsium eriophorum Scop. | Cynoglossum officinale L. E. BouDiEK. — La foret de Carnelle an point de vue botanique. 85 S) on préfère la station de Presles à celle de Monsoult, au Heu de continuer le chemin qui coupe la route de la Pierre Tur- quaise, à la sortie de la forêt, on revient sur ses pas et on le suit à droite en longeant plus ou moins le ruisseau, on trouve encore dans les endroits humides ou arofileux : t>' Caltha palustris L. Dipsacus pilosus L. Paris quadrifolia L. Orchis fusca Jacq. Ophrys myodes Jacq. Nepeta Cataria L. ce dernier sur un talus boisé avant d'arriver aux premières mai- sons de Courcelles. Mais il est bon de redescendre alors près du ruisseau et des cressonnières, car là, dans les endroits marécageux et boisés, on pourra recueillir çà et là, une variété de VOrcliis maculata L. à feuilles basilaires plus glauques, plus larges, très tachées et un peu élargies avant l'extrémité, ce qui lui donne un aspect par- ticulier, quoique je n'aie pas observe de différences bien appré- ciables dans la fleur; puis, pour terminer la course, non loin de Tendroitoù le ruisseau pénètre dans le parc de Courcelles, Scolopendrium oftlcinale L. et dans les bois marécageux ou sur le bord des fossés ou ruis- seaux, en abondance : Cardamine amara L. | Melandrium sylvestre Rohl. Peut-être la partie nord et nord-est delà forêt, nécessairement plus froide, est-elle plus riche, mais ce sont surtout les ravins ombragés et les abords du bois qui me paraissent fournir le plus d'espèces. L'intérieur même, aménagé en futaies de 20 à 30 ans, contient, à part quelques endroits, peu de plantes. Le Conval- laria inaialïs L. y abonde partout en places immenses et je ne le cite que parce que l'on ne sait peut-être pas qu'une grande partie des bouquets de Muguet qui se vendent dans les rues à Paris proviennent de cette localité. Si sous bois la Phanérogamie est peu représentée, par contre les Champignons y abondent dans la saison. U Amajii'ia csesa- rea s'y rencontre certaines années chaudes en assez grande abon- dance. Les Amanita echniocepliala^ Lepiota aciitesqiiainosa n'y sont pas très rares. De beaux Cortinaires, tels que C. Rufo-oli- vaceus, calochrous ^ glaticopus ^ purpiirasceiis ^ fitlmineits^ ca^ru- lescens, sublaiiatus^ s'y trouvent en nombre; les jolis C. spilo- 86 JOURNAL DE BOTANIQUE i7ieus, croceo-casrttlezis y sont plus rares. En été, dans certains endroits, aussi loin que la vue peut s'étendre sous bois, on peut voir la terre couverte de Lactarius piperaius ^ espèce commune, mais dont la quantité extraordinaire, la taille et la blancheur produisent le plus bel effet sous ces ombrag-es. Le Boletus Satanas s'y rencontre assez souvent en magnifiques échantil- lons. Le vulofaire Bol. edniis comme le Cantharelhis cibarnis y abondent ; dans ces bois aussi le Clavaria formosa est com- mun, et j'ai pu voir cette espèce en superbes échantillons et en assez grande abondance pour former un cercle complet de vingt-cinq pas de diamètre. Il serait trop long d'énumérer ici toutes les raretés que l'on trouve dans cette localité en fait de Champignons. Qu'il me suf- fise simplement de dire que dans la saison et dans une seule t journée, j'ai pu voir et noter plus de deux cents espèces, princi- palement d'Hyménomycètes, pour qu'on puisse se faire une idée de la richesse de cette forêt, une des meilleures stations des environs de Paris pour ces végétaux. SUR LA NAISSANCE LIBRE DES GRAINS D'AMIDON ET LEUR TRANSFORMATION EN GRAINS DE CHLOROPHYLLE OU CHLOROAMYLITES Par M. Er. BELZUNG. i" Naissance des grains d'amidon. — On admet assez généra- lement dans la science, depuis les observations d'un botaniste allemand, M. A. F. W. Schimper (i), et de quelques autres au- teurs, que les grains d'amidon prennent toujours naissance dans des corpuscules albuminoïdes, incolores ou diversement colorés, c'est-à-dire dans des leucites ou des chromoleucites, et qu'ils dérivent de leur activité physiologique propre, indépendante d'ailleurs de celle de la chlorophylle, lorsque ce pigment existe. M. Schimper reconnaît aux leucites deux fonctions essentielles : celle de générateurs de substance amylacée [Staei^kebildneT') aux dépens de principes immédiats tout formés, et celle de régula- teurs de la croissance des grains d'amidon. A ces fonctions s'a- I. A. F. \\'. Schimper, Unters. 7ieber die Enst. der Staerkekoenter. Bot. Zeit. 1880. Ek. Bei.zung. — Sur la iiaissmtce libre des grains d'amidon. 87 joute celle de la synthèse des hydrates de carbone, lorsque les leucîtes incolores deviennent des chloroleucites. La première fonction est des plus problématiques ; elle ne repose sur aucun fait précis. Outre que l'on ne saurait expliquer, dans l'état actuel de la science, comment les substances aniylo- g^ènes, d'ailleurs variables, sont transformées dans les leucites en matière amylacée, par un pouvoir spécial de ces corpuscules, les grains d'amidon peuvent, dans des cas nombreux, naître librement dans le protoplasma, sans aucun rapport avec les corps fig-urés que renferme alors la cellule. D'après l'auteur précité, jamais un grain d'amidon ne naît directement au sein du plasma ; nous donnerons tout à l'heure un ■exemple des plus nets de cette nais- sance libre. Quant à la fonction de régulateurs delà croissance des grains d'amidon, elle est infirmée, comme l'on verra, dans certains cas où les leucites existent, et elle perd singulièrement de sa généra- lité en présence des nombreux exemples de formation et crois- sance libres que nous avons pu étudier. Lorsque le leucite existe, le grain d'amidon qui y prend nais- sance apparaît tantôt dans le voisinage de sa surface, tantôt en un point plus ou moins central. Dans le premier cas {A/noniîuu CardainoimLut) le grain d'a- midon, en grandissant, présente bientôt une partie libre, l'autre partie restant en contact avec le leucite; celle-ci est toujours, d'après l'auteur, la plus large du grain d'amidon définitif (fig. i). De plus le grain ainsi formé aurait toujours une structure excentrique, le hile se trouvant vers l'extrémité libre amincie, opposée au leucite gé- nérateur. Ces faits seraient d'accord avec l'idée de nutrition du grain d'amidon par le leucite, l puisque c'est toujours la partie du grain en con- Fig. i. a, amidon; tact direct avec le leucite qui grandit le plus. Mais, dans certains cas, c'est le contraire qui arrive; ainsi dans le Dieffenbachïa Segîiùie, c'est le côté opposé au leucite qui est de beaucoup le plus développé. D'autre part, le leucite peut disparaître à une certaine phase du développement sans que le grain d'amidon cesse de grandir (PJiafus). Enfin la plante que nous allons étudier tout à l'heure nous présentera un exemple des plus remarquables de formation libre de g-rains d'amidon, qui «s JOURNAL DE BOTANIQUE cependant sont excentriques (Pomme de terre). Comment con- cilier ces faits avec la fonction de générateur de substance amy- lacée et de nourricier du grain d'amidon attribuée au leucite? Dans le deuxième cas, au contraire, celui où le grain d'amidon naît en un point plus ou moins central du leucite, le grain garde une structure concentrique, puisqu'il est entouré de tous côtés par son corpuscule générateur (fig 2). Ici encore, le leucite n'est rien moins que nécessaire tant à la production #/^v a de la matière amylacée, qu'à la croissance du ■ t KSi^- ^ grain d'amidon; dans le Haricot, par exemple, des orrains concentriques naissent librement; Fig. 2. a,, amidon: . 1, inicite. dans le Pois, le leucite qui entoure le grain d'amidon disparaît à un certain moment du développement, alors que ce dernier est loin d'avoir achevé sa croissance. Les leucites, qui généralement sont homogènes, présentent parfois deux parties (fig. 3) : une partie amorphe, seule vivante /, seule active dans la' production de l'amidon, et une partie cristalline c (cristalloïde). Cette disposition s'ob- serve chez le Phajiis giandijïortis. Les corpuscules en fuseau ou en ba- Fio-.,,. a, amidon; cciistaiioïde; gucttc que M. Schimpcr avait pris ' ^"'^''^- pour des leucites et qui sont ligures comme tels dans les traités ont été reconnus comme cristalloïdes par M. A. Meyer. Le véritable leucite, très petit, est annexé à ce cristalloïde. Or l'amidon commence par se déposer dans ce leucite; puis, dit M. Schimper, le cristalloïde se transforme di- rectement en matière albuminoïde vivante qui forme alors aussi de la matière amylacée, comme faisait tout à l'heure la partie active (leucite) maintenant disparue. Comme hypothèse, c'est ingénieux. Mais qu'est-ce donc qu'un cristalloïde cjui, surplace, devient substance albuminoïde vivante ? Si l'on ne veut se payer de mots, il faudrait expliquer d'une façon plus précise cette sorte de transformation. Remarc]uons que le côté aplati des grains d'amidon du Phajus est simplement déterminé par un cristalloïde. Les résultats auxquels nous ont conduit nos jjropres études sur l'amidon ne nous permettent d'admettre qu'avec une extrême réserve la manière de voir actuellement en faveur sur l'origine Rr. Belzung. — Sur la naissance libre des grains d'ajnidon. 89 morphologique et physiologique de cet hydrate de carbone. L'ensemble de nos recherches sera prochainement publié ; cela nous permet de nous limiter ici à l'étude de l'origine de l'amidon dans une seule plante, la Pomme de terre, où les faits sont par- ticulièrement nets : la naissaii e de V amidon y est lib^-e, indé- pendapte par conséquent de tonte espèce de leucife. Prenons donc de jeunes tubercules de Pomme de terre et voyons comment l'amidon de réserve y prend naissance. Ces tubercules, il faut les choisir sur les rameaux souterrains de ma- nière qu'ils n'aient pas plus d'un à trois millimètres de longueur; même à cet âge il est quelquefois trop tard pour suivre le déve- loppement, les grains d'amidon étant déjà notablement déve- loppés et le reste du contenu cellulaire trop dense. C'est le moment précis de l'apparition des granules amyla- cés qu'il faut saisir pour être bien renseigné sur leur mode de naissance, car, dès leur très jeune âge, leur croissance est très rapide. Certains de ces jeunes tubercules se distinguent par un grand développement des cellules de l'écorce et surtout de la moelle ; dans ces cellules, la formation de l'amidon est notable- ment retardée. On peut y suivre facilement la production des grains amylacés, tandis que d'autres tubercules de même taille sont déjà bourrés d'amidon. Ce n'est qu'après de longues re- cherches infructueuses que nous avons découvert les éléments favorables aux recherches dont il s'agit ici ; c'est pourquoi nous donnons ces détails qui rendront plus facile la vérification des faits que nous allons signaler. Examinons la structure interne des tubercules, depuis le sommet libre légèrenlent atténué jusqu'à la base en contact avec le rameau souterrain, c'est-à-dire dans des parties d'âge régu- lièrement croissant. Au sommet, les grandes cellules de la moelle renferment un protoplasma finement granuleux et un gros noyau généralement central. Le protoplasma, à cause de leur grand développement, ne forme qu'un mince revêtement pariétal et un revêtement pé- rinucléaire, les deux étant reliés par des ban- delettes irrégulières. Les cellules ne renferment à ce moment aucune espèce de corps figuré, par conséquent aucun leucite (fig, 4), ^'g- 4. Dans des parties un peu plus âgées, on voit apparaître, tou- 90 JOURNAL DE BOTANIQUE jours autour du noyau, les premières traces d'amidon. La forme des plus jeunes g-rains amylacés que les réactifs iodés nous per- mettent de mettre en évidence est variable, suivant les tuber- cules. Tantôt ce sont de longues baguettes, des sortes d'aig-uilles, d'une ténuité extraordinaire, logées dans le protoplasm? (fîg. 5); d'autrefois, des granules ovales ou fusiformes, très nom- breux ; rarement enfin des granulations dispo- sées par files de deux à quatre chacune (fig. 6). Quelle que soit la forme des grains d'amidon, leur dévelop- ^ pement se fait toujours de la même manière. Ils nais- \i'J.'/V sent librement dans le protoplasma et non dans des \ ''ï'ii ' leucites. On ne saurait voir de phénomène plus net : la solution iodée montre ça et là, dans la gelée pro- '^' ■ toplasmique jaunie, de fines et nombreuses baguettes amylacées très distinctes. La croissance ultérieure se fait aussi sans aucun autre inter- médiaire que le protoplasma et le noyau. Pendant quelque temps les grains d'amidon ont une structure homogène ; puis ils se dif- férencient pour présenter la structure excentrique que l'on con- naît. Leur forme est très variable : tantôt ils sont arrondis ou ovales, tantôt irrégu- lièrement ovales, le hile occupant la partie subterminale de l'extrémité plus étroite ; '^' '^' plus rarement ils sont irréguliers, par exemple munis de prolongements (fig. 7). Quand les granules amylacés naissent par files de trois ou quatre granules chacune, le développement présente quelques particularités. Supposons une file de trois granules. Par leur croissance ils arrivent bientôt à se souder pour former une sorte de grain d'amidon composé, dans lequel la solution iodée montre encore pendant quelque temps le nombre des granules constitu- tifs : ces granules, d'un bleu foncé, sont séparés par des bandes d'un bleu beaucoup plus pâle. Peut-être les granulations proto- plasmiques primitivement interposées aux granulations amyla- cées ont-elles été peu à peu imprégnées par la substance amy- lacée et font-elles désormais corps avec le grain d'amidon composé. Dans ce cas le grain adulte renfermerait un peu d'azote. Toujours est-il qu'un peu. plus tard , lorsque le grain Varie lés : A propos de la décoloration du Lilas. 91 d'amidon a tout au plus le cinquième de sa taille définitive, les granules amylacés élémentaires sont intimement soudés en un grain simple en apparence, A partir de ce moment le grain dif- férencie ses couches concentriques. Relativement à la naissance de l'amidon de réserve de la Pomme de terre, M. Schimper figure, dans la planche qui ac- compagne le travail précité, des leucites arrondis, incolores, comme sièg-e de la formation des grains d'amidon (fig. i). A la périphérie de ces leucites se dépose, d'après cet auteur, un grain d'amidon qui, en grandissant, devient bientôt un gros grain ex- centrique, présentant toujours le leucite générateur au milieu de son côté élargi et le hile vers l'extrémité libre, opposée à ce même leucite. Les phases très jeunes ne sont pas indiquées. Nous verrons, dans notre prochain article, que ces faits ne sont pas d'accord avec ceux qu'indique le même auteur à propos de la formation des grains de chlorophylle dans les tubercules de Pomme de terre. Nous n'avons jamais observé de pareilles connexions entre leucites et grains d'amidon ; le développement complet que nous indiquons a d'ailleurs un tout autre caractère. La formation d'ami- don dans la Pomme de terre représente pour nous l'exemple le plus net, sans aucun doute possible sur la nature des faits ob- servés, d'un développement libre de grains d'amidon dans des cellules où il n'y a pas trace de leucites. Nous signalerons bien d'autres cas où les choses se passent de la même manière. Qu'il nous suffise pour le moment d'avoir établi que les grains cC anti- don peuvent naître librement dans le protoplasnia de la cellule, probablement entre ses granulations constitutives , et gran- dissent de même, sans V interventioîi d'auctme espèce de leucite. Dans une prochaine note, nous étudierons les opinions des auteurs récents sur l'origine des g-rains de chlorophyle, en indi- quant en même temps les résultats contradictoires de nos recher- ches sur ce point. {A suivre.) VARIÉTÉS A propos de la décoloration du Lilas. Nous avons reçu de M. Duchartre, membre de T Institut, la lettre sui- vante que nous nous empressons d'insérer. 92 JOURNAL DE BOTANIQUE Monsieur le Directeur, Je viens de lire avec un vif intérêt, dans le n'' 5 de votre excellent Jour?uil de Botanique (p. 76-77), l'article de M. F. Hérincq sur « Le Lilas blanc d'hiver, ou la décoloration du Lilas. » Je me suis jadis quel- que peu occupé de cette curieuse décoloration; j'ai recueilli à ce sujet les observations et expériences qui avaient été faites par divers horti- culteurs et jardiniers bourgeois ; enfin, grâce à l'obligeance éclairée de M. Fournier, jardinier de M""' Furtado, à Roquencourt, près de Ver- sailles, j'ai pu faire moi-même des expériences variées qui ont donné, à ce sujet, des résultats remarquables. C'est ainsi que j'ai réuni les éléments de trois notes successives et différentes qui ont paru, la première dans le Jourjial de la Société imp. et centr. d' Horticulture (vi, 1860, p, 272- 280), la seconde dans le Biclletin de la Société botaii . de France (vu, 1860, p. 152-153), la troisième dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences (lvi, 1863, p. 939-945). Les faits consignés dans ces notes paraissant être quelque peu oubliés, peut-être ne serait-il pas inutile de les rappeler en quelques lignes, afin de voir jusqu'à quel point ils se concilient avec la conclusion à laquelle est arrivé votre savant collabo- rateur. Cette conclusion, formulée sans hésitation, consiste en ce que « c'est l'influence d'une température élevée, 30 à 35", qui amène la décoloration du Lilas. L'absence de lumière est impuissante à produire ce phénomène. » J'avais moi-même conclu de mes propres observations et de l'examen des cultures en grand établies chez M. Berthelot, horti- culteur, rue des Fossés Saint-Marcel, à Paris, surtout chez M™'' Furtado, à Roquencourt, que l'obscurité n'est nullement nécessaire pour la déco- loration du Lilas; mais j'avais aussi établi qu'on obtient parfaitement cette décoloration sans soumettre le Lilas à une température de 30 à 35". Ainsi, à Roquencourt, pendant plusieurs hivers de suite, M. Fournier a obtenu en abondance du Lilas blanchi dans une seri'e hollandaise où la température n'était en moyenne, que de 15" C (et non de 30 à 35, comme cela résulterait d'une phrase de l'article de M. Hérincq). C'est dans cette même serre, par conséquent à la même température, que j'ai fait moi-même les expériences dont j'ai consigné les détails dans ma note insérée aux Comptes rendus; or, cette température est au plus égale à celle sous l'influence de laquelle les mêmes Lilas de Marly et Charles X, cultivés à l'air libre, donnent des fleurs vivement colorées. Dans l'une de mes expériences, un pied de Lilas, laissé en pépinière jusqu'au 12 avril, avait, à cette date, ses boutons de fleurs déjà bien formés cl nettement colorés. Il a été alors arraché avec une petite motte et transplanté dans cette même serre où il a trouvé une température à fort peu près égale à celle sous l'influence de laquelle il avait déjà coloré Variétés : A propos de la décoloration dit Lilas. 93 ses boutons de fleurs. (A cette époque, les tableaux météorologiques donnent 10'' comme moyenne diurne.) Dans sa nouvelle situation, l'arbuste avait déjà des fleurs épanouies, le 19 avril, et ses boutons colorés étaient devenus des fleurs décolorées. Il y aurait indiscrétion à reproduire ici les détails de mes autres expériences qui confirment toutes ce résultat ; néanmoins permettez-moi, Monsieur le Directeur, d'en rappeler une qui me semble être assez cu- rieuse, parce qu'elle met en plein jour la différence d'action exercée sur le principe colorant du Lilas par la culture en serre ou en plein air. Au commencement du mois d'avril 1863, une touffe de Lilas a été arrachée dans la pépinière et plantée dans la même serre modérément chauffée, et à laquelle même on donnait de l'air, au milieu de la jour- née, pour empêcher que le soleil ne la réchauffât trop fortement. La moitié environ des branches de l'arbuste sont restées dans la serre, tout contre les vitres ; l'autre moitié a été amenée au dehors, à l'air libre, par l'ouverture qu'on avait faite en enlevant une vitre, ouverture qui a été bouchée ensuite soigneusement. Il est résulté de cet arrangement ce fait passablement curieux que, dès le 19 avril, les branches restées sous les vitres de la serre épanouissaient des fleurs parfaitement blanches, tandis que celles qui se sont ouvertes à partir de deux semaines plus tard sur les branches du même pied qui faisaient saillie au dehors étaient colorées comme elles le sont habituellement à l'air libre. Au point de vue de la température, toute la différence qu'ont pu éprouver- les branches des deux catégoris a dû consister dans plus d'uniformité à l'intérieur de la serre qu'au dehors, car les moyennes ont été bien peu dissemblables pour les unes et les autres, si même elles l'ont été. En somme, il est surabondamment prouvé qu'une température de 30 à 40 degrés n'est pas nécessaire pour déterminer dans la corolle du Lilas une décoloration qu'on obtient parfaitement dans une serre bien éclairée et chauffée, en moyenne, à 15" C seulement. Quelle est la cause réelle de cette décoloration, puisque ce n'est ni la privation de lumière, ni une forte chaleur ? J'avoue humblement que je l'ignore. Peut-être est-ce la rapidité du développement; ? eut-être aussi comme je le disais en communiquant les résultats de mes expé- riences à l'Académie, est-ce l'influence de l'atmosphère fortement ozo- nisée des serres? Dans tous les cas, l'incertitude est, pour moi du moins, complète à cet égard. Veuillez agréer, etc. P. DUCHARTRE. 94 JOURNAL DE BOTANIQUE A TRAVERS LES SOCIÉTÉS ET LES REVUES SOCIETE BOTANIQUE DE FRANCE Séance du 22 avril 1887 — MM. Van Tieghem et Douuot font une nouvelle communication sur la formation des racines latérales dans la tig;e des Dicotylédones. Ils ont constaté que les Asperula, Vinca et Viola^ contrairement à l'opinion reçue, ne font pas exception à la rès^le générale. M. Leci.erc du Saulon e.xpose la formation des suçoirs du Melampyruni arvense et leur mode de pénétration dans la plante hospitalière. M. Mauky fait une description de la structure de l'urne des Ccphalotiis. M. Prillieux a étudié des taches qui se montrent sur les feuilles du Cyclamen. Ces taches sont dues non pas à la présence d'un parasite, mais à une dégéné- rescence g-ommeuse. PRINGSHEIM'S JAHRB. F. WISS. BOT. (Bd. XVII, i886, p. 591-621, pi. 36 et 37.) Weitere Untersuchuiigemieber Moiiocotylenacknlichc Eryngicn (Com])lément de recherches sur des Eryiigitim ressemblant à des Monocotylédones), par M. M0EBIUS. Ce mémoire renferme plusieurs observations importantes au point de vue de la valeur des caractères de structure de la feuille et de la tige. Commençons par la feuille. I.a cuticule de VErynglum Serra est munie de sillons et de crêtes; celle de YE. cbracteatiun^ espèce bien voisine et vivant dans des conditions analogues, est parfaitement lisse. A la grande épaisseur de la cuticule s'ajoute, chez YAci- pliylla squarrosa, une autre adaptation à la station sèche : le stomate s'y ouvre au fond d'un puits. Il nous semble que cette situation a pour cause déterminante la puissance de la cuticule. L'épiderme de VAciphylla a plus de rapports en effet avec ceux des Ficus elastica., Aloe, Eucalyptus, Cacalia repens qu'avec l'épiderme de VHakea, auquel l'auteur le compare. Les Eryngmm étudiés ont leurs stomates de niveau avec les autres cellules épidermiques. Dans la feuille et dans la tige de 1'^. Serra et de VE. ebracteatmn, dans la tige seulement de l'^". cchiiiatuim, dans la feuille (seul organe décrit) de Vylci- phylla squarrosa, les cordons mécaniques consistent en un collenchyme se trans- formant en véritable tissu scléreux. Le sclérenclyme est très exceptionnel chez les Ombellifères; l'auteur en attribue la présence à l'action du milieu aride. Nous avons signalé la même particularité chez Vllydrocotylc Solandra, petite plante à feuilles réduites, qui est soumise à des influences analogues dans les sables du Cap. {Bull. Soc. Bol., t. XXXIIl, p. 102.) Les faisceaux de la feuille sont disposés sur un seul rang avec orientation nor- male dans la gaine. Dans le limbe, qui est presque réduit aux nervures, et que Bentham considérait comme un pétiole sans limbe, les faisceaux se comportent d'une façon un peu plus compliquée; plusieurs ont l'orientation inverse. La feuille de l'^'. ebracleum.^ dont le limbe est enroulé en-dessous, donne lieu à d'intéressantes remarques. Dans la région de l'enroulement, la feuille est nettement dorsi-ventrale ; le parenchyme est lacuneux ; les stomates sont un peu plus abondants à l'épiderme supérieur qu'à l'inférieur. Vers le sommet, les la- cunes disparaissent, le nombre des stomates s'égalise sur les deux faces ; la feuille prend une structure plus isolatérale qu'à la base. Dans la gaine, on ne trouve plus de faisceaux inverses ni de stomates à la face supérieure. On voit A travers les Sociétés et les Revîtes. 95 par là combien il importe de ne comparer que les portions correspondantes de deux feuilles. C'est dans la tige que M. Moebius trouve de nombreuses analogies avec les Monocotylédones. A ce titre, il rnentionne chez VE. Serra, espèce prise pour type et décrite avec un soin minutieux ; des cordons mécaniques sous l'épiderme, une g-rande lacune centrale, un cercle de faisceaux inclus clans un anneau sclé- reux, de petits faisceaux disséminés dans l'écorce et dans la moelle. Ces derniers sont souvent concentriques et munis d'une gaine scléreuse. Chez les autres espèces à feuilles étroites, les faisceaux isolés sont également plongés dans une gaîne de sclérenchyme. L'auteur ne se borne pas à constater la quantité énorme, de faisceaux dispersés, souvent sans ordre apparent, à toutes les profondeurs de la tige ; il en cherche l'origine et la destinée, et c'est ce qui donne un puissant attrait à ses descriptions. Dans les plus jeunes branches, le cercle conducteur est dissocié et chaque faisceau est muni d'une gaine propre. En s'éloignant du sommet on rencontre, outre im cercle fortement ondulé, où les faisceaux sont plongés dans une gaine scléreuse, quelques faisceaux corticaux et deux cercles de faisceaux médullaires. Le cercle médullaire externe à orientation inverse se partage au nœud suivant, après s'être combiné avec le cercle principal, entre les deux branches qui naissent de ce nœud; le cercle interne à orientation normale passe dans l'entre- nœud suivant. De cette observation il résulte, croyons-nous, que le cercle interne est le vrai cercle normal de la tige, tandis que les cercles plus extérieurs, y compris le plus volumineux, sont d'énormes traces foliaires et gemmaires qui, en raison de leur masse, ne peuvent s'intercaler directement aux systèmes conduc- teurs de la tige. Plus bas l'encombrement augmente; les faisceaux des deux cercles internes se rapprochent, deviennent confluents par les libers et donnent naissance à des faisceaux concentriques. Ceux-ci renferment souvent des portions de la gaine scléreuse incluses au centre de leur liber, et témoignant de leur ori- gine. Plus bas encore, la concentration s'accentue et s'accompagne d'une forte contraction des éléments concrescents ; les faisceaux concentriques, véritables faisceaux multiples substitués aux faisceaux simples qui, plus haut, étaient dissé- minés dans la tige, pénètrent dans la gaine scléreuse. A la base même de l'axe d'inflore^ence, tous les éléments du système conducteur ont repris place dans un cercle unique ; dès que la structure n'est plus troublée par une émission excessive de cordons destinés aux appendices, les lois de symétrie de la tige reprennent le dessus. Si l'on franchit les limites de la tige aérienne et du rhizome, les fais- ceaux en partie concentriques, qui étaient nichés dans la gaine scléreuse, font place à un cercle libéro-ligneux régulier, interrompu seulement par d'étroits rayons médullaires. Mais cette région présente une nouvelle anomalie. Le rhi- zome forme aussi des faisceaux complémentaires, mais à sa façon. Le puissant anneau libéro-ligneux est inaccessible aux déformations et aux dislocations si fréquentes dans le cercle conducteur de la tige aérienne. F2n revanche le péricycle (nous employons cette expression pour abréger, bien que l'auteur ne s'en serve pas), est libre au lieu d'être absorbé, comme celui de l'axe d'inflorescence, dans la formation du stéréome et tentl à proliférer comme dans les parties souterraines en général. Par une sorte de substitution anatomique, le péricycle devient ici le siège d'une assise génératrice, qui donne du bois en dedans, du liber en dehors. Chez VE. Serra, cette assise est morcelée, tandis qu'elle est continue chez VE. Lasseaiixi. La naissance des faisceaux péricycliques qui, dans certaines familles constitue un caractère d'une grande fixité, comme nous l'apprennent les travaux de M. Morot, se montre ici, d'après M. Moebius, comme une adaptation au mode de vie, adaptation qui semble caractériser les grandes espèces ^Eryngmm 96 JOURNAL DR BOTANIQUE à feuilles étroites, au même titre cjuc les faisceaux disséininés dans l'ecorce et dans la moelle. Pour en revenir à ces faisceaux de l'axe d'inflorescence, M. Moebius voit dans leur disposition une grande analogie avec les Monocotylédones. Qu'il nous soit permis de faire observer que ce rapport a sa source dans une concordance anatomique plus profonde. La gamophyllie et la gamogemmie ne sont pas moins générales chez les Ombellifères que chez les Monocotylédones. La quantité énorme de faisceaux formant la trace des feuilles et des bourgeons agrégés est la première origine de cet encombrement de cordons conductL'urs, qui, dans une plante des lieux secs, à parenchyme relativement réduit, s'en'assent, se fusionnent, se refoulent, se logent où ils peuvent. Nous ajooterons que Ton trouve des ano- malies de même ordre dans l'axe d'inflorescence des Thalictrwn à bourgeons agrégés. Dans la tige aérienne des Podopkylliiin, les faisceaux les plus étroits, situés à la périphérie, sont 'pourvus d'une gaine scléreuse comjîlète. A la base de l'inflorescence des Composées, l'accumulation des faisceaux gemmaires déter- mine aussi des dislocations variées du cercle conducteur. Tantôt il se forme des cercles secondaires plus ou moins symétrieiues, dont chacun est plongé dans une gaine distincte [Echinops)\ tantôt au cercle principal s'ajoutent de petits groupes corticaux ou médullaires à orientation variée {Centaurea^ etc.). Dans ces divers cas, comme chez les Eryngiuni, les faisceaux isolés appartiennent au système propre de la tige et aux traces foliaires ou gemmaires. 11 n'y a pas de faisceaux surnuméraires indépendants. En somme, ce mémoire apporte de:^ faits nouveaux et précis à l'appui de cette opinion qu'il n'existe pas une propriété anatomique cjui, prise isolément, suffise pour caractériser infailliblement un groupe de plantes, lors même qu'il s'agit de groupes aussi importants que les Monocotylédones et les Dicotylédones, et que les caractères héréditaires par excellence n'échappent pas toujours à l'adapta- tion. P. VUII,LEM1N. CHRONIQUE Le samedi 14 mai, à g h. 1/2, à la Sorbonne, M. Ligxier soutiendra, pour ob- tenir le grade de docteur ès-sciences naturelles, une thèse de Botanique ayant pour objet l'anatomie comparée des Calycanthées, Mélastomacées et Myrtacées. La Société botanique de France fera deux herborisations dans la seconde quinzaine du mois de mai. 19 mai (jeudi de l'Ascension), herborisation à Chainpagne (Seine-et-Oise). Dé- part de Paris par la gare du Nord à 8 h. 48 du matin. — Retour à Paris à 7 h. 38 du soir. 2q mai (dimanche de la Pentecôte), herborisation à Maisse (Seine-et-Marne). Départ de Paris par la gare de Lyon à 6 h. 55 du matin, -f- Retour à Paris à 5 h . 30 du soir. Les personnes qui voudront prendre part à ces excursions devront, pour pro- fiter des réductions sur le prix des places accordées par les Compagnies de Che- mins de fer, s'inscrire au plus tard trois jours avant l'herborisation, soit au siège de la Société, 84, rue de Grenelle, soit chez M. Gustave Camus, 58, boulevard Saint-Marcel. Le Gérant : Louis Morot. Paris. ~ J Mersc^ luii... -^:^, pj. Ijoiireri- r.«>cliurfuii. ANNEE N* 7 15 MAI 1887 JOURNAL DE Directeur: M. Louis MOROT SUR LA NAISSANCE LIBRE DES GRAINS D'AMIDON ET LEUR TRANSFORMATION EN GRAINS DE CHLOROPHYLLE OU CHLOROAMYLITES (Fin.) Par M. Er. BELZUNG. ^^ Ti^ansforinatïoii des grains d'amidon en grains de chlo- rophylle. — Depuis les travaux de M. Sachs jusque dans ces dernières années, il était admis que les grains de chlorophylle pouvaient naître par différenciation du protoplasma des cellules (feuilles) et étaient par conséquent parfaitement indépendants des formations antérieures analogues de la même plante. En étudiant le développement des chromoleucites (i), M. Schimper est arrivé à cette conclusion que les leucites en géné- ral, colorés ou non, ne proviennent jamais de la segmentation du protoplasma, mais de la division de leucites antérieurs sem- blables; de sorte que, dans les méristèmes, se trouvent déjà des leucites, issus par division de ceux des tissus plus anciens, et qui donneront naissance de la même manière à ceux des tissus qui en dérivent. Tous ces leucites de la plante adulte proviennent de leucites analogues de l'œuf, et ceux-ci eux-mêmes de la plante mère. Il n'y aurait donc aucune formation actuelle de grains de chlorophylle et de leucites en général autre que par division de corps analogues préexistants : les leucites seraient des formations éternelles. M. Schmitz (2) a trouvé chez les Algues des faits analogues à ceux que M. Schimper a observés chez un certain nombre de plantes vasculaires. Ajoutons que tous les grains de chloro- phylle ont été jusqu'ici considérés comme des chloroleucites, c'est-à-dire comme des corpuscules à substratum albuminoïde. 1. A. F. W. Schimper. Ueber die Eniwlck. der Chlorophyllk. und Farbkoerper. Bct. Zeit. 1883. 2. Schmitî. Die Chromatophorett dey Algen. Bonn, 1882. 9» JOURNAL DE BOTANIQUE Nos résultats sont contraires à ceux des deux botanistes cités en dernier lieu. Nous démontrerons en effet, dans notre travail d'ensemble, que des cJiloroleucites peuvent naître actuellement, par diférenciation du protoplasma ^ dans de jeunes plantules (Haricot, etc.), dont les embryons ne renfermaient pas trace de pareilles formations. Qu'il nous suffise ici d'appeler l'attention sur un nouveau fait concernant les grains verts, à savoir la transformation d'un grain d'amidon, né librement dans le protoplasma, en tin grain de chlorophylle. Par là, nous montrerons du même coup : i" que certains grains de chlorophylle ne sont pas des cJdoroleucites ; 2" qu'ils ne proviennent pas et ne peuvent pas provenir de la division de grains antérieurs analogues. Reprenons la Pomme de terre, qui nous a précédemment servi d'exemple de formation libre de grains d'amidon, et voyons comment se produisent les grains de chlorophylle, lorsqu'on expose les tubercules mûrs à l'action de la lumière. Dans la Pomme de terre verdie, la teinte verte, très intense dans les assises cellulaires voisines de la surface, diminue peu à peu à mesure qu'on s'approche des parties centrales complète- ment incolores. En coupant les parties superficielles d'un vert foncé, et en soumettant le reste de la Pomme de terre à l'action de la lumière, on peut déterminer un accroissement de l'intensité de la coloration verte dans les zones plus profondes, devenues superficielles. L'observation rapide de la structure interne montre l'exis- tence de grains de chlorophylle, souvent de très grande taille, surtout dans les parties périphériques du tubercule. Suivons maintenant le développement de ces grains de chlo- rophylle. C'est dans les assises superficielles que les phénomènes sont les plus nets : les grains d'amidon de réserve, parfois de très grande taille, d'abord incolores (fig. i), présentent bientôt une teinte verte^ tandis que le protoplasma reste incolore ; plus tard, ils s'entourent d'une zone chlorophyUienne d'épaisseur régulièrement croissante, en même temps qu'ils se résorbent par- tiellement, d'une quantité égale à celle de la masse verte formée à la périphérie (fig. 2). Quelques jours après, on trouve, à la place des grains d'amidon, des grains de chlorophylle granu- leux, ne renfermant plus qu'une fine baguette amylacée occu- Er. Belzung. — Siiy la ftaissajtce libre des grains d'amidon. 99 pant souvent toute la longueur du grain vert (fig. 3). Finale- ment, l'amidon disparaît complètement pour laisser place à un grain de chlorophylle de même taille que le grain d'amidon d'où il procède (fig. 4). La dissolution de l'amidon se tait par le mode égal; avec la solution iodée, on peut voir nettement les grains amylacés bleuir d'abord complètement, puis se ré- (j-iviVï F'L'- 1- F'g- 2- Fig. 3. Fiçr. 4. duire peu à peu en laissant place à une zone verte, et enfin disparaître pour former le grain de chlorophylle complet, qui ne présente plus aucun bleuissement dans le réactif iodé. Une même cellule peut présenter toutes les phases du phénomène. On peut remarquer que de très gros grains d'amidon les subis- sent entièrement et forment ainsi des grains de chlorophylle de taille inusitée, par exemple de la taille du noyau de la cellule. L'intensité de la coloration verte décroît, avons-nous dit, de la surface du tubercule au centre : ce décroissement correspond à une transformation de moins en moins complète des grains d'amidon en grains de chlorophylle. C'est ainsi qu'on passe progressivement des grains de chlo- rophylle complets des assises superficielles à des grains verts renfermant encore une partie de leur amidon générateur, et enfin, vers le centre, à de gros grains d'amidon à peine verdis, sans enveloppe J^î^, chlorophyllienne appréciable (fig. 5). ^:$^:^^h Mais il n'y a, comme nous allons le voir, W:'i--!)^ qu'une différence quantitative entre un , ^ grain de chlorophylle complet et un grain d'amidon simplement verdi qui représentent seulement deux phases d'un seul et même phénomène. Voyons maintenant quelle est la structure de ces grains de chlorophylle provenant de la métamorphose de grains d'amidon. Un premier fait qui se dégage d'une observation attentive est que le protoplosma de la cellule ne prend aucune part à la lOo JOURNAL DE BOTANIQUE constitution de leur substratum. D'ailleurs, les granulations des grains de chlorophylle sont beaucoup plus développées que les granulations protoplasmiques, et ces grains verts sont nette- ment différenciés du protoplasma voisin incolore. Quelle est donc la nature du substratum en question ? Pour la définir, adressons-nous aux jeunes plantules, dans lesquelles se produisent aussi des grains de chlorophylle à origine amylacée. Si l'on fait germer la graine à l'obscurité, la tige de la plantule est incolore (Haricot, Ricin); mais, à la place de chaque grain d'amidon, on trouve un corpuscule g-ranuleux, jaunissant par l'iode au lieu de bleuir, véritable squelette du grain d'amidon antérieur. Dans la germination normale, c'est ce squelette, im- prégné de pigment vert, qui forme le grain de chlorophylle. Il en est de même dans le cas qui nous occupe : les phénomènes dont les grains d'amidon sont le siège sont en tout semblables dans les plantules et dans la Pomme de terre, lors de la forma- tion des grains de chlorophylle. Il résulte de là qu'un grain d'amidon, né librement dans le protoplasma, subit les transformations suivantes pour devenir un grain de chlorophylle : une partie de sa substance, d'ailleurs unique d'après les dernières recherches de M. A. Meyer, est digérée et utilisée, avec le concours de radiations et de sub- stances azotées dissoutes de la cellule, pour l'élaboration de la chlorophylle ; la partie restante est partiellement hydratée et constitue le squelette jaunissant dans l'eau iodée, substratum du g-rain de chlorophylle. Nous avons proposé de désigner sous le nom aamyh'tes ces squelettes de grains d'amidon formés pendant la vie delà plante, soit normalement (plantules), soit artificielle- ment (Pomme de terre). Nous appellerons donc chloroavtyh'ies les grains de chlorophylle à origine amylacée; ils sont très répandus dans les plantes. Dès lors, il faut distinguer avec soin deux sortes de grains de chlorophylle : 1° les chloroamylites ; 2° les chloroleucites. Les premiers sont issus de grains d'amidon nés eux-mêmes librement dans le protoplasma ; leur substratum est ternaire (amy- lite) et n'est pas autre chose qu'un reste partiellement hydraté de grains d'amidon. La chlorophylle utilise pour se constituer la partie digérée de ces mêmes grains. Les seconds, au contraire, Er. Belzung. — Sur la naissance libre des grains d'amidon, loi ont un substratum albuminoïde. La chlorophylle se produit sans aucune intervention visible d'amidon, mais il est probable qu'un hydrate de carbone dissous, joue ici un rôle physiologique ana- logue à l'amidon dans l'élaboration du pigment vert. Je n'ai observé dans le tubercule de la Pomme de terre que des chloroamylites, jamais des chloroleucitcs ; il n'appa- raît pas en eux de grains d'amidon de nouvelle formation qui pourraient être attribués à leur fonction spéciale (assi- milation du carbone). Une chose est certaine, c'est que les chloroamylites ne gardent leur coloration intense qu'autant qu'ils renferment encore une partie de leur grain d'amidon géné- rateur : si ce dernier disparaît complètement, et la chose est fré- quente, le pigment vert se détruit rapidement; il ne reste plus alors qu'un amylite qui lui-même est résorbé peu de temps après. Si les chloroamylites assimilent réellement le carbone, nous au- rions en eux un exemple bien étrange de corpuscules qui doivent leur existence à l'amidon et qui auraient à leur tour le pouvoir de former par synthèse ce même hydrate de carbone. M. Schimper, à propos delà Pomme de terre verdie, signale l'existence de petits grains de chlorophylle sans amidon dans les assises internes ; plus intérieurement, dit cet auteur, les grains verts renferment de petits grains d'amidon qui bientôt se dis- solvent complètement ; enfin, dans les assises encore plus internes, les leucites sont transformés en masses gélatineuses vertes,, sans contour net, entourant les grains d'amidon de 7^éserve. M. Schimper ne dit rien sur les rapports des grains de chloro- phylle et des grains d'amidon. Si l'on se rappelle maintenant la figure du même auteur sur le développement de l'amidon de réserve (lig. 6), on peut se demander quel rapport il peut bien y avoir entre ces petits leucites unilatéraux et ces gros grains de chlorophylle, sortes de masses gélati- neuses vertes qui entourent les grains d'amidon de réserve (fîgf. s)- Comment peut-on voir dans cette ^. ^ ^ . ,^ . , , , . . Fig. 6. — Grain dernière formation la régénération des premiers d'amidon avec ^ . ^ 1 1 • 11 . , , . un leucite. leucites, après la destruction totale des grains d ami- don? Ou bien y aurait-il deux sortes de leucites? Mais alors ils ne proviendraient sans doute pas les uns des autres par voie de division, comme le pense l'auteur en question? I02 JOURNAL DE BOTANIQUE La vérité est que les grains d'amidon naissent sans leucites et que chacun d'eux forme un g-rain de chlorophylle, comme il a été dit précédemment. Ce n'est donc pas un ancien leucite ré- généré ; ce n'est même pas un leucite, mais simplement le résultat de la métamorphose d'un grain d'amidon. Car, d'après M. Schim- per, les leucites doivent exister, même là où il est impossible de les découvrir à aucun âge de la vie de la plante. « Dans l'œuf et le sac embryonnaire du Limiin mtstriacîim^ on remarque déjà de très fins granules amylacés ; on peut considérer couime cer- tain qu'ils sont inclus chacun dans un leucite très délicat qui verdira plus tard. Lci oit il y a verdissejrient, on peut conchire à l'existence de leucites... » Cette dernière proposition est formel- lement réfutée par le fait de la transformation directe d'un grain d'amidon, né isolément, en un grain de chlorophylle. Quant aux leucites très délicats, ils le sont tellement dans bien des cas qu'ils n'existent pas; je ne serais même pas étonné, d'après les indications mêmes de M. Schimper, que la formation d'amidon dont nous venons de parler fût un exemple très net de forma- tion libre de grains amylacés et de transformation ultérieure en chloroamylites. Il est inutile de continuer plus longuement l'examen des ré- sultats auxquels des généralisations un peu hâtives ont conduit le botaniste allemand. Rappelons seulement, en terminant, le fait principal qui se dégage de l'étude de la Pomme de terre : Un grain d'amidon, né isolément, peut, avec le seul con- coîtrs de radiations et de matières azotées dissoutes de la cellule, former un grain de chlorophylle : tme partie de sa Sîibs tance est purement et simplement digérée et sert à V élaboration de la chlorophylle; V autre partie est partiellement hydratée et forme un squelette jaunissant dans l'eau iodée, c'est-à-dire zm amylite; cet amylite est le sîibstratum du, grain de chloj^ophylle. Les grains verts à origine amylacée soîit donc des chloro- amylites. Il résulte de là que des grains de chlorophylle peuvent se former actuellement, sans aucun rapport avec les formations an- térieures analogues, et que tous les grains verts ne sont pas, comme on le croyait jusqu'ici, des chloroleucites. -r*^cs«*î*û — w J. Vallot. ~ Plantes recueillies par M. le cointe de Chavagnac. 103 PLANTES RECUEILLIES parM. le comte DE CHAVAGNAC ENTRE FEZ ET OUJDAH (MAROC) Par M. J. VAL.LOT Vers 1883, M. le comte de Chavagnac fit un voyage au cœur du Maroc, jusqu'à Fez et Oujdah. Ne pouvant pas herboriser ouvertement dans un pays où il est même difficile de j>énétrer, il put cependant rapporter quelques plantes dans son carnet. La détermination de ces plantes m'ayant été confiée par M. Maunoir, secrétaire général de la Société de Géographie, j'en donne ici la liste, pensant qu'elle aura quelque intérêt pour ceux qui s'occu- pent d'un pays encore si peu exploré. 1. LiNARlA VIRGATA Desf. — Djebel Granah. 2. Orchis SACCATA Ten. — Ain Zermour. 3. LiNARlA VIRGATA Desf. — Ain Zermour. 4. LiNARIA REFLEXA Desf. — Ain Zermour. ■ 5. SOLENANTHUS LANATUS A. DC. — Pierre noire. 6. Orchis (i). — Oued Amline. 7. FuMARIA SPICATA L. — Ouled hair Soulhous. 8. CiCER ARIETINUM L. — Sidi Baidou. 9. Orchis. — Avant Mekenessa près le camp du Sultan après l'alerte. 10. Arenaria PROCUMBENS Vahl. — Fahamac Djebel, 11. Melilotus SULCATA Desf. — Douer Mansarah. 12. LiNARlA REFLEXA Desf. — Casbah de Nessoun. 13. Crticifère. — Entre Nessoun et Melluiah. Désert. 14. Paronychia ACPITATA Lamk. — Entre Nessoun et Mel- luiah. Désert. 15. Helianthemum polifolium DC. — Entre Nessoun et Melluiah. Désert. 16. HiPPOCREPiS SCABRA DC. — Entre Nessoun et Melluiah. Désert. 17. Atractilis diffusa Coss. et Dur. — Entre Nessoun et Melluiah. Désert. 18. PiSTACl A ATLANTIC A Desf. — Entre Nessoun et Melluiah. Le seul arbre rabougri rencontré dans la journée. 19. Brunella ALBA Pall. — Entre Melluiah et Dza AlefLba. I. Les échantillons sans nom spécifique étaient indéterminables. I04 JOURNAL DE BOTANIQUE 20. SiLEXE. — Sidi Mohammed ben Lhaussaid. 21. Erodium. — Oued Abib. 22. Umbilicus horizontalis Guss.? — Dza Alef Lba, 23. PiSTACiA ATLANTICA Dcsf. — Oued Ashash. 24. PiSTACIA LENTISCUS L. — Oued Ekseb. 25. Cataxanche C^RULEA L. — Entre l'Oued Ekseb et Sidi Mellouk. 26. Trichonema COLUMN.ï: Reichb. — Sidi Mellouk. 27. Silène. — Entre Sidi Mellouk et Iboukammoine Kasbah. 28. CiCER ARIETINUM L. — Oujdah. 29. ANEMONE PALMATA L. — Oujdall. SUR LES VARIATIONS DE STRUCTURE DES VACCINIUM DE FRANCE Par M. Paul MAURY Les indications que la structure d'un végétal peut fournir sur son habitat et, par suite, sur sa dispersion géographique, sont certainement des plus précieuses et on peut dire aussi des plus pré- cises. Elles découlent naturellement de la connaissance des lois de variation de la structure sous l'influence du milieu, lois qui nous ont été révélées par un nombre considérable de travaux. Or si, jusqu'à présent, Ton s'est surtout attaché à préciser les conditions de variation, peu de botanistes ont recherché, connaissant la structure, le mode dévie de la plante qui la présente. Cepen- dant, cette recherche n'est que l'application directe des études sur l'influence du milieu, et elle paraît être féconde en résultats pratiques. Malheureusement, elle ne peut se faire que lentement, l'analyse spécifique minutieuse étant son seul procédé. Mais par cela même qu'elle est analytique, les résultats peuvent en être connus au fur et à mesure qu'ils se produisent : c'est la raison d'être de cette première note. Il m'eût été facile, pour montrer l'intérêt de ces études et leur précision, de m'adresser tout d'abord à des espèces vivant dans des milieux très différents. C'eût presque été démontrer une chose évidente. Nos espèces de Fh'c«;/zV^7//, justement parce qu'elles représentent des types pour ainsi dire effacés, ternes, croissant et répandus dans toute la région tempérée boréale, p. Maury. — SîiK les variations de structure des Vaccinium de France. 105 subissant, comme beaucoup d'autres plantes frutescentes ana- logues avec lesquelles on les trouve associés, l'influence de mi- lieux peu différenciés, conviennent mieux pour une telle dé- monstration. Examinons donc d'abord la structure des quatre espèces françaises de Vaccùmim ; nous rehercherons ensuite les raisons déterminantes de cette structure, I. Tige. — Une seule chose est intéressante à signaler dans la structure de la tige des Vaccïniîtin., c'est la production de suber à la partie interne du péricycle sclérifié. Ce péricycle est constitué par trois ou quatre rangées de cellules larges, dont le plus grand nombre épaississent leurs parois de manière à former un anneau scléreux plus ou moins fréquemment interrompu. Il résulte de cette production de liège que toute l'écorce et le pé- ricycle se trouvent exfoliés, assez tôt chez le V. Oxycoccos^ tardivement au contraire chez le V. MyrtïlliLS. Quant au bois, il se présente avec le caractère général du bois des Ericacées : ses vaisseaux, beaucoup plus larges cependant que chez la plu- part des autres plantes de cette famille, sont disposés en files radiales, séparées par d'étroits rayons médullaires, formant une zone ligneuse compacte, La dimension relativement. grande de ces vaisseaux est la seule particularité à retenir de cette struc- ture, pour le point de vue qui nous occupe. II. Feuilles. — L'anatomie des feuilles est autrement inté- ressante et instructive. Comme la tige, elles présentent un certain nombre de caractères communs. C'est d'abord^ outre la disposi- tion pennée-réticulée des nervures, la structure des faisceaux vasculaires . Ces faisceaux ont tous un bois à vaisseaux assez larges en files rayonnantes comme les branches d'un éventail et sont munis de i^deux arcs scléreux de soutien, l'un extérieur au liber, vers la face supérieure, l'autre plus petit en dedans du bois, vers la face inférieure. Dans deux espèces {V. Myr- iillus et lUiginosîini)., ces faisceaux occupent toute l'épais- seur du limbe ; dans les deux autres ( V. Oxycoccos et Vîtis- Idsea), ils sont situés au milieu du mésophylle. Les stomates, lo- calisés à la face inférieure, sont accompagnés de deux cellules parallèles à l'ostiole. Enfin les cristaux d'oxalate de chaux sont de gros prismes obliques, souvent màclés, réunis en grand nombre au-dessus des nervures. a. Vaccïnium Myrtillus L. — Les feuilles ovales lancéolées, io6 JOURNAL DE BOTANIQUE vert-clair et caduques, sont de beaucoup plus grandes que dans les trois autres espèces (long. = 25 à 35 mil. ; larg. = 10 à 20 mil.), mais, en revanche, elles sont plus minces 1/5 de millimètre environ. Les épidermes sont formés de cellules larges, bom- bées, à contour sinueux, à cuticule mince (fig. i et 2), Ils ne Fig. 2. — Vacciniiim Myrtilhts. Coupe de la feuille. Fig. Vacci7tiunt Alyrtillus. i:^i)i(leriiie inlcneur ûe la feuille. présentent pas de poils et sont d'une faible épaisseur, celui de la face supérieure un peu plus épais cependant que l'autre. Les stomates, localisés à la face inférieure, sont nombreux, plus longs que larges et sensiblement plus grands que ceux des autres espèces. Le mésophylle, de quatre à cinq rangées de cellules, est assez nettement divisé en deux parties. La rangée supérieure de cellules, disposées en palissade et une fois plus longues que larges, occupe la moitié de l'épaisseur du limbe; la la moitié inféi'ieure est occupée par un tissu spongieux à lacunes larges et disposées en mailles régulières (fig. 2). b. Vaccim'uiJt lUïginosuni L. — Les dimensions des feuilles sont : long. = 15 à 20 mil.; larg. = 10 à 15 mil.; épaisseur Fig. 4. — VaccinUtniuligiitosum. Coupe de la feuille. Fig. 3. — Feuille du Vaccifiium uUginostim. Epiderme inférieur. Epiderme supérieur. p. Maury. — Sîir les variations de stritcture des Vaccinium de France. 107 = 1/4 de millimètre environ. Les épidermes ont des cellules moins sinueuses, moins larges et plus bombées que dans l'es- pèce précédente ; celles de l'épiderme inférieur sont en outre moins irrég-ulières que celles de l'épiderme supérieur (fig-. 3). La cuticule est au contraire plus épaisse. Les stomates, presque aussi larges que longs, sont plus nombreux et plus petits que ceux du V. Myrtillus. Les palissades sont ici très différen- ciées ; la longueur des cellules est égale à environ quatre fois leur largeur ; elles occupent la moitié du mésophylle. Le tissu spongieux à mailles régulières comprend, en épaisseur, cinq à six assises de cellules (fig. 4). c, Vaccinium Oxycoccos L. — Les feuilles de cette espèce sont les plus pe- tites des quatre ; la longueur en effet atteint environ 10 mill. et la largeur 5 mill. Quant à l'épaisseur, elle est au contraire plus considérable que dans les deux espè- ces précédentes, elle varie entre 1/3 et 1/2 millimètre. Les épidermes sont dissemblables (fig. 5). Les cellules de l'épiderme supérieur sont larges, presque carrées, assez épaisses, légèrement convexes en dehors et à contours finement sinueux. Les cellules de l'épi- derme inférieur, plus petites que les précédentes, sont irrégulièrement hexa- gonales et peu épaisses. La cuticule est mince. Les stomates très nombreux sont petits et aussi longs que larges. Les cellules en palissade sont ici disposées sur deux rangs : les supérieures, une fois plus longues que larges, les infé- rieures plus petites et presque isodiamé- Fig. 6.— Vaccinimn Oxycoccos. . -, . . V , / Coupe de la feuille. triques. Le tissu spongieux, très déve- loppé, comprend de cinq à sept rangées de cellules larges (fig. 6). Fig. 5. — Feuille de Vaccinium Oxycoccos. Epiderme inférieur. Epiderme supérieur. io8 . JOURNAL DE BOTANIQUE d. Vaccinmui Vitïs-Idsea L. — C'est des quatre espèces celle qui présente les feuilles les plus épaisses ; leur épaisseur est en effet de 1/2 à 3/4 de millimètre. Les autres dimensions sont : long. = 2 cent, environ; larg. = i cent. Les épidémies, dissem- blables, ont des cellules plus petites que celles des autres es- pèces (fig. 7), Celles de l'épiderme supérieur sont peu élevées, Fig-. 7. — Feuille de Vacciiiinm Vitis-Id^ea. Epiderme inférieur. Epidenne supérieur. Fig. 8. — Vacciniiim Vitis-Idœa. Co.ipe de la feuille plus OU moins régulièrement hexagonales, planes, à paroi ex- terne et cuticule très épaisses et striées à la surface. Celles de l'épiderme inférieur sont plus irrégulières, à paroi externe et cuticule moins épaisses. Les stomates en petit nombre sont une fois plus longs que larges, et un peu moins grands que ceux du V. MyrtiUîLS. Enfin, l'épiderme inférieur développe un certain nombre de poils capités, d'abord glanduleux et se desséchant en vieillissant. Le mésophylle ne comprend pas moins de quatorze à seize assises de cellules, ^.dont quatre à cinq disposées en palissades une ou deux fois plus longues que larges, et une dizaine constituant un tissu spongieux à lacunes grandes et nom- breuses (fig. 8). (A suivre.) VARIETES La culture de la Jacinthe. Au nombre des plantes dont la culture est maintenant bien dé- laissée en France, surtout la culture en pleine terre, on peut citer la Jacinthe, Hyacinthes orieniaiïs, dont les amateurs payaient jadis jus- Variétés : La culture de la Jacinthe. 109 qu'à 3000 francs une bulbe de variété nouvelle. La cause en est que la floraison de la Jacinthe est malheureusement très courte, puisque dans les conditions les plus favorables, alors qu'elle n'est pas contra- riée par le mauvais temps, elle ne dure guère qu'une quinzaine de jours, et que les bulbes dépourvus de leurs fleurs doivent occuper longtemps dans les parterres une place qu'on préfère laisser à d'autres plantes à floraison plus prolongée. Cette défaveur est pourtant injuste, et on ne pouvait s'empêcher de la regretter en admirant, dans les derniers jours d'avril, la riche col- lection de Jacinthes cultivées au Jardin des Plantes de Paris. Nous pensons intéresser nos lecteurs en leur donnant sur la culture de cette jolie Liliacéé quelques renseignements dus à l'obligeance de M. le professeur Cornu et de M. Louesse, chef de culture au Muséum. L'époque où la mise en terre des bulbes doit avoir lieu de préfé- rence sous le climat de Paris est la première quinzaine d'octobre. Il est bon que le terrain où se fait la plantation ait été fumé un an d'a- vance. On le couvre, pendant l'hiver, d'un paillis qu'on écarte par les temps doux et qu'on supprime lorsque les fortes gelées ne sont plus à craindre. Quand la floraison est terminée, on coupe les hampes et on laisse les bulbes en terre jusqu'au jaunissement des feuilles qui se pro- duit dans le mois de juin. On les arrache alors, on les laisse se ressuyer une journée sur le sol et on les rentre. Les Jacinthes se multiplient au moyen des caïeux qui se déve- loppent sur les bulbes et qu'on en détache soit au moment de l'arra- chage, soit seulement à l'époque de la plantation. Les caïeux formés ainsi naturellement sont toujours plus ou moins déformés par la com- pression du bulbe et sont sans valeur dans le commerce. Pour faire produire au bulbe un grand nombre de caïeux bien réguliers comme les recherchent les amateurs, les horticulteurs lui font une double fente en croix, ou l'évident à sa partie centrale, ou encore le coupent parallèlement à la base du plateau. Ils obtiennent ainsi jusqu'à cent caïeux par bulbe . Les caïeux produits normalement ne sont pourtant pas à dédaigner, et certains des bulbes du Muséum en ont fourni l'an passé jusqu'à dix qui ont donné dès cette année des hampes florifères. On sait combien la culture de Jacinthe, comme celle de la Tulipe, est développée en Hollande. Elle a également pris une grande exten- sion en Belgique, et c'est de Gand que provient la magnifique collec- tion que possède le Muséum. Cette collection comprend plus de 160 variétés, à fleurs simples ou doubles, présentajit les coloris les plus divers, depuis le blanc pur jusqu'au noir, avec toutes les teintes du bleu, du rouge et du jaune. Au nombre des plus belles et des plus HO JOURNAL DE BOTANIQUE intéressantes, nous citerons au hasard parmi les simples les variétés Cialdini^ à fleurs d'un bleu clair ; Siam, bleu noir ; la Nuit^ noir luisant ; Rhi)iocéros^ jaune crème; Hermann ^ ]z.\xv^q. nankin; Cavaignac^ rose tendre; Madame Hodson^ rose vif; Ainy, carmin; Marie Stiiart^ Thé- misiocle^ Paix de l'Europe^ blanc pur ; la Neige, dont le nom rappelle la teinte, et qui est la première en fleurs ; parmi les doubles, Anna Maria^ à fleurs d'un beau blanc ; Bouquet royal^ blanc rosé ; Princesse Alexandre, rouge; Eclipse, carmin vif; Gœihe, jaune nankin; A la mode, bleu ; Prince Albert^ bleu noirâtre ; Enfant de France^ pourpre violacé. L. M. La récolte des Isoetes. Je garde depuis longtemps le souvenir de l'herborisation pendant laquelle j'ai récolté un Isoetes pour la première fois. La singularité de la plante autant que la difficulté de sa découverte ont contribué à fixer cette date dans ma mémoire. Nous eûmes, il est vrai, à traverser une plaine indéfinie par une pluie battante avant d'arriver au bois où nous devions prendre la Lycopodiacée que nous convoitions ; mais quel vrai botaniste hésiterait à affronter de pareils ennuis pour récolter une plante précieuse ? Nous arrivons dans un petit sentier qui, au premier aspect, ne nous présente que des feuilles de Graminées encore stériles, c'est là que nous devons chercher V Isoetes. Nous pensons d'abord à une mystifica- tion ; mais non, en nous mettant à plat ventre, au bout de quelques ins- tants nos yeux s'habituent à distinguer certaines touffes de feuilles de forme et de nuance spéciales; à la base de toutes ces touffes se trouve un bulbe. C'est toute la plante, parait-il, car elle ne possède pas de fleurs. J'ai rarement été aussi satisfait de rapporter une espèce nouvelle que ce jour là; l'absence de fleur, l'existence d'anthérozoïdes mystérieux avaient frappé mon imagination. Durieu de Maisonneuve, qui devint par la suite grand découvreur d'Isoetes, aimait à raconter comment il observa le premier échantillon de ces plantes. En ouvrant l'estomac d'un oiseau qu'il venait de tuer en chassant, il trouve un bulbe dont l'aspect le frappe ; il arrache quel- ques touffes d'herbes à ses pieds, il retrouve ce même bulbe, c'était un Isoetes. J'ai eu depuis l'occasion de retrouver ces plantes, je n'ai jamais pu les ramasser sans me rappeler cette journée où je les découvris pour la première fois. Le souvenir en est demeuré très vif dans mon esprit, probablement parce que, comme dans les meilleurs instants de la vie, à de grandes tribulations avait succédé une joie très vive. N. A travers les Sociétés et les Revues. m A TRAVERS LES SOCIÉTÉS ET LES REVUES ACADÉMIE DES SCIENCES Séance du 4 avril 1887. — Sur quelques types de Fougères tertiaires noîive lie ment observées, par M. G. de \ Saporta. Dans cette note, l'auteur décrit trois nouvelles espèces de Foug-ères tertiaires observées en France. Deux ont été découvertes, par M. le baron de Baye, dans les travertins de Sézanne; M. de Saporta les nomme Adiantum sesannense et Davallia baycana. La troi- sième, observée par M. Rame dans les cinérites du Cantal (pliocène), a reçu de M. de Saporta le nom de Heferoneuron cantalense. Séance du 12 avril 1887. — M. Trécul expose les raisons qui lui font désigner sous le nom de laticifères ou vaisseaux du latex les laticifères proprement dits et les canaux sécréteurs. Il rappelle qu'il a « distingué des laticifères consistant : l'en cellules isolées; 2° en séries simples de cellules superposées qui communiquent entre elles par des ouvertures dans la paroi transversale ; 3° en séries simples de cellules superposées qui ne communiquent pas entre elles par des ouvertures; 4"» en séries simples de cellules d'abord distinctes, qui se fusionnent ensuite en un tube continu, sans laisser trace de leur origine multicellulaire ; 5' en cellules tubuleuses spéciales, qui s'allongent et se ramifient indéfiniment, tant que la plante s'accroît, sans constituer de réseau; 6° en cavités glo- buloïdes, elliptiqnes ou oblongues, limitées par des cellules particulières; 7° en longs canaux souvent réticulés, dont la paroi est d'ordinaire formée par une ou quelques rangées de cellules spéciales; 8° à ces diverses formes on peut encore ajouter des canaux qui résultent de la résorption des membranes ou de certains groupes ou faisceaux de cellules, quand la résorption n'est pas due à un état pathologique de la plante ». Si l'auteur réunit ces différents appareils sous le nom commun de vaisseaux dic laiex^ c'est, d'après lui : « 1" que la distribution des canaux dits sécréteurs est analogue à celle des laticifères pourvus d'une membrane; 2" que les tubes ou canaux des deux sortes sont également sécréteurs ; 3° que le contenu des canaux sans membranes a les propriétés physiques du latex ; 4° que les proprié- tés physiologiques du suc sont semblables aussi dans les deux catégories d'organes. » Séance du 25 avril 1887. — Une notivelle espèce de Truffe, par M. Ad. Chatin. — L'objet de cette note est de montrer que les Truffes de Champag-ne et de Bourgogne ne sont pas produites, comme on l'avait dit jusqu'ici, par les Ttiber rtijum et ^stivum, mais par une espèce qui n'a pas encore été décrite. M. Chatin donne à cette espèce le nom de Tuber îtncinatuui^ destiné à rappeler les papilles recourbées en crochet que présentent ses spores. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE LYON Séance du 26 avril 1887. — M. F. Morel rend compte d'une herborisa- tion faite dans le haut Beaujolais. M. BouLu démontre que dans les environs de Lyon on ne trouve jamais la vraie Primula officinalis, mais toujours des hybrides. La vraie est reconnais- sable à son odeur. Il a trouvé une Primevère officinale roug-e et une autre violette. M. Morel apporte un rameau de hêtre pourpre à branches pendantes, tout en fleurs. En ce moment tous les hêtres n'ont pas encore de bourgeons. 7^ ,12 JOURNAL DE BOTANIQUE M. Beauvisage présente des Haricots anormaux; l'anomalie, qui consiste en une multiplication des folioles, se présente toujours au deuxième nœud, le pre- mier restant absolument normal. SOCIÉTÉ DES SCIENCES DE NANCY ^Séance du 26 avril 1887. — M. Fliche fait une communication prélimi- minaire sur la faune et la flore de divers tufs quaternaires du nord-est de la France et du Grand-Duché de Luxembourg, à la limite de notre territoire, découverts par M. Bleicher : ce sont ceux de la Perle, près de Fresnes; de la Sauvage, près de Longwy ; de Mousson, près de Pont-à-Mousson. L'attribution de ce dernier dépôt à la période immédiatement antérieure aux temps actuels est moins cer- taine que celle des deux premiers; elle est cependant très vraisemblable. Les nombreuses empreintes végétales qu'on rencontre dans tous ces tufs dénotent un ensemble de plantes très analogue à celui que nous avons encore sous les yeux dans les mêmes pays. Toutefois, le groupement des espèces est différent; quel- unes sont abondantes qui sont rares aujourd'hui; d'autres très communes actuel- lement, le hêtre par exemple, font défaut. Le Taxus baccata a quitté les envi- rons de la Sauvage, de même que le Cercis siliquastnim ceux de la Perle. La flore indique pour toutes ces localités un climat probablement un peu plus chaud, certainement plus égal et plus humide que celui de la période actuelle ; la faune confirme cette conclusion. 11 y a donc analogie complète avec les résultats qu'ont fournis les tufs de La Celle étudiés par M. de Saporta et ceux de Resson. S'il était, à la rigueur, possible d'admettre pour ces derniers, à raison de leur éloignement de toute région montagneuse, des Vosges en particulier, que le climat était le même au moment où ils se déposaient que lors de la formation des lignites de Jarville et de Bois-l'Abbé, il devient bien difficile de s'en tenir à cette manière de voir en présence des faits nouveaux. Le climat rigoureux dont témoignent les restes végétaux contenus en si grande quantité dans ces lignites n'aurait pas pa être tellement localisé, qu'il n'eût pu faire sentir son action à la Sauvage, placée entre les Vosges et les Ardennes, et surtout à Mousson, si voisin de Jar- ville et même de Bois-l'Abbé. Il semble donc que les idées de Heer, relative- ment à l'époque quaternaire, reçoivent ici une nouvelle confirmation. CHRONIQUE M. J. J. KicKx, professeur à l'Université de Gand, directeur du Jardin botanique et de l'Ecole d'horticulture de cette ville, et président de la Société botanique de Belgique, vient de mourir à l'âge de 45 ans. La prochaine exposition de la Société nationale d'horticulture aura lieu aux Champs-Elysées du 25 au 30 mai inclusivement. Le congrès horticole de 1887 se tiendra dans l'hôtel de la Société, 84, rue de Grenelle, pendant la durée de l'Exposition. Il s'ouvrira le jeudi 26 mai à 2 heures. Les personnes désireuses d'v prendre une part active ou seulement d'assister aux séances sont priées de se faire inscrire le plus tôt possible. M. BouDiER nous prie de rectifier une erreur qui s'est glissée dans sa notice sur la forêt de Carnelle. Si Xllelleboyus viridis existe dans cette localité, il ne l'a pas du moins rencontrée, et c'est de Vllelleborus fœtidus qu'il a voulu parler. Le Gérant : Louis Morot. Hils. - J Mersct, iui[>., 2:^, i>l. Waleci- ncicfecreaa. r- ANNEE N" 8 i" JUIN 1887 Directeur: M. Louis MOROT PTYCHOGASTER LYCOPERDON, nov. sp. Par M. N. PATOUILL.ARD Ayant eu l'occasion d'examiner les divers Polypores récoltés par M. Thollon, au cours d'une mission scientifique au Congo pendant les années 1884-1885, j'ai été frappé par la forme et la légèreté de l'un deux; je soupçonnai chez cette plante une orga- nisation particulière et je résolus de l'étudier de plus près. Le Champignon est sessile et inséré latéralement sur l'écorce des arbres ; sa forme est à peu près globuleuse avec la face infé- rieure plane et déprimée à la partie centrale. Il mesure environ six centimètres de diamètre. Sa surface est lisse, non zonée, d'un roux-orangé brillant ; elle est plus foncée en dessus et devient même d'un noir plombé près du point d'insertion. La dépression de la face inférieure est occupée sur une longueur de deux cen- timètres et une largeur de huit à dix millimètres par une surface d'un blanc jaunâtre, qui paraît à la loupe criblée de pores hymé- nifères : ces pores ont une ouverture très petite, arrondie, en- tière. Si on pratique une section de manière à diviser la plante en deux parties symétriques, on voit qu'elle est formée d'une sorte d'écorce mince (un à deux millimètres), un peu plus épaisse vers le point d'insertion, blanchâtre, rigide et cassante, vernissée extérieurement par la partie colorée. La dépression porifère est occupée par une couche de tubes bruns, très courts et stériles. La cavité circonscrite par cette écorce est entièrement gorgée par une masse pulvérulente de couleur fauve. L'examen microscopique montre que la partie externe de l'écorce, luisante et colorée, est formée par une assise unique de cellules allongées dans le sens radial, arrondies au sommet, for- tement pressées les unes contre les autres, épaissies en haut et d'une couleur jaune d'autant plus pâle qu'on se rapproche de 114 JOURNAL DE BOTANIQUE rintérieur de la plante. Le tissu sous-jacent de la coque, de même que la paroi des tubes, montre des hyphes g^rêles, hyali- nes, serrées et à parois épaisses. Le contenu pulvérulent interne est entièrement formé de conidies subglobuleuses ou ovoïdes, lisses, à parois épaisses, portant un petit mucron répondant à leur point d'attache ; par- Plychogasicr Lycopcrdon . I. Coupe de la plante, gr. nat. — 2. Celkiles formant la couche externe colorée. 3. Arbusciles conidifères. — 4. Hyplies stériles. — 5. Conidies. fois elles sont encore munies d'un filament g-rêle sur lequel elles ont pris naissance. Leur grrandeur varie de 7 à lo ;j. ; elles sont légèrement teintées de jaunâtre et ont au centre une large gout- telette jaune et réfringente. Ces conidies sont portées sur des arbuscules rameux, incolores, à rameaux grêles et sans cloisons. Enfin on trouve également quelques hyphes stériles, rameuses, plus larges et septées de distance en distance. D'après ce qui précède on voit que ce Champignon présente tous les caractères d'un Ptychogaster et doit se rapporter à ce genre, La présence de tubes à la partie inférieure est une preuve de plus de l'identité des deux groupes Ptychogaster et Polyponis. A quelle espèce correspond cette forme conidifère.'' Par sa couleur et sa forme on pourrait penser aux variétés sessiles de Ganodcnna htct'dum, très fréquentes dans les régions tropicales ; mais le peu de longueur des tubes, l'absence des spores normales de l'hyménium, la répartition sans ordre des conidies dans toute p. Maury. — Sitr les variations de structure des Vaccinium de France. 115 la cavité intérieure, ainsi que l'état anormal de la plante, rendent toute identification spécifique impossible. On peut la désigner sous le nom de Ftychogaster Lycoperdon pour rappeler la forme générale du Champignon. SUR LES VARIATIONS DE STRUCTURE DES VACCINIUM DE FRANCE (flll) Par M. Paul MAURY III. En résumé, on reconnaîtra aisément dans cette structure deux séries distinctes de caractères : la première comprenant les caractères génériques, la seconde les caractères spécifiques. Les uns et les autres sont dus à des causes diverses souvent agissant parallèlement, souvent aussi antagonistes. a. Par son uniformité relative, la structure de la tige rentre dans la première série. Jointes à elle, la structure des faisceaux foliaires, la disposition et la forme des stomates, la présence de palissades et d'un tissu spongieux dans le mésophylle, consti- tuent le caractère phylétique des Vaccinmm. Cet ensemble, que j'ai retrouvé dans d'autres espèces de contrées différentes, de Madère, du Mexique, de l'Inde, de Java, etc., suffit ai-nplement à distinguer le g-enre parmi les Ericacées. Au point de vue de l'adaptation, cet ensemble est encore le témoignage de tendances parfaitement fixées par. l'hérédité. b. La seconde série de caractères, spécifiques ou adapta- tionnels, va nous renseigner très exactement sur les habitudes des espèces. Remarquons tout d'abord l'analogie que ces carac- tères présentent dans leur variabilité. C'est là l'indice, non seule- ment d'une étroite parenté, mais encore d'une adaptation très analogue au moins dans ses traits g-énéraux. Les Vacdin'uiu doivent beaucoup transpirer ; la dimension des vaisseaux de la tig-e, la présence de cellules en palissades, les sinuosités ou l'épaisseur des cellules épidermiques, le nombre des stom;ites nous l'indiquent catégoriquement. Aussi devons-nous nous at- tendre à rencontrer ces plantes dans des milieux qui développent la transpiration. Mais ce phénomène se trouve régularisé et en quelque sorte diminué par les dispositions spécifiques en corré- lation étroite avec l'habitat et qu'il convient d'examiner séparé- ment. ii6 JOURNAL DE BOTANIQUFÎ lY . — a. Le Vaccinniui Myrtillus nous présente tous les caractères d'une plante xérophobe et médiocrement héliophile, comme Ta déjà montré M. J. Vesque (i). En effet, ses épi- dermes à cellules grandes, pouvant servir de réservoirs d'eau, sinueuses, un peu convexes, à cuticule presque nulle, ses sto- mates o-rands, ses cellules en palissades, nous font diagnostiquer une plante devant transpirer beaucoup. Mais, par contre, la. grande dimension des cellules en palissades et la petite quan- tité de grains de chlorophylle qu'elles renferment dénotent le peu de besoin d'éclairage et par suite une assimilation et une évaporation faibles. Le tissu spongieux, jouant le rôle de régu- lateur, s'oppose encore à une trop grande perte d'eau. La plante nécessite donc une faible lumière et de la fraîcheur, conditions réalisées dans les bois humides où on la trouve. b. Le VacciiiÛLimtlïginosziin aime la vive lumière; ses pa- lissades nettement développées en font foi. Il doit aussi transpirer moins que le K Ilyrtilhis^ car ses épidermes présentent une cuticule plus épaisse, et son tissu spongieux est plus développé. Toutefois^ il est loin d'aimer la sécheresse, car ses cellules épi- dermiques grandes, ses stomates petits et son tissu spongieux développé, sont des dispositions propres à conserver la fraî- cheur. Il est donc héliophile et presque hygrophile ou médio- crement xérophobe ; il lui faut des endroits découverts et humides à la fois. Les terrains tourbeux réalisent ces conditions. c. Le VacciniMm Oxycoccos doit peu transpirer, car ses palis- sades, bien que suftisamment développées et disposées sur deux rangs, sont larges, ce qui indique un éclairage déjà fort. Le pa- renchyme lacuneux est très développé pour l'emmagasinement de Peau, et si les stomates sont nombreux, cela tient évidem- ment à la situation particulière des feuilles à la surface du sol. Enfin, l'épiderme supérieur a des cellules beaucoup moins sinueuses que dans les espèces précédentes et aussi une cuticule plus épaisse. Cette plante est donc franchement héliophile et en même temps xérophobe. Un milieu à la fois découvert et humide est certainement exceptionnel ; on ne le rencontre g-aère en dehors des tourbières. d. Le Vaccinium F>7/^-7r//^^(7 doit transpirer le moins. Cepen- I. Caractères des principales familles gamopétales. An. se. nat. Bot. VIP sér. I, 1885, p. 245. A. Fkanchet. — Plantes du voyage au golfe de Tadjonrah. 117 dant ses palissades disposées en plusieurs rangées indiquent une plante très héliophile, devant vaporiser beaucoup. I,a régu- larité des cellules épidermiques, l'épaisseur de la cuticule, l'ap- parition de poils à la face inférieure, sont autant de moyens protecteurs contre l'évaporation. En outre, le parenchyme spongieux bien développé, les stomates petits et peu nombreux, retiennent le plus possible la vapeur d'eau, La plante doit donc passer par des alternatives de sécheresse et d'humidité. Elle est très héliophile et médiocrement xérophile ; aussi la trouve-t-on dans les terrains détritiques et silicieux, à des altitudes moyennes, dans les endroits découverts. V. — Les conclusions de cette rapide étude sont faciles à saisir. Les unes, d'ordre particulier, nous montrent les Vacciniiun organisés pour des milieux mixtes. Leurs tendances héréditaires leur permettent cependant aussi bien l'adaptation aux milieux secs qu'aux milieux humides et en font des plantes héliophiles et xérophiles, comme par exemple le V. LeScheiiatilti àç. l'Inde, le V. polyaiithiun de Java, ou des plantes presque héliophobes et xérophobes comme notre V. Myrtilhis. Les caractères adap- tationnels de ces deux milieux se rencontrent souvent dans la inème plante et lui permettent alors de supporter, tantôt une grande vaporisation, tantck une humidité considérable, alterna- tives fréquentes dans les endroits découverts et élevés des mon- tagnes. Mais cette variation de structure a des limites fixées par une longue hérédité. Au point de vue général, les conclusions à tirer de l'ensemble des faits qui viennent d'être exposés sont, d'une part, la parfaite possibilité d'acquérir la connaissance du milieu par l'étude de la structure; d'autre part, l'importance des recherches de ce genre pour la délimitation des caractères anatomiques applicables à la systématique. PLANTES DU VOYAGE AU GOLFE DE TADJOURAH RECUEILLIES PAR M. L. FAUROT Par M. A. FRAI>JCHET M. le D"" Louis Faurot, chargé d'une Mission scientifique par M. le Ministre de l'Instruction publique, a exploré en 1885- 1886 les environs ii8 JOURNAL DE BOTANIQUE d'Obock et de Tadjourah. On sait que ces deux établissements sont situés sur la bande du littoral Africain qui s'étend le long de la mer Rouge depuis l'île Doumeirah, au Nord, jusqu'au cap Djiboutil, au Sud; l'Ile Doumeirah fait face à Périn et le cap Djiboutil est placé environ 220 kilom. plus bas. L'établissement de Tadjourah est pres- qu'au fond de la baie du même nom . Bien que le but principal des recherches de M. Faurot fut la zoolo- gie et la géologie, il n'a point négligé la botanique. 3ilalgréla pauvreté végétale de la région et en dépit des conditions mauvaises dans les- quelles il s'est trouvé, puisqu'il n'a pu s'écarter de la côte, M. Faurot a su constituer, en y joignant quelques plantes de l'île Kamarane (Arabie), un herbier de 105 espèces qu'il a offert au Muséum et dont la liste ne manque pas d'intérêt, puisque ces plantes fournissent les premiers éléments de la florule de nos récents établissements sur les côtes de la mer Rouge (i). MEXISPERMACE^ Coccuius Leseba DC, SysL, I. 529. Littoral d'Obock. C ? sp. Baie de ladjourah. Un seul rameau, stérile; les feuilles sont très jj-lauques, molles, pubéru- lentes, peltées, tronquées à la base, arrondies nu obscurément pentago- nales, à 3-5 lobes, le terminal triang^ulaire ; elles ne se rapportent à aucune des espèces de Ménispermacées de la région. La racine sert d'aliment aux Çomalis, qui lui donnent le nom de gara. capparide.ï;, Cieome brachystyla Deflers, Bull, de la Soc. bot. de France, xxxiv, p. 65; Franch., Joiirn. de bot. L, p. 39, cum icon. Obock et île de Kamarane. Cadaba longifolia DC, Prodr. I, 244. Baie de Tadjourah, Obock. C. rotundifolia Forsk., Desc. p. 68. Baie de Tadjourah. C. sp. Feuilles brièvement pétiolées, linéaires, assez épaisses, avec la nervure médiane seule saillante, atténuées en sommet mucroné, sensiblement courbées en faulx. Baie de Tadjourah. Çomal. : Sar. — Arab, : Tchigar. I. On peut consulter : Voyage an golfe de Tadjourah, par M. L. Faurot. (Extrait de la Revue de l'Afrique Française, 1886.) A. Franchet. — Plantes du voyage au golfe de Tad/'ourah. 119 Capparis galeata Fresen., Mus. Senk. Beitr. Abyss, , p. m; Boiss., FI. Or.l. \2i. Obock ; baie de Tadjourah, POLYGALE/K. Polygala erioptera DC, Frodr. I. 326, Obock. Çomal. : Guedo. — Arab. : Haclnch. — Deiik. : Haajo, RESEDACE^. Reseda amblyocarpa Fresen., Mus. Senk. Beitr. Abyss., p. loS. Baie de Tadjourah. Çomal. : Kaol . CARYOPHVLLACE.-E. Polycarpaea spicata Wight, Ann. nat. hisl. III. 99. Sables de la baie de Tadjourah. PORTULACACE.E. Trianthema crystallina Vahl, Symb, I, 352, Sables du littoral, à Obock, à Tadjourah. MALVACE-K. ' Senra incana Cav., Dus. II, tab. 35, fig. 3. Ile de Kamarane. AbutilOi. muticum Boiss,, FI. Or. I. 836; Sida mutica Del. ///. 11. Eoypt. n'^633. Baie de Tadjourah. TILIACE^E. Corchorus antichorus Reusch, Nomcncl. bot. Littoral d'Obock et de Tadjourah. Gre"wia populifolia Vahl, Symb. I. p. '^i. Baie de Tadjourah. Comal. : Mrasaio. AMPELIDE^. Vitis quadrangularis Wall., Cal.^ 5992. Ile de Kamarane. ZYGOPHYLLE.E. Zygophyllum simplex L., Mant. p. 68. Ile de Kamarane. Fagonia arabica L., Sp. pi.., p. 553. Sables de Tadjourah. Çomal. : Arakar. I20 JOURNAL DE BOTANIQUE F. Bruguieri DC, Prodi^. I. 704. Ile de Kamarane. Çomal. : Derender. — Arab. : Abousela. SIMARUBE^. Balanites asgyptiaca Del., III. ,JI. Egyp., 263, tab. 28, fig. i. Baie de Tadjourah. Çomal. : Koiilan. Commiphora Myrrha Engl., in Alph. DC, Monogr. phaiier. iv, p. 10; Balsamodendron Myrrha^ Nées Diisseld., p. 357. Baie de Tadjourah. Çomal. : Roua. — L'écorce est employée pour tanner les guerba. C. sp. Baie de Tadjourah. Espèce probablement nouvelle , mais qui n'a pas été rencontrée en fleurs; les rameaux sont très g-rêles et très allong-és, couverts d'une écorce g^risâtre ; les feuilles naissent ordinairement par deux d'un bourrelet peu saillant; elles sont très petites, g^labres, trifoliolées, assez brièvement pé- tiolées; les folioles sont presque ég'ales entre elles, les deux latérales sub- sessiles, obliquement ovales, la terminale atténuée en pétiolule distinct, tronquée ou un peu émarg^inée au sommet, longues au ])las de 3 à 4 mill.; toutes portent quelques ponctuations profondes. La plante paraît être assez voisine du C. cryihrœa Eng"l. RHAMNE^. Zizyphus Lotus Lamk., Dïct. 111.316. Ile de Kamarane. Z. Spina-Christi Wild., Sp. I. p. 1105. Ile de Kamarane. MORINGE.'K. Moringa aptera Gaertn., Fruci.^ p. 315. Baie de Tadjourah. LEGUMINOS^. Crotalaria dubia Balf., Froce'ed. of ihe Royal Soc. of Edimb., vol. XI, p. 13 (du tirage à part). Sables d'Obock. C. laxaFranch., Sert. Somal. p, 24. Sables d'Obock. Indigofera spinosa Forsk., Dcscr.^ p. 137. Ile de Kamarane. A. F RANCH ET. — Plantes du voyage au golfe de Tadjourah. 121 I. semitrijuga Forsk., Descr.^ p. 137. Ile de Kamarane. Taverniera Schimperi Jaub. et Sp., Ill.JI. Or., tab. 474. Var. oligaiitha (species propria). — Flores secus ramulos sparsi, solitarii vel geraini, breviter pedicellati, pedunculo commuai folium haud superante, illo soepius breviore; foliolum (constanter unicum) sericeum, parvum, obovatum, apice haud emarginatum, petiolo limbo nunc plus duplo breviore; ramuli tenues, virgati, glabrescentes vel parce puberuli. Baie de Tadjourah. Cassia pubescens Rob. Br., App. Sait. Abyss. ex Vogel, Li- mœa, x\% p . 7 1 . Ile de Kamarane. C. lanceolata Forsk.. Descr.^ p. 85. Baie de Tadjourah. Çomal. : Djellela. — Arab. ; Saiia. C. obovata Coll. Moiiogr. 92. Baie de Tadjourah. Çomal. : Chellelo. — Arab. Sana. Acacia sp. Baie de Tadjourah. Assez voisin de VA. nilolica et de VA. arabica., mais à feuilles constam- ment bijug-ées; les {leurs sont en très petits capitules portés par des pé- doncules au moins aussi longs que la feuille. CUCURBITACEJE. Cucumis Prophetarum L., Sp. p. 1436. Sables d^Obock. APOCYNACE^-. Dœimia cordata Rob. Brown, Wern. Soc. I, p. 50. Sables d'Obock. Calotropis procera Rob. Brown, Hort. Kcw^ vol. II, p. 78. Sables d'Obock. Leptadenia Spartium Wight, Contn'b. p, 48. Baie de Tadjourah. convolvulaceâ:. Convoivulus Fauroti {Dijfusi., sensu Boiss, FI. Or. IV, 102). Gaules e basi diffusi, prostrati, tenues, virgati, elongati, apice ra- mulosi; pubes duplex, pilis brevibus adpressis pilisque longis paten- tibus constans ; folia sparsa, sericea, brevissime petiolata, lanceolata. 122 JOURNAL DE BOTANIQUE acuminata, basi truncata vel subcorclata ; flores sessiles, 3-6 capitulati, pedunculis axillaribus folio subtriplo longioribus; sepala lanceolata, longe acuminata, extus villosissima; corolla albida, calycem subae- quans, apice extus hirtella; ovarium glabrum. C. glomei'aio Choisy affinis, a quo differt praesertim pubescentia duplici, adpressa et patente, corolla extus hirta nec glaberrima. Sables de la baie de Tadjourah. Cressa cretica L., Sp. 325. Littoral d'Obock. BORRAGINEiE. Heliotropium undulatum Vahl, Symbol. I. p. 13. IJaie de Tadjourah; île de Kamarane. H. strigosum \A'ild., Sp. I. p. 743. Baie de Tadjourah; île de Kamarane. SOLANACEyE. "Withania somnifera Dunal in DC. Prodr. xiii, part. I, p. 453. Baie de Tadjourah. Solanuni sp. Baie de Tadjourah. Petit arbrisseau rameux, à rameaux écailleux grisâtres; feuilles assez long-iiement pétiolées, ovales obtuses, à limbe long de 2 à3 cent, au plus, blanchâtres tomenteuses dans leur jeunesse, devenant vertes avec Tâg'e et présentant seulement, sur les deux faces, des poils étoiles peu serrés; in- florescence paniculée dans son ensemble, formée de grappes axillaires; pédicelles allongés; fleurs. . .; fruits bruns, luisants globuleux (diam. 7-8 mill.) ; calice étalé ou un peu réfléchi sous le truit, à lobes triangulaires, mucronés. Espèce appartenant probablement au groupe des Dn/camara. Les pédicelles ne sont point en fausse ombelle comme ceux du S. Schim- pei'ianiDti. SCROPHULARI.\CE^. Schweinfurthia pterosperma Al. Braun, Mo7iaisber. Akad. Wiss. Berol. 1866, p. 87 2 cumicon. Sabler du littoral à Obock. Lindenbergia sinaica Benth., Scroph. iud..^ p. 22; Boveasinaica Dcne, FI. sinaic. in Aiin. se. iiat. sér. II, vol. II, p. 253. Le littoral à Obock. VERBEN.\CE^. Avicennia officinalis L., Sp. iio. Ile de Kamarane. M. GoMON'T. — Un nouveau microscope d'hcrboyisation. 123 LABIAT^. Ocymum canum Sims., Bot. Mag. tab. 2452; Benth. in DC, Prodr. xii, p. 32. Baie de Tadjourah. PLUMBAGINE^. Statice cylindrifolia Forsk., Descr.^ p. 59. Boiss. m.V>Q,.^ Prodr, XII, p. 664. Ile de Kamarane. M. Boissier n'ayant pu décrire cette espèce que d'après le texte de Vahl et une figure, très soig-née d'ailleurs, faite d'après le spécimen (pres- que sans tleur ) de ce botaniste et qui est conservé dans son herbier, à Copenhague, il n'est pas inutile d'en donner ici une nouvelle description d'après les spécimens nombreux conservés dans l'herbier du Muséum : Suffruticosa glabra; folia usque bipollicaria carnosa teretia, lineari- cylindrica, obtusa, mucronulata, cum basi dilatata merabranacea fulva in. ramulis persistente articulata ; inllorescentia terminalis vel axillaris, plu? minus evoluta, nunc cymoso-paniculata satis ampla, nunc magis depauperata el contracta; spicae nunc semi-pollicares, scorpioideae ; spiculœ billorœ, bractea commun! late ovalis concava fulva flores arcte amplectans, bracteis floralibus propriis latissime albo marginatis; calycis tubus conicus, (in eadem spicula) nunc adangulos ciliatus, nunc fere glaber; limbus albidus obscure 5-lobus, lobis rotundatis; stamina longiter exserta. Ad littora maris Rubri, ad Maykock, 22 febr. leg-it florentem D''Courbon (Herb. Mus. Paris); ad littus somalense 22 Jul. (G. Revoil in Herb. Mus. Par.); insula Kamarane, supra cit.; in peninsula Aden, ad plagam Orien- talem (Deflers). St. Axillaris Forsk., Desc.^ P- sS- Le littoral à Obock. Comal. : Darken. VARIETES Un nouveau microscope d'herborisation, par M. Maurice Gomont. Dans les herborisations cryptogamiques, et, en particulier, dans celles qui ont pour but la recherche des Algues d'eau douce et des Champignons inférieurs, on est obligé de récolter à peu près indistinc- tement tous les objets qui se présentent, faute d'instruments assez gros- sissants pour faire un choix parmi eux. J'ai tenté de combler cette /> ■""^•^ (;; o i)^' 1 ! L -"-"-Tfr 124 JOURNAL DE BOTANIQUE lacune dans l'outillage botanique en faisant construire par la maison Vérick le microscope d'herborisation représenté ici. Cet instrument, dont la longueur totale ne dépasse pas 15 centi- mètres et qui peut être renfermé dans un étui cylindrique analogue à celui d'une lunette, se compose d'un tube de microscope A, pouvant recevoir un objectif et un oculaire de dimension usuelle, et glissant à frottement doux dans un autre tube B. Ce dernier est fermé à ■ l'extrémité qui regarde l'objectif par une plaque C, percée en son centre et faisant l'office de dia- phragme. Au niveau de ce dia- phragme, le tube B présente une fente perpendiculaire à son axe et assez large pour permettre d'introduire la lamelle porte-ob- jet recouverte d'un verre mince. Enfm une bague D glissant sur le tube extérieur vient presser la lamelle contre le diaphragme, et remplit, avec plus de simplicité, la fonction des valets ordinaires d'un microscope. La mise au point se fait avec une précision suffisante à l'aide du tirage, et l'éclairement a lieu en dirigeant l'instrument comme une lunette vers un nuage blanc ou un objet vivement éclairé. Si la lumière est assez intense on peut facilement atteindre un !:l!J;l!ili»rl ..-1 â> M. M. grossissement de 250 diamètres. Ce microscope, auquel j'ai donné à dessein la plus grande simplicité possible, et dont le prix est très peu élevé, m'a paru, à l'essai, remplir le but que je m'étais proposé d'atteindre. Il est très facile, ainsi que j'ai pu maintes fois m'en convaincre, de faire sur le terraiji une prépa- ration rapide de l'objet à examiner entre une lamelle et un verre mince qui y adhère suffisamment par capillarité pour permettre de donner à l'instrument toutes les inclinaisons. Enfin, si l'eau de la préparation venait à s'introduire dans le tube B, ce qu'il est facile d'éviter avec un peu de soin, le diaphragme se vissant comme le couvercle d'une boîte peut s'enlever aisément pour opérer le nettoyage. L. MoKOT. — Une promenade à l'exposittoii d'hortlctdtiire. 125 Ce microscope pourra, je l'espère, être utile, non seulement aux botanistes qui herborisent pour leur propre compte, mais encore aux professeurs chargés de diriger des herborisations cryptogamiques et désireux d'ajouter à l'intérêt de leurs leçons en faisant voir à leurs élèves, sur le terrain même, les végétaux qui en sont l'objet. UNE PROMENADE A L^EXPOSITION D'HORTICULTURE Par M. Louis MOROT La Société nationale d'horticulture de France a ouvert le mercredi 25 mai son exposition annuelle au pavillon de la ville de Paris, aux Champs-Elysées. Mon intention n'est pas d'en donner ici un compte rendu détaillé et complet. Le temps me manquerait pour le faire, comme aussi la compétence et le talent nécessaire. Je me propose sim- plement de signaler en quelques lignes ce qui m'a paru le plus digne de fixer l'attention. Ma tâche m'a d'ailleurs été rendue plus facile par l'extrême obligeance de deux membres du jury qui ont bien voulu m'accompagner et me guider dans ma promenade. L'impression générale que j'ai rapportée c'est que cette exposition est, sous certains rapports, inférieure à celles des dernières années. J'hésite d'autant moins à le dire que cette infériorité s'explique d'une façon toute naturelle : l'inclémence du printemps et la persistance du froid ont retardé la floraison de beaucoup de plantes, et privé, par conséquent, le public de collections qu'il se plaisait d'ordinaire à ad- mirer. C'est ainsi, par exemple, que les Rosiers grimpants faisaient complètement défaut, de même que les Clématites à grandes fleurs. Je me trompe, j'en ai vu une, une seule, qui semblait placée là pour empêcher d'oublier les absentes et les faire regretter davantage. En revanche, au point de vue de la beauté des sujets, on peut dire que cette exposition ne le cédait en rien à celles qui l'ont précédée. Dès l'entrée, devant le pavillon, les regards s'arrêtaient émerveillés sur un massif de Chrysanthèmes Comtesse de Chambord (vulgairement appelées Anthémis), exposées par M. Poiret-Delan et atteignant des dimensions extraordinaires ; je citerai une plante de six ans formant une touffe de 8^,70 de circonférence, et une de quatre ans mesurant déjà6-,75. Pénétrons dans le pavillon. Les Rhododendrons et les Azalées, do- minés de place en place par des Palmiers, en garnissent les côtés; au fond s'élève un bouquet vert de Palmiers et de Cycadées ; au milieu sont des massifs de Pelargonium, de Cinéraires, de Caladium, de Bé- gonias, de Gloxinias, d'Aroïdées, de Broméliacées, de Coleus, et 126 JOURNAL DE BOTANIQUE une corbeille d'Orchidées autour de laqiielle se presse le public. Le tout forme un ensemble vraiment splendide. A tout seigneur tout honneur. Commençons par les Orchidées, ces reines de l'exposition. On en compte huit lots, tous remarquables soit par la beauté des plantes qui les constituent, soit par leur rareté. C'est un de ces lots qui a valu à M. Finet le prix d'honneur, un objet d'art offert par !M. le Président de la République. Indépendamment de nom- breux Cattleya et Odoiitoglossum^ je citerai Sobralia macrantha^ Cy- pripediam inaj^morophyllttm^ Dendrobium Dayaiium, Masdevallia Wageneriana et CJuinœra^ Oiicidium iiigratuiii, Anguloa Ciowesï, Or- ■HitJiocephalus grandifiontSy et surtout un rarissime Odontoglossiim vexillarimn album . Le lot de M. Duval brille par ses beaux pieds. Comme espèces inté- ressantes, on y remarque : Deiidi-obium chrysofoxitm et Falcoiien\ Oncidiumfuscatum^ Cypripedinm Dominyanum et Argus. Les plantes présentées par M. Régnier sont pour la plupart des nouveautés ou des espèces peu répandues, comme Cypripedium Regnieri et caUosum, Habeiiaria miliiaris, Cala)dhe Regjiieri. Celles de M . Peeters sont moins rares, mais remarquables par leur beauté ; les plus intéressantes sont le Cypripedium grajide et les Oncidiunt spathulaium et Marlee- sianttm. Il faut encore citer dans le lot de M. Massange de Louvrex, les Masdevallia igj/ea Massangea)ia^ Odonioglossum Halli leucoglos- sttJn, Cypripedium superbieits Veitchi^ et une magnifique touffe de Cypr. Z'illosiim; dans celui de M. Bleu, les Fhalœnopsis grandiflora aurea^ Masdevallia Backouseaiia, Cypripedium niveuin, Cypr. bar- bato-Veiichianum (hybride obtenu par M. Bleu), et Brassia verrucosa major; dans celui de M. Chantin, outre ses Odo/iioglossum, Cypripe- dium, Catileya, VJErides Japonicum. Enfin, je mentionnerai un lot d'Orchidées de pleine terre, heureuse innovation digne d'être encou- ragée, pourvu que les dénominations soient exactes. Obligé de me borner, je ne ferai que citer au passage, parmi les autres groupes de plantes, les Pelargonium de M. Poirier, principale- ment, parmi ceux à fleurs simples, les variétés Constajice, M. Connl, Etincelle, Gloire lyonnaise; les Calcéolaires de M. Vilmorin, les Bro- méliacées en fleurs de M. Cappe ; les massifs de Caladium balbosum de M. Bleu ; les Bégonias tubéreux de M. Robert et de M. Vallerand ; les Rhododendrons et les Azalées de M. Moser; ceux de M. Croux, avec ses Kalmia latifolia, très jolie plante, dont on abandonne la cul- ture ; les Azalées de M. Boyer ; les Palmiers et les Cycadées de M. Chan- tin ; enfin, dans le lot présenté par M. Bourin, un beau Clerodendron, des Bertolonia, Mélastomacée très difficile à cultiver, enfin des Sphe- rogyne ci)inainomea, Sonerilla margaritacea, et Todea superba. L. MoROT. — Une prouienadc a l' ex position d'horticulture. 127 Près de ce dernier lot se trouvent les bouquets et garnitures de salon ou de table exposés par la maison Lachaume. Tout 3^ est d'une fraîcheur et d'un goût exquis qu'on ne saurait trop admirer, je regrette de n'en pouvoir dire autant de l'exposition d'une maison rivale. Derrière le pavillon, une vaste tente abrite les plantes de pleine terre. Dans les massifs de M. Vilmorin on peut citer V Impatiens Sul- tani, le Brachyconie iberidifoUa, dont beaucoup d'amateurs regrettent de ne pas réussir aussi bien la culture, des Cinéraires à fleurs doubles, à mon avis plus curieuses que belles, de magnifiques collections de Capucines, de Verveines, de Rhodanthes, etc. Les massifs de M. Tol- lard ne sont pas moins beaux. Sous cette même tente il convient encore de signaler les Fouoères de M. Chantin, les plantes grasses et les Euphorbes de M. Simon, no- tamment V Eiiphorbia- Beaumiana; les Rosiers de M. Ch. ~\^erdier, de M. Lévêque, de JM. Rothberg, ceux de M. Margottin, qui pratique pour leur culture le système anglais à baguettes ; les Broméliacées des serres du Luxembourg, de M. Jolibois; les Vignes en pots de M. Mar- gottin, celles de M. Salomon, et ses raisins conservés depuis six mois qui semblent, par leur fraîcheur, avoir été cueillis hier. En dehors du pavillon, sur le côté qui fait face à la Seine, M. Jac- queau a exposé une belle collection de Pensées Trimardeau à grandes fleurs de dimensions exceptionnelles. Un autre exposant a présenté de nombreuses variétés de Viola cornuta; c'est ainsi du moins qu'elles sont désignées, mais je ne suis pas bien sûr qu'elles appartiennent toutes à ce type. M. Yvon nous offre des plantes indigènes bien soignées et qui ont le mérite d'être bien nommées. On regardera sans doute mon éloge comme banal, mais c'est qu'à côté se trouve un lot de plantes médici- nales où les erreurs abondent, et dont je n'aurais pas parlé si l'expo- sant ne s'intitulait fournisseur des hôpitaux de Paris. Je ne saurais trop engager ses clients, s'ils veulent éviter de funestes méprises, à vérifier soigneusement les livraisons qu'il pourra leur faire. Donnons un coup d'œil en passant aux Œillets de M. Colin, aux Auricules de M. Launay, plantes aujourd'hui bien abandonnées, puis poursuivons notre promenade du côté du Palais de l'Industrie ; là sont exposés des fleurs coupées, Tulipes, Anémones, etc., quelques fruits, et deux beaux lots de plantes potagères de la maison Vilmorin et de la ferme du Gros-Orme à Gennevilliers. Avant de sortir, il faut encore visiter le petit pavillon réservé à la section d'enseignement. J'y signalerai un musée scolaire très bien in- stallé ; la collection de plantes artificielles de M"'-' Portier, qui, pour la plupart, reproduisent assez exactement la nature; enfin l'herbier de lafi JOURNAL DE BOTANIQUP: MM. Ducrocq et Lasseaux, dont les plantes sont bien préparées et,., bien nommées. C'est à dessein que je répète cet éloge, car dans un her- bier voisin on trouve, entre autres énormités, un Vicia cracca désigné sous le nom de Mimosa. Sans doute il y aurait encore beaucoup à dire, et j'ai dû omettre plus d'un lot qui aurait mérité au moins une mention. Je pense toute- fois que ce compte rendu sommaire suffira à donner une idée générale de l'exposition à ceux qui n'auront pu la visiter. A TRAVERS LES SOCIÉTÉS ET LES REVUES SOCIÉTÉ NATIONALE D'AGRICULTURE DE FRANCE Séance du 20 avril 1887. — M. Prillieux fait part à la Société de ses re- cherches sur une maladie parasitaire qui avait envahi des Cinéraires appartenant à M. Vilmorin. Il a reconnu dans le para:-ite le Peronospoi-a gangliifoymis qui détermine chez les Laitues la maladie connue sous le nom de meunier, mala- die à laquelle on ne connaît pas encore de remède efficace, et que seule l'action du froid peut entraver. Séance du 11 mai 1887. — M. le docteur Laboulhène présente des o-raines de Cassia alata, plante d'ornement des rég;ions intertropicales, dont les feuilles sont employées pour le traitement d'une maladie parasitaire de la peau [herpès circi)iné ou lonsurant). ACADÉMIE DES SCIENCES Séance du 16 mai 1887. — M. Emile Rivière présente une note sur quel- ques bois fossiles trouvés dans les terrains quaternaires du bassin parisien. Un premier échantillon, formé par la silicification d'un paquet de racines de Palmier, rentre dans la catégorie des fossiles que M. de Saporta désignait sous le nom de Rhisocaidon. Il provient des sablières du Ferreux (Seine). Un deuxième échan- tillon, provenant de la même localité, est une Conifère du genre Ccdroxylon. D'autres, trouvés en assez grand nombre aux sablières du Ferreux et de Billan- court, semblent appartenir au genre Taxodium. SOCIÉTÉ ROYALE DE BOTANIQUE DE BELGIQUE Séance du 1" mai 1887. — M. Rodigas expose le fait suivant. Ayant placé dans un verre d'eau une hampe de Cypripediuui terminée par une fleur non ou- verte, cette fleur ne s'est pas épanouie et le périanthe est tombé après quelque temps. La fécondation a néanmoins eu lieu et l'ovaire s'est développé normale- ment avec des graines régulièrement organisées. CHRONIQUE M. J.-E. Areschoug, professeur à l'Université d'Upsal, auteur d'importants tra- vaux d'Algologie, est mort à Stockholm, le 7 mai, à l'âge de 75 ans et demi. La Société botanique de France prépare une nouvelle herborisation qui aura lieu le 19 juin à Gaillon (Eure). M. Faguet a commencé le 21 mai au Muséum son cours de dessin appliqué à l'étude des plantes. Les leçons ont lieu les mardi, jeudi et samedi, à 3 heures. Le Gérant : Louis Morot. Parla. - J Merscli. luip., 2^, ijj. lJ et 31) à la théorie du parasitisme des Truffes, à savoir que ces asco- mycètes n'ont jamais été observés en continuité directe avec des racines, cette i6o JOURNAL DE BOTANIQUE objection tombe devant le fait observé que les Truffes ne se développent pas directement sur les racines, mais sont une dépendance des Rhizomorphes, les- quels à leur tour se développent sur les racines, pour s'étendre de là dans le sol environnant, où ils trouvent des conditions appropriées au développement du corps reproducteur. » L'auteur rappelle ensuite les travaux de MM. Boudier et Reess qui ont démon- tré le parasitisme des Elaphomyces^ et les conclusions auxquelles est parvenu M. Frank dans ses recherches sur la relation ,de symbiose qui, selon sa manière de voir, s'établirait entre les Mycorhisa et les racines des Cupulifères, conclu- sions qui concordent pour la plupart avec les siennes propres. « Je ne prétends pas, ajoute-t-il, admettre sans preuves ultérieures l'identité de tous les Mycorhisa des Cupulifères et de beaucoup d'autres plantes avec les my- céliums rhizomorphes observés chez les Tubéracées, étant convaincu de l'impos- sibilité absolue où nous nous trouvons pour l'instant d'établir des caractères diagnostiques et des différences sûres en se fondant sur les propriétés morpho- logiques du mycélium. « Mais d'autre part il ne faut pas croire que les mycéliums doivent toujours et nécessairement fructifier, car il est connu que, les conditions requises venant à manquer, beaucoup de mycéliums peuvent végéter sans fructifier. « Bornons-nous pour l'instant à signaler ce fait que quelqties Rhisomorphes parasites des racines, et parfaitement semblables a cezix qtt' indiqtie M. Frank sous le nom de Mycorhisa^ donnent, dans certaines conditions non encore défi- nies, naissance a des corps reproducteurs de Trujfes (Tuber excavatum Vitt.^ T. lapideum Matt.) » L. Morot. CHRONIQUE La Société royale de Botanique de Belgique célèbre cette année le 25" anni- versaire de sa fondation. Elle organise à cette occasion une série de fêtes qui auront lieu du 14 au 18 août et auxquelles elle a eu l'aimable attention de convier les membres de la Société botanique de France. M. G. Bonnier, professeur à la Sorbonne, dirigera une excursion botanique, en vue de la préparation à la Licence et à l'Agrégation des sciences naturelles, le dimanche 3 juillet, dans la forêt de Villers-Cotterets (Pierrefonds, forêt de Compiègne, étangs de Saint-Pierre, Vieux-Moulin). Rendez-vous à la gare du Nord à 7 h. 10 du matin. On sera de retour à Paris à 10 h. 50 du soir. Les personnes qui désirent prendre part à cette excursion doivent se faire inscrire à la Sorbonne au laboratoire de botanique, de 2 à 5 heures. La Société botanique de France fera dans le mois de juillet deux herborisa- tions : Dimanche, 3 juillet : herborisation à Malesherbes. — Départ de Paris (gare de Lyon) à 6 h. 55 m. du matin. — Retour à Paris à 11 h. 10 m. du soir. Dimanche, 17 juillet : herborisation à Episy. — Départ de Paris (gare de Lyon) à 7 h. 35 m. du matin pour Montigny. — Retour à Paris à 9 h. 32 m. du soir. On s'inscrit (on peut le faire par correspondance) chez M. G. Camus, 58, bou- levard Saint-Marcel. Le Gérant : Louis Morot. Parte.- J Mersûli. iiup., :^2, fl, lii;ufun-K(vi:U>:l'caM. 1" ANNEE N" II 15 JUILLET 1887 JOURNAL DE BOTANIQUE Directeur : M. LquIs MOROT SUR UNE PERIODE CHAUDE SURVENUE ENTRE l'ÉPOQUE GLACIAIRE ET L'ÉPOQUE ACTUELLE Par M. J. VALLOT Les «randes altitudes des montagnes, si dénudées en appa- rence, sont fertiles en observations botaniques. Les forêts qui couvrent les pentes abruptes, ou qui remplissent le fond des hautes vallées, se terminent presque toujours brusquement, sur- tout dans les localités couvertes de pelouses alpines. Au-delà se trouve une région rocheuse ou couverte de plantes herbacées, mais dans laquelle on ne rencontre que quelques arbres tout à fait isolés et ordinairement de grande taille. Ces remarques que j'ai faites principalement dans les' Pyrénées, ne sont pas nouvelles; on les trouve dans l'ouvrage de M. Christ : (i) « Les derniers Sapins que l'on rencontre sur les pâturages ont presque toujours un aspect tout différent de ceux qui croissent en forêt : ce sont de magnifiques pieds d'une indi- vidualité fortement marquée, des goga7its , comme on les appelle dans les cantons romands... Ils restent là isolés, à de grandes distances les uns des autres. Leurs formes athlétiques et ramas- sées montrent qu'ils savent résister aux orages. « Dans les hautes régions, le Sapin ne croît guère que de deux ou trois mètres en un siècle, et c'est tout au plus si un tronc atteint de trois à quatre centimètres d'épaisseur. Les an- neaux qui indiquent la croissance annuelle sont alors si rappro- chés qu'ils deviennent microscopiques. » Si l'on étudie avec soin une région des Pyrénées, la région de Cauterets, par exemple, on remarque bien vite les faits dont je parle. Au fond de la vallée de Marcadau, par exemple, on I. H, Christ. La Flore de la Suisse et ses origines. 1883, p. 252 et 253. i62 JOURNAL DE BOTANIQUE arrive au Pla delà Gole en pleine forêt; au-delà, dans la vallée de Cambalès, les Pins sont plus clairsemés, puis cessent tout à coup ; un peu plus haut, on en rencontre quelques-uns, isolés, mais de grande taille, ayant quelquefois plus d'un mètre de cir- conférence. Les jeunes manquent absolument, même dans la par- tie supérieure de la région boisée. Si l'on passe le col des Mulets, auprès du Vignemale, on des- cend dans une vallée espagnole absolument nue. Obligé de passer la nuit en plein air, je suivis un soir cette vallée quelque temps, sur une sorte de moraine granitique à gros blocs, jusqu'au moment où je pus trouver du bois pour faire du feu. A une alti- tude d'environ 2.200 mètres, je rencontrai enfin quelques Pins assez rabougris, au nombre de deux ou trois seulement, qui croissaient entre les blocs et étaient en très mauvais état. Autour d'eux, de nombreux troncs, dont plusieurs étaient assez gros, couchés à terre et blanchis par les agents atmosphériques, attes- taient l'existence d'une ancienne forêt. La forêt actuelle se voyait au loin dans la vallée. Derrière le Mont-Perdu, sur le versant espagnol des Pyré- nées, à l'origine de la vallée d'Arrazas, vers 1.800 mètres d'alti- tude, on peut voir une région couverte d'énormes troncs de conifères blanchis par le temps et renversés à terre. Pour trouver un arbre vivant, il faudrait descendre beaucoup plus bas ; cepen- dant il y avait là autrefois une grande forêt de fort beaux arbres, croissant si près les uns des autres que leurs troncs renversés sont souvent enchevêtrés. Au-dessus de Huez, dans le Dauphiné, M. G. Bonnier a pu voir une sorte de tourbière dans laquelle on trouve fréquemment des troncs de conifères, bien au-dessus de la limite actuelle de ces arbres. D'après M. Christ (i) « le Piiuis ceinbro éx2X\. autrefois extrê- mement répandu, mais les influences pernicieuses auxquelles il est en butte de toutes parts ont bien diminué son territoire de la moitié. En 1822, Kasthofer disait déjà : Ce qui est plus rare en- core que de grandes forêts formées exclusivement de Mélèzes, ce sont les orandes forêts d'Aroles. On serait tenté de croire que parmi les arbres il en est de même que parmi certaines es- 1. Christ, loc. cit.^ p. 265. Période chatide survenue entre l'époque glaciaire et l'époqtte actuelle. 163 pèces d'animaux qui répugnent instinctivement à se trouver réunis en grand nombre. « L'ensemencement est donc à peu près nul et les jeunes individus très rares, (i) « Dans cette forêt, qui compte encore un millier d'individus, je n'ai pas réussi à découvrir un seul jeune pied : tous les arbres paraissent appartenir à la même génération. » (2) Sur les bords de la Mer de Glace, à Chamonix, les derniers Pinus ceinbro se voient au-dessus du Montanvert, de 1.900 à 2.000 mètres. Ils sont tous très vieux et plus ou moins brisés, et ne se reproduisent plus depuis longtemps. D'après M. Venance Payot, si l'on remonte entièrement la Mer de Glace et qu'on visite la moraine de Leschaux, on trouve de vieux troncs de Pins qui mesurent jusqu'à deux mètres de tour, et dont la présence atteste la vigoureuse végétation qui couvrait autrefois cette localité à 2.500 mètres d'altitude. Dans une excursion au glacier supérieur du Tschingel, M. Paul Charpentier a découvert sur la moraine, entre deux séracs, un tronc de Sapin encastré dans la glace. (3) Cette obversation est très intéressante, à cause de la grande hauteur où elle a été faite : ce Sapin se trouvait à 2.475 mètre d'altitude, et, comme il était encastré dans la glace, il est probable qu'il venait de plus haut. D'après M. Christ, la limite supérieure du Sapin dans rOberland est à 1,800 mètres environs; l'Epicéa monte souvent sous forme de pieds isolés jusqu'à 1.900 mètres et rarement jus- qu'à 2.000 mètres. On voit donc que le tronc découvert par M. Charpentier croissait environ 500 mètres plus haut que les derniers arbres qu'on pourrait trouver aujourd'hui. D'après ces diverses observations, on voit que les conifères des hautes régions croissaient jadis à des altitudes beaucoup plus grandes qu'à l'époque actuelle. De plus, ceux de ces arbres qui atteignent les grandes altitudes ne se ressèment plus depuis long- temps et remontent sans doute à une époque fort éloignée, car ils sont presque toujours forts, malgré l'extrême lenteur de leur croissance à ces hauteurs. 1. Christ, loc. cit., p. 266. 2. Christ, loc. cit. y p. 267. 3. P. Charpentier. Sur un échantillon de Sapin trouvé dans les glaces du Tschingel (Bull. Acad. des se, 1885, t. CI, p. 455. i64 JOURNAL DE BOTANIQUE Les causes du recul des forêts sont assez difficiles à trouver d'une manière certaine. Il peut y en avoir deux : l'une est l'épui- sement du sol pour certaines espèces, l'autre est le changement du climat des montagnes. Une forêt constituée par une seule essence d'arbres ne peut pas durer indéfiniment. Le fait est, je crois, connu des forestiers ; je puis, du reste, en citer quelques exemples. Au centre de la Corse se trouve le Niolo, vallée profonde, resserrée entre le monte Rotondo et le monte Cinto, deux géants à chevelure de neige. Si Ton y entre par le Col de Vergio, on rencontre d'abord des pentes dénudées, où croissent de maigres Bouleaux et quelques Sapins ; puis on traverse rimportar,te forêt de Valdoniello, formée d'immenses Pins qui ressemblent à de gi- gantesques piliers de cathédrale. Là le Laricio règne sans par- tage ; les arbres mesurent trente mètres de haut et sont âgés de plusieurs siècles. Mais lorsqu'on s'avance vers Calacuccia, les Pins, beaucoup plus jeunes, sont mélangés d'essences diverses qui, d'après le témoignage des gens du pays, n'existaient pas autrefois, et se sont introduites spontanément dans un terrain où le Laricio a perdu sa vigueur primitive. Voilà donc une forêt usée, où certaines essences se substituent peu à peu à l'espèce primitive; le Sapin notamment, si commun dans les Pyrénées et dans les Alpes, et si rare en Corse, com- mence à s'y introduire vigoureusement. Le Bouleau, que j'ai signalé sur les pentes les plus hautes, ne se trouve en Corse que là et dans une autre localité aussi res- treinte et aussi reculée. Ici, les pieds sont très clairsemés; tordus et renversés par les neiges de l'hiver, ils se redressent, tortueux, formant plutôt des buissons que des arbres. Comment seraient- ils venus s'établir dans une localité si reculée, où ils ont à peine de quoi vivre, et où ils diminuent d'année en année? N'est-il pas plus admissible de penser qu'on est en face du reste d'une végé- tation ancienne qui a trop épuisé le sol pourpouvoir continuer à se propager? C'est ce remplacement des espèces végétales qui peut expli- quer la distribution différente de certaines espèces dans les chaî- nes de montagne éloignées. Le Sapin, par exemple, qui monte si haut dans les Alpes, laisse au-dessous de lui le Pin, sylvestre ; dans les Pyrénées, au contraire, le Sapin est largement dépassé Période chatide survemie entre l'époque glaciaire et l'époque actuelle. 165 par le Pin sylvestre, qui atteint les dernières limites de la végé- tation. Dans les Hautes-Pyrénées le Sapin semble être à la fin de sa carrière, car, même dans les parties les plus vigoureuses des forêts, les jeunes pieds sont très rares, et, chose remarquable, lorsque quelques pieds viennent à tomber, soit sous la cognée des bûcherons, soit sous l'écrasement d'une avalanche, on voit pousser non de jeunes Sapins mais des Sureaux {Sainbîtciis ra- jcemosa), qui ne se .montrent guère que dans ces parties ruinées. Dans les Alpes, au contraire, le Sapin se ressème naturelle- ■ ment. Aux environs de Chamonix, il se reproduit avec tant de vigueur qu'il n'est pas rare de voir une trentaine de petits pieds sur un espace d'un mètre carré. Ces faits ne sont pas particuliers à nos contrées. Je citerai V Adansom'a digftafa, ou Baobab, originaire du vSénégal et de l'Abyssinie, qui disparaît du Sénégal. M. le Commandant Des- rieu, qui a rapporté un herbier de son exploration le long du Sé- négal et jusqu'à Kita, fait cette réflexion curieuse : « Pourquoi ne trouve-t-on pas de jeunes Baobabs ? Ils sont tous centenaires ! » On peut ajouter que le Baobab, étant considéré au Sénégal comme un arbre sacré, et pourvu d'ailleurs d'excellentes quali- tés nourricières, ne doit guère être détruit par les naturels. On voit donc qu'une forêt finit par épuiser la terre aussi bien qu'un Légume, ce qui oblige les essences à se remplacer au bout d'un certain temps. Mais ici ce n'est pas tout à fait le cas. Il .slagit, non pas d'une essence remplacée par une autre, mais d'une végétation disparue. Les Pins sylvestres ont pu épuiser le sol dans les Pyrénées ; mais pourquoi ne sont-ils pas remplacés par le Sapin ou par l'Arole, qui montent aussi haut dans les Alpes, et réciproquement. La disparition de la végétation fores- tière des grandes hauteurs étant complète, nous devons y cher- cher une, autre cause. L'hypothèse la plus vraisemblable pour expliquer cette dis- parition me semble être un abaissement de la température sur- venu il y a quelques siècles. Ce changement de climat a eu pour effet d'empêcher les essences des grandes altitudes de se repro- duire, car c'est dans leur jeunesse que les plantes craignent le plus le froid, tandis que les pieds déjà forts ne s'éteignent que peu à peu, laissant de côté et d'autre quelques arbres isolés, témoins de l'existence des anciennes forêts. A certains endroits, i66 JOURNAL DE BOTANIQUE comme au Tschingel et au Tacul, tout a disparu, et il ne reste plus que les troncs renversés de quelques arbres. Nous allons voir maintenant que cette supposition est véri- fiée par les documents remontant à quelques siècles. L'histoire et les souvenirs perpétués dans les pays de montagnes conser- vent les traces de l'époque lointaine où la température était sen- siblement plus douce. Dans les Pyrénées, auprès de Vignemale, se trouve un col élevé appelé col des Mulets. D'après une tradition répandue à Cauterets, il se faisait autrefois, par ce passage, un grand com- merce à dos de mulet entre la France et l'Espagne. D'après M. Wallon, le même souvenir existe dans les vallées espagnoles. Aujourd'hui, le versant espagnol au delà de ce col reste en grande partie couvert de neige au plus fort de l'été, malgré l'énorme recul des glaciers depuis trente ans. D'après Collomb, (i) les glaciers, en dehors de leurs oscilla- tions pendant de courtes périodes, envahissent d'une manière lente et séculaire les vallées inférieures. Voici les faits les plus remarquables cités par cet auteur : En 1849, le glacier d'Aletsch ravageait les forêts latérales, entraînant des Sapins de 200 ans au moins. Le village d'Aletsch était en partie détruit. Le glacier de Zmutt ravageait une forêt de Mélèzes dont certains avaient 300 ans. Le glacier de Goermer envahissait les prairies. Il existait cinquante ans auparavant une vingtaine de granges et de mai- sons habitées depuis longtemps, dans une localité complètement envahie par la glace en 1849. Le glacier de Viesch détruisait une forêt de Sapins. Les paysans assurent qu'il existait autrefois un village du nom de Auf der Burg, aujourd'hui complètement envahi par les glaces. On sait avec quelle lenteur se forment les agglomérations villa- geoises ; il fallait donc que cet endroit fût depuis bien long- temps loin du glacier pour qu'un village ait eu le temps de s'y former. Les habitants de la vallée de Viesch communiquaient habi- I. Ed. Collomb. De l'envakissemeni sécttlaire des glaciers des Alpes (Bibl. univ. de Genève, Janvier 1849). Période chaude survemce entre l'époqiie glaciaire et l'époque actuelle. 167 tuellement, il y a trois siècles, avec ceux de Grindelwald. Il existait au col supérieur une chapelle dont la cloche a été re- cueillie et existe encore à Grindelwald. Aujourd'hui ce passage est un des plus périlleux des Alpes, et il faut avoir une grande habitude des glaciers pour le franchir. Près du Grimsel, on exploite une petite tourbière, où l'on trouve des troncs de Pins, beaucoup plus haut que la limite ac- tuelle de la végétation arborescente. Au col de Saint-Théodule (31 11 m.), on trouve une ancienne construction militaire, percée de meurtrières tournées contre la Suisse. Or, pour y arriver, on marche, des deux côtés, sur des Sflaciers d'un accès difficile, surtout du côté de l'Italie. L'établis- sèment d'un poste militaire serait inexplicable dans un passage d'un accès aussi diftîcile. Agassiz (i) cite des documents fort intéressants qui s'ap- puient sur les recherches historiques de M. Venetz. Cet auteur a consulté les anciens registres des paroisses du Valais et a pu y trouver des preuves de la grande augmentation des glaciers de- puis les temps historiques. Voici un résumé de ces documents : Des titres trouvés dans la commune de Bagnes constatent que cette commune possédait le droit de libre commerce avec le Piémont, en passant par la Chermontaz et le col Ferret. Au- jourd'hui le chemin est devenu fort difficile et il est bien rare d'y voir passer les mulets. La même commune de Bagnes eut un procès avec celle de Siddes, relativement à une forêt du territoire de Bagnes, qui est entièrement recouverte aujourd'hui par le glacier. De Zermatt, un passage très fréquenté conduisait dans la vallée d'Hérens. En 18 16, la commune de Zermatt racheta du chapitre de Sion une redevance provenant d'une procession an- nuelle qu'elle faisait jusqu'à Sion, en passant par les vallées de Zermatt et d'Hérens. Or la montagne qui sépare ces deux val- lées est actuellement couverte de glaciers qui rendent ce pas- sage tellement dangereux que les chasseurs les plus hardis ont de la peine à pénétrer d'une vallée à l'autre. Le passage, aujourd'hui à pied, de la vallée de Loetsch en Valais à celle de Gastern était ouvert aux chevaux. I. Agassiz. Etudes sztr les glaciers (Neuchâtel, 1840). lés JOURNAL DE BOTANIQUE Dans le vallon de Grub (vallée de Tourtemagne) on trouve un grand trajet de chemin pavé conduisant, par le vallon dit Auskumen, dans la vallée de Saint-Nicolas. Ce passage est abandonné aux chasseurs de chamois. Sur les deux flancs du Monte-Moro, un chemin à cheval allait aboutir de la vallée d' Auzasca à celle de Saas. On y trouve des trajets pavés d'une demi-lieue. Un autre chemin conduisait de la vallée d'Antrona à Saas. D'après un manuscrit, ces che- mins étaient déjà anciens en 1440. En 151 5, les habitants d'An- trona furent condamnés à le réparer. Dans la première moitié du xvif siècle, ces passages sont devenus très difficiles. Dans le xviii" siècle, en 1719, 1724, 1790, on s'est donné beaucoup de peine pour réparer le chemin d'Antrona : il y a aujourd'hui un glacier à traverser, et le chemin est abandonné. Tous ces pas- sages étaient sans doute ouverts du xi® au xiv*' siècle. Au moment des persécutions religieuses, les protestants du Haut- Valais se rendaient, par la vallée de Viesch, à Grindelwald pour y faire baptiser leurs enfants. En 1839, on voyait le long du glacier d'Aletsch des traces de l'ancienne route, sovitenue par des murs dans les endroits escarpés ; elle disparaissait à plu- sieurs reprises sous le glacier pour reparaître plus loin. A cette époque, la traversée était devenue difficile et périlleuse. Ces documents sont d'autant plus intéressants qu'ils repo- sent sur des pièces authentiques, et qu'ils fournissent des preuves irréfutables qui viennent se joindre à celles qu'on peut tirer de l'existence de troncs d'arbres dans des localités très élevées. Des légendes, malheureusement sans preuves certaines, sem- blent indiquer que certains passages, aujourd'hui encombrés de glace, mettaient autrefois en communication la Savoie et le Pié- mont. Ainsi les habitants de Chamonix racontent depuis de longues années qu'ils communiquaient autrefois avec le Piémont par le col du Géant. A Entrèves, on retrouve la même légende ; les habitants prétendent même qu'il existe chez eux des docu- ments historiques établissant qu'ils communiquaient autrefois directement avec Chamonix. Malheureusement on n'a jamais pu mettre la main sur ces fameux documents. Toutefois, l'existence à 2500 mètres de troncs de Pins de deux mètres de tour rend bien vraisemblable l'existence d'un ancien passage à l'altitude N. Patouillard. — Note sur qtielqttes Champignons. 169 de 3300 mètres, au col du Géant. Il est à remarquer que, sur le versant italien, on monte jusqu'à ce col sans mettre le pied sur la neige, et que la configuration du col du Géant montre que c'est un glacier plat, de très peu d'épaisseur. On a dit, il est vrai, que la fonte d'un glacier laissait souvent à nu des roches polies presque inaccessibles ; on a même cité la difficulté de l'as- cension du Couvercle, depuis que la Mer de Glace a sensible- ment baissé ; mais on n'a pas songé que souvent aussi le glacier laisse, en se retirant, une moraine, chemin tout fait pour éviter les passages difficiles, comme c'est arrivé à la moraine de Béren- ger, juste en face du Couvercle, et tout le long de la Mer de Glace, rive droite, où la moraine, couverte de gazon, fournit un passage facile au dessus du glacier crevassé. Il est donc fort possible qu'un passage facile ait existé autre- fois à travers le massif du Mont-Blanc. Du reste, les preuves authentiques, tant historiques que botaniques, que j'ai accumu- lées plus haut, suffisent à prouver qu'il y a eu, en remontant de quelques siècles en arrière, une période sensiblement plus chaude que la période actuelle, pendant laquelle les forêts pou- vaient monter à une altitude beaucoup plus grande. C'est donc à la décroissance de la température qu'on peut attribuer la dé- crépitude des forêts des hautes altitudes. Depuis trente ans, les glaciers ont beaucoup diminué ; ils augmentent maintenant. L'existence de ces petites oscillations montre que le climat du globe n'est pas fixe, et rend assez natu- relle la supposition de périodes plus excessives et plus longues, successivement plus chaudes et plus froides, survenues depuis la grande époque glaciaire. NOTE SUR QUELQUES CHAMPIGNONS DE l'herbier du MUSÉUM d'hISTOIRE NATURELLE DE PARIS Par M. N. PATOUILLARD I. GanodermaneglectîLiJiV-ax. sp. nov. Sessile, difforme, étalé, épais, roux noirâtre, luisant, vernissé;, frag-ile. Tissu brun. Hyménium blanchâtre; pores petits, arrondis, entiers; tubes blancs, très courts. Spores jaunes, globuleuses (11-12,6 [j.), portant de ;-à 1 - «■ Sôîi- I70 JOURNAL DE BOTANIQUE grosses verrues arrondies, gorgées de protoplasma homogène et ré- fringent. Sur les troncs. Nicaragua. {^Herb. Mus. Par.) Ce Polypore forme comme un coussinet à la face inférieure des branches moyennes des arbres morts; sa longueur est de 8 à lo centimètres et sa largeur 5 centimètres environ. Il est bien distinct des espèces voisines par ses tubes très courts et ses spores exactement globuleuses. Le groupe du Polypoj-us bicidiis Leyss auquel appartient cette espèce doit renfermer plusieurs formes distinctes. En effet cette belle plante, répandue en plus ou moins grande abondance dans toutes les régions tropicales et tempérées, est largement représentée dans les herbiers sous les formes les plus diverses : stipitées, sessiles, resupinées, simples, rameuses ou incisées, etc. Ces nombreuses variations ne présentent pas toutes des caractères microscopiques semblables. Les échantillons de l'her- bier du Muséum nous montrent quelques particularités dont voici les principales. D'abord le type avec ses formes stipitées ou sessiles, caracté- risé par ses tubes allongés et bruns, ses spores ovoïdes finement verruqueuses et comme tronquées à une extrémité. A côté de lui se placent des spécimens provenant des îles Bonin et qui ont des spores lisses (6, 3 X 12,6 K-), ovoïdes allongées, sans vacu- oles et d'une coloration rousse très pâle. Des échantillons des Iles Marquises (Nouka-hiva) ont égale- ment les spores lisses mais elles sont beaucoup plus petites (6,2X8,4.-). Ensuite viennent les formes à tubes courts et à spores rondes et jaunes telles que le G. neglectitm qui nous paraît suffisam- ment caractérisé pour être distingué comme espèce. Sous cette dénomination de P. hicidus Leyss, il a dû se glis- ser également des variétés d'espèces voisines : P. Aniboinensis , P . fornicatus , etc. La fructification supplémentaire, indiquée par Schultzer à la surface du chapeau du G. applanattini , se retrouve dans d'autres espèces du même genre : nous l'avons observée sur de nombreux spécimens de G. australe de provenances les plus diverses. 2. SchizopJiyllwnfasciatumV'âX. sp. nov. Chapeau sessile, entier, semi-orbiculaire, coriace, sétuleux-hispide, A. Franchet. — Notes de Bibliographie botanique. 171 brun-roux, strié vers la marge, élégamment zone par des lignes concen- triques plus foncées. Lames étroites, épaisses, fendues longitudinalement, villeuses, partant d*un point excentrique, fuliginezises, plus pâles et rous- sâtres vers les bords. Epars ou confluents sur les vieux troncs. Mexique {Herb. Mus. Par.) Plante de 5-7 centim. de large, mince, rig-ide, rude au tou- cher, se séparant de ses congénères par son chapeau zone et couvert de poils dressés, rigides, allongés et bruns. La couleur de ses lames se rapproche de celle du Sch. wnbrimim Bk., petite espèce multifide. 3. Schïzophylhtin mexicanum Pat. sp. nov. Semi-orbiculaire, réniforme, sessile ou atténué en un stipe court; cha- peau coriace, strié, blanc-cendré, plus ou moins taché de roux, couvert d'un duvet court, doux au toucher. Lames bifides, villeuses, roussâtres, pâles ou brunâtres. Vieux troncs. Mexique. {Herb. Mtis. Par.) Plante de 3-4 centim., mince, à bords entiers, voisine du S. coniiniine, mais qui en diffère par ses lames brunâtres et par la teinte brune ou rousse irrégulièrement mélangée avec la couleur blanchâtre du chapeau : parfois cette teinte rousse forme une zone circulaire. VARIETES Notes de Bibliographie botanique Par M. A. Franchet Il est peu de livres qui aient été plus recherchés et mieux étudiés que ceux du grand botaniste suédois Ch. Linné ; et cependant, pour plusieurs d'entre eux, quelques points obscurs subsistent encore, soit relativement à leur date d'apparition, soit même sur le nombre de par- ties dont ils doivent être composés, sous peine d'être incomplets. La première édition de l'un des plus connus d'entre eux, le Gênera plan- iarum, est dans ce cas. Pritzel en effet semble dire, qu'outre la préface, le tableau donnant la clef des classes, le texte lui-même formé de 384 pages et l'Index, le Corollarium et le Meikodus, avec sa planche, sont partie intégrante de l'ouvrage ; or, comme ces deux annexes font défaut dans beaucoup d'exemplaires de la première édition du Getiera plantarum, on peut ,172 JOURNAL DE BOTANIQUE •croire que -ceux qui se trouvent dans cette condition sont incom- plets. Il ne paraît pas en être ainsi, malgré cette assertion de Pritzel : « Li- bellus (Corollarium) una cum insequenti (Methodus) editus est una cum editione principe Generum. » {Thésaurus^ éd. I.) J'en trouve tout d'abord la preuve dans la préface même du Ge-nera^ aussi bien que dans celles du Corollarmm, du Meihodus et de différents ouvrages où Linné lui-même a donné une liste de :aes publications. Ainsi il date le Ratio operis de son Gênera du 20 novembre 1736 : a Dabam ex Museo Cliffortiano 1736, novemb. 20. i D'autre part il com- mence la préface du Corollarium par cette phrase : « Ab eo tempore quo ante semestre spatium Gênera mea plantarum... tecum communi- cavi,... plurima mihi innotuere ; . . . me itaque rem tibi non ingratam iprsestare autumo, dum et hase publici juris facio. j> D'où l'on doit con- •clure que c'est seulement six mois après la publication du Gênera que Linné put réunir assez de matériaux pour donner un Corollaire à son livre. Enfin la date de la rédaction du Meihodus sexualis se trouve mettement consignée dans le court avant-prqpos de ce résumé de la .méthode linnéenne « ad usum tyronum ; s Linné le termine eu effet par ces mots : c Vale. Dabam 1737, septembris i. Amstelodami. » Cepen- dant, bien que rédigé plusieurs mois plus tard, le Methodus parut avec le Corollarium, ainsi qu'il est dit dans la deuxième édition du Biblio- theca botanica (1751), p. 1S6. Il ne faut point oublier que c'est à ce Methodus sexîcalis que doit être jointe la planche attribuée au Gênera, dans quelques catalogues, et dont l'absence presque constante fait le désespoir des amateurs de livres bien complets, (i) D'autre part, dans le Floî^a lapponica (1737) et dans le Flora sue- cica (1745), où Linné énumère toutes ses publications, il cite comme ouvrages distincts, d'une part le Gênera^ d'autre part le Corollarium et le Methodus. Il est même à remarquer que dans le Flora lappo?nca^ daté du 9 janvier 1737, il n'est fait mention que du Gênera^ paru_pro- bablement dans les premiiers jours de cette même année. (2) J'ai d'ailleurs sous les yeux un précieux exemplaire de la première I. 'Cette jilanche, de format in-4", porte en tête cette inscription : CAROLI LINN^I CLASSES S. LITERIE. Elle est formée de 24 figures plus ou moins schématiques consacrées aux 34 classes qui constituaient alors le Système de Linné. Cette planche a souvent été reproduite depuis, notamment dans l'édition de Paris (1743) àM. Gejtera plan- 'iantm et dans l'édition de Halle {1752) an Systema vcgetabiliitm ; mais dans ces ideux ouvrages elle est sans titre et les 2.\ figures sont rapprochées sur une planche in-S». 2. J.-E. WiKSTRÔJi, dans son Conspectus (itferaturcV boia7zicaffAonne.'é^à\&- mentces trois ouvrages comme publiés à des époques différentes. A. Franchet. — Notes de Bibliographie èotaniqtie. 173 édition du Genera\ c'est celui qui a appartenu au comte Ch. de Tessin,. l'un des plus ardents protecteurs de Linné, celui-là même auquel esti dédiée la deuxième édition du livre. On peut supposer avec quelque probabilité qu'il tenait la première de Linné lui-môme ; or cet exem- plaire, encore dans sa reliure primitive, n'est accompagné ni du Corol- l'arhim^ ni du Methodus, sans doute parce que ces derniers étaient encore inédits, car on ne peut guère admettre que Linné eût offert à son Mécène un livre incomplet. Ce qui a probablement amené Pritzel k formuler l'opinion citée plus haut, c'est que les trois ouvrages se rencontrent assez souvent reliés ou même brochés en un seul volume- Car. a Linée. Mantissa plantaritm generum editionis VI et specie- rîcm editionis 11^ sans lieu ni date. C'est là sans doute une contrefaçon de l'édition originale de Sal- vius. Elle est probablement assez rare puisque ni Haller, ni Wikstrôm, ni Pritzel ne la mentionnent; j'en ai pourtant vu trois exemplaires passer dans les ventes. Cette contrefaçon a la même pagination que l'originale, mais les incorrections typographiques y sont plus nom- breuses et les U majuscules constamment remplacés par des V ; l'ortho^ graphe bizarre du nom de l'auteur suffirait seule d'ailleurs pour la faire reconnaître. CoGNOSCiTE LiLiA AGRi QUOMODO CRESCENT, nou laborant neque nent ; attamen dico vobis ne Salomonem quidem in universa gloria sua sic amictum fuisse ut unum ex his. Matth., 6 cap. Formulis Crispini Passaei et Joannis Waldnelii. Sans lieu ni date. C'est l'un des ouvrages les plus rares, mais non l'un des meilleurs, du célèbre graveur Crispin du Pas. Pritzel n'a connu que l'exemplaire de la bibliothèque de M. de Candolle et Brunet ne le cite que d'après Pritzel.. L'exemplaire vu par cet éminent bibliographe est certainement incomplet de 21 figures, puisque d'après lui le recueil se termine au Quercus, tandis qu'en réalité il y a 11 feuillets de plus et un total de 120 figures. En raison de l'extrême rareté du livre, je ne crois pas inutile de citer ici les figures qui manquent à l'exemplaire de la bibliothèque de M. de Candolle. Ce sont : fig. 100, Jasminiim officinale; 10 1, Poirier cultivé, en fruits; 102, Liliam candidum; 103, Fragaria vesca; 104, Gitliago segetum; 105, Cerisier, en fruits; 106, Pêcher, en fruits; 107, Lychnis Chalcedonica,; 108, Lavanditla Spica; 109, Abricotier; iio, GEillet double; m, Sarothamjius vulgaris; 112, Salvia ofjicinalis; 113, Castanea vulgans ; 114, Pommier cultivé ; 115, Rosarubiginosa; 174 JOURNAL DE BOTANIQUE Ii6, Triticum vi/Igare, forme à o;lumes nautiques; 117, Œillet double; 118, Coignassier; 119, Cheiraiithus Cheiri; 120, Vigne. Au verso du feuillet qui porte la fig. 120, on lit ces mots inscrits dans un encadrement : Finis coro7iat opus, qui sont l'indice certain de la fin du recueil. Haller a probablement vu un exemplaire complet du Cognosciie Lilia; il ne le cite pas sous ce titre mais sous celui de Altéra pars hortifloridi, qui est en réalité le premier titre de l'ouvrage ; il lui attribue 120 figures de plantes en faisant observer qu'on y rencontre ça et là quelques dénominations erronées et que notamment le Tricho- maues (Aspleniicm TricJiomanes) y est appelé Pimpinella. Cette erreur existe bien dans le Cognosciie Lilia. Il est possible encore que ce soit le même recueil qui figure sous le n° 672 dans le catalogue de la bibliothèque de L'Héritier avec ce titre : Icônes centtim et viginti planiarum formitiis Crispiani Pai>sœi, in-4" obi. v. f., figures avant la lettre. — Vendu le 17 mars 1802, au prix de 22 1. 12 sols. L'exemplaire sur lequel j'ai rédigé cette note provient de la vente de la bibliothèque Decaisne, où il a été adjugé pour la modique somme de 3 francs. A TRAVERS LES SOCIÉTÉS ET LES REVUES SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE Séance du 8 juillet 1887. — M. Franchet présente une description d'eS' peces nouvelles de Rhododendron de la Chine occidentale. M. DE Seynes fait une communication sur la phosphorescence des rhizomorphes de YAgaricus melleus. M. DuFFOET annonce la découverte de XAllimn sîcnluni dans la Charente. SOCIÉTÉ NATIONALE D'AGRICULTURE DE FRANCE. Séance du 29 juin 1887. — M. Naudin envoie des renseig-nements sur une plante de Bolivie, \q Mutisia viciœfolia, indiqué par M. Sacc pour être le re- mède souverain de la tuberculose pulmonaire. M. Naudin a reçu de M. Sacc des graines de cette plant'', et en a essayé la culture au jardin botanique de la Villa Thuret, à Antibes. Les semis ont parfaitement réussi, et les jeunes plantes, abri- tées pendant l'hiver, puis mises à l'air libre au ^retour de la belle saison, sont en ce moment pleines de vigueur. M. Naudin fournit également des renseignements sur le Lespedcsa striata, légumineuse fourragère du Japon, analogue au trèfle et cultivée déjà dans l'Amé- rique du Nord. Les graines ont levé sans difficulté, mais les plantes se sont arrêtées dans leur développement et ont toutes péri avant la floraison, M. Nau- din pense que cet échec doit être attribué au terrain. A travers les Sociétés et les Revîtes. 175 BERICHTE DER DEUTSCHEN BO TANISCHEN GESELLSCHAFT (Séance du 27 mai 1887.) Un nouveau Vaucheria de la section des corniculatze, avec tm exemple de gynandrie chec les Vaucheria, par M. P. F. Reinsch. Vattcheria orthocarpa sp. n. V. laxe intricata, flavovirens, csspitulos palmarès natantes formans; thallo ca- pillari, dichotomo-ramoso ; oog-oniis singulis, reg-ulariter ovatis, rectis, sessilibus, antheridiis singulis justa evolutis, longitudine subaequantibus, apice simpliciter evolutis, oosporis maturis regulariter ovoideis, breviter pedicellatis, pedicello (1/7 diametri longitudinalis), apice membrana oogonii breviter prostratis, mera- brana simplice, crassa (1/7-1/8 diametri transversalis), septemlaminosa, laminis subasqualibus. Latit. filorum 62-75 [-<•• Longit. oogon. immat. 75-87 ]i.. Latit. oogon. immat. 62-68 [ji. Longit. oosp. mat, 1 18-125 tj.. Latit. oosp. mat. 81-88 o.. Longit. pedicelli 16-18 jj.. Longit. rostri 16-18 a. Crassit. membranae oogonii 2-3 ij.. Crassit. membranae oospor. matur. 6-8 jj.. Hab. In stagnis parvis j'tixta flunien Regnesum. Franconia (Erlangen). Anglia (New Forest). Teriolis méridien. (Zara?) in coUectione Alg. Teriol. ab clar. Hohenbûhel-Heuffler ad. determin, missa. M. Reinsch a observé dans cette espèce un développement particulier des oospores qui n'y est pas très rare et qui n'a pas encore été signalé .chez d'autres Vaucheria. Le sommet de l'oospore fait saillie hors de l'oogone et forme une sorte de tête arrondie plus ou moins régulière. Les bords supérieurs de l'orifice de l'oogone demeurent passifs, conservent leur position, ou sont rejetés latéra- lement par l'oospore grossie. La portion de l'oospore ainsi accrue est naturelle- ment nue et non enveloppée par la membrane de l'oogone. Le diamètre de cette partie extérieure à l'oogone atteint jusqu'au 1/4 du diamètre transveral de l'oospore. On trouve aussi dans cette espèce un exemple de gynandrie non encore ob- servé chez les Vaucheria. L'oogone développe à son sommet, indépendamment de la cornicule qui existe latéralement à sa base, une seconde cornicule qui se comporte comme une cornicule normale. L'extrémité est pourvue d'une cloison transverse et son sommet est ouvert, ce qui montre que les anthérozoïdes qui s'y développent sont aptes à la fécondation. Le contenu de l'oogone n'est pas séparé du contenu du filament qui le porte, mais il l'est du contenu de la cornicule développée à la base de l'oogone. La fécondation s'est effectuée à l'intérieur de cet oogone tout particulier, car l'oosphère s'y est séparée du contenu du filament, et a com- mencé à s'entourer d'une mince membrane, sauf à la base. Mais le développement s'arrête là. Les oospores constituées de cette façon anormale sont sans doute incapables de germer. L. M. J76 JOURNAL DE BOTANIQUE CHRONIQUE Le mercredi 20 juillet, à 9 heures, à la Sorbonne, M. Colomb soutiendra, pour obtenir le grade de docteur ès-sciences naturelles, une thèse de botanique ayant pour objet l'étude des stipules. La Société nationale d'Agriculture a tenu sa séance publique annuelle de dis- tribution des récompenses, le 22 juin, suus la présidence de M. Barbe, ministre de l'agriculture. Parmi les récompenses décernées nous signalerons les suivantes : Dans la section de grande culture, une médaille d'argent à M. E. Mer, attaché à la station de recherches de l'Ecole nationale forestière de Nancy, pour ses re- cherches sur l'engraissement des bêtes à cornes par l'herbe ensilée des prairies naturelles. Section de sylviculture. — Grande médaille d'or à M. Al. Courret, conducteur principal des ponts et chaussées, pour ses travaux d'assainissement et de mise en culture des landes de Gascogne. — Médailles d'or à M. Maubourguet, proprié- taire-agriculteur, pour ses travaux de grande culture dans les landes de Gascogne ; à M. Benoist, avoué à Paris, pour ses expériences relatives à un traitement rationnel des arbres atteints par la gelée. — Médailles d'argent à M. Claudot, garde général des forêts à Epinal, pour sa monographie forestière du départe- jment des Vosges; à M. Kieffer, inspecteur adjoint des forêts à Uzès, pour ses vcssais de culture de la Truffe. Section d'histoire naturelle agricole. — Médaille d'or à MM. Gaston Bonnier, professeur à la Sorbonne, et G. de Layens, pour leur Nouvelle Flore. — Médaille d'argent à M. Cornevin, professeur à l'Ecole vétérinaire de Lyon, pour son mé- Tiïoire sur l'empoisonnement des animaux par les Cytises. M. Belzung' a récemment soutenu d'une façon brillante, devant la Faculté des Sciences de Paris, pour obtenir le grade de docteur ès-sciences naturelles, une thèse de botanique sur la formation libre des grains d'amidon. La Société botanique de France org-anise pour l'automne, avec le concours de .la Société mycologique, une session cryptog'amique qui s'ouvrira le 16 octobre. Le Gérant : Louis Morot. Pai^ls. — J. Kicrscji, imp., 22, pi. Deurert- KouhcreaH. I" ANNEE N" 12 I" AOUT 1887 JOURNAL DE BOTANIQUE Directeur: M. Louis IVIOROT INFLUENCE DE LA LUMIERE SUR LES FEUILLES Etude d'anatomie expérimeiiiale Par M. Léon DUFOUR Les tissus des végétaux sont multiples et variés, et si l'on se demande quelles sont les causes qui font que les cellules de l'ex- trémité d'une tige, par exemple, toutes semblables au début, donneront naissance les unes à des vaisseaux, d'autres à des cellules de parenchyme, etc., on est assurément et l'on sera longtemps encore incapable de résoudre une telle question. Mais si l'on ne peut donner un « parce que » définitif, attendu que dès que l'on a répondu à un « pourquoi » il s'en dresse immédiatement un autre, l'on peut cependant se faire une idée des causes qui produisent tel ou tel phénomène, telle ou telle structure, en cherchant à faire varier les conditions du dévelop- pement, et en étudiant quelles modifications sont produites dans le végétal par des modifications données du miheu. La méthode de recherches dont nous parlons, et que l'on peut appeler inétJwde anatoutiqîLe expérimentale, consiste à étudier l'influence d'une certaine cause modificatrice sur les divers tissus. Dans ce but on fait des plantes deux lots : sur l'un cette cause fera sentir son action, tandis que pour l'autre elle sera supprimée, ou bien elle agira dans les deux cas, mais avec des intensités différentes. Si toutes les mitres conditions de ijulieu sont identiques de part et d'autre, l'on pourra affirmer à coup sûr que les résultats obtenus proviennent bien de la différence d'intensité de la cause que l'on étudie. Mais il est indispensable que cette identité de toutes les conditions, sauf une, soit réalisée ; si elle ne l'est pas, les conclusions peuvent être changées, parfois même erronées : nous en verrons un exemple plus loin. Il est quelquefois difficile d'obtenir ce résultat, mais c'est une difficulté qu'il faut surmonter de prime abord. 178 JOURNAL DE BOTANIQUE Ce que nous nous sommes proposé d'étudier, c'est l'influence de la lumière sur certains caractères extérieurs des feuilles, tels que la taille, et sur leur structure anatomique. Nous avons, en maintenant identiques les autres conditions de milieu, comparé des plantes qui vivaient les unes au soleil, les autres à l'ombre. Un premier fait que l'on constate, c'est qu'à la lumière la plus intense les feuilles acquièrent un limbe plus grand. Ainsi, pour le Ciixœa LzUetiaiM, deux feuilles comparables, c'est- à-dire qui occupaient le même rang- sur la tige des plantes mises en expérience, avaient l'une, au soleil, une surface de 2.379 millimètres carrés, et l'autre, à l'ombre, 1.638 seulement. Même résultat pour le Boltonïa glastifolia : tandis que le limbe de la neuvième feuille à partir du bas de la tige sur un pied au soleil avait 53'™''5, celui de la neuvième feuille sur un pied à l'ombre n'en avait que 28. Ce résultat est général. Voilà donc un {axtd.éïQ.ontvé expérùnentalemeiit. Si l'on avait voulu résoudre la question par l'observation pure, on se serait heurté à de nombreuses causes d'erreur. En effet, que l'on se promène dans la campagne et que l'on compare les feuilles des végétaux d'une même espèce qui sont les unes dans un endroit très éclairé, les autres dans un lieu ombragé; l'on observe exac- tement l'inverse de ce que je viens de signaler : c'est à l'ombre que les feuilles ont une plus grande surface. Ce résultat, facile à constater, est même devenu classique. Le botaniste qui a fait le plus de recherches sur ce sujet, M. Stahl, a, il est vrai, fait observer qu'il existait entre les deux stations où croissaient les plantes comparées d'autres différences que des différences d'éclairement. Mais il n'a pas songé que ces autres causes de variations pouvaient être assez considérables pour avoir une grande influence sur la surface des feuilles, assez grande peut- être pour contrebalancer et même surpasser les effets dus aux éclair ements divers, et par suite pour modifier et fausser peut- être complètement les résultats qu'il énonçait. En particulier, le sol est généralement plus humide dans une station ombragée que dans une station sèche. Comment, à éclai- rement égal, agit une différence dans l'humidité du sol.-* Il faut répondre à cette question pour rendre compte du désaccord complet entre le résultat que nous avons énoncé et celui qui est généralement admis. Nous avons fait croître des plantes d'une L. DuFouR. — Influence de la lumière sur les feuilles 179 même espèce non loin les unes des autres, exposées à la même température, à la même lumière, dans le même sol; seulement ce sol était d'une part très arrosé et d'autre part laissé très sec. En comparant les plantes obtenues on s'assure que dans le sol humide les feuilles acquièrent une plus grande taille. Ainsi sur des Fèves mises en expériences, deux feuilles comparables avaient l'une 2. 121 millimètres carrés dans le sol humide, l'autre 1.173 dans le sol très sec. On voit donc que si, cas fréquemment réalisé dans la nature, une plante croît dans un lieu humide mais ombragé, et qu'une autre occupe une station sèche mais éclairée, la première condi- tion de milieu prise isolément aurait pour résultat de produire chez la première plante des limbes plus grands, tandis que c'est chez la seconde plante que la seconde condition agissant seule aurait pour effet de donner aux feuilles une plus grande surface. Les deux effets sont donc opposés. Le plus souvent le premier l'emporte, et c'est pour cela qu'à l'ombre les feuilles sont géné- ralement plus grandes; mais l'étude expérimentale que nous avons plus haut esquissée à grands traits nous permet de con- clure : ce n'est pas parce que la plante a grandi à l'ombre que ses feuilles ont acquis une plus grande surface, c'est quoiqu'éXç: se soit trouvée à la lumière diffuse, et uniquement parce qu'elle se trouvait dans un sol humide. Ajoutons d'ailleurs que ces différences dans l'état du sol et dans l'éclairement peuvent avoir sur les diverses espèces des résultats très variés comme intensité, de sorte que parfois c'est l'effet dû aux différences d'éclairement qui prédomine, et alors on constate au soleil des limbes plus grands. En réalité, si, dans la nature, un cas est plus fréquent, tous sont possibles, on les rencontre tous, et par suite on ne peut tirer d'aucun d'entre eux de conclusion légitime. L'observation pure est insuffisante; il faut employer dans toute sa rigueur la méthode expérimentale. Alors seulement on arrive à un résultat net, précis, général : au soleilles feuilles acquièrent une surface phis grande qti 'à l'ombre. En même temps les feuilles sont aussi plus épaisses, comme on le verra plus loin . Les tiges sont également plus grosses, plus hautes, plus ramifiées; la floraison est plus hâtive, les fleurs beaucoup plus abondantes. (A suivre.) i8o , JOURNAL DE BOTANIQUE FLORULE DES ILES SAINT-PIERRE ET MIQUELON Par M. Ed. BONNET. Dernières épaves des possessions coloniales de la France dans l'Amé- rique du Nord, les îles Saint-Pierre et Miquelon sont situées à l'entrée du Golfe du Saint-Laurent, à dix milles environ de la côte de Terre- Neuve, entre 46" — 47*^ de lat. N. et 58°, 29' — 58", 40' de longit. W.; Miquelon, plus septentrionale et plus vaste que Saint-Pierre, formait au- trefois deux îles séparées par une passe accessible aux navires, mainte- nant comblée par les sables depuis plus d'un siècle ; la partie la plus rap- prochée de Terre-Neuve porte encore aujourd'hui le nom de Grande- Miquelon, tandis que l'autre, située plus au Sud, a conservé les déno- minations de Langlade et de Petite-Miquelon. Le climat des deux îles a de sfrandes analogies avec celui des contrées voisines, Canada et Terre-Neuve : le maximum thermométrique atteint -j- 24'^ cent, en août^ tandis que la température s'abaisse jusqu'à — 22" pendant le mois de février, le plus froid de l'année. Au reste, la topographie et la météo- rologie de notre petite colonie du Nord-Amérique ont été traitées avec assez de développements dans quelques-uns des mémoires que je cite ci-après, pour qu'il soit inutile d'y insister davantage. Les productions naturelles de Saint-Pierre et Miquelon n'ont au contraire été l'objet d'aucun travail d'ensemble; aussi est-ce avec la pensée de combler en partie cette lacune que j'ai réuni tous les docu- ments qu'il m'a été possible de trouver sur la végétation de ces îles. Si donc je me décide à publier aujourd'hui le présent travail, ce n'est point que le but que je me proposais ait été complètement atteint, mais parce qu'une attente de plusieurs années m'a prouvé que je n'aurais désormais que de très rares occasions d'ajouter quelques faits nouveaux à ceux qui me sont déjà connus ; j'espère aussi que la présente florule, toute im- parfaite qu'elle soit, attirera l'attention des naturalistes sur notre petite colonie, trop négligée jusqu'à ce jour. Sans doute, en acceptant sans contrôle des indications vagues, im- primées ou inédites, il m'eût été facile de grossir ma liste d'un certain nombre d'espèces; mais, au risque de paraître incomplet, j'ai voulu être exact, et toutes les espèces que je mentionne n'ont été admises, qu'après une étude minutieuse et un contrôle rigoureux. Au reste, les exsiccata et la majeure partie des documents qui m'ont servi pour le présent travail font partie des collections du Muséum d'Histoire natu- relle où il sera toujours facile de les vérifier après moi. Les premières informations précises que nous possédions sur l'his- ' toire naturelle des îles Saint-Pierre et Miquelon sont relativement ré- Ed. Bonnet. — Floriile des îles Saint-Pierye et Miquelon. i8i ceutes et ne remontent pas au delà du commencement de ce siècle ; à deux reprises différentes, pendant les années 1816 et 181 9- 1820, Ber- nard de la Pylaie explora ces îles ainsi qu'une grande partie du littoral de Terre-Neuve ; il y forma des collections, réunit des observations et des notes qu'il se proposait, de retour en France, d'utiliser pour la rédaction d'une Flore de cette région; mais ce projet ne reçut jamais qu'un commencement d'exécution et la Flore de Terre-Neuve et des îles Saint-Pierre et Micloit (i) s'est arrêtée après la publication du premier fascicule contenant une partie des Algues ; à ce travail incomplet il faut ajouter les mémoires suivants publiés par de la Pylaie dans les Annales des sciences naturelles et dans le Bulletin de la Société Linnéenne de Paris : 1° Quelques observatiofis sur les productions de l'île de Terre-Neuve (Ann. Se. Nat. 4 (1825) p. 174); l'auteur y signale trois espèces nou- velles qui se retrouvent à Saint-Pierre et à Miquelon, les descriptions qu'il en donne sont absolument insuffisantes. 2° Notice sur l'île de Terre-Neuve et quelques îles voisines (Soc. Linn. de Paris, 4 (1825) p. 417) ; mémoire plein de détails intéressants sur la géographie, la topographie, la météorologie, etc., de cette région. 3° Etablissement du Genre Sarracenia en famille et description de la var. S. purpurea croîssant à l'île de Terre-Neuve {Soc. Linn. de Paris, 6 (1827) p. 379); la variété mentionnée dans cette notice est une forme sans importance qui se retrouve également à Saint-Pierre et à Miquelon. De la Pylaie a laissé en outre plusieurs cahiers de notes constituant son Journal de voyage et un volumineux manuscrit inachevé qui porte le titre âî' Essai sur la Flore de Terre-Neuve et des îles voisines; ce tra- vail û'offre d'autre intérêt que de fournir des indications de localités; quant aux espèces elles sont souvent mentionnées sous un nom erroné ou même provisoire; l'herbier spécial formé par de la Pylaie, après avoir appartenu à G. Vigineix, est devenu la propriété du Muséum; l'ordre est loin de régner dans cette collection, la plus grande partie des plantes n'est pas déterminée et ne porte pas d'indication précise de lo- calité, quelquefois la même espèce est mentionnée sous trois noms dif- férents, l'un dans l'herbier, l'autre dans le Journal de voyage, le dernier dans la Flore manuscrite, et j'ai dû me livrer à un minutieux travail de révision pour faire concorder entre eux ces divers documents. En 1822 Beautemps-Beaupré employa les loisirs d'une station navale dans les parages de Terre-Neuve à recueillir quelques plantes dans cette localité ainsi qu'à Saint-Pierre et à Miquelon. Bien que ces récoltes soient antérieures de deux ans au moins à la première notice publiée I. Paris 1829, 4". D'après une note autographe de B. de la Pylaie, les planches annoncées sur la couverture de ce fascicule n'ont jamais été gravées. i82 JOURNAL DE BOTANIQUE par de la Pylaie, cet auteur n'en fait aucune mention. Après Beautemps- Beaupré, 42 années d'oubli s'étendent sur notre petite colonie et c'est seulement en 1864 que M. Louvet, pharmacien delà marine, public dans les Archives de Médecine navale (tome II p. 528), récemment fondées, une Histoire naturelle de la Sarracenia purpurea ; la partie botanique est la moins importante de ce mémoire qui traite plutôt de thérapeu- tique et de pharmacologie. Trois ans plus tard le même auteur fait in- sérer dans le même recueil (tome VII p. 89) des Considérations sur la neige à Saint- Pierre et Miquelon. Vers la même époque M. Gautier (Alphonse), également pharma- cien de la Marine, soutenait, devant l'Ecole de Pharmacie de Montpel- lier (14 août 1S66), une thèse intitulée : Quelques mots sur l'histoire na- turelle et la 7Jtétéorologie des îles Saint- Pierre et Miquelon. Ce travail est certainement, au point de vue des notions générales, le plus complet que nous possédions sur ces îles ; quant à la partie botanique elle y est trai- tée d'une façon un peu superficielle et les listes d'espèces données par M. Gautier n'ont rien ajouté à nos connaissances. Plus récemment, en 1883, le Muséum de Paris a reçu de M. le D'" Delamare, médecin de la marine, une collection de plantes de la Grande-Miquelon aussi remar- quable par le choix des échantillons que par le soin qui a présidé à la . rédaction des étiquettes; M. Delamare a publié dans le Bulletin de la Société botanique de France (tome XXXIV p. 137) la liste de ses ré- coltes d'après les déterminations que je lui ai fournies. Il ne me reste plus, pour clore cet aperçu bibliographique, qu'à men- tionner une note de deux pages parue au mois de mars dernier dans la Feuille des Jeunes Naturalistes (n" 197) ; l'auteur, M. l'abbé Dominique, y expose sous une forme extrêmement concise quelques faits dévelop- pés antérieurement dans la Notice de de la Pylaie et dans la thèse de M. Gautier; la partie la plus intéressante de cette note est une liste de Coléoptères fournie par M. Lethierry. J'avais eu d'abord l'intention d'utiliser dans cette étude les nom- breuses collections de plantes de Terre-Neuve que possède le Muséum ; j'ai dû y renoncer pour deux raisons : d'abord les espèces de cette île, dont la majeure partie appartient à l'Angleterre, sont mentionnées dans le Flora boreali-americana de W. J. Hooker et dans les Flores de Torrey, d'Asa-Gray et des autres auteurs américains; en second lieu parce que le Traité d'Utrecht, en ce qui concerne Terre-Neuve, n'ayant donné à la France que la jouissance d'une bande littorale pour le ser- vice de la pêche, sans que nos nationaux aient le droit d'y fonder au- cun établissement permanent , un travail botanique basé sur ces étroites limites politiques n'offrait plus aucun intérêt. La présente Florule n'étant qu'une sorte de prodrome destiné à être Ed. Bonnet. — Flortilc des îles Saint-Pierre et Miquelon. 183 perfectionné et complété clans la suite, j'ai jugé inutile de le surcharger de citations bibliographiques ; pour la description des espèces le lec- teur pourra recourir à l'un des ouvrages mentionnés plus haut ou à la Flore Canadieîme de l'abbé Provencher; enfin les divers collecteurs cités sont distingués par les abréviations suivantes : (B. B.) := Beau- temps-Beaupré ; (D m.) =: Delaraare; (D. P.) = de la Pylaie. RANUNCULACE^ Thalictrum Cornuti L. Sp. p, 768. Langlade : bois humides (B. B.); Miquelon : plaine du Chapeau T. C. (Dm.). T. dioicum L. Sp. p. 768. Saint-Pierre, dans les bas-fouds humides entre le port et Tanse à Ravenelle (D. P.). Ranunculus Cymbalaria Pursh FI. Am. Sept. p. 392; vàr. alpina Hook. FI. Bor. Am.., L, p. 11. Saint-Pierre, au fond du port sur la rive méridionale d'un petit étang- connu sous le nom de Barachois de Tréhier (D. P.). R. reptans L. Sp. p. 77g; var. filiformis D. C. Prodr. I,, p. 32. A Saint-Pierre au bord des eaux (D. P.). R. acer L. Sp. p. 779; var. multifidus D, C. Prodr. L, p. 36. A Saint-Pierre, dans les lieux herbeux (D. P.); au cap Miquelon, dans les praieries artificielles (Dm). Espèce vraisemblablement introduite. R. sceleratus L. Sp. p. 776. A Saint-Pierre, au bord des fossés (D. P.). Coptis trifoliata Salisb. in Trans. Linn. Soc. VIII., p. 305;vulg-. Ty-ouyarde, Ty-savoyanne, Savoyarde, Herbe-jaune. C. à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.); plaine du Chapeau, cap Miquelon, buttes Larralde, bords de l'étang- de Mirande (Dm.). Employée comme émétique, antiscorbutique et antisyphilitique. NYMPH^ACE^ Nuphar advenum Ait. Hort. Kcw. III., p. 295. Abonde à Saint-Pierre et à Miquelon dans toutes les cavités où l'eau séjourne (D. P.); mares d'eau stagnantes près des pêcheries de l'ouest à Miquelon (Dm.). SARRACENIACE^ Sarracenia purpurea L. Sp. p. 728. Vulg-. Pipe-sauvag-e. R. à Saint-Pierre, où il n'en existe que quelques pieds isolés ou groupés de distance en distance; abondant à Miquelon où les pieds sont assez rapprochés pour donner à de très g-rands espaces une teinte pourpre uniforme (Louvet loc. cit. p. 528), (D. P., Dm.). i84 JOURNAL DE BOTANIQUE CRUCIFERE Barbarea vulgaris R. Br. Hort. Kcw. IV., p. 109. C. à Saint-Pierre autour des maisons (D. P.). , B. prsecox R. Br. loc. cit. IV., p. ioq. Dans le port de Saint-Pierre, le long- du rivage fD. P.). Cochlearia officinalis L. Sp. p. 903 var. maritima Gr. et Godr. FI. Fr. L, p. 128. Sur les rochers de la rade de Saint-Pierre (D. P.); Miquelon ; anse du Gros-Gabion, autour du phare du cap Blanc, anse à Trois Pics (Dm.). Thlaspi arvense L. Sp. p. 901. A Saint-Pierre, dans les terrains dont on avait enlevé le gazon (D. P.). Capsella Bursa-Pastoris Mœnch, Meth. p. 271. C. à Saint-Pierre et à Miquelon parmi les décombres (D. P.). Cakile maritima Scop. FI. Carn. II., p. 36; var. americana Torr. et Gr. FI. of. N. Am. I., p. 119. C. parmi les galets autour de la rade et du port de Saint-Pierre, ainsi qu'à Miquelon (D. P.). CISTINE.E Hudsonia tomentosa Nutt. Ge7z. IL, p. 5. C. à Saint-Pierre, sur les rochers voisins de la côte; se trouve aussi à Miquelon (D. P.). f VIOLARIEyE Viola cucullata Ait. HorL Kew. III., p. 288. C. à Saint-Pierre, au bord du ruisseau qui se rend à Pétang- de la Pointe Savoyarde (D. P.) ; Miquelon : au Calvaire, colline du Chapeau, sous les buissons de sapins (D. P., Dm.). V. blanda Willd. Hort. Berol. tab. XXIV. Dans un bas-fond entre la rade et la bourgade de Saint-Pierre et au fond du port autour de l'étang (D. P.) ; très répandu à Miquelon : dans la plaine parmi les broussailles, à la Butte d'abondance, au Calvaire, à la Petite Butte, etc. (D. P., Dm.). V. Muhlenbergii Torr. FI. U. S. L, p. 256. Dans les parties herbeuses de la plaine, à Saint-Pierre (D. P.). V. tricolor L. Sp. p. 1326. Dans les jardins et parmi les cultures à Saint-Pierre, où cepen- dant cette pensée n'est pas cultivée comme plante d'ornement (D.P.). DROSERACE.E Drosera rotundifolia L. Sp. p. 402. A Saint-Pierre, dans les sphaignes des bas-fonds marécag^eux (D. P.); Miquelon : dans toutes les plaines marécageuses (D. P., Dm.), Ed. Bonnet. — Florale des îles Saint-Pierre et Miquelon. 185 D. longifolia L. Sp. n. 403. A Saint-Pierre : en compagnie de V Utricularia Cormita Mich., dans les mares qui se dessèchent en été (D. P.). CARYOPHYLLE^ Silène acaulis L. Sp. p. 603. Miquelon : au Cap blanc, autour du phare (Dm.). Sagina procumbens L. Sp. p. 185. C. à Saint-Pierre et à Miquelon, sur la pente des coteaux et dans les bas-fonds (D. P.); lieux humides à Langlande (B. B.). Lepigonum médium Fr. Nov. suec. mant. III. p. 33. Dans la rade de Saint-Pierre, au fond de Tanse à Tréhouart (D.P.) L. salinum Fr. loc. cit. p, 34. A Saint-Pierre, avec Pespèce précédente (D. P.). Honkeneja peploïdes Ehrh. Beitr. IL, p. 181. Au fond du port de Saint-Pierre et à Miquelon autour de la rade (D. P.). Arenaria lateriflora L. Sp. p. 605. R. à Saint-Pierre (D. P.). Stellaria média Vill. Dauph. III. p. 615. A Saint-Pierre et à Miquelon, dans les terrains cultivés (D. P.). S. borealis Big-el. FI. Bost. éd. IL, p. 182. R. à Saint-Pierre (D. P.). S. longifolia Mulil. ap. Willd. Hort. Berol. p. 679. Assez répandu à Saint-Pierre et à Miquelon, parmi les herbes à la partie inférieure des coteaux (D. P.). S. uliginosa Murr. Prodr.. Gott. p. 55. Abonde à Saint-Pierre et à Miquelon dans tous les lieux d'où sortent des sources d'eau vive (D. P.). Cerastium. viscosum L. Sp. p. 627. C. à Saint-Pierre, dans les terrains pierreux (D. P.). HYPERICINE^ Elodes tubulosa Pursh FI. Am.. sept. p. 379 sec. Ser. Wats; Elodea pauciflora Spach ex typ. auct in herb. Paris. A Saint-Pierre : au fond du port dans les lieux tourbeux (D. P., B. B.) ; dans la plaine marécageuse à Lest de la colline du Chapeau (Dm.). GERANIACE^ Géranium Robertianum L. Sp. p. 955. Abonde à Saint-Pierre sur les galets le long de la côte (D. P.). ACERINE^ Acer spicatum Lam. Die t. IL p. 381. Disséminé dans les bois, à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.). i86 JOURNAL DE BOTANIQUE ILICINEjE Prinos verticillata L. Sp. p. 471. A Saint-Pierre, dans les vallons exposés au midi (D. P.). . Nemopanthes canadensis D. C. Mem. Soc. Genev. I. p. 450. Dans toute la partie montagneuse de Saint-Pierre et à Mirande (D. P.). (A suivre.) PUBLICATION NOUVELLE Statistique du département des Vosges. — Phanérogames, Mus- cinées. Lichens, par le docteur Eug-, Berher. — i vol. gr. in-8°, 367 pages. Epinal, 1887. Comme le rappelle l'auteur dans un exposé historique préliminaire, le département des Vosges, dont la flore présente un puissant attrait par la diversité des altitudes, par la variété des sols qui s'y rencontrent, a excité le zèle de nombreux botanistes. Aussi, est-ce une des parties de la France les mieux connues au point de vue de la flore locale. Les richesses cryptogamiques ont été depuis longtemps scrutées; on se souvient, en effet, que c'est à la suite de ses explorations dans ce départe- tement que j.-B. Mougeot, associé d'abord à Nestler, de Strasbourg, puis à Schimper, entreprenait la publication des Stirpes cryptogamicœ vogeso rhenanœ.^ un des plus anciens exsiccata de ce genre, encore fort estimé aujourd'hui. Aussi le nouveau catalogue de M. Berher ajoute-t-il peu de chose à la liste des Lichens publiée dans la statistique du département, en 1846. Quelques indications empruntées à la « Flore des Lichens de la Franche- Comté », par M. C. Flagey, constituent le principal complément au cata- logue des Lichens de Mougeot. C'est également dans les Vosges qu'un de nos bryologues les plus esti- més, M. l'abbé Boulay, a fait ses plus amples moissons. Aussi trouvera- t-on, dans le chapitre destiné aux Mousses, peu d'additions aux indications données sur cette région dans les « Muscinées de la France » . Les Spha- gnum ont été surtout étudiés par M. Pierrat. Les Muscinées mentionnées s'élèvent au nombre de 453, les Lichens à celui de 333. Pour les plantes vasculaires, on pouvait attendre une simple reproduc- duction du « Catalogue des plantes vasculaires du département », que M. Berher a publié en 1876. Mais de nombreuses additions ont été faites à cette partie de l'ouvrage ; les unes sont inédites, les autres ont été indi- quées dans quelques notices éparses ou dans des suppléments au cata- logue de 1876. On a indiqué avec soin le mouvement des espèces subs- pontanées, dont on constate d'une année à l'autre les progrès ou la régression dans les luzernières, le long des voies ferrées ou navigables. Des plantes plus caractéristiques de la flore vosgienne perdent du terrain; ainsi le Calla pabisfris^ autrefois disséminé dans les niveaux inférieurs de StatisHqtie du département des Vosges. 187 la région arénacée, semble avoir disparu de presque toutes ses stations, si ce n'est du lac de Retournemer. Au contraire, de nouvelles indications font supposer que le Subularia aquatica est moins confiné qu'on ne le soup- çonnait. Le nombre des plantes vasculaires est élevé, dans le nouveau catalogue, à 1616. L'augmentation est due, en grande partie à ce que M. Berher a mentionné de nombreuses formes jordaniennes négligées dans les listes antérieures, aussi bien que dans la « Flore de Lorraine », de Godron. « Les formes discutées qui, tout en étant plus stables et mieux caractérisées que les simples variétés, ne semblent pas l'être encore suffisamment pour être élevées au rang d'espèces, nous les avons admises, dit l'auteur, à titre de sous-espèces, ayant soin, tout en leur conservant leur numéro d'ordre, de les distinguer typographiquement des types spécifiques auxquels nous les rattachons. » La liste des espèces se trouve ainsi considérablement accrue dans cer- tains genres comme les Mentka., les Hicracîum et autres Composées. Les Roses ont été spécialement étudiées par MM. Pierrat et Gérard et leur nombre est porte de 31 à 119. Nous remarquons plusieurs types créés par M. F. Gérard, tels que Rosa Voloniensis, vallmin, îtncinata, Adami, castel- lensis, sciaphila^ Gabrielis , Didieri^ robusia, Billoiii. Quelques nouveaux Rubus sont indiqués ; toutefois ce genre n'a pas été traité suivant les mêmes principes que les Rosa, bien que les « Ronces vosgiennes » aient eu auss* leur monographe, Nous n'insisterons pas davantage sur les petites espèces et les nom- breuses variétés dont le relevé est certainement un des mérites du nouveau catalogue ; nous mentionnerons seulement les espèces les moins contestées qui ne figuraient pas dans le catalogue de 1876. Ces additions à la flore du département des Vosges sont : Ranuncuhis Steveni Andrez, Barbavea patula Fr., Cardamine hîrsuta L., Alyssum incamtm L., Limim Leonii Schultz, Trif oliiijn pateîzs 'Sch.rçh., Vicia Tnonantkos G. G., Ornithopus roseus Dufour, Rubus ligerimis G., R. micans G. G., R. collinus D. C, To- rilis nodosa Gœrtn., Hypochœrîs unijlora, Barkhattsia recognita D. C, Crépis nicœensis Balb., Ainbrosia artemisiœfolia L,., Stenactis annua Ness, Aster saligmis Willd., Filago lutescens jord., Carlina acaulis L,., Campa- nula patula L., Verbascum phlomoîdes L., Mentha citrata Ehrh., M. rttbra Sm.j Galeopsis Ladanutn L., Junctis temtis Willd., Poa costata Schamach, AspidiumBraunii Spenn. Outre ces formes d'introduction ou de découverte récente dans le dé- partement, nous trouvons quelques petites espèces nouvelles. Ce sont : Polygala litigiosa Berher, rapproché du P. vztlgaris et confondu précé- demment avec P. Lejeîinii Bor.; Stellaria montana Pierrat, voisin de St. nemorum L. (décrit dans les Comptes rendus de la Société rochelaise, 1880) ; Centaurea Berheri F. Gérard, démembrement de C. lacea L. ; Hieracititn Gerardi B&rher, forme élancée de H. Attricula L., parsemée de longs poils jusqu'au sommet. Enfin y Hieracijim Jeuxcyense Berher, trouvé dans les carrières degrés i88 JOURNAL DE BOTANIQUE bigarré des environs d'Epinal, est considéré par Tauteur comme une es- pèce légitime. On voit, par ces rapides indications, que Touvrage de M. Berher cons- titue un monument important pour l'histoire botanique des Vosges. Les richesses qui s'y trouvent mentionnées seront accrues par la deuxième partie de la statistique, comprenant les Algues et les Champignons. On appréciera d''avance le vif intérêt qui s'attachera à ce \'olume actuellement sous presse, quand on saura qu'il est rédigé avec la collaboration de MM. R. Ferry et Roumeguère, par M. Ant. Mougeot, continuateur éclairé de l'œuvre de son père, et dont le zèle pour la Cryptogamie a beaucoup contribué à l'organisation de la Société mycologique de Fx-ance. Nous ne doutons pas que ces précieux documents n'engagent les bota- nistes à venir souvent visiter ce beau département des Vosges, où les explorations sont devenues si faciles depuis quelques années. P. VUILLEMIN. A TRAVERS LES SOCIÉTÉS ET LES REVUES SOCIÉTÉ NATIONALE D'AGRICULTURE DE FRANCE. Séance du 6 juillet 1887. — M. Maxime Cornu entretient la Société d'une maladie qui attaque les feuilles du Platane; cette maladie est due à un Champi- gnon, le Sphœria pyrochroa, décrit par Tulasne vers 1856. Le parasite s'attaque aux jeunes feuilles qui viennent à peine de débourrer et en arrête le dévelop- pement ; ces feuilles se dessèchent rapidement et tombent. Le Champignon con- tinue à évoluer sur le sol, et en mars ou avril de l'année suivante il émet des spores qui attaquent la foliaison de nouvelle formation. Pour combattre ce parasite, M. Cornu propose de sering-uer le feuillage et d'arroser le sol avec une solution de sels de cuivre. Il est aussi utile de ramasser les feuilles tombées et de les brûler. Il ne faut pas confondre les ravages de ce parasite avec ceux des gelées tar- dives qui produisent sur les feuilles des effets assez semblables. BO TANISCHES CENTRALBLA TT (1887, n»'^ 12 et 13). Sur les latlciferes et les formations voisines ches les Champignons supé- rieurs, par MM. G. Istvanffy et O. Johan-Olsen. Les observations faites par les auteurs sur plus de 300 espèces de Champi- gnons les ont conduits à distinguer : 1° des laticifères; 2° des réservoirs de matière grasse ; 3° des réservoirs de substances colorées ou se colorant à l'air. I. Laticifères. — La forme des laticifères est sensiblement la même chez les espèces les plus différentes. Ce sont des réservoirs allongés, à contenu lai- teux, ne présentant qu'exceptionnellement des cloisons transverses. Celles-ci s'observent çà et là sur de vieux vaisseaux, comme l'a déjà signalé M. de Seynes. Les laticifères présentent habituellement de nombreuses ramifications et se relient aux hyphes des tissus voisins au milieu desquels ils se recourbent de A tp-avcrs les Sociétés et les Revîtes. 189 diverses manières ou se contournent en hélices. Une particularité des fîlainents à latex, c'est qu'ils présentent des étrang-lements alternant avec des portions plus larges. On en voit de très beaux exemples chez le Mycena galopîis. Chez quel- ques espèces de Stereum et de Corticiuni^ ce sont de long-s tubes, très tins et contournés en tire-bouchons. Le contenu est d'une couleur et d'une consistance très variables. Chez les Lactaires, les Mycènes et quelques Polyporées, c'est du latex proprement dit, c'est-à-dire un liquide opaque avec des matières grasses en émulsion. Chez d'autres Polyporées, chez la Fistuline, le liquide est tannifère. Beaucoup d'Aga- ricinées possèdent un siic plus ou moins clair. Il existe toujours une couche de protoplasma pariétal où sont disséminés de nombreux noyaux. L'origine des laticifères est sensiblement la même dans la plupart des cas. Ils apparaissent habituellement comme un bourgeonnement latéral du mycélium, et dans les très jeunes corps reproducteurs il se montrent sous la forme d'un peloton sombre. Ces cellules à latex, peu nombreuses au début, ne font plus tard que se multiplier en se ramifiant. La répartition des laticifères présente, suivant les espèces, des différences assez grandes qui pourraient être utilisées en systématique. 1. Type des Lactaires. — Chez la plupart des Lactaires, le plus grand nombre des laticifères se trouve dans le tissu sous-hyménial et à la périphérie du pied. Les cellules laticifères sous-hyméniales envoient leurs rameaux d'une part dans l'hyménium, d'autre part dans le tissu du chapeau. En général, elles che- minent parallèlement à la tranche des lamelles et détachent de fins ramuscules qui s'introduisent entre les bassides pour se terminer librement à la surface de l'hyménium. Chez certaines espèces de Lactaires, le pied possède une écorce simple dans laquelle sont disséminés les laticifères qui y cheminent parallèlement à l'axe et envoient des branches dans la masse du tissu central. Chez beaucoup d'autres, l'écorce est bien plus compliquée, et il existe deux assises de lacticifères qui cheminent parallèlement à la surface du pied et ne sont séparés que par une couche peu dense de tissu cortical. L'assise interne envoie de nombreuses ramifications dans le tissu médullaire. Les laticifères du chapeau peuvent être parallèles ou obliques par rapport à la surface des lamelles. Ils parcourent d'ailleurs tout le tissu du chajDeau. Dans les échantillons très jeunes de Lactarius resimtis, par exemple, la distribution des laticifères dans le pied est déjà très régulière, et on y reconnaît leur direction plus ou moins parallèle à l'axe. Dans le chapeau, ils sont disposés en rayons et se recourbent sur les bords. A cet état jeune, on en tro ive peu ou point du tout sous la couche hyméniale. A un état plus avancé, la répartition in- diquée plus haut s'obtient par une multiplication plus rapide des tubes latici- fères à la périphérie du pied et sous l'hyménium. Ils forment bientôt sous l'hy- ménium un épais réseau qui envoie contre le rebord du chapeau et contre son sommet des rejets en éventails. 2. Type des Mycenes. — Ce type est plus simple. La plus grande partie des laticifères disposés à la périphérie du pied le parcourent pour aller se terminer dans le tissu central du chapeau, sous le sommet duquel leurs ramifications se réunissent en réseau. Ces laticifères atteignent des dimensions extraordinaires et sont continues d'un bout à l'autre du pied, ce qui explique pourquoi, quand on blesse un Mycène, son suc s'échappe si facilement. Il n'existe pas ici comme chez les Lactaires de laticifères sous-hyméniaux. Un I90 JOURNAL DE BOTANIQUE petit nombre seulement de cellules vont de la masse centrale aux bords du cha- peau, et de là quelques-unes pénètrent dans les lamelles, mais sans atteindre l'hyménium. 3. Type de la Fistuline. — Les cellules contenant un suc rouge foncé sont réparties dans toute la masse du Champig-non sans qu'on puisse leur assigner un lieu d'élection. A ce type se rapportent beaucoup d'Agaricinées, surtout de celles qui con- tiennent un suc aqueux, comme les Crepidotus, Claiidopiis^ beaucoup de Poly- porées, par exemple le Polyporus hispidus. II. RÉSERVOIRS DE MATIÈRE GRASSE. — La principale différence entre les or- ganes de cette catégorie et les précédents tient moins à leur forme qu'à leur contenu; il existe d'ailleurs entre eux de nombreux intermédiaires et aucune limite bien tranchée. Tandis que le contenu des laticifères est habituellement un liquide trouble, en émulsion, plus rarement clair et aqueux, les réservoirs de matière grasse se distinguent par leur contenu épais, à peine fluide pendant la plus grande partie de la période de végétation, et surtout fortement réfringent. Encore cette dis- tinction n'a-t-elle rien d'absolu. Les organes en question, d'après les observations faites jusqu'ici, sont unicel lulaires. Leurs parois sont habituellement assez minces et blanches. La couche pariétale de protoplasma est reconnaissable jusqu'à l'âge le plus avancé ; elle est formée de substance plus pu moins finement granuleuse, où, suivant les dimen- sions du réservoir, s'observent un ou plusieurs noyaux. Dans un dernier cas, le noyau unique atteint une grosseur exceptionnelle. Sous le rapport de la forme, on peut rapporter ces organes à trois groupes : 1° des tubes allongés, grêles; 2° des cellules courtes, renflées en massues ; 3° des cellules arrondies. I. T7ibes allongés. — Les réservoirs allongés, grêles, peu ou point ramifiés, s'observent chez la plupart des Agaricinées, et chez les Bolets, les Polypores, les Hydnes. Ils apparaissent de très bonne heure, chez beaucoup d'espèces dans le mycé- lium, la plupart du temps comme des expansions latérales des hyphes ordinaires, principalement à la partie inférieure du pied chez les Champignons à chapeau. Les jeunes tubes, d'abord très minces, s'accroissent en direction acropète, et cheminent au milieu des hyphes en filaments onduleux, souvent contournés en tire-bouchons. En même temps ils grossissent, se ramifient, mais seulement çà et là et d'une façon toute caractéristique, et se terminent par un renflement en massue . Le rôle physiologique de ces organes est mis en évidence par leurs fréquentes anastomoses avec les hyphes ordinaires. Les ramifications peuvent être très nombreuses, comme chez les Nyctalis, de sorte que le contenu seul permet d'établir une différence avec les laticifères; chez d'autres espèces on n'observe au contraire aucune ramification; tel est le cas chez les Ptychogaster^ par exemple. Les Stereum offrent un autre passage aux laticifères proprement dits, en ce sens que quelques espèces présentent des tubes grêles, allongés, peu ramifiés, contournés en tire-bouchons, remplis d'un liquide rouge qui les fait « saigner » quand on les blesse. La répartition de ces organes est très variable et peut, dans bien des cas, servir à caractériser les genres. Chez beaucoup de Champignons on les trouve répandus dans tout le corps reproducteur; chez la plupart des Champignons à A travers les Sociétés et les Revues. 191 chapeau ils sont surtout abondants à la périphérie du pied, au sommet du jeune chapeau et dans la couche à basides ; chez les Champignons sans pied ils se montrent habituellement dans le tissu sous-hyménial. 2. Réservoirs courts, renflés en inassues. — Ces productions peuvent être regardées comme des formes raccourcies des org-anes décrits précédemment. Cette manière de voir paraît d'autant plus justifiée qu'on ne rencontre ces formes que chez des Champignons minces, crustacés. L'origine en est analogue à celle décrite pour le premier groupe. La pre- mière ébauche apparaît comme ime expansion très grêle d'un filament mycélien, ordinairement de bonne heure, alors que les basides n'apparaissent pas encore. Les tubes, d'abord très minces, g'rossissent plus tard peu à peu, et leur extré- mité supérieure se renfle en massue. On trouve, par exemple, de ces organes en massue chez le Radîilutn léetum, le Corticiutn livido-violaceutn. Ailleurs, comme chez le Corticiuin seriale, le tube s'élargit de très bonne heure à la base, tandis qu'il s'allonge lentement vers le sommet, ce qui produit une sorte de ballon à long- col. Les auteurs présentent comme un arg-ument en faveur du rôle physiologique de ces réservoirs de matière grasse ce fait que, chez les Champignons vivaces, ils peuvent se disposer en plusieurs couches, une nouvelle se formant à chaque période d'activité végétative, en même temps qu'une nouvelle assise de basides. ;A la fin de la période de végétation, les réservoirs sont complètement vides. Le contenu, comme dans les tubes allongés, consiste essentiellement en sub- stances grasses, mais on rencontre aussi des liquides colorés ou du suc d'un blanc laiteux, par exemple chez le Stereum rugosmn ou le Corticiuin seriale. Ces organes sont beaucoup plus localisés que les précédents. Ils sont peu répandus dans le pied et dans le tissu du chapeau; c'est surtout dans le tissu sous-hyméjiial et entre les basides qu'il faut les chercher. Ils ne sont pas rares dans les zones d'accroissement, par exemple à la péri- phérie des Champignons crustacés où le développement est en pleine activité, nouvelle preuve de leur importance physiologique. 3. Réservoirs arrondis. — Ce dernier groupe de réservoirs de matière grasse est le moins répandu. Les réservoirs arrondis, observés exclusivement chez les Champig-nons crustacés, se montrent comme des renflements disséminés dans le mycélium, avec un contenu épais, g'ras, réfractant fortement la lumière. On peut voir dans chacun d'eux un noyau extraordlnairement g^ros. La division de ce noyau est suivie de la division du réservoir en plusieurs cellules-filles qui restent grou- pées dans la membrane de la cellule-mère. Ces réservoirs se rencontrent surtout chez les espèces du genre HypochmtS, et y sont répandus partout dans le mycélium, tandis qu'ils manquent complète- ment dans la couche hyméniale. III. Réservoirs de matières colorées ou se colorant a l'air. — • Ces réser- voirs sont souvent d'autant plus difficiles à distinguer des précédents qu'ils ren- ferment fréquemment des matières grasses unies aux matières colorées. D'autre part des laticifères peuvent renfermer des sucs colorés ou se colorant à l'air après leur expulsion, comme cela a lieu aussi pour certains réservoirs de matières grasses. Il y a par suite une foule de formes intermédiaires entre ce groupe et les deux premiers. Les auteurs rappellent que le lait roug^e du Lactarius deli- ciosus devient vert à l'air, le lait blanc du L. ùvidus devient violet, celui du L,. /uliginosus rouge carmin, celui du L. scrobiculatus jaune de soufre, etc., que le latex des Mycènes peut aussi prendre une coloration intense, et signalent qu'ils ont observé le même fait dans des réservoiirs ne contenant pas de matière fluide ; tel est le cas pour la matière grasse du Tricholoma Colossmn qui, à l'air, devient 192 JOURNAL DE BOTANIQUE rose rouge, pour celle de quelques espèces de Bolets qui prend une teinte bleue. Mais il y a des réservoirs de matières colorées tout à fait typiques : ce sont ceux chez lesquels ces matières sont en dissolution dans un liquide plus ou moins clair et sans substance grasse. Dans ce cas encore la coloration peut se modifier à l'air. De pareils réservoirs se rencontrent surtout chez les Bolets vénéneux et leur importance est d'autant plus grande que, d'après les observations des auteurs, ce sont eux qui contiennent aussi la substance vénéneuse. Ces organes ressem- blent beaucoup aux laticifères ordinaires. Leur étude est particulièrement difficile, car le suc s'écoule très rapidement, et nécessite des méthodes de préparation toutes spéciales qu'on regrette de ne pas voir indiquées. Les réservoirs de matières colorées sont en général des tubes grêles, souvent anastomosés avec les laticifères et en outre, comme ceux-ci, mais plus fréquem- ment encore, avec les hyphes du tissu. Leur contenu est assez souvent clair, lim- pide comme de l'eau, mais il se colore rapidement si le Champignon ne subit pas de traitement spécial. Cette coloration n'est pas durable et pâlit bien vite. Les réservoirs existent aussi bien dans le pied que dans l'hyménium et le cha- peau; ils sont surtout nombreux à la périphérie et à la base du pied, où leur con- tenu est le plus coloré. Chez beaucoup de Bolets des organes de deux sortes peuvent coexister; ainsi certaines espèces possèdent des réservoirs qui contiennent des matières grasses et d'autres des substances colorées. L. Morot. CHRONIQUE Nous avons annoncé que la Société royale de Botanique de Belgiqtie se pré- pare à célébrer solennellement le 25° anniversaire de sa fondation. Voici le programme de ces fêtes jubilaires. Ditnancke 14 août 188^. — Au jardin botanique de l'État : à 10 heures du matin, réunion des membres effectifs et des membres associés de la Société pour procéder à la nomination des membres du bureau ; à 2 heures, séance solennelle; proclamation du résultat du concours jubilaire et distribution des prix ; lectures et communications faites par les membres eftectifs ou associés ; à 8 heures du soir, un raout sera offert aux membres et aux invités de la Société. Lundi {fête de l'Assomption), 1^ août. — Voyage à Gand. Visite au jardin d'hiver de M. le comte Oswald de Kerchove de Denterghem, aux jardins botanique et zoologique, et aux principaux établissements horticoles. Mardi 16 août. — Herborisation dans la Campine limbourgeoise aux envi- rons de Genck; réception officielle à Hasselt. Mercredi ij août. — Voyages à Liège et à Louvain. Visite au jardin bota- nique de Liège et à l'établissement horticole de Jacob-Makoy et Cie; visite au Laboratoire botanique et au jardin botanique de l'Université de Louvain. Jezidi 18 août. — A 9 heures du matin, séance au jardin botanique de l'Etat; à II heures, visite des serres sous la direction de M. Lubbers, chef de culture; à 2 heures, visite au Musée royal d'histoire naturelle ou au jardin royal de Laeken; à 6 heures, banquet. Le Gérant : Louis Morot. t^ls. — J.Mersck. tmp., 22, pi. Ueulett-Roclieruii. 1'" ANNEE N" 13 15 AOUT 1887 ^;ijV^VV\jVij-o-T.njxru-inrL-vvv'¥-|-t->'V'»*^-i*i"i"i'i"i"i"r ******* ■■■■* t.^^.^^.t-tfv^i-tf^^.^tfvt^'t^.^t^tivvv^^.fvvvs^'.^.j-.ft^.^i^.j'.**.^^ ■■■■■■■■! JOURNAL DE BOTANIQUE Directeur: M. Louis MOROT REMARQUES SUR LE GENRE MICJ^OCHŒTB THURET A l'occasion d'une nouvelle espèce m. StriatiUa Par M. l'Abbé HY Les Algues Nostochinées, longtemps fort obscures et mal connues, forment aujourd'hui l'un des groupes de plantes infé- rieures les mieux définies, au double point de vue de la morpho- logie et de la classification^ grâce aux travaux persévérants de l'Ecole algologique française dont le chef et le premier promo- teur fut G. Thuret. C'est à ce botaniste que Ton doit effectivement la première indication des groupes naturels chez les Algues à phycochrome basés sur les caractères fondamentaux de leur organisation. Le tableau définitif des genres était arrêté dans son esprit, mais à peine consigné sur le papier, lorsque la mort le vint surprendre. Heureusement que cette précieuse page, résumé de longues recherches, ne fut pas perdue pour la science; le premier soin de M. le Docteur Bornet, depuis longtemps l'ami et le collaborateur de Thuret, fut de mettre au jour l'œuvre posthume de son ancien maître. Elle parut aux Annales des Sciences naturelles peu de semaines après la mort de l'auteur en 1875. Cinq années plus tard, M. Bornet donna plus de développe- ments à cette première ébauche en publiant dans ses « Notes algologiques » toutes les observations qu'une longue expérience lui suggérait à l'appui des groupements précédemment indiqués. Le Gênera des Algues Nostochinées était dès lors, on peut dire, établi ; des planches gravées avec le plus grand soin en avaient fixé les moindres détails pris sur les espèces typiques, sur celles qui, mieux connues, pouvaient donner une idée plus juste de l'organisation de chaque genre. Restait à étendre cette étude générale à l'ensemble des espèces précédemment signalées à un titre quelconque, à répartir 194 JOURNAL DE BOTANIQUE dans le cadre méthodique la foule innombrable de plantes oubliées dans les cartons d'herbier ou consignées dans les ou- vrages les plus disparates. Mais une tâche si lourde faisait craindre à bon droit que l'homme naturellement désigné pour l'accomplir, après avoir consumé ses meilleures forces à la fon- dation de l'édifice, n'en conservât plus assez pour en achever le couronnement. L'érudition la plus étendue, jointe à l'expérience la plus consommée, aurait pu rester impuissante devant cet écra- sant travail de dépouillement, si la Providence n'avait ménagé au savant l'aide d'un collaborateur dont la sagacité et l'intensité de travail sont de celles à qui nul obstacle ne résiste. Les efforts réunis de MM. Bornet et Flahault ont produit dès maintenant ces résultats inespérés : le dernier fascicule paru des Annales des Sciences naturelles a mis entre les mains des algologues la monographie complète et détaillée des trois premières familles de Cyanophycées ; une encore, et toutes les Nostochinées hété- rocystées auront leur histoire. Ce premier sentiment d'admiration, auquel je ne puis résister, n'est qu'un trop juste hommage rendu à ceux qui viennent ainsi de donner aux plus modestes algologues une base solide, une clef pour les recherches ultérieures. On peut dire que jusqu'ici la voie totalement obstruée restait impraticable aux travailleurs isolés mais surtout à ceux qui, éloignés des grandes collections, tout en étant en voisinage immédiat avec les localités préférées des Algues, se trouvent ainsi mieux en mesure de fournir des observations intéressantes. Maintenant, au contraire, un réper- toire méthodique et complet sur la matière sera bientôt aux mains de tous, provoquant partout des recherches nouvelles. Car, il ne faut pas l'oublier, si grands que soient les résultats acquis dans les sciences biologiques, suivant le mot heureux de Geoffroy Saint-Hilaire, l'infini est toujours devant nous. MM. Bornet et Flahault ont, sans doute, déjà bien mérité comme auteurs, mais on peut prévoir que l'avenir leur réservera plus d'influence encore comme chefs d'école. La présente note, si faible que soit sa portée, en sera une première preuve, puisque quinze jours plus tôt, je le reconnais, il m'eût été impossible de l'écrire ; le lecteur saura donc en reporter le mérite aux savants monographes qui en ont fourni l'occasion. Le genre Microchcete est un de ceux que Thuret établit pour Hy. — Remarques sur le genre Microchœte. 195 la première fois en 1875 sur une espèce marine des côtes de l'Océan atlantique. Il y rattachait en outre une Algue d'eau douce observée par lui dans un étang- des environs d'Antibes, tout en faisant quelques réserves sur le nouveau genre ainsi constitué : « genus ulterms observandimi. » Les éclaircissements ne tar- dèrent pas à se produire dans les Noies algologiques. M. Bornet fit remarquer que le genre Aîicrochcete placé par Thuret dans les vraies Nostocées pour ses filaments simples et sans poil apical se rattachait plutôt aux Scytonémées par l'apparence du trichome. Les deux espèces alors connues possédaient en outre plusieurs caractères de premier ordre qui les élevaient au-dessus du groupe inférieur. Leurs filaments ont une base véritable^ marquée par la présence constante d'un hétérocyste et se fixant à un support au moment de la germination. La croissance nettement acrogène détermine une courbure au-dessus de la partie infé- rieure qui sert de point d'attache. Enfin une gaine distincte revêt chaque trichome et persiste jusqu'à la fin sans montrer de ten- dance à la gélification. C'est avec raison que M. Bornet compare les Microchœte aux Calothrix dont ils ne diffèrent en somme que par la terminaison obtuse du trichome. Ces mêmes caractères, au contraire, adhérence à un support avec croissance apicilaire, forme des cellules sans étranglement sensible, enfin permanence d'une gaîne spéciale, les éloignent des Nostocées. La transition se trouve bien ménagée en quelque façon par les Nodîilaria munis à l'état jeune d'une mince gaîne de cellulose; mais cette dernière ne tarde pas à se gélifier et d'ordinaire elle a disparu totalement au moment de la formation des spores. En somme, tant qu'il ne renferma que ses deux espèces pri- mitives, le genre Microchœte se sépara nettement des vraies Nostocées. Par suite, et malgré l'abandon devenu nécessaire de l'ancienne démarcation si nette fixée par Thuret, la distinction resta très facile à indiquer entre cette tribu et celle des Scytoné- mées. Aux premières se rattachaient toutes les plantes dépour- vues de croissance acrogène, non fixées à un support, à trichomes plus ou moins toruleux, ordinairement sans gaîne propre ou du moins à gaîne tôt ou tard diffluente en mucilage. Par leurs caractères de tout point opposés les Microchœte prenaient place en tête de série parmi les Scytonémées dont ils représentaient le type simple et sans apparence de ramification. 196 JOURNAL DE BOTANIQUE La découverte par M. Gomont d'une nouvelle espèce nommée par lui M. dipiosiphon vint altérer assez profondément l'homo- g-énéité de ce genre. En effet, la description détaillée donnée' par l'auteur dans le Bulletin de la Société botanique, tome XXXII, page 209, permet de constater un écart considérable des espèces précédentes, avec un recul marqué vers les Nostocées. Tout d'abord, rien dans le texte ni dans la figure donnée par M. Go- mont ne peut faire supposer que sa plante soit adhérente à un support ; aussi les filaments ne montrent plus de courbure pour se redresser au-dessus de ce point d'attache. En outre, les tri- chomes présentent dans toute leur étendue un aspect toruleux dû à l'étranglement des articles qui leur donne un peu l'aspect des Nodîtlaria. Enfin la différenciation remarquable de lagaîne, qui dans sa couche externe se résout en gélin, n'est pas sans retracer ce qui s'opère plus complètement dans les vraies Nos- tocées. Malgré ces divergences profondes la nouvelle espèce fut asso- ciée aux anciens Microchœte par son auteur, sous les yeux mêmes du maître M. Bornet. C'est encore à cette place que nous la retrou- vons dans la monographie qui vient de paraître aux Annales, sans que pour cela la diagnose primitive du genre ait été élargie. On y voit, en effet, conservés les caractères suivants « fila basi affixa, plantas in cœspitibns stellaiis vel toinentosis aggregatâ?, » qui conviennent bien aux espèces antérieurement connues, à port de Calothrix, mais semblent exclure la plante découverte à Lardy (Seine-et-Oise) . Faut-il conclure de ces faits que le genre Microchœte, enrichi de sa nouvelle espèce, ne forme plus un groupe vraiment naturel ? Loin d'admettre cette conséquence, mon but principal en publiant cette note est de montrer que la sagacité des savants auteurs de la Révision des Nosiocacées hétérocysiées ne s'est pas trouvée en défaut en maintenant rapprochées des plantes en apparence assez divergentes, et de faire connaître ici une nouvelle espèce qui ménage précisément la transition entre les anciennes. Ainsi se trouvera rétablie entre les parties du groupe entier la liaison désirable, sauf à en étendre seulement un peu plus la caractéris- tique générale. La plante que je me propose de décrire croît librement au milieu des Sphagmim dans les mares tourbeuses de Juigné-sur- Hy. — Remarques sur le genre Microchœte. 197 Loire (Maine-et-Loire). Sa couleur et son aspect, en petites houppes flottantes à peine adhérentes accidentellement aux herbes submergées la feraient confondre aisément au premier coup d'œil avec les Tolypo- thrix et les Hapalosiphon qui habitent les mêmes eaux. Mais l'examen microscopique ne peut laisser aucun doute sur sa nature. Ses trichomes obtus Téloignent des Calothrix ; ils ne présentent ni vrais rameaux comme les Sirosiphoniées, ni fausse apparence de ramifica- tion comme les Scytonémées proprement dites ; ce ne peut être qu'un Microchœte. D'autre part cette plante se distingue nettement tout en i 1^ t ( % leur servant de trait d'union, des deux espèces connues jus- qu'ici dans les eaux douces : 1° Elle s'éloigne du M. teneraThuvet, et généralement des autres espèces marines, par sa gaîne épaissie avec l'âge et striée en longueur, mais prin- cipalement par ses filaments dont la base n'est jamais ni recourbée, ni adhérente à un substratum. Le port qui en ré- sulte est dès lors tout diffé- rent ; elle forme des flocons en- chevêtrés et flottants au lieu de revêtir les corps étrangers d'un tapis velouté ou de petits coussinets divergents en étoile. 2" Elle diffère non moins du M. diplosïphon Gomont par sa gaîne non différenciée en zone externe mucilagineuse, les tri- chomes non contractés aux articulations, celles-ci même demeu- Microchœte striatula. (gross. 500/)) I. — Base du filament, montrant l'hétérocyste basilaire h b, et l'hétérocyste intercalaire /li. 2. — Sommet du filament; la gaîne £' vidée par l'émission de l'hormogonie montre ses deux sysièmes de stries. 3. — Hormogonie au commencement de son développement; la gaîne est déjà distincte et les hétérocystes différenciés. 198 JOURNAL DE BOTANIQUE rant à peine distinctes si ce n'est à l'extrême sommet au moment de la formation des hormogonies, 3° Enfin elle possède en propre les caractères suivants': sa taille dépasse notablement celle des autres espèces connues puisqu'elle atteint 5 à 6 millimètres et plus ; le diamètre des fila- ments augmente progressivement de la base au sommet, de 7!^ à 9jx; celui des trichomes se trouve encore proportionnellement plus dilaté puisque la gaine est épaissie en sens inverse; de 4[x environ à sa partie inférieure, il finit par atteindre de 8 à 91-1; la gaine d'abord homogène présente bientôt des couches d'épais- sissement qui s'emboîtent et lui donnent l'apparence striée en longueur; enfin vers le sommet, à ce premier système de stries s'en ajoute un second en direction transversale formant des plis circulaires qui correspondent aux endroits où le trichome devient légèrement toruleux. Par tout cet ensemble la plante de Juigné me paraît suffisam- ment caractérisée ; le nom spécifique de M. striahtla convient en outre parfaitement à exprimer l'aspect si saillant de la gaine près de son orifice supérieur. En voici la description sommaire : Mici^ochœte strîahtla sp. nov. Filis flexuosis, ab ortu liberis, ad summum sensim dilatatis, 7-9 ^ cras- sis; trichomatibus heterocystâ basilari globosâ nec non unâ vel altéra intercalari elongatâ prseditis, 4-9 [/. crassis ; articulis vix distinctis, diametro longioribus, apice tantùm brevioribus, et paululùm contractis; vaginis hyalinis incrassatis, sub ore striato-plicatis. Hab. in fodinis turfosis inter Spkapta, cœspites intricatos efformans, propè Juigné-sur-Loire, in agro Andegavensi, ineunte aestate. INFLUENCE DE LA LUMIERE SUR LES FEUILLES Etude d'anaiomie expérimentale (fin) Par M. Léon DUFOUR Si nous comparons les divers tissus de plantes ayant grandi à des intensités lumineuses diverses, ici encore nous trouvons de grandes difiérences. L'épiderme présente des cellules plus hautes ; les parois cel- lulaires, aussi bien les parois latérales que les parois externes, sont plus épaisses à un plus vif éclairement. La cuticule en par- ticulier présente des différences notables. Déplus, vues de face, L. DuFouR. — Influence de la lumière stir les feuilles 199 les parois présentent des formes bien diverses. Presque rectili- gnes au soleil, elles sont à l'ombre très sinueuses (fig. i). L'ap- pareil stomatique, quand il existe à la face supérieure, donne lieu à des remarques intéressantes. Au soleil le nombre des sto- mates est plus considérable. Pour mettre ce résultat en évidence il est indispensable de prendre une série de précautions, car les diverses feuilles d'une même plante, et même les diverses parties d'une même feuille, présentent parfois des nombres de stomates très variés. Pour ne comparer entre elles que des choses vérita- blement comparables, il faut, par exemple, sur les plantes que l'on a obtenues de germination comparer entre elles les premières Fig. I. — Xussilago Farfara. — Epiderme supérieur de la feuille, O à l'ombre, S au soleil. feuilles des deux sortes de plantes, puis les secondes feuilles, etc., et même, pour chacune de ces feuilles, il est indispensable d'étu- dier le nombre des stomates sur les régions les plus variées de ces feuilles, pointe, bas, voisinage de la nervure médiane, bord de la feuille, milieu, etc, et l'on ne doit comparer entre eux que les nombres provenant de deux régions identiques de feuilles comparables. Sans cela, impossible de formuler une conclusion légitime et générale ; car sur telle feuille à l'ombre il peut se faire qu'il y ait plus de stomates que sur telle autre feuille au soleil, tandis qu'en réalité il y en a moins sur la feuille comparable, et telle région d'une feuille à l'ombre peut porter un plus grand nombre de ces organes que telle autre région de la même feuille au soleil. C'est en prenant toutes les précautions que nous ve- nons d'indiquer que nous sommes arrivés à ce résultat : phis de stomates au soleil qti' à V ombre. Au-dessous de l'épiderme supérieur se trouve un tissu dont les cellules allongées perpendiculairement à la surface du limbe 200 JOURNAL DE BOTANIQUE et serrées les unes contre les autres constituent ce que l'on ap- pelle le parenchyiue en palissade . Dans ses cellules il y a beau- coup de grains de chlorophylle, et par suite c'est ce tissu, qui joue le rôle principal dans l'assimilation. Divers travaux ont déjà montré que ce tissu est beaucoup plus développé à une lu- mière plus intense. Nous avons vérifié le fait pour un plus grand nombre de cas. Les fi- gures 2 et 3, emprun- tées au Fraisier et au Troène, montrent net- tement la chose. Dans 0 C—^CJ-i^v^^C^ ^XXUTW-'SJ- le parenchyme en pa- lissade la chlorophylle Fig. 2. — Fragariavesca. — Coupe transversale du limbe eSt beaUCOUp plUS a- O à l'ombre, S au soleil. t i , ^ i i -^ boudante a la lumière solaire qu'à l'ombre, d'où la couleur d'un vert plus foncé dans le premier cas que dans le second. On trouve aussi plus d'amidon quand l'éclairement est plus intense. Au-dessous du tissu en palissade existent plusieurs rangées Fig. 3. — Ligustruin vulgare. — Coupe transversale du limbe, O à l'ombre, S au soleil. de cellules aux contours irréguliers et laissant entre elles d'assez grands espaces aérifères dont l'ensemble constitue ce que l'on appelle le parenchyme lacimetcx. Il ne paraît pas y avoir une grande différence dans le développement de ce tissu suivant l'éclai- rement auquel a été soumise la feuille. L. DuFouR. — Influence de la lu^niere sur les feuilles. 201 Vient enfin l'épiderme inférieur, pour lequel il n'y a qu'à répéter ce qui a été dit de l'épiderme supérieur relativement aux différences qui existent entre les feuilles suivant leur éclaire- ment. Ici encore il y a plus de stomates au soleil. C'est même à cet épiderme que l'on peut constater le fait sur un plus grand nombre d'exemples, puisque la face supérieure des feuilles, dans bien des espèces, ne présente pas de stomates, tandis que, sauf des cas tout particuliers, il y en a toujours à la face inférieure. Les tissus de la feuille autres que le parenchyme en palis- sade présentent également un plus grand développement à un éclairement plus intense. Ainsi les nervures sont plus grosses au soleil et en comparant deux coupes transversales faites à des hauteurs correspondantes dans des feuilles comparables, on re- connaît qu'à un plus vif éclairement il y a plus de vaisseaux du bois et que ces vaisseaux sont aussi plus larges ; le liber est aussi plus abondant. Les parois des vaisseaux sont plus épaisses, et de plus, dans quelques cas (pétiole de 3Iarszh'a elaia., par exem- ple), l'on trouve au soleil dans l'écorce un anneau complet de cellules à parois épaisses, anneau qui fait complètement défaut à l'ombre, où les parois restent minces. Les tissus sécréteurs donnent lieu aux mêmes remarques : les canaux sécréteurs, par exemple, sont plus larges au soleil, dans la tige comme dans les feuilles, et contiennent par suite des pro- duits de désassimilation en plus grande abondance. On voit donc qu'en résumé les divers tissus de la plante, ceux qui servent d'une façon directe ou indirecte à l'assimilation (tissu assimilateur proprement dit, tissu de transport), ceux qui jouent un rôle mécanique (tissu de soutien), ceux qui sont liés aux phénomènes de désassimilation (canaux sécréteurs), présentent au soleil un développement plus considérable qu'à l'ombre, et que ces développements divers produisent' finalement une plante plus haute, plus grosse, plus ramifiée, plus riche en fleurs, etc. Il y a donc une assimilation phis énergiqîie à la h lanière directe du soleil qiûà la lumière diffuse. Un tel résultat peut paraître évident à priori. Si l'on remarque qu'à l'obscurité chez les plantes étiolées les feuilles sont extrê- mement réduites, on est porté à trouver tout naturel qu'au soleil elles soient plus grandes qu'à l'ombre, et par suite à regarder comme inutile de prendre tant de précautions pour démontrer 202 JOURNAL DE BOTANIQUE une chose presque évidente, de se donner tant de peine pour enfoncer une porte ouverte. Remarquons d'abord que dans les sciences de la nature il faut beaucoup se défier de la vérité des propositions que l'on croit évidentes ou de certains raisonnements des plus probants... en apparence. Il y a une cinquantaine d'années on donnait toutes sortes de raisons excellentes pour démontrer qu'aucun être ne pouvait vivre dans les grandes profondeurs de la mer : la pres- sion énorme de l'eau aurait écrasé ces êtres; la lumière, cet agent si nécessaire à diverses manifestations vitales devait faire défaut, etc. Toutes ces raisons ont été probantes. . . jusqu'à ce que de ces profondeurs on ait retiré des êtres vivants. Une simple observa- tion a tout renversé. Observons, expérimentons quand c'est possible ; si la chose dite évidente est fausse elle sera renversée ; si elle est exacte nous la démontrerons d'une façon irréfutable, et dès lors, pour aller plus loin, nous marcherons sur un sol de granité et non plus sur un sable mouvant. Puis chacun sait que les principaux phénomènes physiologi- ques peuvent être groupés en deux catégories soumises à deux lois bien différentes. Si l'on étudie, par exemple, l'influence de la chaleur sur la germination des graines, l'on voit que pour une espèce déterminée il y a une première limite de température t au-dessous de laquelle la plante ne peut germer. Quand la tem- pérature s'élève progressivement au-dessous de / les graines germent d'autant mieux que la chaleur est plus grande, mais cela seulement jusqu'à une température 0 qui est la tempéra- ture à laquelle la germination se fait le plus vite, qui est X opti- mum de température ; si la température continue à s'élever, les graines germent de moins en moins bien, jusqu'à une seconde limite T au-delà de laquelle la germination devient impossible. D'autre part, en étudiant l'influence de la température sur l'intensité de la respiration des plantes, l'on constate qu'ici encore le phénomène commence à une certaine température /, mais qu'à partir de là, la température augmentant progressivement, l'intensité du phénomène respiratoire s'accroît sans cesse au lieu de présenter un maximum, et cela, tant que la température n'est pas assez élevée pour tuer la plante. Et maintenant le phénomène de l'assimilation pris dans son ensemble obéit-il à la première ou à la seconde de ces lois ? La L. DuFOUR. — Influence de la lutntère sur les feuilles. 203 réponse à cette question est-elle évidente à priori? assurément non. Elle l'est d'autant moins que divers travaux tendaient à faire croire qu'il y avait pour l'assimilation un certain optimum de lumière, optimum en-deçà et au-delà duquel l'assimilation était moins active. Ce fait de constater qu'à l'ombre la surface des feuilles était plus grande qu'au soleil pouvait le donner à penser et la même conclusion semblait résulter des travaux d'un phy- siologiste russe M. Famintzine, qui, ayant mesuré l'oxygène dé- gagé à des éclairements divers, trouvait un dégagement maxi- mum pour une intensité lumineuse inférieure à la plus forte intensité de la lumière directe du soleil. La proposition que nous avons énoncée plus haut avait donc besoin d'une démonstration. Nous pensons l'avoir donnée. Donc z'I n'y a pas pour l' assii7tilation d'optimum d'intensité lumi- netise. Ajoutons que ce résultat obtenu par la voie anatomique est confirmé par les méthodes physiologiques. Divers travaux ré- cents, dont plusieurs sont encore inédits, prouvent que l'intensité du dégagement d'oxygène croît constamment avec l'éclairement. L'importance des résultats que nous venons de signaler montre toute la portée de la méthode anatomiqîie expérimen- tale. Inaugurée il y a quelques années seulement (i) cette mé- thode a déjà fourni des résultats importants. Ceux auxquels nous sommes parvenus viennent s'ajouter aux précédents. Mon- trer, par exemple, que le parenchyme en palissade est plus déve- loppé à un plus vif éclairement, ce n'est assurément pas expliquer d'une façon complète (il n'y a jamais d'explication complète), comment se constitue ce tissu. Mais c'est dévoiler une des prin- cipales causes qui entrent enjeu pour lui donner naissance. Que l'on multiplie ce genre de recherches, que l'on fasse varier les diverses conditions du milieu dans lequel se dévelop- pent les végétaux, et l'on arrivera sans doute à se rendre un compte de plus en plus précis des effets produits par les forces multiples, par les agents variés qui interviennent dans la vie des plantes, et à projeter sans doute] de la lumière sur une foule de points obscurs de la biologie végétale. .1. Costantin. Etude comparée des tiges aériennes et souterraines des Dico- tylédones. (Annales des sciences naturelles, 6° série, t. XV, 1883.) 204 JOURNAL DE BOTANIQUE NOTE SUR LES ANÉMONES DU TYPE DE UANEMONE PULSATILLA ' Par M. E.-G. CAMUS La détermination exacte de quelques Anémones à fleurs vio- lettes du groupe de V Anémone Piilsatilla est hérissée de sé- rieuses difficultés causées par les nombreuses formes peu dis- tinctes et à caractères plus ou moins constants que l'on peut rencontrer. Trois types spécifiques, croyons-nous, peuvent être facilement distingués. Ce sont : Pttlsatilla vttlgaris Mill. , P. pra- tensis Mill. et P. vtontana Hoppe. Mais, outre ces trois espèces, il en est d'autres dont les caractères intermédiaires sont difficiles à saisir et que l'on peut sans inconvénient admettre à titre de variétés, jusqu'à ce qu'une étude plus complète vienne nous renseigner sur le rang qui doit leur être assigné. Ce sont : P. Bogenhardmna Reichb. et P. pr opéra Jord., dérivant du P. vulgaris ; P. rtibra Delarb. et P. ntgella]orô..^ dérivant du P. montana. L'étude de ces formes nous donne les diagnoses suivantes dans lesquelles nous ne ferons pas entrer les caractères com- muns : Pulsatilla Mill. Involucre multifide ; carpelles velus surmontés par le style plumeux très allongé. Pulsatilla vulgaris Mill, {Anémone Pulsatilla L. p. p.) Plante de i à 5 décimètres, couverte d'une pubescence soyeuse; souche ligneuse, forte, garnie au collet de fibrilles ; feuilles radi- cales tripinnatifides, à premières divisions subsessiles dans le jeune âge seulement, peu développées lors de l'apparition des fleurs; hampes peu nombreuses, uniflores, munies d'un involucre sessile de trois feuilles palmatipartites ; fleur ^ droite ou presque droite, campanulée à la base, ouverte étalée jusqu'au milieu; sépales lancéolés-aigus , droits ou enroulés en dehors au sommet, terminés par un faisceau de ^o\\s\ fleur d'un lilas violet, recou- verte en dehors de longs poils soyeux. Le P. PROFERA Jord., d'après les plantes que j'ai vues au Muséum sous ce nom, ne correspond pas exactement aux dia- gnoses que l'on en donne. Cela tient probablement à ce que les E.-G. Camus. — Note sur les Anémones. 205 descriptions ont été rédigées à la suite d'observations d'un nom- bre trop restreint d'échantillons. J'ai recueilli cette forme aux environs de Paris, où elle est peu commune, je crois. Je lui ai trouvé les caractères suivants : sépales étroitement lancéolés aigus au sommet ; fleur dressée d'un violet pâle ; feuilles peu dé- veloppées lors de la floraison. Flor. mars, avril. J'ai récolté cette année à Herblay et à Maisse, une variété tardive dont les sépales sont un peu moins aigus, les fleurs pen- chées d'un violet assez foncé mais cependant laissant passer la lumière; enfin, et c'est là, je crois, un caractère important, les feuilles sont développées lors de l'apparition des fleurs. Cette diagnose est celle donnée par Boreau pour la plante signalée par Tourangin dans le Cher. J'ai présenté à la Société botanique de France la Pulsatille d'Herblay sous le nom de z/^^r/l/// TOURAN- GINIANA, réunissant sous le même type spécifique XA. propera Jord. (var. propera) et la variété Touranginiana. Ces deux plantes sont faciles à distinguer. Elles croissent mêlées à Her- blay, à Maisse et probablement ailleurs. On ne peut donc invo- quer pour cette variation aucune condition d'habitat, de terrain, d'altitude. Peut-être l'une de ces formes représente-t-elle le P. vul- garïs la première année de son existence et l'autre forme la même plante plus âgée? Flor. avril, mai. Le P. BOGENHARDIANA Reichb., non observé en France, paraît être une forme voisine de la variété Touranginiana , mais plus robuste et à fleurs beaucoup plus grandes. Le P. PRATENSIS MilL, qui croît en Allemagne, a les fleurs petites, d'un violet noirâtre, à sépales connivents, enroulés en dehors au sommet, dépassant peu les étamines. Cette espèce a été confondue avec le P. rttbra Delarbre et avec le P. monfana Hoppe. Signalée en France par suite de cette confusion, elle n'y a, je crois, jamais été réellement trouvée. Le P. MONTANA Hoppe répond à la diagnose suivante. Plante de I à 4 décimètres, couverte d'une pubescence soyeuse ; souche ligneuse garnie de fibrilles; feuilles radicales tripinnatifides à premières divisions pétiolulées ; hampes uniflores, peu nombreu- ses, munies d'un involucre sessile de trois feuilles palmatipar- tites; fleur petite, penchée, ouverte en cloche, à la fin en étoile, au soleil; sépales obtus enroulés en dehors au sommet, non ter- minés par un faisceau de poils, dépassant deux fois les étamines; 2o6 JOURNAL DE BOTANIQUE fieur d'un violet noirâtre. Cette plante est propre à la région montagneuse. Le P. RUBRA Delarb. en diffère par ses fleurs moins penchées et colorées en rouge brun et par ses sépales aigus . Le P. NIGELLA Jord. a des fleurs d'un noir violet et les sépales aigus. Nous pensons que ces deux dernières plantes sont de simples variétés du P. niontaiia. En résumé nous croyons que l'on peut grouper ainsi ces plantes ; PULSATILLA.VULGARIS Mill. {Anémone Pulsatilla L. p. p.). var. pr opéra {P. pr opéra Jord.) . var. Tourangùiiana. var. Bogenhardiana {P. Bogetihardiana Reichb.) Pulsatilla pratensis Mill. Pulsatilla montana Hoppe. var. rubra {P. rtibra Delarb,). var. nigella (P. mge/ta Jord.). Explication de la planche 2. A. — Anémone Pulsatilla L. Premier état de développement de la fleur. B. — A. Pulsatilla L. Deuxième état de développement de la fleur. C — A. Pulsatilla L. Etat de maturité. D. — A. Pulsatilla L. var. Touyanginiana. Premier état de développe- ment de la fleur. E. — A. Pulsatilla L. var. Totiranginiana. Deuxième état de développe- ment de la fleur. F. — Anémone montana Hop. Plante adulte. G. — A. montana Hop. Fleur ouverte au soleil. VARIÉTÉS D'Oran à Mécheria. M. le docteur Trabut vient de publier sous ce titre (i) une intéressante notice de géographie botanique relative à la province d'Orau. La répar- tition des espèces végétales dans cette région lui permet de la diviser en un certain nombre de districts caractérisés en même temps par les cul- tures qui y sont possibles. Le Tell forme une première zone subdivisée à son tour en Tell maritime ou Littoral et Tell intérieur. Vers le sud, au I. D'Oran a Mécheria. Notes botaniques et catalogtte des plantes remar- quables, par M. le D' Trabut, professeur à l'Ecole de Médecine d'Alger. 36 pages in-a, Alger, 1887. Variétés : D'Oran a Méchcria. 207 niveau de Saïda, des rochers escarpés forment une sorte de falaise que Ton gravit par des gorges ou défilés à pente rapide, et à une altitude de i.ioo à 1.300 mètres en parvient à une contrée mamelonnée, pauvre en arbres et en eau, les HatUs-Plateaux , qui cessent à leur tour au niveau de la ligne de partage des eaux. Le versant sud forme les Steppes désertiques, plaines arides où la culture n'est plus possible et que se partagent THalfa, le Lygeum et le Chih (Artemisia Herba aléa). Les chots, où s'accumulent les eaux pluviales, à sec pendant Tété, présentent sur leurs bords une sé- rie de plantes sahariennes qui caractérisent ainsi une région désertique en- clavée dans les steppes. Au-delà des chots reparaissent les steppes, au milieu desquelles se trouve Mécheria, à une altitude de 1.200 mètres, sous la latitude 33" 30'. Quelle que soit la latitude, au-dessus de 1.400 mètres apparaît la région ■montagneuse. Ces grandes divisions naturelles se subdivisent à leur tour, principale- ment le Tell ; dans les Hauts-Plateaux et les steppes les formations végé- tales restent identiques sur de grandes étendues, et la région désertique est remarquablement uniforme au point de vue botanique. Dans les environs d'Oran Tauteur distingue les formations suivantes : Le Littoral oranais, sables maritimes et falaises, avec Lavandula den- tata, Atriplex inauriianica, Aluscari maritimuin, Fumaria rupestris, Rœtama Bovei^ etc. Les Plaines basses et salées, avec Suœda fruticosa, Cynomoriuin cocci- neum, Phœlipea matiritanica, Statice Duriœi, St. gumtnifera, Frankenia corymbosa, etc., et dans les mares salées, Ruppia drepanensis, Althenia filiforniis, Riella helicophylla. Les Terres argileztses, marnes miocènes, dépourvues de broussailles, convenant très bien à la culture des céréales et nourrissant avec elles : Daucus aurea, Convolvulus tricolor, Calendula algeriensis, Psy chine stylosa^ Statice Thouini, Hedysaruin pallidum.^ etc. Les Mamelons et Plaines à Chamœrops, où les broussailles formées de Calycotojne interm-edia, Genista trictispidata, Pistacia Lentiscus, etc. qui accompagnent le Palmier nain abritent une flore riche en plantes annuelles ou bulbeuses telles que Ranunculus ballatus, Corbularia monophylla, Fritillaria oranensis, Narcissus pachybolbus , des Orchis et Opkrys, etc. Les Terrains à grandes Ombcllifères, où dominent suivant les cas les Thapsia, Ferula commtmis, FcBjiiczilum vtUgare. Les Plaines a Jujîibiers caractérisées par la présence exclusive du Zisiplms L»tus, qui ailleurs s'associe au Palmier nain et aux grandes Ombcllifères, A Oran même on trouve des plantes saxicoles telles que Polygala saxa- iilis, Catnpanula mollis, Eupkorbia calcarea, Galium brunetim, Silène gi- braltarica, Qtiercîis coccifera, Rupicapnos af ricana, etc., et sur le versant sud, en raison de l'analogie des conditions physiques, un certain nombre d'espèces des Plauts-Plateaux : Microrhynchus spinostis, Stipa tenacissima et parviflora, Artemisia Herba alba, Lygeujn spartum, etc. Il est intéressant (^ noter au passage la présence signalée par M. Tra- but chez le Phelipea lufea, commun à Perrégaux où il vit en paraite sur 2o8 JOURNAL DE BOTANIQUE XAtriplex Halimus, de fleurs cleistogames enfouies parfois à plus de 50 centimètres sous terre. Le catalogue qui suit cet exposé renferme la liste des plantes récoltées pendant deux explorations faites en avril et en juin 1886, ainsi qu'un grand nombre d'espèces énumérées d'après les voyages de M. Cosson et les ma- tériaux pour la Flore atlantique de M. Pomel. Il comprend 977 Phanéro- games, S Crj'ptogames vasculaires, 47 Muscinées, 12 Characées, 34 Lichens, 9 Champignons, soit en tout 1087 espèces. L. M. A TRAVERS LES SOCIETES ET LES REVUES ACADEMIE DES SCIENCES Séance du 11 juillet 1887. — M. P. Lachmann, dans une note sur l' origine des racines latérales dans les Fougères, résume ainsi ses observations : « La cellule mère de la racine des Fougères se constitue au point végétatif de la tige, très près de la cellule terminale, dans une assise formée par les initiales donnant à la fois le péricycle et l'endoderme. L'origine des racines latérales des Fougères est donc la même que celle des racines latérales des Phanérogames, à cette différence près que celles-ci naissent plus loin du sommet, là où, dans ces plantes, les tissus périphériques du cylindre central sont déjà spécialisés. » CHRONIQUE Le concours pour l'agrégation des sciences naturelles vient de se terminer. Voici les sujets que les candidats ont eu à traiter en botanique : Composition écrite. Appareils sécréteurs. Applications à la classification. Leçons a préparer en trois heures^ sans notes. Graine et germination. Chlorophylle. Leçons a préparer en vingt-quatre heures. Solanées. Comparaison aux Scrofularinées, Labiées et Borraginées. Appli- cations. Exposer et comparer les différents modes de développement de l'œuf chez les Algues. Etude des Champignons de l'ordre des Ascomycètes. Caractères généraux. Développement de quelques types. Division en famille. Applications. Conifères. Comparaison aux Cycadées et aux Gnétacées. Tissus secondaires de la tige et de la racine. Applications. Ovule et formation de l'œuf chez les Phanérogames. Cinq candidats ont été admis. Ce sont, par ordre de mérite, MM. Boule, Pé- choutre, Lamounette, Perrin et Ménegaux. Le Gérant : Louis Morot. Paris. — J. MereiA. irap., 22, pi. Dcnferl- Roclierca». !■■« ANNEE N" 14 I" SEPTEMBRE 1887 JOURIÂL DE BOTANIQUE Directeur: M. Louis MOROT LES HERBORISATIONS AUX ENVIRONS DE MONTPELLIER (Suite) Par M, Ch. FLAHAULT /. — Les collines de la Gardiole et de Cette. Ce qui Irappe avant tout les reg-ards du voyageur arrivant à Cette, c'est l'aspect de la colline au pied de laquelle s'étend la ville ; c'est une mosaïque de maisonnettes de toute forme et de toute couleur couvrant le coteau jusqu'au sommet. On les voit si pressées les unes contre les autres, qu'il ne semble pas qu'il y ait entre elles le moindre espace ; le botaniste habitué aux ombrages des forêts du Nord ne voit rien qui puisse le tenter au milieu de ces bâtisses ; mais il est un aphorisme dont on ne saurait trop se pénétrer quand il s'ag-jt d'herborisations méditerranéennes : « Les points les plus arides et les plus dénudés sont les plus favorables à l'herborisation. » Nous nous laisserons donc aller, non, pourtant, sans avoir consulté l'histoire; elle nous apprendra que la colline n'a pas eu toujours sa physionomie actuelle. Si l'on en croit Avienus, elle était autrefois couverte de forêts de Pins « Mous pinifer ». La tradition du pays n'est pas d'accord avec le poète; elle veut qu'en 1622 le Duc Henri II de Montmo- rency, gouverneur du Languedoc, ait fait brûler la forêt de Chênes verts qui couvrait les hauteurs de Cette, pour débarrasser le pays des pirates qui s'y étaient établis ; confiants dans la force de cette position, ils infestaient par mer les ports du littoral et atteignaient à travers les étangs les plaines fertiles du Lan- guedoc. Les faits actuels nous donnent quelque éclaircissement sur ce point d'érudition botanique. Toute la chaîne de la Gardiole, dont Cette n'est qu'un mamelon détaché, est aujourd'hui couverte de Chênes verts; il serait difficile d'y rencontrer un seul Pin, et 210 JOURNAL. DE BOTANIQUE tout porte à croire que, depuis plusieurs siècles, aucun effort n'y a été fait pour remplacer une essence par une autre. Il est donc probable, qu'au xvif siècle du moins, les Chênes verts for- maient le fond de la végétation de la colline. Quoi qu'il en soit, les Cettois montrent en soupirant les derniers rejetons de ces arbres épars au milieu de leurs rochers brûlés maintenant par un soleil implacable, battus par tous les vents et dépouillés presque partout du peu de terre qui permettrait d'espérer pour un loin- tain avenir de l'ombre et quelques produits du sol. Cette colline aride a pourtant pour les Cettois des charmes tout particuliers; la vtontagne^ comme ils la nomment, a toute leur affection; elle est leur joie, leur orgueil, leur palladium. Bien que le Cettois ne soit pas très dévot par nature, il penserait manquer à tous ses devoirs s'il ne célébrait joyeusement la fête votive de la montag-ne. C'est en pleine canicule ; ne nous aventu- rons pas imprudemment de ce côté ce jour-là, nous ne pourrions songer à nous soustraire à la joie générale. Comment résister, d'ailleurs, à ces entraînements des peuples du Midi? Il faut que l'on danse! Les hautbois et les tambourins ne suffisant pas, les orgues de Barbarie arrivent de tous les points du Languedoc et se louent à prix d'or. Tout bon Cettois, fùt-il plus pauvre que Job, a sa baraquette à la montagne. Elle est petite le plus sou- vent, et si modeste qu'elle semble se perdre dans une fente de rocher. Elle regarde invariablement la mer ou la ville. Le samedi- soir on gravit la colline par les étroits sentiers courant entre deux murs; chacun porte sa part de vivres et ce n'est pas sans peine qu'on arrive à l'enclos, chargé du vin, de l'ail, de l'huile et du pain, mais presque toujours aussi de l'eau dont on n'abuse pas quand il faut la porter si haut; c'est qu'il n'en pleut guère en ce pays. La journée du dimanche se passe à chanter et à rire, à dormir aussi, parfois même à travailler, dit-on; mais le Cettois, la chose est sûre, professe un grand respect pour le repos domi- nical. C'est à la baraquette qu'il faut voir le Cettois ; sur les quais ou dans les rues de la ville, il est soumis aux exigences de la vie active et fiévreuse des ports de mer; le commerce l'absorbe; il n'a ni le temps ni le désir de se montrer aimable ; l'étranger ne se sent pas chez lui au milieu de cette agitation. Sur sa colline, le Cettois devient communicatif; il s'informe de ce qu'on fait, explique les beautés du pays et, pour conclure, offre à l'étranger Ch. Fi.ahault. — Les herborisations aux environs de Montpellier. 211 l'ombre de son toit et tout ce qu'il possède : « Vous avez besoin de vous i-afraichir; allez, sou/ entrez! » et on se laisse faire d'autant plus volontiers qu'on apprendra d'intéressants détails sur la vie à la baraquette. On y verra ou bien l'abandon le plus complet du sol à toutes les herbes amies du soleil, ou bien la lutte active contre le rocher ; on y verra la pierre creusée à la mine en cuvette où l'on verse de la terre acquise et portée à grands frais, et des efforts de tous les instants pour transformer en jardins ombreux la roche éblouissante dont la réverbération nous aveugle. On nous fera toucher du doigt l'appui que la montagne donne au cordon littoral, simple ruban de sable arrêtant l'effort des tempêtes, mais soutenu de loin en loin par le Cap d'x\gde, la Clape, Sainte-Lucie, le promontoire de Leucate, entre lesquels le cordon se recourbe en lignes gracieuses sous l'effort incessant des courants du Sud; au-delà nous verrons le Cap Creux, le profil des Albères et les arêtes neigeuses des Pyrénées orientales. Du côté de l'Est, à nos pieds est le port, dont le caractère artificiel se révèle dans toute son inquiétante réalité, et l'interminable lagune se confondant à l'horizon avec la mer et l'étroit IMo qui les sépare. De l'autre côté de l'étang de Thau, que sillonnent les lourdes barques gréées en balancelles, la chaîne de la Gardiole s'étend vers le N.-E. jusqu'aux environs de Montpellier; nous sommes à l'extrémité occidentale et dans l'axe de la chaîne; tout révèle que Cette et la Gardiole constituent un même système naturel. Il convient de l'étudier dans son ensemble; toute la chaîne est, en effet, soumise aux mêmes conditions climatériques. Exposé directement à l'action des vents marins, son versant méridional est abrité contre le mistral. Aussi ne nous étonnerons-nous pas de trouver sur cette chaîne une végétation qu'on ne rencontrera pas plus loin vers l'embouchure du Rliône, qui n'apparaîtra de nouveau qu'en Provence et sous l'abri des montagnes. Les collines de Cette et de la Gardiole nous apparaissent donc comme le dernier spécimen des conditions propres aux Cor- bières dans la direction du Rhône. Pour nous en rendre compte, visitons, vers la fin de mars, la partie principale de la chaîne. Nous voici tout près du sommet, entre Fabrègues et Mireval, à un kilomètre à l'Ouest de la cha- pelle de Saint-Bauzile. A peine sommes-nous abrités du Nord 212 JOURNAL DE BOTANIQUE par les calcaires jurassiques qui se dressent cà et là en falaises que nous pouvons reconnaître tout le pays. Le fond de la vég-étation est formé par le Lentisque, le Chêne vert et le Chêne kermès, le Romarin, l'Alaterne, les Cistiis albïdîcs et moîispelîensis , Genista Scorpius, Jîtmperîis OxycedmLS , avec un tapis de Brachypodùim ramosum. Les Phillyrea ang7istifolia^ Paincrii-s australis, Daphiie Gnidiwn^ Pistacia Terebinthits ne sont pas rares; le Myrte forme des buissons dans les dépressions voisines de la source dite Font-Cervier ; le Cneoriim trïcocc7LiJt est répandu partout ; on trouve ça et là quelques buissons d'un Chêne intermédiaire entre le Q. Ilex et le Q. coccifera; c'est le Q. Atizandei Q;}Xi paraît devoir être considéré comme un hybride entre les deux espèces précédentes. Les Pyr7LS ainygdah'formis , Prnu7ts fr7itïcmîs, Rhainn7is infectoria se rencontrent ça et là. Aux fentes des rochers, on trouve Fer7ila nodiflova L., Fu- inaria capreolata L., i^ pallïdijïoi^a, SedTim dasyphylhim L., Vaillantia muralis L., Paronychïa niveaT)C, Geimm'iiut pur- piireuui Villars, C7^ep7's b7dbosa Cassini et le remarquable Thelï- gon7Lm Cynocrainbe L,., rangé d'une façon fort incertaine à côté des Urticées. A ces plantes s'allient V Aspleni7LiJt Peti^archse DC. , A. Trichoinanes L,., A. R7Lta-i}t7irarï'a L., avec le CeteraQh ofJîci'nar7Lin Willdenow ; nous y avons trouvé aussi le Cheilan- tltes odora Swartz, la fougère la plus répandue dans les terrains schisteux du Roussillon, beaucoup plus rare dans les stations calcaires. Les buissons de Lentisque et de Chêne kermès sont dominés par les belles hampes de l' OrcJiis Robertiana Loiseleur ; les racines du C7St7is albidits portent ça et là les tiges cra- moisies du Cytïnus kermesimis ^ qui nous paraît avoir tous les caractères d'une espèce bien distincte du C Hypocistis L. Dans les pelouses on observe surtout : Reseda Phyteuma L. Viola sepincola Jordan. Althsea hirsuta L. Coronilla scorpioides Koch. Hippocrepis g-lauca Tenore. Anthyllis tetraphylla L. Rosa myriacantha DC. Thapsia villosa L. Tragopog"On australis Jordan Taraxacum obovatum DC. Achillea odorata L. Microlonchus Clusii vSpach. Galactites tomentosa Mœnch. Silybum marianum Gaertner. Scolymus hispanicus L. Teucrium Chama;drys L. — Polium L. Lavandula latifolia Villars. Ch. Flahault. — Les heyborisations aux environs de Montpellier. zi^ Phlomis Lychnitis L. — Herba-venti L. Cynoglossum cheirifolium L. Convolvulus lineatus L. Asterolinum stellatum Link. Euphorbia serrata L. — Characias L. — nicœensis Allioni. T>]lipa austral is Link. Muscari neoflectum Gussone. Asphodelus cerasifer Gay. Allium roseum L. Ruscus aculeatus L. Asparag"us acutifolius L. Smilax aspera L. Narcissus juncifolius Lagasca. Iris Chamsiris Bertoloni. Carex Halleriana Asso. — Linckii Schkuhr. Au milieu de ces plantes, se rencontrent quelques espèces plus communes dans les pays du Nord : Cynog'lossum pictum Aiton. Myosotis hispida vSchlechtendal. — intermedia Link. Veronica hederaifolia L. Stachys recta L. Euphorbia segetalis L. — helioscopia L. Mibora verna P. Beauvois. Cardamine hirsuta L. Thlaspi perfoliatum L. Sisymbrium Thaliauum Gay. Cerastium obscurum Chaubard. Géranium molle L. — rotundifolium L. Potentilla verna L. Bellis perennis L. Cet ensemble a tous les caractères d'une végétation très méri- dionale; c'est en vain qu'on chercherait ailleurs, aux environs de Montpellier, le Myrtîis comuninis L. qui couvre les coteaux de Provence et n'est pas rare en Roussillon. Explorons, vers le même temps, l'extrémité orientale de la petite chaîne de la Gardiole. La Mosson la traverse entre les deux routes de Montpellier à Toulouse et à Cette ; suivons les bords du ruisseau. Nous ne sommes plus ici sur le sol uniformé- ment aride de la colline jurassique ; les roches calcaires plongent fréquemment sous les alluvions. C'est dans ces terres cultivées ou couvertes de prairies que nous recueillerons, entre autres espèces remarquables : Romulea Mauri. Columnai Sebastiani et Allium Chamsemoly L. Ranunculus Chaerophyllos L. L'exploration des rochers qui bordent les rives fournira les mêmes résultats que l'étude des coteaux de la Gardiole, avec quelques variations intéressantes. Nous pourrons récolter, en effet, sur les rochers delà rive gauche, X Anagyris fœiida L. avec le Cneorttm iricoccîim, X Aspleniinn Petrarchas et le llieli- gouimt Cynoc7^ambe. Les rochers du Moulin-Geniez, sur la rive opposée, nous offriront : Cacbrys la^vigata Lamark, Opopanax 214 JOURNAL DE BOTANIQUE ChironuLut Koch, Teiicrhim flaviim L., Allmm iJtoschaiîii7i L., Narcïss7is dubïus Gouan, Di'plachnc serotina Link, Ephedra distachya L. Nous retrouverons partout, d'ailleurs, les plantes qui forment le fond de la vég-étation au sommet de la Gardiole ou qui y sont très répandues. Un peu plus loin vers l'Ouest, au voisinage du Mas de Mai- gret, un de ces accidents géologiques dont les traces sont fré- quentes dans le pays, a déterminé l'effondrement d'une partie du sol jurassique; il en est résulté la formation d'un cirque elliptique, de 40 mètres environ de profondeur, bordé de falaises escarpées ; c'est le trou ou Cros de Mïège, le seul point de notre région où se rencontre le Lavate7^a maritùna Gouan, belle espèce d'Espagne et de Provence, à côté de laquelle on obser- vera encore Ferula nodïflora, Cneorimt tricoccîLin et Cercis Siliqitastruvi L. Tout près de là, au parc de la Madeleine, nous pourrons retrouver aussi VOrchis Robertiana et cueillir ça et là, dans les cultures, le Linaria imcrantha Sprengel. Il est temps maintenant de revenir à la colline de Cette. Bai- g-née directement par les eaux de la Méditerranée au Sud, ne recevant le mistral qu'après son passage sur les eaux de l'étang- de Thau, elle est plus chaude encore que la Gardiole. Les parti- cularités de la flore y apparaissent plus nettement, en même temps que les caractères propres à ces localités atteignent leur maximum de développement. C'est aux premiers jours de mai que le botaniste doit explorer la colline de Cette pour en étudier la flore dans son plus complet épanouissement. Prenons d'abord une idée de l'ensemble ; le fond de la végétation est formé des espèces suivantes : Pistacia Lentiscus L. — Terebinthus L. Quercus coccifera L. — Ilex L. Rhamnus Alaternus L. Smilax aspera L, Brachj-podiumramosumRœm. et Se. Dorycnium suffruticosum Villars. Psoralea bitumiaosa L. Cneorum tricoccum L. Hordeum muriuum L. Festuca duriuscula L. Aveaa barbata Brotero. Euphorbia Characias L. — segetalis L. Plantag-o Corouopus L. luula viscosa Aiton. Picridium vulgare Desfontaines. Carlina lanata L. f^elichrysum Stœchas L. Dactylis glomerata L. ,'5 liispanica. Fceniculum piperitum DC. Asparagus acutifolius L. ^gilops ovata L. Eryngium carapestre L. Alyssum maritimum"Lamarck. Ch. Flahault. — Les herborisations aux environs de Montpellier. Lavandula latifolia Vllars. Biscutella laevigata L, Carduus tenuiflorus Curtis. Onopordon illyricum L. Cyuosurus echinatus L. 215 Jasminum fruticans L. Aphyllanthes monspeliensis L. Phi omis Lychnitis L. Carlina corymbosa L. Teucrium Polium L. Ce sont, à fort peu de chose près, les espèces dominantes de toutes nos g-arigues. Le Lentisque est d'ordinaire moins abondant et le Cneoi'îiiJt ne s'étend pas vers le Rhône au-delà des localités qui nous occupent ; mais une étude plus attentive nous révélera des faits intéressants ; à côté des plantes propres aux rochers mari - times, Q.ovsxvaQ.Evax pygmasa Persoon, Statice dtirmscula Girard, ►S', echioldes L., ^S. virgata Wildenow, Frankenia ùiteruiedia DC, nous pourrons recueillir entre autres : Matthiola incana R. Brown. Clypeola Jonthlaspi L. Papaver setig-erum DC. Fumaria capreolata L. Cistus salviœfolius L. Tamarix alricana Poiret. Lavatera arborea L. Ci-ataigus ruscinonensis Grenier et Blanc. Lathyrus ciliatus Gussone. Anthyllis Barba-Jovis L. Astragalus sesameus L. Mesembryanthemum ci-ystallinum L, Scandix australis L. Bupleurum aristatum Bartling-. •Campanula Erinus L. Tyrimnus leucographus Cassini. Carduus uigrescens Villars. Centaurea melitensis L. Phag-nalon sordidum DC. Chrysanthemum segetum L. Pinardia coronaria Lessing'. Crépis bulbosa Cassini. Laçtuca teuerrima Pourret. Hedypnois crctica Wildenow. Lithospermum apulum Vahl. Nonnea alba DC. Acanthus mollis L. Coris monspeliensis L,' Convolvulus lineatus L. — althaeoides L. Globularia Alypum L. Plumbag'o europaîa L. Mercurialis annua L. fj Huetii Bois- sier. AUium roseum L. Stipa juncea L. Melica Bauhini Allioni. Nous ne pouvons sig^naler ici les deux cents espèces qu'il est facile de recueillir, en état favorable, sur la coUine de Cette, à cette époque de l'année. L'existence d'un certain nombre de plantes formant le fond de la végétation entraîne nécessairement la présence de beaucoup d'autres espèces; qu'il nous suffise, pour le moment, de demander à la colline de Cette quelle action exercent sur la distribution de sa flore les conditions climatériques particulières auxquelles elle est soumise. Parmi les plantes que nous venons de recueillir il en est qui iprésentent, à cet égard, un intérêt spécial; telles .sont : 2i6 JOURNAL DE BOTANIQUE Papaver setigeriim. Lavatera arborea. Cneorum tricoccum. Anthyllis Barba-Jovis. Mesembryanthemum crystallinum. Pinardia coronaria. Coavolvulus althaeoides. Acanthus mollis. Elles appartiennent toutes en propre à des régions plus chaudes que ne Test, en général, le Languedoc. Nous ne pensons pas pourtant qu'il faille considérer ces plantes comme n'étant pas spontanées dans notre région. Elles sont, au contraire, selon nous, les derniers témoins de la flore du Roussillon et des Cor- bières vers la vallée du Rhône. L'indigénat de quelques-unes d'entre elles n'a pas été contesté, croyons-nous. Le Ciieortmi, X Anthyllis Barba-Jovis, le ConvolvttltLS althœoides ne laissent pas de doute à cet égard ; mais il suffit de dépasser les limites arbitraires de notre département pour acquérir la même certitude au sujet de l'existence spontanée ou de la naturalisation ancienne des autres. Pourquoi conserverions-nous un doute au sujet de la spon- tanéité du Papaver setigericm? N'est-il pas très répandu sur tout le littoral du golfe de Lion? Ne couvre-t-il pas les îles des étangs de Bages et de Leucate qui ont échappé jusqu'ici à tout essai de culture ? Le Pinardia coronaria n'est pas très répandu dans cette même région; mais nos amis, MM. P. Oliver et G. Gautier, Tont observé, le premier, dans deux localités des basses Albères, le second, en deux points de la plaine de Narbonne; c'est d'ailleurs une espèce commune en Espagne, en Portugal, dans le Nord de l'Afrique où nous l'avons trouvée, comme à Cette, abondante dans les champs sans culture. Quant au Lavatera arborea^ nous l'avons recueilli dans les îles de l'étang de Bages ; il se trouve dans la partie basse du Roussillon, près des étangs du littoral; mais dans aucune de ces localités, il n'est aussi abondant que sur les rochers de la colline de Cette ; si cette plante est spontanée sur les rives et aux îles des étangs du Narbonnais, son indigénat ne nous paraît pas moins certain à Cette, Si l'on parcourt les crêtes de la colline, à la naissance des vallons où la présence de falaises empêche tout établissement et toute construction, on rencontre partout le Lavatera arborea; nous Ty voyons établi, comme nous l'avons vu sur les falaises de Carthagène, en Espagne; les Cettois, dési- Ch. Flahault. — Les herborisations aux environs de Montpellier. 217 reux d'unir l'utile à l'agréable, l'ont recueilli suivant toute vrai- semblance pour l'introduire dans leurs jardins. A ces plantes, nous pourrions ajouter encore peut-être le Mesenibryantheimtiîi crystalHmiiit. Elle est abondante aux abords de Cette, près du fort Saint-Pierre; c'est, il est vrai, une plante d'Espagne, de Grèce et de Corse ; mais elle a été retrouvée cette année même, non loin de Narbonne, dans des conditions qui paraissent écarter toute idée de naturalisation récente. Au moins faut-il que cette espèce, qui est bien établie à Cette, si elle n'y est pas spontanée, prenne place dans la flore de la région méditerranéenne française ! Faut-il s'étonner, d'ailleurs, que ces plantes prospèrent à côté de V Anthyllis Barha-Jovis, plante d'Italie, de Grèce et d'Afrique, de X Acanthîis utollis, commun en Corse et en Provence ? Puisque la connaissance de la distribution géographique de ces espèces dans les contrées les plus voisines confirme l'hypothèse de leur indigénat, pourquoi en douterions-nous? Ne devons-nous pas être frappés, au contraire, de la confor- mité des enseignements que nous donnent les plantes propres à la Gardiole et à la colline de Cette au sujet de l'influence du climat sur la végétation? C'est un fait très digne d'intérêt que près de vingt espèces, répandues dans des régions plus chaudes, s'étendent jusqu'ici et ne dépassent ces localités qu'à titre tout exceptionnel, ce sont : Papaver setigerum. Lavatera maritima. — arborea. Cneorum tricoccum. Myrtus communis. Anagyris tœtida. Anthyllis Barba-Jovis. Mesembryanthemum crystallinum . Thapsia villosa. Ferula nodiflora. Cachrys lasvigata. Pinardia coronaria. Acanthus mollis. Convolvulus althaeoides. Cytinus kermesinus. Thelig-onum Cynocrambe. AUium Chamaemoly. Narcissus dubius. Romulea Columnae. Orchis Robertiana. Asplenium Petrarchas. Il nous semble même que les espèces venues de loin et plus ou moins naturalisées à Cette ou aux environs, comme Nicotiana glazLca, Moricandïa arvensis, Senebiera pinnatifida^ Ainbrosïa temùfolia, détruite aujourd'hui par les récents développements de la ville, et Zygophyllum. Fabago ont elles-mêmes leur impor- 2i8 JOURNAL DE BOTANIQUE tance au point de vue de rappréciation des faits qui nous occupent. Quoi qu'il en soit de ce point, nous pouvons affirmer, croyons- nous, que la flore des Corbières et du Roussillon, plus méridio- nale et plus chaude que celle de la vallée du Rhône, s'étend jusqu'aux collines de Cette et de la Gardiole, dont elle couvre le versant méridional, et qu'elle ne se répand pas au-delà vers l'Est et le Nord, Elle se retrouve de l'autre côté du Rhône sous l'abri des hauteurs qui, à partir de Marseille, protègent contre les vents du Nord tout le littoral de la Provence maritime. (A suivre.) SUR UNE NOUVELLE ESPÈCE D'HELVELLE Par M. E. BOUDIER. Parmi les Discom^^cètes de la section des Mitres, deux g-enres surtout, les Morilles et les Helvelles, offrent d'assez grandes difficultés pour la spécification de leurs espèces, La principale raison est le peu de différences appréciables dans les organes de la reproduction. Les spores, en effet, sont à peu près semblables dans les diverses Morilles comme elles le sont aussi entre elles dans les Helvelles. C'est donc surtout dans l'aspect extérieur, la forme et la couleur, qu'il faut chercher des caractères propres à la distinction des espèces et c'est le cas pour l'Helvelle que je décris ici, qui me paraît n'avoir pas encore été indiquée dans les auteurs, confondue sans doute avec H. crispa Fr. Helvella PITHYOPHILA Boud. Magna, 7-1:; centim. alta, pileo pallide- ochraceo, stipite cylindrico, sulcato, cinerascente. Receptaculum trilobum, lobis deflexis subtus concoloribus, levibus aut minutissime furfuraceis, supra rivuloso-mamraosum, marg^ine subintegro, Stipes in arenà saepè absconditus, elongatus, cylindricus et potius deorsum attenuatus, firmior, crebre cos- tatus et minus lacunosus, pallidè ochraceo-cinerascens, aut olivascens, 4-9 centim. altus, i 1/2 — 21/2 crassus, intus concolor aut intensius cclora- tus, lacunosus. Thecse operculatas, elongato clavatae, octosporae, long-. 340 à 360 ^a, crass. 20 u.. Sporae regulares, ellipsoïdae, levés, intus guttulâ mé- dia crassâ et granulis magnitudine variis extremitatibus positis. Long, saepius 20 u. sed inter 17 et 22 variantes, crassitudine 11-12 p.. In pinetis arenosis sylvae Fontis-Bellaquaeaf.. Cette espèce est voisine de V Helvella crispa Fr. mais elle me paraît distincte. La taille et les spores sont les mêmes, la couleur Ed. Bonnet. — Floriilc des îles Saint-Pierre et Miqnelon. 219 de son chapeau l'en rapproche aussi beaucoup, mais il est de même couleur en dessous qu'en dessus et l'hymenium en est moins lisse, plus mamelonné. Le pied surtout est différent, il est plus ferme, à côtes plus nombreuses et plus serrées, les lacunes sont par conséquent moins larges; sa couleur est plus grise, presque olivâtre. Il blanchit il est vrai par la dessication, mais il est toujours bien moins blanc que chez l'espèce voisine. De plus il est toujours cylindrique et même atténué à la base, tandis que dans VHelv. ciaspa il est presque toujours un peu renflé et même subbulbeux. La station en outre n'est pas la même ; tandis que l'espèce que je propose vient spécialement dans le sable sous les Pins, sa voisine vient de préférence dans les bois feuillus et affec- tionne les endroits arg-ileux ou calcaires. On trouve souvent XHelv. pithyophila avec le pied tout-à-fait enterré quand elle pousse sur le sable nu et meuble, mais quand le sol est battu et couvert d'un peu de mousse elle a le pied libre. Elle est intermédiaire entre les Helv. crispa et sulcata. J'ai trouvé abondamment cette belle espèce en octobre 1876 et en 1877 à Fontainebleau dans la plaine des Pins, lors des her- borisations des deux sessions mycologiques de cette époque. Depuis j'ai prié notre zélé et infatigable confrère M. Ber- nard, qui habite actuellement Fontainebleau et y a décou- vert bien des raretés mycologiques de l'y rechercher. Il a été assez heureux pour la retrouver à la même localité et j'ai pu encore la recueillir avec lui en 1885. EXPLICATION DE LA PLANCHE 3. a. Helvella pithyophila de grandeur naturelle. b. Coupe de la même. i. Thèques et paraphyses grossies, 225 diam. d. Extrémité supérieure d'une thèque sporiière, 820 diam. e. Extrémité supérieure d'une thèque vide monti^ant Topercule, 820 d. /. Spores grossies à 820 diam. FLORULE DES ILES SAINT-PIERRE ET MIQUELON ( Suite) Par M. Ed. BONNET. LEGUMINOSE^ Trifolium repens L. Sp. p. 1080. A Saint-Pierre et à Miquelon, dans les prairies naturelles et arti- ficielles (D. P., Dm.) 220 JOURNAL DE BOTANIQUE T. pratense L. Sp. p. 1082. A Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.). Vicia sativa L. Sp. p. 1037, ^ A Saint-Pierre, auprès des habitations (D. P.). Ervum tetraspernum L. Sp. p. 103g. A Saint-Pierre, dans les lieux fréquentés le long- du rivag-e et autour des jardins (D. P.). Lathyrus paluster L. Sp. p. 1034. A Saint-Pierre (D. P.); entre les buttereaux de Lang-lade et le Grand Barachoix (Dm.). L. maritimus Big-el. FI. Boston. IL, p. 268; vulg-. Pois des dunes. C. dans les dunes entre Langlade et Miquelon (D. P.), anse à Trois Pics (Dm.). ROSACEE Prunus pennsylvanica L. f. Suppl. p. 252. A Saint-Pierre : parmi les petits bois de Sapins situés auprès des étangs (D. P.); Miquelon : versant nord de la colline du Chapeau (Dm.). P. serotina Ehrh. Beitr. III., p. 20. Miquelon : bois de Mirande (Dm.). Spiraea salicitolia L. Sp. p. 700; var, latifolia Ait. Hort. Kew. III. P- 25+- A Saint-Pierre, dans la partie montueuse du côté de la rade (D. P.); Miquelon à la butte d'Abondance (Dm.). Geum rivale L. Sp. p. 717. Miquelon, plaine entre les deux ruisseaux de la Terre-Grasse. (Dm.). Potentilla Anserina L. Sp. p. 710. Miquelon, banc de g^alets longeant le pré de J. Autm (Dm.). P. norvegica L. Sp. p. 715. var hirsuta Torr. et Gr. FI. of. N. Ain. I. p. 436. A Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.). P. tridentata Soland. ap. Aït. Hort. Kew. II. p. 216, tab. g. Sur tous les coteaux, à Saint-Pierre (D. P.) ; Miquelon, plaine à Test du Bourg- (Dm.). P, fruticosa L. Sp. p. 70g. Vallons humides à Saint-Pierre (D. P.); Miquelon : plaine entre la colline et Tétang du Chapeau, plaine au sud du Grand Etang (Dm.). Comarum palustre L. Sp. p. 718. Dans les marais et les bas-fonds à Saint-Pierre (D. P.); Miquelon, C. à Tétang de Baumont (Dm.). Fragaria virginiana Duch. ap. Lam. Dict. II. p. 53g. Miquelon : au Cap, bords de Tétang du Chapeau (Dm.). Ed. Bonnet. — Florule des îles Saint-Pierre et Miquelon. 221 Rubus chamsemorus L. FI. Lapp. 163 tab. 5 f . i ; vulg. Plate-Pierre et Plate-Bière, T. C. à Saint-Pierre dans les marais (D. P.); Miquelon : ruisseau de la Terre-Grasse, plaine du Chapeau, butte Grandjean, cap Blanc (D. P., Dm.); les fruits servent à préparer une confiture astringente. R. articus L. Sp. p. 708, var. grandiflorus Led. FI. ross. IL, p. 70; vulg". Framboisier sauvage. T. C. à Saint-Pierre dans les marais tourbeux (D. P.); Miquelon: Cap à Paul, colline du Chapeau, plaine à Touest du bourg (Dm.). R. triflorus Richards, ap. FrsLnkX. Jozim. éd. 2, p. 19. A Saint-Pierre, sur la pente des coteaux inférieurs (D. P.); au Cap Miquelon (Dm.), R. canadensis L. Sp. p. 707, C. à vSaint-Pierre, sur la partie inférieure des coteaux (D, P.); Miquelon, colline du Chapeau (Dm.). R. strigosus Mich. FI. bor. am. I. p. 297. A Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.), Rosa nitida Willd. Entun. p. 544. Saint-Pierre, sur la partie inférieure des coteaux et dans les vallées à sol humide (D. P.); Miquelon, colline du Chapeau (Dm.). R. caroliniana L. Sp. p. 703. A Saint-Pierre, dans le vallon au pied de la chaîne des monti- cules (D. P.). Poterium canadense B. et H. Gen. PI. I. p, 624. C, à Saint-Pierre (D. P.) ; Miquelon, au bord de presque tous les ruisseaux (D, P., Dm.). Pirus Arbutifolia L. f. Stippl. p. 256. Saint-Pierre, au pied de la chaîne des monticules et le long de la rade dans les lieux secs et pierreux (D. P.); Miquelon, colline du Chapeau et plaine de la Terre-Grasse (Dm.). P. Malus L. Sp. p. 686. ( Miquelon, bois de Bellevaux, où il ne fructifie que très rarement (Dm.). P. americana D. C. Prodr. II. p. 637, A Saint-Pierre, à la partie inférieure des coteaux rocailleux (D. P.); bois àLanglade (B. B.); Miquelon, colline du Chapeau (Dm.). Amelanchier canadensis Torr. et Gr. FI. of. N Am. L, 473 var. oligocarpa. Torr. et Gr. loc. cit. n. 474, Saint-Pierre, parmi les rochers qui bordent le ruisseau de Courval (D. P.); Miquelon, colline du Chapeau (D, M.). {A suivre.^ 322 JOURNAL DE BOTANIC^UE A TRAVERS LES SOCIÉTÉS ET LES REVUES SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE Séance du 23 juillet 1887. — A cette séance ont été présentées les com- nrani-cations suivantes : Sur le parcours des faisceaux libéro-lig-neux dans le pétiole des Jug-landées, du Liquidambar imberbe et du Bauhmia i-acernosa, par M. Louis Petit. Herborisations dans le département du Lot en 1887, par M. Malinvaud. Plantes de Gibraltar, 2' note, par M. Michel Gandoger. Extraits de lettres botaniques, par M. H. Loret. La polystélie dans le g^enre Fingiiictila, par MM. Dangeard et Barbé. Sur un exemplaire monstrueux de Ricinus communis , par M. Daguillon. Note sur l'origine des suçoirs de quelques phanérogames parasites, par M. Granel. Deux notes de phytographie : les Stackys gcnnanica, intermedia et biennis ; — XAqiùlegia chrysantha As. Gr., par M. D. Clos. Sur le genre Bananier, par M. Sagot. L'hyaloplasma ou protoplasma fondamental ; son origine nucléaire, par M, Degagny. CHRONIQUE Le 25 anniversaire de la Société royale de Botanique de Belgique. A qui connaît le caractère hospitalier de nos voisins les Belges, nous n'appren- drons rien en disant que les fêtes jubilaires de Bruxelles ont été brillantes et particulièrement touchantes pour les Français. Dès le matin du 14 août le pavillon de France flottait à côté des couleurs brabançonnes sur les grandes serres qui dominent le jardin botanique. Beaucoup de botanistes belges et étrangers avaient répondu à l'appel de nos confrères de Belgique. La Société botanique de France était représentée par l'un de ses vice- présidents, M. G. Rouy, par MM. Boulay, de Lille ; Flahauh, de Montpellier ; Fournereau, de Lyon ; Guillon, d'Angoulème ; Hy, d'Angers et Masclef, d'Arras. MM. Suringar, professeur à l'Université de Leyde, Cohn, professeur à l'Univer- sité de Breslau, Treub, directeur du Jardin botanique de Buitenzorg (Java) s'étaient associés aussi à cette fête de famille. Après une allocution simple et chaleureuse de M. Bommer, professeur à l'Université et président actuel de la Société royale de Botanique, souhaitant la bienvenue à tous ceux qui ont répondu à l'appel de nos confrères de Bruxelles, l'assemblée constitue son bureau. M. le Comte Oswald de Kerchove est appelée à la présider ; notre confrère M. Rouy, M. Suringar et M. Koltz, inspecteur des forêts du Grand-Duché de Luxembourg, sont nommés vice-présidents. Nos confrères de Belgique se sont ingéniés à ne pas nous laisser un instant inactifs ; ils n'avalent pour cela qu'à nous montrer leurs richesses et leurs trésors , ce qu'ils firent avec la meilleure grâce. A deux heures de l'après-midi, M. Oswald de Kerchove, présidant la séance solennelle, retrace l'histoire de la Société depuis sa naissance, modeste entre toutes, jusqu'à nos jours; il fait valoir comme ils le méritent les efforts et les travaux de Lejeune, Lestiboudois, Desmazières, Dumortier, Bellynck, des Morren, des Kickx, qui ont contribué de la manière la plus active au succès de l'œuvre; Chroniqtie. 223 il rend hommage à ceux qui ont disparu, constate à l'iionneur de la Société que les fondateurs sont encore nombreux à l'appel d'aujourd'hui et toujours unis pour le succès commun. Discret, comme il convient, à l'égard des vivants, il rend pourtant hommage au dévouement du secrétaire actuel dont le zèle et l'activité assurent les progrès de la Société. C'est par des applaudissements réitérés que l'assemblée répond à ces paroles de son président, témoignant ainsi de la respec- tueuse affection qu'inspire à tous M. Fr. Crépin, l'incomparable directeur du Jardin botanique de Bruxelles. M. Rouy, au nom des botanistes étrangers et de la Société botanique de France, remercie la Société royale de Belgique de l'accueil qu'elle nous fait ; il rappelle brièvement les liens étroits qui n'ont cessé d'unir les botanistes belges et français, et souhaite que les fêtes jubilaires cimentent à jamais cette union. On proclame ensuite les noms des lauréats du concours ouvert à l'occasion du jubilé; ce sont MM. Pâques, Vits, Laurent et Durand. Puis viennent les communications : M. Laurent traite de la morphologie des Cladosporiiim , auxquels il attribue un polymorphisme étendu. M. de Saldhana de Gama décrit un nouveau genre brésilien de la famille des Mélastomacées. M. de Wildeman expose les résultats de ses observations sur quelques Desmi- diées appartenant aux genres Euastrmti et Micrasterias. Dans la séance du jeudi 18 août, présidée par M. le professeur Suringar, de Leyde, M, Rouy relève plusieurs points intéressants relatifs à la distribution géographique de diverses plantes que nous avons pu recueillir dans les marais de la Campine, et notamment des Subitlaria aqit.atica, Lobelia Dortinanni, Isoetes echinospora. M. Flahault fournit quelques renseignements sur les Nostocacées hétérocystées qu'il a observées en Belgique depuis plusieurs années. M. Wesmael, l'auteur de la monographie des Popuhis dans le Prodrome de de Candolle, donne lecture des principaux passages d'un mémoire complémentaire sur ce genre. M. Laurent fait une communication sur les Bactéries vulgaires qu'il croit pouvoir rapporter à un type unique polymorphe; elles constituent au moins, selon lui, un groupe organique non fixé au milieu duquel on ne pourrait pas encore distinguer d'espèces. M. Durand présente des échantillons du Carex Davalliana Sm., observé pour la première fois, il y a peu de temps, dans le Luxembourg belge ; cette précieuse espèce avait été déjà signalée en Belgique, mais aucun des échantillons sur lesquels s'appuyait ce renseignement n'appartenait en réalité à cette espèce, mais à d'autres plantes à épillet terminal solitaire, comme le C. dioica. M. Treub résume ses observations sur la végétation latente sous les tropiques ; on se fait en général sur ce point des idées trop absolues dans les pays tem- pérés; s'il existe, en effet, dans beaucoup de régions tropicales des moussons sèches pendant lesquelles la végétation subit un repos complet, il n'en est pas ainsi à Buitenzorg; la mousson sèche y est une saison relativement humide, pen- dant laquelle il tombe mensuellement trois ou quatre fois plus d'eau qu'en Hol- lande. Le climat n'y détermine donc pas d'arrêt dans la végétation, et on cultive indifféremment la Pomme de terre et les légumes d'Europe à n'importe quelle époque de l'année. Mais beaucoup de végétaux subissent une périodicité due à des causes internes; tous les exemplaires de Grammaiopkylhim speciosmn, la plus grande Orchidée de Java, fleurissent simultanément une fois par an ; chez beaucoup d'autres espèces, au contraire, les divers exemplaires se feuillent, se 224 JOURNAL DE BOTANIQUE défeuillent et fleurissent à des époques très différentes, mais chaque phénomène se produit tous les ans à la même époque pour un môme exemplaire. Le prog-ramme des fêtes comprenait la visite des principaux établissements botaniques et horticoles de la Belgique; il n'était pas possible de graver plus sûrement dans la mémoire des hôtes de la Société belge un souvenir durable des ressources que possèdent nos voisins. L'accueil fut partout affable et généreux entre tous. Nous n'insisterons pas sur les merveilles botaniques et horticoles qui assurent à la Belgique le premier rang parmi tous les peuples de l'Europe au point de vue des ressources de l'enseignement botanique; ce sujet mériterait une longue étude. Dans un pays relativement froid et humide, le goût a été naturel- lement dirigé vers la culture des plantes de serre ; la faveur général est le meil- leur encouragement. Aussi ne nous étonnons-nous pas de trouver, dans les jardins botaniques, des collections sans rivales ; à Bruxelles, ce sont les Aroidées, les Orchidées, les Fougères et les plantes grasses parmi lesquelles nous avons vu bien des genres et des espèces très rares en Europe; à Liège, ce sont surtout les Broméliacées qui faisaient l'objet de prédilection des études de Morren, au moment où la mort vint le frapper; à Bruxelles, à Gand, à Liège aussi, la culture du Victoria regia et des autres Nymphéacées tropicales se fait avec succès. Les établissements horticoles belges sont connus du monde entier ; nous vou- lons mentionner pourtant, comme trop ignorées à l'étranger, les cultures de la maison Jacob Makoy, à Liège. Cette maison, dirigée aujourd'hui par MM. Closon et Wiot, mérite toute l'attention des amateurs, et le botaniste ne la quitte pas sans en emporter de précieuses notes ; nous y avons remarqué surtout de belles collections de Fougères, d'Orchidées de serre froide, de Conifères, j^armi lesquelles les Dammara et Araucaria occupent une place importante. M. Lubbers, directeur des cultures au jardin de Bruxelles, M. Peynaert, pro- fesseur d'horticulture à Gand, M. Gravis, professeur à l'Université de Liège, en se faisant nos guides, ont acquis des droits à la gratitude de tous ; l'Institut b ota nique de Liège est bien fait pour inspirer envie à tous les professeurs de Bota. nique de Paris. Une herborisation dans la Campine compléta cette belle série d'excursions. On avait choisi comme terrain d'exploration un des points les plus intéressants des landes entrecoupées de marais qui constituent la Campine; c'est au Nord de Hasselt, tout près de la frontière de Hollande, que nous conduit M. le Docteur Bamps; aucun endroit ne pouvait être mieux choisi pour nous montrer que la Campine se rattache par sa flore boréale et sa sévère monotonie, aux grandes plaines de l'Allemagne du Nord. Nous avions pu voir, dès le début, de quelle faveur jouit la Botanique en Bel gique; des académiciens, des notabilités médicales et politiques, des membres du corps diplomatique avaient été partout des nôtres, et nous avaient témoigné beaucoup d'intérêt; aussi le banquet final n'eut-il pas la physionomie d'une céré- monie officielle. On y retrouva, avec ses compagnons des jours précédents, l'afîa- bilité et la bonne humeur qui chassent la contrainte. La France y eut encore sa grande part d'honneurs et d'hommages. En un mot, les botanistes belges ont for t bien réussi à nous montrer combien ils sont hospitaliers et nous ont donné à tous le désir de les revoir chez eux et chez nous. CH. F. Le Gérant : Louis Morot. raris. — J.Mwiok, Imp., 22, pi. Daurerl- Rmfeorun. I" ANNEE N° 15 15 SEPTExMBRE 1887 JOURNAL DE BOTANIQUE Directeur: M. Louis MOROT ETUDE SUR LE GENRE LASCHIA FR. Par M. N. PATOUILLARD Le genre Laschia a été établi par Fries pour des Hyménomy- cètes de consistance plus ou moins gélatineuse ayant l'hymé- nium poreux ou alvéolé, à la façon des Foly pores, Mérules, etc. Ce sont des Champignons épiphytes tous extra-européens ; ra- rement quelques espèces ont été observées chez nous dans les serres chaudes. Aussi leur constitution est encore très imparfaite- ment connue. On sait que toutes les familles d'Hyménomycètes présentent des groupes de formes à consistance gélatineuse, qui ont souvent une organisation différente de celle des types charnus ou indu- rés : les Tremella^ Auricularïa, Calocera, Tremellodon, etc., ont des basides pluricellulaires ( hétérobasidiés) alors que les The- lephoi^a^ Clavaria, Hydiium, etc., ont des basides formées par une cellule unique portant quatre stérigmates au sommet (honio- basidïés). Nous avons pensé qu'il serait intéressant de rechercher la constitution des Lascliia afin de fixer leurs analogies ou leurs différences avec les Polyporées dont ils ont l'aspect extérieur. Les éléments de ce travail nous ont été fournis par les nom- breux échantillons, tant desséchés que conservés dans l'alcool, du Muséum d'Histoire naturelle et par une série de notes et de spécimens qui nous ont été adressés du V^enezuela par M. A. Gaillard qui explore en ce moment les rives du Haut-Orénoque. Le degré de consistance gélatineuse est très variable d'une espèce à l'autre : tantôt toute la plante est une gelée ferme, de- venant cornée en se desséchant et susceptible de se gonfler et de se ramollir par l'eau ; tantôt une partie seule du Champignon (les cloisons des pores) est réellement molle, le reste du tissu étant d'autant plus dur qu'on se rapproche de la face stérile. Au 226 JOURNAL DR BOTANIQUE microscope on a, dans certains cas, des fdaments grêles, réfrin- gents, formant de larges mailles, et dans d'autres cas les hyphes sont volumineuses, brillantes et serrées. Toutes les espèces de ce genre peuvent se grouper autour de quatre types que nous allons examiner successivement. Ce sont: Laschia tremcllosa Fr., L. cclcbensis Pat., L. Gaillm'di Pat. et Z. clypeata Pat. I . — Laschia tremellosa Fr. — Champignon campanule ou étalé, fixé en arrière, membraneux-gélatineux, plus ou moins épais, formé d'une face supérieure villeuse et souvent réticulée vers la base, d'une zone moyenne gélatineuse et de l'hyménium. Mou et élastique lorsqu'il est humide, il devient dur et corné en se desséchant. Les poils de la face externe sont disposés par petites touffes dressées ; ils sont allongés, larges à la base, atténués et obtus à l'extrémité ; les parois sont épaisses et colorées en brunâtre. La couche moyenne de la plante se compose de filaments grêles, rameux, brillants, gélatineux, formant un réseau à larges mailles. A la face inférieure se trouve l'hyménium : il est composé d'alvéoles formées par des plis épais, rameux, contournés, dont les anastomoses laissent entre elles de larges mailles inégales, irrégulières, et dont la cavité est souvent parcourue par des vei- nules plus fines ; ces alvéoles sont nombreuses et serrées près des bords du chapeau, elles deviennent plus larges vers la partie moyenne et sont à peu près nulles en arrière. Toute la partie inférieure de la plante est fertile, aussi bien sur les plis que dans les alvéoles ou sur les parties lisses. Au microscope l'hyménium se montre formé de basides cy- lindriques, grêles, très allongées, totalement dépotirvues de sté- rigmates au sommet. Ces basides sont gorgées de protoplasma réfringent, divisé en trois ou quatre masses séparées par des cloisons transversales. Les échantillons que nous avons exami- nés étaient desséchés, bien que d'une récolte récente, en sorte que nous n'avons pu voir d'une manière absolument nette, l'in- sertion des stérigmates sur les parties latérales des basides. mais l'aspect des basides, la présence de cloisons transversales, la forme des spores ne laissent pas de doutes sur l'identité de struc- N. Patouill^rd. — Étîide suf le genre Laschia Fr. 227 ture de l'hyménium de cette plante avec celui des Aîtrzcî{:laria {Hirneold). Les spores sont incolonres, arquées {10 y^^i>-) et renferment deux ou trois gouttelettes. Enfin, immédiatement au-dessous de l'hyménium ainsi qu'au voisinage de la face supérieure, il y a de nombreux cristaux d'oxalate de chaux en masses volumineuses. Les Laschïa velutina Lev. et L. nitz'da Fr. ont une constitu- tion exactement semblable à celle du L. tremellosa; les spores du L. vehttina sont un peu plus grandes (13-15 X 5/:x), les ba- sides plus allongées encore et les poils externes très longs et complètement incolores. Si nous comparons l'analyse des espèces du genre Au-ricu- laria avec celle des espèces précédentes, nous voyons qu'il y a identité absolue : mêmes poils à la surface, même tissu gélati- neux, mêmes basides et spores; on y retrouve jusqu'aux deux couches de cristaux que nous avons signalées plus haut. De plus un certain nombre ^ Atiricularia types ont la surface de l'hymé- nium plus ou moins ridée par des veines contournées, qui sont le premier indice de formation des alvéoles des Laschia velutina et L. tremellosa. Aussi pensons-nous que ces dernières plantes doivent rentrer dans les hétérobasidiées à la suite du genre Aît- riatlaria, où elles formeront une section spéciale caractérisée par un hyménium alvéolé. Toutes les autres espèces de Laschia ont les basides unicel- lulaires, claviformes, surmontées par quatre stérigmates : ce sont donc des homobasidiées à laisser dans les Polyporées entre les genres Polyporus , Favolus et Merulius. 2. — Laschia CELEBENSIS Pat. sp. nov. — Orbiculaire, glabre, mince, translucide, jaune brunâtre peu foncé, sessile, inséré par le dos en un point excentrique. Hyménium portant 5-6 lames rayonnantes, irrégulières, rameuses, réunies par des veines sail- lantes, formant des pores incomplets. Basides claviformes (30 X 6 ft), à quatre stérigmates courts, spores subglobuleuses, inco- lores, à une gouttelette (3-4 ,"). Habite les tiges herbacées (Graminées). Iles Celèbes (De la Savinière). Java (ZoUinger). Petite plante, mesurant de 5 à 15 milhm. de diamètre. 228 JOURNAL DE BOTANIQUE L'hyménium recouvre toute la face inférieure ; le tissu moyen est composé de filaments très grêles, gélatineux, formant un tissu lâche, un peu plus serré vers la face supérieure laquelle n'a pas de structure spéciale. Les véritables Laschia ont tous une constitution analogue à celle du L. celebensis : ils sont minces, gélatineux, sessiles ou suspendus par un prolongement stipitiforme plus ou moins excen- trique ; l'hyménium est sur une surface couverte de pores angu- leux, irréguliers, incomplets, ressemblant à ceux de certains Meruh'us. Ces pores dérivent de lames rayonnantes réunies par des veines transversales plus ou moins développées, comme on le voit encore très nettement dans le L. celebensis. Dans le L. alba Bk., voisin du précédent, il y a deux ou trois lames très saillantes anastomosées à des lames concentri- ques. UExz'dza agarzcî}iaMonX.2Lgne FI. Chil.,\.. VII, f. ii {Hir- neola Mtg. Sylloge, p. 182), petite espèce du Chili, est un véri- table Laschia dans lequel l'hyménium ne montre presque plus que les lames rayonnantes, les plis interlamellaires étant très peu développés et à peine visibles. Enfin, dans d'autres espèces telles que L. caertilescens Bk. et Q.^ L. pensîlis Bk. et C, toute trace de lame a disparu pour faire place à un hyménium franchement poreux alvéolé. C'est aux seules espèces du type du L. celebensis que devrait être limité le genre Laschia; toutes celles qui nous restent à examiner se relient étroitement aux Polypores et Favohis dont elles ne diffèrent guère que par la nature faiblement gélatineuse des tissus. 3. — Laschia Gaillardi Pat. sp. nov. — Sessile, cupuliforme ou campanule latéral, excessivement mince, pellucide, jaune d'or, glabre, bosselé en dessus, creusé en dessous de 10-12 pores grands, à parois épaisses, anguleux, profonds; basides clavi- formes à quatre stérigmates allongés; spores... Sur les rameaux et troncs pourris. Haut-Orénoque (Puerto Ferico). A. Gaillard, 2" série, n" 8. Petit Champignon gélatineux de 4-5 millim. de diamètre. Hyménium de Favohis; tissu moyen très mince, formé d'élé- ments grêles, serrés, brillants et incolores. La face supérieure N. Patouillard. — Étude sur le genre Laschia Fr. 229 est constituée par une pellicule jaune d'or, formée d'une assise unique de cellules ovoïdes, simplement accolées les unes aux autres, gorgées d'un protoplasma réfringent fortement imprégné de matière colorante. La paroi de ces cellules est couverte de petites verrues saillantes dans les parties exposées à l'air, de la même manière que les cellules de la pellicule du chapeau des Agarics appartenant au genre Androsacetis . Les Laschia cinnabarina Bk. et C, L. pezizoïdea Bk. et C. sont très voisins du précédent ; comme chez lui la pellicule du chapeau est formée de cellules muriquées contenant la matière colorante, rouge dans le premier et à peine jaunâtre dans le se- cond. Le L. Auriscalpitun Mtg. Syll. p. 172, petite espèce de la Guyane, stipitée et à alvéoles hexagonales, se rapproche des précédents par sa pellicule dont les cellules ovoïdes sont très légèrement verruqueuses. Le Polyporîis {Pleuropus) Rhipidium Bk. Hook, Lond. Journ. 1847, p. 319, placé parfois dans le genre Favohts se relie aux précédents par sa pellicule, mais s'en éloigne par son tissu épais non gélatineux. 4. — Laschia clypeata Pat. sp. nov. — Chapeau orbiculaire, plan, omboné au centre, très mince, blanc grisâtre avec le mamelon roux, hygro- phane, membraneux gé- latineux ; hyménium blanc, formé de pores arrondis très petits, sé- parés par des cloisons épaisses, gélatineuses ; basides claviformes à quatre stérigmates; spo- res globuleuses, incolo- res (5 (j). Stipe central, cartilagineux , creux , jaunâtre, grêle. Habite les troncs pourris dans les forêts vierges au pied du mont Uniana dans la région du Haut-Orénoque (A. Gaillard, 2" série, n" 50). Laschya clypeata Pat. Port gr. nat. Coupe gr.nat. Basides et spores grossies. 230 JOURNAL DE BOTANIQUE Plante d'une hauteur de 4-5 centimètres et d'un diamètre de 15-20 millim., très voisine des Polypores, mais que nous place* rons dans les Laschia, à cause de sa consistance gélatineuse. Dans cette espèce les pores de l'hyménium sont très petits et séparés par des cloisons épaisses ; la cavité seule du pore eàt couverte par les basides, la portion de tissu qui sépare deux ca- vités adjacentes est stérile. Les hyphes sont volumineuses, très brillantes et forment un tissu serré au voisinag-e de l'hyménium ; ce tissu devient de plus en plus lâche, à mesure qu'on se rap- proche de la face supérieure, qui ne possède pas de pellicule spécialisée. Autour du L. clypeata viennent se grouper quelques espèces, parmi lesquelles nous indiquerons les plus remarquables. Laschia pezizsefoT'mïs Bk. petite espèce sessile, pezizoïde, translucide, très gélatineuse, sans pellicule distincte ; sa face fructifère est creusée de cavités distinctes tapissées par l'hymé- nium, séparées par une couche épaisse de tissu stérile. Dans cette espèce, comme dans la précédente, chaque pore est entouré par une petite dépression circulaire qui sépare nettement chaque cavité des voisines, en sorte que l'hyménium semble formé d'un grand nombre de Cyphelles minuscules accolées les unes aux autres. Quelques Polypores ligneux {P. inastopojms Lev., etc.) ont des pores disposés de même : réunis en une seule masse dans les parties profondes, les tubes sont distincts, indépendants les uns des autres vers l'extrémité libre. Les Laschia guaranittc a Speg., Laschia papîdata Mtg., es- pèces àstipe latéral, ont des relations avec les précédentes, mais sont d'un tissu beaucoup plus dur. Le Favolus pusillus Fr., espèce stipitée de Juan Fernandez, translucide, à alvéoles profondes, à chapeau sans pellicule dis- tincte et à tissu gélatineux-membraneux, pourrait aisément se placer dans le genre Laschia à côté des précédents. Il en est de même du Favolus iniestijialis Bk. de l'Hymalaya. En tenant compte des observations précédentes, nous carac- tériserons et diviserons le genre Laschia de la manière suivante. LASCHIA Fries. emend. Hyménomycètes homobasidiéSf plus ou moins gélatineux, à hyménium p. Hariot. — Note sur le genre Mastodia. 2J.t poreux ou alvéolé, à basides claviformes et à spores blanches^ lisses, ovoïdes ou globuleuses. Section I. — Eulaschia. Mince, gélatineux, translucide, stipité ou sessile; hyménium lamel- leux, poreux. Esp. principales : L. celebeiisis Pat., L. agaricina Mtg., L. Câeru- lescens Bk., L. pensilis Bk., L. purpurea Bk., L. ienuis Bk., etc. Section II. — Favolaschia. Mince, gélatineux-membraneux, translucide, stipité ou sessile, hy- ménium alvéolé ; face supérieure du chapeau portant une pelli- cule de cellules muriquées, gorgées de matières colorantes. Esp. principales : L. Gaillardi Pat., L. cùijiabariiia Bk., L. pezi- zoidea Bk., L. Auriscalphan Mtg., etc. Section III. — Porolaschia. Plus ou moins épais, gélatineux-cartilagineux surtout au voisinage de rhyménium ; pas de pellicule distincte ; stipité ou sessile. Hy- ménium poreux ou alvéolé, stérile au sommet de la cloison. Esp. principales : L. clypeaia Pat., L. pezisseformis Bk., L. guara- nilica Spg., L. papulata Mtg., etc. Espèces exclues : Laschia velutina Lev., L. tremellosa Fr., L. ni- tida Fr. Explication de la planche 4. 1. Laschia celebensis. Port gr. nat. 2. Basides et spores du même. 3. Laschia Gaillardi. Port gr. nat. et grossi. 4. Basides du même. 5. Cellules de la pellicule du chapeau. 6. Laschia veliitiua. Port gr. nat. 7. Spores du même. 8. Basides du Laschia tremellosa. 9. Poils du chapeau du même. 10. Spores du même. NOTE SUR LE GENRE MASTODIA Par M. P. HARIOT Jfîsrnf.' Sous ce nom, J. D. Hooker et Harvey ont décrit dans le « Botany of tJie antartic voyage » une plante orig-inaire de l'île de Kerguelen et rapportée par eux à la classe des Algues. Elle est considérée dans l'ouvrage que nous venons de citer comme 232 )OURNAL DE BOTANIQUE voisine des Ulves, dont elle ne saurait être distinguée que par la présence de conceptacles. Un simple coup d'œil jeté sur la planche qui accompagne la description, et les détails anatomiques donnés par les auteurs mettent tout de suite l'esprit en doute contre cette assimilation. Nous avons été assez heureux pour retrouver abondamment cette curieuse plante à la Terre de Feu (baie Orange) où elle croît sur les rochers humides émergés à marée basse. M. le Doc- teur Bornet, qui avait eu occasion d'étudier un échantillon type provenant de Hooker, avait de suite reconnu la véritable nature de cette singulière production. Voyons tout d'abord ce qu'en ont pensé les divers auteurs qui ont eu à en parler. En 1849, Kutzing {Sp. Alg. p. 473) range le Mastodia parmi les Pî^asi'oia sous le nom de Prasiola iessel- lata; la figure qu'il en donne dans ses Tabula? phycologicas (V. t. 40) rappelle d'ailleurs exactement la structure de la plante des deux auteurs anglais. Rabenhorst en 1868 {FI. Eitrop. Alg. III, p. 311) reproduit les indications de Kutzing. Il est curieux que ce dernier n'ait pas insisté sur ces prétendus conceptacles qui serviraient à caractériser le genre Mastodia. M. J. G. Agardh, dans les Actes de l' Université' de Litnd {x\X^ p. 82 et 89), com- plique singulièrement la question et l'embrouille complètement en admettant, avec doute il est vrai, la synonymie du Prasïola tessellata de Kutzing et du Prasiola cristata (Ulva cristata Hook. et Harv.); d'un autre côté, il continue à admettre, encore avec doute, la validité du genre Mastodia. Pour éclaircir cette synonymie, voyons d'abord 1' Ulva cris- tata. Grâce à la bienveillance de M. le professeur P. Wright, du Trinity Collège de Dublin, nous avons pu examiner l'échantillon de cette plante conservé dans l'herbier de Harvey ; c'est indubi- tablement une Ulve véritable, qui ne peut en aucune façon être identifiée avec le Prasiola tessellata. Etudions maintenant la structure du Mastodia et pour cela prenons des échantillons sans conceptacles. Nous y reconnais- sons un Prasiola parfaitement caractérisé {Pr. tessellata Kûtz.) et exactement semblable à la figure des Tabulas de Kutzing. Quant aux conceptacles, c'est tout autre chose, et nous ne sommes plus étonnés de ce que dit M. J. G. Agardh dans le mémoire précité : « Quin immo, si analysi a Harveyo datae quaedam fides p. Hariot. — Note sur le genre Mastodia. 233 habenda esset, hanc ne Ulvaceis quidem referendam esse facile quis crederet » et plus loin « ... plantam longe ab Ulvaceis diversam esse forsan videretur. Fructus enim ei tribuuntiir cap- sulis Nitophylli quodammodo analogi... cœterum conceptacula, frondi immersa, apice mamilla instructa, materia grumosa repleta sporasque ellipticas foventia describuntur et depinguntur ita ut vix quispiam plantam Ulvaceam ex hac descriptione fructus suspicaretur. » En terminant M. Agardh émet la supposition que le Mastodia pourrait peut-être être rapproché du Cœpi'dnmi ou d'un Ralfsïa. Sur une coupe transversale on trouve un tissu d'Algue entiè- rement farci de filaments mycéliens qui l'envahissent en tous sens et le détruisent progressivement. Si l'on fait passer la coupe à travers un des prétendus conceptacles, on est tout surpris de trouver que l'on a affaire à des pèrithèces d'un Champignon pyrénomycète renfermant des thèques ou des spermaties. M. le Docteur Winter, de Leipzig, à qui nous avons communiqué des échantillons de cette plante intéressante, y a reconnu un Physalospoi'a nouveau auquel il a donné le nom de Ph. Pra- sîolas, et publié récemment dans V Hedivigia (I, 1887). Il résulte donc de tout cela que : I" UUlva cristata appartient bien au genre Ulva; 2" Le Mastodia n'a pas lieu d'exister comme genre, formé qu'il est par un Champignon pyrénomycète, le Physalospora Prasiolée, parasite sur le thalle du Prasiola tessellaia; 3° Le Prasiola tessellata chargé de son parasite n'est plus spécial à la Terre de Kerguelen comme on l'a cru jusqu'à ces derniers temps, mais se rencontre au voisinage du Cap Horn, à la pointe extrême de l'Archipel magellanique. Ce n'est d'ailleurs pas le seul cas connu de Sphériacées para- sites sur des Alorues. Nous devons à M. le Docteur Bornet com- munication d'une nouvelle espèce appartenant au genre Epicy- matia^ croissant sur une Nostocacée, le Brachytrichia Balani et dont voici la description : Epicymatia Balani Winter mss. Perithecia gregaria, immersa, demum vertice tantum emergentia, sub- globosa, poro simplici pertusa, membranaceo-coriacea, atra, 120-140 f«. diam. Asci clavati, deorsum substipitati, vertice late rotundati, mox difflu- entes, 8-spori, 60 \j. long-i, 17-19 p- lati, Spora; subdisticha-, oblongo-subcla- 234 JOURNAL- Di: BOTANIQUE vatse, utrinque attenuatae sed rotundatae, medio uniseptata; et perparum constrictai, hyalina;, iQ-23 ^ long-se, 6-7 // crassac. Hab. Saint-Malo, ad Brachyirichiée Balani thallum. FLORULE DES ILES SAINT-PIERRE ET MIQUELON ( Suite) Par M. Ed. BONNET. ONAGRARIE^ Epilobium palustre L. Sp. p. 495. Dans les bas- fonds marécag-eux à Saint-Pierre et à Miquelon(D. P.), entre les deux ruisseaux de la Terre-Grasse (Dm.). E. tetragonum L. Sp. p. 494.. A Miquelon, entre les deux ruisseaux de la Terre-Grasse (Dm.). E. spicatum Lam. FI. Fr. III. p. 482. A Miquelon, à la butte d'abondance (Dm.). Œnothera biennis L. Sp. p. 492. A Miquelon, dans la partie de la rade appelée F Anse (D. P.). Circaea alpina L. Sp. p. 12. A Saint-Pierre, parmi les rocailles sur la pente des coteaux exposés au midi. HALORAGEiE Myriophyllum tenellum Bigel. FI. Boston, éd. 2, p. 346; M. denu- datum de la Pyl. in Ann. Se. nat. IV., p. 176. A Saint-Pierre, dans les eaux stagnantes (D. P.). HIPPURIDE^ Hippuris vulgaris L. Sp. p. 6. C. à Saint-Pierre, dans les terrains fang-eux (D. P.\ PORTULACE^ Montia fontana L. Sp. p. 126. C. au fond du port à Saint-Pierre (D. P.). CRASSULACE^ Sedum Rhodiola D. C. FI. Fr. IV., p. 386. Miquelon : anse à Trois Pics dans les crevasses du roc (Dm.). GROSSULARIE^ Ribes oxyacanthoides L. Sp. p. 291. A Saint-Pierre et à Miquelon dans les lieux rocailleux (D. P.). R. prostratum L'Hér. Stirp. I., p. 3 tab. 2; vulg-. Groseiller. A Saint-Pierre, sur les coteaux boisés (D. P.); Miquelon, au Cap, autour du lac (D. P., Dm.). Ed. Bonnet. — Florule des îleS Saint-Pierre et Mtquelon. ^S UMBELLIFERiE Ligusticum fecoticumL. Sp. p. 359; vulg-. Persil Marsig-oin. A Saint-Pierre, autour de la rade et dans les dunes qui avoi- sinent le grand Barachois de Miquelon (D. P.); anse aux Trois Pics, dans les fissures du roc (Dm.). Les pêcheurs mang-eat cette plante en g-uise de céleri. Selinum canadense Mich. FI. bor. am. I. p 165. Miquelon : plaine entre les deux ruisseaux de la Terre-Grasse (Dm.). Archangelica Gmelini D. C. Prodr. IV. , p. 170 ; vulg-. Persil Marsigoin. A Saint Pierre, dans les terrains humides et sur Tilot aux Chiens (D. P.); Miquelon, anses de Touest dans les crevasses des rochers (Dm.). Pastinaca sativa L. Sp. p. 376. A Saint-Pierre et à Miquelon dans le voisinage des habitations (D. P.). Heracleum lanatum Mich. FI. bor. Am. I. p. 166. A Saint-Pierre, à la partie inférieure des coteaux, ainsi qu'à Mi- quelon (D. P.); Buttereaux de Langlade (Dm.) ARALIACE^ Aralia nudicaulis L. Sp. p. 93 -, vulg. Salsepareille, Miquelon : bords du ruisseau de la Carcasse, versant nord de la la colline du Chapeau (Dm.). La décoction du rhizome est employée comme dépurative. CORNEE Cornus canadensis L. Sp. p. 172; vulg-. Quatre-temps. C. à Saint-Pierre et à Miquelon sur la partie inférieure des co- teaux exposés au midi (D. P.); plaine et colline du Chapeau (Dm.). C. stolonifera Mich. FI. Bor. Am. I. p. 92. Miquelon : plaine de la Terre-Grasse (Dm,). C. suecica L. iS^. p. 171 ; vulg-. Quatre-temps Saint-Pierre : sur la pente des coteaux exposés au midi (D. P.); bords de Tétang du Savoyard (B. B.); Miquelon : colline du Cha- peau et au Cap sur les petites buttes de tourbe (Dm.). CAPRIFOLIACE^ Dierevillea trifida Mœnch Meth. p. 492. A Saint-Pierre dans la partie montagneuse (D. P.); Miquelon : sur les collines (Dm.). Lonicera cserulea L. Sp. p. 249- A vSaint-Pierre, à la partie moyenne des coteaux (D. P.) ; Mique- lon : plaine et colline du Chapeau (D. P. Dm.). Linnaea borealis L. FI. Lapp. p. 250 tab. 12 f. 4. Saint-Pierre : bois élevés (B. B.) ; Miquelon : colline du Chapeau, Calvaire (Dm.). 336 JOURNAL DE BOTANIQUE Viburnum cassinoides L. Sp. p. 384. Saint-Pierre : dans la partie montagneuse, parmi les rochers (D. P.) ; Miquelon : colline du Chapeau (Dm.). RUBIACE^ Mitchella repens L. Sp. p. 161. Sur la pente des coteaux et dans les bois à Lang-lade (D. P.) ; Miquelon : sur les bords du ruisseau Bibite (Dm.). Galium triflorum Mich. FI. Bor. Am. I. p. 80. A Saint-Pierre et à Miquelon parmi les broussailles (D. P ). G. trifidum L. Sp. p. 105. Saint-Pierre : autour de Tétang qui est au fond du port (D. P.). COMPOSITE Aster Radula Aït. Hort. Kew. III. p. 210 var. stricta Gray. Synoft. flor. I prs. II. p. 176. Dans les vallons humides à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.) ; cap à Paul, colline du Chapeau, plaine à Pouest du Bourg (Dm.) A. nemoralis Aït. Hort. Kew, III. p. 198. A Saint-Pierre et à Langlade dans les bas-fonds humides (D. P.); Miquelon : colline du Chapeau (Dm.). A. umbellatus Mill. Dict. éd. 7 n° 2 var. latifolîus Gray Synopf. Jlor. 2 prs. II. p. 1Q7. Saint-Pierre : dans les marais tourbeux des terrains inférieurs (D. P.); Miquelon : dans la partie qui environne la base du Calvaire (D. P.), colline du Chapeau (Dm.). Solida^o squarrosa Muhl Cat. p. 79. Miquelon : sur les coteaux qui avoisinent la colline du Chapeau (D. P.) S. Terrae-Novae Torr. et Gray FI. of. N. Am. II. p. 206. A. Saint-Pierre et à Miquelon dans les bas-fonds occupés par des marais remplis de Sphaignes ; les Miquelonais donnent à cette plante le nom de Milleperhns, ils en pilent les fleurs avec de l'huile et du sucre et ils appliquent cette pâte sur les blessures (D. P.); colline du Chapeau (Dm.). Gnaphalium uliginosum L. Sp. p. 1200. A Saint-Pierre et à Miquelon dans les terrains humides voisins du port et des habitations (D. P.) Anaphalis margaritacea B. et H. Gen. pi. II. p. 303. Saint-Pierre : au bord des ruisseaux asséchés en été et au bord de la mer (D. P.). Achillea Millefolium L. Sp. p. 1267 ; var. occidentalis D. C. Prodr, VI. p. 24, C. à Saint-Pierre autour du port (D. P.) ; Miquelon : au pied des coteaux (D. P.), aux Trois Pics (Dm.). Ed. Bonnet. — Floride des îles Saint-Pierre et Miquelon. 237 Matricaria inodora L. FI. suec . éd. II. p. 297. C. à Saint-Pierre dans les terrains cultivés (D. P.). Çhrysanthemum Leucanthemum L. Sp. p. 1251. Saint-Pierre : dans les vallons herbeux (D. P.). Senecio vulgaris L. Sp. p. 12 16. A Saint-Pierre et à Miquelon dans les lieux cultivés et sur les décombres (D. P.). Plante très certainement importée d'Europe (teste Asa Gray) . S. Pseudo- Arnica Less. in Linnœa VI. p. 240; Cineraria carnosa de la Pyl. in Ann. Se. nat. IV. p. 176. A Saint-Pierre et à Miquelon au fond des golfes, à la limite des hautes marées (D. P.), anse au Boyau (Dm.). Malgré une antériorité de quelques années, il m'a paru impossible de conserver le nom de de la Pylaie, en raison de la diagnose absolument insuffisante donnée par cet auteur. Cirsium muticum Mich. FI. Bor, Am. II. p, 8g. Saint-Pierre : sur le coteau près de la rade, aux environs du ruisseau de Courval (D. P.) ; Miquelon : à la Terre-Grasse et à l'anse aux Trois Pics (Dm.). C. arvense Scop. FI. Cam. II. p. 126. C. à Saint-Pierre dans les décombres, autour des habitations (D. P.). Plante très probablement introduite. Leontodon autumnalis L, Sp. p. 1123. C. à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.), chemin de l'ouest (Dm.). Taraxacum officinale Weber Prim.fl. Boisai, p. 56. A Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.) Sonchus oleraceus L. Sp. p. 11 16. A Saint-Pierre et à Miquelon dans les jardins et les terrains cul- tivés (D. P.). S. asper Vill. Dauph. III. p. 158. Saint-Pierre : auprès des habitations, le long du rivage et dans les jardins (D. P.). Espèce introduite avec la précédente. Prenanthes alba L. Sp. p. 1121. A Saint-Pierre et à l'îlot aux Chiens, dans les terrains à sol pro- fond et fertile (D. P.); Miquelon : entre les ruisseaux de la Terre- Grasse (Dm,). Hieracium canadense Mich. FI. Bor. Am. II. p. 86. A Saint-Pierre et à Miquelon dans les clairières des bois de Sa- pins (D. P.), sur les bords du grand ruisseau de la Terre-Grasse (Dm.). LOBELIACE^ Lobelia Dortmanna L. Sp. p. 13 18. Abonde dans toutes les eaux stagnantes à Saint-Pierre et a Mi- quelon (D. P.,pm.). ^38 JOURNAL DE BOTANIQUE CAMPANULACE^ Campanula rotundifolia L. Sp. p. 232. Saiut-Pierre : dans les lieux rocailleux et parmi les rochers (D. P.); Miquelon : au Calvaire (Dm.). VACCINIEZ Gaylussaccia dumosa Torr. et Gray ex Gray Synopt. Flor. 2 prs. I, p. ig, var. hirtella Gray loc. cit. A. R. a Saint-Pierre, dans les terrains inférieurs (D. P.). G. resinosa Gray loc. cit. p. 20. Saint-Pierre : dans la partie inférieure des coteaux exposés att soleil (D. P.) Vaccinium pennsylvanicum Lam. Dict. I. p. 72. Saint-Pierre : coteaux et lieux élevés (D. P., B. B.); Miquelon : au Calvaire, colline du Chapeau, plaine entre les deux ruisseaux de la Terre-Grasse (Dm.). V. uliginosum L. Sp. p. 499, A Saint-Pierre dans les lieux élevés et rocailleux (D. P.); Mique- lon : colline du Chapeau (Dm.). V. Vitis-idœa L. Sp. p. 500. A Saint-Pierre et à Miquelon, sur les coteaux inférieurs à sol sec et rocailleux (D. P.), au Calvaire, au Cap, colline du Chapeau (Dm.). Les fruits portent le nom vulg^aire de Pommes des prés, on en fait une confiture rafraîchissante, analogue à la gelée de groseilles. Oxycocoos palustris Pers. Syn. I. p. 417. A Saint-Pierre et à Langlade (D. P., BB.); Miquelon : au Cap (Dm.). 0. macrocarpus Pers. Syn. I. p. 419. A Saint-Pierre dans les marais voisins de la mer (D. P.). Chiogenes hispidula Torr. FI. of New-York I. p. 450 tab. LXVIII; vulg. Anis de montagne. Saiut-Pierre : dans les vallons marécageux (D. P.); Miquelon (Dm.). Les baies donnent, par macération dans Teau-de-vie, une liqueur aromatique et assez agréable. ERICACE^ Arctostaphylos Uva-ursi Spreng. Syst. IL p. 287. A. C. à Saint-Pierre et à Miquelon dans les heux secs et mon- tueux (D. P.). A. alpina Spreng. Syst. II. p. 287. C. Sur la crête des montagnes à Saint-Pierre (D. P.); Miquelon : montagnes de Mirande (D. P.), colline du Chapeau (Dm.). Gaultheria procumbens L. Sp. p. 565. Saint-Pierre : sur la pente rocailleuse des coteaux, depuis le ruisseau de Courval jusqu'au Cap du Diable (D. P.); Miquelon : en- A travers les Sociétés et les Revues. 2-39 virons de la ferme de Mirande (D. P.). L'infusion théiforme prépa- rée avec les feuilles de cette plante est d'un usag-e habituel dans les deux îles. Andromeda polifolia L. Sp. p. 564. A Saint-Pierre et à Miquelon dans les marécages et dans les en- droits montueux (D. P.), colline du Chapeau, plaine entre les deux ruisseaux de la Terre-Grasse (Dm.). Cassandra calyculata Don in Edimb. phil. Journ. 1834. Dans les marais tourbeux et à la partie inférieure des coteaux à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.), val des vSept-Etang-s (B. B.), col- line du Chapeau, bords de Pétang- de Mirande, la Grosse-Butte (Dm.). Rhododendron Rhodora Don Gen. Syst. III. p. 848. Miquelon : colline du Chapeau (Dm.). Kalmia angustifolia L. Sp. p. 561 ; vulg-. Faux-Thé, Thé de Chèvre. Abonde à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.), colline du Cha- peau (Dm.), Langlade (B. B.). K. glauca Ait. Hort. Kew. éd. I. tom. II. p. 64, tab. VIII. Miquelon : Plateau du Grand-Etang-, colline et étang du Cha- peau (Dm.). Ledum latifolium Kit.- Hort. Kew. II. p. 65; vulg. Thé de James, Occupe de grands espaces à la partie intérieure des collines à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P., B. B.), au Cap, au Calvaire, col- line du Chapeau (Dm.). Les feuilles sont employées en infusions théiformes. Loiseleuria procumbens Desv. Joum. bot. III. p. 35. Miquelon : colline dn Chapeau, butte d'Abondance (Dm.). [A suivre.^ A TRAVERS LES SOCIETES ET LES REVUES ACADEMIE DES SCIENCES Séance du 25 juillet 1887.— M. Prillieux annonce la présence du Black- Rot aux environs d'Agen, dans un vignoble de Montesquieu (arrondissement de Nérac) et à Frégimont. Les grains de raisin attaqués, qui lui ont été envoyés d'Agen, sont couverts de conceptacles contenant les uns des styiospores de Phoma uvicola^ les autres de très fins corpuscules en forme de bâtonnets, spermaties que M. Prillieux a signalés il y a longtemps sur des échantillons recueillis en Amérique. M. Pkykou dans une note sur les variations horaires de l'action chlorophyl- lienne^ conclut de ses expériences que l'action chlorophyllienne paraît indépen- dante de la température, et qu'elle est toujours proportionnelle à l'éclairement. Lorsque le temps est très beau toute la journée, le maximum d'oxygène produit a lieu généralement entre dix heures et midi; quelquefois le maximum apparaît avant dix heures pour les plantes aquatiques. 240 JOURNAL DE BOTANIQUE BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DES SCIENCES DE NANCY (lasc. 20, 1887). Trois notes sur la localisation du tannin^ par M. Thouvenin. I. — Chez les Philadelpkus coronarius et latijolius et surtout chez le ÏDecu- ntaria Barbara, le tannin est localisé dans l'assise externe de l'écorce ; on en trouve un peu dans l'endoderme et plus tard dans les cellules non épaissies du liège. La localisation est moins nette chez d'autres Philadelphiées, telles que Deutsid et Hydrangea. IL — Dans la tige et dans la feuille des Myristicafragrans exfatua, des files de cellules tannifères reliées entre elles par de rares anastomoses transverses e par des ponts jetés à travers les rayons médullaires, forment un symplaste qui occupe le liber et le parenchyme disposé sur la face centrale du bois des faisceaux. III. — Les symplastes tannifères des Myristicées ont pu être décrits d'après des exemplaires desséchés, parce que le tannin, sans action sur le protoplasma vivant, forme avec les matières albaminoïdes issues de sa décomposition une com- binaison colorée et insoluble, pourvu que le protoplasma n'ait pas été coagulé brusquement par les réactifs. Note sur la flore pliocène du Monte-Mario^ par MM. Bleicher et Fliche (avec figures). Ce Mémoire a pour objet des empreintes recueillies autrefois par M. Bleicher et conservées au musée de Colmar. Il comprend une partie géologique rédigée par M. Bleicher, et une partie paléontologique, qui est l'œuvre de M. Fliche. Les Angiospermes observées ont toutes été signalées par Gaudin dans le plio- cène de Toscane; mais M. Fliche a complété l'étude de plusieurs d'entre elles, et conclut de leur examen que les conditions de végétation sont restées les mêmes en Italie depuis la dernière période pliocène jusqu'à nos jours. L'hiver est devenu seulement un peu plus rude et l'humidité atmosphérique moins abondante. Le Laurus cajtariensis Webb., qui se retrouve dans les tufs quaternaires des îles Lipari, a définitivement quitté l'Italie pour des climats plus doux. Le Quer- ctis Ilex. L. var grceca Gaud. ne se trouve plus que dans des localités à la fois chaudes et très humides, comme le ravin du Ponal sur le lac de Garde. A part le Cyperacites anconianus Gaud., que des exemplaires composés de feuilles, d'akènes, d'écaillés, de fragments de rhizomes et de racines permettent d'attribuer à un vrai Cyperus voisin du C. MontiL. fils; à part peut-être r67;««.y Cocchii Gaud., insuffisamment caractérisé, mais bien plus semblable aux U. mon- tana et campestris de l'Italie moderne qu'à VU./ulva, espèce américaine dont Gau- din le rapprochait, les autres Angiospermes vivent encore en Italie ; car le Fopu- hts leucophylla Ung. et le Quercus pyrenaica lobulata Gaud. sont identiques aux Populus alba L. et Quercus Tossa Bosc. Enfin cette notice renferme la description de trois Champignons, dont une es- pèce encore vivante, le Phacidium coronatum Fr. et deux espèces nouvelles: Phacidium Populi et Dothidea cypericola. Aucun Champignon n'avait encore été signalé dans les formations pliocènes. P. V. CHRONIQUE On nous annonce la mort de M. le docteur Wintek, le célèbre mycologue de Leipzig. C'est le 22 septembre que doit s'ouvrir à Toulouse le prochain Congrès de l'Association française pour l'avancement des Sciences. La proximité des Pyré- nées et la richesse de la région au point de vue de la Flore seront un grand attrait pour les botanistes qui prendront part à cette session. Les travaux de la section de Botanique seront dirigés par M. Ed. Bureau, pro- fesseur au Muséum d'Histoire naturelle. Le Gérant : Louis Morot. Parts. — J Mefftch, liup., Z'2., \/i, Lh^fert- RocLcreait. 1- ANNEE N° i6 i" OCTOBRE 1887 1*i**i'* *i" *i*T"T*i^r* ** * * "i'^*Y*' "• " •" ^1*" " "•" " •"!* •*• *"*'i'1*i"i* •"!- * "'l'ir*!*'!*' I — ^~.n"inn~n^n^ n.nn.i.^ij'xrLrLi"Lr~LrL~i_n_ JOURNAL DE BOTANIQUE Directeur : M. Louis MOROT LE GENRE CYANANTHUS Par M. A. FRANCHET Les Cyaiianthus représentent à peu près exactement, parmi les Carapanulacées, le type à ovaire supère; à ce titre^ aussi bien que pour quelques autres particularités d'organisation, ils méri- tent d'attirer l'attention. Jusqu'ici ils n'ont guère été connus que par les exemplaires provenant de la distribution faite par l'her- bier royal de Kew ; mais les rares herbiers qui en possédaient quelques espèces étaient loin de pouvoir fournir les documents nécessaires à une étude un peu complète, La découverte de six espèces de ce genre, faite récemment dans la Chine occidentale par M. Delavay, a comblé heureusement cette lacune, et c'est principalement sur les spécimens bien complets qu'il a fait par- venir au Muséum que j'ai fait l'étude qui va suivre. Si quelques genres de Campanulacées tels que les Campa- mcmœa^ plusieurs Codonopsis et certaines espèces {Lz'ghfooh'a) de Walhenbergia^ offrent déjà une périgynie très affaiblie, on peut dire que l'hypogynie se montre nettement chez les Cya- nanthiis. En effet, dans toutes les espèces de ce genre il n'existe aucune trace de concavité réceptaculaire, à moins que l'on ne donne ce nom au léger épaississement du contour de la base de l'ovaire, épaississement qu'on n'observe pas d'ailleurs dans toutes les espèces, notamment dans celles dont le calice est ac- crescent et renflé après l'anthèse. Au sommet du pédoncule dilaté et un peu charnu, mais parfaitement plan du reste, le ca- lice, la corolle, les étamines et l'ovaire sont insérés sur une ligne horizontale ; il résulte de cette disposition que la fleur pa- raît comme tronquée à la base, et c'est là un trait qui donne aux fleurs de Cyananihiis un faciès particulier qui permet de recon- naître au premier coup d'œil les espèces de ce genre. 242 lOURNAL DE BOTANIQUE Leur végétation ne présente pas de différences bien pro- fondes; leur racine est dure, pivotante, presque simple; d'une souche épaisse, ligneuse, parfois ramifiée, sortent de nombreuses tiges grêles, entourées à la base de petites écailles ovales, blan- châtres; ces tiges sont décombantes, rarement dressées, ordi- nairement simples et uniflores, quelquefois un peu divisées en rameaux courts également uniflores et presque toujours tournés du même côté. MM. Hooker et Thompson ont considéré comme annuelles deux espèces du genre, C. inflatus et C. Hookeri; cette opinion paraît discutable, du moins en ce qui concerne le C. Hookeri, dont les botanistes n'ont vu d'ailleurs qu'un petit nombre de spécimens. Dans cette espèce, en effet, la racine est très grêle; mais elle sort d'une souche qui, pour être petite, n'en offre pas moins des caractères assez|,certains de pérennité, tels que la pré- sence de petites écailles à la base des tiges, la persistance de débris de feuilles et même la trace assez évidente d'insertions de rameaux. Quant au C. inflatus, sa pérennité est plus douteuse, bien qu'il soit aisé de reconnaître, au moins dans certains spé- cimens, l'existence d'une souche multicaule offrant aussi, quel- ques traces d'écaillés et de feuilles détruites. La gracilité de la racine, non plus que le peu de volume de la souche ne sauraient d'ailleurs être invoqués comme un critérium de végétation an- nuelle, car on trouve des individus du C. incamis qui présentent cette même ténuité de racine et une absence complète de souche, à côté de certains autres, certainement conspécifiques, dont la souche est grosse comme le doigt ; ce n'est ici qu'une question d'âge, et les grosses souches sont probablement très anciennes. Quoi qu'il en soit de la durée de ces deux plantes, elles sont d'autre part assez nettement caractérisées par leurs tiges dres- sées, presque toujours très rameuses dès la base. Les feuilles des Cyananthus sont alternes, plus ou moins rapprochées sur la tige, souvent petites ou même très petites (C Delavayi)\ leur pétiole est ordinairement court, rarement aussi long que le limbe et presque toujours ailé ; la consistance et la forme du limbe varient beaucoup, selon les espèces : assez mince, ovale ou arrondi, incisé ou nettement denté dans le C. lobatiLs ou dans le C. iiiteger, plus épais et seulement crénelé dans les C. inflaitts et Hookeri^ il devient coriace et ses bords A. Franchet. — Le genre Cyananthus. 243 sont tortement enroulés en dessous dans les C. longïfloj'us et macrocalyx ; dans cet état il est difficile de voir les petites dents ou crénelures du bord des feuilles qui paraissent entières. Le pédoncule est ordinairement court ou presque nul et alors accompagné de 3-6 feuilleâ rapprochées en faux involucre et parfois plus grandes que les autres, cachant ainsi le pédoncule ou même la fleur toute entière (C Hookeri). Il est pourtant assez développé chez le C. pedtmudatîts qui doit son nom à cette par- ticularité. Le calice, à préfloraison valvaire ou indupliquée, offre, en raison de son mode d'insertion sur un réceptacle large et plan, une base tronquée à angle droit, tout au moins au début de l'anthèse ; comme d'autre part il ne s'évase ni ne se rétrécit vers le haut, il peut être décrit comme cylindrique-campanule. Cette forme ne se modifie pas chez quelques espèces ; mais, dans la plupart, le calice est sensiblement accrescent après l'anthèse ; sa base s'élargit et devient arrondie, presque globuleuse, en même temps que le sommet demeure rétréci. Sous cette forme, qui est à peu près celle de la capsule, le réseau des nervures s'accentue beaucoup, et la villosité, lorsqu'elle existe, disparaît plus ou moins. Quant aux lobes du calice, leur longueur est assez variable ; mais en général ils sont plus courts que la portion tubuleuse, rarement égaux, passant de la forme deltoïde à la forme lancéolée avec les bords parfois légèrement sinués et en- roulés en dedans. La corolle est jaunâtre ou plus souvent d'un bleu d'azur, à préfloraison valvaire ou indupliquée; assez longuement tubu- leuse, elle s'évase seulement vers le haut en limbe quelquefois presque étalé en roue, plus souvent dressé; la profondeur et la forme des lobes varient beaucoup selon les espèces et atteint tantôt le quart à peine, tantôt la moitié de sa longueur totale; dans le premier cas les lobes sont ovales ou même presque ar- rondis ; dans le second "ils sont oblongs et quelquefois un peu aigus. La gorge, dans presque tous les Cyananthus , est revêtue à l'intérieur d'une longue villosité qui s'étend même, dans cer- taines espèces, jusque sur la face interne des lobes, mais qui se montre là très caduque et doit par conséquent être observée au moment de l'épanouissement, ou peu après. Cette villosité de la gorge ne fait défaut, plus ou moins complètement, que dans 246 JOURNAL DE BOTANIQUE Aussi les seuls caractères que je crois suffisamment cons- tants et susceptibles de grouper les espèces doivent être tirés surtout de l'épaisseur de la souche et de la grosseur de la ra- cine (en réservant la question de durée) ; du degré de profon- deur des lobes de la corolle et de la forme qui en est la consé- quence ; enfin de la modification que peut subir le calice après l'anthèse. L'étude des espèces qui ne pourront manquer d'être découvertes ultérieurement dira si ces caractères ont le degré de constance que je crois pouvoir, sous toutes réserves, leur attribuer. Les CyanantJms ont une distribution géographique très res- treinte ; jusqu'ici on n'en connaît aucune espèce en dehors des hautes régions de l'Asie Centrale, Himalaya et Yun-nan, situées entre le 26*^ et le 30° lat. N., et le 78" et le 98" long.; entre tous, les C. incanus, i7ijîaiîis et Hookeri paraissent avoir la plus large extension, puisque, sous une forme un peu différente, il est vrai, ils se retrouvent tous les trois dans le Sikkim, le Népaul et l' Yun- nan. Ces plantes aiment les grandes hauteurs et on ne les ren- contre guère dans les pâturages, ou parmi les rocailles, qu'entre 3000 m. et 5000 m.; seul le C. ïnflat7t.s fait exception et a été observé dans les champs cultivés à une hauteur à peine supé- rieure à 2500 m. L'Iiistoire des CyananthtLS est courte. Le genre a été fondé parWallich, Cat.herb. Ind.^ n. 1472 et 1473, et publié en 1839 par Bentham in Royle Ilhtst. of the bot.^ p, 309, tab. 69, fig. i et 2 {C. lobaius et C. ïnteger)^ d'après 2 espèces découvertes à peu près à la même date par Wallich et par notre compatriote V. Jacquemont. En 1857, MM. Hooker fil. et Thompson, Journ. Limi. Soc. II, p. 20-21, en ont fait connaître 4 autres dont i de Wallich, omise par Bentham, et 3 découvertes par eux, C. irica- nus, C. inflaius, et C. Hookeri décrit plus tard par M. Clarke, FI. ofbrzt. Ind. III, p. 435, en même temps que le C. pedunctt- laiîiSy établi par le même auteur pour une forme particulière du C. lùiifolms Wall. Enfin de 1883 a 1886, M. J'abbé Delavay en a trouvé 6 espèces dans l' Yun-nan, dont 3 nouvelles et 3 déjà connues, mais sous des formes différentes. La culture de ces charmantes plantes, pour la plupart si re- marquables par leurs grandes fleurs bleues, paraît devoir réussir lorsqu'elles trouvent dans l'humidité du climat, une sorte de N. Patouillard. — Champignons exira-enropccns. 247 compensation à leurs conditions naturelles de vég'étation. D'après les notes de M. Delavay, elles paraissent croître de préférence dans les sols argilo-calcaires. {A sîùzvre.) NOTE SUR QUELQUES CHAMPIGNONS EXTRA-EUROPÉENS Par M. N. PATOUILLARD I. — Xylaria striata Pat. sp. nov. — Noir, dressé, simple, Xylaria striata a. Port gr. nat. - b. Coupe grossie du sommet d'une clavule. — c. Thèque et paraphyse grossie (on voit au sommet de la thèque la partie qui bleuit par l'iode.) — d. Spores grossies - rarement fourchu, groupé par huit-quinze individus partant d'une base commune, stipe grêle, allongé, très glabre, strié longitu- 24» JOURNAL DE BOTANIQUE dinalement ; partie périthécig"ère légèrement renflée, striée, ponctuée par les ostioles peu saillantes, un peu comprimée, ter- minée par une pointe courte et stérile. Intérieur blanchâtre ^ pé- rithèces globuleux, noirs ; thèques claviformes longuement stipi- tées, atténuées et tronquées au sommet, contenant huit spores bisériées ; l'iode colore en bleu intense une partie cylindrique jouant le rôle d'opercule et placée près du sommet de lathèque. Spores brunes, fusiformes, inéquilatérales^ à deux gouttelettes (15-20 X 5-8 P-)- Paraphyses linéaires. Hab. — Sur les vieux troncs de Palmiers {Trachycarpiis) à Mo so yn (Lankong). Abbé Delavay, n" 2301. Plante de 8-12 centimètres de haut; stipe épais de 4-5 mil- lim.; clavule de 5-6 de large, striée, plissée, à peine bosselée par les périthèces. Voisine du Xylaria digitata^ elle en diffère par son port élancé, sa clavule non rugueuse par les périthèces saillants, ses spores bisériées, etc. 2. — Àlelainpsoj'a {Puccim'astrtwt) Scier lée Pat. sp. n, — Pseudo-sporanges très petits (1/2-1 millimètre), jaunes, distincts, épars, entourés d'une auréole violacée qui traverse le tissu de la feuille et fait tache à la face opposée. Stylospores inégaux, ellipsoïdes ou sphériques, couverts d'aiguillons longs et fins, jaunes, très pâles, contenu granuleux, mesurant 20-30 X 20«, couvert par le peridium persistant. Paraphyses nulles. Hab. — A la face inférieure des feuilles d'un Scleri'a, prai- ries de l'Ogooué, Gabon (Thollon, 1887). Les pseudosporanges de la forme stylosporifère de cette plante se trouvent en nombre considérable sous les feuilles qui prennent un aspect violacé spécial. Téleutospores non observées. 3. — Pîiccïnia yEgopodiï (Fckl.) Wint. — Forme hyuié- nienne : hypophylle; sores placés sur une tache brune, capsules petites, jaunâtres, à marge entière, nombreuses, serrées, dis- posées en cercle, spores jaunâtres pâles, granuleuses, ovoïdes ou anguleuses, 30 X 20 ,1^. Hab. — Sur la face inférieure des feuilles et des nervures d'un jEgopodiiim. Yunan. Abbé Delavay. 4. — Pucciiiia Bîiplevri. DC. — Stylospores : Sores très petits, ponctiformes, épars, bruns, d'abord recouverts par l'épi- derme qui se fend et forme une capsule. Spores brunes, globu- leuses, très finement muriquées, présentant trois pores et por- Ed. Bonnet. — Florule des îles Saint-Pierre et Miqticlon. 249 tées sur un pédoncule incolore de la longueur de la spore (23-26 X 20-23 f^). Hab. — Sur la face inférieure des feuilles d'un Buplevj'um herbacé, Yunan, Abbé Delavay. -«_^cacw30^^j- FLORULE DES ILES SAINT-PIERRE ET MIQUELON ( Suite) Par M. Ed. BONNET. DIAPENSIACE^ Diapensia lapponica L. FI. Lapp. p. 55 tab. I. f. I: Miquelou : au Calvaire, chemin de l'ouest (Dm.). PYROLACE^ Pyrola secunda L. Sp. p. 567. A Saint-Pierre et à Miquelon vers la partie moyenne des émi- nences (D. P.), plaine du ruisseau Bibite (Dm.). P. minor L. Sp. p. 567. Miquelon : au bord du ruisseau qui descend des montag-nes de Mirande (D. P.).): bois humides à Langlade (B. B.). Moneses uniflora Gray Manual p. 273. Micjuelon : sur la pente septentrionale de la montagne du Cal- vaire (D. P.). LENTIBULARIE^ Pingulcula vulgaris L. Sp. p. 25. Dans les sols humides et tourbeux à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.). Utricularia intermedia Hayne ap. vSchrad. Joum. I. p. 18, tab. V- A vSaint-Pierre, dans les eaux tranquilles et dans les mares qui se dessèchent à la fin de Tété (D. P., B. B.). U. cornuta Mich. FI. Bor. Ain. I. p. 22. Saint-Pierre : dans tous les bas-fonds tourbeux (D. P.); Mique- lon : dans les mares (Dm.). PRIMULACE^ Trientalis americana Pursh FI. Am. Sept. I. p. 252. Saint-Pierre : dans les sapinières humides et dans les bas-fonds remplis de Sphagnum (D. P., B. B.); Miquelon : colline du Cha- peau (Dm.). Lysimachia stricta Aït. Hort. Kew. éd. I. tome I p. 199. Saint-Pierre : au bord des étangs qui se trouvent au fond du port (D. P.); Miquelon : bord du ruisseau de la Terre-Grasse (Dm.). 25° JOURNAL DE BOTANIQUE GENTIANACE^ Menyanthes trifoliata L. Sp. p. 208. Dans les eaux stagnantes et peu profondes à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.), mares au pied de la colline du Chapeau (Dm.). Bartonia verna Muehl. ap. Willd. in N. Schrift. Berlin III. p. 144. Saint-Pierre : dans les marais tourbeux et dans les lieux inondés pendant Thiver (D. P.). Halenia deflexa Griseb. Gentian. p. 324, \^ar. Brentoniana Gray Synopt. floy. II. prs. I. p. 127. A Saint-Pierre et à Miquelon, à la base des coteaux, autour des golfes (D. P.). CONVOLVULACEyE Convolvulus Sepium L. Sp. p. 218; var. americana Sims Bot. Mag. tab. 732. A Saint-Pierre et à Miquelon, parmi les Elymtis et les Psamma auxquels il s'enlace (D. P.). BORAGINE^ Mertensia maritima Don. Syst. VI. p. 320; vulg-. Sang-uine de mer, Chou g'ras. Sur les bancs de g-alets à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.,B<,B., Dm.). SCROPHULARINE/E Chelone glabra L. Sp. p. 84g. Miquelon : sur les bords du ruisseau de Terre-Grasse (Dm.). Rhinanthus ininorEhrh. Beitr. VI. p. 144. A Saint-Pierre et à Miquelon dans les lieux herbeux et dans les prairies (D. P. Dm,), Euphrasia officinalis L. Sp. p, 841. Saint-Pierre : dans les lieux secs et arides (D. P.) ; Miquelon : dans les prés à l'ouest du Bourg- (Dm.). LABIATE^ Mentha canadensis L. Sp. p. 806, var. glabrata Benth. ap. D. C, Prodr, XII. p. 173. C. dans les bas-fonds humides entre le bourg- de Saint-Pierre et la base des monticules (D. P.). Lycopus virginicus L. Sp. p. 30. C. dans les lieux aquatiques à Saint-Pierre (D. P.). Lamiun hybridum Vill. Dauph. I. p. 251, A Samt-Pierre et à Miquelon dans les lieux cultivés et parmi les galets autour du port (D. P.), Espèce introduite, Galeopsis Tetrahit L. Sp. p. 810. A Saint-Pierre, autour du port vers la limite des galets (D. P.). Ed. Bonnet. — Flonile des îles Saint-Pierre et Miquelon. 251 Scutellaria galericulata L. Sp. p. 835. Saint-Pierre : au bord de Pétang- qui est au fond du port et au- tour des anses dans le sud-ouest de Tîle (D. P.); pointe Blanche, anse à Ravenelle (B. B.). Brunella vulgaris Mœnch Meth. p. 414. Miquelon : sur les falaises qui dominent Panse à Trois Pics, au Cap près de la mer (Dm.) PLANTAGINEiE Plantago major L. Sp. p. 163. T. C. à Saint-Pierre dans le voisinage des habitations (D. P.). P. maritima L. Fl. suec. p. 46. A Saint-Pierre, à Lang-lade et à Miquelon, sur les rochers au bord de la mer, anse aux Soldats, anse à Ravenelle, cap Percé, anse à Trois Pics (D. P. B. B., Dm.). Employé par les pêcheurs en guise de légume dans la soupe et en conserve dans le vinaigre. SALSOLACE^ Chenopodium opulifolium Schrad. ap. D. C. Fl. Fr. V. p. 372, Saint-Pierre : dans les jardins et parmi les cultures (D. P.). Atriplex hastata L, Sp. p. 1494. A Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.). POLYGONACE^ Polygonum amphibium L. Sp. p. 517, var. natans Mœnch Hass. 28. Miquelon : ruisseau de la Terre-Grasse (Dm.). P. Persicaria L. Sp. p. 518. C. à Saint-Pierre dans les lieux fréquentés et humides (D. P.). P. lapathifolium L. Sp. p. 517, var. incanum Kch. Syn. p. 711. Saint-Pierre : dans les terrains qui avoisinent les habitations (D. P.). P. viviparum L. Sp. p. 516. Saint-Pierre : sur les monticules les plus élevés (D. P.); Mique- lon : près des cabanes de Pouest (Dm.). P. aviculare L. Sp. p. 519. A Saint-Pierre et à Miquelon, dans les terrains cultivés, au voi- sinage des habitations et dans les dunes près du bourg (D. P., Dm.). P. Convolvulus L. Sp. p. 522. Saint-Pierre : au fond du port, parmi les galets (D. P.). Rumex Acetosella L. Sp. p. 481. C. à Saint-Pierre dans la partie supérieure des coteaux (D. P.); plaine de Miquelon (Dm.). R. crispus L. Sp. p. 476. A. C. à Saint-Pierre au fond du port (D. P.). 252 JOURNAL DE BOTANIQUE R. obtusifolius D. C. FI. Fr. III. p. 375. Dans les vallons humides et dans le voisinage de la côte à Saint- Pierre (D. P.). R. Patientia L. Sp. p. 476. Saint-Pierre : dans les lieux voisins du port (D. P.). Plante échap- pée des cultures. R. salicifolius Wimm. in Flora 1824. p. 28. Au bord de la mer et des eaux stagnantes à Saint-Pierre et à Miquclon (D. P.). CALLITRICHINE^ Callitriche verna Kutz. in Linna^a VII. p. 174. Saint-Pierre : dans les ruisseaux du côté de Panse à Ravenelle (D. P.). EMPETRACE^ Empetrum nigrum L. Sp. p. 1450; E. rubrum de la Pyl. in Ann. Se. nat. IV. p. 176 (non Willd.). A Saint-Pierre et à Miquelon sur lesommetdesmonticules (D. P.), pré Edmond Coste (Dm.). URTICACE^ Urtica dioica L. Sp. p. 1396. C. à Saiut-Pierre parmi les décombres et autour des habitations (D. P.). U. urens L. Sp. p. 1396. Saint-Pierre : dans les jardins et dans les lieux fréquentés (D. P.). Plante importée d'Europe avec la précédente. Laportea canadensis Gaudich. 5<7/. Voy. r/ran. p. ^qS. R . à vSaiat-Pierre et à Miquelon dané les lieux pierreux fréquen- tés par Thomme (D. P.). CUPULIFERJE Corylus americana Walt. F/, car. p. 296. Miquelon : Bois de Mirande (Dm.). SALICINE^ Salix Culteri Tuckerm. in Sillim. Jotirn. XLV. p. 36. Saint-Pierre : sur 1 es chaînes de collines les plus élevées (D. P.). BETULACE^ Betula pumila L. Mant. p. 124. Sur les coteaux, dans les endroits humides à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.) B. Michauxi Spach in Ann. Se. nat. sér. II tom. XV. p. 195. A Saint-Pierre et à Miquelon dans tous les bas-fonds maréca- geux (D. P.). A travers les Sociétés et les Revues. 253 B. papyrifera Mich. FI. Bor. Am. II. p. 180. A. R. à Saint-Pierre dans les petits bois de Sapins (D.'P.). AInus viridis D. C. FI. Fr. III. p. 304. Dans les lieux découverts à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.), versant sud de la colline du Chapeau (Dm.). MYRICACE^ Myrica Gale L. Sp. p. 1453. Saint-Pierre : val des Sept-Etangs (B. B.). M. cerifera L. Sp. p. 1453. Saint-Pierre : vers la partie inférieure des coteaux, à l'exposition du midi (D. P.). CONIFER^ Taxus canadensis Willd. Sp. IV. p. 856. A Saint-Pierre et à Miquelon, dans les bois ombrag-és où les sa- pins laissent quelques éclaircies. Juniperus communis L. Sp. p. 1470. Miquelon : versant sud de la colline du Chapeau (Dm.). J. virginiana L. Sp.^^. 1471. Saint-Pierre : dans les marais tourbeux, se retrouve sur les prin- cipales hauteurs de Pile, parmi les mousses (D. P.); Miquelon :sur la pente nord des montagnes de Mirande et au Cap (Dm.). Abies alba Mich. FI. Bor . Am. IL p. 297; A. Fraseri de la Pyl. (non Pursh) et A. humilis de la Pyl. in Soc. Linn. IV. p. 417 passim. A. C. au fond des golfes à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.); sert à fabriquer la bière connue sous le nom de bière de Prusse ou bière de sapin Prtissien. A. nigra Mich. Ft. Bor. Am. II. p. 206. C. à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.). {^A suivre^ A TRAVERS LES SOCIÉTÉS ET LES REVUES ACADEMIE DES SCIENCES Séance du 19 septembre. — M. P.-P. Dehérain présente des Observations sur les assolements. Dans cette note, l'auteur critique la rotation de cinq ans généralement adoptée dans le nord de la France : elle s'ouvre par une plante sarclée, betteraves ou pommes de terre, à laquelle succède le premier blé, qui occupe le sol la deuxième année ; au printemps, on y sème du trèfle, dont on tire deux coupes la troisième année; rompu à l'automne, il fait place au second blé, après lequel arrive une avoine pendant la cinquième et dernière année. Dans cette rotation, dit-il, comme cela résulte des nombreuses observations recueillies à Grignon depuis de longues années, deux récoltes sont mal placées : le premier blé succédant aux betteraves, l'avoine au second blé. L'émiettement du sol, qui assure partout la pénétration de l'air et la conser- 254 JOURNAL DE BOTANIQUE vation de l'humiditc, ne peut être obtenu que par un travail soigné, souvent impossible à exécuter quand le blé succède à la betterave. D'autre part, si l'avoine ne demande que peu d'engrais et se contente d'une terre déjà fatiguée, elle ne donne de bonnes récoltes que dans un sol bien dépouillé de plantes adventices; or cette condition est mal remplie quand elle succède au blé, qui est lui-même facilement envahi et qui, par suite, laisse le sol dans un état fâcheux. En conséquence, l'auteur recommande l'assolement de quatre ans, en usage en Angleterre, et pratiqué à Grignon avec avantage. « Dans cet assolement, aux betteraves arrachées tardivement succède l'avoine semée seulement au printemps, sur une terre bien préparée et dépouillée l'année précédente des plantes adven- tices par les sarclages qu'exige la betterave. « Le blé succède au trèfle, qui occupe le sol la troisième année, mais le laisse libre dès le commencement de l'automne; le travail du sol peut donc être assez soigné pour assurer la récolte. » ASSOCIA TION FRANÇAISE POUR L'A VANCEMENTdes SCIENCES Congrès de Toulouse, 22-29 Septembre 1887. Coînp te- rendu des travaux de la section de Botanique . Le seizième congrès de l'Association française pour l'avancement des Sciences, tenu cette année à Toulouse du 22 au 29 septembre, a eu au point de vue bota- nique plus d'importance que ceux des dernières années. La saison était malheu- reusement trop avancée pour qu'il fût possible d'entreprendre de fructueuses herborisations; cependant les membres de la section de Botanique, qui ont fait le 27 septembre une course sur les coteaux qui sont au sud de Toulouse jusqu'à l'endroit appelé Vieille-Toulouse, sous l'aimable et savante direction de M. Clos, ont pu récolter un certain nombre d'espèces intéressantes. C'est donc surtout aux travaux assez nombreux soumis à la section de Botanique, et que nous allons analyser, qu'est dû l'intérêt de cette session. Séance du 23 septembre. — i"* M. O. Lignier : Observations sur la struc- ture des Lécylhidces. — M. Lignier a reconnu que les faisceaux libéro-ligneux corticaux de la tige des Lécythidées sont des faisceaux ordinaires non englobés dans le cercle liljéro-ligneux normal et de deux sortes : les uns sont les fais- ceaux principaux marginaux des systèmes foliaires successifs, les autres sont produits par l'élargissement des précédents. L'arrangement des faisceaux dans le système foliaire confirme l'opinion déjà émise que les Lécythidées sont dis- tinctes des Myrtacées. De plus, une disposition spéciale des faisceaux permet de caractériser chacune des trois tribus des Lécythidacées : Barringtoniées, faisceaux corticaux de la tige et extérieurs du pétiole orientés bois en dehors; Lécythidées, faisceaux corticaux de la tige et du pétiole orientés bois en dedans ; Napoléonées, faisceaux orientés comme les précédents, mais système libéro- ligneux foliaire très réduit. 2° M. P. Maukv : Observatio7is sur le genre Chevaliera Gaudichaud, et des- cription d'tme espèce nouvelle. — Grâce à un superbe échantillon vivant, pourvu de deux inflorescences, l'une encore en voie d'épanouissement, l'autre fructifiée, d'une espèce nouvelle de Chevaliera envoyée du Brésil par M. Glaziou, M. Maury a pu faire une révision de ce genre réuni par J.-G. Baker au genre jEcktnea. Il propose de le maintenir distinct avec trois espèces, les deux déjà connues de Gaudichaud et une nouvelle à laquelle il donne le nom de Chevaliera gigantea. 3* M. Ed. Bonnet : La Topographie botanique et les herborisations de P. de Toiirnefort dans les Pyrénées et dans le midi de la France, d'après des docu- A travers les Sociétés et les Revues. 255 ments inédits. — Après avoir fait l'histoire du célèbre manuscrit de Tournefort désig-né sous le nom de Topographie botanique, actuellement entre les mains du D'" Julio Henriquès, professeur à l'Université de Coimbre, M. Bonnet a pensé qu'il était intéressant de faire connaître les herborisations de Tournefort dans le midi de la France et les Pyrénées ainsi que les plantes récoltées dans ces herborisations, et il nous donne la liste des espèces omises par Lapeyrouse dans son Histoire abrégée des plantes des Pyrénées, etc., accompagnées de la nomenclature actuelle. Séance du 24 septembre. — i" M. Battandier: Notes critiques stir quel- ques espèces méditerranéennes. — 1° Aslthioneina Tkomasianum ]. Gay, trouvé sur le pic de Lella Kfiadidja, à l'altitude de 2000'", dans le Djurdjura; 2" Poly- gala rosea Desf. ne peut être confondu avec P. nicasensis Risso; c'est la même plante que P. Boissieri Cosson\ 3° Centaurea Fontanesi S\i3.ç\\^ ce nom ne peut s'appliquer qu'à la plante des environs d'Oran, celle des environs d'Alger est une forme du C. spkxroccphala L.; 4° Cerintke gvmnandra Gasparini, excellente es- pèce bien distincte du C. aspera Roth; Cerintke oranensis sp. n. se rencontre sur le bord de la mer de Mostaganem jusqu'au Maroc. 2° M. L. Trabut : Observations sur une cellule épiderjnique absorbante, sur le réseau radicifère et les bourgeons dortnants ches l'Halfa [Stipa tenacissi-ma). — M. Trabut a constaté dans le rhizome de l'Halfa un réseau radicifère permettant un prompt développement de racines adventives sur chaque entre-nœud lequel porte à sa partie supérieure un bourgeon dormant, dispositions qui permettent une rapide multiplication de la plante. L'épiderme du rhizome et des feuilles offre de petites cellules courtes et minces désignées par l'auteur sous le nom de cellules absorbantes et auxquelles il attribue la fonction d'absorber de l'eau de pluie ou de rosée pour entretenir la vie de la plante. 3° M. DE Ferry de la Bellone : a. — Note sur l'étude technique des hypogés et des tubéracées. L'auteur conseille pour l'étude des tubéracées de plonger les coupes dans un liquide composé de : chlorure d'or, o gr. 05; acéto-tungstate de soude, 2 gr., eau distillée, 50 gr., qui donne aux parties des hyphes encore rem- plies de protoplasma une belle teinte violette. Les préparations doivent être faites et conservées dans l'obscurité, b. — Note Sîtr tin hypogé consommé au Japoti comme condiment. Ce champignon est pour M. de Ferry une variété de Rhiso- pogon rubescens pour laquelle il propose le nom de Rh. Usselii. Séance du 26 septembre. — 1° M. L. Beille : De la limite altitiidinale du Châtaignier sur les flancs Ouest et. Sud- Ouest du massif central de la France. — Les Châtaigniers forment autour du massif central de la France une sorte d'anneau dont la limite supérieure marque la limite inférieure des Hêtres et qui peut être divisé en deux zones : la châtaigneraie sauvage ou g-rande châtaigne- raie, et la châtaigneraie cultivée. Sur les pentes doucesces deux zones sontbieu dis- tinctes, au contraire sur les pentes trop abruptes elles se confondent et atteig-nent alors 810 mètres au Dat (Cantal). Tandis que l'altitude moyenne de la châtaigne- raie cultivée est de 670 mètres, celle de la grande châtaigneraie ne dépasse g-uère 550 mètres. 2° M. A. Magnin : Sur quelques particularités remarquables de la Flore de la chaîne Jurassique, la pi ésence d'espèces disjointes, leur localisation et ses causes. — M. Magnin montre d'abord que la limite méridionale de la chaîne jurassique doit, aussi bien au point de vue de la vég-étation qu'à celui de l'orog^raphie et de la géologie, coïncider avec la cassure Lagnieu-Cordon-Pierre Chàtel, du Rhône moyen, et comprendre par conséquent le Bug-ez moyen, contrairement à l'opinion de Grenier. Il appelle ensuite l'attention sur la localisation de plusieurs espèces à distribution géographique remarquable (Saxifraga spontaneica, Telephium Im- 254 JOURNAL DE BOTANIQUE vation de rhumiditc, ne peut être obtenu que par un travail soigné, souvent impossible à exécuter quand le blé succède à la betterave. D'autre part, si l'avoine ne demande que peu d'engrais et se contente d'une terre déjà fatiguée, elle ne donne de bonnes récoltes que dans un sol bien dépouillé de plantes adventices; or cette condition est mal remplie quand elle succède au blé, qui est lui-même facilement envahi et qui, par suite, laisse le sol dans un état fâcheux;. En conséquence, l'auteur recommande l'assolement de quatre ans, en usage en Ano-leterre, et pratiqué à Grignon avec avantage. « Dans cet assolement, aux betteraves arrachées tardivement succède l'avoine semée seulement au printemps, sur une terre bien préparée et dépouillée l'année précédente des plantes adven- tices par les sarclages qu'exige la betterave. « Le blé succède au trèfle, qui occupe le sol la troisième année, mais le laisse libre dès le commencement de l'automne; le travail du sol peut donc être assez soigné pour assurer la récolte. » ASSOCIA TION FRANÇAISE POUR L'A VANCEMENTdes SCIENCES Congrès de Toulouse, 22-29 Septembre 1887. Contptc-rendii des travatix de la section de Botanique . Le seizième congrès de l'Association française pour l'avancement des Sciences, tenu cette année à Toulouse du 22 au 29 septembre, a eu au point de vue bota- nique plus d'importance que ceux des dernières années. La saison était malheu- reusement trop avancée pour qu'il fût possible d'entreprendre de fructueuses herborisations; cependant les membres de la section de Botanique, qui ont fait le 27 septembre une course sur les coteaux qui sont au sud de Toulouse jusqu'à l'endroit appelé Vieille-Toulouse, sous l'aimable et savante direction de M. Clos, ont pu récolter un certain nombre d'espèces intéressantes. C'est donc surtout aux travaux assez nombreux soumis à la section de Botanique, et que nous allons analyser, qu'est dû l'intérêt de cette session. Séance du 23 septembre. — i" M. O. Lignier : Observations sur la struc- ture des Lécythidces. — M. Lignier a reconnu que les faisceaux libéro-ligneux corticaux de la tige des Lécythidées sont des faisceaux ordinaires non englobés dans le cercle libéro-ligneux normal et de deux sortes : les uns sont les fais- ceaux principaux marginaux des systèmes foliaires successifs, les autres sont produits par l'élargissement des précédents. L'arrangement des faisceaux dans le système foliaire confirme l'opinion déjà émise que les Lécythidées sont dis- tinctes des Myrtacées. De plus, une disposition spéciale des faisceaux permet de caractériser chacune des trois tribus des Lécythidacées : Barringtoniées, faisceaux corticaux de la tige et extérieurs du pétiole orientés bois en dehors; Lécythidées, faisceaux corticaux de la tige et du pétiole orientés bois en dedans; Napoléonées, faisceaux orientés comme les précédents, mais système libéro- ligneux foliaire très réduit. 2° M. P. Mauky : Observations stir le genre Chevalieea Gatidickaud, et des- cription d'une espèce nouvelle. — Grâce à un superbe échantillon vivant, pourvu de deux inflorescences^ l'une encore en voie d'épanouissement, l'autre fructifîée, d'une espèce nouvelle de Chevaliera envoyée du Brésil par M. Glaziou, M. Maury a pu faire une révision de ce genre réuni par J.-G. Baker au genre jEchmea. Il propose de le maintenir distinct avec trois espèces, les deux déjà connues de Gaudichaud et une nouvelle à laquelle il donne le nom de Chevaliera gigantea. 3" M. Ed. Bonnet : La Topographie botanique et les herborisations de P. de Tournefort dans les Pyrénées et dans le midi de la France, d'après des doctt- A travers les Sociétés et les Revîtes. 255 ments inédits. — Après avoir faît l'histoire du célèbre manuscrit de Tournefort désigné sous le nom de Topographie botanique, actuellement entre Iqs mains du D'' Julio Henriquès, professeur à l'Université de Coimbre, M. Bonnet a pensé qu'il était intéressant de faire connaître les herborisations de Tournefort dans le midi de la France et les Pyrénées ainsi que les plantes récoltées dans ces herborisations, et il nous donne la liste des espèces omises par Lapeyrouse dans son Histoire abrégée des plantes des Pyrénées, etc., accompagnées de la nomenclature actuelle. Séance du 24 septembre. — 1° M. Batt.indier : Notes critiques sur qttel- ques espèces méditerranéennes. — 1° jEthionema Thomasianum ]. Gay, trouvé sur le pic de Lella Khadidja, à l'altitude de 2000'", dans le Djurdjura; 2" Poly- gala rosea Desf. ne peut être confondu avec P. nicxensis Risso ; c'est la même plante que P. Boissieri Q,os,son\ 3° Centaurea Fontanesi ^s^Z-da., ce nom ne peut s'appliquer qu'à la plante des environs d'Oran, celle des environs d'Alger est une forme du C. spkxroccphala L.; 4° Cerinthe gvmnandra Gasparini, excellente es- pèce bien distincte du C. aspera Roth; Cerinthe oranensis sp. n. se rencontre sur le bord de la mer de Mostaganem jusqu'au Maroc. 2° M. L. Trabut : Observations sur une cellule épidermique absorbante, sur le réseau radie if ère et les bourgeons dormants ches l'Halfa [Stipa tenacissima). — M. Trabut a constaté dans le rhizome de l'Halfa un réseau radicifère permettant un prompt développement de racines adventives sur chaque entre-nœud lequel porte à sa partie supérieure un bourgeon dormant, dispositions qui permettent une rapide multiplication de la plante. L'épiderme du rhizome et des feuilles offre de petites cellules courtes et minces désignées par l'auteur sous le nom de cellules absorbantes et auxquelles il attribue la fonction d'absorber de l'eau de pluie ou de rosée pour entretenir la vie de la plante. 3° M. DE Ferry de la Bei.lone : a. — Note sur l'étude technique des hypogés et des tubéracées. L'auteur conseille pour l'étude des tubéracées dé plonger les coupes dans un liquide composé de : chlorure d'or, o gr. 05 ; acéto-tungstate de soude, 2 gr., eau distillée, 50 gr., qui donne aux parties des hyphes encore rem- plies de protoplasma une belle teinte violette. Les préparations doivent être faites et conservées dans l'obscurité, b. — Note sur tin hypogé consommé au Japon com,me condiment. Ce champignon est pour M. de Ferry une variété de Rhiso- pogon rubescens pour laquelle il propose le nom de Rk. Usselii. Séance du 26 septembre. — 1° M. L. Beille : De la limite altittidinale du Châtaignier sur les flancs Ouest ei, Stid- Ouest du massif central de la France. — Les Châtaigniers forment autour du massif central de la France une sorte d'anneau dont la limite supérieure marque la limite inférieure des Hêtres et qui peut être divisé en deux zones : la châtaigneraie sauvage ou grande châtaigne- raie, et la châtaigneraie cultivée. Sur les pentes doucesces deux zones sont bien dis- tincteSj au contraire sur les pentes trop abruptes elles se confondent et atteignent alors 810 mètres au Dat (Cantal). Tandis que l'altitude moyenne de la châtaigne- raie cultivée est de 670 mètres, celle de la grande châtaigneraie ne dépasse guère 550 mètres. 2° M. A. Magnin : Sur quelques partictilarités remarquables de la Flore de la chaîne furas s ique, la pi ésence d'espèces disjointes, leur localisation et ses causes. — M. Magnin montre d'abord que la limite méridionale de la chaîne jurassique doit, aussi bien au point de vue de la végétation qu'à celui de l'orographie et de la géologie, coïncider avec la cassure Lagnieu-Cordon-Pierre Chàtel, du Rhône moyen, et comprendre par conséquent le Bugez moyen, contrairement à l'opinion de Grenier. Il appelle ensuite l'attention sur la localisation de plusieurs espèces à distribution géographique remarquable (Saxifraga spontaneica, Telephium Im- 256 JOURNAL. DE BOTANIQUE perati, Géranium palustre, etc.^ entre Salins et Cuiseaux sur le bord de la falaise occidentale des Monts Jura et indique comme explication de leur disjonction la disparition naturelle ou accidentelle des stations intermédiaires. 3° M. QuÉLET : Quelques espèces critiques ou 7iouvelles de la Flore mycolo- giqiie de France. — Espèces nouvelles : Hylophila circinans, Myccna Main- gaudii, Paxillus ionipus, Dictyolus jtiranus, Ttibcr slratnineum et T. Bellonse, Erinella montana, Cordiceps Forqtiignoni. 4° M. J. Poisson : Note sur un genre nouveau de Celtidées. — Le nouveau genre Samaroceltis, voisin du Pteroceltis de Maximowicz, est caractérisé par u n fruit pourvu d'une seule aile fortement nerviée qui a entraîné à son sommet les vestiges d'une des branches stigmatiques. L'autre branche stigmatique est repré- sentée par une petite aile, opposée à la première et comme rudimentaire. Enfin l'ovule est franchement orthotrope. La seule espèce actuellement connue de ce genre, et désignée par M. Poisson sous le nom de Samaroceltis rhamnoides, a été trouvée aux environs de l'Assomption du Paraguay par M. Balansa. CHRONIQUE La session cryptogamique, plus spécialement mycologique, organisée avec le concours des Sociétés botanique et mycologique de France, s'ouvrira le samedi 15 octobre, au siège de la Société botanique, 84, rue de Grenelle, à Paris. Samedi, 1^ octobre. — Réunion préparatoire, à 9 heures du matin. — Dans l'après-midi, séance d'ouverture, installation de l'exposition mycologique. Dimanche, 16 octobre. — A raidi, exposition publique (soit d'échantillons trais ou desséchés, soit de dessins, d'aquarelles ou autres figurations) de Cham- pignons comestibles, vénéneux ou indifférents, ainsi que des espèces qui sont la cause des maladies des plantes, etc. — Séance, le soir, à 8 heures (confé- rences ou communications). Lundi, fj octobre. — • Excursion dans la forêt de Carnclle. Mardi, 18 octobre. — Excursion dans les bois d'Herblay. — Séance, le soir, à 8 heures. Mercredi, iç octobre. — Excursion dans la forêt de Corapiègne. Jeudi, 20 octobre. — Visite, dans l'après-midi, aux collections du Muséum d'histoire naturelle. — Séance, le soir, à 8 heures. Vendredi, 21 octobre. — Excursion dans la forêt de Fontainebleau. Clôture de la session le 21 ou le 22. Les échantillons destinés à l'exposition qu'on voudra bien adresser, francs de port, à M. le Secrétaire général de la Société botanique de France, 84, rue de Grenelle, devront être parvenus au plus tard le samedi 1^ octobre, avant neuf heitres di^ matin. La liste des objets exposés devant être reproduite dans le Compte rendu de la session avec les noms des exposants, les personnes qui voudront bien contribuer au succès de cette exposition sont priés d'accompagner leurs envois d'une étiquette portant le nom de l'expéditeur et la provenance des échantillons, ainsi que d'une lettre d'avis faisant connaître également la prove- nance, le nombre, et, si cela est possible, la liste des espèces adressées à la Société. L'exposition sera spécialement mycologique, mais les échantillons rares ou curieux d'autres classes de végétaux cryptogames pourront y être également admis. Le Gérant : Louis Morot. Parts. — J. M erse*. Imp., :i:;, pi. Denfert- nocberean. !"= ANNEE N" 17 15 OCTOBRE 1887 WMWWW»»^»^^WM»»WM»V^^»^^^<*^V^^V*'W»^»^^^^^^^^^^^>^^V<^^» JOURNAL DE BOTANIQUE Directeur: M. Louis MOROT LE GENRE CYANANTHUS (Suite) Par M. A. FRANCHET La place des Cyananthus est un peu indécise; Endlicher, sans doute en considération de leur réceptacle plan ,les mettaitàla fin des Polémoniacées. Aujourd'hui, de l'avis de tous, ils ren- trent dans les Campanulacées, parmi lesquelles, à cause de leur ovaire libre, ils constituent d'ailleurs une anomalie dont la famille offre cependant plusieurs autres exemples; mais, d'autre part, ils en possèdent tous les caractères. Leurs affinités sont multiples. Tous les auteurs les placent à côté des Codoiwpsis ; il semble pourtant qu'ils ont plus d'analogie encore avec les Walhenbergia du groupe Lightfooiia , dont une espèce, L. JVelwitschn Alp. DC, a l'ovaire libre, également uni au réceptacle par toute la largeur de sa base. D'autre part, les anthères des Cyauantlms sont adhérentes par leurs bords, au moins durant la première période de l'anthèse, et forment une sorte de couronne ou de gaine autour du style, soit même une coiffe surmontant le stigmate; cette adhérence existe, bien qu'à un degré moindre, chez \&s Jasi'oiie, quelquefois chez les Platycodon (Bâillon) et surtout chez les Pentaphragina et les Symphyandra . D'après ce qui vient d'être exposé, le genre CyatiantJitis peut être ainsi défini : CYANANTHUS WzW., Cat. herb. Ind. n. 147J, i474etin Royle, ///. Himal. Bot. p. 309, tab. 60; Kook. f. et Thomps. Journ. Linn. Dim. Soc. II, p. 19; Clarke in Hook. f., FI. of Brit. I/id. III, p. 433 ; Baill., Hist. des pi. , vol. viii, p. 355, cura fig. xylogr., p. 322. Herbae perennes vel (?) annuae, pube setosa prsesertim ad folia et calycem vestita; folia alterna, parva, subintegra vel dentata vel rare 25» JOURNAL DE TiOTANIQUE incisa; flores terminales, solitarii, caemlei vel lutescentes; calyx e basi truncata cylindrico-carapanulatus, 5-dentatus vel 5-lobatus, lobis valvatis vel induplicato-valvatis, immutatus, vel post anthesin plus mi- nus inilatus et circa capsulam persistens ; corolla late tubulosa, ad fau- cem parum et sensim dilatata, 5-lobata vel semi-partita, infundibulifor- mis vel raro hypocraterimorpha ; stamina 5 cura ovaris inserta, opposisepala, filamentis membranaceis, inferne sensim parum dilatatis, glabris vel rarius sparse pilosis, antheris tenuibus cordiformibus, rima laterali longitudinaliter dehiscentibus, marginibus stricte cohseren- tibus (nunc demum solutis); ovarium superum, conicum, per totam basin latam receptaculo piano affixum, loculis 2-6, multiovulatis ; pla- centa axilis, oblonga, ovulis ascendentibus anatropis, microjDylo exte- riore; stylus simplex, apice parum dilatatus, 2-6-lobus, lobis primum erectis demum reflexis, inter lobos profunde excavatus; capsula pa- pyracea, conoideo ovata, acuta vel acuminata, calyce laxe involuta, loculicide apice 3-6 valvis; semina numerosa oblonga, fulva, leyia. TABLEAU DES ESPÈCES A. Platylobi. — Corolla breviter (vix ad quartam partem) lobata, lobis plus minus late oyatis ; calyx sub anthesi dense nigro-pilosus, post anthesin immutatus (teste Hooker et Thompson). 1 . Corollse faux barbata. 1. C. lobatiis. — Folia ambitu late ovata vel suborbiculata, varie lobata vel incisa, rarius tantum dentata. 2. C. integer. — Folia e basi cuneata ovata, integerrima vel vix conspicue apice dentata. 3. C. linifoHus. — Folia e basi latiore leviter cordata ad apicem sensim attenuata, ovato-lanceolata. 2. Corollae faux nuda vel pilis raris tantum conspersa. 4. C. pedimculatus. B. Stenolobi. — Corolla saltem ad médium usque partita, lobis oblongis, 3-5 plo longioribus quam latis ; calyx sericeus vel varie seto- sus, nunc glabrescens, post anthesin in fructu auctus, basi globosus. I , E caudice crasso lignoso radix valida perpendicularis ; cau- les simplices vel rarius parum divisi, caulibus vel ramis unifloris. 5. C. incanus. — Folia ovata; calyx sericeus vel glabrescens ad médium usque lobatus; corolla 20-25 miH- longa. 6. C . macrocalyx. — Folia ovata; calyx glabrescens ad quartam partem lobatus; corolla 20-25 ^'^- longa. 7 . C. longifîorus. — Folia anguste lanceolata ; calyx dense sericeus ; flores 35-45 mili. longi. A. Frnchkt. — Le genre Cyananthus. 259 8. C. Delavayi. — Folia suborbiculata, angulata. 2. E caudice parvo radix tenuissima; plantae saepius ramosis- sirase. 9. C. Hookeri. — Planta pumila; calyx 3-4 mill. longus. 10. C. inflaiiis. — Planta data; calyx 10 mill. longus. Cyaiiantlms lobatns Wall., Cat. 1473; Benth. in Royle, Illustr., p. 309, tab. 69, fig". i; Hook. f. et Thomps., Joiim. Linn. Soc. H. 19; Clarke in Hook. f., Flor. 0/ Brit. Ind..^ III, p. 433. IconogT. — Royle, /. c.\ Bot. Reg-ist. (1847), tab. 6; Reg-el, Gartenfl. (1877), tab. 888. Gaules 15-25 cent., graciles, subsimplices, inferne glabri, superne pilosi; folia usque 3 cent, longa, saîpius minora, praisertimsubtus pilosula, polymor- pha, nunc e basi longe cuneata ovata, grosse dentata, dentibus 5-7, nunc ambitu fere orbicularia, subtrifida, lobis obovatis incisis, parte cuneata integ-errima, angusta; pedunculus pilis fuscis hispidus, nunc abbreviatus, Hunc poUice fere longus; calyx cylindrico-campanulatus, semipoUicaris, pilis nigricantibus vel fuscis subappressis dense vestitus, ad tertiam partem dentatus, dentibus deltoideo-lanceolatis, acutis; coroUa usque 35 mill. long'a (nunc paulo brevior), intense caerulea, intus ad faucem dense pilosa, lobis late ovatis tubo fere4-plo brevioribus, expansis; capsula calycem immuta- tum vix vel non excedens. Hab. — Himalaya, in regione alpina, ait. 3000-4200 m. : Nepaul (Wall. n. 1473, in Herb. Mus. Par.); Himalaya occid., in herbosis humidis vallis Baspa, prœcipue circa Paber frequens (Jacquemont, n. 2216, in Herb. Mus. Par.); Pindree, ait. 3600 m. (Strach. et Winterb., u. 1071, in Herb. Mus. Par.); Sikkim (J. D. Hooker); Sikkim, ad Longri, ait. 3900-4500 m. (Anders. n. 759, in Herb. Mus. Par.). Espèce caractérisée surtout par la forme élargie de ses feuilles bor- dées de grosses dents ou profondément incisées, forme qui ne s 'observe dans aucune autre espèce. C integei* Wall., Cat. 1472; Benth. in Royle Illusty..^ p. 309, tab. 69, fig. 2; Hook. et Thomps., y(?2/r«. Linn. Soc. II. p. 19; Flor of Brit. Ind. III, p. 434', C. barbatiis Edgw.^ Transact. Linn, Soc. XX. p. 82. Iconogr. — Royle, /. c. Gaules 10-20 cent.^ graciles simplices, pubescentes, demum glabri; folia brevissime petiolata, praîsertim subtus tenuiter pubescentia, e basi plus minus longe attenuata lanceolata vel ovato-lanceolata, nunc fere spatulata, apice subtiliter dentata vel intégra, marg-inibus non revolutis; pedunculus subnuUus vel vix 5 mill. longus, dense hispidus; calyx pilis nigricantibus adpressis obsessus, 10-12 mill. longus, cylindrico-campanulatus, fere ad médium usque dentatus, dentibus lanceolatis; corolla caîrulcscens calyce vix duplo lougior, ad faucem intus barbatam sensim ampliata, limbo ex- pansé, lobis late ovatis, obtusis; capsula late conoidea, apice longe atte- nuata calycem triente superans. afîo JOURNAL DE BOTANIQUE liai. — Himalaya, in regione temperata et subalpina, ait. 3000-3600 m.: Kumaon (Wall, n, 1473, in Herb. Mus. Par.); Kanaor (Jacquemont, in Herb. Mus. Par.); Gurhwall, ad Yung-nath, ait. 3000 m. (Strache}' et Winter- bottom, n. 3, in Herb. Mus. Par.); Sirmore (Vicary, çyiFlov. of Brit Ind.). Très voisin du C. lobatus; il en diffère surtout par la forme de ses feuilles. C. liiiifolîns Wall., Cat. 3722; Hook. f. et Thomps., Journ. Linn. Soc. n, p. 20 (pro parte) ; Flor. of Brit. Ind. III, p. 434; C. mtcrophyllus Edgw., in Trans. Linn. Soc. XX, p. 81. A C intégra valde affîni differt : toliis parvis, magis coriaceis, supra glabris, subtus pube setosa alba appressa vestitis, e basi latiore subcordata sensim lanceolatis; calyx circiter 8 mill. long-us ad médium usque vel paulo ultra partitus ; corolla fera 3 cent, long-a. Hab. — Himalaya, in reg^ione alpina : Kumaon, Pindari, ait. 3600 m. (Strachey et Winterbottom, in Herb. Mus. Par.). Praeterea citatur in Flor. of Brit. Ind.: ad Ralam River, ait. 3000 m. (Strach. et Winter.) ; ad Mana (Edgew.); Gurhwal (Falconer). Cette espèce paraît assez bien caractérisée par la consistance coriace et la forme de ses feuilles dont le limbe au lieu d'être atténué à la base est élargi et assez nettement échancré en cœur. C pednuculatus Clarke, Flor. of Brit. Tnd. III, p. 434 ; C. linifo- lius Hook. f. et Thomps., fourn. Linn. Soc. II, p. 20 (pro parte). Inter C. linifoliiim et C. zVz/e'/rï^w quasi médius ; folia saltem pro maxima parte basi subcordata et corolla magna C. linifolii; folia supra pubescentia C. întegri; calyx elongatus ad tertiam partem tantum dentatus C. lobaii ; ab omnibus speciebus affinibus corollae fauce glabra vel g-labrescente et pedun- culo elong-ato (2-3 cent.) facile differt. Hab. — Sikkim, in reg-ione alpina : Lachoong et Samdong-, ait. 3600- 4900 m. (Hook. f. et Thomps., in Herb. Mus. Par.); Yakla (Clarke). C'est la seule espèce du genre, parmi celles qui sont connues jus- qu'ici, dont la corolle soit glabre à la gorge et les pédoncules constam- ment allongés. {^A suivre.) FLORULE DES ILES SAINT-PIERRE ET MIQUELON {Fin) Par M. Ed. BONNET. NAIADACE^ Triglochln maritimum L. Sp. p. 483, var. elatumGray Manual\i'] . Miquelon : plaine marécageuse entre la colline et l'étang du Cha- peau (Dm.). Ed. Bonnet. — Florule des îles Saint-Pter^e et Mlqtieîon. 261 P otamogeton natansL. S^. p. 182. Dans les mares à Saint-Pierre (D. P.). P. perfoliatus L. Sp. p. 182. Miquelon : Dans une mare à Touest du Bourg- (Dm.). P. heterophyllus D. C. J^/. Fr. III. p. 184. Dans les eaux stagnantes de la partie montagneuse à Saint- Pierre (D. P.). Ruppia rostellata Kch. ap. Rchb. PL crit. II. p. 66, Saint-Pierre : étang au fond du port (D. P.). ORCHIDEE Platanthera orbiculata Lindl. Gen. Orchid, p. 286. Miquelon : colline du Chapeau (Dm.). P. hyperborea Lindl. Gen. Orchid, p. 287. Saint-Pierre : dans les vallons herbeux (D. P.); Miquelon : colline du Chapeau, au Cap (Dm.). P. dilatata Lindl. in Beck. Bot. N. and. Mag. Amer. p. 347. Saint-Pierre : dans les vallons herbeux (D. P.). P. blephariglottis Lindl. Gen. Orchid, p. 291. Miquelon : plaine du Chapeau (Dm.). P. lacera Gray Mamtal^. 446. Saint-Pierre : lieux herbeux (D. P.); Miquelon : plaine du Cha- peau, pré Coste (Dm.). I P. fimbriata Lindl. Gen. Orchid, p, 2;93. Miquelon : au pré Coste (Dm.). Gymnadenia tridenta ta Lindl. Gen. Orchid.^. 227. Saint-Pierre : dans les vallons humides et herbeux (D. P.). Spiranthes cernua Rich. in Mém. Mus. IV. p. 59. Dans les bas-fonds marécageux à Saint-Pierre (D. P.). Arethusa bulbosa L. Sp. p. 1346. Saint-Pierre : dans les marais tourbeux de l'ouest (D. P.) ; Mique- lon : plaine marécageuse entre la colline et l'étang du Chapeau, étang de Mirande (Dm.). Pogonia ophioglossoides Nutt. Gen. II. p. 192. Saint-Pierre : à l'extrémité de l'étang du Savoyard (D. P.) ; Mi- quelon : plaine marécageuse du Chapeau (Dm.). Calopogon pulchellus R. Br. ap. Ait. Hort. Kew. II. p. 204. Miquelon : plaine à l'est du grand Etang (Dm.). Microstylis ophioglossoides Nutt. Gen. IL p. 196. Miquelon : plaine marécageuse à l'ouest de l'étang du Chapeau (Dm.). 262 JOURNAL DE BOTANIQUE Cypripedium acaule Ait. Hort. Kew. III. p. 303. Saint-Pierre : aux environs du ruisseau de Courval (D. P.), plaine du Savoyard (B. B.); Miquelon : ruisseau de la Terre- Grasse. IRIDE^ Iris versicolor L. Sp. p. 57. Saint-Pierre : sur le littoral, au fond des golfes et sur la côte occidentale à l'anse du Savoyard (D. P.); Miquelon : chemin de rouest(Dm.). " Sisyrinchium anceps L. Sp. p. 59. C. à Saint-Pierre dans les bas-fonds humides et sur les coteaux inférieurs (D. P.);Miquelon : colline du Chapeau, pré Granjean (Dm.). MELANTHACEiE Tofieldia glutinosa Pers. Syn. I. p. 399. Miquelon : bords du ruisseau du Chapeau (Dm.). ASPARAGINE^ Glintonia borealis Raf. in Alt.Journ. p. 120. C. à Saint-Pierre dans la partie montueuse, près du cap à TAigle (D. P.); Miquelon : versant nord de la colline du Chapeau (Dm.). Smilacina bifolia Desf. in Ann. Mus. IX. p. 52, var. canadensis Gray Manual p. 467. Saint-Pierre : dans la partie supérieure des collines (D. P.) ; Mi- quelon : au Cap, colline du Chapeau (Dm.). S. trifolia Desf. loc. cit. Saint-Pierre : plaine du;: Savoyard (B. B.); Miquelon : au Cap, autour de Tétang- du Lac, plaine et colline du Chapeau (Dm.). S. stellata Desf. loc. cit. A Saint-Pierre (D. P.); Miquelon : plaine marécageuse entre les deux ruisseaux de la Terre-Grasse (Dm.). Streptopus amplexifolius D. C. FI. Fr. III. p. 174. C. à Miquelon dans les bois de Sapins (D. P.) et au Cap autour du lac (Dm.). S. roseus Mich. FI. Bor. Am. I. p. 201. Miquelon : colline du Chapeau, au Cap autour du lac (Dm.). JUNCACEiE Juncus balticus Willd. in Berl. Mag. 1809 p. 298. Saint-Pierre : étangs desséchés (B. B.) ; Miquelon : versant sud du Calvaire (Dm.). Luzula pilosa Willd. Emnn. I. p. 393. Au cap Miquelon (Dm.). L, campestris D. C. FI. Fr. III. p. 161, Langlade : lieux humides (B. B.) ; cap Miquelon (Dm.), Ed. Bonnet. — Florule des îles Saint-Pierre et Miqiie/on. 263 TYPHACE^ Sparganium simplex Huds. FI. Angl. p. 402; S. americanum Nutt. Mares et étang-s à Saint-Pierre (D. P.). LEMNACE^ Lemna minor L. Sp. p. 1376. A. C. dans les eaux stagnantes à Saint-Pierre (D. P.). ERIOCAULONEvE Eriocaulon septangulare 'SNith. Bot ar rang. p. 184. Saint-Pierre : dans les mares et dans les étang'S peu profonds (D. P.) ; Miquelon : eaux stagnantes près de la colline du Chapeau (Dm.). CYPERACE.E Rhynchospora alba Vahl. Enum. II. p. 236. Miquelon : plaine marécageuse du Chapeau (Dm.). Eleocharis palustris R. Br. Prodr. I. p. 80. Saint-Pierre : dans les marais tourbeux (D. P.). Scirpus sylvaticus L. 6/a p. 75, var. atrovirens Gray y¥;3:?zz/«/ 500. Langlade : prairies humides (B, B.) ; Miquelon : bords du ruisseau de la Carcasse (Dm.). S. caespitosus L. Sp. p. 71. Saint-Pierre : marais tourbeux et plaines humides (D. P., B. B.) ; Miquelon : plaine du Chapeau (Dm.). Eriophorum alpinum L. Sp. p. 77. Dans les marais à Saint-Pierre et à Miquejon (D. P.). E. vaginatum L. Sp. p. 76. Saint-Pierre : marais spongieux (D. P., B. B ) ; Miquelon : plaine du Chapeau et lieux marécageux (Dm.). E, russeolum Fr. Herb. norm. \)P 67 et Nov. Mant. III. p. 67. A. C. dans les marais à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P., B. B., Dm.). E. virginicum L. Sp. p. 77. Miquelon : plaine marécageuse autour de la colline du Chapeau (Dm.). E. angustifolium Roth. FI. Germ. IL p. 63. Saint-Pierre : dans les marécages (D. P.) ; Miquelon : au Cap (Dm.). E. latifolium Hoppe Taschenb. p. 108. Miquelon : plaine du Chapeau (Dm.). Carex vulpinoidea Mich. FI. Bor. Am. II. p. 169 Langlade : plaines humides (B. B.), C. aperta Boot ap. Hook. FI. Bor. Am. 218 tab. p. 219. Miquelon : plaine marécageuse du Chapeau (Dm.). 264 JOURNAL DE BOTANIQUE « C. crinita [.zm. Dict. III. p. 392. Dans les prairies à Langlade (B. B.). C. tblliculata L. Sp. p. 1387. Miquelon : plaine marécageuse à l'ouest du Chapeau (Dml). C. intumescens Rudg-e in Lin. trans. VII. p. 97 tab. IX. f. 3. Dans les prairies à Langlade (B. B.). GRAMINEjE Anthoxanthuin odoratum L Sp. p . 40. Saint-Pierre : dans les bas-fonds herbeux (D. P.). Alopecurus pratensis L, Sp. p. 88. Saint-Pierre : dans les endroits herbeux et humides (D. P.). Phleum pratense L. Sp. p. 79. Lieux herbeux à Saint-Pierre (D. P.) et à Langlade (B. B.). P. Alpinum L. Sp. p. 88. Lieux herbeux à Saint-Pierre (D. P.). Spartina cynosuroides Willd. Efmm. p. 80, Saint-Pierre : dans les bas-fonds marécageux au fond du port (D. P.). Agrostis vulgarîs With. Arrang. p. 132. C. à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.). Psamma arenaria R. et S. Syst. II. p. 845 ; vulg. Rouche. Abonde sur les dunes depuis Miquelon jusqu'à Langlade (D. P., Dm.) ; employé comme fourrage. Aira caespitosa L. Sp. p. c6. Dans les terrains inférieurs, humides, à Saint-Pierre et à Mique- lon (D. P.). Airaflexuosa L. Sp. p. 96. A. Saint-Pierre et à Miquelon avec le précédent (D. P.). Holcus lanatus L. Sp. p. 1485. Dans les lieux herbeux à Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.). Poa laxa Haenke Sudet. p. 118. Saint-Pierre : dans la vase des étangs desséchés (B. B.). Cynosurus cristatus L. Sp. p. 105. A Saint-Pierre dans les terrains inférieurs (D. P.). Elymus mollis Trin. ap. Spreng. Syst. I. p. 328. Langlade : anse aux Soldats (B. B.) ; Miquelon : dans les dunes auprès des trois Baraques (D. P., Dm.). FILICES Osmunda cinnamomea L. Sp. p. 1522. Saint-Pierre : dans tous les bas-fonds (D. P.); Langlade : lieux humides (B. B.) ; Miquelon : colline du Chapeau, au cap et dans tous les bas-fonds (D. P., Dm.). Ed. Bonnet. — Flonile des lies Saint-Pierre et Miquelon. 26^ O. Claytoniana L. SJ>. p. 1521. Lieux humides à Langlade (R. R.). Polypodium vulgare L. Sp. p. 1514. Miquelon : au Calvaire, colline du Chapeau (Dm.). P. hexagonopterum Mîch. F/. Bor. Am. II. p. 271. Miquelon : plaine au sud du ruisseau Ribite (Dm.). P. Phegopteris L. Sp. p. 1550. Au cap de Miquelon (Dm.). Nephrodium noveboracense Hook. Spec. Fil. IV. p. 89. Miquelon : entre les deux ruisseaux de la Terre-Grasse (Dm.). Polystichum cristatum Roth FI. Germ. III. p. 84. Miquelon : dans les mornes de Mirande (Dm.). P. spinulosum D. C. FI. Fr. IL p. 361. Langlade : bois humides (R. R.); Miquelon : versant nord du Chapeau (Dm.). Schizea pusilla Purshi^/. Am. Sept.\^.(i\']\'$>. filifolia delaPyl. in Ann, Se. nat. IV. p. 176. Saint-Pierre : dans les marais tourbeux au pied de la chaîne des monticules vers le nord du Rourg (D. P.). Pteris aquilina L. Sp. p. 1533. A vSaint-Pierre et à Langlade au bord des ruisseaux (D. P.,R. R.) ; Miquelon : colline du Chapeau (Dm.). EQUISETACE^ Equisetum arvense L. Sp. p. 15 16. Lieux humides à Langlade (R. R.). E. sylvaticumL. Sp. p. 15 16. Langlade : bois humides (R. B.); Miquelon : au Calvaire (Dm.), à la base d'un petit coteau couvert de Sapins sur la partie orientale . du rivage (D. P.). E. limosum L. Sp. p. 15 17. A Saint-Pierre dans les ruisseaux peu profonds (D. P.) ; Mique- lon : bords de Pétang de Mirande et plaine de la Terr^Grasse (Dm.). Equisetum variegatum Schleich. Cat. Helv. 1807 p. 27. A Saint-Pierre et à Miquelon sur la partie supérieure des monti- cules où le sol est aride et rocailleux (D. P.). Lycopodium Selago L. Sp. p. 1565. Saint-Pierre : dans les lieux élevés et sur la crête des monticules (D. P., R. R.t. L. annotinum L. ^//. p. 1566. Saint-Pierre : dans la partie montueuse (D. P.) ; Miquelon : plaine de la Terre-Grasse (Dm.). L, complanatum L. Sp. p. 1567. 266 JOURNAL DE BOTANIQUE Sur les coteaux rocailleux et dans la plaine de Saint-Pierre et à Miquelon (D. P.. Dm.). r L. clavatum L. Sp. p. 1564. Dans les plaines à Miquelon (II. P., Dm.). L. dendroideum Mich. FI. Bor. Am. II. p. 282. Dans les lieux montueux et rocailleux à Saint-Pierre et à Mique- lon (D. P.). Résumé et conclusion. — La flore de notre petite colonie du Nord- Amérique nous est connue par 269 espèces représentées dans les collections do, Muséum ; ce nombre sera nécessairement augmenté par des explorations ultérieures, mais je crois qu'on peut dès maintenant l'évaluer aux huit dixièmes environ de la totalité des plantes, phanéro- games et cryptogames vasculaires, qui croissent à Saint-Pierre et à Miquelon; nous sommes donc en présence d'une flore pauvre, caracté- risée par l'absence d'espèces spéciales et par une identité parfaite avec la flore des contrées voisines. Abstraction faite des quelques plantes introduites volontairement ou accidentellement par ' l'homme, toutes les espèces mentionnées à Saint-Pierre et à Miquelon se retrouvent à Terre-Neuve, au Canada, dans le nord des Etats-Unis ; enfin la flore de notre colonie est composée, pour les sept douzièmes, de plantes communes à l'Europe centrale ou boréale et à l'Amérique septentrio- nale, tandis que les cinq autres douzièmes comprennent des espèces, pour la plupart, propres aux contrées froides du Nouveau-Monde ; quel- ques-unes cependant ont une aire de dispersion beaucoup plus vaste, le Senecio Pseudo-Arnica Less. notamment s'avance jusque dans la région de l'Amur. EFFETS PRODUITS PAR LA DÉCORTICATION ANNULAIRE DES ARBRES Par M. H. LECOMTE. Un grand nombre d'observateurs (i) ont déjà porté leur atten- tion sur les efïets produits par une décortication annulaire res- treinte. Buffon, l'un des premiers, signalait en 1738 l'annulation I, Buffon, Mémoires de l' Académie des Sciences, 1738. Haies, Statique des arbres. Duhamel, Physique des arbres., T. II. Du Petit-Thouars, Douzième exercice stir la végétation. PoUini, Saggio di osserv. di speriem., etc., Vérone, 1815. Gaudichaud, Comptes rendus, 31 mai 1852 et 7 mars 1853. H. Lecomtb. — Décortication annulaire des arbres. 267 comme un moyen d'accroître la solidité et la dureté du bois. Au point de vue horticole, on a pratiqué les décortications, soit pour rendre la floraison et la fructification plus hâtives, soit pour favoriser la production des racines ; enfin cette opération a per- mis aux physiologistes de fixer quelques points concernant la nutrition et l'accroissement des végétaux. Malheureusement, les observations des botanistes qui ont étudié cette question sont généralement relatives à des arbres dont le tronc lui-même avait subi la décortication annulaire, et cette circonstance fait qu'ils n'ont pu, sur le même arbre, comparer la végétation et l'état des organes au-dessus et au-dessous de la plaie. Il faut bien dire d'ailleurs que tous les travaux entrepris sur ce sujet, a l'excep- tion de ceux de M. Trécul, comprennent presque uniquement des observations sur l'état extérieur de l'arbre. M. Trécul lui- même, entraîné tout d'abord par le désir de réfuter la théorie des phytons et ensuite par la préoccupation de montrer qu'une décortication annulaire n'entraîne pas nécessairement la mort de l'arbre, a renfermé ses observations dans le cercle des arguments qui lui étaient nécessaires pour ces deux démonstrations. Il est utile cependant de noter en passant quelques résultats importants signalés par ces divers observateurs. Duhamel et Buffon, dans une note présentée à l'Académie des Sciences en 1738, s'expriment de la façon suivante: « Des arbres dont on veut employer le bois à des ouvrages solides ayant été, au temps de la sève, dépouillés de leur écorce dans toute leur tige et laissés sur pied en cet état jusqu'à ce qu'ils meurent (3 ou 4 ans), fournissent un bois plus pesant, plus serré et plus uni- formément serré que ne serait celui d'autres arbres de même' espèce, de même âge, de même grosseur, semblables en tout, mais qui n'auraient pas été dépouillés de leur écorce et traités de même. Outre cela, ils fournissent plus de bois à employer, car des autres arbres il faut retrancher l'aubier qui est trop ten- Trécul, Ann. se. naL, 3° série, T. XIX. — — — T. XX. — — 4* série, T. III. Niven, Gardener's Magasine, vol. XIV. Knight, Phil. Trans., 1803 et 1806. Lindley, Théorie de i' Horticulture. Trad. franc., 1841. Hanstein, Pringsheim's Jahrbucher, 1860. Guinier, Bulletin de la Société d'Etudes des Hautes- Alpes, n" 17, i" jan- vier 1886. 268 JOURNAL DE BOTANIQUE dre et trop différent du cœur ou bois parfait, au lieu que dans ceux-ci tout est cœur; leur aubier ou ce qui en tient la place est aussi dur et même plus dur que le cœur des autres. » Duhamel dit aussi que si un jeune arbre se courbe on fait des incisions croisées pénétrant jusqu'au bois, à la partie concave; les couches ligneuses se développant alors plus fortement de ce côté que de l'autre forcent la tige à se redresser, Hanstein a surtout pratiqué les décortications annulaires au point de vue de la production des racines. Si on enlève, sur une bouture déjà enracinée, un anneau d'écorce au-dessus de l'ex- trémité ii]férieure d'où partent les racines, celles-ci, ne recevant plus de nourriture, ne tardent pas à périr, tandis qu'il en naît de nouvelles au-dessus de la lèvre supérieure de la plaie. Une dé- cortication annulaire pratiquée plus haut entraîne la naissance, au-dessous de la plaie, de nouvelles racines dont le dévelop- pement est d'autant plus considérable qu'il existe une plus grande longueur d'écorce entre elles et la décortication. Gœppert a surtout porté son attention sur le mode de cicatrisation de la plaie ; quant à Faivre il a exécuté diverses expériences fort intéressantes sur le Mûrier, mais il les a limitées à cette plante ; enfin un dernier mémoire, dû à M. Guinier, est venu, en 1886, clore la série des recherches publiées sur ce sujet. Ce dernier auteur attache, croyons-nous, une importance trop grande au développement relatif des bourrelets sur les lèvres de la plaie, et les conclusions qu'il tire de ses observa- tions reposent sur des bases trop fragiles pour nous paraître fondées. Nous avons nous-même pratiqué la décortication annulaire sur de nombreux arbres et arbustes de notre pays. Ces expé- riences, exécutées dans des conditions différentes de celles qui sont relatées par nos devanciers, nous ont permis de constater quelques faits nouveaux que nous demandons 1b permission de signaler brièvement. Conditions de l'opération. Au lieu de pratiquer la décortication annulaire sur de gros troncs d'arbres, nous avons choisi des branches de 6 à 10 milli- mètres de diamètre et bien pourvues de feuilles ; près de la base de ces branches, nous avons enlevé un anneau complet d'écorce H. Lecomte. — Décortication ammlaire des arbres^ 269 sur une longueur de 5 à 8 millimètres. Cette opération a été exécutée en pleine période végétative, dans la première quin- zaine de juin. Les plaies ont été abandonnées à l'air libre, sans aucun enduit protecteur, et les branches ont été coupées du 15 au 20 septembre suivant pour l'observation des résultats. Cicatrisation de la plaie. La cicatrisation des deux lèvres de la plaie se fait assez rapi- dement et suivant le procédé ordinaire, c'est-à-dire qu'il se pro- duit tout d'abord une dessication des parties les plus superfi- cielles du liber et de l'écorce mises à nu par la section; puis, au voisinage de la décortication, la couche génératrice libéro- ligneuse ou cambium. de même que la couche phellogène, deviennent le siège d'une multiplication anormale de leurs élé- ments ; enfin les cellules de l'écorce et les parties vivantes du liber entrent elles-mêmes en voie de division pour former une couche génératrice nouvelle réunissant le cambium à la couche phellogène. Cette couche est souvent traversée par des paquets de fibres lignifiées dans lesquelles aucune division ne peut se produire ; la zone génératrice se continue alors autour de ces paquets sur une longueur variable et leur constitue une sorte de manchon, tandis que la dessication détruit peu à peu les parties de ces fibres situées près de la section {Cerasiis Padus). Malgré une bonne volonté qui s'est manifestée par le sacrifice de lon- gues heures d'observations, il ne m'a pas été possible de décou- vrir les cellules qui, d'après quelques auteurs, envahiraient les jeunes tubes criblés voisins de la section et s'y développeraient à travers les ponctuations pour y donner naissance à des thylles. J'ai cependant étudié à ce point de vue le CissiLS qitinqiLefolia et le Vitis vinifera, deux plantes dont les cribles sont bien déve- loppés, et qui ne m'ont pas permis plus que les autres de consta- ter cette pénétration. J'avoue, d'ailleurs, que je comprends diffi- cilement cet envahissement des tubes criblés par des ouvertures aussi faibles que celles qu'on y rencontre. La couche génératrice ainsi constituée de la région interne de la plaie à la partie externe de l'écorce fonctionne surtout avec beaucoup d'activité dans la région cambiale; après avoir donné quelques assises de liège vers le dehors, elle produit générale- ment vers le dedans une quantité variable de parenchyme déter- 270 JOURNAL DE BOTANIQUE minant la production d'un bourrelet sur les lèvres de la plaie. Dans toutes les expériences réalisées, le bourrelet supérieur s'est montré notablement plus développé que le bourrelet inférieur; pour beaucoup de plantes {Sambuctis nigra, Sarothamnus sco- parûts, PopidîLS treimila, etc.), le développement de ces bour- relets s'arrête bientôt etUa plaie n'est jamais recouverte; mais chez d'autres, comme le Vitis vinifera^ le Cissus qîmiqîtefolia, le Coryhis Avellana, etc., les deux bourrelets continuent long- temps leur développement ; si la plaie ne présente pas un obs- tacle trop large, ils viennent à se rencontrer, se soudent l'un à l'autre, et constituent au-dessus de la région primitivement dé- nudée une sorte de pont dans lequel les tissus se différencient bientôt en une zone d'écorce et une zone de liber. Les condi- tions qui président à la formation de ce dernier tissu dans l'anr neau de raccordement ne permettent pas une différenciation des éléments aussi marquée que dans la tige normale ; aussi trouve- t-on des tubes criblés très courts et relativement peu nom- breux, (i) Après cette réunion du liber supérieur au liber inférieur, les tubes criblés reprennent leur activité, ce qui serait évidemment impossible s'ils avaient été envahis par des thylles. On remar- quera en passant que cet accroissement exagéré des bourrelets se produit précisément chez des plantes possédant un liber bien développé avec des tubes criblés nombreux, de grandes dimen- sions et pourvus d'un contenu abondant. [A sîtivre.) DIAGNOSES NOUVELLES DE SPHERIACEES Par M. G. WINTER (2) I. — Amphispheeria terricola Winter n. sp. Perithecia gregaria seu subsparsa, primo immersa, demum plus minusve emersa, interdum fere superficialia, globosa, magna, vertice rotundato, 1. Il doit s'établir un rapport de même nature entre les deux sujets dans l'opération de la greffe. Le résultat peut être un obstacle apporté à la migration des matériaux vers la partie inférieure de la plante, et il ne paraîtrait pas invrai- semblable que l'efficacité put être attribuée à cette cause. 2. Les deux diagnoses que nous donnons ici avaient été adressées à M. P. Hariot par M. le docteur Winter. La mort prématurée de l'auteur ne lui ayant pas permis de les publier, M. Hariot a bien voulu nous les communiquer (Note de la rédaction.) A travers les Sociétés et les Revues. 27 1 ostiolo papilla;lormi, pertuso coronata, interdum demum umbilicata et collapsa, atra, tenuissime pilosa, 3-4 mill. lata. Asci cylindracei, in stipi- tem long-um attenuati, apice rotundati, 8-spori, 175-210 f/ (pars sporifera) longi, 26 |x crassi. Spora; oblique mono vel subdistichœ, oblong;e, utrinque parum attenuatai, incqualicer didymai, sa;pe curvata;, ccllula superiori intense fusca, parum latiori, sa^pe cuspidata, semperque apiculo brevissi- mo, hyalino, papillatformi pra;dita, cellula inferiori augustiori, rotundata, dilutius colorata et sine apiculo, 38-54 u. longa^, 14-18 \3. crassai. Hab. ad terram madidam Villers-Cotterets (Questier), Falaise (de Bré- bisson). 2. — Physalospora cupularis Winter n. sp. Syn. : Phomatospora ovalis Sacc. var. in litt. ad cl. Briard. Perithecia sparsa, primo immersa, demum vertice emerg-entia, depresse g-lobosa, ostiolo papillaeformi vel brève conico, pertuso prominulo, atra, subg-labra, demum collapsa, basin tantum cupulaiformem relinquentia, 300-310 [j. lata. Asci auguste cylindracei, deorsum in stipitem longum atte- nuati, vertice rotundati, 8-spori, 70-88 li. longi (pars sporifera), 8 a crassi. Spora; monostichaî vel pro parte subdistichs, oblongai, utrinque rotunda- ta;, continua;, sœpe guttulis 2 magnis praidita;, hyalina;, 12, 5-14 jj. longa;, 4-5 fA crassae. In Euphorbia palustri, Méry-sur-Seine (Aube), P. Hariot, A TRAVERS LES SOCIETES ET LES REVUES ASSOCIA TION FRANÇAISE POUR L'A VANCEMENTdes SCIENCES Congrès de Toulouse, 22-29 Septembre 1887. Compte-rendu des travaux de la section de Botanique (Fin). Séance du 28 septembre. — 1° M. G. Pouchet : La couleur des eaux de la mer et les pêches au filet fin. — Au cours de la dernière campagne de V Hi- rondelle, M. G. Pouchet a été amené à admettre que la couleur verte des eaux de la mer était due à une combinaison de leur couleur naturelle bleue avec- une gfrande quantité de matière jaune, allant du jaune clair au jaune brun et au roug^e (série xanthique), diatomine et ses dérivés, répandue en abondance dans mille espèces de végétaux monocellulaires, d'Algues microscopiques, en suspension dans Qes eaux. L'auteur se demande s'il ne conviendrait pas d'étendre la qualifi- cation de végétaux à toute une classe d'êtres communément rangés jusqu'ici avec les animaux : les Foraminifères et les Radiolaires. Ces êtres en effet, outre les diverses particularités qui les rapprochent des végétaux inférieurs, sont comme eux des agents de la coloration verte des eaux de la mer. Enfin l'auteur donne d'intéressants détails sur les différents points et les moments où il a observé une coloration verte ou un changement de coloration. 2° M. GuiLLAUD : Les zones botaniques du Sud- Ouest de la France. — L'au- teur, cherchant à caractériser la distribution des végétaux dans le Sud-Ouest de la France, a été amené à prendre pour types moyens des diverses régions bota- niques qu'il a étudiées des arbres qui, mieux que les plantes herbacées, reflètent les exigences climatériques d'un paj's. Les arbres par lui choisis sont le Hêtre, le Châtaignier, le Pin maritime et les Chênes méditerranéens. Chacun d'eux donne 272 JOURNAL DE BOTANIQUE son nom à une zone distincte tant au point de vue de la température moyenne qu'au point de vue des autres plantes qu'on y rencontre. Le Sud-Ouest de la France se trouverait donc naturellement partagé en quatre zones botaniques. 3" M. Magnin ; Sur la végétation calcicole des gneiss et des schistes tnéia- moyphiques du Lyonnais et de la vallée du Rhône. — Il résulte des longues études de M. Magnin sur les relations des plantes avec le sol et les conditions climatériqueâ, qu'il n'y a point, à proprement parler, d'espèces exclusives, car il n'y a point de sols exclusifs. La présence d'une plante dans sa station est sous la dépendance de toutes les conditions du milieu qui l'entoure, conditions qui influencent inégalement chaque espèce. Enfin les diverses influences de milieu peuvent, dans une certaine mesure, se suppléer. Cette théorie de M. Magnin tient compte de tous les facteurs et permet d'expliquer de nombreux faits, en apparence exceptionnels ou anormaux, sans refuser pour cela toute action à la composition chimique du sol. 4° M. Ed. Timbal-Lagrave : Note szcr des Narcisses peu connus de la Flore des Pyrénées françaises. — A. Narcissus rupicola L. Dufour, trouvé par M. Bordère ?.ux environs de Gavarni, entre 1.400 et 1.500 mètres; B. Narcissus j'uncifolius Lagasca ; C. N. tnoschatus. Ces trois espèces n'avaient pas encore été signalées dans les Pyrénées françaises. Séance du 29 septembre. — M. Fauvelle : Lois de l'apparition de la vie sur la terre ; la cellule a chlorophylle a-t-elle précédé la cellule incolore} — Partant de ce principe que la chlorophylle peut seule décomposer l'acide carbo- nique de l'air, l'auteur refuse à tout être la possibilité de prendre le carbone dans la nature sans l'aide de la chlorophylle et admet que forcément cette matière a dû préexister à toute substance vivante. 2° M. P. Maury : Anatomie comparée de quelques plantes caractéristiques du Sahara algérieji. — En entreprenant cette élude, l'auteur s'est proposé de rechercher dans quelles limites variait la structure d'un certain nombre de végé- taux appartenant à des groupes distincts, sous l'influence d'un milieu identique et suffisamment défmi. Or un milieu tel que le Sahara, tout en imprimant à toutes les espèces qui l'habitent, pour ainsi dire, son cachet spécial, qu'il sera possible de bien définir seulement par comparaison avec celui d'autres milieux, ne le fait cependant pas au point de masquer les caractères différentiels héréditaires de groupes élevés. Actuellement M. Maury se borne à constater que les plantes sahariennes présentent toutes des feuilles à structure centrique, sans lacunes, à palissades très développées aux deux faces^ à stomates en général petits et dis- séminés sur les deux faces, à faisceaux sans fibres mécaniques, toujours situés au milieu du mésophylle et ramifiés dans un plan parallèle aux deux faces; enfin des tiges à vaisseaux ligneux d'un diamètre en général plus petit que celui des vaisseaux de la racine et à éléments mécaniques de soutien souvent très nom- breux. 3° M. D. Clos : De la dimidiation des êtres et des organes dans le règne végétal. — Il est un phénomène ou méconnu ou mal interprété jusqu'ici et qui cependant n'est pas rare en morphologie végétale : c'est la réduction soit d'un être soit d'un organe axile ou appendiculaire à une de ses moitiés. M. Clos nous le montre en citant de nombreux exemples pris dans toutes les parties de la plante. La dimidiation ne serait pas un phénomène absolu, mais simplement général, qu'il ne faut point confondre avec un fait tératologique. L'étude des cas de dimidiation ne peut manquer de fournir des résultats importants pour la morphologie végétale. P. M. Le Gérant : Louis Morot. Paris. — J. Mersck, imp.. 22, p4. DbaJerl- RockcreaK. r« ANNEE N" i8 i" NOVEMBRE KS87 JOURNAL DE BOTANIQUE Directeur: M. Louis MOROT EFFETS PRODUITS PAK LA DECORTICATION ANNULAIRE DES ARBRES {Fin) Par M. H. LECOMTE. Effets de la décorticafion, La décortication annulaire, pratiquée sur la base d'une bran- che dans les conditions énoncées plus haut, détermine des mani- festations de deux sortes, les unes générales, les autres locales. Au nombre des manifestations générales, on peut citer une vé- gétation plus rapide et plus énergique de la branche dans l'année de l'opération, pourvu que la date de l'incision soit postérieure à celle de la naissance des feuilles ; les fleurs et les fruits se déve- loppent mieux. C'est ainsi qu'une décortication annulaire opé- rée sur une branche de Vigne a eu pour effet de provoquer un accroissement exagéré des raisins portés par cette branche. Tous les fruits d'un Châtaignier avaient avorté à l'exception d'un seul appartenant à une branche opérée. Ces effets, connus depuis longtemps, reçoivent quelquefois leur application dans la pratique de l'horticulture. A côté de ces manifestations utiles, qui sont la conséquence rapprochée de l'opération, il en faut signaler d'autres plus tar- dives ; on pourrait les désigner sous le nom de manifestations morbides : les feuilles jaunissent et tombent plus tôt que celles des branches non opérées, puis la destruction de toute la partie supérieure à la décortication sera dans les années suivantes la conséquence fatale de l'opération si les deux bourrelets formés aux lèvres de la plaie ne viennent pas à se réunir. Il nous reste maintenant à examiner les diverses manifesta- 274 )OURNAL 1)K BOTANIQUE tions locales produites par la décortication sur les tiges d'abord et ensuite sur les feuilles. Ti'ge. — La prédominance habituelle du bourrelet de la, lèvre supérieure de la plaie sur celui de la lèvre inférieure ou celui des bords latéraux, dans le cas d'une décortication simple en forme de rectangle (voir Guinier, loc. c?'f.), ne peut avoir au po'nt de vue physiologique une importance bien grande en raison du nombre des facteurs qui exercent une influence' sur ce dévelop- pement. La croissance du bourrelet ne dépend pas seulement en effet du sens de la migration des substances nutritives, mais elle varie encore suivant la nature des tissus lésés et la proportion des substances mises en réserve dans la région opérée. Ce qu'il importe surtout de remarquer, c'est que la branche s'accroît fortement en diamètre au-dessus de la plaie, tandis qu'au-dessous elle cesse de s'accroître ou n'est plus que le siège d*un accroissement tout à fait insignifiant ; c'est là un fait général qui se présente avec une intensité variable suivant que la bran- che mutilée est plus ou moins abondamment pourvue de feuilles. Le tableau suivant résume les mesures effectuées sur des sections transversales a deux centimètres environ au-dessous et au-dessus de la mutilation, (i) NOMS DES ARBRES OU ARBUSTES Casianca vesca Sambucus nigra . . . . Cissus quinqnefoiia . . . Juglans regia Vitis vinifera Corylus Avellana. . . . Carpimis Betultis . . . . Prunus domestîca . . . Qtierctis Robur Pinus sylvestris . . . , Saroihamnus scoparius Popuhis Tr émula. . . , RAYON DE LA TIGE EPAISSEUR DE LA REGION JUSQU'AU CAMBIUM EXTERIEURE AU CAMBIUM au-dessus au-desaoïis au-dessus au-deasous 3^5 295 15- 104 33" 240 '^^5 90 170 100 276 1^5 3i« 262 155 98 240 146 246 140 325 240 75 50 260 150 150 70 191 155 103 50 400 2qo i"5 63 550 360 140 80 380 260 ^5 40 207 ^^5 KX) 70 La comparaison des mesures présentées par le tableau ci- I. Les nombres indiqués représentent des divisons du micromètre oculaire et non pas des millièmes de millimètre. H. Lecomtd. — Décorticatiort annulaire des arbres. 275 dessus permet de constater que la région extérieure au bois a subi un accroissement relatif plus considérable que le bois. Pour le Saroihamnus scoparins, par exemple, l'épaisseur de la cou- che formée par le liber et l'écorce a plus que doublé, tandis que le rayon de la tige jusqu'au cambium n'est qu'une fois et demie plus grand au-dessus qu'au-dessous. Pour le Prunus domestica le rapport des rayons du bois est |^ = 1,2 tandis que celui des épaisseurs de la région extérieure au cambium est ^ = 2,06. Enfin nous avons pu constater que dans cette région extérieure comprenant l'écorce et le liber, c'est ce dernier tissu qui a subi le plus fort accroissement ; mais les éléments nouvellement for- més se transforment difficilement en tubes criblés et ne fournis- j, sent guère que du parenchyme libérien. De ces premières observations nous pouvons donc conclure : i" que la tige tout entière a subi au-dessus de la mutilation un accroissement considérable, tandis qu'au-dessous cet accroisse- ment est nul ou très faible ; 2° que l'ensemble du liber et de l'écorce s'est accru en plus forte proportion que le bois ; 3" que dans cette zone extérieure le liber surtout a pris une grande épaisseur. Feuilles. — Du fait signalé par les premiers observateurs, que les feuilles situées au-dessus de la décortication jaunissent rapidement et tombent plus tôt que les autres, il ne faudrait pas tirer cette conclusion que la mort survient faute de matériaux ; un examen même superficiel permet en effet de constater dans la plupart des cas que les feuilles situées au-dessus de la décor- tication ont été, comme la tige, le siège d'un développement exagéré ; elles sont presque toujours plus grandes, plus rigides et plus épaisses que les autres feuilles de la même plante. Cette hypertrophie est surtout bien marquée chez le Charme, où le rapport des épaisseurs du limbe est de ^, chez le Chàtaigner, la Vigne et le Noyer. Quand le tissu en palissade ne contient qu'une assise de cellules elles sont pour la plupart cloisonnées transver- salement ; chez le Charme le parenchyme lacuneux de la face inférieure contient un plus grand nombre d'assises de cellules que celui des autres feuilles. Enfin les nervures, généralement très développées, contiennent de même que le parenchyme une quan- tité notable de grains d'amidon. Cette richesse en matériaux ex- plique peut-être ce fait que les feuilles situées au-dessus de la plaie 276 JOURNAL DE BOTANIQUE sont plus fréquemment que les autres envahies et rong-ées par les champig-nons ou les insectes. Modijîcation des tissus. — Comme l'a déjà montré M. Trécul, le bois nouvellement formé au-dessus de la décortication annu- laire ne présente pas les mêmes caractères que le bois développé dans les conditions normales. Les vaisseaux ont une ouverture notablement plus étroite que celle des vaisseaux ordinaires ; ils sont formés d'éléments courts, tortueux, souvent envahis par des thylles {Popiiltis Ti'ejmilaJ. Il arrive même, dans la plu- part des cas, que des éléments rejetés vers l'intérieur par le cambium après la mutilation les premiers formés ne se différencient pas et gardent des membranes cellulosiques; la ligni- fication se produit seulement pour les membranes des cellules formant les rayons médullaires. Il en résulte que dans la région la plus interne du bois formé après la décortication existent, au- dessus de la plaie, des îlots de parenchyme à membranes non lig-nifiées. Il peut alors se présenter deux cas : chez le Populus Trei7tnla ces cellules à membranes cellulosiques sont persistantes et on peut les découvrir plus tard formant des îlots entre les rayons médullaires ; chez le Primus dojnestica et le Cerasus Padiis au contraire elles se détruisent et cette destruction entraîne la for- mation de grandes lacunes adossées au bois qui existait avant la décortication; quelques éléments parenchymateux restent sus- pendus aux parois de ces lacunes {Cerasiis PadiLs") et prolifèrent plus tard pour donner des chapelets de cellules pénétrant dans la cavité. Pour ce qui concerne le liber, les tubes criblés de nouvelle formation sont beaucoup plus courts que )es autres et beaucoup moins nombreux; dans la Vigne et le Chêne, par exemple, les deux couches libériennes se continuent dans les bourrelets et se soudent l'une à l'autre quand les deux lèvres de la plaie vien- nent à se rejoindre par l'exagéi^ation des bourrelets; on décou- vre alors dans cette sorte de pont, jeté sur la décortication, des tubes criblés courts, ne dépassant qu'à peine les dimensions des cellules parenchymateuses voisines et ne se reconnaissant qu'après l'emploi des réactifs colorants; leurs cribles sont isolés sur les parois transversales et non pas réunis en certain nombre sur des cloisons fortement obhques comme c'est le cas ordinaire pour la Vigne et le Chêne. H. Lecomte. — Dêcortlcation annulaire des arbres. 477 Corps figurés coiiteiiîis dans les tissus. — L'examen des corps fig-urés contenus dans les cellules au-dessus et au-dessous de la décortication fournit des résultats beaucoup plus intéres- sants que l'étude des bourrelets. Chez beaucoup d'espèces étudiées {Cî'ssus qiiînqjiefolia , Juglans regi'a, Vi'tis vmi/era, Cer astis Padus, Quercjis Robur, etc.), il existe une quantité considéra- ble de grains d'amidon dans l'écorce, le parenchyme libérien, les rayons médullaires et la région la plus extérieure de la moelle au-dessus de la mutilation ; les rég-ions correspondantes situées au-dessous en contiennent beaucoup moins ou même en sont presque complètement dépourvues (Vïù's viiit'fera, Cerasus Padiis , QîiercHS Robu7-^. Enfin il n'en existe plus aucune trace dans les rayons médullaires et dans la moelle au niveau de la section. De cette observation il serait peut-être permis de con- clure que la moelle et les rayons médullaires sont dépourvus de tout rôle conducteur dans le sens longitudinal. Enfin j'ai pu constater une production considérable de cris- taux d'oxalate de chaux dans le parenchyme libérien du Vitis vimfera, du Querciis Robur et d'autres espèces dont les deux bourrelets se rejoignent et se soudent, mais dont le liber nouveau ne renferme que des tubes criblés mal constitués et rares. 'Couclusions. De tous les faits que nous venons de signaler sommairement il résulte que la décortication annulaire d'une branche pourvue de feuilles a déterminé un certain nombre de manifestations fort importantes ; la tige, les feuilles et les fruits ont été, par le fait de cette mutilation, le siège d'un développement exagéré ; le liber s'est accru en plus forte proportion que les autres tissus et les corps figurés se trouvent en abondance accumulés dans les or- g-anes supérieurs à la section ; il n'est pas permis d'en douter, la décortication, en suspendant la migration vers le bas des sub- stances élaborées dans les organes verts, a eu pour ^premier résultat l'hypertrophie des parties supérieures et l'arrêt de dé- veloppement des organes situés au-dessous de la mutilation. Cette migration vers le bas, évidente dans le cas de nos ex- périences, est-elle une loi générale? Tous les matériaux élaborés dans les feuilles sont-ils fatalement destinés à entreprendre ce voyage descendant? Personne ne le pensera. Ces substances 278 JOURNAL Di: oOTANIQUF, doivent être évidemment transportées du lieu où elles se pro- duisent à celui oii elles seront utilisées. Pour les branches que nous avons étudiées les matériaux devaient suivre une marche descendante pour servir à l'accroissement de la tige en diamètre ; c'est ce que nous avons constaté. Mais quand les fruits se déve- loppent, quand les graines mûrissent en accumulant des quanti- tés considérables de matières de réserve, faut-il croire que ces substances se forment sur place? Evidemment non ; il existe des migrations ascendantes et descendantes, et la formation d'un bourrelet supérieur plus développé que le bourrelet inférieur aux lèvres d'une plaie ne peut être qu'une constatation locale ; la même expérience reproduite sur un pédoncule floral au mo- ment de la formation du fruit nous aurait probablement fourni un résultat tout différent. Mais si l'étude de ces bourrelets ne prouve pas la réalité de ce qu'on a appelé une « sève descendante » parcourant la zone ex- terne de la tig-e, il ne faudrait pas croire non plus que les quelques exceptions ou les bourrelets latéraux sig^nalés par M. Guinier puissent constituer une preuve contraire. Ce n'est pas seulement dans l'étude des formations extérieures qu'il convient de recher- cher les lois des phénomènes internes ; c'est par les recherches les plus intimes, c'est par l'étude attentive des éléments du liber dans diverses conditions et à des époques variables qu'il est pos- sible de se renseigner sur la nature et la marche des substances que conduit ce tissu, et nous pouvons dire en passant que cette étude nous a déjà permis de constater non pas une direction unique mais une multiplicité de chemins parcourus. Nous nous tiendrons pour satisfait si par les quelques obser- vations relatées dans cet article, montrant qu'une étude anato- mique même sommaire peut conduire à des résultats plus rigou- reux qu'une simple constatation extérieure, nous avons pu convaincre nos lecteurs que la formation des bourrelets n'est pas comme le pensent certains auteurs signalés plus haut le phénomène capital consécutif aux décortications. Ne ravissons pas aux bourrelets l'importance qu'ils peuvent avoir , mais gardons-nous de tirer de leur étude des conclusions formelles concernant la marche des matériaux à l'intérieur de la plante. (— «.j»«i**û--— > A. Fr.anchet. — Le genre Cyananthus. 279 LE GENRE CYANANTHUS (Fin) Par M. A. FRANCHET C ineaiiMS Hook. f. et Thomps.,yoï/r«. Linn. Soc., II, p. 20; F^or. of Brit. Ind. III, p. 434. E caudice crasso lig-noso radix valida ; multicaulis, caulibus 8-20 cent, basi squamulatis, decumbentibus, gracilibus, hispidis; folia parva (circiter 10-12 mill. longa, nunc minora), e basi plus minus attenuato-cuneata ovata vel ovato-subrhomboidea, fere sessilia, acuta vel obtusa, apice subtiliter repando-dentata, margine saepius revoluta ; flores breviter (i cent.) v^el brevissime pedunculati ; calyx cylindrico-campanulatus, ad tertiam partem usque dentatus, dentibus deltoideo-lanceolatis, acutis; corolla cœrulea, 18-25 cent, longa, ad faucem long-e inter lobos barbatam vix ampliata, ad médium usque fere 5-partita, lobis oblongis subacutis intus pilis frag-ilibus vestitis ; calyx fructiferus reticulato-nervosus basi parum inflatus ; capsula sparse pilosa apice attenuata calycem paulo excedens. a. trichocalyx. — Calyx sub anthesi pilis fuscis vel fulvis appressis dense vestitus, demum plus minus calvescens ; calyx fructifer elevato- reticulatus. Hab. — Sikkim, in regione alpina ad Lachen, Tunga et Yeumtong, ait. 3600-3900 m. (^Hook. et rhomps.,in Herb. Mus. Par.). p. leiocalyx. — Calyx etiam sub anthesi glaber vel glabrescens, pilis albidis tantum nunc ciliatus; calyx fructifer parum elevato-reticulatus. Planta viridis. Hab. — Yun-nan, in pratis regionis altissima; montis Tsang-chan, supra Tali, ait. 4000 m.; fl. 4 aug., fr. 25 sept. 1885 (Delav. n. 96 bis, in Hcrb. Mus. Par.). Le C. incanus établit la transition entre les espèces à calice non modifié après l'anthèse, et celles 'ciiez lesquelles cet organe devient plus ou moins rentlé-globuleux à la base sur le fruit. C niacrocîaîyx, sp. nov. E caudice crassissimo lignoso radix valida; multicaulis, caulibus 10- 20 cent, basi squamulatis sa;pius simplicibus, setulis albidis hispidis; folia densa, supra parce pilosa, infra setulis albidis appressis, fragiUimis, dense vestita, in petiolum marginatum attenuata, ovata, subintegra, margine arcte revoluta; flores subsessiles; calyx semipollicaris sub anthesi tubuloso- campanulatus, luteo-viridis, glabrescens, breviter (vix ad tertiam partem) dentatus, dentibus deltoideis rigide ciliatis; corolla cserulea vel lutescens, calyce subduplo longior, fere poUicaris, ad médium usque partita, intus ad faucem longissime barbatam sensim et parum ampliata, lobis oblongis ad faciem internam pilis fragillimis obsessis ; calyx fructiferus accretus, valde mutatus, e basi globosa ad apicem usque paulo attenuatus, elevato-reticu- latus, capsula conico-acuta vix brevior. 28o JOURNAL DE BOTANIQUE Hab . — Yun-nan, in pratis regionis alpina; montis Hee-chan-men, supra Lankong-, ait. 3500 m,; fl. 31 jull.; in monte, Koua-la-po, prope Hokin; fr. 26 aug-. 1884 (Delav. n. 96, in Herb. Mus. Par.). Diffère assez sensiblement du C. incarnes par ses tiges plus grosses, son calice plus grand, à dents très courtes, sensiblement modifié après l'anthèse. C. loMgîfloriis, sp. nov. E caudice crasso haud raro diviso, lignoso, radix valida; multicaulis; caules 15-25 cent., basi squamulati, decumbentes, simplices vel breviter ramosi, ramis sapius unilateralibus setulis e bulbo ortis hispidi; folia lan- ceolata, intégra, in petiolum brevem attenuata, intégra, marginibus revo- luta, supra glabra vel sparse setulosa, intus setulis albidis fragilibus dense vestita ; flores subsessiles ; calyx sub anthesi cylindraceus semipoUicaris vel paulo long-ior, bispidius. ad tertiam partem tantum dentatus, dentibus lan- ceolato-deltoideis, acuminatis; corolla cœrulea usque 45 mill. longa, ad médium fere partita, lobis oblongis erectis, intus ad faucem longe barbata, et ad lobos setulosa ; calyx fructiferus auctus, basi globosus, apice breviter attenuatus capsula conico-acuminata triente brevior Très belle espèce caractérisée surtout par ses grandes fleurs étroite- ment tubuleuses. C l>elavayî. — • C. Barbattis Franch., Bull. Soc. de Fr. XXXII, p. 9 (non Edgew.). E caudice crasso lignoso nunc diviso radix valida; multicaulis, caulibûs 10-20 cent., basi squamulatis, decumbentibus, pilosis, nunc simplicibus nunc sa^pius breviter ramosis ; folia longe petiolata, petiolo marginato, ciliato; limbus parvus 3-6 mill., ambitu suborbicularis, angulatus vel fere 5-lobus, supra glabrescens, subtus setulis albis dense vestitus; flores bre- viter pedicellati ; calyx etiam sub anthesi glabrescens, 7-8 mill. longus, vix ad tertiam partem usque dentatus, dentibus triangulari-lanceolatis, ciliatis; corolla csrulea subpoUicaris, nunc usque ad médium partita, lobis oblon- gis, intus ad faucem longe barbata et ad lobos setulosa: calyx fructiferus ampliatus, 12 mill. longus, e basi globosa breviter attenuatus, capsula conica acuta triente brevior. Hab. — Yun-nan, in pascuis regionis altissimae montis Hee-chan-men, ait. 3000-4000 m.; fl. 16 aug.; fr. 9 oct. 1884 (Delav. n. 137 et 9(3 ter in Herb. Mus. Par.). La forme des feuilles rappelle assez bien celles du Walhejibergîa kederacea; mais elles sont de consistance plus épaisse et leurs lobes sont d'ordinaire plus superficiels. Je n'ai pas cru devoir conserver à cette espèce la dénomination sous laquelle je l'avais publiée d'abord, non seulement parce qu'il existait déjà un C. barbatus Edgew, passé il est vrai à la synonymie, mais surtout parce qu'on connaît aujourd'hui des Cyanaiithus encore plus barbus à la gorge, et que dès lors ce nom, n'a pas de signification. A. Franchet. — Le genre Cy^inz-nûms. 281 C Hoolierî Clarke, Flor. of Brit. Ind. III, p. 435; Cyanantkns sp. n. 6, Hook. et Thomps., yi^wr». Lin. Soc.^ HiP- 21. E caudice tenui indurato radix gracillima ; pluricaulis ; caulibus 4-10 cent., basi squamulatis, gracilibus, prostratis, plus minus ramosis; folia undique setulosa late ovalia, apice subtiliter crenata, in petiolum breviter attenuata: flores parvi inter folia superiora cong-esta paulo majora sessiles vel brevis- sime pedimculati ; calyx dense hispidus3-4 mill. longus foliis floralibus fere occultus, ad médium usque lobatus; corolla circiter 10 mill. long^a, ca;rulea, vix ad médium usque dentata, intus ad faucem et ad lobos barbata ; calyx fructiferus parum auctus (vix 6 mill.); capsula-conico acuta calycem paulo superans. a. levicanlis. — Gaules et ramuli glabri vel g-labrescentes. Hab. — Nepaul or., ad Wallanchoon, ait. 3900 m. (Hook. f. etThomps., in Herb. Mus. Par.); Yun-nan, in pascuis montis Hee-chan-men, prope Hokin, usque ad cacumina, ait. 2500-3500 m.; fl. oct. 1884 (Delav. n. 141, in Herb. Mus. Par.). p. kispidiis. — In omnibus partibus valde hirsutus ; rami brevissimi. Hab. — In monte Hee-chan-men, cumpra;cedente. C'est la plus petite espèce du genre. MM. Hooker et Thompson, n'ont vu que des spécimens imparfaits de cette plante et c'est probable- ment pour cela qu'ils l'ont considérée comme annuelle ;, l'existence d'une souche sur laquelle on peut voir des cicatrices d'insertion de feuilles et même de rameaux et la présence de petites écailles à la base des tiges ne permet guère d'accorder seulement une année' d'existence au C Hooker i. C. inflatîas Hook. f. et Thomps., /(9«r;z. Lim. Soc. li, p. 21; FI07'. of Brit. Ind. III, p. 435. E radiée gracib" caulis 10-40 cent., unicus (\'el rarius 2-3), nunc ramosis- simus, nunc fere simplex, erectus plus minus pilosus;. folia petiolata, limbo late ovato vel suborbiculato, paucicrenato; calyx fioriterus 6 mill. longus, hispido-setosus, vix ad tertiam partem dentatus; corolla caerulea 15-20 mill. long-a, fere ad médium usque partita, lobis oblonyo-ovatis, intus et ad lobos barbata; calyx fructiferus valde inflatus, subg"lobosus superne brevissime attenuatus, elevato-reticulatus; capsula breviter conoideo calycem vix excedens. a. iemiis. — Caulis grracilis, glaber vel glabrescens. Hab. — Sikkim et Nepaul, in reg^ione alpina, ait. 3300 4500 m. (Hook. •f. et Thomps. in Herb., Mus. Par.); Bootau (Griff. n. 1171, Kewjdistrib. n. 3434, in Herb. Mus. Par.) ; Yun-nan in monte Tsang-chan, ait. 2500 m. supra Tali; fi. 26 sept. 1884 (Delav. n. 146, in Herb. Mus. T'ar.); in pratis humidis ad coUum Yen-tze-hay, supra Lankong-, ait, 3200 m. ; 17 sept. 1885 (Delav. in Herb. Mus. Par.). p. ru/us. — Robustus, usque bipedalis; ramosissimus ramis elongatis, undique pilis rufis valde hispidus. Hab. — Yun-nan, in locis cultis et secus vias in monte Hee-Ghan-men, prope Lankong- (Delav. n. 146, in Herb. Mus. Par.) «82 J(3UKNAL DK BOTANlt^UP, Plante très variable dans ses dimensions, toute velue ou presque glabre; c'est aussi celle ou le renflement du calice est le plusaccentué. Il est assez probable que cette espèce est annuelle ; quelques individus pluricaules peuvent néanmoins inspirer des doutes à cet égard. Les deux variétés du C. ivflatus signalées ici, pourraient facilement, être considérées comme des espèces distinctes, si Ton ne trouvait entre elles toute une série d'intermédiaires. LES CLADONIEES MAGELLANIQUES Par M. P. HARÎOT Les régions magellaniques (Détroit de Magellan, Terre de Feu et Malouines) présentent un assez grand nombre d'espèces et de variétés du genre Cladom'a. Les matériaux renfermés dans l'herbier du Muséum de Paris, provenant des expéditions déjà anciennes de la Coqtiïlle, de V AsU^olabe et de la Zélée , et ceux rapportés en 1883 par l'expédition de la Romanche nous ont permis d'énumérer vingt-deux espèces appartenant à ce genre difficile. Nous avons mis également à contribution les indications contenues dans le Flora of the antarh'c voyage de J.-D. Hooker. Sur les vingt-deux espèces que nous citons, deux sont abso- lument nouvelles, les Cl. flavescens et aipitlifera dont nous devons la description à la bienveillance de M. le D^ Wainio^ privat-docent à l'Uni^versité d'Helsingfors, qui s'occupe actuel- lement de la publication d'une monographie des Cladoiiiées\ quatre variétés sont également nouvelles. Parmi ces espèces, dix-neuf se retrouvent en Europe; des trois autres, l'une le Cl. aggregata Eschw. est très largement distribuée dans les rég-jons tropicales et dans toutes les parties de l'hémisphère sud; les deux autres. Cl. flavescens et cîipulifera.^ sont jusqu'ici spé- ciales à la Terre de Feu. CLADONIA HofiFm. I. Cladonia pyxidata Pries Z, ^. p. 216. — Nyl. Syn. Lich. p. 192. Port Famine (King) ; Port Gallant (Hombron et Jacquinot) ; Baie Bougainville (Commerson). Forma chlorophsea Flœrke. Punta Arenas! I'. Hakiot. — Les Cladon'iées magcZ/autçucs. 283 2. Cl. fimbriata Iloffm. F/, gerin. p. i_m. — Nyl. Syn. lÀch. p. 194. Malcniincs (d'Urvillc, llooUcr). Var. ustulata Taylor. Maloiiincs : Baie Uranic (Hookcr). Var. coniocrsea Nyl. loc. cit. — CL gracilis \ax . proboscidea Wallr. Malouinc's : \Mlliara Stanley (Lcchler Exsicc. n" 7S). 3. Cl. Boryana Del. inss. — Xyl. Syu. Licli. p. 196. Forma chlorophaeoides W'ainio mss. Terre de Feu (D"" llahn). 4. Cl. gracilis Iloffm. FI. gerin.\i. 119, — Nyl. Syn.Lich. p. 196. Malouiues (Ilooker). Var. chordalis Flœrke. Détroit de Magellan ! Var. elongata Achar. Punta Arenas (Lechler Exsicc. n° 98S). Var. macroceras Achar. Ile Dawson (Turn point)! — Terre de Feu (Ilahn, Ilyades). 5. Ci. verticillata Flœrkc Clad. p. 26. — Nyl. Syii. Lich. p. 197. Malouines (Hooker). 6. Cl. cornuta Fries L. E. p. 225. — Nyl, Syn. Lich. p. 198. Détroit de Magellan (Commerson). - • Punta Arenas (Lech- ler Exsicc. n° 988). — Ile Picton, Baie Orange, etc. ! — Maloui- nes (Lesson, Gaudichaud). Var. ramosa Delise. Port Famine (Jacquinot). 7. Cl. degenerans Floerke Clad. p. 41. — Nyl. Syfi. Lich.T^. 199. Malouines (Gaudichaud). 8. Cl. furcata Moffm. FI. germ. p. 115. — Nyl. Syn. Lich. p. 205. Malouines (Gaudichaud). — William Stanley (Lechler Exsicc. n" 782). Var. racemosa Floerke. Port l-'amine (jacquinot). Var farinacea Wainio in litl. — Cl . cenolea \. magellaitica Wainio in Herb. Mus. Far. Podetia 30-37 milliin. lon:.^a et 0,7-1,5 mil), crassa, pallidn-et albido- varieyala, parte superiore farinaceo-sorediata, parte infcriore continue corticata nudatiue aut parcius isidioso-sciuamulitera, sterilis. Détroit de .Ma:^«llan : Port Famine (XOyai^e «le V Astrolabe et de la Zélée n" 16, Jai (|uinot.) 284 JOURNAL DE BOTANIQUE 9. Cl. subfurcata (Nyl.) Wainio Adjum. ad Lichenogr. Lapp. Fenn. i (1881) p. 115. Baie Orange ! ; 10. Cl. cenotea Schœr. Spic. p. 85. — Nyl, Syn. Lich. p. 208. Var. corticata Wainio itiss. Punta Arenas! 11. Cl. squamosa Hoffm. FI. germ. p. 125. — Nyl. Syn. Ltch. p. 209. Ile Dawson (Turn point)! — Ile Hermite, Cap Horn (Hooker). Forma attenuata Hoffm. Détroit de Magellan ! 12. Cl. rangiferina Hoffm. FI. germ. p. 114. — Nyl. Syn. Lich. p. 211. . Détroit de Magellan (Commerson). — Punta Arenas (Lech- ler Exsicc. n" 994). — Port Gallant, Port Famine, Baie Saint- Nicolas, Baie Bougainville (Hombron et Jacquinot). Var. ramulis stramineis Flotow. William vStanley (Lechler Exsicc. n° 64.) 13. Cl. sylvatica Hoffm. FI. germ. p. 114. — Nyl. Syn. Lich. p. 212. Sud du Chili ; Terre de Feu ; Détroit de Magellan ; Maloui- nes . Une des espèces les plus abondantes principalement sous la ïorm.& py en o dada. Var. alpestris Schœrer. Avec le type (Hooker). — Punta Arenas (Lechler Exsicc. n" 1.013). Var. alpestris spumosa Flœrke. William Stanley (Lechler Exsicc. n" 64). Var. pycnoclada Persoon. Baie Bougainville (Commerson). — Ile Saddle, Baie Orange, Ile Horne! — Malouines (Gaudichaud). Var . laevigata Wainio ?nss. Mêlé au Cl. sylvatica à la Baie Orange ! Podetialongitudinecirciter 50-80, crassitudiae 1-1,5 "^^'^- pluries ramosa, rainis dichotomis aut parcius radiatis, radiis 3 aut raro 4, ramis superiori- bus numerosis, tenuibus, rectis aut pro parte nutantibus, axillis perviis aut clausis, ecorticata, ceraceo-semipcUucida, maculis parvis vel verrucis depresso-convexiusculis haud pellucidis sparsis ^onidia continentibus ornata, la;vigata, iiitidiuscula, haud distincte tomentosa, straminea, pro parte summis apicibus fuscescenti-obscuratis, h)'drate kalico non reagen- tia aut dilutissime lutescentia, sed addito hypochlorite calcico distincte p. Hariot. — Les Cladoniées magellaniques. 285 lutescentia. Apothecia ignota, Spermogonia subcylindrica aut doliiformia, fusca. Cum Cl. sylvatica in Terra Ig-nium legit P. Hariot. 14. Cl. uncialis Hoffra. FI. germ. p. 117. — Nyl. Syn. Lich. P-2I5. Port Famine (King). 15. Cl. aggregata Eschw. Brasil. p. 278. — Nyl. Syn. Lich. p. 215. Sud du Chili ; Terre de Feu ; Détroit de Magellan ! — Ma- louines (d'Urville, Gaudichaud, Hooker). Une des espèces les plus abondamment répandues. 16. Cl. cornucopioides Fries^fT-^^rtf. crzV. 3. p. 19. — Nyl. Syji. Lich. p. 220. Port Famine (Commerson, Jacquinot, Leguillou). — Ile Dawson (Turn point), Baie Orange! — Ile Hermite, Cap Horn (Hooker). — Malouines (Gaudichaud, Hooker). 17. Cl. deformis Hoffm. FI. germ. p. 120. — Nyl. Syn. Lich. p. 222. Ile Hermite, Cap Horn (Hooker). — Baie Orange! — Ma- louines (d'Urville, Hooker). 18. Cl. digitata Hoffm, FI. germ. p. 124. — Nyl. Syn. Lich. p. 222. Malouines (Gaudichaud). 19. Cl. bacillaris Ach. Syn. p. 266 sub Ceno/Jiyce. — Nyl. Syn. Lich. p. 22^. Détroit de Magellan ! Forme qui se rapproche du Cl. Flœr- keana. — Malouines (Hooker). Forma elegantior Wainio mss. Podetia vulg-o elong-ata, longitudine circiter 30-40 mill. aut rarius solum 20 mill., crassitudine circiter i mill., apicem versus demum sa;pe aliquaa- tum aut parce ramosa rami^que brevibus vel mediocribus, aut simplicia, apicibus obtusis, subalbida, hydrate kalico non reag-entia,squamis destituta, Lecta in Venezuela (Voyage de Funck et Schlim 1846, n. 588) et ad Promontorium Hornai (Expédition de la Romanche, Dr. Hahn.) 20. Cl. cupulifara Wainio n. sp. mss. Thallus primarius (horizontalis) squamis sat parvis. Podetia longitu- dine circiter 15-45 mill., crassitudine o, 7-4 mill., turbinata, scyphi- gera, scyphis angustis, margineque vulgo radicatis, vulgo repetito proliféra, tabulato infimo elongato, circiter 1.2-15 mill. alto, proli- ficationibus scyphigeris aut aliis rarius cornutis, sorediosa vel granuloso- sorediosa, granulis sorediorum circiter 0,030-0,065 mill.crassis, parte infe- riore verruculoso-granulosa aut subcontinue corticata, squamis destituta 286 JOURNAL DE BOTANIQUE aut parle inferiore parce squamosa, albida, hydrate kalico non reagentia, sed addito hy[X)r,hlorite calcico maculis sat dilute lutescentibus. Apothecia mediocria, circiter 1-3 mill. lata, suffulta, diu planiuscula, coccinea. vSpermog'onia in margine scyphorum sita, papillaiformia. Spe^ma- tia cylindrica, leviter curvata, long^itudine circiter 0,006-008 mill. In Terra Ignium legerunt Dr. Hahn et Hariot. Species est insignis, quae facie exteiMia a Cl. polydactyla Flœrke vix disting-ui potest. Ad Cl, bacillarem Nyl. se habet, sicut Cl. polydactyla ad Cl. macilentam Nyl. 21. Cl. polydactyla Flœrke Z>. 4. 195. —Nyl. Syn. Lich.'ç. 224. Forma tubseformis Mudd, Mon. Brit. Clad. (1H85) p. 32. Terre de Feu : Ile Piéton (Hariot et Hahn). Podetia subsimplicia, tubaeformia, scyphigera, hydrate kalico lutescen- tia. 22. Cl. flavescens Wainio sp. n. mss. l'hallus primarius (horizontalis) squamis mediocribus aut sat parvis cir- citer 2-4 mill. longis latisque, circiter 0,280 mill. crassis, lobatis crenatis- que, superne flavescentibus aut flavido-glaucescentibus, subtus subalbidis aut stramineis, hydrate kalico intense lutescentibus. Podetia longitudine 30-20 mill., crassitudine 0,7-1,5 mill., vulgo scyphigera aut nonnuUa ascypha, scyphis augustis, circiter 3-1,5 mill. latis, demum fere usque ad basin sorediosa, sorediis farinosis aut granulosis immixtis, squamis destituta sulphurea aut flavescentia, hydrate kalico primo lutescentia, dein fulves- centia. Apothecia apicibus pedicellorum vel prolificatiouum brevium affixa' suffulta, coccinea, mediocria. Spermatia cylindrica, curvata aut leviter curvata, longitudine 0,007-0,009 millim. Ad terrain humosaminPromontorio Hornse legerunt Dr.Hahn etHariot. A TRAVERS LES SOCIETES ET LES REVUES ACADEMIE DES SCIENCES Séance du 10 octobre. — M. P. Viala adresse une note sur le Wkite Rot ou Rot blanc [Coniothyrium Diplodiella) aux Etats-Unis d'Amérique. Le Coniothyriiim Diplodiella détermine sur les Vignes une maladie connue sous le nom de « Rot blanc ». Cette maladie a été observée pour la première fois en Italie. Signalée en France en 1885, elle y a pris une grande extension l'année suivante et a fait de nouveaux progrès en 1887. Le Rot blanc existe aussi en Amérique. Sa présence sur le territoire des Wiandottes, où des Vignes européennes n'ont jamais été introduites, semble prouver l'origine américaine de cette maladie. Par contre elle n'a pas été observée dans les Etats du Nord et de l'Est de l'Union, où les Vignes européennes sont fréquemment importées. Le White Rot n'a pas l'importance du Black Rot (Physalospora Bidwelliî) : ses dégâts atteignent au plus le cinquième de la récolte, et le Champignon ne se développe qu'exceptionnellement sur les baies. A travers les Sociétés et les Revues. 287 Séance du 17 octobre. — M. E. Ccsson offre à l'Académie le deuxième volume de son ouvrage intitulé Compendùim Florce AtlanticcV seù Expositio tnethodica plantartim omnium in Algeria necnon in regno Tuneta^to et imperio Marocano huciisque notarum ou Flore des états barbaresques, Algérie, Tunisie et Maroc. Ce volume renferme un supplément à la Notice, déjà publiée dans le premier volume, sur les voyages et les explor tions botaniques dont l'Algérie, la Tunisie et le Maroc ont été l'objet, et la description des familles, des genres et des espèces, des Renonculacées aux Crucifères inclusivement. Concurremment avec celles du Com^pendium., M. Cosson a poursuivi la rédac- tion et l'impression d'un Conspecitis qui en est l'abrégé, et d'un Catalogue rai- sonné de la flore de la Tunisie. Il a en outre fait paraître cinquante planches des Illnstrationes Flores A tlaittica^ représentant les espèces nouvelles, rares ou peu connues, et le nombre des planches, destinées à cet ouvrage, terminées mais encore inédites, est de 97. M. Maurice Hovelaque présente une communication sur la Strîtcture et valeur niorphologiqne des cordons souterrains Ue /'Utricularia montana. Un pied A'UtrictUaria montana se compose d'un axe vertical, très court, sou- terrain, qui porte des cordons horizontaux, hypogés, et des feuilles aériennes. Les cordons souterrains sont de grands filaments cylindriques, ramifiés, dont les plus grosses ramifications égalent en volume la branche support, les plus petites étant capillaires. Parfois ces ramifications sont presque opposées, et pla- cées symétriquement. Les cordons secondaires font avec la branche principale un angle presque droit; ils sont, eux aussi, horizontaux, et se ramitient de même. Les ramifications latérales, très grêles, filiformes, quel que soit leur ordre, se terminent par de très petites ascidies. Les cordons souterrains croissent à leur extrémité par un point de végétation sans pilorhize; leur accroissement interca- laire est très faible. Très souvent, vers la base des cordons principaux, se trouve un tubercule ovoïde. Au niveau où s'insère une paire de cordons secon- daires il naît fréquemment un bourgeon adventif sur la face supérieure des cor- dons principaux. Les cordons souterrains, insérés sur l'axe hypogé, sont mêlés, sans ordre, aux feuilles aériennes; ils sont abondants surtout à la partie infé- rieure de cet axe. Dans un travail récent, M. Schenk compare ces cordons souterrains aux tiges aquatiques de V Utricularia vulgaris.Qe sont, pour lui, des tiges à structure bila- térale, des sortes de rhizomes analogues aux stolons des Fraisiers. M. Hovelaque conclut au contraire de ses propres recherches qu'il faut homo- loguer ces organes à des feuilles réduites à leurs nervures. Les cordons souterrains des Utricularia NovaS-Zclandi^e , Hookeri, etc . , ont la même valeur morphologique que ceux de VUtr. inontana avec une structure plus simple. Séance du 24 octobre. — M. Trécul fait une communication sur les diverses manières d'être mixtes des feuilles de Crticifères qui appartiennent à ce type. M. B. Renault, qui a pu étudier sur des échantillons silicitiés provenant des gisements d'Autun la structure anatomique des organes auxquels correspondent les cicatrices des Syringodendron, conclut de ses observations que ces organes avaient une fonction secrétrice. 388 JOURNAL DE BOTANIQUE CHRONIQUE La session extraordinaire de cryptog-amie des Sociétés botanique et mycolo- gique de France a été ouverte le samedi 15 octobre, à 10 heures du matin, par M. de Seynes, président de la Société botanique. Il a été immédiatement procédé à l'installation du bureau nommé par accla- mation et composé de la manière suivante : M. Boudier, président; MM. Mougeot et RicHON, vice-présidents; MM. Patouii.lard, Louis Planchon, Rolland et Vuil- LBMiN, secrétaires. En outre, pour faire honneur aux savants mycologues anglais assistant à la réunion, deux d'entre eux, MM. Philips et Plowright ont été nom- més vice-présidents honoraires. Les travaux du Congrès ont duré huit jours. Le dimanche 16 a été consacré à l'exposition, qui, malgré la rigueur de l'année, a été rendue fort brillante par l'envoi d'un nombre considérable de Champignons qui occupaient deux salles de la Société d'Horticulture. Les murs étaient tapissés d'aquarelles, parmi lesquelles il convient de citer .celles de MM. Boudier et Richon, ainsi que de photographies. Un tableau à l'huile représentant le Polypo- rus giganteus était exposé par Madame Brongniart. Le lendemain, lundi, on visita la forêt de Carnelle et le mardi les bois d'Her- blay. Ces deux localités, d'ordinaire très riches, avaient malheureusement souffert de l'extrême sécheresse de l'année. Le mercredi, le Congrès, au nombre de 40 à 50 personnes, se transporta à Pierrefonds où l'on fut largement dédommagé des déceptions des jours précé- dents : en moins de trois heures, sous les hautes futaies qui bordent la route d^e Compiègne, on récolta près de trois cents espèces dans un état remarquable de fraîcheur, et parmi elles un grand nombre de raretés. Le lendemain, jeudi, les membres des deux Sociétés furent reçus à l'Ecole de Pharmacie par MM. Planchon et Marchand et au Muséum d'Histoire naturelle par MM. Bureau et Cornu. Le principal but de ces visites était l'examen, d'une part, des admirables spécimens de Champignons exécutés en plâtre par M. Barla, directeur du Musée de Nice, d'autre part, de la collection en cire des espèces de Bulliard. Le vendredi matin, on partit pour Fontainebleau, où, jusqu'au samedi soir et même au dimanche matin, on recueillit un grand nombre de Champignons très intéressants. Avant de se séparer, les membres de la Société mycologique ont adopté pour l'année prochaine, au mois de septembre, le principe d'une réunion extraordi- naire au Mont-Dore. En dehors des excursions mentionnées ci-dessus, plusieurs séances ont été tenues pendant la durée du Congrès, séances dans lesquelles diverses communi- cations ont été présentées par dès membres des deux Sociétés sur les Champi- gnons, les Algues et les Fougères. M. le docteur R. Caspary, professeur ordinaire de Botanique et Directeur du Jardin botanique de l'Université de Kœnigsberg, vient de mourir dans sa soixante- dixième année. Le Gérant : Louis Morot. rarls. - J Mersck, Imii., 22, pj. lj«ufert- rvocbc:rea«. 1" ANNEE N' j.) 15 NOVEMliKE 1HH7 «MAMMMAMAAMAAAAAMMMAMMMMMAMMMM^^V JOUHNÂL DE BOTANIQUE Directeur: M. Louis MOROT OLEINA ET PODOCAPSA DEUX GENRES NOUVEAUX DE l'oRURE DES ASCOMYCÈTES Par M. Ph. VAN TIEGHEM Le petit article qu'on va lire a été écrit au mois de février 1885, à la suite d'observations et de cultures dont les premières remontent à l'année 1877. Il fait partie d'un Mémoire sur le développement des Ascomycètes auquel je travaille depuis 1875 et dont j'ai publié, à di- verses reprises, quelques fragments. Les deux genres nouveaux qui en font l'objet offrent un double intérêt : ils comptent parmi les représen- tants les plus simples de l'ordre des Ascomycètes et forment leurs asques sans aucun phénomène qui puisse être interprété comme l'expres- sion d'une sexualité. OLEINA, gen. nov. Au cours de mes recherches sur la végétation dans l'huile, j'ai ren- contré à diverses reprises se développant dans Thuile d'olives l'un sur du cartilage frais, l'autre sur des fils de coton imbibés d'eau, deux petits Ascomycètes appartenant à un môme genre, voisin des Endo- ntyces^ et que je nommerai Oleiiia. Le thalle se compose de filaments étroits, cloisonnés et ramifiés, qui rampent à la surface du corps solide en projetant çà et là des branches rameuses dans l'huile où il baigne. Les articles étant plus ou moins for- tement renflés sous les cloisons, les filaments ont un aspect noueux (fig. I, iï), qu'on retrouve d'ailleurs dans plusieurs autres Ascomy- cètes, notamment chez V Aspergillus clavaius. Çà et là, surtout vers la fin des cultures, quand la croissance se ralentit par l'appauvrissement du milieu nutritif, certaines branches prennent des cloisons plus rap- prochées et les courtes cellules ainsi séparées se renflent tout en- tières en devenant ovoïdes ou sphériques (fig. I, <5). Ces cellules arron- dies sont quelquefois isolées, mais le plus souvent associées côte à côte en plus ou moins grand nombre en chapelets plus ou moins longs - elles se forment tantôt sur le trajet d'un filament, tantôt à l'extrémité d'une branche. Dans tous les cas, le protoplasme s'y accumule, la 20O JOURNAL DE BOTANIQUE membrane s'épaissit et, tandis que les autres portions du thalle se vident et peu à peu se résorbent, elles demeurent sans changement jusqu'au retour des conditions favorables. Transportées dans une goutte d'huile fraîche, elles forment un tube qui se cloisonne, se ramifie et s'accroît en un thalle nouveau. Ce sont donc des kystes, analogues à ceux qui se produisent dans des conditions analogues chez diverses Mucorinées (où on les appelle quelquefois des clilamydo&pores)^ et aussi chez plu- sieurs Ascomycètes, notamment dans certains Ch£Btoniium. Quand le thalle a acquis tout son développement, il produit des asques, disposés d'une manière différente dans les deux espèces : sur le trajet des filaments, qu'ils rendent encore plus noueux que d'ordinaire, dans VOleina nodosa, sur les côtés dans VOIeina lateralis. Fig. I. — a, filament rameux du thalle de VOleina nodosa avec ses nodosités; b, filament por- tant des kystes isolés ou en chapelet, intercalaires ou terminaux ; <:, filament portant des asques intercalaires; d, filament du thalle de VOleina lateralis, portant des asques laté- raux sessiles. Dans VOleina nodosa (fig. i, ^), on voit ça et là la portion renflée d'un article, située sous la cloison supérieure, s'accroître davantage, se remplir d'un protoplasme plus abondant, puis se séparer du reste de la cellule par une cloison basilaire. Il en résulte une grosse cellule sensi- blement sphérique, qui est un asque, et dans laquelle ne tardent pas à se former huit petites spores ovales et incolores, mesurant o"7m,oo6 sur o™/m,oo4. Le phénomène peut se produire à la fois dans toutes les cel- lules d'une branche, qui se trouve ainsi tout entière transformée en une série d'asques sphériques, séparés par des cellules cylindriques sté- riles; mais il peut aussi n'avoir lieu que sur certaines cellules, dispo- sées côte à côte ou même isolées. Les spores sont mises en liberté plus Ph. Van Tieghem. — Oleina et Podocapsa. 291 tard par une dissolution lente de la paroi de l'asque, et demeurent quel- que temps réunies par paquets de huit. Dans V Oleina lateralis (fig. i, ^), les renflements supérieurs des cel- lules ne se dilatent pas directement en asques, comme dans l'espèce précédente. Chacun d'eux pousse latéralement une petite protubérance, comme au début d'une branche végétative ; seulement cette protubé- rance s'allonge très peu, grossit, prend une forme sensiblement sphérique, se sépare par une cloison du renflement qui l'a produite et devient ainsi un asque latéral et sessile. Quand le phénomène se répète sur toutes les cellules d'une branche, les asques se trouvent de la sorte disposés en épi sur cette branche, mais on en trouve aussi qui ne se suivent qu'en petit nombre ou même qui sont tout-à-fait isolés, tout le reste de la branche demeurant stérile. L'asque produit, ici aussi, huit petites spores incolores, mais ces spores sont sphériques un peu apla- ties, et non pas ovales comme dans l'espèce précédente; elles mesurent environ o°Vm,oo5. Au point de vue du mode de formation des asques, on voit que les Oleina tiennent à la fois des Saccharomyces par VO. fiodosa, et des En- do my ces par VO, lateralis. J'ai trouvé V Oleina nodosa pour la première fois, au mois de dé- cembre 1881, sur un fragment de cartilage frais plongé dans l'huile d'olives. Je l'ai cultivé ensuite, à partir des kystes ou des spores, dans les mêmes conditions, soit en grand, soit sur porte-objet. Pour les cul- tures sur porte-objet, on coupe une fine rondelle de cartilage frais, sur laquelle on sème les spores ou les kystes ; on la plonge dans une ^outte d'huile d'olives, en couvrant le tout d'une lamelle de verre. Le thalle se développe d'abord sur le cartilage, puis tout autour de la rondelle dans l'huile, sans arriver cependant jusqu'aux bords de la lamelle. C'est sur les branches ramifiées dans l'huile que se produisent les asques. \J Oleina lateralis a été rencontré tout d'abord au mois de jan- vier 1882, sur une mèche de coton imbibée d'eau et plongée dans l'huile d'olives. Mais ensuite, il s'est laissé, tout aussi bien que l'espèce précédente, cultiver sur du cartilage frais, soit en grand, soit sur porte- objet, comme il vient d'être dit; il conserve, dans ces conditions, tous ses caractères propres. Il s'agit donc bien de deux espèces distinctes. Je n'ai pas réussi à cultiver ces deux plantes sur le cartilage frais simplement exposé à l'air. Les conditions spéciales que l'huile réalise comme milieu de culture, notamment la très faible pression de l'oxy- gène qu'elle renferme, paraissent indispensables à la végétation des Oleina. Contrairement à ce qu'on observe, comme on sait, pour le Saccharo- 292 JOURNAL DE BOTANIQUE myces oleî\ le thalle des Oleina, en se développant dans l'huile, ne Taltère pas. Le liquide conserve toute sa limpidité, même après, un temps très long ; il ne s'y dépose pas de cristaux d'acides gras. Les Oleina ne saponifient donc pas l'huile ; ils ne produisent pas cette dias4 tase spéciale, cette saponase dont la formation est si constante et l'ac- tion si rapide dans le Saccharo myces olei. Par cet exemple, auquel on pourrait en ajouter beaucoup d'autres, on voit que l'huile peut alimen- ter deux sortes de plantes, celles qui la saponifient et qui se nourrissent surtout de la glycérine qui résulte de cette saponification, comme le Saccharomyces olei^ et celles qui ne la saponifient pas et qui assimilent directement les corps gras neutres dont elle est composée, comme les Oleina. PODOCAPSA, ^^ c Fig. I. Section transversale du cylindre central (y compris l'endoderme) d'une racine latérale du Ccnirohpis fascicularis. — Fig. -■ Portion d'une coupe transversale de l'écorce d'une racine de VEriocaiiIon paragiiaycnse^ montrant les bras ajustés en réseau d(;s cellules qui forment les séries radiales. — Fig. 3. Section transversale du cylindre central (y compris l'endoderme) d'une racine latérale de VEriocauloji scptangulare. — Fig. 4. Portion d'une coupe transversale du cylindre central d'une racine latérale du Ltizitla Forstcri. — Fig. 5. Portion d'une coupe transversale du cylindre central de la racine latérale du Jziiiciis haïtiens, montrant un faisceau ligneux normal entre deux anormaux. internes ; neuf d'entre eux seulement touchent l'endoderme, les sept autres en sont séparés par une assise de péricycle (flg. 5). Une racine latérale de J. temiis a trente-huit faisceaux ligneux avec un cercle de gros vaisseaux autour d'une moelle ; dix-neut de ces faisceaux touchent l'endoderme, les dix-neuf autres en sont séparés par un péricycle d'une assise. Bien que, dans ces deux espèces^ les faisceaux ligneux se répartissent sensiblement par moitié dans les deux catégories, il n'y a pas cependant alternance régulière entre ceux qui touchent et ceux qui ne tou- 312 JOURNAL DE BOTANIQUE chent pas rendoderme. Dans les /. glanais ,. balticiLS et tennis^ les radicelles naissent, suivant les régions, tantôt en face des faisceaux libériens, tantôt en tace des faisceaux ligneux. L'anomalie se montre avec plus de constance dans les Liizida. Quelle que soit l'espèce étudiée (Ltizula iitaxima, L. campes- tris, L. Fo7'sierî\ L. nivea, L. albt'da), on voit les faisceaux ligneux, au nombre de dix à douze ordinairement, appuyer tous leur vaisseau externe contre l'endoderme (fig. 4). Partout aussi, les radicelles se forment en face des faisceaux libériens. La racine latérale des Disiichia est remarquable par ses poils radicaux, qui sont souvent rapprochés deux par deux et con- crescents dans leur région inférieure en forme d'Y, disposition qui se retrouve, mais moins prononcée, dans certains Pœpalan- thtts^ notamment dans le P. elongaUts et dans certains Juncus^ notamment dans le y. tennis. Dans la racine du Disiichia mus- coides, tous les faisceaux ligneux appuient leur vaisseau externe contre l'endoderme, et toutes les radicelles naissent en face des faisceaux libériens. Dans celle du Disiichia filamentosa et du D. inacrocarpa^ le péricycle se continue, au contraire, en dehors de tous les faisceaux ligneux ou du moins de la majorité d'entre eux, mais en s' amincissant beaucoup, de façon que le vaisseau externe n'est séparé de l'endodenne que par une très petite cellule. Aussi les radicelles y naissent-elles, comme dans la première espèce, en face des faisceaux libériens. Dans la racine latérale du Priojiittni Palmiita^ le péricycle est continu tout autour du cylindre central et passe sans s'amincir en dehors de tous les faisceaux ligneux ; de plus, il se compose de plusieurs assises, et l'on compte ordinairement deux ou trois .rangs de cellules entre le vaisseau externe et l'endoderme. Cette plante paraît donc exempte de l'anomalie qui frappe les autres Joncées ; toutefois, je n'ai pas pu y observer le mode d'insertion des radicelles. 4. Mayacées. — Sous une écorce lacuneuse et pourvue de cellules étoilées comme dans les Eriocaidon, le Mayaca Sello- wiana possède, suivant les racines latérales étudiées, deux, trois ou quatre faisceaux ligneux, formés chacun d'un seul vaisseau assez large directement en contact avec l'endoderme scléreux, réunis au centre par quelques cellules conjonctives. Les radi- celles y naissent vis-à-vis des faisceaux libériens. Ph. Van Tieghem. — Racine des Centrolcpidccs, clc. 313 5. Xyridées. — La racine \3i\.é.x?\ç. à.^% Xyn'is si(bnlata,,pla- tycaiilis et m'iagircnsi's a, sous une écorce lacuneuse et munie de cellules à bras, trois faisceaux ligneux, formés chacun d'un seul vaisseau assez large en contact avec l'endoderme scléreux, et unis au centre par des cellules conjonctives. La racine du X. gymnoptera a un vaisseau axile et cinq vaisseaux périphériques, tous en contact avec l'endoderme, celle du X. Selloiviana a un vaisseau axile et sept à huit vaisseaux périphériques touchant tous l'endoderme. La racine du X. capensis a un vaisseau axile et sept vaisseaux périphériques dont quatre seulement touchent l'endoderme ; les trois autres en sont séparés par un rang de très petites cellules péricycliques. Celle du X. caroHniana a un vais- seau axile et quatre vaisseaux périphériques dont deux seulement, diamétralement opposés, touchent l'endoderme; les deux autres en sont séparés par de petites cellules péricycliques. Enfin le X. lacïra a un vaisseau axile et huit vaisseaux périphériques, séparés tous de l'endoderme par un rang de très petites cellules péricycliques. Partout les radicelles naissent en face des faisceaux libériens, même quand le péricycle est continu, sans doute à cause de l'extrême petitesse des cellules supraligneuses. La racine latérale de V Abolboda Pœppigii a un vaisseau axile et cinq vaisseaux périphériques dont trois touchent l'endoderme scléreux, tandis que les deux autres en sont séparés par une assise de péricycle. Dansl'^. macrostachya^ les douze vaisseaux externes sont tous séparés de l'endoderme par une assise péri- cyclique. Les Xyridées offrent donc la même anomalie que les familles précédentes, avec des variations analogues suivant les genres et suivant les espèces dans un même genre. 6. Familles voisines. — A côté des Mayacées et des Xyri- dées, on range les Philydrées et les Rapatéées, que l'on considère quelquefois comme des tribus de la famille des Xyridacées. Or ces deux groupes diffèrent des deux précédents par la structure normale de leurs racines. Dans la racine des Philydrées {P/iily- druin laniiginosuin^ Pritzelia pyginœa)^ en effet, comme dans celle des Rapatéées {Rapatea gracilis et angustifolia, Spathan- thus tmilateralis)^ le péricycle est simple et continu tout autour du cylindre central. On classe souvent à côté des Joncées, en les regardant quel- 314 JOURNAL DE BOTANIQUE quefois comme tribus distinctes de la famille des Joncacées, les Xérotées et les Flag-ellariées. Il était intéressant- de savoir si ces plantes partagent l'anomalie des Joncées. J'ai étudié, à cet effet, la structure de la racine latérale et la formation des radicelles dans le Xerotes longifolïa, le Xanthorrhœa arborea et le Fla^el- laria t'ndïca. Partout le péricycle est normal, formé d'une seule assise qui passe, en conservant tous ses caractères, en dehors de tous les faisceaux ligneux. Partout aussi, toutes les radicelles naissent, suivant la règle, en face des faisceaux ligneux. Les Restiacées sont, comme on sait, classées dans le voisi- nage des Centrolépidées, des Eriocaulées et des Joncées ; on les regarde comme voisines surtout des Eriocaulées, auxquelles elles ressemblent notamment par leur albumen amylacé. Pour- tant l'étude anatomique de la racine de ces plantes montre qu'elles diffèrent à plusieurs égards des trois familles précéden- tes : notamment, elles n'en partagent pas l'anomalie. Partout, en effet, le péricycle y est continu tout autour du cylindre central, et passe, avec tous ses caractères, en dehors de tous les fais- ceaux ligneux. Il est d'ailleurs tantôt simple, formé d'une seule assise {Lepyrodïa scarïosa^ Anarthria Ixvis^ Leptocarpzis chi- lensis et cilim^is, Chseianthus leptocarpoides), tantôt double {Elegia détesta, Restio coniplanatus et amblyocoletis) , ou triple {Hypodïscîis Wildenowu, Lyginïa bar bâta), tantôt enfm très épais, composé de cinq ou six assises et parfois d'un plus grand nombre {Wildenowia Intimlis^ Thamnochortus frtUicostts) . Par- tout aussi, les radicelles seformenten face des faisceaux ligneux. Enfin, il y avait lieu aussi d'examiner sous ce rapport les Triglochinées, classées d'ordinaire dans le voisinage des Erio- caulées et des Joncées. L'étude anatomique de la racine de ces plantes ( Triglochi'n inaritïimLm et palustre, Tetroncnmi magel- lanfcîint, Schenchzeria palus tris, Lilcea subulatd) a montré que le péricycle y est partout normalement constitué, simple, mais continu tout autour du cylindre central. Les radicelles s'y forment aussi partout, suivant la règle, en face des faisceaux ligneux. L'anomalie de structure du péricycle et l'anomalie de posi- tion des radicelles qu'elle entraîne se trouvent donc, quant à présent, localisées dans sept familles de la classe des Monoco- p. VuiLLEMiN. — Stir une maladie des Cerisiers et des Pruniers. 315 tylédones, qui sont les Xyridées, les Mayacées, les Joncées, les Eriocaulées, les Centrolépidées, les Cypéracées et les Gra- minées. SUR UNE MALADIE DES CERISIERS ET DES PRUNIERS EN LORRAINE Par M. le D' Paul VUILLEMIN Les verg-ers de la Lorraine et des pays voisins ont été rava- gés dernièrement par une maladie parasitaire, dont les consé- quences n'ont heureusement pas justifié les craintes inspirées par les symptômes alarmants du début, mais qu'il importe néan- moins de connaître pour çn prévenir le retour ; car la récolte a été perdue en maintes localités et les arbres, tout en ayant repris presque partout le dessus, seraient vite épuisés si le Champig-non qui les a envahis cette année leur livrait de nouveaux assauts. Les Cerisiers, sauvages et cultivés^ ont été le plus sérieusement atteints ; les diverses espèces de Pruniers ont subi par places d'importants dégâts ; l'Abricotier, le Pêcher même n'ont pas toujours été épargnés. La floraison fut généralement superbe ; mais dès les premiers jours de mai les arbres commencent à languir. A la fin du même ' mois, la plupart des Cerisiers ont les feuilles couvertes de taches; les fruits se dessèchent. Dans les campagnes, on attri- buait le désastre à l'humidité de la saison, et plus particuliè- rement à une tempête de neige qui s'était abattue le 22 mai sur toute la contrée. Cependant l'examen des feuilles altérées indiquait nettement l'action d'un cryptogame ; et notre attention ayant été éveillée de bonne heure, nous avons pu suivre pas à pas l'évolution du parasite. L histoire n'en est pas encore achevée, et la fructifica- tion ascosporée, sur laquelle doit reposer la diagnose définitive, n'apparaîtra sans doute qu'au printemps prochain. Il nous paraît pourtant utile de livrer à la publicité nos premières observa- tions, afin que les agriculteurs aient quelques données positives sur la nature du fléau, et puissent diriger contre une cause con- nue un traitement rationnel, si la maladie doit faire une nou- velle explosion. 3i6 JOURNAL DE BOTANIQUE L'épiphytie de Lorraine ne doit pas être confondue avcQ une g-rave affection étudiée par M. Frank, et qui exerce ses ravages depuis plusieurs années dans l'Altenlande, au bord de l'Ëlbe. Dans cette dernière, le parasite, le Gnomonia erythrostoma, épuise rapidement les feuilles. Celles-ci, desséchées dès le mois de juin, passent l'hiver sur l'arbre, et les périthèces, développés au premier printemps, lancent leurs spores sur les feuilles nou- velles sortant du bourgeon. Notre Champignon, au contraire, localise son action sur des aires circulaires, et l'arbre se dépouille totalement en automne ou garde tout au plus les cerises desséchées dès le printemps. La maladie est caractérisée par des cercles mortifiés sur les feuilles et sur les fruits. L'arbre dépérit et ne peut dé- velopper ses fruits. L'humi- dité favorise l'envahissement du parasite, dont les progrès n'ont pu être enrayés, cette année, que par la chaleur et la sécheresse survenues à partir du mois de juin. Chaque tache est déterminée par un mycé- lium, issu d'une spore septée, appartenant à un appareil conidien nommé Coryneum Beije' rincki Oud. La spore se fixe, par les temps humides, à la face dorsale des feuilles jeunes et légèrement visqueuses, insinue son tube germinatif à travers la cuticule entre deux cellules épidermiques et gagne ainsi les méats sans pénétrer dans les éléments vivants. Les stomates ne sont pas généralement recher- chés par le mycélium. Aussi les taches siègent-elles aussi bien sur les grosses nervures ou sur les pétioles que dans les por- tions planes du limbe. Le mycélium s'étend peu, mais exerce son action toxique sur les cellules voisines. Les tissus de la feuille se dessèchent en cercle tout autour de la spore que l'on voit souvent au centre de la portion altérée. La lésion initiale est la coloration rouge que l'on perçoit tout d'abord à l'épiderme ventral. Plus tard la zone Fin-. I. p. VuiLLEMiN. — Siirime maladie des Cerisiers et des Pruniers. 317 mortifiée comprend un cercle couleur feuille morte, puis un an- neau brun à tissu moins aminci, et tout alentour une auréole rose à contours variables et qui peut même manquer. Quand les spores germent sur des points rapprochés, les cercles corres- pondants empiètent l'un sur l'autre, et la zone mortifiée prend des contours plus complexes. Les cercles desséchés ne pouvant suivre l'accroissement des limbes s'entourent bientôt d'une fente circulaire dont l'oricrine s'accompagne de phénomènes analogues à ceux qui préparent la chute automnale des feuilles ; ils peuvent rester fixés à la feuille par un point ou se détacher entièrement. Le limbe élimine donc les tissus altérés et paraît, sur les arbres profondément atteints, criblé de trous faits à l'emporte-pièce. Le reste de la feuille garde la couleur verte, si la branche qui la porte, si l'arbre entier ne périt pas, et elle ne tombe qu'en automne. Les orifices sont bordés d'un bourrelet particulièrement épais dans l'Abri- cotier. Ces bourrelets, dûs à l'inflammation des éléments irrités par la tache qui agit comme un corps étranger, sont d'abord blancs, mais ils prennent plus tard la couleur du liège. Les taches sont d'ordinaire plus allongées sur les pétioles que sur le limbe. Sur les cerises, la pulpe se dessèche et l'on distingue des disques noirâtres appliqués contre le noyau. Ces altérations sont bien moins graves que celles du limbe auxquelles est dû le dépérissement de l'arbre. Aussi examinerons - nous surtout l'évolution du parasite sur ce dernier. Le mycélium traverse l'épaisseur du limbe, s'insinue entre les cellules de l'épiderme ventral et, parvenu sous la cuticule, la soulève. Les filaments s'élargissent, se pelotonnent, se segmen- tent et constituent au centre de la tache un ou plusieurs amas de cellules polyédriques, par compression réciproque (fig. i, b\. Ensuite les cellules s'arrondissent, prennent une couleur brune et une coque résistante, ayant i y. d'épaisseur (fig. \^a). Ce sont alors des sortes de spores mesurant 8-147. et rappelant les fruits des Ustilaginées du genre ^;//y/É>//2^. A ce stade, d'ailleurs, le Coryneuni mène une existence semblable à celle de cette famille de parasites et l'analogie d'aspect trouve sa raison d'être dans une adaptation commune aux mêmes conditions biolo- giques. Les amas de cellules polyédriques ou arrondies donnent 3i8 JOURNAL DE BOTANIQUE Fig en germant l'appareil conidien caractéristique du Coryrieuin (fig. 2). Les filaments conidiophores s'unissent parfois par des ponts anastomotiques avant d'émettre les conidies. Celles-ci, à la maturité, sont transpa- rentes, d'un brun clair, munies d'une à six cloisons (trois le plus souvent), mesurant en moyenne 36 X 15. "• On obtient des appareils conidiophores bien plus com- plexes dans les cultures, en semant soit des amas de cel- lules, soit des spores septées dans un liquide nutritif ou sur des feuilles vivantes. Le développement est aussi vigoureux dans les deux cas, ce qui prouve que le parasitisme n'est pas nécessaire. Les tubes se ramifient abondamment, s'anastomosent entre eux et leurs branches ultimes se chargent de spores ayant tous les caractères de celles du Coryneum (fig. 3). Placés dans un liquide avec des fragments de feuilles, les filaments mycéliens se fixent à la tranche de ces der- niers et déterminent l'altération ca- ractéristique dans la zone circu- laire qui entoure le point de con- tact. Les feuilles intactes ne sont attaquées qu'à la condition d'être jeunes. Si leur consistance est co- riace, le Champignon ne s'en nour- rit qu'après un début de décompo- sition ; il se compose en sapro- phyte. Dans la profondeur des tissus et surtout sous l'épiderme dorsal, il se forme une croûte de cellules sombres, polyédriques, résis- tantes. C'est le stade Ftimago de M. Beijerinck. A ses dépens se développent des pycnides en outres mesurant en moyenne Fig- 3- p. VuiLLEMiN. — Siw une maladie des Cerisiers et des Pruniers. 319 150 ,£A de diamètre et émettant des stylospores elliptiques de 6 X 3. '',5, qui sortent comme un long ruban, dès qu'on les met dans l'eau. Les pycnides se montrent déjà à la fin de juin, avec les coussinets du Coryneitui ; mais leur abondance est plus g-rande en octobre et novembre. Elles apparaissent comme de nombreux points noirs, facilement visibles à la loupe sur le fond blanchâtre, un peu plombé, déterminé par le décollement de l'épiderme. Les pycnides sont plus abondantes à la face inférieure de la feuille. La page ventrale n'en est pas d'ailleurs entièrement privée. La découverte des pycnides fait supposer que l'ennemi de nos vergers est une Sphériacée voisine de celles auxquelles on a pu déjà rapporter d'autres Coryneum. Le Coryneum Beijeriiicki est considéré par M. Beijerinck comme l'agent de la production de la gomme chez les Cerisiers. Les altérations qu'il cause sur les feuilles et que nous avons étu- diées dans l'épiphitie de Lorraine, ne s'accompagnent pas ordi- nairement d'une exsudation de cette substance. L'extrême diffusion de cette espèce, qui se rencontre, paraît-il, constamment dans la gomme du Cerisier, doit nous tranquilliser plutôt que nous alarmer. Elle prouve, en effet, que des conditions extérieures tout exceptionnelles ont seules pu rendre si redoutable une plante notoirement inoffensive . Tout en rassurant les agriculteurs, nous croyons qu'ils doi- vent se tenir en éveil. Il sera bon de brûler les feuilles ; mais on ne peut songer à extirper un être capable de se plier aux condi- tions les plus variées, de vivre en saprophyte comme en parasite, sur le sol comme sur les arbres, et d'émettre à chaque saison d'innombrables corps reproducteurs. La défense de l'arbre sera plus utile que la poursuite de son ennemi. Si le printemps est humide, on pratiquera sur les Pruniers et les Cerisiers, aussitôt après la floraison, des irrigations analogues à celles que l'on dirige contre les parasites de la Vigne. Les branches basses sont les premières atteintes ; la maladie progresse de bas en haut et l'on a vu cette année de grands arbres parfaitement verts au sommet et couverts de fruits intacts, tandis que les rameaux intérieurs étaient gravement endommagés. Des aspersions ascen- dantes de sulfate de cuivre ou de bouillie bordelaise suffiront sans doute à enrayer le mal, s'il est combattu à temps. 380 • JOURNAL DE BOTANIQUE Il y a donc lieu d'espérer que la maladie des Cerisiers de Lorraine, que nous n'osons qualifier de nouvelle, car les méfaits du Coryiieum ont dû être déjà mis sur le compte des gelées tardives et de l'humidité, ne compromettra pas une culture qui constitue une des sources de richesses de notre pays. A TRAVERS LES SOCIÉTÉS ET LES REVUES ACADÉMIE DES SCIENCES Séance du 14 novembre. — MM. Berthelot et André, présentent une note Sur l'état de la potasse dans les plantes et dans le terreau, et sur leur dosage. Il résulte des recherches de ces auteurs que la potasse, dans une plante vi- vante, peut être distinguée sous trois formes : l'une facilement soluble dans l'eau et transmissible ]5ar circulation, diffusion, etc.; l'autre difficilement transmissible par l'eau pure, mais capable de devenir telle par l'action des acides; l'autre enfin plus résistante, mieux fixée dans les tissus et bien plus difficilement déplaçable. Quant au terreau sur lequel ont porté leurs expériences il avait été préparé exprès, dans des conditions d'origine bien définies et sans addition d'engrais ou d'ingrédients étrangers^ Ce terreau ne retenait pas la totalité de la potasse so- luble contenu dans les plantes dont il dérivait, une portion ayant été éliminée par l'action de la pluie; mais il en conservait une proportion très supérieure à celle que la terre proprement dite pouvait céder immédiatement à l'eau. Sous ce rapport, comme sous celui de la richesse en azote, c'est un véritable engrais com- plémentaire, à action rapide, intermédiaire entre les engrais minéraux et les engrais organiques proprement dits. CHRONIQUE Muséum d'Histoire naturelle de Paris. — M. Van Tieghem commencera son cours le samedi 3 décembre à 8 h. et demie du matin dans l'amphitéàtre de la galerie de Minéralogie, et le continuera les mardi et samedi à la même heure. Des leçons pratiques anront lieu en outre le jeudi à 9 h. au laboratoire de Botanique, rue de Buffon, 63. Le professeur traitera de la morphologie, de la physiologie et de la classifi- cation des Champignons, en insistant sur le développement des espèces vulgaires, utiles ou nuisibles. Laboratoire de Botaniqtie (or gano graphie et physiologie) dirigé par M. Van T'ieghem. — Le laboratoire d'enseignement sera ouvert tous les jours de 11 h. à 4 h., à partir du lundi 5 décembre. Le laboratoire de recherches est ouvert tous les jours de 8 h. du matin à 7 h. du soir^ pendant toute l'année. Laboratoire de Botanique {classifications et familles nattcrellà) dirigé pcer M. Bureau. — Ce laboratoire sera ouvert pour les travaux d'études et de recher- ches tous les jours, à partir du i" décembre, de 11 h. à 4 h. Pendant l'hiver des conférences pratiques ayant pour objet l'étude des familles qui ne seront pas traitées cette année dans le cours auront lieu chaque semaine, à partir du mardi 6 décembre, à i , h. de l'après-midi, au laboratoire de la rue de Buffon^ 63. Des travaux pratiques, correspondant aux sujets traités dans le cours, com- menceront au printemps. Le Gérant : Louis Morot, Parts. - J Mersdu uu(i.. U'2, pj. benrert- r.ocUuiL'ait. i'"- ANNEE N° 21 15 DÉCEMBRE 1887 *^Mf>0t0^0>0*f^/t0»tt0*ttf*f*f*fV*0*^*0V*^*0^f*^***^t*^m^*^^t^tt^^^*^^^^**^^^*^t^ JOURNAL DE BOTANIQUE Directeur: M. Louis IVIOROT PRINCIPAUX PROCEDES DE COLORATION DES BACTERIES (Suite et fin.) Par M. E. WASSERZUG. II. Doubles colorations. — Un certain nombre de Bactéries ne sont pas mises en évidence par le procédé général de colo- ration que nous avons indiqué : tels sont les Bacilles de la tuber- culose et de la lèpre. Il n'est pas sans intérêt de savoir comment est née lat méthode de double coloration qui a donné lieu à la découverte du Bacille de la tuberculose. Bien que, depuis les travaux de Vuillemin, il restât peu de doutes sur le caractère parasitaire de la tuberculose, l'ag-ent in- fectieux de cette maladie était encore inconnu. Un hasard amena M. Koch à traiter par une solution brune de vésuvine des prépa- rations colorées à l'aide du bleu de méthylène en solution légè- rement alcaline. En général les Bactéries prennent successive- ment la teinte des couleurs auxquelles on les soumet. Or, M. Koch fut frappé de voir que toutes les Bactéries contenues dans sa pré- paration ne se coloraient pas en brun et avaient gardé la teinte bleue primitive. Le Bacille de la tuberculose était trouvé. Les solutions alcalines sont seules capables, en effet, de colorer ces Bacilles ; les solutions neutres ou acides n'ont pas ce pouvoir, et l'action d'un acide qui est d'ordinaire un décolorant très actif n'en- lève pas la coloration des Bacilles tuberculeux. C'est cette résis- tance à l'action des acides (i) qui sert-de base à leur coloration. Parmi les nombreuses méthodes de coloration du Bacille tu- berculeux il faut citer comme la plus importante celle d'Ehrlich qui remplace la potasse par une base moins énergique, la phény- lamine (huile d'aniline). Après avoir desséché et passé à la flamme I. Cette résistance n'est pas indéfinie. On peut la faire naître chez toutes les Bactéries par un traitement préalable au tannin ou avec une matière grasse ; elle est normale chez quelques Bactéries seulement. 322 JOURNAL DR BOTANIQUE la préparation établie sur le couvre-objet, on la colore dans la solution anilinée ordinaire de fuchsine ou mieux de violet demé- thyle. On décolore rapidement par l'acide nitrique dilué au tiers ; on lave à l'alcool, et on colore le fond par le bleu de méthylène ou la vésuvine. On lave à l'eau et on monte au baume. La méthode des doubles colorations est encore précieuse quand on veut mettre en évidence les spores endog-ènes formées à l'intérieur de filaments bacillaires. On s'est contenté pendant longtemps d'observer les spores endogènes sans les colorer : leur réfringence, leur forme ovale suffisaient en général pour les distinguer. Mais on constate souvent dans le protoplasma cellu- laire des points réfringents tout à fait analogues, bien qu'ils n'aient rien de commun avec les spores proprement dites : de simples vacuoles ou, plus fréquemment, des gouttelettes grais- seuses amènent une confusion qu'il n'est pas toujours facile d'éviter. ^ Les procédés de simple coloration ne suffisent pas non plus à différencier les spores de ces dernières formations. Tout aussi bien que les spores les gouttelettes de graisse, par exemple, ne se laissent pas pénétrer par la matière colorante, et l'absence de coloration est un caractère qui ne permet pas d'établir d'une façon certaine l'existence des spores. . On remédie à ces inconvénients de deux façons : i" en obte- nant dans tous les cas la coloration des spores ; 2" en colorant différemment les spores et le protoplasma cellulaire. Pour arri- ver à ce double résultat on opère ainsi qu'il suit. La résistance des spores à la coloration étant due fort proba- blement à l'existence d'une membrane d'enveloppe plus ou moins épaisse, l'action de la chaleur permettra de surmonter cette ré- sistance vitale. On passera donc à plusieurs reprises dans la flamme la préparation desséchée comme nous l'avons vu précé- demment ; seulement dans ce cas l'action de la flamme doit être plus prolongée. On traitera ensuite par la solution à volume égal d'alcool et d'éther. Ces deux précautions préliminaires rendent à la fois la coloration plus facile et font disparaître les globules graisseux qui sont dissous par l'éther. On plonge ensuite la pré- paration dans une solution de bleu de méthylène qui colore éga- lement le protoplasma cellulaire et les spores endogènes. On traite après cela par quelques gouttes d'acide minéral qui déco- E. Wasserzug. — Pymcipaztx procédés de coloraiion des Bactéries. 323 lore rapidement le protoplasma et respecte les spores qui restent fortement colorées. Pour rendre la préparation plus nette on colorera à nouveau le protoplasma par un peu d'éosine, par exemple, et la préparation apparaîtra alors avec des Bacilles teints en rose dans lesquels se détacheront admirablement des points d'un bleu foncé qui ne seront autres que les spores endo- gènes. III. Coloration des tissus. — Nous passerons rapidement sur la coloration des tissus, qui intéresse surtout les histologistes et n'est employée que dans l'étude des Bactéries pathogènes. C'est surtout dans ce procédé que l'on fait constamment usage de la double coloration qui permet de distinguer les Bactéries noyées dans l'intérieur du tissu. On colore habituellement les Bactéries en bleu violet et les cellules en rose, ou inversement. Le tissu que l'on veut examiner est durci et plongé dans la paraffine d'après les procédés bien connus des histologistes. Les coupes faites au microtome et débarrassées de la paraffine sont plongées dans un bain colorant de violet de méthylène, par exemple^ qui colore également toute la préparation. Le traitement ultérieur dépend beaucoup des Bactéries auxquelles on a affaire, mais on se sert presque constamment d'une méthode de décoloration excellente due à Gram qui lui a donné son nom. Toutefois cette méthode ne peut être employée qu'avec des préparations colo- rées par des solutions à l'eau d'aniline. On mélange : Iode I gr. lodure de potassium 2 gr. Eau distillée 300 gr. Les coupes colorées fortement par le bain de violet de méthyle ou mieux de violet de gentiane sont lavées à l'eau distillée et placées pendant une minute ou deux dans la solution iodo-iodu- rée. La coupe prend une teinte violet-noiràtre. On la plonge en- suite dans l'alcool absolu jusqu'à décoloratiojt complète à l'œil nu. On lave et on monte dans le baume. On obtient ainsi du pre- mier coup une préparation parfaite dans laquelle les Bactéries sont colorées en bleu foncé et le tissu cellulaire en teinte légère d'un jaune clair. L'emploi de la méthode de Gram peut être recommandé dans le cas des simples Bactéries en suspension dans un liquide de 324 JOURNAL. DE BOTANIQUE culture. Mais les procédés que nous avons indiqués précédem- ment sont plus simples et donnent, dans ces cas particuliers, des préparation^ tout aussi probantes et plus nettes. HERBORISATIONS DANS LE DÉPARTEMENT DE LA MANCHE Par M. D. BOIS Ayant été plusieurs fois passer mes vacances à Granville, j'en ai profité pour herboriser un peu dans cette partie du littoral de la Manche qui est comprise entre Briqueville-les-Salines et la baie du Mont Saint-Michel, ainsi que dans quelques localités où, à mon grand regret, je n'ai pu que passer très rapidement et dont on trouvera les noms dans la liste des plantes que j'ai récoltées. Mes excursions ont toujours été faites pendant le mois de septembre, époque à laquelle beaucoup d'espèces ont disparu ; le nombre de celles que je pouvais recueillir était donc assez restreint : aussi, n'ai-je d'autre but en en publiant la liste, que de donner un aperçu de la végétation de la région que j'ai parcourue. La flore du département de la Manche est du reste assez bien connue et a été le sujet d'un certain nombre de publications (ij ; dans la partie que j'ai explorée, elle est composée presqu'exclusivement d'espèces silici- coles ; ce n'est que dans le voisinage des grèves que l'on trouve quelques plantes calcicoles qui s'y développent grâce aux galets et aux débris de coquilles qui leur fournissent le calcaire dont elles ont besoin. On sait que le climat du littoral de la Manche est très doux, que les hivers sont moins froids qu'à Paris et que les étés y sont moins chauds ] la température moyenne de l'année y est d'environ i degré plus élevée. La Vigne n'y trouve pas une somme de chaleur estivale suffisante pour y mûrir ses fruits, mais, par contre, une quantité de plantes qui exigent l'orangerie à Paris ou même à une distance relativement peu éloignée de la mer, y supportent parfaitemeni le plein air. (2). 1. De Gerville : Lz's^e des plantes croissant natzirellcmcnt dans le départe- ment de la Manche. 1827. Le Jolis : Plantes vascnlaires des environs de Cherbourg. 1860. Besnou et Bertrand Lachénée : Catalogue raisonné des plantes vasculaires de l'ari-ondissement de Cherbourg. 1861. L. Crié : Essai sur la végétation de l'archipel Chausey. 1877. Besnou : Flore de la Alanche. 1881. 2. J. Duprey : De la possibilité de cultiver a l'air libre, sous le climat de Cher- bourg, tm certain nombre de végétaux exotiqties (Bull. Soc. d'hort. de Cherbourg-, 1846). — Des végétaux exotiqzies cultivés a l'air libre sous le climat de Cherbourg (Id. 1848). De Ternisien : Notice sur quelques végétaux exotiques que l'on peut cultiver a l'air libre a Cherbourg (Congrès scientifique de France, 27° session, 1. 1, p. 270. 1861), D. Bois. — Herborisations dans le dépattemeni de la Manche. 325 Le Fig-uier y atteint de très is. Elude sur le ôenpe Laschia o TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS D'AUTEURS I. — Articles originaux . Belzung (E.). — Sur la naissance libre des grains d'amidon et leur transformation en grains de chlorophylle ou chloroam)lites. . 86, 97 Bois (D.). — Herboi-isations dans le département de la Manche. . . 324 — Sur quelques plantes rares des environs de Paris 143 Bonnet (Ed.). — Florule des îles Saint-Pierre et Miquelon. 180, 219, 234, 249, 260 BONNIER (Gaston). — La constitution des Lichens i BouDiER (E.). — Description de deux nouvelles espèces de Ptycho- gaster (avec une planche) 7 — La forêt de Carnelle au point de vue botanique 81 — Note sur le TremeÙa fimetaria Schum 330 — Note sur une nouvelle espèce d'Helvelle (avec une planche). . . . 218 BrunaUD (Paul). — Espèces et variétés nouvelles de Sphaîropsidées trouvées aux environs de Saintes 153 Camus (E.-G.). — Note sur les Anémones du type de V Anémone P.ul- satilla. (avec une planche) 204 Colomb (G.). — Sur la vrille des Cucurbitacées . 136, 150 CosTANTiN (J.). — Observations sur la flore du littoral. ... 5, 26, 41 DouLiOT (H.). — Étude des méristèmes terminaux 59 Duchartre (P.). — A propos de la décoloration du Lilas 91 Dufour (Léon). — Influence de la lumière sur les feuilles. . . . 177, 198 — Les récents travaux sur le tissu assimilateur des plantes. . . 49, 66 Flahault (Ch.). — Les herborisations aux environs de Mont- pellier 145, 209 Franchet (A.). — Le genre CyanantJius 241,257, 279 - — Notes de bibliographie botanique 171 — Plantes du A^oyage au golfe de Tadjourah recueillies par M. L. Faurot 117. 134 — Sur les Chôme à pétales appendiculés 17, 37 GOMONT (Maurice). — Un nouveau microscope d'herborisation. . . 123 Hariot (Paul). — Algues magellaniques nouvelles 55, 72 — Les Cladoniées magellaniques 282 — Note sur le genre Mastodia 231 Hérincq (F,). — Le Lilas blanc d'hiver, ou la décoloration du Lilas. 76 — Les Nepenthes et leur culture 13 Hy (abbé). — Remarques sur le genre ^Microchêete Thuret, à l'occa- sion d'une nouvelle espèce, M. striatula 193 Leclerc du Sablon (M.). — La Rose de Jéricho. ........ 61 Lecomte (H.). — Effets produits par la décortication annulaire des arbres • 266, 273 l< 338 Table alphabétique des noms d'auteurs. Le Monnier (G.). — Sur la valeur morpholog-ique de l'albumen chez les Ang-iospermes 140 Maury (Paul). — Sur les variations de structure des Vaccinium de France , 104, 115 MOROT (Louis). — Une promenade à Texposition d'horticulture. . . 1J5 Patouillard (N.). — Etude sur le g-enre Laschia Fr. (avec une planche) 225 — Note sur quelques Champignons de l'herbier du Muséum d'histoire naturelle de Paris i6q — Note sur quelques Champignons extra- européens J47 — PiychogaSter Lycopeydon nov. sp 113 RozE (E.). — Le mode de fécondation du Zannichellia palustris. . . 296 Vallot {].). — Florule du Panthéon 52 — Plantes recueillies par M. le comte de Chavagnac entre Fez et Oujdah (Maroc) 103 — Sur uûe période chaude survenue entre l'époque glaciaire et l'époque actuelle 16». Van Tieghem (Ph.). — Oleina et Podocapsa, deux genres nouveaux de Tordre des Ascomycètes 289 — Structure de la racine et disposition des radicelles dans les Cen- trolépidées, Eriocanlées, Joncées, Mayacées et Xyridées .... 305 — Sur les racines doubles et les bourgeons doubles des Phanéro- games. 19 VuiLLEMiN (Paul). — Sur une maladie des Cerisiers et Pruniers en Lorraine 315 — Sur Un nouveau genre d'Ascobolées 33 Wasserzug (Et.) . — Principaux procédés de coloration des Bacté- ries ■ 239, 122 — Sur quelques Champignons pathogènes 129 Winter (G.). — Diagnoses nouvelles de Sphériacées 270 II. — Comptes rendus. Beille. — De la limite altitudinale du Châtaignier sur les flancs O. et S. -O. du massif central de la. France 255 Berher (E.). — Statistique du département des Vosges : Phanéro- games, Musciuées, Lichens 186 Bleicher et Fliche. — Note sur la flore pliocène du Monte-Mario. 240 Berthelot et André. — Sur l'état de la potasse dans les plantes, le terreau et la terre végétale, et sur son dosage 303, 320 BONNIER (G.) et DE Layens. — Nouvelle flore des environs de Paris. 74 Chatin (A.). -^ Sur les plantes montagnardes parisiennes 47 — Une nouvelle espèce de Truffe 1 1 1 Clos.(D.). -— De la dimidiation des êtres et des organes dans le règne végétal. . , 272 Cornu (M.). — Sur une maladie des feuilles du Platane 188 COSSON (E.). Compendiitm Florx Ailaniicr 287 Table alpkabédqîLe des noms d'auteurs. 339 CUBONI (G.). — Bactéries et fragments (S^Oscillaria /t'««/j inclus dans des grrains de grêle 7c) Dangeard (P. -A.). Recherches sur les oroanismcs inférieurs. ... 45 — Sur Timportance du mode de nutrition au point de vue de la dis- tinction de? animaux et des végétaux 334 Dehérain (P.-P.). — Observations sur les assolements 253 DUCHARTRE (P.). — Sur une monstruosité de Rose 31 Fauvelle. — Lois de l'apparition de la vie sur la terre J72 Ferry de la Bellone (de). — Note sur Pétude techninue des Hy- pogées et des Tubéracées j^c^ Fliche. — Note pour servir à l'étude de la nervation. . .* 31 — Note sur la flore de l'étage rhétien aux environs de Nancy. . . 79 — Note sur une substitution ancienne d'essences forestières aux envi- rons de Nancy 32 — Sur la flore de divers tufs quaternaires du N.-O. de la France, . . 112 Foex et Ravaz. — Sur l'invasion du Coniothyrium Diplodiella çn 1887. 303 Guillaud. — Les zones botaniques du vS.-O. de la France 271 Hovelacque (Maurice). — Structure et valeur morphologique des cordons souterrains de XUtricularia niontana 287 ISTVANFFY et Johan-Olsen. — Sur les laticifères et les formations voi- sines chez les Champignons supérieurs 188 Lachmann (P.). — Sur l'origine des racines latérales dans les Fou- gères 208 Leclerc du Sablon. — Sur les suçoirs des Rhinanthées et des San- talacées. 334 Lecomte (H.). — Note sur le Mycorhiaa i6 LiGNIER (O.). — Observations sur la structure des Lécythidées. . . 254 Magnin (A.). — vSur quelques particularités remarquables de la flore de la chaîne jurassique 255 — Sur la végétation calcicule des gneiss et des schistes métamorphi- ques du L)'onnais et de la vallée du Rhône 272 Mangin (L.). — Rôle des stomates dans l'entrée et la sortie des gaz. 303 — Sur la diffusion des gaz à travers les surfaces cutinisées 157 Masclef (abbé). — Catalogue raisonné des plantes vasculaires du département du Pas-de-Calais 30 Mattirolo. — Sur le parasitisme des Truffes et la question des Mycoi'hisa 157 Maury (P.). — Observations sur le genre Chevaliera 254 — Anatomie comparée de quelques plantes caractéristiques du Sahara algérien -7^ Mer (Ei). — Sur la formation du bois gras 4''' — Sur la formation du bois rouge 47 Meyer (A.). — Sur la vraie nature de l'amylose de Naegeli 54 Millardet et Gayon. — L'action des composés cuivreux sur le dé- veloppement du Mildew 47 MOEBlUS. — Complément de recherclies sur les Eryngium ressem- blant à des Monocotylédones 94 ^to Table alphabétique des noms d'auteurs. Petit (L.). — DLsposition des faisceaux dans le pétiole 63 Peyrou. — Variations horaires de Faction chlorophyllienne 239 Poisson (J.)- — Note sur un genre nouveau de Celtidées ^56 POUCHET (G.). — La couleur des eaux de la mer et les pêches au filet fm ^ 271 Prillieux (Ed.). — Sur le mode de propagation du Mildew 47 — Sur l'importance du dépôt de rosée en agriculture 156 — Taches produites sur des feuilles de Cyclamen 94 Reinsch. — Un nouveau Vaucheria de la section des co^iculatce, avec un exemple de gynandrie chez les Vaucheria 175 Renault (B.). — Sur les stigmatorhlcoiues . 304 Sur Torganisation comparée des feuilles des Sigillaires et des Lé- pidodendrons 335 Saporta (de). — Sur quelques types de Fougères tertiaires nouvel- lement observées . m Thouvenin. — Notes sur la localisation du tannin 240 TrABUT (L.). — D'Oran à Mécheria 206 — Observations sur une cellule épidermique absorbante, sur le ré- seau radicifère et les bourgeons dormants chez THalfa 255 TrÉCUL. — Des rapports des laticifères avec le système fibrovascu- laire et de Tappareil aquitère des Calophyllum de M. J. Vesque. 15 — Laticifères et canaux sécréteurs. m Vallot (J.). — Influence chimique du sol sur la végétation des som- mets des Alpes 16 — Sur quelques plantes de Corse 63 Van Tieghfm (Ph.). — Disposition quadrisériée des bourgeons sur les racines binaires des Phanérogames 16 — Le réseau sus-endodermique de la racine 63, 157 — Sur la formation quadrisériée des radicelles dans les racines des Phanérogames 16 — Sur le second bois primaire de la racine 63 Van Tieghem et Douliot. — Observations sur l'origine des racines latérales et des radicelles chez les Monocotylédoncs 31 — Origine des radicelles et des racines latérales chez les Dicotylé- dones 94 Vesque. — Sur les canaux sécréteurs et l'appareil aquifère des Calor phyllum 47 Viala (P.). — Le TÏ^'^ (5/a«c aux Etats-Unis d'Amérique 286 ViviAND-Morel. — Gagea arvensis bulbifère 78 VuiLLEMiN (P.). — Note sur le Synccphalastrum nigricans 336 — Sur les homologies des Mousses 78 — Sur les organes excréteurs de quelques Phanérogames 63 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES (Le signe -)^ indique les comptes rendus.^ ^ Action chlorophyllienne (Variations horaires de T), par M. Peyrou. 239 Albumen chez les Angiospermes (Sur la valeur morphologique de V), par M. G. Le MoNNiER. ... 140 Amidon (Sur la naissance libre des grains d') et leur transformatif)n en grains de chlorophylle, par M. E. Belzung 86, 97 Algues magellaniques nouvelles, par M. P. Hariot 55, 72 •îjc Amylose (Sur la vraie nature de P) de Naegeli, par M. A. Meyer. 64. •îjc Anatomie comparée de quelques plantes caractéristiques du Sa- hara algérien par M. P, Maury , 1-2 Anémones (Note sur les) du type de X Anémone Pulsatilla, par M. E. G. Camus 204 Aponogeion distachyîis {Ç^AtMXÇL à.ç.V) 155 % Appareil aquifèredes Calop/tyllum^Suv Xq?. canaux sécréteurs et P), parM. Vesque 47 Appareil aquifère des Calopkyllum de M. J. Vesque (Des rapports des laticifères avec le système fibrovasculaire et de P), par M. Trècul. 15 Ascobolées (Sur un nouveau genre d'), par M. P. Vuillemin. ... 33 ■^ Assolements (Observations sur les), par M. Dehérain 253 ^^<9//« et le >S^/w'«/i> dans la Gironde (L^j 29 ■^ Bactéries et fragments à^ Oscillaria tennis inclus dans des grains de grêle, par M. G. Cuboni 7g Bibliographie botanique (Notes de), par M. A. Franchet 171 ^^ Bois gras (Sur la formation du), par M. Mer 48 ■^ Bois rougê (Sur la formation du), par M. Mer 47 Bourgeons doubles des Phanérogames (Sur les racines doubles et les), par M. Ph. Van TiEGHEM 19 4^ Catalogue raisonné des plantes vasculaires du département du Pas- de-Calais, par M. Tabbé Masclef 30 •^ Celtidées (Note sur un genre nouveau de), par M. J. PoiSSON . . 256 Champignons de Therbier du Muséum d'histoire naturelle de Paris (Note sur quelques), par M. N. Patouillard 169 Champignons extra-européens (Notes sur quelques), par M. N. Pa- touillard 247 Champignons pathogènes (Sur quelques), par M. E. Wasserzug. . 129 ■^ Châtaignier (De la limite altitudinaledu) sur les flancs O. et S. O. du massif central de la France, par M. Beille 255 •^ Chevaliera (^Observations sur le genre), par M. Maury 254 Cladoniées magellaniques (Les), par M. P. Hariot 282 Cleo me k pétales appendiculés (Sur les), par M. A. Franchet. 17, 37 342 Table alphabétique des tnattères. Coloration des Bactéries (Principaux procédés de), par M. Was- SERZUG ••,,,,. JOQ "X ~*^ ^ Compeudiujn Mor^ Af/ani/c^e, par M. K. COSSON 287 ■^ Coniothyrium Diplodiella en 1887 (Sur Tinvasion du), par MM. FoEX et Ravaz 303 ■^ Couleur des eaux de la mer (La) et les pêches au filet fin, par M. G. PoucHET 271 C:)'rt'«r7«/////j(Le g-enre), par M. A. Franchet 241,257 279 Décoloration du Lilas (A propos de la), par M. P. Duchartre. . . 91 Décoloration du Lilas (Le Lilas blanc d'hiver, ou la), par M. F. Hérincq 76 Décortication annulaire des arbres (Effets produits par la), par M. H. Lecomte 266, 273 Dessication des plantes (La) , 14 ■Jj^ Diffusion des g-az à travers les surfaces cutinisées (Sur la), par M. L. Mangin • 157 ^ Dimidiation des êtres et des organes dans le règne vég^étal (De la), par M..D. Clos ^ . •. ■. 272 ■^f Disposition quadrisériée des bourgeons sur les racines binaires des Phanérog-ames, par M. Ph. Van Tieghem 16 •Jjf Distinction des animaux et des végétaux (Sur Timportance du mode de nutrition au point de vue de la), par M. P. A. Dangeard. . , 334 % Ery7tgium ressemblant à des Monocotylédones (Complément de recherches sur les), par M. Moebius 94 % Etude technique des Hypogées et des Tubéracées (Note sur T), par M. DE Ferry de la Bellone 255 Exposition d'horticulture (Une promenade à P), par M. Louis MoROT 125 Fécondation du ZannichelliapaUcstris L. (Le mode de)*par M. E. RozE 296 ■^ P'iore de divers tufs quaternaires du nord-est de la France (Sur la), par M. Fliche 112 •^ Flore de la chaîne jurassique (Sur quelques particularités remar- quables de la), par M. A. Magnin 255 ^ Flore de l'étage rhétien aux environs de Nanc)^ (Note sur la), par M. Fliche 79 ^ Flore des environs de Paris (Nouvelle), par MM. G. Bonnier et DE Layens 74 Flore du littoral (Observations sur la), par M. J. Costantin . . 5,26 41 •^ F'iore pliocène du Monte-Mario (Note sur la), par MM. Bleicher et P'liche 240 Florule des îles vSaint-Pierre et Miquelon, par M. Ed. Bonnet 180, 219, 234, 249, 260 Florule du Panthéon par M. J, Vallot 52 Forêt de Carnelle au point de vue botanique (La), par M. E. Boudier. 81 ■^4 Formation quadrisériée des radicelles dans les racines binaires des Phanérogames (Sur la), par M. Ph. Van Tieghem 16 •;,v Fougères tertiaires nouvellement observées (Sur quelques types de), par M. DE Saporta m ^ Gagea avvensis bulbifère, par M. ViVlAND-MoREL 78 Table alphabétique des matières. 343 ^ Halfa (Observations sur une cellule épidermique absorbante, sur le réseau radicifère et les bourgeons dormants chezl'), par M. L. Trabut 255 Helvelle (Note sur une nouvelle espèce d'), par M. E. Boudier. . . 218 Herborisations aux environs de Montpellier (Les), par M. Ch. Fla- HAULT 145, 209 Herborisations dans le département de la Manche, par M, D. Bois. . 324 ■îjr Influence chimique du sol sur la végétation des sommets des Alpes, par M. J. VallOt 16 Influence de la lumière sur les feuilles, par M. Léon Dufour. . 177, 198 Isoetes (La récolte des) iio Jacinthe (La culture de la) 108 Laschia Fr. (Etude sur le genre), par M. N. Patouillard 225 •^ Laticifères et canaux sécréteurs, par M. Trécul m % Laticifères et les formations voisines. chez les Champignons supé- rieurs (Sur les), par MM. G. Istvanffy et O. Johan-Olsen .... 188 ^ Lécvthidées (Observations sur la structure des), par M. Lignier. 254 •5^ Lépidodendrons (Sur l'organisation comparée des feuilles des Si- gillaires et des), par M. B. Renault 335 Lichens (La constitution des), par M. Gaston Bonnier i Lilas (A propos de la décoloration du), par M. P. Duchartre. . . » 91 Lilas blanc d'hiver, ou la décoloration du Lilas (Le), par M. F. HÉ- rincq 76 ^ Lois de l'apparition de la vie sur la terre, par M. Fauvelle. . . 272 Maladie des Cerisiers et des Pruniers en Lorraine (vSur une), par M. P. VuiLLEMiN. 315 % Maladie des feuilles du Platane (Sur une), par M. Cornu 188 il/,tj/gaster Lycoperdou nov. sp., par M. N. Patouillard 113 Racines doubles et les bourgeons doubles des Phanérogames (Sur les), par M. Ph. Van Tieghem 19 •^ Racines latérales dans les Fougères (Sur Torigine des), par M. Lachmann 208 ■^ Réseau- sus-endodermique de la racine (Le), par M. Ph. Van Tieghem 63, 157 Rose de Jéricho (La), par M. Leclerc DU Sablon 61 •^ Rosée en agriculture (Sur l'importance du dépôt de), par M. Pril- LIEUX 156 •î^ Rot blanc aux États-Unis d'Amérique (Le), par M. P. ViALA. . . 286 •^ Second bois primaire de la racine (Sur le), par M. Ph. Van Tie- ghem 63 Session extraordinaire des Sociétés botanique et mycologique de France 288 •^ Sigillaires et des Lépidodendrons (Sur l'organisation comparée des feuilles des), par M. B. Renault 335 Société royale.de Botanique de Belgique (Le 25'' anniv.ersaire de la). 222 Sphairopsidées trouvées aux environs de Saintes (Espèces et variétés nouvelles de), par M. Paul Brun AUD 153 Sphériacées (Diagnoses nouvelles de), par M. G. Winter 270 •^ Statistique du départemen.t des Vosges : Phanérogames, Musci- nées, Lichens; par M. E. Berher 186 ■^ Stigmatorhizomes. (Sur les), par M. B. Renault 304 Table alphnbc ligue des malle res. y \T> •^ Stomates (Rôle des) dans Tentrée ou la sortie des gaz, par jVI. !^. Mangin ^03 Structure de la racine et disposition des radicelles dans les Centrolc- pidées, Eriocaulées, Joncées, Mayacées et Xyridces, par M. I'n. Van Tieghem 305 ■îjf Substitution ancienne d'essences forestières aux environs de Nancy (Note sur une), par M. Fliche 32 ■^ Suçoirs des, Rhinanthé(-s et des Santalacées (Sur les), par M. Le- clerc du Sablon 334. ■î^ Syncepkalaslrunt nigylcans (Note sur le), par M. VuiLLEMIN. . . 336 % Taches produites sur des feuilles de Cyclamen, par M. Prillieux . 94 ^j^ Tannin (^Note sur la localisation du), par M. Thouvenin J40 Tissu assimilateur des plantes (Les récents travaux sur le), par M. LÉON DUFOUR 40, 66 Traitement des graines par le sulfure de carbone 333 Tremella fimeiariaSchnm. (Note sur le), par M. E. BOUDIER. , . . 330 •^ Truffe (Une nouvelle espèce de), par M. A. Chatix 111 •^ Ulricularla montana (Structure et valeur morphologique des cor- dons souterrains de T), par M. Maurice Hovelacque ^87 Vaccinium de France(Sur les variations de structure des), par M. Paul Maury 104, 115 y^ Vaiicheria de la section des corniculaice (Un nouveau), avec un exemple de gynandrie chez les Faz^^/!^/-/rt, par M. Reinsch. . . 175 ^^ Végétation calcicole des gneiss et des schistes métamorphiques du Lyonnais et de la vallée du Rhône (Sur la), par M. Magnin. . . 272 Vrille des Cucurbitacées (Sur la), par M. G. Colomb 136, 150 vjç- Zones botaniques du S.-O. de la France (Les), par M. Guillaud. J71 TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS DE PLANTES t^Les noms des genres nouveatix sont imprimés en CAPITALES, ceux des espèces et variétés nouvelles en caractères gras.) Abies alba, 253. — A. balsamea, 153^ — A. Morinda, 153. — A. nigra, 253. — A. Pinsapo, 154. — Abolboda macrostachya, 313. — A, Pœppig-ii, 313. — Abricotier, 315, 317. — Abutilon muticum, 119. — ■ Acacia, 121. — A. tortilis, 63. — Acanthus mollis, 215, 216, 217. — Acer campestre, 155. — A. spicatum, 185. — Achillea Millefolium, 236. — A. odorata, 212. — Aciphylla squarrosa, 94, — Adansonia dig-itata, 165. — Adiantum sezan- nense, m. — Adoxa Moschatellina, 83. — -^Echmea, 254. — ^g-agropila, 56. — iEgilops ovata, 214, - — iEgopodium, 248. — ^Eluropus mucronatus, 136. — vErva javanica, 134. — ^. lanata, 134. — -(Esculus Hippocastanum, 154. — iEthionema Thomasianum, 255. — Agaricus melleus, 174. — Agro- pyrum junceum, 330. — Agrostis alba, var. vulg-aris, 53. — A. vulg-aris, 264. — Ailanthus glandulosa, 154. — Aira, 305. — A. csespitosa, 264. — A. flexuosa, 264. — Ajuga Chamaepitys, 83. — Alaterne, 212. — Alchemilla vulgaris. 27. — Alepyrum monogynum, 308. — Alisma natans, 329. — Al- liaria officinalis, 25. — AUium Chama^moly, 213, 217. — A. moschatum, 214. A. roseum, 213, 215. — A. siculum, 174. — A. ursinum, 84. — Alnus viri- dis, 253. — Aloe, 94. — Alopecurus, 306. — A. agrestis, 53. — A. praten- sis, 264. — Althaea hirsuta, 212. — Althenia, 296. — A. fdiformis, 43, 207, 299. — Alyssum calycinum, 26. — A. incanum, 187. — A. maritimum, 214. — Amanita ca-sarea, 85. — A. echinocephala, 85. — Amblyosporium um- bellatum, 16. — Ambrosia artemisiaefolia, 187. — A. tenuifolia, 217. — Ame- lanchier canadensis, var. oligocarpa, 221. • — Amomum Cardamomum, 87. — Ampélopsis quinquetolia, 154. — Amphisphaeria terricola Winter, 270. — Anagallis arvensis, 53. — A. tenella, 84, 328. — Anagyris fœtida, 213, 217. — Anaphalis marg-aritacea, 236. — Anarthria laevis, 314. — Anastatica hierochuntina, 61. — Ancyliste, 46. — Andrachne aspera, 135. — • Andro- meda polifolia, 239. — Andropogon, 306. — A. foveolatus, 136. — Andro- saceus, 229. — Anémone palmata, 104. — A. pensylvanica, 25. — A. Pulsa- tilla, 204. — Anthoxanthum odoratum, 27, 264. — Anthyllis Barba-Jovis, 215, 216, 217. — A. tetraphylla, 212. — Aphelia cyperoides, 308. — Aphyl- lanthes monspeliensis, 215, — Apium graveolens, 41, 327. — Aponogeton distachyus, 155. — Aposphaeria Abietis P. Brunaud, 153. — A. Cercidis Winter et P. Brunaud, 153. — ■ Aquilegia chrysantha, 222. — Arabis perto- liata, 52. — Aralia nudicaulis, 235. — Araucaria, 224. — A. imbricata, 325. — Arbousier, 325. — Archangelica Gmelini, 235. — Arctostaphylos alpina, 238. — A. Uva-ursi, 238. — Arenaria lateriflora, 185. — A. maritima, 27. — A. procumbens, 103. — Arethusa bulbosa, 261. — Aristida caerulescens, 136. — Aristolochia Kotschii, 134. — Armeria maritima, var. Linkii, 329. 348 Table alphabcliqne des noms de plantes. — Artcmisia campestris, 7. — A. g-allica, 26. — • A. Ht^rba-alba, 207. - A. maritima, 42. — A. vulgaris, 327. — Arundinaria, 306. — Asarum eu- ropaeum, 83. — Ascomyces, 295. — Ascophanus carneus, 331. — Aspafag-us acutifolius, 213, 214. — A. maritimus, 28. — Aspergillus clavatus, 289. — A. flavescens, 131. — A. fumigatus, 130, 131, 133. — A. g-laucus, 130, 131. A. nig-er, 130. — Asperula, 94. — A. odorata, 83. • — Asphodelus cerasifer, 213. — Aspidium aculeatum, 83. — A. Braunii, 187. — Asplenium Adian- tum-nigrum, 330. — A F'ilix-fœmina, 330. — A. lanceolatum, 330. — ■ A. marinum, 330. — A. Petrarcha;, 212, 213, 217. — A. Ruta muraria, 212, 330. — A. Trichomanes, 32, 212, 330. — Aster nemoralis, 236. — A. Ra- dula, 236. — A. salig-nus, 187. — A. Tripolium, 27,41,43,44,327.— A. umbellatus, 236. — Asterolinum stellatum, 213. — Astrag-alus bayonen- sis, 27. — A. sesameus, 215. — Atractilis diffusa, 103. — Atriplex crassi- folia, 329. — A. Halimus, 207, 329. — A. hastata, 229, 251. — A. maurita- nica, 207. — A. rosea, 28, 42. — Aucuba japonica, 155. — Auricularia, 225. — Avena, 305. — A. barbata, 214. — A. sativa, 53. — Avicennia officina- lis, 122. — Azolla, 29. Bacille, 321 — Bacillus Araylobacter, 157. — B. subtilis, 79. — Bacte- rium Termo, 79. — Balanites a;g-ytiaca, 120. — Bambusa, 306. — Barbarea patula, 187. — B. pra^cox, 184. — B. vulgaris, 184. — Barkhausia reco- g-nita, 187. — Bartonia verna, 250. — Bauhinia racemosa, 222, — • Bellis perennis, 53, 213. — Beta maritima, 28, 42, 329. — Betula Michauxi, 252. B. papyrifera, 253. — B. pumila, 252. - Bidens heterophylla, 63. — Biscu- tella laivig-ata, 215. — Blechnum Spicant, 330. — Bolet, 190, 192. — Boletus edulis, 86. — B. Satanas, 86. — Boltonia glastifolia, 178. — Bonleaii, 164. Brachypodium ramosum, 212, 214. — Brachytrichia Balani, 233. — Brassica Napus, 67. — B. oleracea, 336. — B. Râpa, 68. — Briza, 305. — Bromus, 305. — B. madritensis, 27. — Brunella alba, 103. — B. grandiflora, 82. — ■ B, vulgaris, 251. — Bryone, 140. — Buplevrum aristatum, 215. — B. falca- tum, 82. — Byssocaulon, 3. — B. niveum, 3. Cacalia repens, 94. — Cachrys la^vigata, 213, 217. — Cadaba longifolia, 118. — C. rotundifolia, 118. — Catpidium, 233. — Cakile maritima, 6, 28, 42, 326. — C. maritima, var. americana, 184. — Calamagrostis, 306. — Ca- lendula algeriensis, 207. — Calla palustris, 186. — Callitriche verna, 252. Calluna vulgaris, 328. — Calocera, 225. — Calophyllis atro-sanguinea P. Hariot, 73. — Calophyllum, 15, 47. — Calopogon pulchellus, 261. — Calo- thrix, 195. — Calotropis procera, 121. — (^altha palustris, 85. — Calyco- tome intermedia, 207. — Campanula Erinus, 215. — C. glomerata, 82. — C. mollis, 207. — C. patula, 187. — C. persicaefolia, 84. — C, nipunculoi- des, 84. — C. rotundifolia, 238. — C. Trachelium, 328. — Campanumœa, 241. — Cantharellus cibarius, 86. — Capparis, 17. — C. galeata, 119. — Capronia Juniperini, 31. — Capsella Bursa-pastoris, 184. — Cardamine amara, 81, 85. — C. hirsnta, 148, 187, 213. — Carduus nigrescens, 215. — C. tenuiflorus, 215. — Carex, 305, 306. — C. aperta, 263. — C. crinita, 264. — C. Davalliana, 223. — C. dioica, 223. — C. folliculata, 264. — C. Halleriana, 213. — C. intumescens, 264. — C. Linckii, 213. — C Mairii, 84. — C. maxima, 83. — C. pseudo-brizoides, 26. — C. vulpinoidea, 263. Table alphabétique des noms de plantes. 349 — Carlina acaulis, 1S7. — C. corymbosa, 215. — C. lanata, 214. — C. vul- g-aris, 328. — Carpinus Betulus, 274. — Carum verticillatum, 327. — Carya olivaeformis, 32. — Cassandra calyculata, 23g. — Cassia alata, 128. — C. lan- ceolata, 121. — C. obovata, 121. — C. pubescens, 121. — Castanea vesca, 274. — Catananche caerulea, 104. — Caulinia, 296. — Cedrnxylon, 128. — Centaurea, 96. — C. aspera, 27. — C. Berheri, 187. — C. Fnntanesi, 255. — C. Jacea, 187. — C. melitensis, 215. — C. Scabiosa, 83. — C. spharoce- phala, 255. — Centranthus ruber, 327. — Centrolepis fascicularis, 307, 311. — C. muscoides, 307. — C. tenuior, 308. — Cephalanthera grandiflora, 84. -^ Cephalotus, 94. — Ceramium Deslong-champsii, 73. — Ceramium Dozei P. Hariot, 72. — C. Hooperi, 73. — C. Lessonii, 73. — C. rubrum, 73. — Ccrastium obscurum, 213. — C. viscosum, 185. — Cerasus Padus, 269, 276, 277. — Cercis Siliquastrum, m, 153, 214. — Cerinthe aspera, 255. — C. g"j'mnandra, 255. — C. oranensis, 255. — Cc7'isier, 315, 319. — Ceterach offi- cinarum, 212, 330. — Chaitanthus leptocarpoides, 314. — Chaetomium, 290. — Chamomilla mixta, 27. — Charme, 275. — Châtaignier, 255, 273, 275. — Cheilanthes odora, 212. — Cheiranthus Cheiri, 326. — Chelone glabra, 250. — Chcnc, l'jb. — Chêne Kermès, 212. — Chêne-liège, 325. — Chêne vert, 209, 210, 212, 325. — Chenopodium maritimum, 28. — C. opulitolium, 251. — Chevali-îra g-igantea, 254. — Chiogenes hispidula, 238. — Chlora perfoliata, 84, 328. — Chloris, 306. — Chrysanthemum inodorum, 44. — C. inodorum, var. maritimum, 28. — C. Leucanthemum, 237. — C. maritimum, 44. — C. s -g-etum, 215, 327. — Chrysosplenium oppositifolium, 327. — Ciceudia iililormis, 328. — Cicer arietinum, 103, 104. — Circasa alpina, 234. — C. lutetiana, 178. — Cirsium acaule, 328. — C. arvense, 53, 237. — C. erio- phorum, 84. — C. lanceolatum, 53. — C. muticum, 237. — Cissus quiuque- tolia, 26g, 270, 274, 277. — Cistus albidus, 212. — C. monspeliensis, 212. — C. salviaifolius, 215. — Cladonia aggregaia, 285. — C. bacillaris, 285. — C. bacillaris, /. elegantior W'aiuio, 285. — C. Bor3aiîa,y". chloropha;oides, 283. — C. cenotea, var. corticata, 284. — C. cornucopioides, 2S5. — C. coruuta, 283. — C. cornuta, var. ramosa, 283. — Cladonia cupulifera Wainio, 285. — C. deformis, 285. — C. digitata, 285. — C. tîmbriata, 261. — C. fimbriata, var. coniocraa, 283, var. ustulata, 283. — Cladonia flavescens ^^'^ainio, 286. — C. furcata, 283. — C. furcata, var. farinacea Wainio, 283; var. racemosa, 283. — C. g-racilis, 283. — C. gracilis, var. chordalis, 2ii\ var. elongata, 283; var. macroccras, 283. — C. polydactyla, y. tuba;formis, 286. — C. pyxi- data, 282, — C. p)"xidata, f. chlorophaa, 282. — C. rangiferina, 284. — C. rang-iferina, var. ramulis stramineis, 284. — C. squamosa, 284. — C. squamosa,y. attenuata, 284. — ■ C. subfurca:a, 284. — C. sylvatica, 284. — C. sylvatica, var. alpestris, 284; var. alpestris spumosa, 284; var. laevigata Wainio, 284; var. pycnoclada, 284. — C. uncialis, 285. — C. verticillata. 283. — Cladophora membranacea, 56. — C. Zollingeri, 56. — Cladospo- rium, 223. — Claudopus, 190. — Clavaria, 225. — C. formosa, 86. — Cleome brachystyla, 18, 38, 39, 118. — C. chrysantha, 18, 38. — C. droserifolia, 18, 38, 39, 40. — C. g-laucescens, 18. — C. Noeana, 18, -i^^^ 3g. — Cleome ova- lifolia Franchet, 18, 38, 40. — C. oxypetala, 18. — C. papillosa, 18. — Cleome polytricha Franchet, 2^^.^ 41. — C. pruinosa, '^^^.^ 40. — C. quinquenervia, i8, 35" Table alphabétique des noms de planles. 3 116, 117, 328. — V. Oxycoccos, 105, 107, 116. — V. pennsylva- nicum, 238. — V. polyanthum, 117. — V. uliginosum, 105, 106, 116, 238. — V. Vitis-Ida^a, 105, 108, 116, 238. — Vaillantia muralis, 212. — Vaucheria, 157. — V. orthocarpa, 175. — Verbascum phlomoides, 187. — V. sinuatum, 26. — Veronica Andersoni, 153, 155. — V. hederaefolia, 213. — V. montana, 83. — V. scutellata, 328. — Véronique.^ 148. — Viburnum cassinoides, 236. — V. Opulus, 327. — Vicia ang-ustifolia, 53. — V. monanthos, 187. — V. sativa, 220. — Victoria reg-ia, 224. — Vigne^ 273, 275, 276, 286. — Vinca, 94. V. minor, 83. — Viola, 94. — V. blanda, 184. — V. cucullata, 184. — V. Muhlenbergii, 184. — V. sepincola, 212. — V. tricolor, 184. — ■ Vitis qua- drang-ularis, 119. — V. vinifera, 269, 270, 274, 277. Walhenbergia, 241, 257. — W. hederacea, 328. — Wildenowia humilis, 314. — Wistaria sinensis, 155. — Withania somnifera, 122. Xanthorrhaîa arborea, 314. — Xerotes longifolia, 314. — Xylaria digitata, 248. — Xylaria striata Patouillard, 247. — Xyris capensis, 313. — X. caroliniana, 313. — X. gymnoptera, 313. — X. lacira, 313. — X. nilagirensis, 313. — X. platycaulis, 313. — X. Sellowiana, 313. — X. subulata, 313. Zannichellia palustris, 296, 297. — Zea, 306. — Z. Mays, 307. — Zizyphus Lotus, 120, 207. — Z. Spina-Christi, 120. — Zostera, 296. — Z. marina, 329. — Zygophyllum Fabago, 217. — Z. simplex, 119. r'aris. -J Mersch, imp. i2 FI. Denfert Rocherpsu. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Actes de la Société linéenne de Bordeaux. 4' sér. t. IX. P. Brunaud Description des Ustilaginées trouvées dans les environs de Saintes et dans quelques autres localités de la Charente-Inférieure et de la Charente. Description des Urédinées trouvées dans les environs de Saintes et dans quelques autres localités de la Charente- Inférieure et de la Charente. De Chasteigner ... Le Gui sur le chêne dans le Loir-et-Cher et dans la Vienne. Bial de Bellerade . . Le Gui sur le chêne à Alaise en Franche-Comté. Motelày Compte rendu botanique de l'excursion trimestrielle faite le 26 avril 1885 à Villandraut et à Balizac. Clavaud . Sur la spontanéité du Pisunt arvense. Motelay IJEvax Cavanillii à Bords (Charente-Inférieure). ■ Deloynes Muscinées observées à l'excursion trimestrielle faite le 26 avril 1885 à Villandraut et à Balizac. Motelay Liste des plantes recueillies à l'Ile de Ré. Motelay Sur le Stratiotes aloides. Brochon \JEpilobiuni palustre à Ares. Clavaud Description de VHelœocharis ampkibia. Deloynes Sur le Sotcthbya tophacea. A propos de la circulation de la sève. Clavaud Sur un semis de cerisier. Deloynes Les Sphaignes de la Gironde. Bulletin de la Société des Sciences de Nancy (fasc. 19, 1886). Fliche Note pour servir à l'étude de la nervation. Note sur une substitution ancienne d'essences forestières aux environs de Nancy. D' P. Vuillemin . . . Sur les Homologies des Mousses. Fliche. . ... .|. . Note sur la flore de l'étage rhétien aux environs de Nancy. Annales agronomiques (janvier 1887). Porion et Dehérain . Cultures expérimentales de Wardrecques et de Blaringhem. Le Naturaliste (janvier 1887). D' Bonnet Florule d'El Araich (Maroc). G. Rouy Suites à la Flore de France de Grenier et Godron. Botanische Zeitung (45. Jahrgang, 1887). N° I. Fr. Hildebrand . . . Expérimente iiber die geschlechtliche Fortpflanzungsweise der Oxalisarten (Expériences sur la reproduction sexuée des Oxalis). Christ Abnorme Bildungen bei Géranium Robertianum L. (For- mations anomales chez le Géranium Robcrilanum L.) — 2 N" 2. Fr. Hildebrand . . . . Expérimente, etc.... (suite). H. Hoffmann .... Culturversuche ûber Variation (Essais de culture sur la variation). W. Pfeffer Bezugsquelle und Preis einigerApparate. (Renseignements sur le lieu de fabrication et le prix de quelques appa- reils.) Botanisches Centralblatt (Band XXIX, 1887). N» I. Steininger Beschreibung der europaeischen Arten des Genus Pedicu- laris (Description des espèces européennes du genre Pedicularis . — Suite.) Thomas Synchytrium cupulatum n. sp. N' 2. Benecke Ueber die Knœllchen an den Leguminosen-Wurzeln (Sur les petits tubercules qui se forment sur les racines des Légumineuses). Steininger Beschreibung, ^/«r.... (suite). N- 3. Steininger Beschreibung, etc., (suite). N" 4. Mac Leod Untersuchungen ûber die Befrûchtung der Blumen (Recher- ches sur la fructification). Steininger Beschreibung, etc.... (suite). Oesterreichische botanische Zeitschrift (XXXVII" année). N° I (janvier 1887). Ferdinand Hauck (Galerie des Botanistes autrichiens). Frenz Krasan .... Ueber die Ursachen der Haarbildung im Pflanzenreiche (Les causes de la production des poils dans le régne végétal). Ullepitsch Anémone Scherfelii. D' Hansgirg. .... Beitraege zur Kenntniss der Bergalgenflora Bœhmens (Contributions à la connaissance de la flore alguologique des montagnes de Bohême). Br. Blocki Zur Flora von Ostgalizien (LaFlore delà Galicieorientale). D' Ed. Formanck . . Beitrag zur Flora der Karpathen und des Hochgesenkes (Contribution à la flore des Karpathes). Cari Jetter • Spaetflora des Jahres 1886 (Flore tardive de 1886). P. Gabr. Strobl . . . Flora des Etna (Flore de l'Etna). B. Stein .....'.. Rudolf von Uechtritz. Notice nécrologique. N" 2 (février 1887). Hugo Zukal ..... Zur Frage « vom grûnfaulen Holze » (Sur la question du bois présentant la pourriture verte). Ullepitsch Alyssum perdurans. Frenz Krasan .... Ueber die Ursachen, ^/^r.... (suite). — 3 — t)*VincentiodeBorbas. Rkamni Hungarise. D' Hansgirg Beitrœg-e, ^/^.... (suite). D"" Ed. Formanck . . Teratolog-isches (Tératologie). A. Heimerl ..... Zur Flora von Pondichery (Flore de Pondichéry). P, Gabr. Strobl . . . Flora des Etna (suite). CORRESPONDANCE M. T. à C. — La fuchsine ammoniacale, destinée à la coloration des éléments lignifiés ou cutinisés se prépare de la manière suivante : On fait dissoudre quelques paillettes de fuchsine dans un peu d'alcool, puis on ajoute de l'ammoniaque jusqu'à décoloration. Pour s'en servir, on en verse dans un verre de montre ou un godet et on y place les coupes que Ton veut colorer (une minute d'immersion suffit); on les transporte ensuite dans un autre godet contenant de l'eau, distillée si c'est possible, et on les y laisse 3usqu''à l'apparition de la coloration rouge. M. H. M. à D. — Pour faire partie de la Société botanique, il faut être présenté par deux de ses membres et payer une cotisation annuelle de 30 francs. Vous pouvez vous adresser à M. Malinvaud, secrétaire géné- ral, 84, rue de Grenelle, à Paris. M. A. D. à V. — Vous trouverez ces renseignements dans la Flore de Loir-et-Cher, éditée à Blois, chez Contant, libraire, par M. A. Franchet. M. C. à N. 1- C. — Un supplément aux volumes I-IV du Sylloge Fungorum de Saccardo a paru le 31 décembre dernier à Padoue. M. L, R. à M. — L'édition abrégée du Botanische Practicum de Strasburger a été traduite en français, (Librairie Savy, ']i^ boulevard Saint-Germain, à Paris. DEMANDES M. M. V. désirerait savoir où il pourrait se procurer des exemplaires frais de Lycopodiunt. M. Flahault, professeur de botanique à la Faculté des Sciences de Montpellier s'occupe en ce moment de constituer dans cette ville un her- bier de la région méditerranéenne. Il fait appel à ce sujet au concours de tous les botanistes dans une circulaire d'où nous extrayons ce qui suit : « La création d'un herbier spécial des flores méridionales sur la partie de notre territoire qui a été l'objet des premières études relatives à la flore méditerranéenne, qui paraît avoir été le mieux explorée, et tout près des localités rendues classiques par les travaux de Linné, de ses collabo- rateurs et de ses successeurs, aurait l'avantage de fournir des termes de comparaison de plus en plus étendus sur une région intéressante entre — 4 — toutes et des matériaux d'étude d'une valeur inappréciable pour tous les botanistes qui s'occupent du bassin de la "Méditerranée. « Plusieurs maîtres éminents m'ont encouragé à réaliser ce projet et m'ont promis leur concoiir? actif. Je prends la liberté de vous demander le vôtre; j'espère que vous voudrez bien m'aider à doter notre Faculté des Sciences d'un herbier méditerranéen, en disposant en sa faveur d'échan- tillons des plantes qui font l'objet de vos études. « Toutes les espèces qui croissent dans la rég-ion seront reçues avec reconnaissance; des exemplaires des espèces décrites par les donateurs auront pour nous une valeur exceptionnelle, surtout s'ils veulent bien y joindre la mention des ouvrages dans lesquels ils auront décrit les plantes qu'ils voudront bien nous offrir. « l'espère pouvoir un jour joindre à l'herbier les principaux ouvrages publiés sur la flore de la Méditerranée ; tous ceux que vous auriez la bonté de nous offrir à cette intention y auraient dès à présent leur place, « Il n'est pas inutile de fixer les limites que nous attribuons à la région méditerranéenne. Nous l'entendons, sauf une très légère modification, au sens large admis par M. Drude dans un remarquable mémoire publié en 1884 {^Die Florenreiche der Erde^ in Petermann's Mitteilungen, avec 3 cartes). L'auteur considère cette région comme intermédiaire entre l'Europe moyenne et les forêts subtropicales de l'Asie et de l'Afrique. Il la divise en quatre domaines : celui qui nous intéresse avant tout comprend toute l'Espagne et le Portugal, la région de l'Olivier en France, toute l'Italie, les côtes de la Dalmatie, la presqu'île des Balkans et la Grèce, la Crimée et les bords méridionaux de la mer Noire, les côtes de l'Anatolie, de la Syrie et de l'Egypte, la Tripolitaine, l'Algérie et le Maroc. Le S.-(). de l'Asie, avec le Caucase et les rives méridionales de la mer Caspienne comme limites au nord, le nord de l'Arabie, le Sahara, Madère, les Açorés et les Canaries forment les trois autres domaines de la région méditerra- néenne. « En France, nous nous bornons essentiellement aux pays où l'on cul- tive l'Olivier; pourtant, comme bien des espèces réputées méditerra- néennes dépassent plus ou moins les limites de cet arbre, que, d'autre part, la flore des territoires voisins donne lieu à des recherches intéres- santes sur différentes questions, nous comprendrons dans l'herbier la flore des AlbèVes, des Pyrénées orientales, des Corbières, de la Montagne Noire, du Rouergue, du Gévaudan, des Cévennes, du Vivarais et de la partie méridionale des Alpes. « A toutes les personnes qui voudront bien nous aider à continuer l'œuvre collective et impersonnelle de nos devanciers, nous offrons en' échange de laurs dons les plantes méditerranéennes françaises qui les inté- resseraient; nous tiendrons note de toutes les demandes, avec le vif désir de leur donner satisfaction à bref délai et dans la mesure du possible. « Nous serons reconnaissants de tous les envois qui nous seront adres- sés dès maintenant, et je vous prie d'agréer, par avance, l'expression personnelle de ma vive gratitude. » BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Revue mycologique (n° 33. — Janvier 1887). E. Boudier Développement gémellaire du Fkallus impu- dicus. C. Roumeguère Les « Champig-nons de Delil^ ». Fungi gallici exsiccati (cent. LX°).' Notes et diagnoses. Cas nouveau de tératologie myco- logique. Récents accidents causés àToulouse par l'emploi de l'Oronge blanche. D"' L. Planchon. ........ Observations sur ces accidents. E. Rostrup Recherches sur le genre Rhizoctonia. P. A. Karsten Champignons nouveaux de Finlande et de France. Abbé Dulac c , ChampignonphosphorescentduPaturin després. Ed. Heckel Traitement curatif et préventif de la morue rouge ». P. Brunaud Supplément à la liste des Sphéroidéesjet Aga- ricinées chromospores des environs de Saintes. Ed. Prillieux Le Rot (Rapport à M. le Ministre de l'agriculture). W. Farlow Projection du sporange du Pilobolns. C. T. Morner Pouvoir nutritif des Champignons comestibles. C. R. et G. Winter Champignons parasites des Eucalyptus. D' René Ferry Espèces acicoles et espèces foliicoles. Bulletin mensuel de la Société linnéenne de Paris (n" 79, 80, 81). H. Bâillon Le nouveau genre Marcellia. E. Bescherelle etC. Massalongo. llepaticx novie aincricaine-australes. L. Pierre. . , Sur le genre Zollingeria. Sur le genre Suringaria. H. Bâillon. Les affinités multiples des Gtiilleininea. Le meilleur remède du Mildew. Les fleurs femelles et les fruits des Arroches. Remarques sur l'organisation et les affinités des Podostémonacées. Revue de Botanique (février 1887). Gandin , Excursions botaniques autour de Fontenay-le- Comte. Feuillaubois L'anguillule du blé. Archives des sciences physiques et naturelles de Genève (t. XVII, n° I, 15 janvier 1887). Alph. de Candolle Sur l'origine botanique de quelques plantes cultivées et sur les causes probables de l'ex- tinction des espèces. — 6 — Nuovo Giornale botanico italiano (V. XIX, n" i, 3 janvier 1887). A. PiAione Ulteriori osservazioni intorno agli animali fico- fagi ed alla disseminazione délie alg;he (Com- plément d'observations sur les animaux phy- cophages et la dissémination des algues). F. Tassi Dell'anestesiae deir avvelenamento nei vegetali (De Tanesthésie et de l'empoisonnement chez les végétaux). L, Nicotra. . El Jinenti statistici délia flora siciliana (Éléments statistiques de la flore sicilienne). — • Suite. Annuario del R. Istituto botanico di Roma (IP année). P. Baccarini f'ontribuzione allô studio dei colori nei vegetali (Contributions à l'étude de la coloration dans les végétaux). R. Pirotta Contribuzione ail' anatomia comparata délia fo- glia. — I. Oléacee (Contributions à Fanatomie comparée de la feuille. — I. Oléacées). R. Pirotta et L. Marcatili. . . . Sui rapporti tra i vasi laticiferi ed il sistema assimilatore nelle plante (Rapports des lati- Cifères avec le système assimilateur dans les plantes). E. Martel Sulla struttura e sviluppo del frutto dell' Ana- gyi'is Jœtida (Sur la structure et le 'développe- ment du fruit de XAnagyris/œUda). R. Pirotta Sugli sferocristalli del Pitkecoctenmm clemati- deum (Sur les sphérocristaux du Pithecocte- nium clematideîinî) . A. Baldini Di alcune particolari escrescenze del fusto del Latirtis nobilis (De quelques excroissances particulières de la tige du Latents nobilis). F. Stephani Di una nuova specie di Plagiochila (Une nou- velle espèce de Plagiochila). C. Massalongo Repertorio délia Epaticologia Italica (Catalogue des Hépatiques italiennes). The Journal oi Botany (vol. XXV). Janvier 1887. F. B. Forbes . Henry Fletcher Hance. H. F. Hance Spicilegia Florae Sinensis : Diagnoses of new, and habitats of rare or hitherto unrecorded, Chinese Plants (Diagnoses de plantes de Chine nouvelles, habitat de plantes rares ou non encore signalées). John Benbow Notes on the Flora of Midlesex (Notes sur la flore de Midlesex). C. Babington Supplément to Notes on ^z/3/ (Supplément à la Note sur les Rubus). J. G. Baker Mr. J. J. Cooper's Costa Rica Ferns (Fougères de Costa Rica de M. J. J. Cooper). J.B. deToni et D"^ P. Voglino . . Notesonnomenclature(Notesurlanomenclature). - 7 — Février 1887. Richard Spruce JLejeunea Holtîî, a new Hepatîc from Killamey (Lcj'cîinea Holiii, Hépatique nouvelle de Kil- larney). Rév. W. H. Purchas A List of Plants observed in S. Derbyshire (Liste des plantes observées dans le Derbyshire méridional). Henry Boswell . Jamaica Mosses and Hepaticae (Mousses et Hépatiques de la Jamaïque). J. G. Baker A ne>v Polypodmni from Jamaica (Polypodium nouveau de la Jamaïque). J. G. Baker Synopsis of Tillandsieée (Synopsis des 7/7- landsiées). Botanisches Centralblatt (Band XXIX, 1887). N"" 5, 6 et 7. Mac Leod Untersuchungen ûber die Befruchtung- der Blu- men (Recherches sur la fructification). — vSuite. Steininger. Beschreibung; der europseischen Arten des Genus Pedicularis (Description des espèces euro- péennes du genre Pedicularis). Botanische Zeitung (45. Jahrgang-, 1887). N"3. Fr. Hildebrand Expérimente ûber die geschlechtliche Fortpflan- zungsweise der Oxalisarten (Expériences sur la reproduction sexuée des Oxalis). — Suite. H. Hoflfmann, . Culturversuche ùber Variation (Essais de cul- ture sur la variation). — Suite. N" 4, S, 6. J. Wortmann . . Ueber die rotirenden Bewegungen der Ranken (Sur les mouvements de rotation des vrilles). H. Hoffmann Culturversuche, etc.... (suite). CORRESPONDANCE Nous avons déjà reçu de nos abonnés un grand nombre de lettres qui sont pour nous un précieux encourag-ement dans la tâche que nous avons entreprise. Nous les remercions vivement de leur bienveillante approbation et nous leur promettons que tous nos efforts tendront à continuer de la mériter. Nous tiendrons compte autant qu'il sera possible des observations qu'on voudra bien nous adresser, de manière à améliorer de plus en plus notre publication. Plusieurs abonnés. — L'insertion des offres d'échange et des réponses aux questions de nos abonnés est gratuite. Nos collaborateurs qui en auront exprimé d'avance le désir recevront — 8 — gratuitement vingt exemplaires des numéros contenant les articles qu'ils auront publiés. Ils pourront en outre demander un tirag-e à part de ces articles; ce tirag-e sera fait à leurs frais, à des conditions que nous indi- querons ultérieurement. M. T. à L. — Pour l'agrégation des sciences de TEnseignement secon- daire des jeunes filles, on demande en botanique Tanatomie, la ph57siolo-' gie et la classification. T .es épreuves de sciences naturelles consistent en une composition écrite et une leçon avec objets et expériences. Il n'y a pas de manipulations. M. J. M. à R.-s.-M. — Un catalogue tel que celui de Lamotte, mais comprenant toutes les espèces modernes groupées autour de chaque espèce t3'pe va être publié prochainement par M. E. G. Camus. Nous vous dirons quand ce catalogue sera prêt. M. H. à N. — Vous trouverez tout ce qui est relatif à la préparation des algues et des autres cryptogames dans le Guide dti Botaniste herbo- risant^ par M. Bernard Verlot. M. C. à S. — Il est facile de fabriquer soi-même des cellules à culture, comme celles dont il est question dans notre article sur les Lichens. Pour cela on se procure un tube de verre de i cent. 1/2 environ de diamètre, et on le coupe en bagues de 8 à 10 """. de hauteur. On rode ces bagues sur leurs bords, et on les colle avec du baume de Canada sur des lames de verre comme celles dont on se sert pour les préparations microscopiques ordinaires. On place ensuite l'objet à observer, par exemple des spores dont on veut suivre la germination, dans une gouttelette d'eau ou de liquide nutritif déposée sur une lamelle de verre mince servant à recouvrir les préparations, et on ferme avec cette lamelle, en la renversant, la petite cellule constituée par la bague dont il est bon de frotter le bord supérieur avec un peu d'huile pour faciliter l'adhérence de la lamelle. La gouttelette de liquide reste suspendue au plafond de la petite chambre ainsi formée ; les spores s'y développent librement et on peut, à travers la lamelle, suivre au microscope les diverses phases de leur développement. DEMANDES M. Boudier, président de la Société mycologique de France, 20, rue de Grétry, à Montmorency (Seine- et-Oise), désirerait recevoir des échan- tillons de Morilles de différentes régions. M. B. G. demande s'il pourrait obtenir par échange ou autrement des plantes indigènes d'Angleterre n'appartenant pas à la flore française. Les personnes qui pourraient lui en procurer sont priées de s'adresser au bureau du journal. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Revue bryologique (XIV année, 1887, n' i). J. Cardot Mousses récoltées dans les îles de Jersey et Guernesey. F. RenauldJ.Cardot. Enumération des Muscinées récoltées par le D' Delamare à l'île Miquelon. H. Duterte Notes bryologiques sur Amélie-les-Bains et ses environs. Philibert Etudes sur le péristome (suite). L. Trabut Mousses et Hépatiques nouvelles de l'Algérie. V. Schiffner .... Note sur le Riella Battandieri Trabut. Annales agronomiques (T. XIII, n* 2). P. Mouillefert . . . La défense de la vigne contre le phylloxéra. Feuilles des jeunes naturalistes (1" mars). Abbé J. Dominique. Quelques mots sur la flore et la faune de l'île Miquelon. Recueil des mémoires et travaux publiés par la Société botanique du Grand- Duché de Luxembourg (n* xi). Math. Thill Monographie des Fougères du Grand-Duché de Luxem- bourg. E. Fischer Plantes phanérogames nouv^elles ou rares de la flore luxembourgeoise (suite). L. delà Fontaine. . Hoûce. s\xt V Aspleniiim germam'cum \\ e.\s. L. de la Fontaine. . Notice sur les Fougères de la flore luxembourgeoise. F. et H. Wirtgen. . Carex ventricosa Curt. dans la Province Rhénane. Journal of Botany (Mars 1887). \V. H. Beeby. . . . Equisetum littorale as a British Plante [V Equisetum lit- torale plante anglaise). Richard Spruce. . . Lejeunea Holtii^ a new Hepatic from Killarney {Lejeunea Holtii^ Hépatique nouvelle de Killarney). Fin. Edward F. Linton. . A new British Rubiis (Un nouveau Rubus de Grande- Bretagne). Oesterreichische botanische Zeitschrift (Mars 1887). D' Burgerstein. . . Nachruf an D' Alois Pokorny (Adieux au D' Alois Pokorny,. A . Kerner et Wettstein . Campanula farinulenta. D' Woloszczak. . . Pinguicula bicolor. J. Ullepitsch. . . . Galeobdolon luteum Huds., v. Tatras. Wilhelra Voss. . . Merkwùrdige Verwachsungen von Staemmen der .^<7/^^7/^/J^. (Accroissements remarquables de troncs de Hêtre). Anton Baier. . . . Zur Flora der Umgebung von Bielitz und Biala (Flore des environs de Bielitz et de Biala). — lO — Franz Krasan . . . Ueber die Ursachen der Haarbildung- im Pflanzenreich (Les causes de la production des poils dans le règ-ne végétal). Suite. r Anton Hansgirg . . Beitraege zur Kenntniss der Bergalgenflora Boehmens. (Contributions à la connaissance de la flore algologique des montagnes de la Bohème.) Suite. Gabr. Strobl .... Flora des Etna (Flore de l'Etna). Suite. Hedwigia (1887 — n" i). Stephani ...... Ueber einige Lebermoose Portugais (Sur quelques Hépa- tiques portugaises). Wiriter " Exotische Pilze (Champignons exotiques). Suite. Hauck Ueber einige von Hildebrandt ira Rothen Meere und Indischen Océan gesammelte Algen (Sur quelques algues récoltées par Hildebrandt dans la Mer Rouge et l'Océan Indien). Suite. Hansgirg Ueber die Gattung Allogonium Ktz (Sur le genre Allogo- munt). Arbeiten des botanischen Instituts in Vûrzburg (Dritter Band, Hett III, 1887). Fritz NoU Ueber die normale Stellung zygomorpher Bluthen und ihre Orientirungsbewegungen zur Erreichung derselben (De la situation normale des fleurs zygomorphes et de leurs mouvements d'orientation pour l'atteindre). Julius Sachs .... Ueber die Wirkung der ultravioletten Strahlen auf die Blûthenbildung (De l'action des rayons ultra-violets sur la formation des fleurs). ... AtsusukeNagamatsz. Beitraege zur Kenntniss der Chlorophyllfunktion (Contri- butions à la connaissance de la fonction- chlorophyl- lienne). Emil Detlefsen. .. Ueber die Biegungselastizitaet von Pflanzentheilen (Sur l'élasticité de flexion des parties des plantes), Adolf Hansen . . . Quantitative Bestimmung des Chlorophyllfarbstoffes in den Laubblaettern (Détermination quantitative du pigment chlorophyllien dans les feuilles). Adolf Hansen . . . Weitere Untersuchungen iiber den grûnen und gelben Chlo- rophyllfarbstoff (Nouvelle^ recherches sur le pigment vert et le pigment jaune de la chlorophylle). Botanische Zeitung (45. Jahrgang, 1887). n° 8. J. Wortmann. . . . Ueber die rotirenden Bewegungen des Ranken (Sur les mouvements de rotation des vrilles). F. Stenger. .... Ueber die Bedeutung der Absorptionstreifen (Sur la signi- fication des bandes d'absorption). n" 9. H. Leîtgeb Ueber die durch Alkohol in Dahliaknollen hèrvorgerufenen Ausscheidungen (Sur les dépôts déterminés par l'alcool dans les tubercules de Dahlia). J. Wortmann . . Ueber die rotirenden ek. .. (suite). ir Botanisches Centralblatt (Band XXIX, 1887). n* 9. Boeckeler Ueber ein vermeintlich neues Cyperaceen-Genus (Sur un prétendu genre nouveau de Cypéracées). Steininger Beschreibung der europaeischen Arten des Génus Pedu cularis (Description des espèces européennes du genre Pedlctilaris). Suite. n"' 10 et II. Steininger Beschreibung, etc. . . (Suite). Wakker ...... Ueber die Infection der Naehrpflanzen durch parasitische Pesiza- (Sclerotinia-) Arten (Sur l'infection des^planteH nourricières par les sclérotes de Pezizes parasites. Berichte der deutschen botanischen Gesellschaft (Band V, Heft i, 1887). M. Moebius. . . Ernst Krause. . August Schulz . Fritz MûUer . . Ueber das Vorkommen concentrischer Gefaessbundel mit . centralem Phloem und peripherischem Xylem (Sur les- faisceaux concentriques à liber central et bois périphé* rique). Beschreibung der ini mittleren Norddeutschland vorkom» menden Waldveilchen (Description des violettes sauvages , du centre de l'Allemagne du Nord). Zur Morphologie der Caricese (Contribution à la morpholo- gie des Caricées). Nebenspreiten an Blaettern einer Bégonia (Expansions produites sur les feuilles d'un Bégonia). Trans. Proc. New-Zealand Institute (XVIII). W. Colenso A Description of some newly-discovered Cryptogamic Plants, being a further Contribution towards the making known the Botany of New-Zealand (Description de quelques Cryptogames nouvellement découvertes contribution nouvelle à la connaissance de la flore de la Nouvelle-Zélande. Dans ce travail, M. Colenso a décrit : 2 Fougères nouvelles : Hemitelia stellutata sp. n. ' | Botrychimn biforme sp. n. Mniutn Novx-Zealandise sp. ri. Cyaikop/torum Nov^e-Zealandise sp. n Hookeria smaràgdina sp. n. Mniadelphus stnaragdina sp. n. concimia sp. n. — tnicroclada sp. n. — amœna sp. n. - subsinuata sp. n. 15 Mousses : Mniadelphus pseudo-pessolata sp. n. — ramulosa sp. n. — subsiniilis sp. n. — obtusata sp. n. — curviseta sp. n. — petrophila sp. n. — pygméPa sp. n. — 12 43 Hépatiques : Gymnomitriîim orbiculatmn sp, Jungermaiinia humilissima sp — rufiflora sp. n. — paucijolia sp. n.. Gottschea Icete-virens sp. n. — nitida sp. n. — macroamphigastra sp. — heterocoipos sp. n. — irichotofna sp. n. — chlororhylla sp. n. — bicolor sp. n. T — pallescens sp. n. -7 tnarghiata sp. n. — albistipula sp. n. — simplex sp. n. — ramulosa sp. n. Psiloclada digitata sp. n. Lepidosia concinna sp. n. — cancellata sp. n. — subverticellata sp. n. " — minuta sp. n. Masiigobrium concinnatunt sp. n n. n. n. Mastigobriunt delicatulum sp. n. — quadratum sp. n. — fugax sp. n. — simile sp. n. Fossombronia rosulafa sp. n. — nigricaulis sp. n. Noteroclada lacmiosa sp. n. Petalophyllum macrocalyx sp. n. Zoopsis /lagellifonnis sp. n. lobulata sp. n. Symphyogyna brevicaulis sp. n. Aneura muscoides sp. n. — pclhicida sp. n. — crispa sp. n. — epibrya sp. n. — marginata sp. n. — nitida sp. n. — prtnctata sp. n. Anthoceros gramUatus sp. n. — inembranacens sp. n. — pusillus sp. n. CORRESPONDANCE M. Molitte à Sy. — i° MM. Cosson et Germain ont fixé comme limite à la région parisienne une circontérence de q\ kilomètres de rayon, ayant Paris pour centre. Cette délimitation, bien qu'artificielle, est g-énéralement adoptée. A Touest la circonférence ainsi tracée passe par Evreux, au nord sensiblement par Montdidier. Noyon est en dehors du cercle, mais à une très petite distance. 2° Le prix de la Flore de Bautier est de 5 francs. 3° Il n'existe pas d'autre Flore que celle de Gillet et Magne dans les conditions que vous indiquez. M. D. à R. — Vous pouvez vous adresser à M. Vérick, fabricant de microscopes, 2, rue de la Parcheminerie, à Paris. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Annales des sciences naturelles (7' série, t. V, n" i). Leclercq du Sablon. Recherches sur l'enroulement des vrilles. Ed. Bornet et Ch. F"lahault. Révision de Nostacacées hétérocystées contenues dans les principaux herbiers de France. Bulletin mensuel de la Société linnéenne de Paris (n° 84). H. Bâillon Un nouveau mode de monœcie du Papayer. Notes sur les Pédalinées. Liste des plantes de Madag'ascar (Suite). Revue horticole (59° année, 1887). n'S- Ed. André Les plantes alpines. E. A. Carrière . . . Grevillea alpestris. M. Perret ...... E.xpériences comparatives sur le traitement du Mildew par le sulfate de cuivre. n" 6. E. A. Carrière . . . Fructification du Chœlomelcs alba grandiflora. Tournefortia cordifolia. Tritosma caulescens. La germination des spores de Fougères. Taille des pêchers après la g'rèle. Ed. André . . E. A. Carrière Maron .... Carrelet . . . Le Naturaliste (2' série), n" I. G. Rouy Suite à la « Flore de France de Grenier et Godron. » Lippia nodijiora Richard. Armeria Cantabrica Boissier et Reuter. Globularia Linnasi Rouy. Comptes-rendus des séances de là Société royale de Botanique de Belgique (12 février). J. Cardot Contribution à la flore bryologique de Belgique. E. de Wildeman . . Sur la présence d'un glucoside dans les matières extraites de certaines plantes par l'alcool. Th. Durand Cas de tératologie présenté par le 6^^/--rt;;z«^;;« i?(9i$^r//fl:«z^;«. Mittheilungen der Naturforschenden Gesellschaft in Bern (1886). J. Coaz Erste Ansietlelung phanerogamen Pflanzen auf von Glet- schern verlassenem Boden (Première installation de plantes phanérogames sur un sol abandonné par les gla- ciers). — 14 - Notarisia {2" année). Janvier 1887. G. Cuboni He/içuia? Nofaris/ame .■ Dia.tomee de\ S. Bernardino (Dia- tomées du Saint-Bernard). G. Cuboni Oscillaria e Bacteri rinvenuti in grano di grandine (Oscil- laire et Bactéries trouvées dans un grêlon). J. Istvanffi Diagnoses prasvia; Algarum novarum in Hungaria obser- vatarum. 33 Desmidiées, 2 Protoccocacées, I Œdogoniée. Proceedings of the Academy of natural Sciences of Philadelphia (oct.-déc. 1886). Eckfeldt, J.W.,M.D. Notes on the Lichens in the Herbarium of the Academy (Notes sur les Lichens de l'herbier de IWcadémie). Meehan, Thomas . . On the interdependence of Plants (Sur l'interdépendance des plantes). Meeahn, Thomas . . On petiolar glands in some Onagraceae (Sur les glandes pétiolaires de quelques Onagracées). Botanische Zeitung (45. Jahrgang, 1887). n° 10. H. Leitgeb Ueber die durch Alkohol in Dahliaknollen hervorgerufe- nen Ausscheidungen (Sur les dépôts déterminés par l'alcool dans les tubercules de Dahlia). Fin. J. Schrenk Ueber die Entstehung von Staerke in Gefaessen (Sur la formation d'amidon dans les vaisseaux). n" II. K. Goebel Ueber Prothallien und Keimpflanzen von hycopodauri- imuidatum (Sur les prothalles et les embryons du Lyco- podium iniindatutn). H. Hoffmann .... Culturversuche ûber Variation (Essais de culture sur la variation). Suite. Botanisches Centralblatt (Band xxix, 1887). n' 12. Istvanffy et Johan-Olsen. Ueber die Milchsaftbehaelter und verwandte Bildungen bei den hocheren Pilzen (Les laticifères et les formations voisines chez les Champignons supérieurs). Steininger Beschreibung der europaeischen Arten des Genus Pedicu- laris (Description des espèces européennes du genre Pedicularis). Suite. Botanische Jahrbûcher fur Systematik, Pflanzengeschichte und Pflanzengeographie. (8. B., III. H., 1887). Fr. Kraenzlin. , . . Eria Choncana n. sp. O. Boeckeler. . . . Plantas Lehmannianae in Guatemala, Côstarica in Columbia coUectae. Cyperaceae. J. G. Baker Planta: l-thmnnnian.r etc. Liliace;c, llasmodoracea", Ama- ryllidace.c, Dioscon-arca;, Iridacea^. Maxwell T. Masters. Plant;e Lehmannian.x etc. Passilloraceac, Aristolochiacerc. V. V. Borbas .... Die iinjjarischcn Inu/a-.\Ticn^ besomlcrs aus der Griippe Eniila (Les Inula de Honjrrie, prinripalcment ccu.k du groupe Enula). K. Koehne Plantae Lehmannianae etc. Lythraceae. Scripta botanica Horti Uuiversitatis Imperialis Pelropolitanae. K. Békétoft" Sur la flore du g'ouvernement de Yekaterinoslaw. Chr. Goby Ueber eine neue Rostpilzform Croma Cassandf^ (Cieoma Cassandr.v^ forme nouvelle d'Urédinée). Kaasnoff Notice sur la vcg'étation de l'Altay. Publications diverses. A.Engler etK.Prantl. Die natiirlichen Ptlanzenfamilien nehst ihren Gattunjjen und wichtigeren Arten insbesondere der Nutziillanzen (Les familles naturelles de plantes, leurs genres et leurs prin- cipales espèces, et notamment les plantes utiles). Hugo Cari IMaut . . Neue Beitraege zar systematischen Stellung des Soorpilzes (Nouveaux documents pour fixer la place systénaatique en botanique du Champignon de la maladie du muguet). J. D. llooker .... Icônes plantarum (v. VI, III, 1887). • Anisophyllea Gaudichandiana Baill. — Penang. Lebeckia longipes Bolus. — Cap. Unona Wrayi Hemsl. — Perak. Cotylédon viscida S. Wats. — Californie. Cyytandroma^a meg.TphyUa Hemsl. — Perak. Argostemma involucratiim Hemsl. — Maxwell's Hill. Chlorocyalhics Monteirox Oliv. — Delagoa. Smytàea niacrocarpa Hemsl. — Perak. Clerodendron cephalanthutn Oliv. — Zanzibar Meszettia Herveyana Oliv. — Malacca. Phxanthus lucidus Oliv. — Penang. Mitrephora rmcrophylla Oliv. — Penang. Xylopia stenopetala Oliv. — Penang. CIteilotkeca rnalayana Scort. — Péninsule Malaise. Vitis Immilis'^. E. Brown. — Natal. Bf'achyloplion Curtisii Oliv. — Penang. Alpinia Fraseriana Oliv. — Bornéo. Eiiclca bilociUaris Hiern. — Zanzibar. Pliyllanthiis tcncllus Roxb. — Maurice. Anémone Henryi Oliv. — Patung, Chine centrale. Pfotiuni Guiancnse March. — Sainte-Lucie. Senecio Bauyii Oliv. - Cafrerie. Santirla? balsamifera Oliv. — Saint-Thomas. Paiiax cissiftorus Baker. — Madagascar. Canaritim liiytellunt A. W. Benn. — Penang. — i6 CORRESPONDANCE M. F. à G. — La Société mycologique de France, fondée en 1884, a pour objet de s'occuper spécialement de l'étude des Champig'nons à la fois au point de vue théorique et au point de vue pratique. Elle comprend deux sortes de membres, des membres titiilaires payant une cotisation annuelle de dix francs, et des membres correspondants pour lesquels la cotisation est de cinq francs. Pour être admis à faire partie de la Société, il faut être présenté par deux de ses membres. Chaque année paraît en plusieurs fascicules un bulletin renfermant un g-rand nombre de planches. Vous pouvez d'ailleurs vous adresser à M. J. Costantin, secrétaire gé- néral de la Société, 16, rue Monge, à Paris. M. B. à. D. s. M. — On trouve dans le commerce des cellules à cul- ture toutes préparées. Vous pouvez, par exemple, en demander à M. Cogit, 17, quai Saint-Michel, à Paris. Le microtome de Lelong est certainement l'un des modèles les plus commodes qui existent. M. C. L. à P. — L'Académie des vSciences distribuera cette année et les années prochaines les prix suivants : En 1887. Prix Barbier^ de la valeur de deux mille francs « pour celui qui fera une découverte précieuse dans les sciences chirurgicale, médicale, pharmaceutique, et dans la botanique ayant rapport à l'art de guérir. » Prix Desmazières, consistant en une médaille de la valeur de seize cents francs, « pour l'auteur, français ou étranger, du meilleur ou du plus utile écrit, publié dans le courant de l'année précédente, sur tout ou partie de la Crypto- gamie ». Prix Thore^ de la valeur de deux cent francs, à décerner « à l'auteur du meilleur mémoire sur les Cryptogames cellulaires d'Europe. » Prix Montagne, pouvant être dédoublé en deu.x prix, l'un de mille francs, l'autre de cinq cents francs, à décerner « aux auteurs, français ou naturalisés français, de travaux importants ayant pour objet l'anatomie, la physiologie, le développement ou la description des Cryptogames inférieurs (Thallophytes et Muscinées). » En 1888. Prix Vaillant, a. l'auteur « du meilleur travail sur les maladies des céréales. » En 1889. Prix de la Fons Mélicocq, consistant en une médaille de la valeur de neuf cents francs, à décerner au meilleur « ouvrage de botanique sur le nord de la France, c'est-à-dire sur les départements du Nord, du Pas-de-Calais, des Ar- dennes, de la Somme, de l'Oise et de l'Aisne. » DEMANDES Nous rappelons à nos lecteurs : i" Que M. Flahaut, professeur à la Faculté des sciences de Mont- pellier, fait appel au concours de tous les botanistes pour l'aider à ras- sembler les matériaux d'un herbier de la région méditerranéenne (voir le supplément du n" i du journal de Botanique); 2° Que M. BOUDIER, président de la Société mycolog"ique, qui s'occupe en ce moment d'une monographie des Morilles, serait reconnaissant à ceux qni voudraient bien lui envoyer, 24, rue Grétry, à Montmorency (Seine-et- Oise), des échantillons de ces Champignons. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Revue mycologique (avril 1887). De Toni Revisio monog;raphica 15- F. Cltmanns .... Ueber die Entwickelung der Perithecien in der Gattung Chœtomiunt (Sur le développement des périthèces dans le genre Chiftomium). F.-V. Mùller . • . . Neuer australischer Pajtdanus (Pandanus australien nou- veau, /•*. Solms-Laubachii F. v. M.). H. Hoffmann .... Culturversuche ûber Variation (Essais de culture sur la variation). Berichte der deutschen botanischen Gesellschaft. (3. V., Heft 2.) B. Frank Sind die Wurzelanschw^ellungen der Erlen und Elaeagna- ceen Pilzgallen? (Les excroissances des racines d'Aunes et d'Eléagnées sont-elles des galles de Champignons ?) A. Tschirch Beitraege zur Kenntniss der Wurzelknoellchen der Legu- minosen (Contributions à l'étude des tubercules radi- caux des Légumineuses). . Schiefe Symnietrie bei Zingiberaceenblumen (Symétrie tordue dans la fleur des Zingiberacées). . Neue Standorte seltener deutscher Ferner (Localités nou- velles de Fougères rares d'Allemagne). Ueber Staerkekoernér, welche sich mit lod roth faerben (Grains d'amidon se colorant en rouge par l'iode). Fritz MûUer . Chr. Luerssen. F.-W. Dafert . The Journal of the Linnean Society. (V. XVII, n° 148, 1887). Maxwel T.[Masters. On the floral conformation of the Genus Cypripeditim (Sur l'organisation de la fleur dans le genrç Cypripcdiiim). , Berberidearum Japonias conspectus. . On a new Instance of Apospory in Polystichu^n angulare var. pulchcrritmt.ni (Nouvel exemple d'aposporie dans le PolysHchaui angitlare var. pulcherrimum). J.-G. Baker Further contributions of the Flora of Madagascar (Nou- velles contributions à la Flore de Madagascar) . Toivutaro^Ito . Ch.-T. Druery _ 23 - Bulletin of the Thorrey Botanical Club. {V. XIV, n° 3, mars 1887). A. HoUick et N.-L. Britton. Cerastium ayvcnse L. and its North /.mcrican Varieties (Le CcrasUum arvcnse L. et ses variétés dans l'Amérique du Nord). Th. Morong. . . . Some new or llttle known American Plants (Quelques plantes américaines nouvelles ou peu connues]. J. Schrenk On the assimilatory System (Le système assimilateur). C. H. Kain .... New fossil Deposits of Diatomaceae (Nouveaux dépôts fossiles de Diatomées). Th. Meehan. . . . Forms of Platamis occidentalis (Formes du Platanus occi- dentalisa. Eupkrasia ofjîcinalis L. PUBLICATIONS DIVERSES Lindenia. Iconographie des Orchidées (2' v., 8"^ livr.) Cypripediuni tonkinense Hort. Odontoglossztm Roesli Rchb. f. Pkalsenopsis aniabilis Blume. Galcandra Devoiiicina Lind. var. Dclpliina. Ch. Richon et E. Roze. Atlas des Champignons '6° fasc). RusstUa furcata Fr. — Que le ta Fr. — pectinaUi Fr. — adusla F~r. — consobrina Fr. — nigricans Fr. — virescens Fr. — heterophylla Fr. — cyanoxantha Fr. — emetica Fr. — ff^(^g'l'S Fr. — sardonia Fr. , — 7-ubra Fr. "^ — ■ intcgra Fr. — ocracea. Fr. — depallens Fr. — lepida Fr. — alutacea Fr. Pleurotns geogcnius Gill. — Oleariiis Gill. Panus siypticiis Fr. Paxillus atroiomentosus Fr. — 24 — Pleura tus Ulmarius Q. — Eryng.ii Q. — os ire at us Q. Paxillus involutiis Fr. Collybia fusipcs Q. Pleurotus coritucopioides G. Collybia esctilenta Q. Lentiiius tigrinus Fr. T. Husnot. Muscologia Gallica (5" livr., 1887). Cette livraison contient la description des genres G/yphoinitrium. Grimmia. Rachomitrîura . Hadmgia. Coscinodon. Piychojnitrium . Aniphoridium. Zygodon. Viota. Orlhotricîim. C. Cooke. British Desmids (n° 9, 1887) Dans ce fascicule sont figurées les espèces suivantes : Staurastrum Scbaldi Rein. — vcrticillatum Ar. — anatinuni C. et W. — psatdofurcigcrum Reinsch, — fiircigcrum Breb. — sexangulare Buln. — eustcphaiiuiu Ehr. — artiscon Ehr. — lieve Ralfs. — Iccve var. Clevei. — Arachm Ralfs. — ietraceruin Ralfs. — sexcosiaium Breb. — vtargaritacenm Men. — énorme Ralfs. — sexangulare Buln. — tricorne var. 5. D' T. Chalubinski. Enumeratio Miiscorum frondosorum tatrsnsium hucusque cognitorum (Varsovie). CORRESPONDANCE M. N. à D. s. R. — Vous trouverez dans le Guide du Botaniste herbo- risant, de M. B. Verlot, un grand nombre de détails sur la préparation et la conservation des herbiers. M. T. à V. — Tableaux analytiques des Hymênoniycsies, par M. C. Gillet, chez Fauteur, 24, rue de TAsil?, à Alençon, ou à Paris chezj. B. Briillièr.'', libraire, ig, rue Hautefeuille. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Association française pour l'avancemsnt des sciences (15° session, 1886) Qii(*let Quelques espèces critiques ou nouvelles de la Flore my- cologlquc de France : Cortinarius olivcus. Russula fuse a. Uloponis Mougeotii. P lac odes fucatus. Inodernius niaritimiis. Corticium lilacinum. Gcastcr slriattts. Stephensia crocea. Hydnotria jurana. Phallus tozatus. M. Hartog- Note sur la formation et la sortie des Zoospores chez les Saprolég-niées. P. Vuilleinin .... Sur le polymorphisme des Pezizes. Henry Sur la répartition du tannin dans le bois de chêne. P. Vuillemin .... Herborisation au plateau de Malzéville. Godfrin Distinction histolojjique entre TAnis étoile de la Chine (////- cium anisatum) et l'Anis étoile du Japon {Illicium religiosinn). P. Maury Note sur le mode de végétation de \ Hetniphragma hcte- rophyllum Wall. G. Pouchet De l'existence d'un organe oculaire chez les Péridiniens. E. Mer De la formation des bulbilles dans VIsoeles lacustris du lac de Longemer. De Ferry de la Bellone. Organisation générale des Champignons hypogés et des Tubéracées en particulier. Henry Preuves de l'intervention des ferments organisés dans la décomposition de la couverture des sols forestiers. Fliche Etude sur le Pin pinier (Pinus Pined). P. Vuillemin .... Les unités morphologiques en botanique. Fliche ....... Excursion à la pépinière de Bellefontaine et à la forêt de Haye. Sirodot Sur une Algue d'eau douce voisine des Ulvacées {Jarrya batyachospermoidcs). J. Poisson Observations sur les ovules et les graines des Ombelli- fères . Sur la distinction des individus dans les plantes dioïques. Bleicher ...... Pollen fossile provenant des lignites de Jarville. Thouvenin Kecherches sur la localisation du tannin dans la tige des végétaux. Le Naturaliste {2" s., n» 4, i" mai 1887) Léon Dufour . Note sur une monstruosité du Coquelicot [Papavcr Phœ.Ts). — 36 — Revue horticole, n" 9 (i" mai 1887) R.-A. Carrière . . . Canna Geoffroy Saint-Hilaire. Blanchard Une bonne vieille plante {Canarina catnpanula). E.-A. Carrière . . . Apkclandra crlstata. Keieleeria Foriimei, H. Joret Euryale amasonica. Gennadius ..... Greffage sur racine du Pommier et du Poirier. Revue horticole des Bouches-du-Rhône (Avril 1887) D' Réguis Les Russules de la Provence (suite). Comptes rendus des séances de la Société royale de Botanique de Belgique (15 avril 1887) L. de Sadanha . . . Note sur deux particularités anatomiques de VEchites peltata Well. Malpighia (V. I, fasc. 7) G. Cuboni La transpirazione e l'assimilazione nelle foglie trattate con latte di calce (La transpiration et l'assimilation dans les plantes traitées au lait de chaux). S. Calloni Nettari ed arillo nella Jeffersonia diphilla (Nectaires et arilles du Jeffersonia diphilla). P. Paolucci Plante spontanée più rare raccolte nelle Marche (Plantes spontanées rares récoltées dans la Marche). G.-B. de Toni . . . Alghe délie Ardenne contente nelle Cryptogams? Ar- duenme (Algues de l'Ardenne contenues dans le Crypto- gamév Arduennée de Libert). Nuovo Giornale botanico Italiano (V. XIX, n° 2, avril 1887) L. Savastano .... Esperimenti sul parasitisme àcWAgaricus melleus Wahl. (Expériences sur le parasitisme de VAgaricus melleus). Esperimenti sui rapport! tra i fatti traumatici et la gum- mosi (Expériences sur les rapports entre les phénomènes traumatiques et la gommose). E. Tanfani Nuova specie di Tecoma, descritta (Description d'une nouvelle espèce de Tecoma. G.-B. de Tony et D. Levi. Spigolature per la ficologia veneta (Contribution à la phycologie vénétienne). E. Groves Flora délia costa méridionale délia terra d'Otranto (Flore de la côte méridionale du territoire d'Otrante). Journal of Botany (Mai 1887) H.-N. Ridley .... Angolan Scitamineae. Charles Bailey . . . Forms and Allies of Ranuctilus Flammiila (Formes et affinités du Rammctilus Flammula.) W.-H. Purchas . II. et J. Groves . F.-V.Dikins . . Daydon Jackson. Courtes notices. - 27 — A List of Plants observcd in S. Derbyshirc (Liste de plantes observées dans le Dcrbyshire méridional). Fin. Notes on Hritish C/iaraciw for 1880 (Les Characées an- glaises pour 1880). The progress of Botany in Japan (Les progrès de la Bo- tanique au Japon). The ncw « Index of Tlants-names » (Le nouvel « Index des noms de Plantes »). Fin. Remarks on the Nomenclature of the eighth Edition of thc « London Catalogue » (Remarques sur la huitième édition du « Catalogue de Londres •). On the Position of the Raphe in Endodesmia (Position du raphé dans VEndodestnia. Change of Colour in Anémone netnorosa (Changement de couleur chez VAnetnone neniorosa]. Note on Rammculus bulbosus (Note sur le Rantmculus bulbes lis). Oesterreischiche botauische Zeitschrift , (Mai 1887) Formanek Centaurea carpatica. Celakovsky .... Narthecinm Revercltoni. Blocki Poa polonica. Focke Zygomorphef Bliithenbau (Structure des fleurs zygo- morphes). Woss Bildungsabvvcichungen an Galanlhus nivalis L. (Anoma- lies chez le Galanlhus nivalis L.). Celakovsky Nochmals UlriculaHa brevicornis (Encore Wtricularia brevicornis). Kronfeld Bemerkungen iiber volksthûmliche Pflanzennamen (Re- marques sur les noms vulgaires des plantes). Strobl Flora des Etna (Flore de l'Etna). Suite. Botanisches Centralblatt (Band XXX). n-4. Beitrag zur vergleichenden Anatomie der Chenopodiaceen (Contribution à l'anatomie comparée des Chénopodia- cées). n° 5- Beitrag, etc.. (Suite.) Ueber Raphidien bei Typha (Les raphides chez le Typha). n* 6. Beitrag, elc... (Suite.) Botanische Zeitung (45. Jahrgang). n" 16. Ueber die Entwickelung der Perithecicn in der Gattung Cha^tomium (Sur le développement des périthèccs dans le genre Cliietomiiiin). Suite. Culturversuche ùber Variation (Essais de culture sur la variation). Suite. St. GheorghieflT. St. Gheorghieff. M. Kronfeld. . . St. Gheorghieff. F. Oltmanns. H. Hoffmann . - 2S — Botanische Jahrbûcher fur Systematik, Pflanzengeschichte xmd Pflanzengeographie (8. Bd, III. Heft). R. Marloth Das sûdoestliche Dalahari-Cîebiet. Ein Beitrag- zur Pflan- zengeographie SiUl-Afrikas (Contribution à la géogra- phie botanique du sud de l'Afrique). A. Engler Beitraege zur Kenntnis der Aponogetaceas (Contributions à la connaissance des A|)onogétacées). F. O, Bower .... Ueber die Entwicklung und die Morphologie von Phyllo- glossum Dyitmmondil (Sur le développement et la mor- phologie du Phylloglossuui Druminoiidii). Th. Holm Beitraege zur Flora Westgroenlands (Documents pour la flore du Groenland occidental). Berichte der deutschen botanischen Gesellschaft. (H. 3, 15 avril.) Douglas H. Campbell. Zur Entwicklungsgeschichte der Spermatozoiden (Contri- bution à l'histoire du développement des anthérozoïdes). A. Tschirch Untersuchungen ûber das Chlorophyll (Recherches sur la chlorophylle). ♦ C. Fisch Ueber die Zahlenverhaeknisse der Geschlechter beim Hanf (Sur la proportion des sexes chez le Chanvre). Humboldt. (6* année, 5" livr., mai 1887.) M. Singer Die Organisation der vegetabilischen Zellhaut (L'organi- sation de la membrane cellulaire des végétaux-). Centralblatt fur Bactériologie und Parasitenkuiide. (1887, I. n" 8.) Erwin Esmarch. . . Ueber die Reincultur eines Spin'llum (Culture pure d'un Spirilluin). PUBLICATIONS DIVERSES J, Godefrin et Ch. Noël. Atlas manuel de l'histologie des drogues simples. Léon LeroUe. . . . Essai d'un groupement des familles végétales en alliances et en classes naturelles. P. Madinier Note sur la distribution géographique de quelques plantes économiques de l'Arizona, la Californie méridionale et le Nouveau-Mexique, et sur la climatologie de la zone dé- sertique qu'elles habitent. R. Caspary Triiffeln und trûffelaehnliche Pilze in Preusse (Les Truffes et les Champignons voisins en Prusse). W. Beijerinck. . . . Beobachtungen und Betrachtungen ûber Wurzelknospen und Nebenwurzeln (Observations et études sur les bour- geons radicaux et les racines latérales). CORRESPONDANCE M. L. C. à Hirs, — Nous ne pourrons vous fournir les renseigne- "ments demandés que dans le prochain numéro. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE E.-A. Carrière . G. Patrigeon . . G. de la Rue . . Revue horticole. n° lo. llex camellixjolia. Angrxcum fuscation. Calophaca grandiflora. Le Mildiou et son traitement. Du Pclarfroniunt zonale. Journal de l'Agriculture. (II niaij. Pruvost de Saulty. . Sur le boisement des sols pauvres. J. Dalton Hooker Curtis's botanical Magazine. (Mai) Xanthorrhxa Prcissii. Aristolochia ridicula. Disponini LeschcnauUiamcin . Pleurothatlis iusignis. Billbergia décora. St. GeorghieÉf Botanisches Centralblatt (Band XXX). (n« et «, Beitrag- zur vergleichenden Anatomie der Chenopodiaceen (Contribution à l'anatomie comparée des Chénopodia- cées). Suite. Beitraege zur Biologie der Pflanzen. (Bd IV, Hft 3). Félix Rosen Ein Beitrag- zur Kenntniss der Chytridiacecn (Contribution à la connaissance des Chytridiacces). M. Bùsgen Beitrag zur Kenntniss der Clodochytrien (Contribution à la connaissance des Cladochylriuui). N. Wille Kritische Studien uber die Anpassungen der Pflanzen an Rcgen und Thau (Etudes critiques sur l'adaptation des plantes à la pluie et à la rosée). Max Scholtz .... Ueber den Einlluss von Dchnung auf das Laengenwachs- thum der Pllarzen ([)c l'influence de l'élongation sur l'accroissement en longueur des plantes. - 30 — Ferdinand Cohn . . Ueber Tabaschir. Oskar Prove .... Micrococcus oc hroleucîis , eine neue chromogene Spalt- pilzform. Jahrbûcher fur wissenschaîtliche Botauik. (Bd. XVIIl, Hft i). J.-N. Janse Die Mitwirkung- der Markstrahlen bei der Wasserbewegung im Holze (Le rôle des rayons médullaires dans le mou- vement de l'eau dans le bois). A. Wieler Beitraeg-e zur Kenntniss der Jahresringbildung und des Dickenwachsthums (Contribution à l'étude de la forma- tion de la couche annuelle et de l'accroissement en épaisseur). Botanische Zeitung (45. Jahrgang). n" 17. F. Oltmanns Ueber die Entwickelung- der Perithecien in der Gattung Chastomiiim (Sur le développement des périthèces dans le genre Chéetomùim). Fin. n" 18. E. Zacharias .... Beitraege zur Kenntniss des Zellkerns und Sexualzellen (Contributions à la connaissance du noyau cellulaire et des cellules sexuées). H. Hoffmann .... Culturversuche ueber Variation (Essais de culture sur la va- riation. (Suite.) n» 19. E. Zacharias .... Beitraege zur... etc. (Suite.) Hedwigia. (1887, IL) F. Hauck Ueber einige von J. M. Hildebrandt im Rothen Meere und Indischen Océan gesammelte Algen (Sur quelques Algues récoltées dans la Mer Rouge et l'Océan Indien, par J. M. Hildebrandt). Paditia distfomatica Hauck sp. n. — tetrastrornaticot Hauck sp. n. — ausiralis Hauck sp. n. — sonialensis Hauck sp. n. — dubia Hauck sp. n. J. Niessl Ueber heptospha^ria nigrans^ L. Fiikelii und verwandten Arten (Sur le Lepiosphéeria nigyans, le L. Ftikelii et les espèces voisines). C. Warnstorf . . . . Beitraege zur Moosflora Norwegens (Contributions à la flore des Mousses de Norwège). Bryum laxifolium Warnst. sp. n. G. Winter Nachtraege und Berichtigungen zu Saccardo's Sylloge Fun- gortim (Additions et rectifications au Sylloge Fungorum de Saccardo). — 3' — Malpigbia (V. I, lasc. VIII et ix.) O. Beccari Le Palme incluse nel génère Cocos (Les Palmiers compris clans le jjenre Cocos). F. Delpino Sul nettario florale del Galanthus nivalis (Le nectaire flo- ral du Galanthus nivalis). O. Mattirolo Sul parassitismo dei Tartufi e suUa quistione délie Mycor- hisa; (Le parasitisme des Truffes et la question des My- corhiza). F. Morini Sulla presenza di sostanze succherine nelle Falloidee nos- trana; (Sur la présence de matières sucrées dans les Phalloïdées indigènes). A. Bottini Appunti di briologia toscana (Documents nouveaux de bryologie toscane). A. Borzi Formazione délie radici laterali nelle Monocotiledoni (For- mation des racines latérales dans les Monocotylédones). PUBLICATIONS DIVERSES O. Lignier Recherches sur l'anatomie comparée des Calycanthées, des Mélastomacées et des Myrtacées. A. Magnin Knumération des plantes qui croissent dans le Beaujolais, précédée d'une notice sur B. Vaivolet et les anciens bo- tanistes de cette région. P. A. Karsten. . . . Symbolae ad Mycologiam Fennicam (xviii, xix, xx, xxi). Lentinus tomentellus Karst. n. sp. Bjerkandera serpiila Karst. n. sp. — inclina Karst. n. sp. — cilialula Karst. n. sp. Poria Jerrugineofusca Karst. n. sp. Dacrymyces? incaynatiis Karst. n. sp. Plcïirotus semiin/undibulijormis Karst. n. sp. Rœsleria ottygenoides Karst. n. sp. Physalospoi-a caricicola Karst. n. sp. Spha? relia Saxi/raçra? Karst. n. sp. Pkoma egtiltulata Karst. n. subsp. Rhabdospora ciirva Karst. n. subsp. Leptothyyium Pyrolx Karst. n. sp. Cylindrotriclmm ferrtiginascens Karst. n. subsp. Hormiscium scriplum Karst. n. sp. — cncstaceutn Karst n. sp. Tric/wspoyiutn lortuosuin Karst. n. sp. Dicocctnn microscopicum Karst. n. sp. Dcmatitim dimorpktim Karst. n. sp. — briinneum Karst. n. subsp. Clasterosporium arundinaceum Karst. n. subsp. Claviilaria mycogcna Karst. n. sp. Leptothyriiim pinasiri Karst. n. sp. Oidinin Spirôeee Karst. n. subsp. _ 32 — Sporotrichella Karst. n. gen. Sporotrichella rosea Karst. n. sp. Hormisciunt orbiculatunt Karst. n. sp. Septonema exile Karst. n. sp. Sporodesmiuni corticolum Karst. n. sp. Acrothechim nitidum Karst. n. sp. Coniothecium alneutn Karst. n. sp. Trichosti'oma fuscîun Karst. n. sp. Diaphanimn serpens Karst. n. sp. Trichotheca Karst. n. gen, Tricliotheca alba Karst. n. sp. Entyloma Salicis Karst. n. sp. Septoria curva Karst. n. sp. — papillata Karst. n. sp. — veronicicola Karst. n. sp. Cotiiothyrium lichenicolum Karst. n. sp. Sirothecium Karst. n. gen. Sirothecium ssepiariinn Karst. n. sp. Onchosporella Karst. n. gen. Onchosporella punctijormis Karst. n. sp. Staganopsis Peltigerse Karst. n. sp. Exciptdina graminjim Karst. n. sp. Trichosporium substrictimi Karst. n. sp. Dactylium lichenicolum Karst. n. subsp. Coniothecium Ribis Karst. n. sp. Chlarara cylindrica Karst. n. sp. Dendrodochium gclatinosujn Karst. n. sp. Chromos porium strobiliniim Karst. n. sp. Cottiosporiiim Cerealis Karst. n. sp. CORRESPONDANCE M. B. à N. — Pour préparer le chlorure de zinc iodé, on dissout du zinc dans Tacide chlorhydrique pur et Ton évapore jusqu'à consistance d'acide sulfurique en présence d'un excès de zinc; on ajoute ensuite de l'iodure de potassium puis de l'iode tant qu'il peut se dissoudre de ces deux corps. M. M. à C.-s.-R. — Le Malpighia est édité à Messine, chez MM. Gae- tano Capra et Cie, Corso Cavour, 89. Le prix de l'abonnement est de 25 francs par an. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE .'.>2iu'03i:jj>ûqû;ïfti,'.0 îa!, i^\ ;^ .^^-.iCpsmarium c^mato^leimtfn Nordst. Cosmarium discrettim. ^tn. Siaurastrum turgescms V.o\.. Genicularia spirotœnia D. Bary. C. Spegazzini. v-i .2iJiK«»// ^/«ir^aw^y^if/ (i":fasc^^ .^ ;-*/,- /--^c G. Volkens Die Flora der asgyptisch-arabischen Wùste (La flore du désert égypto-arabique). CORRESPONDANCE M. L. C. à Hirs. — Il n'existe pas de flore spéciale de votre région. Vous pouvez utiliser la Nouvelle flore du nord de la France et de la Bel' gique de MM. Bonnier et de Layens. (Voir page 2 de la couverture.) M. C. M. — Nous vous avertirons quand cet ouvrage aura paru. AVIS Le retard apporté à la distribtition dtt miinéro du 1^^' Juin est tout entier iihputable à une négligence de l'administration des Postes. Nous prions nos abonnés de vouloir bien nous prévenir de toute irrégularité qui pourrait se produire dans le service. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Bulletin mensuel de la Société Linnéenne de Paris. (n» 87.) L. Durand Note sur l'organogénie de la fleur de la Clandestine. H. Bâillon. ..... Note sur les Crescentiées. (Suite.) Organogénie florale du Pentstemon campanulatus. Le gynécée du CoUinsia farviflora. Le Naturaliste. (tS juin,) Léon Dufour, . . . , Une excursion botanique dans la forêt de Fontainebleau, Journal d'agriculture pratique. (23 juin.) , G. Bazille Le soufre sulfaté contre l'oïdium et le mildiou. M. Perret La bouillie dauphinoise, G. Patrigeon, . . , . Nouveau procédé de traitement du mildiou par l'hydrocar- bonate de cuivre. Revue borticole. (16 juin.) Ed. André L'exposition de la Société nationale d'horticulture deFrance, J. B. Weber Le Gouet d'Italie (Arnm italicum). E. A. Carrière. . . . Swainsonia ali'ococcinea. Lebas Leucopsidium arkansanum. J. Bàtise Les Lilas blancs. E. A. Carrière. . . . Tritoma priecox. Ed. André Renmsatia vivipara. May Robinia Pseudo-Acacia monophylla. E. A. Carrière. . . . Amasonia punicea. Bulletin de la Société mycologique de France. (T. m, fasc. I.) Ant. Magnin Compte rendu de la session d'été tenue dans le Doubs les 12, 13 et 14 juin 1886. J. Costantin Session mycologique dans le Jura du 9 au 15 septembre 1886. Excursion des environs de Paris (automne et hiver 1886). Léon Rolland .... Essai d'un calendrier des Champignons comestibles des environs de Paris (avec 7 planches coloriées). - 38 - Cette première partie comprend la description des espèces de printemps dont les noms suivent : Sarcoscypha coccinea (Coccigrole, Coccigrue). Disciotis venosa (Fausse morille, Oreillon). Morckella esculenta (Morille). — semi-liber a. — conica. Verpa digitalifoi'mis, — Krombholtsii. Helvella siclcata. — albipes. Acetabula Acetabiilum. — leucomelas . Tricholoma Georgii (Mousseron). Entoloma clypeahun (Mousseron des haies, Poti- ron d'avril). E. Boudier Notice sur les Discomycètes fîg-urés dans les dessins inédits de Dunal conservés à la Faculté de Montpellier (avec une planche représentant le Plicaria Plane honis). Bulletin de la Société impériale des Naturalistes de Moscou. (1887 — n' I.) M. Smirnow Enumération des espèces de plantes vasculaires du Cau- o case. (Suite). A. Doengingk. . . . Vergleichende Uebersicht der in Russland ausgefuhrten Beobachtungen ûber den Beginn der Blûthenentwickelung derjenigen Pflanzen, die wildwachsend oder cultivirt ûbe- rall vom 44° bis zum 60° nordl. Breite vorkommen (Re- ' vision comparée des observations publiées en Russie sur le" commencement du développement des fleurs chez les plantes qui se rencontrent à l'état sauvage ou cultivées partout, du 44" au 60' degré de latitude nord). A. Becker Ueber Taraxacum und Glycyrhisa Arten und Alhagi ca- melorum (Sur les espèces des genres Taraxacum et Glycyrhisa et sur Y Alhagi camelorum. Gartenflora. (15 juin.) E. Regel Oncidium hians Lindl. ~ Odontoglossum- bictoniense Lind. (5 speciosum. B. Stein. Picea alpestris "Stxuggç^r. L. Wittmack Zapfenkolonie an einer Seestrandskiefcr, Piims Pinaster (Colonie de cônes sur une Conifère des bords de la mer, le Pinus Pinaster). Botanische Zeitung (45. Jahrgang). n"* 2^ et 24. P". Zacharias Beitraege zur Kenntniss des Zellkerns und der Sexual- zellen (Contribution à la connaissance du noyau cellu- laire et des cellules sexuées). Fin. — 3') — Botanisches Centralblatt (lid. XXX), n"^ 12 et 13. St. Gheorj^^hicff . . . Heitrag zur verjrleichendcn Anatomie des Chenopodiacecn (Contril)ution à l'anatomie comparée des Chénopodia- cées). Suite. Sanis Notiz zu Schubeler's Viridarium ftorvegicum (Note sur le Viridarium not've gicum de Schûbeler). Grevillea. (Juin 1887.) M. C. Cooke Some australian Fung^i (Quelques Champignons australiens)- New british Fungi (Champignons nouveaux pour l'Angle, terre". W. Phillips Some new british Discomycetes (Quelques Discomycètes nouveaux d'Angleterre). Mollisia lignicola n. sp. Helotium badiiim n. sp. Encaslia Bloxaini n. sp. Dermatea Fagi n. sp. G. Massée British Pyrenomycetes (Pyrcnomycètes d'Angleterre). Oesterreichische botanische Zeitschrift. (juin 1887.) Br. Blocki Ga/ium polonicum. A. Tomaschek .... Ueber Symbiose von Bactérien (in Zoogl^irci-V^oxm) mit der Alge Glœocapsa polydermatica Ktz. (Symbiose de Bac- téries sous forme de Zooglasa avec une Algue, le G/œoca- psa polydermatica Ktz). L. Celakovsky . . . Nochmals Utricularia bt'evicornis (Encore V Utricularia brevicornis) . V. V. Borbas .... Ueher Querais Csa^oi Borh. {Sur le Quercus Csa/oi Borh.). G. Schneider .... Mittheilungenûber die Hieracien des Riesengebirges (Com- munications sur les Hieracium de la montagne des Géants). Ed. Formanek. . . . Maehrische Rubusformen (Formes de Rubiis de Moravie). G. Strohl Flora des Etna (Flore de l'Etna). Suite. Flora. (11 -Mai.) A. Naumann Beitraege zur Entwickelungsgeschichte der Palmenblaetter (Contributions à l'histoire du développement des feuilles de Palmiers). Karl. Millier Beitraege zur Bryologie Nord-Amerika's (Contributions à la bryologie de l'Amérique du Nord). Andrxa pai'viJoUa, n. sp. Bryiim {Etibrynin) stenoirichu»i n. sp. — — acuiiusculum n. sp. — (Sclerodiciyiiin) bnllatiDii 11. sp. Dicranuvi (Oncophorus) dipteyoneuron n. sp. — 40 — Barhula [Argyrobarbnla) Mmtniie n. sp. — [Enbarhula) Egelingi Schlieph. n, sp. OrtJtoU'ichum bullatum n. sp. Grimmia (Eugrimmia) Mannias n. sp. Hypnum {Illeccbrina) Krausei n. sp. — {Brachyihecium) Fits;geyaldi "o.. s^. Fontinalis mariiima n. sp. (21 mai et i" juin. ) A. Naumann Beitraege... etc. (Fin.) Revue bibliographique de la Société botanique de France. (Juin 1887.) Principaux mémoires analysés : Ad. Lemaîre .... Recherche sur l'origine et le développement des racines la- térales chez les Dicotylédones. P. Lachmann .... Structure de la racine des Hyménophyllées. Sur la structure du Davallia Mooreana. Ph. Van Tieghem et H. Douliot. Sur la polystélie. G. Haberlandt. . . . Sur le méristème des rayons médullaires du Cytisus Laburjtîtm. Sur l'anatomie et la physiologie des poils urticants des plantes. H. Schenck Sur les filaments des méats intercellulaires des Marattiées. K. Thomae Le pétiole des Fougères, contribution à l'anatomie com- parée. F. Debray Etude comparative des caractères anatomiques et du par- cours des faisceaux fibrovasculaires des Pipéracées. L. Guignard Sur les organes reproducteurs des hybrides végétaux. L. Petit Sur le parcours des faisceaux dans le pétiole des Dicotylé- dones. Sur l'importance taxonomique du pétiole. L. Guignard Sur les effets delà pollinisation chez les Orchidées. P. Maury Observations sur la pollinisation des Orchidées indigènes. A. Girard Recherches sur le développement de la Betterave à sucre. A. Magnin La végétation de la région lyonnaise. N. Patouillard. . . . Les Hyménomycètes d'Europe (Anatomie générale et clas- sification des Champignons supérieurs). E. Timbal-Lagrave . Mémoires sur quelques hybrides de la famille des Orchidées. L. Crié La végétation des côtes et des îles bretonnes. T. Caruel Flora Italiana. A. de Candolle . . . Nouvelles recherches sur le type sauvage de la pomme de terre. J. G. Baker Synopsis du génie Selaginella. A. Franchet .... Sur deux Oléacées du Yun-nan {Syringa sempervirens sp. nov. et Osmanthus Delavayi sp. nov.). J. B. Jack Monographie du genre d'Hépatiques Physiota. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Revue mycologique. (Juillet 1887.) De Toni Revi^io monog-raphica .çencris Geasteris Mich. (Fin.) J. MuUer Revisio Lichenum Feeanorum. (Fin.) F. Arnold Lichens de l'île Miquelon (Amérique septentrionale) re- cueillis par M. le D"^ Delamare. J. Passerini Pyrenomycetes novi aliquot in Cainellia japonica. Bulletin mensuel de la Société Linnéenne de Paris. (n» 85.) A. Franchet Gênera nova Gramine:irum Africae tropicas occidentalis. Cladoraphis, gen. nov. (Paniceie). Spiculae minimae vix compressae, cum pedicello basi arti culatae; glumae 2, parum insequales, uninerves; glumella inferior tenuiter papyracea, superior tenuissime mem- branacea, hyalina; staraina 3 (teste R. Dupar(iuet); ova- rium ovatum g-labrum; styli 2 subapicales, inter se dis- tantes, divergentes, intus plumosi. Publia, gen. nov (Bambuseas). Spiculas compressa;, multiflor.'B, floribus omnibus unisexua- libus, terminali femineo, 4-6 inferioribus prêter glumas 3-4 inilmas vacuas nunc masculis, nunc neutris; flores masculi : stamina 6 monadelpha; fi. neutri : filamentum inferne dilatatum (pistilli rudiraentum), subulatum; fl, fe- mineus fertilis : glumellae papyraceae, haud dissimiles ; lodicuLne 2 (vel 3), minutissimae ; ovarium g-labrum oblon- gum in stylumbifidum attenuatum; cariopsis subgloboso- ovata basi styli persistente acuminata, pericarpio tenuis- simo facile separabili. Atractocarpa, gen. nov. {Bambiisese). Stamina libéra; stylus in basin conicam dilatatus cariop- side fusiformelatiorcm ; pro CtCteris a /*«^//ii! non differt. GuADELLA, gen. nov. {Bainbusex). Spiculae compressae, multiflonc, floribus, praeter 1-3 infe- riores femineos, hermaphroilitis; glumella inferior coria- rea, multinervia superior bicarinata, carinis late alatis ; lodiculas 3 obovot^e, libéras, apice truncatae ; stamina 6, filamentis brevibus liberis; ovarium oblonçum, villosum; Stylus elongatus fere ad basin uscjuc bipartitus, stigraa- ■■^ tibus diutius apice cohaerentibus. H. Bâillon Note sur les Pédalinées (suite). — Note sur les Crescentiées. — 42 — N» 86. H. Bâillon Svir un Celosi'a monstrueux. — Un nouveau type apérianthé [Podoon Delavayi). — Note sur les Crescentices (suite). Revue horticole. (i" juillet.) Ed. André Les Fuchsias à haute tigfe. E. A. Carrière . . . Les Cdragana. Fissant Culture du Réséda. Ed. André Crinum Moorei. J. Blanchard La vég-étation de Formose. E. A. Carrière . . . Thermopsis nepalensis. H. Joret Les Cactées de l'Amérique du Sud. J. Vallerand Bégonia semperflorens gigantea rosea. Botanische Zeitung (45. Jahrgfang^). n"* 25 et 26. Th. W. Engelmann . Die Farben bunter Laubblaetter und ihre Bedeutung fur die Zerlegung der Kohlens'aeure im Lichte (Les couleurs des feuilles panachées et leur rôle dans la décomposition de l'acide carbonique à la lumière). Botanische Jahrbûcher fur Systematik, Pflanzengeschichte und Pflanzen- geographie (8. Bd. V. Heft). K. Prantl Beitraege zur Kenntniss der Cupuliferen (Contributions à la connaissance des Cupulifères). H. Karsten. .... Bentham-Hooker's « Gênera plantarum « und « Florœ Co- lumbiae specimina selecta. » PUBLICATIONS DIVERSES G. Bonnier Les plantes des champs et des bois. L. Trabut D'Oran à Mécheria. Notes botaniques et catalogue des plantes remarquables. M. C. Cooke Illustrations of British Fungi (f. xi.viii.) Cortinarius [P/ilegmacium) riissns Fr. — — allntiis Fr. — — dibaphiis var. xanthopkylltis. — — orichalceus Fr. — — scariis Fr. — (Inoloma) malachius Fr. — — tra garnis Fr. — — Bulliardi Fr. — — vinostis Cooke. — — èolaris Fr. — — pholideus Fr. — — sublanatus Fr. — — at-enatîis Fr. — — penicillahis Fr. — [Dermocybe) caninus Fr. — (Inoloma^ azuretisFr. - 4.^ - Drakc dcl Castillo . . llliistrationcs florac insulariim maris Pacifici (fasc. III.) Fhylloslcgia. hafflostachya Cir. — taliitcnsis Nadeaud. Slenogyne tnacranlha Benth. — calaminlhoides Gr. — scyopkulayioidcs Ik-nth. — purpîirea \\. Mann. — /ûng/flora sp. nov. — ritffosa Benth. — angusli/olia Cir. — niicropliylla Benth. ]. 1"). Ilookcr. . . •. . Icônes plantanim (v. VI. p. IV.) Lcbcckia inflata Boius, sp. nov. Spcranksia llenyyi Oliv , sp. nov. Erisinanlhus sinensis Oliv., sp. nov. Pittosponim paiiciflorum H. et A. var. brcvicalyx. Chloranthus angitslifoliiis Oliv. sp. nov. Dorstenia sanslbarica Oliv., sp. nov. Bcaîimonila brcvilnba Oliv., sp. nov. Aporosa Benihnntiana Hook. f. Tiarella polyphylla Don. Lonicera pileata Oliv., sp. nov. Triosteum sintiaticm Maxim. Lasiococc.\ Hook. f., gen. nov. (Ruphorbioceac). Flores monoici, apetali, axillares; masculi racemosi, fem. solitarii, pedicellati. FI. masc. : Calyx globosus, val- vatim tripartitus. Discus O. Slamina perplurima, centro floris inserta, antheris in phalanges ramosissi- mas dispositis, locuHs globosis subdivaricatis, connec- tivo loculos cingente. Pislillodium O. FI. fem. : Se- pala 5-7, inaequalia, pubescentia glandulisque marginata demiim accrescentia et persistentia. Ovarinm globo- sum, 3-loculare;styli 8, filiformes, erecti, basi breviter connati, intus stigmatosi; ovula in loculis solitaria. Capsula 3-cocca, coccis setis crassis spiculiferis opertis. Semina} Arbor parva, Folia alterna v. snbternatim verticillata. brevitev petiolata, oblanceolata, acutninata, integer- rhnay basi angtistala cordata. Lasiococca symphillisefolia Hook f., sp. nov. Cap pari s haianensis Oliv., sp. nov. Rehmannia glntinosa Lib. var. angnlata. Goupia glabra Aubl. Cryptolepis MonteirOcX ôliv., sp. nov. Megistostigma Hook. f., gen. nov. (Euphorbiaceae). Flores minuti, monoici, in racemos unisexuales ax.il- lares dispositi, apetali. FI. masc. : Calyx ovoideus, 3-lobus, tubo obconico, disco tubo adnato; lobi ovati, obtusi, valvati. Slamina 3, centro floris inserta, erccta, filamentis brevibus crassis ; anther.e magi>ae, crassae, triangulari-ovatae, basi intrusae, loculis an- / — 44 — gustis introrsum dehiscentibus. Pistillodhmt O. FI. fem. : Sepala^^ lineari-lanceolata, fructa accrescentia. Discus O. Ovarium 3-lobum, hirsutum, 3-loculare; Stylus brevissimus, stigmate crasso globoso valvatim trilobo ; ovula in loculis solitaria. Capsula depresso- tridyma, appresse pubescens, 3-cocca, 3-valvis, lignosa. Semina globosa. Frutex, /ère glaber, volu- bilis. Folia alterna^ petiolata, elliptica, cuspidata, inte gerriina^ triplinervia. Megistostigma malaccense Hook. f., sp. nov. Aclinidia chine us is PI. Ophiocaryon paradoxiim Schombk. Trapella Oliv., gen. nov. (Pedalineae]. Calyx tube ovario adnato apice tempore florifero 3-cornuto ap- pendicibus adscendenti-divergentibus limbe libero 5-fido calycis brevioribus. Corolla epigyna tubulosa superne dilatata lobis... Stamina epipetala inclusa antherifera 2, antheris bilocularibus loculis subparal- lelis V. leviter divergentibus connectivo rotundato carnuloso insidentibus, staminodiis anantheris elon- gatis 2. Ovariuni inferum uniloculare apice tantum liberum ; ovula 2 (?) prope apicem cavitatis lateraliter inserta ; stylus elongatus ; stigma terminale basi ap- pendicibus 2 brevibus patentibus instructum. Fructus angustus elongatus monospermus indehiscens, apice appendicibus 5 coronatus, 3 elongatis rigidis gracilibus arrectis apice incurvis 2 brevioribus spinosis anguste subulatis patentibus. Semen pendulum elongatum tetragonum exalbuminosum: embryonis recti radicula supera rntyledonibus lineari-oblongis. Herba natans, foliis oppositis petiolaiis, in/erioribtis lineari-oblon- gis basi angustatis dentatis, stiperioribus dcltoideo- rotundatis v. cordiformibus obtusis crenato dentatis glabratis v. nervis siiblus puberulis. Flores axiliares solitarii pedunculati. Trapella sinensis Oliv. Bennettia longipes Oliv., sp. nov. Enibelia Ribes Burn. var. penangiana. Meliosma squamitlafa Hance. Hutchinsia perpusilla Hemsl. sp. nov. Chimonantlms nitens Oliv. .sp. nov. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Journal de l'Agriculture (9 et 16 juillet.) Ch. Baltet Le Pin à résine à\t piickpin. Dejardin Sur la résistance de la Vigne au Phylloxéra (suite). Rolland Expériences sur les Avoines. Journal d'agriculture pratique (7 juillet.) P. Mouillefert. ... Le Chêne pubescent. (14 Juillet.) A. Leblond Le Câprier. G. Heuzé Le Henné (Lawsonia). Bulletin mensuel de la Société nationale d'acclimatation de France. (Juin.) J. Grisard et Max Vanden-Berghc. Les Palmiers utiles et leurs alliés. (Juillet.) M. Bertoni Sur quelques végétaux de la République Argentine. A. Pailleux La Camassie comestible [Camassia esculenta Lindl.) et l'Accoub de Syrie {Gundelia Tountefortii L.). Revue horticole. (15 juillet.) E. A. Carrière . . . Les Camellias en horticulture. L. de Bercy Cannas nouveaux. E. A. Carrière . . . Arnebia echioides. H. Joret Les Cactées de l'Amérique du Sud (suite). Ed. André Passiflora Weberiana. E. A. Carrière . . . Culture des Tritomas. Ed. André Salpichroma r/tomdoideum. E. A. Carrière. . . . Ficus Cavroni. Ed. André Utilisation du bois d'Eucalyptus. E. A. Carrière. . . . Oiivirandra fenestralis. Annuario del R. Istituto botanico di Roma. (3° année, fasc. I.) E. Martel Contribuzioni ail' Algologia italiana (Contributions à l'ai gologie italienne). M. Lanzi Le diatomee fossili del tcrreno quaternario di Roma (Les Diatomées fossiles du terrain quaternaire de Rome). -46 - L. Marcatili I vasi laticiferi ed il sistema assimilatore (Les vaisseaux laticifè|-es et le système assiniilateur). C. Acqua SviUa distribuzione dei fasci fibrovascolari nel loro decorso dal fusto alla foglia (Sur la distribution des faisceaux fibrovasculaires dans leur passag^e de la tige à la feuille). R. Pirotta Osservazioni sul Potermnt spinosuni L. (Observations sur le Potcrium spinosurn L.). C. Avetta Contribuzione allô studio délie anomalie di struttura nelle radici délie Dicotiledopi (Contribution à l'étude des ano- malies de structure dans les racines de Dicotylédones). Boletim da Sociedade Broteriana. (V, 1887.) J. d'Ascensao Guimaraes. Orcliideographia portugueza (Description des Orchi- dées portugaises. The Journal of the Linnean Society. (30 juin 1887.) Anna Bateson and Francis Darwin. The Efifect of Stimulation on turgescent ve- getaltle Tissues (L'effet de l'excitation sur les tissus vé- gétaux turgescents). George King". . . . Observations on the Genus Ficus with spécial référence to the Indo-Malayan and Chinese Species (Observations sur le genre Fictcs, principalement sur les espèces Indo- malaises et chinoises). Georges Massée.. . Disease of Colocasia in Jamaica (Maladie de la Colocase à la Jamaïque). Alfr. W. Bennett . . On the Affinities and Classification of Algse ^Sur les affi nités et la classification des Algues). Journal of Botany. (Juillet 1887.) W. H. Pearson . . . Blepharosiotna palmatum Lindb. Axel Blytt On the distribution of Plants (De la distribution des plantes). W. Botting Hemsley. New and interesting Plants from Perak (Plantes nouvelles et intéressantes de Pérak). Arthur Bennett . . . Notes on Isoetes (Note sur les Isoetes). T. R. Archer Briggs. Remarks on Pyrus commicnis c. cordata Desv. R. Spruce On a new Irish Hepatic (Sur une nouvelle Hépatique d'Irlande). RadtUa Holtiî n. sp. J. G. Baker. .... Synopsis of Tillandsiae (Synopsis des Tillandsiées). Suite Oesterreichische botanische Zeitschrift. (Juillet 1887.) J. BornmûUer. . . . Rhanmtis orèic2ilala Brnmllr. n. sp. E. Woloszczak . . . Galiiim Jaryme {G. Mollugo X polonicum). Br. Blocki Hi'eracium ciliatum n. sp. H. Sabransky. . . . Zur Rubusflora Bosniens (La flore des Rubus de Bosnie). — 47 — Ed. Formanek ... Beitrag zur Flora des noerdlichen Maehreus (Contributioa à la flore de la Moravie septentrionale). GuStav Schneider . . Mittheilungen ùber die Hieracien des Riesengebirges (Communications sur les Hieracium de la Montagne des Géants). Suite. G. Strobl Flora des Etna (Flore de l'Etna). Suite. VerhandTungen der Eaiserlich-Eoeniglichen zoologisch-botanischen Gesellschaft in Wien. (1887, XXXVII. Bd., I. Quartal.) J. Arnold Lichenologische Ausfliige in Tirol (Excursions lichenolo- giques en Tyrol). J. Haring Floristiche Funde aus der Umgebung von Stockerau in Niederoesterreich (Nouveautés pour la flore des environs de Stockerau en Basse-Autriche). H. Haszlinski .... Einige neue oder wenig bekannte Discomyceten (Quelques Discomycètes nouveaux ou peu connus). M. Kronfeld Zwei neue Typka (Deux Typha nouveaux). — Ueber die Bcziehungen der Nebenblaetter zu ihrem Haupt- blatte (Sur les rapports des stipules avec les feuilles). O. Kuntze Nachtraege zur Clematis-Monographie (Suppléments à la monographie des Cleniatis). J. Palacky Die praeglaciale Flora Mittel-Europas (La flore prégla- ciaire de l'Europe centrale). G. Sennholz .... Amorphopltallus Rivieri. O. Stapf ...... Persiche Culturbaeume (Arbres de culture en Perse). R. Wettstein .... Ueber die Bedeutung der Pilzcystiden (Sur la valeur des cystides des Champignons). — Ueber zwei wenig bekannte Ascomyceten (Sur deux Asco- mycètes peu connus : Pesi^a aquatica Lam. et D. C, et Hyponiyccs Trichoderma Hoffm.) C. Wilhelm Ueber die Haengefichte, Picea excelsa Lk., var. viminalis Casp. H. Zukal Ueber einige neue Ascomyceten (Sur quelques Ascomy- cètes nouveaux.) Baculospor.\ nov. gen. B. pellucida n. sp. Sporormia elegans n. sp. Gymnoascus reticulatus n. sp. Sordaria Wiesneri n. sp. Pleospors Collemalum n. sp. GvMNODTscus nov. gen. G. neglectus n. sp. Cladosporiuni abietinum n. sp. Chsetocontdium arachnoideum n. sp. Botanische Zeitung (45. Jahrgang). n" 28. Th. W. Engelmann . Die Farben bunter Laubblaetter und ihre Bedeutung fur die Zerlegung der Kohlensaeure im Lichte (Les couleurs - 48 - des feuilles panachées et leur rôle dans la décomposition de l'acide carbonique à la lumière). Suite. A. Fischer V. Waldheim. Eine weibliche Pyramidenpappel in Warschau (Un Popultis pyramidalis femelle à Varsovie). Beitraege zur Biologie der Pflanzen. (Bd V, Heft I.) Frank Schwarz . . . Die morphologische und chemische Zusammensetzung' des Protoplasmas (La constitution morphologique et chimique du protoplasma.) Flora (N- 17, 18, 19, 20.) A, Saupe. Der anatomische Bau des Holzes der Leguminosen und sein systematischer Werth (La structure anatomique du bois des Légumineuses et sa valeur systématique). J. Mûller Lichenologische Beitraege (Contributions à la lichenologie). E. Bachmann. . . . Mikrochemische Reaktionen auf Flechtenstoffe [{Réactions microchimiques sur le tissu des Lichens.) PUBLICATIONS DIVERSES P. de Loynes .... Essai d'un catalogue des Hépatiques de la Gironde et de quelques localités du Sud-Ouest. P. Sagot Les diflférentes espèces du genre Musa (Bananier), leur groupement naturel. Courtes indications sur les carac- tères distinctifs de chacune et sur l'intérêt alimentaire ou ornemental de plusieurs. Martin Waldner. . . Die Entwicklung der Sporogone von Andresea und Spha- gnum (Le développement du sporogone des Andreiea et Sphagnum.) Huth Myrmecophilen und myrmecophoben Pflanzen (Plantes myr- mécophiles et myrmccophobes.) CORRESPONDANCE A. B. au Mans. — Il n'existe pas en France, à notre connaissance, d'autres sociétés pour Tcchang-e des plantes que celles de Grenoble et de La Rochelle, mais M. Ch; Mag-nier, bibliothécaire à Saint-Quentin, a entre- pris quelque chose dans le même but. La Flore mycologique que voiis souhaitez fait malheureusement défaut. Pour les Hyménomycètes vous avez les Tableaux analytiques des Hymé- nomycètes de M. Gillet, Le microscope de M. Gomont, sans oculaire ni objectif, se vend 15 francs à la maison Vérick. DEMANDES D'ÉCHANGES M. Dominique Lauza, au Jardin botanique de Palerme, désire échanger des plantes de Sicile contre des plantes d'autres pays. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Revue de Botanique. (N- 60, t. V.) * L. Dupray Vaucheria des marais de l'embouchure de la Seine et des départements de la Seine-Inférieure, de l'Eure et du Calvados. (Fin.) F. Renauld Notice sur l'état actuel d'avancement des recherches bryologiques en Auvergne. (n- 61, t. VI.) A. Hue. . Addenda nova ad Lichenographiam Europasam a pro- fessore W. Nylander in Flora ab anno 1865 ad annum 1886 édita, inordinesystematicodisposita(n** 1 114-1227)- P. Geaty Botanique du Jura. Observations et rectifications. La Nature. (23 Juillet.) P. Mouillefert Les Orangers en France. (30 juillet.) Ed. Heckel ...... Houlle de l'Afrique équatoriale ou « café du Soudan » [Parkia biglobosa). Le Naturaliste. (i*' août.) G. Ilouy Suite à la « Flore de France » de Grenier et Godron* [A/lium strictnm, Leucomni hyeinale, Polatnogeton SicuJus.) Journal d'Histoire naturelle de Bordeaux et du Sud-Ouest. (30 juin.) ' J, Bourdette Clef des Orcltis du Sud-Ouest. N. Merlet. ...... Les Cèpes-fleurs. P. Brunaud Champignons nouvellement observés aux environs de Saintes. 4'' série. Journal de la Société nationale d'acclimatation de France. (Juin 1887.) L. Witlmack Règles à suivre pour la nomenclature des plantes en général et des Orchidées en particulier. Journal d'Agriculture pratique (28 juillet.) G. Heuzè. ...... L'Azerolier [Mespilus Aa^rolus.) Journal of Botany. (Août 1887.) Tokutaro Ito On the History of Botany in Japan. fSur l'histoire de la Botanique au Japon.) DaydoT» Jackson . . . Remarks on the Nomenclature of the eighth Edition of — 50 — the « London Catalogue » (Remarques sur la nomen- clature de la huitième édition du « Catalogue de Lon- dres. ») Suite. G. Baker A. Synopsis of Tillandsiese (Synopsis des Tillandsiées). Suite. Tillandsia tricholepls n. sp. — scalarifolia n. sp. — soratensis n. sp. — Matheiosii n. sp. — chontalensis n. sp. — brachypoda n. sp, — pachycarpa n. sp. — brevifolia n. sp. Tillandsia Barclayana n. sp. — streptocarpci n. sp. — vernie os a n. sp. — myriantha n. sp. — /label la fa n. sp. — gymnobolrya n. sp. — payvispica n. sp. — grisea n. sp. Botanische Zeitung (45. Jahrg-ang). n" 29. Th. W. Engelmann. . Die Farben bunter Laubblaetter und ihre Bedeutung fur die Zerlegung des Kohlensaeure im Lichte (Les couleurs des feuilles panachées et leur rôle dans la décomposi- tion de l'acide carbonique à la lumière). Fin. n" 30. F. NoU Ueber Membranwachsthum und einige physiologische Erscheinungen bei Siphoneen (Sur l'accroissement de la membrane et quelques phénomènes physiologiques chez les Siphonées.) n" 31. Winogradsky Ueber Schwefelbacterien (Sur les Bactéries sulfuraires). Botanisches Centralblatt (Bd XXI.) (n<" 5 et 6.) St. Gheorghieff . . . Beitrag zur vergleichenden Anatomie der Chenopodia- ceen (Contribution à l'anatomie comparée des Chéno podiacées). Suite. Verhandlungen der Kaiserlich-Kœniglichen zoologisch-botani: 'ic Gesellschaft in Wien. (1887, XXXVIl Ed., T II Quartal.) G. Beck Uebersicht der bisher bekannten Kryptogamen Nieder- œsterreichs (Révision des Cryptogames de Basse-Au- triche connus jusqu'ici). H. Hœfer Beitrag zur Kryptogamenflore von Niederœsterreich (Do- cuments poinla flore cryptogamique de Basse-Autriche.) A. R. V. Kerner . . . Ueber e-cplodirende Biûthen (Sur les fleurs explosibles). M. Kronfeld Ueber die Verbreintung der T^y/J/zd; 6'/^//!///^zf^r//4«K. î»t S. (Sur l'extension du Typka Skuttleworthii.) Zur Biologie von Orchis Moris L. (Note biologique sur V Orchis Moris) H Molisch Ein neues Holzstoffreagens (Un nouveau réactif du bois.) C. Rif-hter Notizen zur l'^lora Niederœsterreichs (Notices sur la flore de Basse-Autriche). 5' — Oesterreichische botanische Zeitschrift. (août 1887.) Celakovsky Uebcr einige neue nrientalische Pflanzenarten (Sur quel- ques nouvelles espèces de ])lantes orientales). Thymus pulvitiatus n. sp. — humillimus n. sp. Thymus sedoides n. sp. — Sintenisii n. sp. Br. Blocki Rosa leopoliensis n. sp. J. Bornmûller Fiinf Pfliinzen aus Dalmatien (Cinq plantes de Dalmatie : Lysimachia Lintun stcHattim^ Tyifnlium physodes^ Cerinthc auriciilala, Funiario- anatolica^ Pallenis Spinosa, var. pallida). Mittheiliingen iiber die Hieracien des Riesengebirges (Communications sur les Hieracium de la Montagne des Géants). Suite. Zur Flora von Galizien (Sur la Flore de Galicie). Beitrag zur Flora des nœrdlichen Maehrens (Contribution à la llore de la Moravie septentrionale). Suite. G. Strobl Flora des Etna (Flore de l'Etna). Suite. Gustav Schneider. Eustach Woloszczak. Ed. Formanek . . . Nuovo Giornale botanico (Juillet 1887.) P. Voglino Observationes analyticae in Fungos Agaricinos. T. Caruel L'orto e il museo botanico di Firenze nell'anno scolastico 1 885-1 886 (Le jardin et le musée botanique de Florence pendant l'année scolaire 1885-1886). F. Delpino Equazione chimica et ûsiologica del processo délia fer- mentazione alcoolica. Gardeners' Chronicle. (2 juillet.) MasdevalUa demissa n. sp. (9 juillet.) Schoinburgkia Thonisoniana n. sp. Notylia Buugerothii n. sp. (16 juillet.) Cirrhopetalum Lendyanum n. sp. (23 juillet.) Dendrobùtm auranfiacum n. sp. Selagiiiclla diminittifolia n. sp. — dendricola n. sp. PUBLICATIONS DIVERSES L. Errera, Maistriau et G. Clautriau. Premières recherches sur la localisation et la signification des alcaloïdes dans les plantes. Em. Burnat et Aug. Gremli. Genre Rosa. Révision du groupe des Orientales. N. Patouillard . . . Tabuhe analyticae fnngorum. Fasc. VI. Dans ce fascicule, sont analysées et figurées les espèces suivantes : Amanila vernalis Gill. " j Lepiota hispida Lasch. — pantherina Fr. i — cristata A. et Sch. Reichenbach f. Reichenbach f. Reichenbach f. Reichenbach f. Jenman .... ^ 5^ - Inocybe coj'ydalinus var. roseolics Pat. — eutheles Berk. Stropharia melasperma Bull. , Coprinus plicatilis Curt. — tigritiellus Boud. Polyporus incarnatus Fr. Telephora crisiata Pers. 0)nphalia gibba S., et S. Helicobasidiuvi piirpureum\^x .Barlce . Corticiutn calceum Pers. Plerula niuUifida Fr. Clavaria miiscoïdes L. — Jusijormis Sov. — abielina P-irs. — asterospora Pat. Pistillaria incarnata Desm. — aculina Pat. — muccdinea Bond. — acuminata Fkl. — Bondi ei'i Pat. — gracilis Pat. Pistillina brunneola Pat. Pluteus candidus Pat. Marasmius crytkroptis Fr. Hypochtius Typhée Pers. Coniophora ccrebellci Pers. Tomentella MenieriV2it. Pkyllacteria airo-citrina Q. Corticium iiudiim Fr. Cyphella griseo-pallida var. a/3d!. Erinella erratilis Q. — monlaiia (^. et Pat. Helolhim rkicophiliun Fkl Erinella spir.rcola Karst. — calycina Hedw. Calycella coronala Bull. — - ^/(5(i; Pat. Pilacre Friesii W'^ein. Discina perla ta Fr. Pezisa catinns Holsmsk. Crateriiini aurciim Schum. Didymium squatnulosuDi Fr. Periciticiia Roslafinskii Karst. Reticularia umbrina Vx Pleospora Gaudefroyi Pat. SpJucrella Patotiillardi Sacc. Pleonectria lichenicola Crn. Anthina fiammea Fr. plantes (monographie des Caryophyllacées, Chénopodiacées, Elatinacées et Frankéniacées). J. Vesque Epharmosis, sive materiae ad instruendani anatomlam sys- systematis naturalis. Ps. I. Folia Capparearum. V. Tenore et G. -A. Pasquale. Atlante di botanica popolare (Atlas de botanique populaire). Dernier fascicule. Lepiota felina Pers . Tricholoma sejunclum Sow. — sulfure um Bull. — bujoniutn Pers. Hygrophorus meliseus Fr. — hypothejus Fr. — clorophamis F"r. Russula rubra Fr. — alutacea Fr. — de lie a Fr. — Queletii Fr. Pleurotus corticatus Fr. — dryinus Pers. — limpidus Fr. — applicalus Batsch. — rivulorum Pat. et Doas. — Eryngii D C. Marasmius iorquesceits Quel. — inodorus Pat. — Wynnei Berk. Collybia stipitaria Fr. • — cirrhata Schum. — rhodella Pat. Inocybe pyriodorus Pers. ' — capucinus Fr. — Bon garda Wein. — lace rus Fr. — corydaliiius (^. — luciftigus Fr. — cesarialus Fr. • — sambucinus Fr. — pei'brevis Wein. — Curreyi Berk — tnaculatus Boud. — scaber Fr. — dulcamarus Pers. — cincinnatus Fr. — obscurus Pers. ^ — — var. rufiis. — ^eopkilus var./ulvus. — — var. violaceus. — asterosporus Q. — scabellus Fr. rufo-albus Pat. et Doas. — calosporus Q. — lanuginosus Bull. — juranus Pat. — tricholotna Kalch. H. Bâillon Histoire dès DEMANDES D'ECHANGES M, Dominique Lanza, au Jardin botanique de Palerme, désire échang'er des plantes de vSicile contre des plantes d'autres pays. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Annales des Sciences naturelles. — Botanique (7* s.). (T. V. n'" 2, 7, 4, 5. 6.) Ed. Bornst et Ch. Flahault. Ré\ision des Nostocacées hétérocystées contenues dans les principaux herbiers de France (Suite). l'h. Van Tieghem. . . Recherches sur la disposition des radicelles et des bour- geons dans les racines des Phanéroçames. P. Vuilleniin ..... Recherches sur quelques glandes épidermiques. E. Belzung Recherches morphologiques et physiologiques sur l'ami- don et les grains de chloi^phylle. L. Dufour Influence de la lumière sur la forme et la structure des feuilles. (T. VI. n" I.) G. Colomb Recherches sur les stipules. P. Mouillefert. La Nature. (27 août.) Les Bambous en France. Revue horticole. L. de Bercy. . Ed. André.. . E. A. Carrière Ed. André. . Henri Joret. . Ed. André. . . E. A. Carrière. C. Métaxas. . E. A. Carrière. (I" août.) Nelusnbiuut speciosutn. Fructification du Brahea nitida. Globba alrosajiguinea. Odontoglossum rosetiin. Nouveaux Kakis. Les Cactées de l'Amérique du Sud (Suite). Fourcroya Roealii. Deux nouvelles variétés de Pelargoiiiuni. L'Œillet vert à Bagdad. Quelques Liliacées printanières. (16 août.) Ed. André ...... Les Yucca baccata et trecideana. E. A. Carrière Deux nouvelles variétés de Olivia. Ed. André La chlorose des arbres. — vais capcnsis. E. A. Carrière. .... Erpetion rcniforine. Lebas Saules pleureurs, Clausen Greffage des Noyers. — 54 — Journal d'Agriculture pratique. (il août.) Prillieux Le Black-roi dans la vallée de la Garonne et dans la vallée du Lot. {18 août.) G. Heuzé Le Bibassier ou Néflier du Japon. Bulletin de la Société royale de Botanique de Belgique. Fr. Crépin Notice biographique sur Charles Jacques Edouard Morren. J. Cardot Révision des Sphaignes de l'Amérique du Nord. Ch. A. Strail Essai de classification et descriptions des Menthes qu'on rencontre en Belgique. V. Mouton Ascomycètes observés aux environs de Liège. Propolis tetraspora Sacc. n. sp. Roscllinia belgica Mtn n. sp. — pallida Mtn n. sp. Ceratostotnella hydrophila Mtn n. sp. Didymella eriostoma Sacc. n. sp. Lentotnita acuutn Mtn n. sp. Veiitiiria fimiscdaMx.xi. n. sp. Eriosphseria corylina Mtn n. sp. Diaporthe populea Sacc. n. sp. Delitschia canina Mtn n. sp. — consociata Mtn n, sp. Stagonopsis virins Sacc. n. sp. Leptosphseria dubiosa Mtn n. sp. Melanomma Moutonianmn Sacc. n. sp, — sordidum Mtn n. sp. — ambiguum Sacc. n. sp. Metasphseria Origani Mtn n. sp. — mosana Mtn n. sp. Lasiosphxria subcaudata Mtn n. sp. — rhyncospora Mtn n, sp. — elegans Mtn n. sp. Mmes E. Bonimer et M. Rousseau. Contributions à la flore mycologique de Belgique. Berichte der deutschen botanischen Gesellschafft. (Bd V, Heft 6.) J. Reinke Zur Kenntniss der Oxydationsvorgaenge in der Pflanze (Sur les phénomènes d'oxydation dans la plante). M. Staub Kleine pteridophytologische Beitraege (Petites notes sur les Fougères) . G. Krabbe. ..... Einige Anmerkungen zu den neuesten Erklaerungsver- suchen der Jahrringbildung (Quelques remarques au sujet des dernières recherches sur la formation de la couche annuelle). - 55 — E. Heinricher Vorlaeufig^e Mitthcilunjfen ûber die SchlauchzcUcn dcr Fumariaceen (Communications préliminaires sur les vaisseaux utriculsux des Fumariacées). Botanische Zeitung (45. Jahrgang). Winogradsky Ueber Schwefelbacterien (Sur les Bactéries sulfuraircs.) (Suite). Botanisches Centralblatt (Bd XXI.) (N" 7-) St. Gheorghieff. . . . Beitrag zur vergleichenden Anatomie der Chenopodia- ceen (Contribution à l'anatomie comparée des Chéno- podiacées). Suite. ]. B. Schnetzler. ; . . Ueber eine rothe Faerbung des Bretsees (Sur une colo- ration rouge du lac de Bret). Flora. (N- 21.) A. Saupe Der anatomische Bau des Holzes der Leguminosen und sein systematischer Werth (La structure anatomique du bois des Légumineuses et sa valeur systématique}. Fin. J. Millier Lichenologische Beitraege (Contributions à la lichéno- logie). (N"' 22, 23, 24.) E. Lietzmann Ueber die Permeabilitaet vegetabilischer Zellmem- branen in Bezug auf atmosphaerische Luft (Sur la per- méabilité des membranes cellulaires végétales en rap- port avec l'air atmosphérique). Hedwigia. (1887, III.) Rehm Ascomyceten XVIII. Sanio Bryologische Fragmente (Fragments bryologiques). M. Raciborski .... Bemerkungen ûber einige Myxomyceten (Remarques sur quelques Myxomycètes). P. A. Karsten .... Fungi aliquot novi in Turkestania a Walther lecti. Lotos. Jahrbuch fur Naturwissenschaft. (Bd VII.) A. Wildt Aus der Flora von Kladno und dessen Umgebung (Sur la flore de Kladno et de ses environs). Schiffner et Schmidt . Moosflora des noerdlichen Boehmen. (Flore des Mousses de la Bohème septentrionale). V. Schiffner Beitraege zur Kenntniss der Moosflora Boehmens. (Con- tri'jutions à la flore des Mousses de Bohème.) ^56 - Fr. Lukas Versuche ûber die Keimung und das Wachsthura im luftverdûnnten Raume (Recherches sur la germination et la croissance dans l'air raréfié.) The Annals and Magazine of natural History. (Juin 1887.) A.- Oudemans .... Sporendonema ^erresire OudemanSyZn e.xetnp\e ofenào- genous spore-formation among the Hyphoraycetes. (Sporendonejna teryesire Oudemans, exemple de for- mation endogène des spores chez les Hyphomycètes.) (Juillet 1887.) George Murray. . . . Catalogue of Ceylon Algas in the Herbarium of the Bri- tish Muséum (Catalogue des Algues de Ceylan de l'herbier du British Muséum.) BatrachospermuTn Thwaitesii Dickie n. sp. PUBLICATIONS DIVERSES A. Le Grand Flore analytique du Berry, contenant toutes les plantes vasculaires spontanées ou cultivées en grand dans les départements de l'Indre et du Cher. D. Barnsby Florules d'Indre-et-Loire. La région des étangs (Cantons de Neuillé-Pont-PierreetdeChàteau-la-Vallière). Fasc. II. M. C. Cooke Illustrations of british Fungi (n" L). Cortinarius (Dermocybe) tabularis Bull. — — caintirus Fr. — — miltinus Fr. — — cinnabarinus Fr. — — sanguincus Fr. — — anthracinus Fr. — — orellantis Fr. — — macropus Fr. — — glaitdicolor Fr. — ( Telamonia) triformis var Schseffen Fr — ' — rigidus Fr. — [Hydrocybe) firmus Fr. — — armeniaais Schaeff. ~ — balaiistinus Fr. — — coins Fr. — — îiraceus Fr. — — jubarinus Fr. — — eryèhrinus Fr. — — decipiens Fr. Cam. Sambuc .... Contribution à l'étude de la flore et de la matière médicale de la Sénégambie. Ludwig Koch Die Entwicklungsgeschichte der Orobanchen mit beson- derer Beriicksichtigung ihrer Beziehungen zu den Kultur- pflanzen (Histoire du développement des Orobanches, eu égard principalement à leurs rapports avec les plantes cultivées). BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Revue mycologique. (Octobre i««7.) E. Boudicr Xoticc sur deux Mucédinécs nouvelles. Tsùi'ia cuticispora n. sp. Slt'ibum vtridipes n. sp. 1'. A. Knrsten. . . . Ascomycetes novi fennici. Ascophanus vilis Karst. et Starl). lïclolinin lateritio-albutn Karst. Qmbrophila Starbackii Karst. Patinedaria polytrichina Karst. et .Starh. Rosellinia siibsimilis Karst. et Starb. Gitovioniilla brevirosiris Karst. Me/anopsamina ampulligera Karst. et Starb. A. N. Berlese et C. Roumeguère. Contributiones ad Floram mycologicam Lusi- taniae. Funj^i l.usitanici a Cl. Moller lecti. C. Koumcguère. . . Le Conoi/iyrium des grains du raisin. Les Champignons destructeurs du Platane. H. Bonnet Du parasitisme des Truffes. Bulletin de la Société mycologique de France. (T. m, fasc. 2.) De Ferry de la Bellone. Nomenclature et détermination des Tubéracées et de quelques Hypogés récoltés surtout en Provence. P. Vuiilemin .... Piptocepkalis corymbifer, nouvelle espèce de Mucorinées. G. Bernard Champignon tlu Figuier. Oinphalia Fici Bernard. N. Patouillard. . . . Contribution à l'étude des Champignons extra-européens. Ganoderma obockcnse Pat. Cyphella vitellina (Lev.) Pat. Podaxon arabicus Pat. sp. n. Geastef hygromciricus Pers. Coleosporium Deevingi.e Pat. sp. n. Pnccinia Scftisocaudonis Pat. sp. n. Titletia On:; se Pat. sp. n. Pc:=iaa variolayia Pat. sp. n. Lcmbosia polyspora Pat. sp. n. Stigmatea (Stigmatula) Francevilliatia Pat. sp. n. Phyllachora spka'rospora Pat. sp. n. Micropeltis Hymenophylli Pat. sp. n. Hypomyces caledonicus Pat. sp. n. Cordiceps nutans Pat. sp. n. Phyllosticta Pilocarpi Pat. sp. n. Macroplioma Wolkamefije Pat. sp. n. — Exact Pat. sp. n. — Convolvuli Pat. sp. n. Diplodia culmorum Pat. sp. n. Dineniasporium tricristatum Pat. sp. n. G. Bernard Note sur une nouvelle Pezize pour la France : Discina leucoxaniha Bresad. -58 — Léon Rolland. . . . De la coloration en bleu développée par l'iode sur divers Champig;nons et notamment sur un Agaric. J.-B. Barla Liste des Champignons nouvellement observés dans' le département des Alpes-Maritimes (supplément.) E. Boudier Champignons rares ou peu connus de France. Revue horticole. (i" septembre.) Ed. André Hautes nouveautés horticoles : Sti'eptocarpus hybrides. Prolongation axile des fleurs et des fruits de Cryptomevia E. Vallerand .... Rusticité de Vylralia Sieboldi. E.-A. Carrière . . . Pomme Rose de Benatige. A. Lesne Le Black-rot. Ed. André Bégonias hybrides de Frœbel. F. de Bercy La spéculation sur les Orchidées. Perrier de la Bàthie. Tulipe Cardinal Billiet. Ch. Thays Camassia esculenta. J. Blanchard Le genre Masiis. (i6 septembre.) Gitton Pêcher greffé sur Prunier Myrobolan. Tassin Culture des Primevères de Chine à Nice. Ed. André ..... Les Remijia. E.-A. Carrière . . . Moyen pratique pour distinguer quelques genres similaires d'Aroïdées. J. Blanchard .... Le Laitron commun comme plante alimentaire. E.-A. Carrière. . . . Zygopetalu^n Crepeauxi. Ed. André Poire de Lacroix. E.-A. Carrière. . . . Lonicera brachypoda. Ponte deria azurea. May L'Ajonc ou Jonc marin. E.-A. Carrière . . . Cerise Toupie. Destruction du Kermès du Laurier-Rose. Giroflée grosse espèce. Kiris à fleurs jaune soufre. Journal de la Société nationale d'Horticulture. (3" s. T. IX.) P. Duchartre .... Observations sur la Grassette à long éperon, Finguicnla caîidata Schlecht. Michelin Note sur les ennemis à combattre dans les jardins. Le Naturaliste. (i" octobre.) P. Maury La nouvelle collection de Fougères arborescentes du Muséum de Paris. Bulletin mensuel de la Société nationale d' r,<,un',t A'i'.v. D' Réguis Les Chantrielies de la Provence. Les Mai'asinius de la Provence. Annales de la Société d'horticulture et d'histoire naturelle de l'Hérault. (2' S., T. XIX, n°- 2 et ;,.) Fr. Roudier. .... Note sur le Sa/via Belhelii. H>->riie Note sur les effets de la gelée pendant l'hiver 1SS7 à l'Kcole d'.Agriculture. La Nature. (3 septembre.) A. Werniael .... Le iiolymorphisme du feuillage chez le Peuplier de l'Ivu- l)hrate. Archives des sciences physiques et naturelles de Genève. (15 septembre.) Robert Chodot . . . Notice sur les Polygalacées et synopsis des Po/yffala d'Europe et d'Orient. J.-B. Schnetzier. . . Quelques observations sur V Acanéktcs spinosiis L. The botanical Gazette. (Août.) W'.-G. Farlow. . . . Vegetable parasites and évolution. (Les parasites végétaux et l'évolution.) Martha Merry. . . . The identity of Podosph^ra minor Howe and Micros- ph.Tra fulvof niera Cooke. (L'identité du Podosph.cra minor Howe et A\\ Microsp/tcera fulvofulcra Cooke. Journal of Botany. (Septembre.) G. Massée On Causes influencing the Direction of Growth, and the Origine of multicellular Plants. (Les causes ([ui influent sur la direction de la croissance, et l'origine des plantes multicellulaires.) C.-R. Clarke .... Elcocharis R. Br. Species in Europa vigentes. Miller Christy. . . . Notes on the Hotany of Manitoba. (Notes botaniques sur la province de Manitoba.) J. G. Baker A Synopsis of Ti'i/andsie.T. (Synopsis des Tillandsiées.) Tillandsia Parryi n. sp. — Dugesii n. sp. — BourgcTi n. sp. — violacea n. sp. — Cossoni n. sp. — yitcatana n. sp. — sublaxa n. sj). — gra)ninifolia n. sp. The Journal of the Linnean Society (Botany). (V. XXIV, n" 159.) John Lubbock .... Phytobiological Observations ; on the Forms of Scedlings — 6o — and the Causes to which they arc due. Part. Il (Obser- vations de biolog'ie végétale; des formes des plantules et des causes auxquelles elles sont ducs . ' C, B. Plowright . . . Expérimental Observations on certain British Heterœcious Uredines (Observations expérimentales sur certaines Uré- dinées hétéroïques d'Anj^leterre). T. H. Huxley .... The Gentians. N. E. Brown Vaccinimn interinedium Ruthe, a new British Plant {Vac- cinmtn inteymednim Buthe, plante nouvelle pour l'An- terre. Botanische Zeitung (45. Jahrgang). (n"' 33, 34, 35, Z^-) S. Winogradsky. . . Ueber Schwefelbacterien (Sur les Bactéries sulfuraires). Suite. K37.) L. Jost Ein Beitrag- zur Kenntniss der Athmung-s-organe der Pflan- zen (Contribution à la connaissance des organes de res- piration des plantes). S. Winogradski . . . Ueber Schwefelbacterien... Fin. (n- 38 et 39.) L. Jost ....... Ein Beitrag... etc. Suite^ Bibliotheca botanica. (Heft n" 7.) Max Rees et Cari Fisch. Untersuchungen iiber Bau und Lebensgeschichte der Hirschtriiffel, Elaphomyces (Recherches sur la structure et la biologie de la Truffe de cerf ou Elaphomyces). Botanisches Centralblatt (Bd XXXI). (n" 8.) St. Gheorghieff. . . . Beitrag zur vergleichenden Anatomie des Chenopodiaceen (Contribution à l'anatomie comparée des Chcnapodia- cées). Fin. (n"^ 9 et 10.) R. V. Wettstein. . . Ueber Helotium Wiilkommiu Vi2in. und einige ihm nahe stehende Heloiium-Ax\.&vv (Sur V Helotium W/7/komiiiii Hart. et quelques espèces voisines A^ Helotium). [n" II.) Kronfeld Note ûber die angebliche Symbiose zwischen Baci'llus und Glœocapsa (Note sur la prétendue symbiose entre les Bacillus et Glœocapsa). Witrock Einige Beitraege zur Kenntniss der Trapa natans L Quelques contributious à la connaissance du Trapa na- tans L). (n" 12.) H. Schulze Ein Beitrag zur Kenntniss der vegetativen Vcrmehrung der Laubmoose (Contribution à la connaissance de la multiplication végétative des Mousses.) BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Revue de Botanique. (T. VI, n-' 62, 63, 64.) A. Hue Addenda nova ad Lichenographiam Europaeam a prof. W. Nylander in Flora ab anno 1865 ad annum 1886 édita, in ordine systematico disposita (n"' 11 14-1407). 01. du Noday Notice bryologique sur les environs de Nice. Timbal-Lagrave. . . . Note sur trois plantes intéressantes de la florule d'Ax (Arièg-e). Hieraciuvt Vahlii Frœl. Ranuncuhis hybf^idus Biria. Myosotis llngiilata Lehm., var. glabrescens March. Timbal. G. Rouy Sur V Hcracleîim aipimtm L. Jules Bel Une Graminée nouvelle pour la flore française {Sporo- bolus tenacissirmis R. Br.). C. Wanstorf (trad. A. L. Letacq). Les Sphaignes d'Europe, étude critique et des- cription de ces végétaux. H, Gay Trois jours d'herborisation à Cherchel (Algérie). J. Revel Histoire de Y Areizaria controversa Boiss. Revue horticole. (i" octobre.) Ed. André Xanthorrkasa et Dasylirion. E. A. Carrière .... Sulfurage des graines. A. de la Devansaye. . U" Aitikurmm Scherserianiim et ses variétés. May Stranwassia glancescens. Ed. André Clematis rhodochlora. Joret Une forêt tropicale au Brésil. E. A. Carrière .... Trichopilia suavis. (16 octobre.) Ed. André Staphylea X Coulombieri. — Deux Aroïdées nouvelles ; Alocasia Chanifteyî; Al. Puccinia. Narcisses printaniers de pleine terre. Les Pélargonium-Lierre à haute tige. Culture des Guis. Piptanthus tomentosus n. sp. Pastèque de Seilcon. H. L. de Vilmorin Crozy aîné . . . . E. A. Carrière . . Franchet E. A. Carrière . . Bulletin mensuel de la Société Linnéenne du nord de la France. (n"' t8o et 181.) Ch. Copineau Le Lathrasa squamaria. V. Brandicourt .... Action des alcaloïdes sur les végétaux et les animaux. Feuille des jeunes naturalistes. (Septembre et octobre.) Oct. Meyran Excursion botanique à Hauteville. - 62 — Comptes rendus des séances de la Société royale de Botanique de Belgique. (8 octobre.) Fr. Crépin Nouvelles recherches à faire sur le /?^jrt; ■ jjuelques Cypéracées de Java Centralblatt fur Bactériologie und Parasitenkunde (Bd II, n' 10.) 1). Kranzfeld Zur Kenntniss des Kotzbacillus (Contribution à la con- naissance du bariJle de la morve). P. Baumgarten .... Tuberkel- und Leprabaiillen Bacilles de la tuberculose et de la Ijpre). Chemisches Centralblatt. n' 4'). n. Jacol)Son Ueber cinige Pllanzenfctte (Sur quelques graisses végé- tales). - 70 — Lajander Ueber die Verbreitung des Cumarins im Pflanzenreich (Sur la répartition de la cumarine dans le règ-ne végétal) . n" 47- M. Miles Die nitrifizirende Mikroben (Les microbes nitrifiants). W. Vignal Ueber eine Méthode, Anaeroben zu isoliren (Sur une méthode pour isoler les anaérobies). % Flora. n" 28. E. Immich Zur Entwickelungsgeschichte der Spaltoeffnung (Sur l'histoire du développement des stomates). C. Mûller Epodiacea! o;}i2X'\sox novae. n" 29. Velenovsky Morphologische Beobachtungen (Observations morpho- logiques). E. Immich Zur Entwickelungsgeschichte, etc.. Suite. Botanische Jahrbûcher fur Systematik, Pflanzengeschichte und Pflanzengeographie. (8. Bd, II. Heft.) H. Christ Spicilegium canariense (2'' partie). R. Marloth Die Naras (Le naras). Acanthosicyos horn'da Welw. var. namaquana mihi. K. Schumann Die Flora der deutschen ost-asiatischen Schutzgebiete (La flore des pays de protectorat allemand dans l'Asie orientale). Espèces et genres nouveaux : Ct'inum Baker l Schumann. Op/iiunis corymbosus Gaert , var. 7ieo-giiincensis Schumann. Malais ia scandens Schumann. Hansemannia nov. gen. (Leguminos.e). — Calyce sub- campanulato breviter 4-5 dentato ; petalis 4-5 oblongo- lanceolatis fere ad médium connatis aestivatione val- vatis basi tubo stamineo breviuscule adnatis; stami- nibus 00 filamentis elongatis capillaceis antheris minutis curvatis, granula poUinis in quoque loculo in massulas 4 agglutinata; carpidiis 4, ovario brevissime stipitato 00 ovulato, stilis valde elongatis filiformibus stigmate parvo capitellato; legumine crasso intus septato, déhiscente. Plantae lignosas foliis abrupte pin- natis inter foliola glandulosis, foliolis maximis; inflo- rescentia laxa racemosa, floribus gracili-pedicellatis mediocribus'. Hansemaimia glabra Schumann. — mollis Schumann. Impatiens Hersogii Schumann . Phyllaîithus Finschii Schumann. Acalypha slenophylla Schumann. Macaranga Schleinilziana Schumann. Sterculia Conwentzii Schumann. - 71 — Althofiia nov. g-en. (Tii.iace;e). — Flores rcgulares abortu dioecio. Sepala 5 distincta valvata lineari-lan- ceolata. Petala 5 lineari-lanceolata basi glandulosa libéra ut sepala diu persistentia. Flos cf '■ Stamina monadelpha, t.ibo mox in fasciculos 5 secedente apice » albido-villoso, fdamentis filiformibus, antheris dithecis. Ovarii rudimentum brève, pilosum stigmate 4-lobu- lato. Flos p : Staminodiis 00 subliberis pluriseriatis. Ovarium 4 (rarissime 5) — merum ; ovulis pluribus pro loculo anatropisadscentdentibus angulo interno affixis. Stilus simplex apice in rames 4 bifidos longos parti- tus. Capsula quadrilobata exalata loculicide 4-valvis. Semina obovata lanuçinosa. Althoffia tctrapyxis vSchumann. Sckuiirmansia Henningsii Schumann. Passijîora Hollrungii Schumann. Hollrungia nov. gen. (Passifloeace;e). — Flores her- maphroditi parvi. Calycis tubus bievis urceolatus, lobis 5 ecornutis. Petala 5 sepalis sirailia concolora. Corona duplex exterior ex filamentis 00 efformata, interior brevior margine fimbriata. Gynophorum brève l'iliforme basi 5-costatum, Stamina 5 gynophoro affixa antheris ovato-oblongis obtusis versatilibus connectivo •non prodiicto. Ovarium inaequaliter trigonum areis •subsulcatis, stpitatum stigmate simplici sessili subdis- coideo ; ovula plurima placentis parietalibus aftîxa anatropa. Hollrungia anrantioides Schumann. Ardisia itnpcrialis Schumann. ■ Sideroxylon novo-guineense Schumann. Bassia Hollrungii Schumann. Couthovia densiflora Schumann. Parsonsia curvisepala Schumann. Lepistemon aslei ostigma Schumann . Cyrtandra Terr;e Guilelmi Schumann. — Schradcri Schumann. Ruellia Aruensis S. Moore, var. glabrisepala Schumann. Ruellia Garckeana Schumann. Gardénia Hansemannii Schumann. Hydnof>hytum Bcccarii Schumann. Saevola novo-guiiicensis Schumami. Oesterreichische botanische Zsitschrift. (Novembre.) Otto Stapf. ..... Ueber einigc lris-.\rtcn des botaniches Gartens in Wien (Sur quelques espèces d'/r/j du Jardin botanique de Vienne). M- v.Eichenfeld . . . Cirsium Prcybylskii {C. oleraceum Scop. X C. pauci- Jîorum Spr). Paul Conrath Ein welterer Bcitrag zur Flora von Banjaluka, sowie einiger Punkte im mittlcrcn Bosnien <\'()uvcllc contri- — /- — bution à la flore de Ranjaluka ainsi que de quelques points cL- la Bosnie moyenne). Br. Blocki Rosn Hedevigx n. sp. Kd. Formanek .... Beitrag' zur Flora des noerdliclien Maehrens (Contribution à la flore de la Moravie septentrionale). Suite. J Freyn Meine dritte Tirol-Fahrt (Mon troisième voyage dtfiis le Tyrol). Fin. P. Gabr. Strobl. . . . Flora des , Etna (Flore de l'Ftna). Suite. J. Bornmi'dler . . . . . Conservirunç von Abietinecn (Conservation des Abié- tinéfes). Journal of Botany. (Novembre.) R. H. Beddome . . . Ferns coUected in Perak (Fougères récoltées à Pérak). Espèces nouvelles : Alsophila obscura Scort. Nephrodiu>n Dayi^^AA. — trichodesma Scort. Polypodiuin laserpitii-foliuin Scort. Asplcniuni Scorlccliinii Bedd. — triaiigulare Scorl. H. C. Hart Rare Plants from County l'yrone (PI unes r.ires du comté de Tyrone) . Charles C. Babington. Supplément to Notes on Rubi (Supplément aux Notes sur les Rubus). B. Daydon Jackson. . Remarks on the Nomenclature of the eight Edition of the « London Catalogue » (Remarques sur la huitième édition du «Catalogue de Londres »). [Suile.] Moyle Rogers .... Notes on the Flora ofBerks (Notes sur la flore de Berks). J. G. Baker A Synopsis of Tillandsiese (Synopsis des Tillandsiées). Tillandsia oligantha n. sp. Tillandsia brevibractcata n. sp. — Jenmani n. sp. — erecdplora n. sp. H. O. Forbes On a new species of Boea from New Guinea (Sur une nouvelle espèce de Boea d.^ la Nouvclle-Giiin je). Boea Laivcsii H. O. Forbes. PUBLICATIONS DIVERSES M. Martelli Rivista critica délie specie e verieta italiana del gexiere Statice (Revue critique des cspè:es et variétés ita- liennes du genre Statice). De Candolle Monogiaphiae Phanerogamarum (vol. V, ps. 2) : Am- pelidefK par M. J. E. Planchon. CORRESPONDANCE M. J. H. — St-E. — Le Catalogue de M. Camus est eiî vente à la librairie Lechevalier, rue Racine, 23, à Paris. M. A. C. à Lorient. — Les œuvres d'Ag-ardh sont en latin. 11 en paraît actuellement encore des suppléments, mais en suédois. L'ouvrage de Lamourou.v est trop ancieii. Celui de Oouan est très utile, mais n'est (ju^un catalogue. Il existe, en Angleterre, plusieurs bons traités sur les Algues. Paris. -J.Mersch, imp 'i^, PI. Denfert-Rocbereau. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Bulletin de la Société botanique de France. (T. XXXIV, n" 6.) Dangeard et Barbé. . La polj'stélie dans le genre Pingtiictila. Gandoger Plantes de Gibraltar (2" note). Granel Sur l'origine des suçoirs de quelques Phanérogames parasites. H. Loret Extraits de lettres botaniques. P. Sagot Sur le genre Bananier. A. Chatin Flore montagnarde (iin). Em. Mer Recherches sur la formation du bois parfait dans les essences feuillues. Bulletin mensuel de la Société Linnéenne de Paris. n" 88. H. Bâillon Le genre Ramisia. Sur les noms de quelques genres de Scrofulariacées. Les Graminées à ovules exceptionnels. Notes organogéniques sur les Salpiglossis. Sur l'organisation florale de quelques Gentianacées. n" 89. H. Bâillon Expériences physiologiques sur l'enroulement des vrilles d'une Ampélidée. Les appendices stipulaires des Leycesteria. Le nouveau genre Siphocolea. L'organisation florale des Seemannia. Remarques sur les Ternstrœmiacées. Revue Scientifique. (3 décembre.) Léon Dufour L'influence de la lumière sur les plantes. Revue de Botanique. (T. VI, n» 65.) C. Wanstorf (trad. A.L. Letacq). Les Sphaignes d'Europe, étude critique et description de ces végétaux. (Suite.) J. Revel Y{\'=,\.o'\rc ^itX/lrenaria controversa'^o\ss. A. Coutan Une excursion au Chenoua (Algérie), les 10, 11 et 12 avril 1887. J. Harmand Description des différentes formes du genre Rtibus, observées dans le département de Meurthe-et-Moselle. (2* partie.) Revue horticole. (16 Novembre.) E. A. Carrière .... Prolification d'un cône de Wcllinglonia. D. Bois Les Nepentkes et leur culture. E. A. Carrière. . . . Culture des Rhododendrons de l'Himalaya. - 74 - Gagnaire Conservation en pleine terre des Caladium esculentum. Ed. André Stephanotis floribtmda. R. A. Carrière .... Epiphyllum Russellianurn. Gayineri. Ed. André Millepertuis à grandes fleurs. O. laisné Traitement de la chlorose. E. A. Carrière .... Pèche Mignonnette. P. Giraud Les raisins de table à cultiver dans le midi de la France. E. A. Carrière .... La fumure des arbres. (i" décembre.) E. A. Carrière .... Korolkovia Sewersowi. E. André Onopordon arabicum. E. A. Carrière Camoensia maxima . Impatiens Hawkeri. Ch. Ballet Poire Pierre Tourasse. Ed. André ...... Les Chrysanthèmes à Roubaix. Carrelet Pêche Arkansas. Ed. André Benincasa cerifera. J. Blanchard La sécheresse à Brest, en 1887, et son influence sur la végétation. E. A. Carrière .... Quelques nouveautés horticoles. Des gazons aériens. Archiv der Pharmacie. (17 septembre.) F. A. Fliickinger et Ed. Schaer. Strychnos Ignalit. Hedwigia. (Band XXXIV, Heft. 4-5.) F. Hauck Choristocarpus tenellus Zanard. P. A. Karsten Fragmenta mycologica XXIL J. Steinhaus Fungi nonnulli novi. C. Sanio Bryologische Fragmente (Fragments bryologiques) II. Ueber das Vorkommen der Chara intermedia A. Br. bei Lyck in Preussen (Sur la présence du Chara tniermedia A. Br. à Lyck en Prusse.) Biologisches Centralblatt. (Bd VII, n" 15.) M. Kronfeld Zur Biologie der Mistel (Sur la biologie du Gui). Centralblatt fur Bactériologie und Parasitenkunde Band II, n° 13. F. Ludwig Die bisherigen Untersuchungen ûber pathogenen Bac- térien (Les recherches faites sur les Bactéries patho- gènes). n" 14. F. Ludwig Id. (Suite). A. V. Rozsahegyi . . Ueber das Zûchten von Bactérien in gefaerbter Naehr- gelatine (Sur la culture des Bactéries dans la gélatine colorée). 75 - Zeitschrift fur Hygiène. (Bd, III. H. I). R. J. Pétri Eine neue Méthode Bactérien und Pilzsporen in der Luft nachzuweisen und zn zaehlen (Une nouvelle méthode de reconnaître et de compter les Bactéries et les spores de Champignons dans l'air). A. Lustig Bactcriol-ogische Studien uber Choiera Asiatica (Etudes bactériologiques sur le Choléra asiatique). G. Bordoni-Uffreduzzy. Ueber die Cultur der Leprabacillen (Sur la culture du Bacille de la lèpre.) Botanisches Centralblatt. (Bd XXXII, n°9.) Robert Keller Bildungsabwcichungen der Blûten angiospermer Pflanzen (Formations anormales des ileurs de certaines plantes angiospermes). Journal of Botany. (Décembre.) Asa Gray Botanicnl Nomenclature (Nomenclature botanique). Otto Nordstedt .... The Figures in Cooke's « British Desmids » (Les figures des « Desmidiées anglaises » de Cooke). Spencer Le M. Moore. On epidermal Chlorophyll (Sur la Chlorophylle de l'épi- derme). John Benbow Notes on Middlesex Plants (Notes sur les plantes du Mid- dlesex). John Vaughan Notes on the Botany of Selborne (Notes sur la bota- nique de Selbourne). W. H. Beeby On Raimnculns Flammiila (Sur le Ranunculus Flam- ■mtda). Arthur Bennett .... Potamogeton rîifescens Schrad. Spencer Moore .... Apiocystis Brauniana Naeg. J. G. Baker A new Lycopodiujn ïvom ^cnzàox {}Jn nouveau Lycopo- diuni de l'Equateur) : Lycopodium albidît-m n. sp. Gardeners" Chronicle. (novembre) W.G.Smith Nomenclature ofFungi (Nomenclature des Champignons). M. T. Masters .... Germination of Cyclamens (Germination des Cyclamens). The botanical Gazette. (Octobre.) John M. Coulter et J. N. Rose. Développement of the Umbellifer Fruit (Déve- loppement du fruit des Ombellifères). Charles Roberston . , Insect relations of certain Asclepiads (Rapports des insectes avec certaines Asclépiadées). Suite. (Novembre) John M. Coulter et J. N. Rose. D 'veloppement etc. Suite. Arthur J. Stace. . . . Plant Odors (Odeurs des plantes). -76- PUBLICATIONS DIVERSES G. Camus Catalogue des plantes de France, de Suisse et de Bel- gique. Hugo Lojander .... Beitraege zur Kenntniss des Drachenblutes (Contribu- tions à la connaissance du sang-dragon). Jac. Bresadola .... Fungi Tridentini (fasc. VI-VII). Dans ces deux fascicules sont figurées les espèces suivantes : Tricholoma corypheum Fr. — Malluviuvt Batt. Mycena laevîgata Lasch. — olida Eres. n. sp. "î^ — caesio-livida Bres. n. sp. Pleurotus corticatus Fr. var. tephrotrichus. Nolanea mammosa L. — papillata Bres. n. sp. i — cunlata Bres. n. sp. — cseirata Fr. var. testacea. — clandestina Fr. PhoUota desiruens Brun. — hicijera Lasch. Inocybe scabella Fr. — hirsuta Lasch. — rhodiola Bres. n. sp. — putilla Bres. n. sp. Psalliota perrara Schulz. — sylvatica Schasff. Psathyra Parlas Bres. n. sp. Hygrophorus olivaceoalbus Fr. f. obesa. Lactarius rubescens Bres. n. sp. Russula sardonia Fr. — vesca Fr. — aîutaceaYr.^ f. purpurata, Cantharellus infundibuliformis Scop., var. subramosus Bres. Marasmius apodius Bres. n. sp. Poly parus cinnamonteus Jacq. Hydnum œruleutn FI. D. Clavaria condensata Fr. Otidea concinna Pers. Ombrophila succinea Bres. et Rehm n. sp. Aleuria Hawsei Boud. Dasyscypka flavovirens Bres. Ctliaria ockrolenca'Qre.s. n, sp. Encaelia tiliacea Fr. CORRESPONDANCE M. H. D. désirerait se procurer, pour l'étude, des échantillons vivants de P/iucagrostis major. Prière à l'abonné qui pourrait lui en procurer d'en donner avis au bureau du journal. i ■^:¥^>:^.^:^ • • ^ -■ i ^v. •k". *^'.> •: ■■:>■ j(: ^î^ .V - ■ *■ K. ^^ . - .' ^■ ^ ■>>, rt" ■V .•.v-.> ^' . •.. t^* ^Mf-'"' ^ ,■ :7^1* .^ ^^^.' Y- /.A P ^ ^ ^- •;/ ^^ é^- ^>«' ^#t^, .V^^ \ ;, . -*fe Ml; r*.'-** (VV/*-~ *\ • d^*'i- iSf^ -V»fc~*K- •t?fL